Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 13:48

imagesOn ne va pas revenir sur le problème des nouveaux usages culturels sur internet que les différents gouvernements n’ont pas su régler, si ce n’est que par l’archaïque Hadopi, dont on voit ce qu’elle coûte aujourd’hui aux contribuables et le peu d’effet qu’elle peut avoir sur les réseaux. Mais la campagne des présidentielles est une nouvelle illustration de l’impuissance des institutions et du pouvoir politique à s’adapter à l’évolution des nouvelles technologies.

 

Deux sujets démontrent cette impuissance : la réglementation du temps de parole 15 jours avant le 1er tour et l’interdiction de publier des résultats avant le fatidique 20 h.

Après avoir eu un démarrage de la campagne plutôt intéressant avec des émissions politiques inégales, mais qui permettaient d’installer dans le temps la personnalité des candidats et leur programme, chemin faisant nous avancions peu à peu, puis d’un seul coup nous sommes tombés dans l’égalité de temps de parole des dix candidats avec la campagne officielle.

 

Le dernier « Mots croisés » de France télévision a été l’apothéose de cette stupidité, ils étaient dix, pour certains nous avions les candidats en personne, d’autres avaient jugés bon d’envoyer leur représentant. Assommant, c’était le zap complet, l’argumentation en 140 caractères…, l’accumulation de poncifs. Impossible d’adhérer à quoi que ce soit, de comprendre quoi que ce soit, un festival de spots publicitaires.

 

Inutile de dire que de telles pratiques ne servent en rien la démocratie et la compréhension du débat électoral. Alors que les sources d’informations se multiplient, on assiste à cette farce électorale. Canal + en a démontré l’inanité, chaque soir en faisant une revue de la presse écrite qui, elle, n’est pas astreinte à cette règle d’égalité ; On y voit la surface papier accordée à chaque candidat….. Ainsi à l’aube de ce XXIème siècle naissant, la télévision et la radio ne sont pas en mesure de faire jeu égal avec la presse papier.

 

Plus surprenant, dimanche prochain ces mêmes médias (décidemment les pauvres !) ne pourront rien divulguer, sous peine de fortes amendes, des résultats sortis des urnes dès 18h30. Alors que l’ensemble de la presse étrangère belge et suisse en particulier, publieront sur leurs sites respectifs les premières indications de vote qui ne manqueront pas via facebook et twitter d’informer la France entière.

 

Nous assisterons à ce spectacle consternant de présentateurs condamnés à répéter en boucle les taux de participations dans un faux suspens avec des directs sur les différents états majors, qui en liesse, qui en dépression, avec les participants de la victoire criant leur joie sous les fenêtres …. Et l’attente s’installera ainsi jusqu’à 20 heures !

 

Nicolas Demorrand a annoncé qu’il publierait sur le site de son journal Libération dès 18h30 les premiers résultats. Tiendra-t-il parole ? Par ce geste il veut pointer l’archaïsme de la réglementation face aux réseaux sociaux et à internet.

 

C’est bien le même immobilisme dont font preuve nos autorités administratives à l’heure de la mondialisation de l’information et de la suprématie d’Internet. Alors que les principaux états major politiques se sont dotés d’armada de bloggeurs pour faire campagne, la France s’apprête à être la risée du monde dès dimanche.

 

C’est bien le même décalage culturel, la même impuissance que manifestent ainsi nos dirigeants vis-à-vis de cette culture qui se déchainent sur internet au mépris de la propriété intellectuelle. Pas d’anticipation, pas de réflexion mais une accumulation de conservatismes désuets et la menace de la sanction pour seule réponse, comme Hadopi ! A l’aube d’un changement politique majeur, cela sent malheureusement la vieille France.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 12:04

1141150_3_7428_fadela-amara-en-octobre-2008.jpgC’est la déferlante des soutiens venant de la droite ou du centre en faveur de François Hollande et ceci  dès le 1er tour. Doit-on s’en offusquer ?

Nombreux sont les commentaires très désobligeants pour qualifier ces ralliements, ils proviennent bien sûr de la droite ; on voit même un ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin faire appel à un devoir de réserve pour les anciens ministres de Nicolas Sarkozy, incroyable, jusqu’où faudra-t-il aller chercher les arguments ?

 

Ils proviennent du Front de gauche, qui y voit là, la preuve du virage à droite de François Hollande. La campagne autorise bien des excès, mais pour autant faut-il rappeler le sens de l’élection présidentielle, c’est un homme (ou une femme) qui se présente aux suffrages des français, tous les français sans préjugés, avec un projet pour la France.

Par ailleurs, il s’agit bien d’une élection, me semble-t-il, pour la gagner il faut au second tour une majorité de suffrage, donc il faut bien aller chercher les voix, toutes les. Je ne vois donc aucune indécence, ni preuve de quoi que ce soit dans ces ralliements, si ce n’est qu’ils choisissent bien Francois Hollande dans l’offre de candidats qui leur est faite. Il n’y a rien d’embarrassant, ni d’inconvenant. Pour les anciens ministres de Nicolas Sarkozy, ce n’est que la preuve de son incapacité à formuler un projet cohérent et démocratique.

 

Revue de détail des nouveaux soutiens à Francois Hollande :

 

-          Fadela Amara.

De gauche, fondatrice de Ni putes ni soumises, elle avait accepté pour faire avancer ses idées un poste de secrétaire d’Etat à la politique de la ville. Tenté un moment par Jean-Louis Borloo, elle s’est décidée au moment même où celui-ci a rejoint Nicolas Sarkozy.

 

-          Azouz Begag.

Il avait été un fervent soutien de Dominique de Villepin et son ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances. Il avait soutenu Francois Bayrou en 2007.

 

-          Brigitte Girardin.

Comme Azouz Begag, elle vient du clan Chirac dont elle avait été la ministre de l’outre-mer.

 

-          Corinne Lepage.

Elle n’a pas réussi à réunir les 500 signatures, ancienne ministre de l’écologie d’Alain Juppé et ex vice-présidente du modem, elle rejoint Francois Hollande dés le 1er tour.

 

-          Martin Hirsch.

Ancien haut commissaire aux solidarités actives de Nicolas Sarkozy a retrouvé son camp d’origine.

 

-          Jean-Pierre Jouyet.

Il a été le secrétaire d’état aux affaires européennes du président sortant, mais proche de Hollande de longue date, il lui apporte son soutien.

 

-          Jean-Jacques Aillagon.

Il fut le Ministre de la culture de Jacques Chirac, dont il est resté très proche.

 

-          Bernard Brun.

C’est un ancien barriste qui se propose de constituer un nouveau pôle du centre gauche en soutien à Hollande.

 

-          Michel Suchod

Il avait suivi Jean-Marie Bockel dans son ralliement à Nicolas Sarkozy, il revient au bercail.

 

-          Gilles Cazanova

Même chose, il quitte l’ancien secrétaire d’état à la justice.

 

-          Hugues Renson.

C’est un ancien collaborateur de Jacques Chirac lorsqu’il était à l’Elysée.

 

-          Jean-Luc Barré,

C’est un historien, proche de Jacques Chirac qui l’a aidé à écrire ses mémoires.

 

Ce n’est sans doute pas fini, et il y aura les ralliements entre les deux tours comme Jean-Luc Behamias, vice- président du MODEM. On peut comprendre la rancœur des partisans de Nicolas Sarkozy qui doivent aussi faire face à des sondages peu encourageant.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 10:37

401612

 

Toute une rafale de sondages extrêmement favorable à francois Hollande viennent d’être publié sur la dernière ligne droite, semant la consternation dans les rangs de l’UMP et l’exhalation chez les socialistes. Pour autant sonder ce n’est pas voter !

"Les Français, la campagne électorale et leurs intentions de vote pour l'élection présidentielle 2012" Publié le 17 avril 2012.

Sondage réalisé par CSA pour BFMTV / RMC / 20 Minutes / CSC. Enquête réalisée par téléphone du 16 au 17 avril 2012 avec un échantillon de 1005 personnes. Marge d'erreur: environ 3,1%.

Si le premier tour de l’élection présidentielle de 2012 avait lieu dimanche prochain et que vous aviez le choix entre les candidats suivants, pour lequel y aurait-il le plus de chances que vous votiez ?

Question posée aux 886 inscrits sur les listes électorales / en % des intentions de vote exprimées.

Si le second tour de l’élection présidentielle de 2012 avait lieu dimanche prochain et que vous aviez le choix entre les deux candidats suivants, pour lequel y aurait-il le plus de chances que vous votiez ?

Tableau bas de page

 

Question posée aux 886 inscrits sur les listes électorales / en % des intentions de vote exprimées

 

Tableau bas de page.

 

Ce qui fait un niveau élevé du total de gauche  au 1er tour : 47,5 %., un autre sondage moins favorable  (Ifop) le donne à 44,5 %

Petit retour en arrière au 1er tour de la présidentielle en 2007 le total des voix de gauche était de :

-          S. Royale :                   25,8 %

-          O Besancenot :           4,08 %

-          M.G. Buffet :              1,93 %

-          D. Voynet :                 1,57  %

-          A. Laguiller :               1,33 %

-          J. Bové :                      1,32 %

-          G. Schivardi :             0,34 %

-          TOTAL :                   36,44  %

Pour mémoire il était en 2002 de 42,9% , en 1995 de 40,56% , en 1988 49 ,12% et en 1981 50, 59 %

La comparaison du total des gauches entre 2007 et aujourd’hui marque un bond spectaculaire de 8 à 11 points selon le sondage de référence.

La constance des différents instituts de sondage depuis plusieurs mois donnent François Hollande vainqueur au second tour  entre 58 et 53 %.

Faut-il s’en féliciter ? Oui, il vaut mieux avoir des sondages favorables que l’inverse. L’élection de Hollande est-elle garantie pour autant ? Non. Car de l’intention de vote à la réalité il y a tout un espace.

D’abord il faut prendre en compte le taux d’abstention, celui-ci est difficile à mesurer. Mais plus ce taux sera élevé, plus il enlèvera des points à François Hollande. L’euphorie actuelle dans son camp peut être une menace en entrainant une forme de laxisme.

Ensuite les taux de certitude de vote du sondage CSA sont de 77% pour le premier tour et de 63% pour le second. Ce qui dégage une marge certaine d’incertitude.

Enfin nul ne peut encore mesurer ce que sera l’impact de la campagne entre les deux favoris pour le second tour et plus particulièrement le débat, le fameux débat.

Oui le camp du président sortant a du souci à se faire, pour autant Nicolas Sarkozy a raison de ne rien lâcher, personne ne peut réellement préjuger du score final.

Oui le camp socialiste a de quoi se réjouir, jamais depuis François Mitterrand un candidat socialiste n’a eu autant de chance de l’emporter. Pour autant François Hollande a bien raison de mettre en garde ses équipes, en leur demander de rester fortement mobilisée sur le 1er tour et de marteler le vote utile, le vote Hollande, celui qui peut faire battre Nicolas Sarkozy et porter l’espérance pour l’avenir.

 

N. Arthaud

P. Poutou

J.L. Mélenchon

F.Hollande

E. Joly

F. Bayrou

N. Sarkozy

N.Dupont-Aignan

J.Cheminade

M.Le Pen

0.5 %

1 %

15 %

29 %

2 %

10 %

24 %

1.5 %

0 %

17 %

François Hollande

Nicolas Sarkozy

58 %

42 %

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier
commenter cet article
13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 14:25

401612.jpgA presqu’une semaine du premier tour la campagne connait un tournant décisif. Il faudra encore attendre la grande journée de meeting dimanche pour en mesurer l’impact en mobilisation et surtout sur les intentions de vote. La première semaine de la campagne officielle a permis aux petits candidats de se faire entendre à égalité avec les plus grands sans beaucoup de conséquence sur leurs intentions de vote.

 

 

 

François Hollande reprend la place de leader au 1er tour et distance Nicolas

Sarkozy au 2d tour.

 

Depuis hier tous les instituts sont concordants et marquent une nette progression du candidat socialiste qui reprend le leadership au 1er tour et distance fortement le président sortant au 2d tour. Quels en sont les raisons ? Il faut bien acter, que la posture adoptée par François Hollande, qui consiste à ne pas changer d’un iota sa stratégie : rester impavide face aux insultes des uns et des autres, développer et répéter son programme, porte enfin ses fruits. Un même ton, une même autorité et une volonté sans faille, voilà son crédo. Et c’est efficace, tout ceux qui le traitaient de capitaine de pédalo ou de Flamby , et même de gauche molle en sont pour leur frais. Attendons le 22 avril pour confirmation, mais les conditions d’un succès sont au rendez-vous.

De son côté Nicolas Sarkozy a marqué une succession de mauvais points, sa défaite annoncée a fini par lui peser sur le moral, il a perdu de son énergie et de sa rage. Il fait petite figure et sombre mine, ce qui n’est guère encourageant pour attirer et mobiliser son électorat. Enfon on ne peut pas dire que l’ensemble de sa droite se soit fortement mobilisée, y compris ses propres ministres. Ce ne sont que de petites phrases lâchées ici et là, juste pour dire au Président : voyez je vous soutiens ; mais il n’y a ni stratégie, ni élan, ni surtout clarté. Tout à l’opposé de François Hollande qui lui, affiche détermination, vérité et évidence.

Jean-Luc Mélenchon prend place définitivement en 3ième position.

 

Nul ne peut lui contester qu’il a fait une campagne de grande qualité et les résultats sont au rendez-vous. De 7 à 8 % dans les sondages il y a deux mois, il flirte avec les 16/17 % aujourd’hui. Il a définitivement distancé deux de ses chalangers pour la troisième place : Marine le Pen et François Bayrou. Il peut encore craindre une surprise du côté de la candidate du Front National, dont les instituts de sondage ne savent pas toujours prévoir avec exactitude son impact réel sur l’électorat.

Jean-Luc Mélenchon a su « donner de la voix » et faire entendre une parole visiblement très attendue par une partie des français. Il a su surtout prendre des voix au Front National et sans doute aux abstentionnistes pour porter le total des voix de gauche de 40 % il y a deux mois à 47 % dans le dernier sondage de BVA. Niveau déterminant pour assurer à François Hollande et à la gauche toute entière une victoire définitive au second tour, sans pour autant fragiliser la présence à ce même second tour du candidat socialiste.

Reste à savoir comment il fera fructifier ce capital. Le Front de Gauche risque de voler en éclats au moment de la composition du gouvernement de François Hollande. Certains iront sûrement au gouvernement, particulièrement les communistes, ce qui fragilisera la dynamique du mouvement et posera un sérieux problème au moment des législatives.

 

François Bayrou ne réussit pas son pari.

 

Il est le grand perdant de cette première partie de la campagne. Il ne réussit même pas à répéter son exploit de 2007. Conclusion, la troisième voie qu’il pensait incarner n’a pas sa place dans le paysage politique français. Ni de gauche, ni de droite, n’ont décidemment pas de sens et ne sont pas audibles par les français. En dessous de 10 % il ne sera pas, pas plus qu’en 2007, en position de créer un grand courant politique et présenter des candidats aux législatives en mesure de se faire élire dans cette double opposition à la droite et à la gauche. Il ne peut que monnayer son score autour de 10 % en se portant au secours de Nicolas Sarkozy. Ne dit-il pas partout que s’il se sent affectivement proche de Hollande, il l’est programmatiquement plus de Sarkozy. Un refus de consigne lui assurerait une mort politique définitive. Ce sont les dures lois de la vie politique française, durcie par le socle de nos institutions : l’élection du président de la république au suffrage universel à deux tours et les élections législatives au scrutin majoritaire à deux tours.

 

Le taux d’abstention reste incertain et peut poser problème.

 

La plupart des observateurs politiques s’accordent à considérer que le risque d’un taux d’abstention élevé, voir record, est réel. Les instituts de sondage ne sont pas en mesure de la quantifier très exactement. Pourtant elle est la variable d’ajustement qui pourrait, le risque est faible au regard de l’importance de l’écart au 2d tour entre Hollande et Sarkozy, changer la donne.

La position de l’ultra favori occupée par François Hollande pourrait se révéler handicapante au second tour, favorisant une abstention de ses électeurs sur le thème ce n’est plus la peine de se déplacer. Faisons le pari que François Hollande va mener une campagne d’entre les deux tours fortement axée sur l’appel aux urnes et le combat contre l’abstention. La victoire n’est jamais acquise tant que les urnes ne se sont pas prononcées.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 16:24

Lucie-et-raymon-Aubrac.jpg

 

Ce titre c'est une citation de Lucie Aubrac qui nous a quitté il y a un moment. C'est au tour de son mari de disparaitre cette nuit.

Tragique disparition, bien qu'annoncée elle nous attriste, dans un monde où les forces de la droite font rage, où partout en Europe on rogne, on tranche sur les acquis sociaux. Ceux là même que la résistance nous a légué avec le célèbre programme du Conseil National de la Résistance (CNR) mis en œuvre à la libération (SS, retraite, éducation etc..).

Les "Aubrac" en nous quittant nous appellent à la vigilance, à la résistance. Leur exemple doit emplir la totalité de notre conscience. Ils ont pris tous les risques pour nous sauver du nazisme et du fascisme, ils nous ont légué les valeurs de liberté et d’égalité, c’est un devoir pour chacun d’entre nous d’entretenir leur émouvant souvenir en restant vigilant et résistant.

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 15:12

 

livre-Stephane-Bugat.JPGStéphane Bugat, journaliste, vient de sortir, aux éditions de l’Archipel, un livre fort instructif sur le récit (d’anticipation) des premières semaines de François Hollande à l’Elysée. Si l’on peut contester sa livraison de la composition du premier gouvernement Jean-Marc Ayrault, on ne peut que constater l’excellent travail de compilation et d’interprétation des femmes et des hommes qui entourent le candidat socialiste à la présidentielle.

 

L’ouvrage est incontournable pour tous ceux qui veulent être en mesure de décoder et de préparer les changements politiques qui vont s’opérer dans les prochaines semaines.

Ce qui frappe le plus, c’est sans aucun doute l’extraordinaire rajeunissement des équipes de François Hollande. Les visages sont on ne peut plus jeunes et nouveaux. Il nous promet là un vent rafraichissant sur la République.

 

Nous y sommes 6 mai 2012 : François Hollande est élu Président de la république et succède ainsi à François Mitterrand trente et une longues années après. Le livre s’ouvre sur cette séquence très attendue de la vie politique française. Stéphane Bugat raconte dans le détail, en fin connaisseur des socialistes les premières semaines de mise en place du nouveau pouvoir. Tout y est les intrigues de couloirs, les ambitions déçues, les réussites mais aussi les doutes et les interrogations.

 

Il dose savamment le récit de petites fictions (à relire après le 6 mai), de portraits très réussis de la première garde et livre ses premières analyses par anticipation. Stéphane Bugat connait bien la politique, il y a fait aussi ses armes, il sait susciter les confidences et les écouter.

Sans tout dévoiler, voici ses principaux pronostics pour la formation du premier gouvernement :

 

  •         Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre,
  •         Michel Sapin, ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et du Budget,
  •      Martine Aubry, ministre d’Etat, ministre de la Culture, de la Francophonie et de la                 Communication
  •         Pierre Moscovici, ministre des Relations internationales, de la Solidarité internationale et de l’Immigration,
  •        Alain Rousset ministre de la Production durable,
  •         Marisol Touraine, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Santé, des Affaires sociales et de    la Famille,
  •        André Vallini, garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Réformes institutionnelles,
  •         Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale et des sports,
  •       Arnaud Montebourg, ministre de l’Environnement, de l’Energie, du développement territorial, de la ville, du Logement et des Transports,
  •        François Rebsamen, ministre d e l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales,
  •         Stéphane Le Foll, ministre des Affaires européennes,
  •         Manuel Valls, ministre des Relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement,
  •         Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense,
  •         Etc ….

Et à suivre.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 15:45

 

site internetEst-ce que les artistes-interprètes ont été moins touchés par la crise du disque (entre autres causée par le téléchargement) que les auteurs compositeurs/producteurs/éditeurs, ou ont-ils été touchés indirectement ?

 

Premièrement, dire que la crise du disque c'est le téléchargement, c'est très contesté. Il n'y a pas que le téléchargement, il y a aussi la politique des majors du disque qui n'ont pas vraiment su s'adapter aux réalités du marché. Effectivement, les producteurs de de disques ont perdu la moitié de leur chiffre d'affaires en quatre ans, il est à moins de 600 millions d'euros aujourd'hui. Beaucoup de petites maisons de disque, d'indépendants, ont été obligés de mettre la clé sous la porte et les majors ont fait des plans de licenciement importants.

Les artistes-interprètes, bien sûr qu'ils ont été impactés.

 

Mais de quelle manière ?

 

Dans leurs revenus, dans la manière de gérer les cachets des producteurs : on a pu constater en accédant à un certain nombre de contrats que le passage à internet n'a pas avantagé les revenus et on sait surtout aujourd'hui que dans la vente légale de musique en ligne, un artiste ne touche quasiment rien, les producteurs négocient l'essentiel. Pour ce qui est de ce qui circule sur internet de manière illégale, personne ne touche rien.

 

La principale revendication de l'ADAMI porte sur le fait qu'il faut instaurer la gestion collective  sur internet.

 

En quoi consisterait cette gestion collective ?

 

C'est à définir. L'ADAMI était à l'origine en 2006 de la licence globale, qui a été votée pendant une période très courte à l'Assemblée Nationale du fait d'un manque de vigilance des députés UMP.  Le principe est simple : un forfait dont le montant restait à définir, la propension à payer à l'époque avait été évaluée à partir d'enquêtes réalisée auprès d'audionautes était de 5 euros, prélevés sur les abonnements haut débit en contrepartie de quoi les internautes avaient la possibilité de télécharger de manière légale avec une sécurité juridique. Si elle était restée inscrite dans la loi, ça représente quand même, au vu du nombre d'abonnés ADSL qui a monté en puissance, 1,2 milliards d'euros à distribuer entre les ayants droit. Pour l'ordre de grandeur, le chiffre d'affaires du disque c'est 600 millions.

 

Si on avait autorisé le téléchargement, est-ce que les acteurs en ligne (plateformes légales) auraient eu plus de mal à se développer ?

 

C'est un des principaux arguments qui était opposé. Aujourd'hui l'ADAMI ne défend plus la licence globale. On s'en remet à la mission qui a été menée par Patrick Zelnik conjointement avec Jacques Toubon à la demande du ministre de la Culture, dans laquelle il faisait une proposition d'une mise en place de gestion collective sur internet de la musique et qui avait même été reprise en janvier 2011 dans les vœux du Président de la République au Ministre de la Culture. Depuis, on en a plus entendu parler.

La forme est à discuter avec les producteurs. Là il y a eu une petite avancée car il y a un accord en passe d'être signé par les producteurs, c'est un tout petit bout d'application de cette gestion collective sur internet sur les web radios. En même temps, ça ne représente pas grand chose en France, ça rapportera quelques centaines de milliers d'euros aux ayants droit de l'ADAMI.

 

Est-ce que vous pensez que les artistes-interprètes sont mieux protégés avec l'Hadopi ?

 

La position de l'ADAMI sur l'Hadopi était très neutre. On n'a ni soutenu, ni condamné, on est restés très en retrait considérant que la priorité de cette question fondamentale de l'éruption du numérique dans le monde de la création était le problème de la rémunération des ayants droit. Il nous semblait que mettre en place un système répressif, même avec riposte graduée, était d'abord inefficace parce que l'Hadopi est essentiellement tournée vers les pratiques de peer-to-peer, alors que ce sont des pratiques en voie de disparition. Cela représente un budget de plusieurs millions d'euros par an pour pas grand chose : c'est un pétard mouillé qui coûte extrêmement cher.

 

On se reconnaît beaucoup dans les propositions de François Hollande dans le cadre de la campagne présidentielle sur ces problèmes de culture du numérique. Une riposte à caractère répressif ne paraît pas approprié.

Je pense que cette façon qu'ont eu de faire les producteurs, de faire énormément de résistance et de pousser les pouvoirs publics à se concentrer essentiellement sur une voie répressive  a une conséquence tragique aujourd'hui. Toute une génération d'audionautes, face à cette absence de réponse logique et structurée des pouvoirs publics par rapport à la question d'internet, ont développé une logique de refus et de remise en cause fondamentale de la propriété intellectuelle, et ça c'est nouveau. C'est tragique parce que beaucoup de gens se sont battus pour la propriété intellectuelle, il a fallu des dizaines d'années pour obtenir un certain nombre de choses, et aujourd'hui, dans cette culture de l'internet, un bon nombre de gens considère que la propriété intellectuelle est illégitime. Ça on le doit aux producteurs qui ont empêché toute construction un peu intelligente d'une loi portée par les pouvoirs publics, qui au lieu de se concentrer uniquement sur la répression, aurait pris en compte les problèmes de la rémunération.

 

Ça n'est pas la première fois que la propriété intellectuelle se trouve confrontée à des innovations technologiques. Quand il y a eu l'éruption de la radio par exemple, qui est une grande innovation technologique en terme de diffusion et de massification de la culture, le programmateur de radio était tenu de demander l'ensemble des autorisations des ayants droit pour programmer ne serait-ce qu'une chanson : ça n'était pas possible. On a donc créé une licence légale, la rémunération équitable : on donne la possibilité aux radios de programmer sans autorisation préalable en échange de quoi ils payent un pourcentage de leur chiffre d'affaires. On a donc bien trouvé une solution.

Ensuite quand sont apparus les magnétophones à cassette et les magnétoscopes, de nombreux producteurs aux États-Unis ont demandé d'interdire ces technologies. Cet aspect extrêmement conservateur et archaïque des producteurs n'est pas nouveau.

En 1981, lorsque les socialistes sont arrivés au pouvoir, ils ont été vite confrontés au problème que les gens avaient des appareils leur permettant de copier de manière illégale. Il a fallu trouver une solution. Le cabinet de Jack Lang a ouvert une vraie concertation, ce que l'UMP n'a jamais fait : toutes les concertations qu'accompagnaient la loi DADVSI, la loi Création & Internet de la mise en place de l'Hadopi, étaient partielles, ils n'invitent que les gens qui les soutiennent. La concertation a duré deux ans et a abouti à un projet de loi qui n'est pas passé en urgence à l'assemblée nationale comme tous les textes passés ces derniers temps déposés par le gouvernement, la navette entre l'assemblée nationale et le sénat a duré un an, ce qui a permis aux députés et aux sénateurs de réfléchir. Au résultat, la loi de 1985 a été votée, qui a d'un côté instauré les droits voisins des droits d'auteur et qui a surtout instauré le système de la copie privée, qui était, après la rémunération équitable, une autre licence légale, c'est à dire, un coup de canif dans le droit d'auteur qui est le droit d'autoriser ou de ne pas autoriser. En contrepartie du fait que ce droit ne puisse pas s'exercer, une redevance est prélevée. Ça fait 27 ans que la commission chargée d'établir les barèmes, malgré les aléas, a su s'adapter avec l'évolution des supports, puisqu'aujourd'hui il y a une redevance y compris sur les tablettes numériques, et bien sûr sur tous les smartphones. La copie privée est quelque chose d'important car c'est une rémunération légitime qui va aux ayants droit et la spécificité de la loi de 1985 prévoyait qu'un quart des sommes était réservée à l'action culturelle. Cela représente à peu près 7000 emplois. L'ensemble de la copie privée, tous aspects confondus, représente 50 millions d'euros par an.

 

La copie privée est donc la principale source de revenu de l'ADAMI ?

 

L'essentiel passe par la copie privée et la rémunération équitable. 

 

Dans vos propositions pour 2012, vous évoquez l'idée d'étendre la copie privée à tous les échanges « hors marché » en ligne, en pratique les échanges les plus incontrôlables sont ceux qui sont considérés comme illégaux, le streaming,...

 

Dans la même logique qu'en 1985 on a mis en place cette loi sur la copie privée, aujourd'hui on passe d'un univers basé sur les supports à un autre basé sur les flux. Il y a une réelle mutation des pratiques. Il y a encore de la résistance, c'est comme sur le livre numérique. Des gens pensent que le livre numérique ne va pas balayer le livre physique, bien sûr que si. Il y aura toujours des livres physiques comme aujourd'hui on voit réapparaître dans les bacs de la FNAC des vinyles, parce que le son numérique est très dégradé, de très mauvaise qualité, donc il y a un retour vers le vinyle. Ça restera tout à fait marginal. La révolution numérique est passée par là et elle tue le support physique. On aura bientôt des formules d'abonnement qui feront qu'on pourra accéder à toutes les œuvres musicales et audiovisuelles d'un simple clic.

Du coup, la copie privée qui est déjà en train de baisser, risque d'être menacée par cette révolution technologique qui fait qu'on passera des supports aux flux. Dans cette logique là il faut taxer les flux, les fournisseurs d'accès.

Après, est-ce que ça légalise les pratiques ou non, c'est la question. Les propositions pour la présidentielles sont toutes encore floues. Le parti socialiste a annoncé qu'il ferait une très large concertation pour une grande loi sur le numérique qui ne sera pas cantonnée à un seul volet, mais qui intégrera bien la mise en place d'une rémunération pour les ayants droit et avec comme indication que la gestion collective serait un point de vue central.

 

Est-ce que l'ACTA (Accord Anti Contrefaçon), s'il passe au niveau européen et donc s'il prévoit sur le droit français, peut poser problème ?  

 

C'est pas encore fait, à voir. Au niveau international, à l'UNESCO, il y a une convention pour la diversité culturelle qui a été signé par l'essentiel des pays. L'idée fondamentale est de dire que la culture n'est pas un produit marchant comme les autres. Pourquoi c'est important de l'affirmer ? Parce qu'au niveau mondial les négociations sur le commerce international vont dans une logique de lever les barrières douanières, la seule règle qui vaille est celle du libre échange. Or, en France, et pas seulement, il y a énormément d'aides dans la culture. Le produit culturel existe par ces aides, et ça n'est pas dans la logique internationale. C'est pour ça qu'il faut se battre pour la spécificité des œuvres culturelles. Si on assimile la culture aux règles du marché international, demain il n'y a plus que la culture américaine, c'est ça le grand danger.

On est très attentifs à l'ACTA, il y a une certaine opacité dans les négociations, mais on n'y est pas encore.

Chaque fois qu'il y a eu des menaces à Bruxelles sur la copie privée (et il faut savoir qu'à Bruxelles, le bureau de la propriété intellectuelle est rattaché au marché extérieur, pas à la culture et ni à l'audiovisuel), le Président Sarkozy et François Fillon ont réussi à bloquer les choses. Sur ces questions culturelles, les tentatives de faire basculer la culture comme un produit marchand sont plus ou moins vouées à l'échec, quel que soit le gouvernement. En France il y a un consensus national extrêmement fort.

Même si Nicolas Sarkozy est réélu, l'UMP est allée au bout de sa réflexion depuis décembre 2006 avec la loi DADVSI, avec la mission Olivennes, Zelnik,... Tout ce travail a été fait sur une logique de répression, mais l'UMP est aujourd'hui mûre pour réfléchir à un projet qui intégrerait la gestion collective. Le président de la République a bien dit que s'il n'y avait pas d'accord avec les producteurs, ça se ferait par la loi. Ça ne s'est pas mis en application avec l'arrivée des présidentielles. C'est comme le Centre National pour la Musique qui se calque sur le modèle de l'audiovisuel.

Ces 6 années n'ont pas été inutiles, ça a permis de mettre sur la place publique cette question là, dans les grands médias. En 2006, les parlementaires étaient dans une situation d'ignorance, aujourd'hui, aussi bien à l'assemblée nationale qu'au Sénat, il y a des groupes de parlementaires qui sont extrêmement pointus sur ces questions là, ce qui n'était pas le cas avant, et c'est nécessaire car ce sont des questions complexes.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Internet
commenter cet article
9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 17:03

Rolling IFOP Match du 9/04 : NS 28 (-1), FH 27 (+0,5), MLP 17 (+0,5), JLM 13,5 (+1), FB 10 (=) 2e tour FH 53,5 (+0,5), NS 46,5

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 16:52

Ce week en de Pâques a été l'occasion d'un peu de repos pour les candidats, mais aussi pour leurs équipes. La dernière ligne droite est devant nous.

Les sondages publiés à partir de demain ne devraient pas être très bons pour Sarkozy, donc excellent pour François Hollande. Ce sera une bonne nouvelle et un encouragement pour tous ceux qui concourent à l'élection du candidat du Parti Socialiste.

 

Pour autant ces deux prochaines semaines devront être intenses, car ce sont les derniers points qu'il reste à arracher et les abstentionnistes du premier tour à convaincre d'aller voter, et ce pour le bon candidat bien sûr.

 

Le président sortant s'est planté la semaine dernière avec sa conférence de presse raté et son "programme" qui une fois sorti s'est révélé ne pas en être un.

C'est sur la personnalité de François Hollande et sur son programme, ses engagements que la campagne doit se poursuivre.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier
commenter cet article
5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 14:19

imagesCA3H8B3S.jpgAlors que le candidat socialiste vient de rendre public ce que serait sa feuille de route dès son installation à l’Elysée, précisant les 35 premières mesures qu’il sera amené à prendre, l’UMP, par la voix de sa porte parole, assénait lourdement : « Un aller simple pour la Grèce. » Outre le fait que cette allégation n’est pas très sympathique pour le peuple grec, elle installe une fois de plus la Droite, sans doute acculée au mur, dans cette posture de la pythie qui annonce le désastre.

 

La politique par la peur.

Mme Nathalie Kosciusko-Morizet aurait mieux fait de s’abstenir plutôt que de faire appel aux mannes de la droite, invoquant  « un mode d’emploi de la faillite de la France ». Ceci dit, c’est à la fois sans surprise et dans la tradition de la droite, qui en 1981, faisant face à des sondages incertains, pronostiquait l’arrivée des chars russes à Paris en cas de victoire de François Mitterrand. Mais, bon, il est vrai qu’arrivée à ce point du débat à 17 jours du premier tour, l’UMP ne dispose pas grand chose comme ressources didactiques, aussi les vieilles ficelles sont de retour. Sont-elles si vieilles que cela, la peur n’a-t-elle pas toujours été l’ultime ressort pour convaincre une partie de l’électorat populaire de garder sa confiance envers les représentants des partis conservateurs ?

 

Mais où est le véritable camp de la peur ?

Car, sommes toutes, au regard des programmes et des bilans, il est de toute évidence que pour la grande majorité du peuple le programme socialiste est le plus avantageux. Il l’est car c’est un effort de justice sociale sans précédent, dont Nicolas Sarkozy est bien incapable. Celui là même qui a mené pendant cinq ans une politique consistant à dégrader les comptes publics de la France, aggravant la dette de 612 milliards d’euros. C’est ainsi que la France a perdu son fameux triple A. Lequel des deux de Sarkozy à Hollande, à ce jour a apporté la preuve de sa capacité à conduire la France à la faillite ? La peur, elle, s’est installée dans le pays depuis que le président sortant a été le fossoyeur de la France.

 

Des arguments diabolisant la politique de la gauche.

Déjà en 1936 la droite française agitait de violentes menaces à l’encontre des socialistes et des communistes, car elle se croit propriétaire naturel du pouvoir. De même ne lui échappe-t-il pas ce constat ,à chaque victoire de la gauche ,qu’elle s’est introduite par effraction selon les mots mêmes prononcés par François Baroin, ministre de l’économie et des finances en exercice, faisant allusion à la victoire de Lionel Jospin en 1997. Dans ce même registre le Président de l’Assemblée nationale s’est permis de comparer l’éventuelle arrivée de la gauche au pouvoir à une guerre, oui une guerre.

 

La conception de la démocratie de la droite.

En refusant un débat projet contre projet, et bilan contre propositions, Nicolas Sarkozy nous donne une leçon d’histoire grandeur nature, celle de la droite qui ne reconnait la démocratie que lorsqu’elle est sienne. Le niveau de ce débat est affligeant, le secrétaire général de l’UMP François Copé ajoutant l’outrance et la bêtise chaque jour à chacune de ses interventions.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Jean pelletier
  • Le blog de Jean pelletier
  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
  • Contact

L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook  et mon compte twitter
https://www.facebook.com/jean.pelletier
77https://twitter.com/jmpelletier
Bonne lecture.
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques. Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook et mon compte twitter https://www.facebook.com/jean.pelletier 77https://twitter.com/jmpelletier Bonne lecture.

Version anglaise

<a href= »http://fp.reverso.net/jmpelletier52-over-blog/4946/en/index.html« ><img src= »http://flavius.reverso.net/img/languages/code.png«  style= »float:left; padding-right:8px; » title= « anglais«  height= »15px ; » alt= »Reverso Localize » /></a>

Recherche