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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 15:54

Depuis 12 ans, s’organisent au Grand Hôtel de Cabourg les Rencontres européennes de l’Adami.

Face à l’évolution des nouveaux médias, l’Adami mène un combat auprès des pouvoirs publics afin que les droits des artistes et leurs rémunérations soient adaptés et préservés dans leur intégralité.

 

Trois débats au programme de ces Rencontres.

 

En présence de Jean-Paul Henriet, Maire de Cabourg, de Philippe Ogouz, comédien, Président du Conseil d’administration de l’Adami et de Bruno Boutleux, Directeur Général. Les Rencontres seront ouvertes par Manuel Valls, député Maire d’Evry et Président de la Communauté d’agglomération Evry Centre Essonne

 

Jeudi 8 décembre à 14h30 : L’avenir de la gestion collective : concurrence, privatisation ou coopération ?

Modérateur: Bruno Boutleux, Directeur Général de l’Adami

Orateurs : Michel Joubert, chanteur, administrateur de l’Adami // Bjorn JuellSundbye, The Societies' Council for the Collective Management of Performers' RightsSCAPR // Bernard Miyet, Président du Gesac // Laurence Oxenbury, Phonographic Performance Limited–PPL, RoyaumeUni // Jacques Toubon, ancien Ministre, délégué de la France pour la fiscalité des biens et services culturels // Mark Isherwood de GRD, Global Repertoire Database

 

Vendredi 9 décembre à 9h30 : Musique et audiovisuel : vers un flux absolu ?

Modérateur : Jean-François Dutertre, Délégué général de l’Adami

Orateurs : Alain Bazot, Président de l’UFC Que Choisir // Bernard Celli ,Conseiller technique au cabinet de Eric Besson // Alain Charriras, musicien, administrateur de l’Adami // Laurence Le Ny, Directrice musique Orange // Jean Martin, Professeur de droit – CSPLA mission cloud computing // Axel Dauchez, représentant du Syndicat des éditeurs de musique en ligne (ESML)

 

Vendredi 9 décembre à 14h : Les artistes-interprètes et la politique : si j’étais Président…

Ce panel réunira des artistes de renom, parmi lesquels Nicoletta, Alan Stivell, Philippe Torreton, Sophie Deschamps et Patrice Caratini.

Ils seront interviewés par Philippe Ogouz et Olivier Poivre d’Arvor, Directeur général de France Culture.

 

Concert jazz à l’église de Cabourg

 

Alex Tassel et Laurent de Wilde, Talents Jazz Adami se produiront le jeudi 8 à 19h30

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 14:26
simone de BeauvoirMai 1949, la revue « Les Temps Modernes » publie les premiers extraits du « Deuxième Sexe », essai de 1000 pages consacré à la condition féminine que Simone de Beauvoir décide de publier intégralement. Une violente polémique s’en suit qui s’amplifie avec la parution le 24 mai 1949 du 1er tome « les faits et les mythes » et du 2 ième tome, le 24 octobre 1949, « l’expérience vécue ».
Elle y traite successivement l’aspect anthropologique et encyclopédique de la condition féminine, dans une perspective « existentialiste », puis elle décline une dimension plus concrète, plus intime, qu’elle inscrit dans une perspective optimiste de libération de la femme.
Simone de Beauvoir se range résolument parmi les femmes « qui n’ont jamais eu à éprouver leur féminité comme on gère un obstacle » et c’est de cette liberté là qu’elle s’exprime avec autant de détermination et de vérité.
Le livre connaît immédiatement un important succès de librairie, 22 000 ex. sont vendus dés la première semaine de parution. Le retentissement est énorme en France, et connaît rapidement un succès identique aux USA, lequel inspire l’action de nombreuses féministes qui trouvent dans cet essai l’architecture intellectuelle à leur combat.
Elle écrit « ce n’est pas l’infériorité des femmes qui a déterminé leur insignifiance historique, c’est leur insignifiance historique qui les a vouées à l’infériorité ».
L’ouvrage déclenche en France une polémique violente, agressive et parfois insultante autour de la personne de Simone de Beauvoir.
C’est sur ce qu’il faut bien malheureusement considérer comme un arrière fond de patriarcat finissant que le livre résonne, ceci dans un contexte de sexualité brimée, de statut misérable fait à la célibataire, pitoyable à la femme stérile, infâme à la lesbienne. De fait, elle heurte de plein fouet le statut de la maternité qui s’impose aux femmes physiologiquement et socialement comme un destin inéluctable.
François Mauriac ouvre le feu dés la parution des premiers extraits, il taxe Simone de Beauvoir de pornographe : « Nous avons littérairement atteint les limites de l’abject … voilà, peut être le moment de la dernière nausée, celle qui délivre ». Il écrit à l’un des collaborateurs de la revue Les temps Modernes « j’ai tout appris sur le vagin de votre patronne ». Puis il lance un appel à la jeunesse afin de s’engager résolument dans un « pieux » combat contre la pornographie et plus particulièrement celle des USA ».
Face à une telle entreprise de démolition, lancée depuis la proue d’un si grand écrivain ils sont peu nombreux à prendre sa défense : Francis Jeanson, Emmanuel Mounier, Jean Marie Domenach en sont, ce dernier réplique à Mauriac dans la revue Esprit : « Mme Simone de Beauvoir a donné avec ses courageux articles dans les Temps Modernes un cours de sexualité normale ». Puis il attaque directement François Mauriac dont il dit « que la fureur n’est due que par la mystification opérée par Simone de Beauvoir dans les régions souterraines de la sexualité où les romanciers s’approvisionnent ».
Les défenseurs ne sont pas légions, les insultes et qualificatifs les plus invraisemblables volent très bas : insatisfaite, glacée, nymphomane, lesbienne, cent fois avortée etc…
Pierre de Boisdeffre et Roger Nimier, dans la revue « Liberté de l’esprit » la traite de « pauvre fille, névrosée, refoulée, frustrée, une virago, mal baisée etc… »
Sur un ton moins insultant, Jean Guitton écrit tout de même avec une grande compassion chrétienne « qu’il a été péniblement affecté par le Deuxième Sexe, parce qu’il y déchiffre en filigrane sa triste vie ».
En fait on lui dénie surtout tout droit de parole au nom des femmes, parce que femme célibataire et sans enfant. Le thème de l’humiliation et de la frustration est récurrent. Armand Hoog écrit « humiliée d’être femme, douloureusement consciente d’être enfermée dans le regard des hommes dans sa condition, elle refuse à la fois ce regard et cette condition ».
La droite déteste ouvertement le livre et injurie l’auteur. Mais la gauche n’est pas en reste et ne la soutient pas. Jusqu’à Camus qui l’accuse d’avoir ridiculisé « le mâle français », lui qui ne concède à la femme que l’égalité dans la différence.
De même l’extrême gauche, dans les Lettres Française stigmatise l’ouvrage en insistant sur le fait que le Deuxième sexe fera bien rigoler les ouvrières de Boulogne-Billancourt ». Colette Audry sera la seule à répondre à cet article dans le journal Combat : « c’est estimer bien peu les ouvrières de Billancourt que d’écrire cela … » ripostera-t-elle sèchement.
Pour les maoïstes dit « non stalinien » le problème de la femme ne se posera plus une fois la Révolution accomplie, et ainsi tout est dit, les « digressions » de la citoyenne Beauvoir sont sans intérêt !
Le soutien le plus total et la réplique la plus claire vient du journal Paris Match qui lui consacre sept pages agrémentées de photos.
« une femme appelle les femmes à la liberté. Simone de Beauvoir, lieutenant de Jean–Paul Sartre et experte en existentialisme, est sans doute la première femme philosophe apparue dans l’histoire des hommes. Elle pose aux lectrices les problèmes qui caractérisent l’inquiétude de la femme moderne : la liberté de vivre, l’avortement, la prostitution, l’égalité des sexes, le mariage et le divorce, l’accouchement sans douleur … »
Paris Match conclut en martelant : « l’accession à l’égalité politique acquise depuis quatre ans justifie que soient traitées en termes modernes par une jeune philosophe froide et lucide l’éternelle question féminine. Elle veut changer le sort de la femme. »
Il est vrai que Simone de Beauvoir, dans un parallèle étonnant avec le Discours de la Méthode de René Descartes, propose une remise en question systématique de toutes les idées reçues sur la condition féminine.
Elle résume en quelques mots le sens de sa démarche : « je n’ai jamais nourri l’illusion de transformer la condition féminine, elle dépend de l’avenir du travail dans le monde, elle ne changera sérieusement qu’au prix d’un bouleversement de la production … du moins ai-je aidé mes contemporaines à prendre conscience d’elle-même et de leur situation ».
La parution du deuxième Sexe » en 1949 s’inscrit dans le même mouvement qui en 1907 par la loi autorise la femme mariée à disposer de son salaire, ce qui n’était pas le cas auparavant, puis en 1924 unifie les programmes du bac masculin et féminin, en 1946 reconnaît le droit de vote et d’éligibilité des femmes, il inscrit en 1941 le principe d’égalité entre les hommes et les femmes dans la constitution de la IV ieme République. Hommage tardif fait à Olympe de Gouges qui voulut en 1789 la déclaration des Droits de la femme et mourut guillotinée.

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Published by Jean pelletier - dans Littérature
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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 16:22

60 000 postes à recréer sur une mandature, soit 12 000 par an, c’est ainsi que la Droite s’est mise à pourchasser les socialistes avec toutes sortes de sottises sur le thème « on dilapide l’argent public », « la France va y perdre son triple A ». Amusant venant d’une équipe politique qui n’a pas cessé de creuser le déficit public et de monter la dette à un niveau jamais atteint.

Il n’y a en la matière aucun casse tête, comme certains voudraient le faire croire. D’abord il s’agit d’un geste politique, certains préfèrent faire un chèque de 100 millions d’euros à Mme Bettencourt au titre du bouclier fiscal, d’autres préfèrent mener une politique courageuse de soutien à l’éducation nationale.

Cela a un coût, si l’on prend sèchement la mesure il a été chiffré par l’Institut de l’entreprise (un Think-thank plutôt de droite) à 360 millions d’euros par an, soit un total sur la mandature de 1,8 milliards d’euros. Mais personne n’a parlé de création « sèche » de 60 000 postes. Michel Sapin a apporté des précisions sur le fait que ces créations se feraient par des baisses de postes par ailleurs. Il précise que l’objectif est de maintenir stable la masse salariale dans le budget de l’état. On aimerait que l’équipe de Sarkozy s’engage sur un tel objectif !

C’est difficile, c’est vrai il ne faut pas se raconter d’histoire. L’augmentation d’un point d’indice, le glissement vieillesse-technicité coûte un demi-milliard d’euros au budget de l’état !

Comment s’y prendre ? Il faut d’abord savoir raisonner en qualitatif et non seulement en quantitatif.

L’idée c’est de mettre fin à cette absurdité de supprimer en aveugle un poste sur deux. Ensuite il faut bien prendre en considération la difficulté actuelle à recruter des enseignants. En 2011, 20% des postes offerts aux Capes externes (4 880 places) n’ont pas été pourvus. C’est plus ou moins grave selon les disciplines, mais en lettres classiques ce sont 58% des postes qui ne sont pas pourvus.

Une partie du financement pourrait être assuré par la suppression totale ou partielle des redoublements. La France est le seul pays d’Europe a pratiqué aussi massivement le redoublement, qui coûte cher et qui n’est pas fiable pédagogiquement dans son ensemble.

Enfin on pourrait écouter les principaux intéressés : les syndicats d’enseignants. Ainsi Guy Barbier de l’UNSA qui propose : « Il faut refaire le coup de la mastérisation à l’envers. Remettre en place une année de formation durant laquelle les jeunes reçus au concours enseigneront quelques heures et se formeront. L’opération résout trois problèmes. D’abord, elle restaure une formation. Ce qui n’est pas rien. Ensuite, elle intègre en une fois 19 000 jeunes par la même opération qui avait permis en 2008 d'en supprimer virtuellement 16 000 au moment où la mastérisation s’était mise en place. Et, raffinement suprême, elle permet par des jeux d’indices des grilles fonctionnaires de revaloriser l’entrée dans le métier de 5 %. De quoi espérer attirer un peu vers ces concours". Pas bêtes non, on retourne à la Droite, en l’inversant, ses méthodes de calcul au profit d’une meilleure formation des enseignants, d’une revalorisation salariale et en recréant naturellement des postes.

Enfin la proposition de François Hollande ne vise pas à créer 60 000 postes d’enseignants, il faut être plus qualitatif sur le sujet et prendre en compte les « emplois avenirs » dévolus à l’école dans son programme, les postes nécessaires à l’enseignement supérieur, ainsi que la prise en compte impactant le nombre de postes de la réforme des rythmes scolaires prévues au programme.

En conclusion, sortir de son contexte politique les 60 000 postes n’a pas de sens et c’est faire un bien mauvais procès au candidat socialiste et à la gauche qui a un peu plus d’idées que cela en matière de réforme éducative.

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 15:30

Ce gouvernement a une lubie : mettre à mal ceux qui le sont déjà par la maladie. Depuis l’instauration déjà ancienne du forfait hospitalier par le gouvernement Bérégovoy, une brèche a été ouverte et les mesures les plus injustes envers ceux qui souffrent déjà n’ont cessé de s’empiler.

 

Revue de détail.

 

Le principe, faire payer euros par euros « l’usager » à savoir le patient. On finira par se poser la question de savoir à quoi sert l’impôt et les cotisations sociales ? Tous les moyens sont bons.

-          Les frais de transport, les patients en ALD (longue maladie) bénéficiaient d’une prise en charge lors de leur déplacement à l’hôpital. Désormais pour y avoir droit ils devront apporter la preuve de leur incapacité à s’y rendre seul. Il faut replacer la mesure dans une perspective de réaménagement des Hôpitaux, moins nombreux et amenant les patients à des trajets plus longs.

-          L’annonce la plus récente : la baisse des indemnités journalières en cas d’arrêt maladie annoncée pour le 1er janvier. Son effet une perte de 40 € pour un smicard et environ 85 € pour un cadre moyen. Ce sont les plus pauvres qui en feront les frais et surtout ceux qui ne bénéficient pas d’une couverture sociale complète par leur employeur, donc les plus faibles, les plus exposés.

-          Il y a peu François Fillon se faisait un plaisir d’annoncer une hausse de la taxation des complémentaires de santé. Ce qui bien évidemment aboutira à une hausse des cotisations payées par les assurées. On est dans une double spirale qui consiste d’un côté à détricoter les droits des assurés et dans un double mouvement à les faire payer de plus en plus chers. Les associations de malades rappellent qu’en moyenne une bonne mutuelle revient à 80€ pour une personne seule et à environ 110 à 120€ pour un couple avec un enfant. Augmenter encore plus ces coûts mènera un plus grand nombre de personnes à se passer de cette protection, et du coup renoncer à l’accès à certains soins.

-          Le déremboursement de certains médicaments continue à robinet ouvert, sans aucun discernements sur le fait que certains patients ne peuvent pas se dispenser de ces médicaments là qui du coup leur coûtent de plus en plus chers. Nous ne somme  plus depuis longtemps dans la notion de « médicaments de conforts », en effet certains de ces médicaments sont nécessaires pour contrer les effets secondaires de certains traitements, ou bien répondent à des situations d’allergies.

-          Puisque l’on fait feux de tout bois, ce gouvernement pour la première fois depuis 1945 a retiré da la liste des affections longue durée (ALD) l’hypertension artérielle sévère…c’est la porte ouverte à d’autres retraits, pourquoi pas le diabète de type 2 qui concerne 3 millions de malades ? On sait et cette décision le prouve que le gouvernement veut revenir sur cette liste qui pèse effectivement lourd dans les dépenses de santé, mais qui assure une prise en charge à 100% à des personnes atteintes de pathologies graves nécessitant des soins constants et réguliers.

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Published by Jean pelletier - dans politique
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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 15:51

François Hollande est à la croisée des chemins : celle qui relie son destin à celui du Parti Socialiste. On a beaucoup écrit depuis ses
dernières 48 heures sur son parcours. Le plus singulier est sans aucun doute la décision qu’il a prise il ya un peu moins de trois ans, à la lumière de ce qu’il avait vécu au cours de la dernière
décennie, celle de se lancer à la conquête de la Présidence et donc de la candidature à la candidature.


Lui, qui n’avait pas su ou plus vraisemblablement pas pu se déclarer pour 2007, s’est lancé dans l’aventure avec une grande fermeté et une
courageuse constance. Alors que ces détracteurs ne lui prêtent aucune de ses deux qualités, il s’est pourtant lancé dans l’aventure à un moment où la conjoncture ne lui était guère favorable.
Dominique Strauss Khan était déjà l’étoile montante et Ségolène du haut de ses 47% à la dernière présidentielle était en droit de les faire valoir.


Il a sillonné la France dans toute sa longueur, sa largeur et son épaisseur. Ses premières réunions ne rassemblaient guère plus que quelques
dizaines d’intéressés. Cela n’a pas arrêté son ardeur, il a multiplié les réunions de terrains et thématiques à la rencontre des paysans, des ouvriers et des chefs d’entreprises. En un mot il
s’est plongé ces deux dernières années dans un vrai bain de la France profonde.


Que l’on ne s’étonne donc pas de son actuel succès, ce n’est pas par hasard s’il a trouvé les mots justes et surtout la posture exacte :
celle de celui qui écoute et qui rassemble.


« Les bébés Mitterrand » sont nombreux, la compétition était donc ouverte, il s’est même trouvé au deuxième tour face à face avec la
fille de son mentor en politique Jacques Delors. Il faut bien s’accorder que l’offre politique à ce moment là était quasi nulle entre les deux prétendants, c’est bien la posture qui a fait la
différence et non pas le fond. Nombreux sont les électeurs du premier tour qui ne se sont pas présentés au deuxième pour cette raison là, mais nombreux sont aussi ceux qui ne se sont réveillés que pour le deuxième
tour et sont allés majoritairement soutenir François Hollande.


Il n’est pas besoin de passer un doctorat en sciences politiques pour savoir comment s’y prendre à l’élection présidentielle, au premier tour
on rassemble « sa gauche » et au deuxième on élargit tout en mobilisant le ban et l’arrière ban de la gauche et du centre. Curieusement Lionel Jospin ne l’avait pas bien compris lui qui
se déclarant candidat avait dit « je en suis pas le candidat des socialistes » dès le premier tour, on sait ce qu’il en est advenu


L’avènement heureux de la « primaire de la gauche » ne pouvait pas faire l’impasse sur cette dimension là. Et seul François Hollande
a su l’intégrer et la faire valoir avec habilité.


Enfin notons que s’il a beaucoup appris de François Mitterrand, tout en n’ayant jamais été un de ses familiers, il en a pris aussi
l’extraordinaire talent d’orateur, le geste et le verbe. Prenons le pari que cette campagne, dont certain dimanche faisait déjà un parallélisme avec celle de 1981, retrouvera en effet les mêmes
chemins avec, espérons l’expérience en plus : ne promettre que ce que l’on pourra tenir.

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Published by Jean pelletier - dans Histoire
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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 13:01

Lyon est la capitale de la gastronomie, que ce soit au travers de ses grands établissements qui ont traversé l’histoire et assuré cette renommée ou les fameux "Bouchons" qui proposent des plats de brasseries autour des quenelles, têtes de veau et autres abats. La ville a fait école et disperse les restaurants ainsi labellisés de par le monde, Paris, New York, Milan ou Londres.

Les incontournables

La mère Brazier de Mathieu Viannay

Créée en 1921 par Eugène Brazier, c’est l’institution la plus renommée de Lyon. Rachetée en 2007 par Mathieu Viannay, il renouvelle l’institution, décor et carte, il est doublement étoilé au guide Michelin.

Notons quelques réussites :

  • La volaille de Bresse Demi-Deuil, entièrement truffée sous la peau,
  • Le riz de veau en pomme à la grenobloise,
  • Et le Paris-Brest, glace à la noisette caramélisée.

Le restaurant propose une formule déjeuner à 33€ et un menu découverte à 99€. Il se situe au 12, rue Royale à Lyon, 69001.

Le restaurant Têtedoie

Du nom de son chef cuisinier, il propose à la fois un lieu et une gastronomie hors pair. Un lieu, car la vue sur Lyon est imprenable, dans un décor très stylé. Sa grande terrasse avec barbecue est très appréciée.

Inventif, il va jusqu’à proposer le mariage improbable du homard avec la tête de veau. La formule déjeuner est à 35€ et la formule découverte à 90€. Pour s’y rendre, emprunter la Montée du Chemin neuf à Lyon, 69005.

Quelques découvertes

Le Buldo

En bordure de Saône, il rappelle l’esprit des guinguettes. Il dispose ainsi d’une jolie terrasse couverte de parasols géants au bord de l’eau.

Didier Veysset s'est fait remarquer parmi les cuisiniers lyonnais, il s’est investi dans une cuisine régionale très rigoureuse.

Il faut signaler la réussite de ses cuisses de grenouilles, plat en voie de disparition et ses quenelles de brochets, pour le dessert un merveilleux Moelleux au chocolat cœur de pistache.

La formule déjeuner complet est à 19€, le menu découverte à 49€, un excellent rapport qualité-prix. Son adresse est au 2, rue Carrié à Lyon, 69009.

Restaurant Magali et Martin Lyon

Il est particulièrement bien situé dans le cœur de la ville. Magali s’est réservée l’accueil et une carte de vin qu’elle maîtrise parfaitement et Martin tient les fourneaux.

On est au cœur du Bouchon traditionnel avec une poitrine de veau braisée, des raviolis de cochon confit et des déserts classiques, mais réussis, glace au chocolat noir et citron confit.

Le déjeuner complet est à 2€ et le diner à 29,50€ (prix constatés en septembre 2011). Pour accéder à ces exploits, il faut se rendre au 11, rue des Augustins à Lyon, 69001.

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 18:06

Le calendrier "les Dieux du stade" a été la bonne idée par excellence et a connu un succès bien plus important que ne l’avaient prévu ses initiateurs. Cette série de calendriers, le premier remontant à l’année 2001, propose des photos érotiques, mais artistiques des athlètes du Stade français. La qualité des photos, leur mise en scène et, il faut bien le dire, la beauté des modèles ont assuré un succès immédiat à ce calendrier de photo d'hommes nus et célèbres.

Les origines

Ce postulat du "poser" nu avait été joliment exposé dans un film américain "Calendar Girls" de Nigel Cole. Douze femmes, plus très jeunes, lassées de leur vie décident de poser nues dans un calendrier pour une cause solidaire : la leucémie.

Elles vont révolutionner leur petite communauté du Yorkshire et voir leurs vies personnelles débordées par la notoriété ainsi acquise. C’est ainsi que le Président du Stade Français, M. Guazzini, décide de faire un calendrier avec des nus artistiques de ses joueurs.

Les joueurs, flattés que l’on mette ainsi en valeur leur physique, se sont ralliés assez rapidement au projet. Ils y voyaient là une opportunité de promotion du rugby. Ils touchent actuellement 5000€ pour une photo.

Le succès

Dès la première année, ce sont 20000 calendriers qui se sont vendus. La deuxième année, le tirage est monté à 100000 et la troisième année, à 150000 exemplaires. On considère que sur ces dix dernières années, ce sont 1500000 calendriers "Les Dieux du stade" qui se sont vendus dans le monde entier.

C’est à partir de 2004 que le projet de DVD est venu s’adjoindre au calendrier. Au succès s’est greffée rapidement une polémique, quant aux poses lascives, mises en scène, et qui donnaient un caractère très limite au calendrier. Une partie du public n’a plus soutenu le projet lorsque celui-ci, d’une certaine manière, a intégré de fait la communauté gay.

Depuis l’année 2008, le projet est redevenu plus artistique et moins érotique. Une partie importante des ventes ne reste pas dans les caisses du stade français, mais va en soutien à des associations caritatives. En 2008, le SAMU social de Paris a ainsi reçu un chèque de 50000€. Pour 2011, c’est le photographe François Rousseau, célèbre photographe du monde sportif entre autres, qui a composé et mis en scène le nouveau cru.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 20:35

Paris est une ville qui sait faire la fête, elle brasse une population complexe, bigarrée et mêlée. Elle compte nombre d’hôtels et de restaurants à la réputation mondiale. Mais dans la tête du touriste étranger, Paris est, et reste, la capitale des bistrots sympathiques. On peut s'y organiser une tournée de bistrots parisiens différents les uns des autres.

Le coup de cœur

Le limonaire, après son installation historique dans le 11e arrondissement par Daniel Tartier, a migré dans le 9e arrondissement, dirigé désormais par sa sœur. Comme son nom l’indique, le limonaire est un orgue de barbarie, ce bar à vins à Paris accueille depuis de nombreuses années des artistes, chanteurs et musiciens.

L’ambiance est bien éloignée des cabarets dits à touristes. Le public est un peu "bobo", bon enfant et colore les soirées d’un ton chaleureux, humain et donne lieu à de véritables découvertes artistiques. Le prix des bouteilles va de 12 à 17€. Il se trouve au 18, Cité Bergère à Paris -75009. Téléphone 01 45 23 33 33.

Quelques propositions

La folie en tête, a été créée en 1991 par Christophe Cornet, Jean-Pierre Dos Santos et Ramon Finster, qui en ont fait un des plus célèbres cafés musique de la capitale (Chansons françaises, jazz et blues).

Même si le bar a réduit ses concerts, il continue son chemin avec une nouvelle équipe. L’ambiance de ce bistro y est world, rock et jazz. Son adresse est 33, rue de la Butte aux Cailles à Paris – 75013. Téléphone 01 45 80 65 99.

Au petit fer à cheval, comme son nom l’indique son zinc en fer à cheval place le barman au centre de toutes les attentions. Il dispose d’une petite terrasse les jours de soleil et d’une salle où règne une atmosphère pleine de sérénité dans un décor magnifique. Du matin jusqu’au soir, un public bigarré y fait des pauses bavardes et solitaires.

Les tarifs y sont très abordables : 1,5€ pour le café et la même somme pour le pastis. Il se trouve dans un quartier très populaire au 30, rue Vieille du Temple, à Paris – 75004. Téléphone : 01 42 72 47 47. Enoteca, est la version italienne du bar à vins parisien. On y trouve 400 références de vins italiens, de quoi y faire son chemin !

Et pour faire passer la bonne bouteille, l’Enoteca vous propose ses antipasti : aubergines confites aux agrumes le verre est entre 3 et 9€. Il se situe au 25, rue Charles V à Paris – 75004. Téléphone : 01 42 78 91 44.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 16:26

La cuisine casher fait partie intégrante de la culture juive. C’est un code alimentaire très strict qui détermine les aliments, animal comme végétal, qui peuvent être mangés selon un ensemble de lois définissant l’art de les accommoder. Ainsi préparés, ils sont dits casher, ce qui signifie littéralement apte ou conforme. Il existe à Paris de nombreux restaurants casher, en voici quelques uns des meilleurs.

Deux adresses connues

Kavod, à deux pas des Champs Elysées et de l’ambassade d’Israël propose des produits casher et une cuisine inventive. Ses formules vont de 17.50€ à 55€. Il se situe 26, rue Jean Mermoz à Paris – 75008. Téléphone : 01 42 25 65 26.

Le Time’s, pour manger à Paris, il est à proximité du Palais des Congrès Porte Maillot et bénéficie d’un emplacement privilégié. Sa spécialité est le tournedos Willigton à 39€. A la carte et sans les vins il faut compter 50€. Il est au 7, rue Waldeck Rousseau à Paris - 75017. Téléphone : 01 45 72 39 41.

Une sélection recommandée

Au Grand Méchant Louvre (à proximité du plus célèbre des musées parisiens), présent dans les guides gastronomiques, il propose une cuisine très internationale dans une ambiance raffinée. Son menu est à 16.50€. Son adresse est 24, quai du Louvre à Paris – 75001. Téléphone : 01 42 33 25 53.

La Fille du Boucher, on y célèbre son foie gras, sa purée maison et ses viandes d’exception à des prix tout aussi rarissimes. On le trouve au 20, rue Cardinet à Paris -75017. Téléphone : 01 42 67 14 19.

Le Petit Télégraphe, petit frère du Télégraphe, il se niche près de la place du Caire. Sa cuisine reste une affaire de prestige pour son chef et il faut compter de 50 à 70€ à la carte. Il est au 3, rue des Forges à Paris – 75002.

Téléphone : 01 42 36 40 83.

Le Train de vie propose une excellente cuisine ashkénaze, avec en spécialité un Gefilte Fish (carpe farcie) inoubliable et son Geakte Leiber (foie de volaille haché). Les menus proposés vont de 18 à 24€ avec un supplément de 10€ pour les soirées musicales. C’est au 17, rue des Ecouffes à Paris – 75004 que vous le trouverez. Téléphone : 01 42 78 63 12.

(Prix constatés en septembre 2011).

Ethiopian cuisineDishes Of Russian Kitchen

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 15:59

Deauville est la station balnéaire la plus connue de la côte normande avec Cabourg. Sa célébrité tient à la beauté de sa plage et à la richesse de ses équipements touristiques (Casino, hôtels, golfs, restaurants). Elle accueille aussi chaque année le Festival du film américain. Tout cela contribue à ce qu’elle attire, outre des milliers de touristes, des célébrités dans tous les domaines. C’est aussi une station gastronomique qui offre une large palette de restaurants en Normandie.

Sans se tromper

La Belle Époque est le restaurant de l’hôtel Normandy, qui est le palace de référence à Deauville. Dans un décor somptueux, vous goûterez la cuisine d’André Plunian. À la carte, il faut compter 100€, auquel il faudra ajouter les vins et le café. Il se situe au 38, rue Jean Mermoz à Deauville ; téléphone : 02 31 98 66 22.

Le Spinnaker, proche de la place Morny offre un décor marin pour un moment de grande gastronomie. Le chef Frédéric Lesieur place son travail entre mer et terre, il offre couteaux et ormeau grillé, pigeon fermier et toute une gamme de foies gras. Le prix à la carte est de 85€ sans les vins. Il est au 52, rue Mirabeau à Deauville ; téléphone : 02 31 88 24 40.

Les coups de cœur

Le Yerling, à quelques pas de la mer et du centre de ville, offre une gastronomie de choix classique. Christophe Joumaa privilégie dans sa cuisine les produits de la région et de saison. Les menus vont de 18€ à 34€, comptez 50€ à la carte. Vous le trouverez au 238, avenue Hocquart de Turlot à Deauville ; téléphone : 02 31 88 33 37.

Augusto Chez Laurent, le décor est celui d’un yacht en bois blanc. L’ambiance y est chaleureuse. C’est ici que vous goûterez les spécialités de homard et autres produits de la mer. Les menus vont de 37€ à 57€. Ce havre de paix se situe au 27, rue Désiré le Hoc à Deauville ; téléphone : 02 31 88 34 49.

Le Romantica Caffé Deauville a trouvé refuge dans une splendide maison normande où, paradoxe oblige, le chef propose une cuisine italienne de grande qualité. Le prix à la carte est de 50€ sans les vins et le café. Son adresse est 83, rue Eugène Colas à Deauville ; téléphone : 02 31 82 33 25.

La Flambée à 300m de la plage offre des spécialités de grillade. Le prix à la carte est de 20€ à 49€. Il est au 81, rue du Général Leclerc à Deauville ; téléphone : 02 31 88 28 46.

(prix constatés en septembre 2011)

DEAUVILLE - Casino de Trouville

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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook  et mon compte twitter
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Bonne lecture.
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