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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 14:02

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Published by Jean Pelletier - dans économie
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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 13:33
Déficits, chômage, dépenses publiques, à qui la faute ?

Quand la droite se prend les pieds dans le tapis à propos de ses jugements sur la politique menée par Francois Hollande depuis son élection en 2012.

L’antienne perpétuelle des caciques de l’UMP étant que ce quinquennat se caractérise par une explosion des déficits, une augmentation du chômage et une impossibilité à réduire les dépenses publiques, on « savoure » ces propos à l’emporte-pièce quand on connait les résultats de la politique menée par l’UMP sous la présidence de Nicolas Sarkozy de 2005 à 2012

Explosion des déficits.

Certes, celui-ci n’est pas autant maitrisé que l’on aurait pu l’imaginer, il risque bien d’atteindre les 4,4%, après un 4,1% en 2013. Mais il ne faut pas oublier que l’héritage laissé par l’UMP c’est bien un déficit qui entre 2008 et 2009 est passé de 3,2% à 7,2 % et qu’en 2012 il était encore à 4,9%

Explosion du chômage.

Qui peut nier que la montée du chômage n’a pas été endiguée ? Mais sa poussée ne date pas d’aujourd’hui et le quinquennat de Nicolas Sarkozy a été marqué par une forte poussée du chômage. Certes de 2005 à 2007 le chômage baisse, mais très vite à partir d’avril 2008 il est à 1 996 000 demandeurs d’emploi et il se « hisse » à 2 893 000 en avril 2012. Soit une augmentation de 897 000 chômeurs. François Hollande contre toute attente et malgré ses promesses ne fait pas mieux, nous sommes en avril 2014 à 3 349 000 chômeurs. Difficile de parler « d’une explosion du chômage sous François Hollande ».

La réduction de la dépense publique.

Michel Sapin, Ministre du budget, a annoncé une économie de 21 milliards d’euros en 2015. L’état y prendra une large part avec une diminution de son budget de 7,7 milliards, 3,7 milliard pour les collectivités territoriales et près de 10 milliards pour la Sécurité sociale. Jamais un gouvernement ne s’était engagé aussi loin dans la réduction de la dépense publique.

Est-il possible d’aller plus loin ? Ce n’est sans doute pas à ceux (l’UMP) qui ont fait exploser la dette publique de venir donner des leçons ou pire de tenter de faire des promesses fallacieuses. Qui les croiront ?

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 16:22
Bingo : la dette publique de la France dépasse les 2 000 milliards d’euros.

Voilà pourquoi des efforts doivent être consentis pour retrouver de la liberté et de la respiration, et surtout de cesser de plomber les générations futures qui devront un jour ou l’autre payer les pots cassés. Enfin si des efforts doivent être consentis, toute la question est de savoir qui et comment. Il s’agit là d’orientations politiques claires et sans ambigüités et qui répartissent dans un esprit d’égalité et de solidarité les efforts. Nous n’y sommes pas encore.

Définition de la dette publique pour être simple.

Il s’agit du principal élément du passif du bilan des administrations publiques françaises. Définition de Wikipedia : « Elle regroupe les dettes qu'elles ont contractées auprès de prêteurs privés, français ou non, sous forme d’emprunts d'État (obligations du Trésor, BTAN…). Elle ne comprend pas les factures impayées et autres créances diverses, dont l'importance est bien moindre, mais qui sont aussi dans le passif comptable. »

Par administrations publiques, on entend : l’Etat, les collectivités territoriales et les organismes publics français (entreprises publiques, organismes de sécurité sociales etc ..)

Situation du jour

L’Insee vient d’annoncer aujourd’hui que cette dette a passé le cap des 2 000 milliards d’euros pour la première fois, à savoir exactement 2 023,7 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre 2014, soit 95,1% du PIB.

En 1995, elle était de 663,5 milliards d’euros (55,5% du PIB)

En 2007, elle passe à 1 211,6 milliards (64,2% du PIB)

Fin 2013, elle atteint 1 925,3 milliards d’euros (93,5% du PIB)

Il s’agit bien de l’évolution du chiffre de la dette publique ces dernières années, la progression est vertigineuse, affolante … et le coût de la dette croît de la même manière (les intérêts des emprunts).

Les années Sarkozy ont considérablement plombé les comptes de la nation, à son arrivée en 2005, la dette était de 1 147,6 milliard d’euros (66,8% du PIB), cinq années après au moment de son départ en 2012 la dette est de1 833,8 milliards d’euros (90,6% du PIB), soit un alourdissement de près de 700 milliards … pas mal pour un donneur de leçon !

François Hollande, pour l’instant en deux années d’exercice a accru la dette de 190 milliards, on peut estimer en projection qu’il a opéré un ralentissement de l’augmentation de la dette. Ce n’est évidemment pas assez.

Si nous ne figurons pas encore parmi les pays les plus endettés du monde occidental (la moyenne est pour les grandes économies avancées de 117,4% du PIB) nous nous en rapprochons dangereusement.

A quand des réformes et des économies courageuses avec des explications pédagogiques en appuis ? La politique des petits bras n’est plus possible …

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 14:55

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 14:24
Adresse aux libéraux français.

Voilà une étude publiée par l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) et rendue publique cette semaine qui devrait inciter nos libéraux à un peu plus de modération et surtout de réflexion. Cet organisme, que l’on peut difficilement taxer de gauchisme, exhorte à « une meilleure imposition des revenus du capital ».

L’OCDE fait le constat que ce sont toujours les 1% les plus riches de la planète qui s’accapare de plus en plus les revenus. Leur part du gâteau n’a pas cessé de croitre depuis trente ans. En étroite collaboration avec l’économiste français Thomas Piketty, voilà les conclusions auxquelles la très libérale OCDE est arrivée : « «les 1% de la population aux revenus les plus élevés ont capté une part disproportionnée de la progression globale des revenus».

La comparaison sur trente ans fait froid dans le dos :

  • Etats-Unis 19,3% de l’ensemble des revenus (avant impôts) contre 8,2% il ya trente ans
  • Grande-Bretagne 12,9% contre 6,7% en 1980
  • Allemagne 12,7% contre 10,7 % en 1981
  • Canada 12,2% contre 8,1% en 1981
  • Norvège, Suède et Finlande 4% contre 7%

La France est relativement épargnée par ce fléau puisqu’elle est passée de 7,6%, il y a trente ans, à 8,1% aujourd’hui.

L’explication principale en est la baisse du taux marginal moyen d’imposition sur le revenu dans les pays de l’OCDE, qui est passé de 66% en 1981 à seulement 43 % en 2013 ! De la même manière, le taux moyen de l’impôt sur les bénéfices a baissé de 47% à 25 %, quant aux impôts sur les dividendes il est descendu de 75% à 42 % !

On ne peut pas dire, en même temps, que cette redistribution de la richesse mondiale en direction des 1% les plus riche ait profité à l’ensemble de la planète. Laquelle, en trente ans, est allée de crise en crise. Non, ce n’est juste qu’une accumulation de richesses, inutiles, juste bonne par ses mouvements erratiques à troubler l’économie mondiale.

Quel sens peut-on donner à cette bascule qui consiste à accumuler de la richesse d’un côté et d’augmenter massivement la pauvreté ? Une richesse qui ne se réinjecte pas dans le marché …

C’est donc la fiscalité qui a permis que, si en aval, la part prélevée s’abaisse de plus en plus, ce sont donc les très hauts revenus qui se sont constitués des patrimoines importants, qui ont fait boule de neige.

Et … c’est la très libérale OCDE qui conclut : «Sans une action concertée des pouvoirs publics, l’écart entre riches et pauvres devrait continuer de se creuser au cours des prochaines années», d’où l’incroyable préconisation de son secrétaire général de réduire les niches fiscales et d’imposer plus les revenus du capital et des successions.

Pendant ce temps là, en France, nos libéraux hurlent contre le gouvernement socialiste qui augmente les impôts … Comprendra qui voudra…

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 09:25
Thomas Piketty, portrait de l’excellence.

Ecole normale supérieure, doctorat en économie, prix du meilleur jeune économiste de France en 2002, le prix Yriö Jahnsson , fondateur de l’école d’économie de Paris, directeur d’étude à l’EHESS, son dernier ouvrage Capital au XXIe siècle a été traduit aux Etats-Unis et y connaît un succès considérable.

Né le 7 mai 1971 à Clichy, il est déjà entouré par des parents militants à Lutte ouvrière. Elève d’excellence et précoce, il intègre l’Ecole normale supérieure à 18 ans, puis il soutient sa thèse de doctorat à 22 ans et il commence sa récolte de prix avec le prix de la meilleure thèse de l’année 1993. Il part pour les Etats-Unis pour enseigner au prestigieux Massachussetts Institute of Technology (MIT) de 1993 à 1995. De retour en France il intègre le CNRS, puis c’est à l’EHESS qu’il enseignera à partir de 2000.

Il publie son premier ouvrage de référence Les hauts revenus en France au XXe siècle. Inégalités et redistributions 1901-1998. En 2005, à la demande de Dominique de Villepin, il crée l’Ecole d’économie de Paris, dont il sera le premier directeur.

De gauche, et proche du Parti socialiste, il participe, comme conseiller économique, à la campagne de Ségolène Royal en 2007. Compagnon de la députée de Moselle Aurélie Filippetti, elle porte plainte contre lui en 2009 pour violence conjugale … c’est une vilaine tache qui s’étale ainsi sur un parcours jusqu’ici hors norme …Après des excuses exprimées auprès de l’intéressée, Aurélie Filippetti retire sa plainte.

Il reprend son ascension, en 2012 c’est le magazine anglo-saxon Foreign Policy qui le classe parmi les cent intellectuels les plus influents au monde.

Il reste très présent dans les débats publics par des éditoriaux dans le Monde et Libération.

Enfin le 17 avril 2012, on le retrouve naturellement avec d’autres économistes dans un texte de soutien à la candidature de François Hollande.

Il se fait le spécialiste des inégalités économiques, au point de se proclamer Chercheur en sciences sociales …

2013, c’est un ouvrage de 1000 pages qu’il publie : Le capital au XXIe siècle. Il y démontre, après une étude sur les inégalités du patrimoine, que désormais c’est bien à un retour en force des inégalités auxquelles on assiste, qu’il rapproche de la période des années 1900.

Il s’est fait le chantre d’une fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, thèse qu’il expose conjointement avec Emmanuel Saez et Camille Landais dans un livre Pour une révolution fiscale (Janvier 2011). Le gouvernement installé après l’élection de François Hollande renoncera à appliquer cette proposition.

En retrait vis à vis du Parti socialiste, dont il critique les orientations économiques, il connaît son heure de gloire outre atlantique. La parution de son dernier livre en anglais Capital in the Twenty-Firts Century (Harvard university press) fait évènement, il est commenté par les plus grands économistes américains James Kenneth Galbraith, Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Stephen Durlauf …

Hier ,Thomas Piketty a prononcé une conférence à la City University of new York qui a été commentée par les deux prix Nobels américains d’économie Paul Krugman et Jospeh Stiglitz. Il est rare de saluer la notoriété d’un intellectuel français aux Etats-Unis, on ne peut que s’en féliciter.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 15:42

argen-t2.jpgAlors que les milieux d’affaires font savoir haut et fort que seule une réduction du SMIC de 20 % est susceptible de relancer et sauver l’économie française, faisant ainsi peser sur les épaules des plus fragiles et des plus démunis le poids de la responsabilité collective, il n’est pas inutile de jeter un coup d’œil sur les résultats de nos banques, entre autre … .

La société Générale.

Le Conseil d’administration vient de décider d’attribuer un dividende de un euro par action pour l’année 2013. Cette banque a presque triplé son bénéfice net en 2013 avec 2,18 milliards d’euro. Le taux de distribution des bénéfices atteint 27 %, avec un objectif de pas moins 40 % en 2014. Résultat le cours de l’action a instantanément bondi de 6 %

Barclays.

Alors que la banque se porte moyennement bien, elle a tout de même réalisé en 2013 un plan de suppression, de 12 000 emplois, elle a augmenté l’enveloppe des bonus de 10 %, à savoir 2,9 milliards d’euros à distribuer aux traders et cadres de direction. Cette manne représente en moyenne 72 000 euros par personne.

BNP Paribas.

La 1ère banque française, affiche des bénéfices aussi conséquents, un bénéfice net de 1,8 milliards d’euros au 2ième trimestre de 2013.

Crédit agricole.

Très bon élève, il a sextuplé son bénéfice net, lui aussi au 2ième trimestre 2013, soit 696 millions d’euros. Le vent en poupe, les dépôts dans les caisses régionales sont à 577 milliards d’euros à fin juin2013.

La BPCE.

Elle affiche un bénéfique en hausse de 15 % sur la même période à concurrence de  772 millions d’euros.

Et c’est la même chose pour le Crédit Mutuel CIC, la Banque Postale, Boursorama etc….

Inutile de faire le tour des entreprises du CAC 40, c’est la même chanson, plutôt gaie à entendre pour les actionnaires. Il ne s’agit pas de faire le procès de la finance, dans un monde globalisé où le marxisme a fait faillite, force est de constater l’emprise de cette nécessité capitalistique de faire de l’argent avec l’argent.

Mais pourquoi renoncer à revendiquer un meilleur partage de la valeur ?

Si les économistes considèrent que le partage de la valeur ajoutée n’a guère bougée durant le siècle dernier, on constate que sur le court terme la part du travail a augmenté de 1959 (59%) à 1982 (68%), puis a diminué à partir des années 1980.

Citons le travail de Cécile Prigent (Divisons, croissance et politique macroéconomiques de l’Insee) : La valeur ajoutée représente la richesse engendrée au cours du processus de production par la mise en œuvre des facteurs de production, notamment le travail et le capital. Or, le partage de cette richesse entre salaires et rémunération du capital a fortement fluctué en France depuis la fin des années 60. Après avoir sensiblement augmenté à la suite des accords de Grenelle en 1968 et des chocs pétroliers de la décennie 70, la part des revenus du travail a reculé au cours des années 80. Elle a retrouvé, depuis le début des années 90, un niveau proche de celui du début de la décennie 60.

Dans ce contexte de restriction de la rémunération du travail au profit du capital, faut-il en plus réduire le smic de – 20% ? Quelle sera l’étape suivante, envoyer à nouveau les enfants de 10 ans travailler dans les mines ?

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:05

Retraites 1L’OCDE (Organisation de Coopération et de développement économique) vient de publier une mise en garde à l’attention de la France concernant l’emploi des séniors, particulièrement scandaleuse, sur le ton et surtout sur le fond. Cela ne grandit en rien l’institution, décidément très néo-libérale à tout crin.

 

Dans un rapport rendu public le 30 janvier 2014, «Vieillissement et politique de l’emploi : mieux travailler  avec l'âge », l’OCDE estime en substance qu'il faut  inciter davantage les seniors à travailler, alors que les chiffres du chômage en France sont au plus haut. Si l’emploi des jeunes connaît en France un très léger mieux, ce sont les séniors de plus de 50 ans qui sont de plus en plus nombreux au chômage.

La France est ainsi particulièrement mal placée : seuls 44,5 % des Français âgés de 55 à 64 ans ont un emploi en 2012, pourcentage à rapprocher des 48 % pour l’ensemble des séniors européens et 54 % pour la moyenne des pays de l’OCDE.

Le ton de ce rapport est incisif à l’encontre des salariés, comme s’ils étaient responsables de cet état de fait. L’OCDE oublie totalement la responsabilité des employeurs, en France, qu’ils soient publics ou privés. Ils pratiquent allégrement le dégraissage des séniors.

Surtout, il oublie que ces séniors, très nombreux sans-emploi (55,5 % de cette classe d’âge), n’ont quasiment aucun espoir de retrouver un emploi, vu que ce sont les employeurs eux-mêmes qui discriminent les séniors, et qu’ils vont se retrouver avec des retraites très amputées. Nous aurions aimé que l’OCDE réfléchisse de plus près à leur situation.

Non, l’organisme international a préféré mettre l’accent sur ce qu’elle appelle des préretraites déguisées. Il aurait été plus opportun de questionner les séniors concernés sur ce point, plutôt que de mettre l’accent sur : « Ce mode rupture particulièrement attractif pour les séniors les mieux rémunérés.»

L’OCDE insiste sur la durée et le montant de l’indemnisation et propose ainsi d’y mettre fin en la réduisant drastiquement. Et qu’en penseront les employeurs ? Que c’est parfait pour eux et qu’ils continueront pour autant allégrement à mettre hors d’emplois les séniors.

Toute fois, reconnaissons que l’organisme pointe les réticences des employeurs français à employer les séniors, la recommandation, du bout des lèvres est de sanctionner et de contrôler ces entreprises … A cette heure, aucun projet de loi du gouvernement n’envisage de telles mesures.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 16:56

A 42 ans, c’est une belle promotion dont bénéficie Stéphane Israël en succédant Israel-Stephane3.jpgà Jean-Yves Legal à la tête d’un des plus beaux fleurons industriels de la France, Arianespace. Cette nomination a été annoncée par l’actuel PDG de la société qui part de son côté présider l’agence spatial française. Stephane Israël va donc quitter le cabinet d’Arnaud Montebourg qu’il dirigeait jusqu’alors.

Né en 1971, ce jeune homme réalise un parcours sans faute et exceptionnel de « Premier de la classe ». Il a réussi les concours d’entrée dans les deux plus prestigieuses écoles de France, Normal SUP qui le mènera à l’agrégation d’histoire, puis l’ENA, il choisira à sa sortie la Cour des Comptes, comme magistrat affecté à la 2e Chambre. Il rejoindra en 1996 les équipes politiques de Laurent Fabius. En 2007, Louis Gallois, un fidèle de Laurent Fabius le prend dans son état major à EADS. 2012, sera l’année de la récompense de tous ses engagements, Arnaud Montebourg, ministre en charge du Redressement Industriel le choisit pour diriger son cabinet.

Dès ce matin, le conseil d’administration a nommé PDG, Stéphane Israël. La rapidité de la décision évoque le fameux « pantouflage » dont la haute administration nous a habitués. Mais son expérience, est déjà conséquente pour diriger cette société, spécialisée dans la mise sur orbite d’engins spatiaux. Il s’agit pour lui de diriger et d‘animer une équipe de « grosses têtes », d’ingénieurs essentiellement dont le travail consiste à assurer depuis l’astroport de Kourou (en Guyane) le bon fonctionnement des trois principaux lanceurs en service actuellement : Ariane-5, Soyouz (la fusée russe) et Vega. Pour le bon équilibre financier de l’ensemble industriel, ce sont 6 à 7 lancements minimums par an qu’il convient de réaliser et bien sûr de réussir.

Il faut des nerfs solides et surtout un incroyable entregent pour naviguer dans les différents réseaux de pouvoirs impliqués dans le fonctionnement d’Arianespace : La commission Européenne n’en est pas un des moindres, auquel s’ajoute ceux des industriels qui fabriquent les lanceurs et ceux bien sûrs qui en sont les clients.

Jean-Yves Le Gall, PDG sortant a salué cette nomination par un : «Je suis très heureux que le Conseil d’Administration de notre société ait accepté à l’unanimité ma proposition de nommer Stéphane Israël, Président Directeur Général d’Arianespace. L’expérience qu’il a acquise au cours de ses fonctions précédentes, le qualifie parfaitement pour relever les défis opérationnels, commerciaux et financiers que notre société a devant elle. Pour ma part, dans l’exercice de mes fonctions au Cnes, je m’emploierai sans relâche à faciliter son action».

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 13:10

Futur.jpgEt si la France innovait ? Et si les entreprises française, misant sur la Recherche et le développement (R&D) prenait pied dans les économies du futur en inventant de nouveaux objets ? Face à une France qui se défait, il y a peut être aussi une autre France qui se construit et prépare l’avenir.

 

En 2012 ce sont 266 usines qui ont fermées leurs portes, soit + 42% en un an. Elles font l’actualité, car elles sont à chaque fois porteuses de facteurs humains. Les emplois supprimés entrainent en cascades la suppression d’autres emplois etc… le stress et la peur envahissent nécessairement les esprits. Pourtant est-ce la fin ? Non, il faut donner la parole à tous ceux qui inventent les usines de demain. Les nouvelles technologies sont un terrain de jeu et d’innovation pour les entrepreneurs français aussi ! A l’ère du numérique et d’internet, les entrepreneurs français travaillent à conquérir de nouveaux marchés. Les objets intelligents sont leur ligne d’horizon.

 

C’est au Consumer Electronic Show (CES) 2013 qu’il faut aller voir… Cette grande messe mondiale de l’électronique grand public a honoré trois années de suite La société française Withings pour sa balance connectée et la société Netatmo pour sa station météo connectée à un Iphone. Ces sociétés exportent outre atlantique. Dans les magasins Apple sur les douze objets connectés les plus vendus, cinq sont français : le tensiomètre de Withings (3e), le Drone de Parrot (5e), le tensiomètre de Magnien (7e position), la balance de Withings (9e) et l’outil de surveillance vidéo des nourrissons du même Withings (12e).

 

Futur1.jpgD’un coté, les sociétés Thomson et Alcatel sont en pleine déroute, de l’autre côté émergent de nouvelles sociétés connectées à l’air du temps. L’industrie textile française en déroute elle aussi voit apparaitre de nouvelles perspectives. Smart Sensing redonne au tissu de la valeur ajoutée avec les fibres connectées. Elle le fait en partenariat avec Eolane pour les microprocesseurs, Payen pour le textile, Lafuma et Cyclelab pour la distribution. 1er mondiale, les joueurs de rugby du stade toulousain seront les cobayes très prochainement équipés de maillots qui livreront en temps réel le niveau d’hydratation, le positionnement sur le terrain, l’accélération des joueurs.

 

Ces entreprises innovent et jouent l’exportation en même temps. Le secteur de l’e-santé est tout aussi actif, avec Medical Box c’est un pacemaker prothèse cardiaque commandée de l’extérieur. Le secteur du photovoltaïque n’est pas à la traine, c’est dans les usines de Combrée dans les Pays-de-Loire que se fabriquent des modèles à haut rendement. Il existe une tablette numérique française (dédiés à la cuisine ) Oooq, sa fabrication a été rapatriée de Chine en France chez Eolane même.

 

La numérisation des données est un champ particulier d’investigation. La société Essilor, pour la fabrication de ses verres progressifs a mis au point des calculateurs gérant 1 200 paramètres. L’impression en 3D n’est pas en reste, la société Sculpteo, basée à Arreau dans les Hautes Pyrénées offre aux possesseurs de Smartphone la possibilité de créer et commander leur coque (prix de l’innovation du CES 2013)

 

Bien d’autres sont déjà en piste pour contribuer à la création du monde de demain. Les objets y sont intelligents et connectés et offrent des services nouveaux. L’électroménager n’est pas en reste, en laboratoire, la société Seb ne laisse pas le champ libre à LG, Samsung  ou Siemens, elle prépare avec « Open food System » la cuisine de demain.

 

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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