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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 14:15

Aujourd’hui partie intégrante de la chaine des restaurants « Flo », l’Excel comme nous disions, n’a plus tout à fait la même âme aujourd’hui. Certes, il est toujours là, après avoir été menacé de disparition à plusieurs occasions, certes il a bénéficié d’une rénovation très respectueuse (après tout de même quelques rappels à l’ordre), mais le souvenir de nos 20 ans n’y trouve plus son compte.

Je vois encore la table où François Lalvée, Francis Pêcheur, Philippe Lebourg, Éric Alexandre, Pierre Éliane[1] et moi même, nous nous asseyions les après-midi pour y réinventer le monde, la poésie et la bière… quand on rentre, on passe le banc du Mareyeur, pour tourner à gauche vers la grande salle, c’est encore juste à gauche, la première table… mais aujourd’hui, tout est propre, bien rangé, si rutilant… Disparu les atmosphères enfumées, le va-et-vient incessant des serveurs et le bruit continu de voix enflammées qui n’hésitaient jamais à parler haut à chaque fois que cela était nécessaire pour une cause, un principe, un homme, une femme… Disparus mes propres amis, morts pour certain, perdus pour d’autres.

Cela fait déjà plus de cent ans que l’Excelsior bat au cœur de Nancy un rythme bien singulier… jadis lieu de bohème, aujourd’hui lieu de rendez-vous d’une bourgeoisie bien rangée, quoi qu’intellectuelle, un peu, juste un tout petit peu, mais les étudiants ont presque tous disparu… de ce mausolée un peu figé qu’est devenu l’Excelsior

Un peu d’histoire.

C’est en 1911 que l’Excelsior vit le jour, un jour de carnaval qui du coup lui assigna définitivement une place de roi dans la capitale de Stanislas Leszczynski. Sa façade illustre parfaitement ce que l’école de Nancy avait voulu accomplir en célébrant l’alliance de l’art et de l’industrie, elle est l’œuvre des architectes Lucien Weissemburger[1] et Alexandre Mienville[2].

C’est, bien entendu, un brasseur, Louis Moreau qui eut l’idée de créer ce lieu de prestige consacré à la bière, mais qui se devait de refléter la folle énergie de ces années 1910 où commençait déjà à prospérer l’idée même de « l’École de Nancy ». Elle fût la vitrine même de ses plus brillants artistes : Jacques Grüber[3], verrier de génie réalisa les somptueuses baies sous forme de dix verrières, enchâssées dans des cadres de cuivre, ceints de somptueux cabochons de pâtes de verre, avec des motifs de fougères, de pins et de feuilles Ginkgo biloba.

Le mosaïste Pèlerin réalisera au sol, une extraordinaire mosaïque composée d’amples palmes stylisées.

L’éclairage se fait à partir de 300 becs lumineux aux tons jaune orangé en pâte de verre conçus et réalisés par Antonin Daum[4] lui même. Les lustres de Louis Majorelle[5], complété par des appliques de cuivre ciselé signées Daum, créent une ambiance lumineuse particulière aux tons ivoirins.

L’ensemble du mobilier de la brasserie est l’œuvre de Louis Majorelle, réalisé en acajou massif en provenance de Cuba, complété par des lambris en bois de tamarinier, des portemanteaux et des glaces biseautées complètent la décoration.

Au plafond serpentent à même les voussures, de grandes fougères et des sculptures qui sont l’œuvre des sculpteurs Galetier, Burtins et Léopold Wolf.

Dans les années qui suivent, la descente d’escalier qui mène aux salons privés, fût confiée à l’imagination d’un autre enfant prodige de la ville le ferronnier d’art Jean Prouvé[6] (Réalisation en 1928 et 1929). Le travail s’est inspiré du chef-d’œuvre de Pierre Missey, collaborateur de Prouvé, pour le paquebot le Koutoubia , tout en acier inoxydable poli.

 

Péril dans la demeure.

C’est dans les années 1970 que ce véritable musée vivant de l’École de Nancy faillit disparaître, alors qu’il avait survécu au bombardement de la Seconde Guerre mondiale. La municipalité d’alors, alliée avec un groupe de promoteurs immobiliers peu scrupuleux, avait imaginé de recréer de toute pièce le quartier de la gare en rasant tout, y compris l’Excelsior. Malheureusement, ils arrivèrent à leurs fins partiellement en détruisant la brasserie Thiers et en faisant édifier l’épouvantable tour Thiers de 80 mètres de haut et qui défigurent pour toujours la sortie de la gare de Nancy.

C’est à Françoise Hervé, une ardente militante du patrimoine (aujourd’hui adjointe au maire de Nancy, en charge du patrimoine) avec une poignée de Nancéien que nous devons d’avoir évité le pire, à savoir la destruction totale de l’ensemble de la brasserie Excelsior. C’est avec l’appui puissant du commissaire-priseur Maurice Rheims[1], grand spécialiste de l’Art nouveau qu’elle put faire reculer la municipalité et obtenir dans la foulée le classement aux monuments historiques de tout le bâtiment, le 22 juin 1976. C’est aussi dans les années 1990, que pour des raisons financières que l’établissement connu une période de trouble. Le rachat par le groupe FLO et la restauration de la salle de restaurant redonnèrent une nouvelle vie à cette brasserie exceptionnelle.

 

Un trésor à encore découvrir.

C’est à Jacqueline BURTIN, qui a été directrice de l’école maternelle Emile Gebhart, que l’on doit une incroyable révélation.

L’Excelsior qui est déjà en soi un musée recélerait un inestimable trésor, une peinture d’Emile Friant[1]. Jacqueline, enfants, venait avec ses parents à l’Excelsior et elle se souvient très bien d’une grande peinture centrale, aujourd’hui recouverte d’un immense miroir, qui représentait des dames et de messieurs bien habillés dans un décor champêtre. Elle a même demandé à Jack Lang s’il ne pouvait pas intervenir auprès des propriétaires pour la faire découvrir. Un autre nancéien a témoigné de l’existence de cette peinture en apportant un peu plus de précisions : « Selon mes souvenirs, cette peinture représentait à droite un vieillard barbu devant une chope de bière et à gauche des jeunes filles couronnées, dépoitraillées au centre et en bas des bâtiments industriels aux cheminées fumantes, le tout sur fond de feuilles de houblon avec leurs cosses et d’épis de céréales, de l’orge sans doute ».

On s’interroge sur le fait qu’il n’y ait eu pas plus de pression et d’insistance pour que ce miroir soit déposé afin d’accéder à cette œuvre d’Emile Friant.

 

L’Excelsior, lieu de rencontre des artistes et des intellectuels.

Ils sont nombreux à avoir fréquenté le lieu. Et quoique l’on puisse en penser et la mauvaise réputation que certains ont pu lui donner, Nancy a toujours eu un rayonnement artistique et culturel intense. L’école de Nancy qui a influencé toute une génération de créateur et a illustré brillamment les Arts déco, le festival mondial du théâtre qui a révélé une multitude d’artistes de Pina Bausch à Bob Wilson, entre autres et enfin Jazz Nancy Pulsation qui existe toujours.

C’est ce décor exceptionnel qui vit se succéder toutes les générations d’artistes et d’intellectuels nancéiens, en premier l’ensemble des artisans de l’école de Nancy avait plaisir à s’y retrouver, plus tard les initiateurs du festival mondial du théâtre (créé par Jack Lang) et aussi ceux du non moins célèbre Festival de jazz Nancy Pulsation créé en 1973 : Gilles Mutel, Pierre Pajon, Tito, Patou Kader qui en assure encore la direction artistique.

Mais on pense aussi à Tom Novembre et CharlElie Couture[1], les deux frères qui ont grandi ici.

Philippe Claudel[2] suivit ses études à la faculté des Lettres de Nancy et soutint sa thèse consacrée à André Hardellet[3] sous la direction de Gilles Ernst, qui fut aussi mon professeur et y passa quelques années de sa vie.

Ségolène Royal fit à Nancy une partie de ses études au centre universitaire d’études politiques (qui préparait à l’entrée de l’institut des Sciences politiques de Paris) n’a pu que fréquenter l’Excelsior.

Bref, ils sont trop nombreux pour tous les citer.

Pour en savoir plus, lisez l’excellent livre de Michel Caffier « L’Excelsior, un siècle d’art de vivre à Nancy » Éd. Place Stanislas, 117 p., 29 euros.

 

 

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 16:02

Agid-Olivier.jpg

 

Olivier Agid est né en 1951 à Puteaux, il vit et travaille à Paris. Artiste, études en architecte, en esthétique à Paris VIII, il combine pratique et théorie. Il a entrepris un travail d’écriture artistique en image entremêlant les techniques et les matériaux avec l’ambition de dire, à travers la Cité, le monde et le vivant.

(Il est le fils de René et Sylvia Agid, proches de l’écrivain Romain Gary. Il est le frère aussi d’Yves Agid, spécialiste mondial de la maladie d’Alzheimer.

  

En 1998, sa thèse à Paris VIII s’intitulait : « Acte image, arts éthiques » sous la agid-Olivie3r4-copie-1.jpgdirection d’Edmond Couchot. Il se définit comme peintre, plasticien et architecte ; Il enseigne à l’école d’architecture de Clermont Ferrand, à l’école des Beaux Arts du Havre.De l’art, il dit : « c’est une activité permettant d'expérimenter et modifier le champ social et politique  ». A partir de là il développe un travail sur fond d’images aux fins de représenter toutes les facettes des mutations de la société.

   

 

 

 

Olivier Agid parle aussi de lui comme d’un iconographe, son imagination fait alors appel à la peinture et au dessin, mais la photographie occupe une place importante, ainsi que la vidéo et l’infographie. Il pense et intériorise son travail, aux risques de se couper des réseaux d’art. Plasticien, sans aucun doute, mais aussi penseur de la société, de ce qu’elle accouche et par quels détours et mécanismes elle produit du sociétal. C’est l’Evénement qu’il traque et use parfois de mots, mais peu de mots, et beaucoup d’images, allant jusqu’à faire le lien du dessin à l’image numérique qui le fascine.

La cité est au cœur de son propos, ses dimensions et son organisation l’obsède. De ce parcours mental il donnera vie à une œuvre d’art monumental « L’Oiseau Pylône » qu’il réalisera en 1986 pour la ville d’Orly (Avenue marcel Cachin) à partir de pylônes métalliques réservés aux installations EDF à hautes Tension.

Puis se sera l’aventure du creux de l’Enfer en 1987 à Thiers, ancienne friche industrielle qui lui tiendra l’esprit pendant de nombreuses années. Celui-ci deviendra un centre d’art Contemporain qu’inaugurera Oliver Agid avec d’autres : Marc Couturier, George Trakas, Michel Gérard etc… Depuis il a installé la réputation de la ville de Thiers dans le monde entier.

 

Il sera le créateur de l’atelier Cité-image (WWW.cite-image.archi.fr ), une cellule de recherche qu’il a mis au point, avec l’appui du Bureau de la recherche architecturale et de la Délégation aux arts plastiques. Olivier Agid lui assigne comme objectif « la mise en place d’une analyse expérimentale sur le rapport entre la création de la Cité et les possibilités actuelles de conception en images. ». Ce site vit régulièrement des contributions qui lui sont apportés et s’est développé dans d’autres cadres, par exemple :

WWW.plateau-web.com et   WWW.matricedentraygues.com

Agid pense son travail dans le temps…il fuit les urgences. L’atelier-agence de Paris qAgid-Olivie6r.jpgu’il a fondé est en connexion avec plusieurs autres lieux comme le Massif central, Le Havre, Thiers (Lieu qui lui tient particulièrement à cœur) en France, mais aussi New York, le Pérou, la Nouvelle Calédonie…, la Tunisie en ce moment. Il mène à bien de nombreux projets complexes, dont celui CO : ici-là-bas (1991-1995) en Nouvelle-Calédonie, projet axé sur la cohabitation et la juxtaposition entre les civilisations d’Europe et d’Océanie. Au Pérou il est allé chercher l’identité urbaine de Lima …, orchestrant le travail d’une trentaine de personnes. Cela a donné Translimamix (1998-2000) dans un premier temps, et Radio Imagen, associant cette fois aux images urbaines, des projets sculpturaux, des mises en lumières, dont celle d’un parc et un concert-image dans un stade. L’idée de la démesure et de la complexité loin de lui faire peur, l’attirent et le fascinent.

De Translimamix il fait une profusion de peintures, dessins, films, livres, édition de CD et d’un CD-Rom.

 

Toujours en recherche de choc de civilisations, il réalisera NC/NY, un diaporama de 400 images confrontant son séjour en Nouvelle-Calédonie et à New York. Il y explore les frontières de chacune de ces facettes du monde…pour y identifier les sens possibles. Atlantique et Pacifique face à face et en même temps identitaires pour quelque chose qui se déroule, des moments qui ont lieu et qui finissent par faire sens et places.

Agid-2002Eclat-LaSucriere-Lyon.jpgIl sera de la Fête des Lumières à Lyon en 2002 avec Eclat, mise en son et en lumière de La Sucrière, bâtiment industriel de 10 000 m2.

En 2003 il sera l’un des six invités des Nuits Blanches à Paris, aux Halles. Il y signera un parcours sonore souterrain et aérien. Celui-ci s’étirera de la place Carrée du Forum des Halle à la porte Saint-Eustache et à la porte du Pont Neuf.

Olivier Agid travaille à bout de bras avec l’ensemble des tenants du monde : institutions de toutes sortes, entreprises qu’il privilégie, associations, industries. Je me souviens de ma visite à son atelier au Parc de la Villette, de la profusion de ses œuvres, de leurs diversités et de leur éclectisme… Sa parole allait de l’art à la ville en passant par l’entreprise, toujours mue par un souci permanent d’interrogations du monde et des hommes qui composent la société. Un esprit en appel, tel un alpiniste escaladant en rappel une paroi vertigineuse. L’idée du vertige est partie prenante de son œuvre, parfois difficile à suivre, tant les risques pris sont énormes. Le processus de l’œuvre est toujours en marche, et sonne le tambour, rythmant pas à pas chaque jour qui passe.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 18:08

Antoine-de-Bary-5703-4.jpgC’est dans l’Ariège, le 11 septembre 1936, aux Bordes-sur-Arie que né Antoine de Bary. Son enfance est celle du voyage, il passe deux années à Madagascar à Tananarive où la vocation d’artiste, de peintre le saisit. Il a 13 ans. Et depuis il court le monde et invente chaque jour l’art.

C’est au cours de ses études secondaires, dans une pension où il a finit par se poser qu’un professeur de dessin le forme et lui donne définitivement le goût des arts plastiques. Il fait en même temps du sport de compétition dont il gardera la passion pour l’exploit, l’aventure et le danger qui caractériserons sa carrière de plasticien.

C’est à 20 ans, en 1956 qu’il entre à l’Ecole nationale des Arts décoratifs à Paris. Puis il rejoint l’atelier de Gromaire, qui a 40 ans est au sommet de son art, un art unique, ami de Rouault et Dufy, il se tient à l’écart de tous les courants. Il explore pour son compte personnel. Antoine de Bary, malgré le peu de temps qu’il passa en sa compagnie a su garder le même esprit. Il se méfie des écoles et des chapelles.

La guerre d’Algérie, malheureusement le rattrape et il part faire son service militaire jusqu’en 1962. Avant de partir, il fait une grand rencontre qui va changer sa vie Marie-Odile, qu’il épouse an 1957. Aujourd’hui disparue, elle sera sa muse et son axe central, muséologue, elle investit de son côté l’art de la présentation et de l’exposition, tout en s’attachant à l’histoire et à la mémoire. Consultante, elle intervient sur de nombreux musées ; elle est l’auteur de deux ouvrages qui font référence : L’interprétation. Guide technique à l’usage du concept d’interprétation, éditions Atout France, 1999 et Manuel de muséographie. Petit guide à l’usage des responsables de musées, éditions Séguier, 1998. Ils auront, ensemble deux filles Pauline et Isabel.

Puis c’est une autre rencontre qui va le faire encore avancer, celle de Jean-Luc Perrot qui va lui enseigner le travail du verre émaillé aux usines Boussois. Son travail et sa réflexion sont en mouvement, à 31 ans il réalise sa première exposition à Anvers à la galerie Kontackt. 1966, c’est un départ en compagnie de Philip Martin  avec qui il expose dans plusieurs galeries françaises et étrangères.

1973, c’est l’année de son installation à Chaudenay en Bourgogne avec toute sa famille, mais à deux pas du TVG pour pouvoir circuler, voyager et vaquer à ses affaires. Il y découvre l’espace pour son travail. C’est aussi la rencontre avec Le Creusot à deux pas où il débute un nouvel apprentissage, celui de sculpteur/assembleur. Travaillant avec Marie-Odile sur des projets de musées, j’ai fait le voyage jusqu’à Chaudenay le temps d’un wek end. J’ai rencontré Antoine et je suis reparti avec un cadeau pour ma fille qu’il avait croisé à Paris, un tableau-collage en hommage à Arthur Rimbaud qu’elle garde toujours précieusement.

Il réalise, en 1976, le Film du cinéma qui sera aussi le point de départ de son projet des Mâts pour des Oasis, qu’il présente au centre Pompidou sous forme de 54 panneaux.

antoine-de-bary-mats-totme.jpgToujours en prise avec les questions de société qui le taraude, il commence son travail sur les travailleurs immigrés, particulièrement sur les marocains arrivés en 1939 et leurs fiches d’identité. C’est suite à la découverte fortuite dans un atelier abandonnés du Creusot qu’il tombe sur un millier de ces fiches, l’émotion est profonde, elle laisse des traces, sa vie a changé.

Il renonce aux expositions dans des galeries, il veut autre chose, plus d’espace et plus de sens à la fois ; le multimédia est une réponse, en partie, à ses questions. Ce sont les faits de sociétés qui centralisent son attention et son interprétation. L’idée des anonymes abandonnés et oubliés, le poursuit, il y travaille.

Il organise une première exposition itinérante sur l’immigration qui s’intitule La Rupture (photomontages, assemblages, collages, etc…).  Ensuite il s’attaque au thème et au paradoxe du risque et de la sécurité, ce terrain là donnera l’exposition Diable Blanc avec le soleil du dernier terrain. C’est aussi la découverte du funambule Michel Brachet, surnommé justement le Diable blanc.

Il voyagera au Mali en 1988, où il rencontrera Alpha Oumar Konaré, président de la république malienne de 1992 à 2002. Il exposera au Mali (1990) et développera ses mâts-totems (sculpture faite d’un tronc d’arbre dans lequel il incruste une boîte en ébène contenant une feuille d’or décorée d’une porcelaine), dont la symbolique porte l’idée du rassemblement. Du Mali au Québec (1993), à l’Espagne (Aragon 1995) il multipliera ses projets de Mâts. Désormais c’est à l’espace qu’il en veut, il l’investit et projette ses Mâts-Totem en France (Morvan 1999) désormais, mais aussi en Allemagne (Brême 1996) et en Pologne.

Toujours plus loin, toujours plus fort et c’est l’aventure du Musée hors les murs en 2001, créer des œuvres dans les lieux publics, aller en direction de ceux qui n’ont pas l’occasion de voir des œuvres d’art, entamer le dialogue avec eux, l’art en mouvement et en discussion. Ce sera l’occasion pour lui de céder 265 pièces à une quarantaine d’établissements publics en Bourgogne.

antoine-de-bary-14-millions.jpg2003, il entreprend le projet Quatorze millions d’hommes et de femmes se déplacent chaque jour dans le monde…à l’écomusée de la Bresse Bourguignonne.

Maintenant il travaille à Terres et trésors en hommage à l’Afrique, 21 quadriptyques destinés à voyager.

Antoine de Bary vit aujourd’hui à Montreuil, en Seine Saint-Denis en France. Il envisage toujours le monde comme un projet à l’action…

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 16:58

Pierre-Die-Mallet.jpgIl faut avoir atteint un certain âge, pour se souvenir à Nancy, place Stanislas de l’étrange silhouette héraldique d’un peintre et son chevalet, tout droit sorti du « passé », avec sa blouse blanche et un immense nœud en soie noire autour du cou Il s’agit de Pierre Dié Mallet, auquel je veux rendre hommage, l’histoire n’ayant fait que peu d’effort pour signaler son existence à nos contemporains. Il laisse pourtant derrière lui une œuvre religieuse importante. Son caractère difficile et son excentricité ne sont pas pour rien à l’absence de traces significatives sur son travail.

Il est né le 31 décembre 1895 à Rambervilliers dans les Vosges et décédé à l’âge de 81 ans le 5 décembre 1976 à Nancy (54). Profondément pieux, il ajoutera le jour de sa confirmation à son prénom Pierre, celui de Dié, par respect et dévotion à Saint Déodat, patron épiscopale de Saint Dié, dans les Vosges. Il épousera Jeanne qui restera à ses côté toute sa vie et organisera tant bien que mal sa vie matérielle.

Il sera l’élève de Victor Prouvé de l’Ecole de Nancy, qu’il ne rejoindra pas et aussi celui d’Emile Friant qui inspirera son travail. Son œuvre sera entièrement consacré à sa foi. Elle sera religieuse, hagiographique et héraldique. Sa peinture se veut figurative à l’extrême, avec un souci méticuleux des détails, jusqu’à donner l’impression d’un foisonnement vertigineux à la source même de sa création. Dévot, il l’était et il laisse sa trace dans un nombre impressionnant d’églises en Lorraine.

C’était aussi un érudit qui consacra sa vie à l’étude de l’histoire religieuse en Lorraine et a entretenu une importante correspondance à ce sujet. Dié Mallet aimait peindre, sculpter, mais aussi écrire. Ses lettres, d’une écriture littéralement sculptée, était portées par un style plein d’emphase et de figures rhétoriques. J’ai conservé une correspondance que j’ai entretenu avec lui adolescent et en internat. Je l’ai connu, par intérêt pour la peinture et pour le personnage. Mes parents lui ont commandé un portrait de moi à l’huile. Il en fit quelques dessins pour lui-même et un fusain, avant la peinture à l’huile elle même.

 

Pierre-Die-Mallet--l-homme-a-la-pipe.jpgPortraitiste, ce qui lui permettait de vivre, il utilisait son travail pour le reporter sur des commandes religieuses. Mon visage d’adolescent a le privilège d’orner nombre d’églises en Lorraine… De la même manière que l’on retrouve le visage de sa femme Jeanne dans la représentation de Jeanne d’Arc qu’il fit pour la Basilique de Domrémy.

On peut le qualifier de peintre, statuaire, enlumineur et héraldiste. Son érudition exceptionnelle lui fait réaliser des tableaux d’une minutie exceptionnelle et foisonnants de détails. En témoigne la grande mosaïque qu’il a réalisée pour l’abside de la basilique Sainte Jeanne d’Arc au Bois Chenu de Domrémy.

Il consacrera sa vie, d’une part à peindre pour lui-même, il laisse une collection impressionnante de toiles sur la ville de Nancy et à peindre sur commande, mais aussi par dévotion naturelle, une quantité impressionnante de fresques, de vitraux et de peintures dans les églises et communautés religieuses de Lorraine.

L’œuvre est vaste et significative de son goût pour l’histoire, le patrimoine, la religion et les gens auxquels il s’intéressait. Il a beaucoup travaillé avec Jean-Marie Cuny, animateur, entre autre de la célèbre Revue Lorraine populaire et surtout passionné d’histoire et de gastronomie lorraine. Il a, ainsi, réalisé la couverture de son fameux livre de recettes de cuisines régionale : La cuisine Lorraine. L’écrivain régionaliste disait de lui : « C'est le dernier artiste qui ait fait des représentations historiques, la plupart du temps religieuses ». On lui doit la présence de nombreuse statues en Lorraine dont : Celles de Notre Dame de Sion, les divinités gréco-romaines de l’hémicycle de la place de la Carrière à Nancy, la statue du duc Antoine au dessus de la porterie du Musée Lorrain.

Sa technique était riche, il savait utiliser tous les arts : peinture à l’huile, aquarelle, lavis, pastel, il utilisait même une technique particulière, celle de la chrisographie, une gravure à la pointe sèche d’une feuille d‘or fin adhérente à une lame de verre. Cette technique remonte à la plus haute antiquité sur verre, sur peinture, sur tissu et surtout sur papier.

Pierre-Die-mallet-Bateaux-de-peche.jpgLe musée de Saint Dié a réuni une importante collection de dessin de Pierre Dié Mallet , 1500 esquisses qui permettent de mieux pénétrer l’art du maitre.  Celui-ci dessinait ses personnages nus, avant de mettre en place le drapé des vêtements.

Enfin l’héraldisme sera sa passion et sa spécialité, ses créations de blasons sont aussi très présents dans toute la Lorraine : Gérardmer, Vandoeuvre, Champigneulles, Laneuville, Rambervilliers (sa ville natale).Son blason des ducs de Lorraine est à l’Hôtel de la Reine à Nancy.

Il sera ami de Jean Lurçat, originaire comme lui des Vosges avec qui il partagera ce goût prononcé du foisonnement. Mireille Canet, historienne d’art dit de lui : «C'était un excellent illustrateur mais avec un côté chromo ».

La ville de Rambervilliers a rendu hommage à sa mémoire en donnant son nom au centre, rue Georges Folmard qui abrite diverses associations culturelles, sportives et caritatives ainsi que l'Espace Emploi Formation

Je retiens de lui sa passion pour la Lorraine, son art subtil de la mise en scène et de la provocation. Car tout religieux qu’il était, il se permettait aussi l’outrage, parfois le scandale à la manière des surréalistes. En cela il était profondément de son temps.

auto portrait de Pierre Dié Mallet

auto portrait de Pierre Dié Mallet

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 10:55

bigo.veronique4.jpgVéronique Bigo est une des artistes les plus inspirées de sa génération qui en a vu passer de toutes les couleurs. A 66 ans elle s’est construit une belle carrière, une œuvre narrative puissante qui nous raconte l’histoire du temps et des objets qui y passent. Le temps, les objets, deux signes distinctifs de notre société contemporaine. Artiste engagée, elle prend le parti pris de « dire » à travers la modernité ce que le futur porte en lui. A ce titre, elle s’inscrit pleinement dans la deuxième génération de la nouvelle figuration.

Artiste peintre, elle est née en 1946 à Lille. Son engagement vis-à-vis de l’art prend forme très tôt. Elle fait ses études à l’Ecole des Beaux Arts de Lille. Diplômée, elle emporte en 1970 une Bourse qui lui permet de s’installer à Rome. Elle y vivra 16 ans, jusqu’en 1986 où elle s’installera à Paris.

C’est lors de ce long séjour à Rome qu’elle formalisera les bases de sa peinture, qui tout en progressant, seront les constantes de son œuvre. Une toile de lin brut sera le lieu de son inspiration atypique. L‘essentiel est noir, avec des moments de rose, vert ou jaune…l’inspiration puise à la fois sur la ligne des objets et sur leur rapport au temps. L’expression est nettement figurative, tout en liant la figure à son rapport à l’espace, et sa vie… vieillir est « le tempo » majeur de cette artiste.

Aujourd’hui l’artiste s’est installée à Marseille où elle vit et travaille.

 

Bigo.veronique2.jpgElle poursuit l’œuvre engagée, à la fois autour de la thématique des objets auxquels elle donne une autre vie, c’est un gobelet sur grande toile, soumis au jeu cruel de la lumière et des ombres, un sac à main qui vire au passé agrémenté de vert, de rose et de bleu, passé au radar de contrôle d’un aéroport… une vie, un mouvement. Mais Véronique Bigo reste présente sur le front de l’architecture. Elle participe à divers projets d’aménagement urbains : bureaux, usines, aéroports et même appartements. Elle conçoit et réalise du mobilier et des objets.

Véronique Bigo est passée à l’enseignement, après des passages aux écoles d’architecture de Saint Etienne et de Toulouse, elle enseigne aujourd’hui à l’Ecole d’Architecture de Paris La Villette en Arts plastiques et visuels.  

Sa carrière démarre en 1974 avec sa participation au 25ième salon de la jeune Peinture. Elle se poursuit avec de nombreuses expositions personnelles et collectives. En 1986, à l’Institut français de Florence et de Rome. En 1997 au MAMAC, musée d’art contemporain de Nice et en 1998 au center Culturel de la ville d’Athènes avec Parcours, « 20 lieux – 20 métaphores (hier et aujourd’hui) ». En 2011 avec sa rétrospective à la Villa Tamaris Center d’art (La Seyne/mer) …

 

bigo.veronique3.jpgElle joint son aventure personnel à d’autres : ce sera en 1977 « Mythologies quotidiennes 2 » au musée d’Art Moderne de Paris, en 1982 « Mes Pierres mystérieuses », Musée des Beaux Arts de Lille, en 1985 « Tracé de Mémoire » FRAC de Champagne Ardennes, en 1994/1995 « La femme, 40 ans de séduction », exposition itinérante et en 2010 c’est sa  participation à l’Exposition Universelle de Shanghai, au pavillon de la France.

Ses œuvres seront achetées par de nombreuses institutions et musées : le Centre national Georges Pompidou (1982), le Musée de la Poste (1990), l’Assemblée nationale (1991), la Ville d’Aix en Provence (1993), mais aussi la Banque Paribas, Schlumberger, le groupe Bonduelle, la Banque Crédit Agricole, le Carlton…

Par son intense activité artistique et un imaginaire en perpétuel mouvement qu’elle a su insuffler à son travail, elle rejoint les plus grands : Gérard Fromanger, Valerio, Adami, Henri Cueco, Erro…

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:27

 

timbres1.jpgEn Philatélie il ya deux point de vue pour envisager la collection de timbres : neufs ou oblitérés ? Le timbre neuf est attendu par le collectionneur dans un état parfait avec une gomme intacte. Ils ont généralement la cote la plus élevée. C’est pourquoi la collection de timbres oblitérés est plus facile, car ceux ci coûtent moins chers. Enfin «l’oblitéré» ouvre le champ à toute une recherche sur le voyage de la lettre ou de la carte, et les oblitérations sont-elles mêmes objet de curiosité.

 

A quoi sert une oblitération ?

 

Celle-ci, tout en annulant la valeur du timbre indique le lieu et la date de départ du courrier. Ce fut sa fonction première (1840) par la suite, le tampon est devenu une source d’inspiration, de propagande et de commémoration. Chaque oblitération a une valeur d’indication et d’information, elle devient objet même de la collection. Le centrage de l’oblitération sur le timbre est important car il permet la lisibilité maximum de l’information si le timbre n’est plus solidaire de son pli.

 

Les différentes formes d’oblitération.

 

Au cours de l’histoire, les oblitérations ont changé de couleurs et de formes. A l’origine la couleur rouge fut brièvement expérimentée sur le 1 penny noir, puis abandonnée pour le noir qui s’est révélé plus efficace et adapté à toutes les couleurs et nuances des timbres. La couleur bleue a servi un temps dans les colonies françaises. Le Violet a été utilisé en Crète, comme le rouge et le vert pour des commémorations en France ou par la poste Tchécoslovaque.

La forme circulaire de l’oblitération s’est très largement imposée. Il faut cependant relevé que des oblitérations manuscrites ont été opérées dans des circonstances exceptionnelles, comme en 1871 pour certains bureaux alsaciens dans l’attente d’instruction. En période de guerre à chaque fois que celle-ci désorganisait le fonctionnement postal, les employés usèrent provisoirement d’oblitérations manuscrites. La rareté de ces occasions ont fait toute la valeur de collection de ces oblitérations si particulières, si elles ont été conservée sur leur lettre.

Mais toutes les formes ont été utilisées : Croix de malte pour les premiers timbres, barres parallèles en formes ovales, grille losangique ou en étoile, numéros en petits puis grands chiffres, rectangle en petits points… Bien sûr la date faisant foi du départ en même temps que du lieu ont fait très tôt leur apparition. L’évolution des techniques et des machines à timbrer (1900) menèrent à l’apparition de « la flamme postale», à savoir généralement une publicité touristique, de marque ou de propagande.

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 15:12

imagesCAE2V4MW.jpgLa photographie est un art difficile et il vaut mieux s’adresser à des professionnels et  consulter leur site, par exemple, pour se faire une idée sur leurs photos et les tarifs qu’ils pratiquent. La présentation même de leur site vous donnera une idée sur leur style et l’esprit dans lequel ils travaillent.

 

Les coups de cœur.

 

Patrick Galibert, il bénéficie de nombreuses références professionnelles (Cointreau, Carrefour, Conseil Général de Haute Garonne etc.) et couvre un large spectre d’activité : photojournalisme, portrait, entreprises, culinaire….Son adresse est 19 rue Jean Millet à Toulouse – 31200. Téléphones : 06 09 79 91 36 et 05 61 57 00 55. Son site vous renseignera au plus près de votre recherche : http://www.photo-galibert.com  

 

Hélène Hébrard, outre son travail de photographe, donne des cours aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers. Son activité est très large : Album mariage, reportage photo, corporate ….Elle est à Toulouse et peut être jointe au 06 28 20 93 31 ou 05 61 35 71 44. Son site présente son travail http://www.helene-hebrard.com

 

Mathieu Hoffmann, jeune photographe est installée dans la banlieue de Toulouse à Saint Orens. Après des études d’ingénieur il travaille quelques années dans l’aérospatial. Mais sa passion pour la photo l’emporte, il suit une formation professionnelle et il change de cap en 2010 pour ouvrir son propre studio. Quand il parle de son travail c’est toujours à travers les sentiments, quand il aborde le portrait c’est d’une manière ludique qu’il aborde la séance, en s’attachant au modèle et à son histoire. On le joint par téléphone ou par mail : 06 88 61 02 43 et info@mathieu-hoffmann.com  et son site précise son travail et ses intentions : http://www.mathieu-hoffmann.com

 

Encore deux adresses.

 

Florence AT travaille sur tous les sujets, elle s’exprime beaucoup à travers la lumière et parle de son travail par la poésie. Ses références sont multiples : Airbus, EDF, regards du sport… Elle réside au 25, Charles Audibert à Toulouse – 31200. Téléphone : 06 62 09 82 29. Son site est accessible : http://www.florenceat.fr

 

Studio Lily Photographie, propose ses services pour tout projet. Elle réside 4, impasse Mader à Toulouse – 31 300. Téléphones : 05 61 72 41 23 et 06 50 59 11 27. Elle anime aussi un blog, son site est : http://www.studiolily.fr

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 14:18

Cela fait déjà deux siècles qu’existe le titre de «peintre de la Marine», seul le ministre de la défense est habilité à accorder ce privilège à des artistes reconnus comme ayant consacré tout ou partie de leurs œuvres à la mer, mais aussi aux gens de mer. Ce privilège peut revenir aux peintres, aux photographes, aux sculpteurs, aux graveurs, à tous les artistes plasticiens. Ils étaient quatre en 1860 à en bénéficier, 51 en 1914. En 2010, ils sont quatre à être nommés : Marie Détrée-Hourrière, Jacques Rohaut, Olivier Dufaure de Lajarte et Guy l’Hostis. En 2012 sont nommés Jean-Pierre Arcille (illustrateur de marine), Yong-Man Kwon (Peintre) et Sylvie du plessis (céramiste).

Histoire.

Les peintres officiels de la marine forme le groupe artistique d’état le plus ancien. Si certains avaient pu être nommés Peintre de la Marine du roi, c’est la Monarchie de juillet qui en instaurera en 1830 le principe et les règles. Le corps des peintres de la Marine a compté dans ses rangs et au cours de son histoire d’illustres artistes : Albert Marquet, Félix Ziem, Paul Signac, Eugène-Louis Gillot et André Hambourg. Par décret successif leur statut évoluera, c’est celui de 1924  qui fixe le nombre maximum d’artistes en mesure de bénéficier de ce label : vingt et pas un de plus, la durée des avantages et privilège est limitée à trois années. Afin de leur donner plus de lisibilité un salon biannuel a été instauré. Le jury chargé de donner les agréments est toujours présidé par un officier général de Marine et d’officiers de marine, nommés par le Ministre de la défense. On devient peintre titulaire après avoir été nommés peintres agrée plus de quatre fois consécutive ou avoir dépassé l’âge de soixante ans.

L’histoire des opérations navales a retenu quelques grands artistes : Jacques Callot au siège de la Rochelle, Eugène Delacroix sur une mission au Maroc, Louis Le Breton sur l’Astrolabe…

Privilèges.

Le titre ne donne droit à aucun salaire ni commande officielle, seulement une reconnaissance de l’Etat pour l’œuvre et le travail accompli en faveur de la marine, assorti de quelques privilèges non négligeables. Il offre aux heureux élus la possibilité d’embarquer sur l’ensemble des bâtiments de la Marine nationale. Le port de l’uniforme leur est attribué et ils sont rattachés au service historique de la Marine. Les peintres titulaires ont rang de Capitaine de Corvette et les agréés celui de lieutenant de vaisseau. Enfin s’il le souhaite ils peuvent faire suivre leur signature d’une ancre de Marine. Ils sont été choisis pour leur amour de la mer mais aussi pour leur capacité à témoigner par leur art.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 13:57

maroc-pintuer.jpgIl existe des artistes peintres au Maroc, c’est un fait, même s’il n’est que très peu connu. Cette production a ses forces et ses faiblesses, parfois englué dans les problématiques de l’art contemporain certains d’entre eux se sont égarés dans un conceptualisme poussé à l’extrême. Mais la peinture marocaine a trouvé sa propre voie en dehors de toutes références ou lien avec Paris ou même New York les deux Babels de références. Il est légitime aujourd’hui de parler de peinture marocaine.

 

Les références.

Il est difficile de faire un choix parmi tous les artistes marocains. Comme tout choix, il peut être  arbitraire. Mais quatre noms viennent spontanément à l’esprit. Ahmed Cherkaoui (1934-1967) qui fait l’unanimité, il est celui qui a initié la peinture moderne au Maroc et a fait école. Jilali Gharbaoui (1930- 1971) de la même manière à introduit l’idée de la peinture non figurative en lui donnant ses lettres de noblesses. Mohammed Melehi, né à Asilah en 1936, qui apprend très vite la culture occidentale et mixe celle-ci avec la tradition marocaine pour produire son propre style : sobriété et dépouillement. Mohamed Chabâa, né en 1935 à Tanger, il étudie entre autre à Rome, ses œuvres ont été vendues dans le monde entier. Son influence est particulièrement visible dans son engagement pour la revue « Souffles ».

 

Les deux figures tutélaires d’aujourd’hui.

Ils sont deux plasticiens aujourd’hui à faire référence dans le monde de la peinture marocaine, l’un vit à Marrakech l’autre à Essaouira au cœur de l’histoire et de la tradition orientale. Le premier Farid Belkahia, né le 15 novembre à Marrakech, il y vit et y travaille. Son œuvre est le fanion que suivent un grand nombre de jeunes artistes, il est au cœur même des références en matière des arts plastiques dans tout le Maghreb. Le second Houssein Miloudi dit « le maitre de la Skala d’Essaouira » a étudié entre autre à l’Ecole nationale Supérieure des Beaux arts de Paris, il pratique la peinture mais s’intéresse aussi  à l’architecture D’Essaouira où il travaille, il est à l’initiative de nombreuses rencontres d’artistes. Son style qui puise ses racines dans l’histoire de la calligraphie invente une écriture nouvelle à base de papiers collés où surnagent des figures étranges.

On peut encore citer Abedkébir Rabi, né en 1944. Il se forme pour devenir enseignant, puis obtient une bourse d’étude à Paris. Son art abstrait retient l’attention des critiques. Mais aussi Mohamed Kacimi, peintre et poète, qui exerce une grande influence sur ses contemporains, il est à l’origine  d’un courant de jeunes artistes plasticiens.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 13:50

 

degas.jpgEdgar Degas, Hilaire Germain Edgar de Gas de son vrai nom a fait sa place dans le monde des arts en laissant une œuvre éclectique (peintures, gravures, sculptures, photos). Il s’essaye à tous les genres, compagnons de route des impressionnistes, au nom de la liberté, il préfère travailler sur la mémoire, les formes, le mouvement et la vie.  De toutes ses tentatives, l’histoire de l’art retient plus aisément « ses danseuses ». Né le 18 juillet1834 il disparait le 27 septembre 1917.

 

L’œuvre.

Destiné à des études de droits, il abandonne très vite la faculté avec la bénédiction familiale pour se consacrer à la peinture, il voyagera en Italie en 1859 (Florence, Naples, Rome) pour mieux se former et s‘imprégner de l’art italien. Originaire d’une riche famille de banquier, il aura toute la liberté matérielle de se consacrer à son art. Il fréquente le gotha des impressionnistes : Monet, Cézanne, Renoir, Sisley, Pissarro. Pour autant il crée un style « Degas » en innovant dans l’art de peindre. Des portraits, il en souligne le moindre détail, il compose ainsi de vaste portrait de famille (« La famille Belleli »). Il se lance dans une peinture d’inspiration historique, puis une peinture de genre. Il admire et aime saisir les instants en mouvement, des chevaux de course, il passe très vite à l’opéra et la danse qui marquera son œuvre. Sa principale caractéristique : il ne peindra aucun paysage, seules les figures et leur mouvement retiennent son attention.

 

Degas et ses danseuses.

Il créera sa première œuvre dédiée à sa nouvelle passion en 1872 : «le Foyer de la Danse». Il réalisera toute une série de tableaux consacrés aux ballets, à la danse et aux danseuses. En 1881, Degas réalisant déjà de nombreuses sculptures, sculpte dans la cire sa célèbre «Jeune Danseuse de quatorze ans». Déjà expérimenté dans son art visuel de saisir les mouvements en les mettant en perspective, il va trouver dans la danse une source d’inspiration majeure. Outre la fantaisie que lui offre ce milieu,, il voit un champ d’étude conforme à sa conception de la peinture : mouvement, composition d’ensemble, rythme. Il s’intéresse à tout : les séances d’exercice, les répétitions, l’ambiance des coulisses, les spectacles.

Les danseuses font l’objet de son admiration qu’il tente de sublimer en les représentants à chaque instant de leur activité et de leur vie. C’est l’univers de la danse qu’il veut traduire et transmettre, cette tentative « totale » est sans aucun doute une réussite qui a été consacrée par l’histoire de la peinture. Parmi toutes ses danseuses on retiendra les « Danseuses bleues » (1890) au Musée d’Orsay pour leur aura mystérieuse et son pastel « la classe de dance »

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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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