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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 13:08

imagesCAAWMN7Z.jpgLa société d’études britanniques QS (Quacquarelle Symonds Ltd) vient de publier les résultats d’une étude sur le classement mondial des villes étudiantes (50 au total). Le classement se fait, non pas seulement sur l’enseignement et la recherche, mais aussi sur l’importance de la population étudiante, la qualité de vie, le point de vue des employeurs sur les diplômés et sur le coût de la scolarité et de la vie.

 

Paris (421 points) crée la surprise en arrivant en tête de ce classement devant Londres (405 points), Boston (399 points), Melbourne (398 points) et Vienne (389 points). Bruxelles, quant à elle obtient 308 points et la 38ième place du classement.

Dans ce top 50 très prisé on trouve aussi deux autres villes françaises : Lyon (14ième, 367 points) et Toulouse (46ième, 286 points). C’est la ville de Glasgow en grande Bretagne qui se voit attribué la dernière place avec un score de 278 points.

Paris réussit à devancer Londres en raison de sa qualité de vie, son accessibilité, la réputation de ses universités auprès des employeurs internationaux.

Paris a plus d’établissements classés que n’importe quelle autre ville (16 établissements d’enseignement supérieur dans le top 500 : ENS Paris; l'Ecole Polytechnique ParisTech; Université Pierre et Marie Curie (UPMC), Sciences Po Paris; Université Paris-Sorbonne (ParisIV); Université Paris-Sud II; Université Paris I Panthéon-Sorbonne; Université Paris Diderot - Paris 7; École des Ponts ParisTech; Université Paris Descartes; Université Paris Dauphine; Université Panthéon-Assas (Paris 2); Université Paris Ouest Nanterre La Défense; ESCP Europe; ESSEC Business School, Paris; HEC Paris )

Et bien sûr Paris offre un cadre de vie exceptionnel, la plus belle ville au monde par son histoire, son architecture, ses monuments et son art de vivre. Ses prestigieux établissements d’enseignement ont accouché des philosophes, des théoriciens, des scientifiques et des mathématiciens les plus importants du siècle dernier.

 

Enfin alors que la plupart des classements internationaux classique des universités font la part belle et dominante aux établissements anglo-saxon, celui-ci (le QS Best Student-Cities 2012) retient sur les 15 premières villes sept villes d’Europe continentale : Paris, Vienne, Zurich, Berlin, Barcelone, Munich, Lyon.

Danny Byrne, l’un des responsables de QS a déclaré : «"La surprise est la performance de l'Europe continentale, mal classée d'habitude mais qui là bénéficie de ses systèmes plus égalitaires et moins sélectifs que les pays anglo-saxons", il poursuit «"Il s'agit pour nous de promouvoir un nouveau type de classement, centré sur les étudiants, car la qualité de vie, la réputation aux yeux des employeurs et l'accessibilité, cela leur parle", 

Le vice-chancelier des universités de Paris relève que les droits d’inscriptions jouent un rôle de plus en plus important dans ce type de classement, ainsi que le nombre d’Université. A titre de comparaison les droits de scolarité en France sont de 177 euros en licence et de 245 euros en master, en Grande Bretagne il faut compter de 3 000 à 4 000 euros en licence et 10 000 euros en master..

 

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Published by Jean Pelletier - dans Ecole & universités
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 12:37

imagesCAX3RXIR.jpgNicolas Sarkozy va-t-il faire l’impasse de soumettre sa candidature aux militants UMP? Le journal le Monde dans son édition datée d’aujourd’hui soulève la question.

 

Qu’en est-il d’un point de vue statutaire ? L’article 49 des statuts de l’UMP est sans ambigüité : "Le Président de la République, à nouveau candidat, et qui souhaite le soutien de l'UMP se soumet au vote du Congrès" ; L’article 14 apporte les précisions suivantes : "le Congrès (...) choisit le candidat soutenu par l'Union à l'élection à la Présidence de la République ; étant entendu que pour l'élection présidentielle il n'y a pas d'investiture d'un parti politique".

Voilà les données juridiques, après enquête, il semble bien que l’organisation du congrès nécessaire à la ratification de la candidature du Président de la république ne figure nulle part dans l’agenda du mouvement, aux dires du service de presse de l’UMP.

Pour mémoire en 2007, Nicolas Sarkozy s’était fait adouber par un vote à 98,09% que le fameux grand meeting de la porte de Versailles du 14 janvier 2007 avait entériné. Enfin jusqu’alors, que ce soit François Fillon ou Xavier Bertrand à l’époque secrétaire général du mouvement, tous deux avaient explicitement fait état de la nécessité de réunir un congrès : "Le président a toujours dit qu'il y aurait, le moment venu, des primaires à l'intérieur de l'UMP pour désigner notre candidat." (François Fillon, entretien avec l’Est républicain juin 2010).

C’est Jean-François Copé qui a changé le cap, en avril 2011, en expliquant qu’il n’y aurait ni primaire, ni vote jugeant que le président de la république était le candidat naturel de l’UMP.

Alors que les caciques de l’UMP se bousculent aux portillons des médias pour dénoncer le flou des propositions de François Hollande et ses vastes hésitations (Dixit encore ce matin sur Europe N°1 Nathalie Kosciusko-Morizet) le candidat et son mouvement donnent encore un bel exemple de promesse non tenue.

Sauf que cette fois-ci l’UMP s’exposerait à des difficultés juridiques au cas où un militant soulèverait le problème et porterait plainte. Quoiqu’il en soit le sujet fait de toute façon désordre et démontre le peu de cas que l’UMP fait des principes démocratiques. Il sera aisé à François Hollande d’opposer sa désignation par des primaires à gauche à l’Impérieux candidat qu’est désormais Nicolas Sarkozy.

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 13:45

696419 nicolas-sarkozy-a-bagneres-de-luchon-le-14-avril-201Nicolas Sarkozy va annoncer sa candidature dans le courant de la semaine, probablement mercredi dans le cadre d’une interview. Ce n’est pas ce qu’il avait imaginé. Il avait initialement pensé faire sa déclaration le plus tard possible, début mars, pour user de l’effet Président le plus longtemps possible.

Une accumulation de contrariétés l’ont amené à précipiter l’événement : sa position très défavorable dans les sondages et ceci malgré toutes une série de tentatives de déstabilisation de François Hollande qui ont échoué les unes après les autres, les implications judiciaires de plusieurs de ses anciens collaborateurs ou même ministre, affaire Woerth entre autres, les cafouillages de plusieurs de ses ministres (entre les conneries du secrétaire à la santé qui conseille au SFD de rentrer chez eux pour lutter contre le froid, ses ministres qui ne savent pas compter ou convertir un hectare en m2) …

Nicolas Sarkozy s’est senti «nu», dans l’impossibilité de relancer la machine gouvernementale, impossible de faire un  remaniement ministériel, c’est trop tard. Il ne peut compter que sur lui et lui seul. Ainsi joue-t-il désormais son va tout. C’est la raison pour laquelle la campagne présidentielle est à son tournant. Car Nicolas Sarkozy a de la ressource et de l’habilité à faire valoir. Il faudra à partir de mercredi être très attentif au traitement de l’actualité par les médias et aux sondages. François Hollande le sait bien, que même en position de favori, rien n’est encore joué.

Par contre d’ici quinze jours, si le Président n’a pas réussi à inverser le rapport de force, les socialistes peuvent se préparer à occuper le pouvoir dans des conditions économiques difficiles, mais dans un contexte politique où ils auront à leur disposition tous les pouvoirs : la Présidence de la république, le gouvernement, l’Assemblée nationale, le Sénat, les régions, une large majorité des conseils généraux et les principales grandes de villes de France.

Ce sera une chance, s’ils réussissent là où l’UMP et Nicolas Sarkozy ont échoué : en réduisant le chômage et la dette publique, en réindustrialisant la France, en redonnant à l’école publique son lustre d’antan et en relançant la dynamique européenne.

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 15:39

Euthanasie-930x620_scalewidth_630.jpgMardi soir, France 2 avait programmé un remarquable documentaire : « A la vie, à la mort » d’Anne Georget, Quark Production. Cette diffusion alimente la réflexion autour des récentes prises de position de François Hollande en faveur d’une évolution de la loi Léonetti

VOIR EN LIGNE :
Texte

Anne Georget a suivi pendant trois années un patient, Michel Salmon, sa famille, ses médecins traitants, et les délibérations du centre d’éthique clinique de l’AP-HP. Michel Salmon à la suite d’un terrible accident se retrouve tétraplégique à l’âge de 53 ans. Littéralement enfermé dans son corps, il ne communique avec son entourage que par une énonciation de l’alphabet, opinant de la tête à chaque bonne lettre. Il ne peut ni se déplacer, ni parler, ni boire et ni manger. Pour pouvoir s’oxygéner, les médecins ont du pratiquer une trachéotomie.

Passée une période d’espoir où il a cru pouvoir se rééduquer progressivement, il constate son enfermement et demande à mourir. C’est à la loi Léonetti que Michel fait appel, celle qui autorise un malade « en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable » à demander « d’arrêter un traitement inutile, disproportionné et n’ayant d’autres objets que la seule prolongation artificielle de la vie de cette personne ».

Cette même loi précise que dans ce cas « le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa fin de vie en dispensant les soins nécessaires »

Malgré sa souffrance, son épuisement physique et moral l’équipe médicale a refusé de donner suite. Le chef de service de l’hôpital où était soigné Michel exprime dans le documentaire que tout « en comprenant le désir de son patient, pour un médecin ce n’est pas naturel d’abréger la vie ». Plus tard il laisse échapper que pour sa part, il pourrait l’accepter mais que l’ensemble de l’équipe de soignant y est radicalement opposé.

Le documentaire est le long récit tragique et douloureux de ce patient et de cette famille pour obtenir l’accès de ce droit, deux années de lutte qui feront intervenir le Centre d’éthique clinique de l’Hôpital Cochin à Paris. Celui-ci a vocation à exercer une mission de médiation entre le patient, sa famille et le personnel soignant. Celle-ci finira par aboutir, Michel finira ses jours dans une unité de soins palliatifs à Paris où il sera transférer, mais il mettra trois semaines à mourir.

La diffusion du documentaire a été précédé par une avant première à la Maison du Barreau (Paris), elle a été l’occasion d’un débat émouvant auquel participaient Noëlle Chatelet, Marie de Hennezel, Robert Zittoun, Véronique Fournier et des familles concernées par des situations de fin de vie.

Le débat a fait très vite état des limites de la loi Léonetti qui autorise seulement à arrêter les traitements. Le refus obstiné de certaines équipes médicales conduit parfois les familles à se replier dans leur domicile et de faire appel à un médecin de famille pour assurer les traitements accompagnants l’arrêt des soins. Mais même dans ce cas, cela donne des situations où l’agonie du patient s’étale sur des jours, des semaines, assommant de douleur et de chagrin les familles.

D’autres témoignages font état de familles aisées, de médecins qui permettent l’accompagnement du membre de la famille malade dans une clinique en Suisse où l’euthanasie active est autorisée par la loi, contre une importante rémunération. Inégalité des situations !

C’est dans ce contexte que François Hollande, qui sans écrire le mot d’euthanasie active, propose « que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité  ».

Il prend à son compte et acte le fait que la loi Léonetti est une solution hypocrite et que de fait elle organise un « laisser mourir », en proposant l’arrêt des traitements sources de situations complexes, de souffrance et d’angoisse pour le malade et ses proches.

Le candidat du PS s’en remet ainsi à l’évolution de l’opinion publique. En août 2011, un sondage de l’IFOP indiquait que 49% des personnes interrogées se prononçaient pour, absolument et 45 % oui dans certains cas.

Laurent Fabius a contribué à cette maturation au sein du PS. Il a déclaré au journal le Monde : « la question de l’égalité est décisive. Si on ne légifère pas, la situation continuera de dépendre soit du médecin en face du patient, soit des relations de ce dernier, de sa situation sociale et de sa capacité à aller chercher une aide à l’étranger ».

Malgré cette avancée qui permet au candidat Hollande de se positionner au-delà des questions économiques en occupant le champ des questions sociétale, il reste encore, y compris au sein du PS des opposants. L’UMP est tout au tant traversé par les mêmes contradictions.

Il restera au PS, une fois parvenu au pouvoir, à donner la définition concrète de « l’aide active à mourir » et de préciser quel sera le rôle des médecins.

La clause de conscience, comme dans le cas de l’avortement, sera sûrement inscrite dans la loi.

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Published by Jean Pelletier - dans Santé
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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 12:33

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La vitalité de l’économie sociale est indéniable : 10 % des salariés (2,3 millions de personnes concernées) en France  sont employé par les associations, les coopératives, les mutuelles, les fondations et les entreprises d’insertion  Ils sont 11 millions en Europe à faire fructifier ses valeurs de solidarité et de démocratie, tout en portant haut l’innovation.

 

Claude Alphandery, ancien résistant, banquier et président du Conseil national de l’insertion par l’activité économique, pose clairement les enjeux de l’économie sociale : « Comment basculer d’un modèle à l’autre ? Comment passer d’une économie qui enrichit les privilégiés et dont la gouvernance échappe aux citoyens à une économie plurielle, donnant sa place à des initiatives dont les finalités sont sociales ? Ce n’est pas une utopie »

En 1981, Michel Rocard parlait et défendait l’économie sociale. A ce moment là elle représentait 3 à 4 % du PIB, aujourd’hui elle en représente plus de 10%. Ce secteur a besoin d’être valorisé, qu’on lui donne plus de lisibilité. Il pourrait, comme la loi de 1901 sur les associations, bénéficier d’une loi cadre qui en définirait le périmètre et poserait la chartre des droits et des devoirs des acteurs de ce secteur. Francis Vercamer, député Nouveau Centre du Nord a déposé sur le bureau de l’Assemblée National un rapport qui pourrait être très utile : « L’économie sociale et solidaire, entreprendre autrement pour la croissance et l’emploi ».

L’élection présidentielle peut être un temps fort pour faire passer cette exigence. L’Union de syndicats et groupements d’employeurs représentatifs dans l’économie sociale (USGERES) s’est déjà mobilisée et a dressé une liste de 20 propositions aux candidats. L’USGERES regroupe 60 000 employeurs et 800 000 salariés représentant 75 % des employeurs fédères de l’économie sociale. Le contexte de la crise appelle d’autres solutions et surtout d’autres modèles qui placent la valeur humaine au cœur des projets économiques.

Relever le défi de l’emploi des jeunes et des personnes éloignées de l’emploi.

 

1 -Préparer à l’emploi par le développement des contrats en alternance (Contrats d’apprentissage et de professionnalisation).

-         Aligner la durée des contrats de professionnalisation sur la durée des actions de formation afin de permettre aux salariés engagés dans de longs cycles de formation de les terminer.

-         Consacrer une partie de l’enveloppe du grand emprunt dédiée à l’alternance au développement de pôles « économie sociale » au sein des CFA existants.

 

2 - Créer un contrat « jeunes » de trois ans axé sur des métiers d’utilité sociale.

-         Les métiers favorisant le lien social et intergénérationnel sont des métiers porteurs sur lesquels l’ESS est déjà positionnée. Ainsi, les métiers de l’environnement, de l’éducation, de la formation professionnelle, de la santé, de l’action sociale, culturelle et sportive, des services à la personne, sont autant de secteurs identifiés comme créateurs d’emplois.

-         Mettre en place un dispositif d’accompagnement et d’aide à l’emploi dégressif pour les employeurs.

 

3 - Sensibiliser et orienter les jeunes vers les métiers et services d’avenir.

-         Former les jeunes aux métiers d’avenir pour faire face aux départs massifs à la retraite, notamment dans le secteur de l’éducation, de la santé, de l’action sociale.

-         Promouvoir le service civique notamment aux moments des choix d’orientation des jeunes et le reconnaître comme une expérience formatrice diplômante valorisable.

 

Sécuriser les parcours professionnels.

 

4 - Créer un contrat d’engagement de reconversion professionnelle (CERP) vers des emplois porteurs et non pourvus.

-         Permettre à ces demandeurs d’emploi de moyenne et longue durée rencontrant des difficultés à trouver un emploi dans leur métier d’origine, d’accéder à une formation qualifiante vers un métier porteur ou non pourvu, via la Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE).

-         Rémunérer cette période de transition professionnelle par un « revenu d’évolution » plutôt que par une allocation chômage, qui reconnaisse la recherche active d’emploi et les formations y afférentes comme un travail à temps complet.

 

5 - Instaurer un compte « formation tout au long de la vie » pour tout actif/

-         Abonder un crédit formation alimenté proportionnellement aux nombre d’années travaillées et composé des heures DIF (Droit individuel à la Formation) transférables d’une entreprise à l’autre en cas de rupture de contrat ou de démission quel que soit le secteur dans les deux ans suivant l’embauche et avec l’accord du nouvel l’employeur.

-         d’un élargissement des modalités de développement du CIF(Congé Individuel de Formation) afin d’offrir aux actifs dépourvus d’une qualification suffisante (niveaux 3 à 5) la possibilité de la compléter par un parcours diplômant au cours de leur vie professionnelle

 

6 - Former les dirigeants pour promouvoir l’emploi de qualité.

-         Financer ces formations en s’appuyant notamment sur le programme 111 « Amélioration de la qualité de l’emploi et des relations du travail » de la Loi de finances qui vise à encourager et créer les conditions favorables au développement d’un dialogue social de qualité. Dans ce cadre, il est notamment prévu que l’Etat finance la formation syndicale et l’aide au développement de la négociation collective

 

7 - Favoriser l’égalité professionnelle.

-         Agir à tous les niveaux de l’emploi de façon égalitaire en procédant, dans chaque secteur, à des actions correctives dans le recrutement, les politiques de rémunération et l’évolution de carrière.  Ces dispositifs seraient négociés par les partenaires sociaux sous l’impulsion de l’État.

 

8 - Adapter les codes juridiques et culturels du travail à l’articulation entre vie privée et vie professionnelle.

-         Répondre à l’évolution des mentalités et aux nouveaux enjeux socioéconomiques en adoptant les codes qui favorisent une répartition égale des responsabilités parentales et des responsabilités professionnelles. Porter une attention particulière à la question des pères désireux d’endosser leurs droits et leurs devoirs en ce qui concerne les responsabilités parentales et domestiques.

-         Modifier en conséquence l’article L.2241-3 du code du travail concernant la négociation triennale sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, en ajoutant un 3ième sur le thème de l’articulation entre vie familiale et vie professionnelle.

 

9 - Renforcer le dialogue social sur les risques psychosociaux en général et le stress en particulier.

-         Favoriser dans les branches la création d’instances de concertation paritaires sur la prévention et la santé au travail dans les entreprises dépourvues de CHSCT afin de permettre que la question de la prévention des risques professionnels soit également abordée dans les très petites entreprises.

 

Intégrer les spécificités de l’économie sociale et solidaire dans la sphère économique.

 

10- Sensibiliser à l’entrepreneuriat d’économie sociale.

-         Sensibiliser à la création, à la transmission et à la reprise d’entreprises sociales  (associations, coopératives, mutuelles) et consolider ainsi le rôle essentiel des entrepreneurs de l’économie sociale pour le développement économique des territoires.

-         Développer le bilan de compétences entrepreneuriales pour les personnes qui s’interrogent sur la création et la reprise d’entreprise.

 

11 - Valoriser l’enseignement de l’économie sociale et solidaire et promouvoir ses métiers dans l’enseignement secondaire et supérieur.

 

-         Créer une option « économie sociale » au sein de la section économique et sociale au baccalauréat.

-         Renforcer les partenariats entre les écoles, les Universités et les entreprises afin de valoriser l’enseignement de l’économie sociale et solidaire.

 

12- Défendre les statuts de l’économie sociale et solidaire à savoir, les associations, les coopératives, les mutuelles et les fondations.

-         Permettre aux entreprises de l’économie sociale et solidaire, tant qu’elles assurent un service d’intérêt général ou d’utilité sociale pour la collectivité, de bénéficier de dispositions fiscales dérogatoires.

-         Leur permettre d’accéder aux marchés publics en simplifiant notamment les procédures de réponse aux appels d’offre des collectivités locales et territoriales et de certains marchés de préoccupations sociales, environnementales

 

Accompagner le développement des activités et des emplois dans l’économie sociale et solidaire.

 

13- Soutenir la création d’entreprises dans l’économie sociale et solidaire.

-         Créer une agence de soutien à la création et au développement des activités dans l’économie sociale et solidaire et/ou créer un pôle dédié à la création et au développement d’activités de l’économie sociale et solidaire dans les agences ad hoc (type Agence Pour la Création d’Entreprise – APCE).

-         Étendre aux associations assimilables à une PME (au sens des règles européennes) les dispositifs qui favorisent l’investissement dans les PME: crédit d’impôts, avances sur capital remboursables, renforcement des fonds propres…

 

14 - Mettre en place une politique d’emploi dans le secteur non-marchand concertée avec les acteurs fédératifs et patronaux.

-         Soutenir le développement des activités en lien avec les politiques territoriales dans une logique pluriannuelle.

-         Permettre aux entreprises de l’économie sociale et solidaire, qui sont des entreprises de droit privé, d’accéder aux mêmes droits que les entreprises classiques. Dans ce cadre, soutenir les dispositifs « zéro charge » pour les entreprises de moins de 10 salariés y compris pour les associations.

 

15 - Favoriser la transmission des PME PMI sous forme de coopérative afin de maintenir un emploi non délocalisable.

-         Soutenir la diffusion du modèle coopératif auprès des dirigeants de PME PMI  et des intermédiaires institutionnels territoriaux

-         Encourager les transmissions et reprises sous forme coopérative par une politique fiscale plus solidaire, sur la base d’outils financiers dédiés (Fonds d’amorçage, Plan d’Epargne salariale) soutenus par les politiques économiques nationale et régionale.

 

Assurer la représentativité de l’économie sociale et solidaire à l’échelle nationale et européenne.

 

16 - Modifier le code du travail pour donner aux syndicats d’employeurs de l’économie sociale leur juste place dans le dialogue social national

-         Assurer leur représentativité dans les instances du dialogue social national et territorial et notamment au sein de la Commission nationale de la négociation collective, du Conseil supérieur de la prud’homie, du conseil d’administration de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT)  au sein du Conseil économique, social et environnemental ainsi que dans les conseils économiques et sociaux régionaux.

-         Permettre la consultation de ces syndicats d’employeurs de l’économie sociale par la délégation patronale interprofessionnelle -MEDEF (Mouvement des entreprises de France), CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises), UPA (Union professionnelle artisanale) dans le cadre des négociations collectives qui concernent leurs secteurs d’activité.

-         Organiser tous les 6 ans une élection nationale sur sigle auprès des employeurs afin de mesurer l’évolution de la représentativité patronale. Cette élection pourrait être organisée soit conjointement avec les élections prudhommales, soit faire l’objet d’une élection ad hoc.

 

17 - Donner une visibilité politique, institutionnelle et juridique à l’économie sociale et solidaire

-         Créer un cadre réglementaire et législatif pour l’économie sociale (sur le modèle de l’Espagne) qui reconnaît celle-ci dans sa globalité et lui octroie une sécurité juridique fondée sur des principes communs que les divers secteurs qui la composent doivent observer. Le texte devra également reconnaître aux entreprises de l’ESS et à leurs organisations un objectif d’intérêt général.

-         Créer un ministère de l’économie sociale et solidaire rattaché au Ministre de l’économie et des finances.

 

18 - Promouvoir un cadre spécifique pour l’économie sociale et solidaire au niveau européen

-         Initier un fonds européen d’innovation sociale visant à soutenir et développer la capacité d’expérimentation et d’innovation des organisations.

-         Porter à Bruxelles des projets de statuts européens pour les mutuelles et les associations. L’absence de statut européen pour les mutuelles et les associations constitue un handicap face à l’existence de la société anonyme européenne.

-         Assurer la présence des acteurs de l’économie sociale du dialogue civil et du dialogue social au sein du Conseil Économique et Social Européen.

 

Promouvoir des gouvernances entrepreneur ales responsables et démocratiques, garantes du dialogue social ;

 

19- créer les conditions d’un espace de dialogue social spécifique dans les PME, TPE et micro-entreprises.

-         Rationaliser le rôle des différentes instances représentatives du personnel (délégués du personnel, comité d’entreprise, CHSCT) pour créer un seul espace de concertation paritaire sous la forme d’un « Comité des salariés et des conditions de travail », adapté à la réalité et aux contraintes administratives et financières des entreprises de taille moyenne.

-         Mettre en place des cadres d’actions de dialogue social souples dans les très petites entreprises qui pourraient prendre la forme de lieux d’échanges paritaires collectifs entre l’employeur et les salariés, formalisés au moins une fois par an et mettant à l’ordre du jour un certain nombre de thématiques liées à l’organisation du travail, aux conditions de travail et à la gestion des ressources humaines au sein de l’entreprise.

 

20- Développer le dialogue social territorial en articulation avec le dialogue social national.

-         Définir et consolider - avec les partenaires sociaux - le rôle et les champs de compétences des espaces régionaux de dialogue social, en matière notamment de mobilité professionnelle ou géographique, de santé au travail et d’aménagement du territoire en faveur du développement économique.

-         Renforcer le rôle et les moyens des instances existantes qui participent du dialogue social territorial (COPIRE, CCREFP) pour, dans l’esprit de la loi du 21 janvier 2007 sur la modernisation du dialogue social, permettre une phase de négociation paritaire avant toute définition de politique publique touchant aux questions de l’emploi et de la formation professionnelle dans les territoires.

 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 16:42

imagesCAZXLN7Q.jpgMonsieur Claude Guéant, ministre de l’Intérieur vient de récidiver gravement en déclarant certaines civilisations supérieures à d’autres et taclant, à mots à peine couverts, les arabes et les musulmans. De ce fait il proclame la supériorité de notre civilisation occidentale et chrétienne sur celle des musulmans.

Dois-je rappeler que les arabes ont inventé les mathématiques entre autre (mais aussi ont contribué à la médecine, à l’astronomie, la chimie, la pharmacopée la littérature et la musique) et que les chrétiens ont massacré tout au long de leur histoire, dressé des bûchers, organisé des dragonnades sous Louis XIV, ils sont à la source des colonisations et de la traite des noirs…

Cela semble inimaginable qu’au XXIème siècle une telle forfaiture puisse être commise, et non pas par un activiste d’extrême droite, mais bien par un ministre de la république membre d’un important parti politique, l’UMP en l’occurrence?

Cela rappelle de bien sinistres souvenirs, on pointe, puis on discrimine une partie de la population sur des critères d’« origines » et religieux, on rabaisse et il n’y a plus qu’à persécuter.

Monsieur Guéant travaille à la campagne de son futur et non encore déclaré candidat Nicolas Sarkozy. On voit ainsi, par ce clivage brutal, voir extrême quel ton le président de la république entend donner à sa campagne. Il est vrai que la candidate de l’extrême droite Marine Le Pen caracole dans les sondages et talonne de prés Nicolas Sarkozy. Il conviendrait donc d’inverser le robinet à bulletins de vote pour mieux remplir l’arrosoir de l’UMP.

C’est curieux que l’histoire n’apprenne rien à ces apprentis impétrants. Rappelons donc cette sempiternelle sentence : « Les français préférerons l’original à la copie ». Mais tant pis pour les valeurs républicaines, c’est malgré tout, tentons le coup !

Je pense que la gauche ne devrait pas se contenter de simples condamnations verbales. C’est un pas bien dangereux que franchit le gouvernement (mis à part Alain Juppé et Bruno Lemaire) qui soutient Guéant et donc fait sienne sa déclaration. Cela mériterait une manifestation unitaire pour protester contre ce discours de la barbarie que l’on croyait si loin de nous.

Il ne s’agit pas d’une simple anecdote de campagne, ni d’un dérapage de plus. C’est le franchissement d’un cap, tout retour en arrière est impossible. L’UMP pour des raisons électorales vient de rejoindre le camp des partis européens xénophobes : le Vlaams Blok belge, l'Alliance nationale italienne et le Parti national britannique, en Pologne, Prawao i Sprawiedliwosc (Loi et ordre) et Samoobrona (Autodéfense), aux Pays-Bas, Lijst Pim Fortuyn, en Autriche, le parti d'extrême droite de Jordu Haider

Les électeurs français s’en souviendront le 22 avril et le 6 mai.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 12:08

imagesCAF7PM74.jpgC’est le 6 février 1952 qu’Elisabeth II succéda à son père Georges VI sur le trône du Royaume Uni, à l’âge de 26 ans. Elle fête donc aujourd’hui ses 60 années de règne.

Née Elizabeth Alexandra Mary Windsor, elle est Chef du Commonwealth et souveraine de seize états indépendants, dont le Canada et l’Australie, soit 130 millions de sujets. Elle est aussi chef de l’Amirauté britannique, gouverneur suprême de l’Eglise d’Angleterre. Le magazine Forbes la classe 41ième femme la plus puissante du monde.

Son règne est le 4ième règne le plus long des monarchies européenne après son aïeule la reine Victoria (63 ans et 7 mois), le record toute catégorie Louis XIV (72 ans) et l’empereur François-Joseph 1er d’Autriche (68 ans). Durant tout ce temps elle a connu douze 1er Ministres de Winston Churchill à David Cameron, douze présidents des Etats Unis et six papes

Loin de Londres, c’est dans le Norfolk qu’elle fête dans l’intimité familiale ce 60ième  anniversaire. Rien de particulier n’est inscrit sur son programme pour cette journée qui commère aussi la mort de son père. Seule des salves de canons seront tirés de la Tour de Londres et dans Hyde Park.

Pour autant le Royaume-Uni a prévu dans les mois qui viennent une série de manifestations avec en point d’orgue le week-end du 2 au 5 juin, décrétés fériés en hommage au jubilé de diamant de la reine : c’est une flottille d’un millier de bateaux qui remonteront la Tamise dans le sillage de l’embarcation royale, suivi d’un concert à Buckingham Palace. Tout au long des mois précédant cette cérémonie, la reine visitera  le pays en compagnie du prince Philips et les princes Charles et William se rendront en voyage officiel dans plusieurs pays du Commonwealth

La reine connait aujourd’hui une relation apaisée avec ses compatriotes après des années de tumultes dont la mort de la princesse Diana en 1997. Le 1er ministre David Cameron lui a rendu un vibrant hommage : « On entend parfois des gens dire que la monarchie n'est qu'une parure, un élément de décoration dans la vie de notre Nation. Dire cela, c'est méconnaître notre Constitution et sous-estimer notre reine »

Dans un pays qui ne compte que très peu de républicains, elle bénéficie de 80 à 85 % d’opinions positives. Très réservée, on ne connait que très peu de chose d’elle, si ce n’est son amour des chevaux et de chiens. Elle donne de la Monarchie britannique une image de stabilité, de constance et de sagesse, emprunte de respect qui fera d’elle peut être la dernière Reine.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 16:49

millionaire.jpgSelon une étude menée par le Crédit suisse la France compterait ni plus ni moins que 2,61 millionnaires (pour un couple, cela représente deux millions d’euros).

Ce qui représente tout de même 9% des millionnaires de la planète qui séjourneraient en notre bonne terre de France. Il faut croire que notre fiscalité n’est pas si anti-riche que certains hommes politiques veulent nous le faire croire.

François Hollande a donc raison de proposer un programme qui augmente les impôts en ciblant les plus riches. Ce n’est que justice !

En prélevant un quart de leur patrimoine, ce gouvernement courageux réduirait la dette nette de la France par deux.

Qui a dit que cela ne servirait à rien de faire payer les riches ?

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:40

Francois Hollande 15-8d519Quelles sont les raisons profondes qui expliquent et motivent un vote ? Elles sont nombreuses et complexes. Il y a une part d’histoire personnelle, d‘atavisme, d’éducation, des facteurs environnementaux, un calcul politique particulier, une attitude de rejet ou de colère. Le choix peut se faire à l’intuition, à la raison ou par sentimentalisme.

J’ai choisi, depuis longtemps François Hollande, j’avais souhaité déjà il y a cinq ans qu’il soit candidat et j’ai regretté qu’il ait laissé le champ libre à d’autres. Mais c’est chose faite aujourd’hui, il a été désigné comme le candidat des socialistes à la suite d’un processus de désignation ouvert à tous les citoyens de gauche.

Pourquoi je vote Francois Hollande ?

1- Pour sa personnalité.

-          Il rassure

-          Il inspire confiance

-          Il est honnête

-          Il est prudent et il est sage

-          Il sait bien s’entourer

-          Il travaille en équipe

-          Il sait rassembler

-          Il est sympathique, enjoué

-          Il est ferme dans ses convictions

-          Il a une tête solide

 

2- Pour son parcours.

-          Son apprentissage politique sur le terrain, en ne cherchant pas la facilité

-          Son expérience d’élu de terrain (maire, conseiller général, Président du conseil général), en 1983 il échoue aux municipales à Ussel, mais devient conseiller municipal, en 1989 il quitte Ussel et devient 1er adjoint au maire de Tulle, en 1995 le droite reprend la ville de Tulle, en 2011 il est élu maire de Tulle. Il sera élu conseiller général de la Corrèze en 2008, puis il présidera ce même conseil général (détenu par la droite depuis 1970)

-          Son expérience de député, il sera élu en 1988 député de la 1er circonscription de la Corrèze, battu en 1993, il retrouve son siège en 1997, qu’il conserve depuis

-          Son expérience à la tête du PS pendant onze ans, il devient 1er secrétaire du PS en novembre 1997, (après le choc du référendum sur la constitution européenne et la prise de position de Laurent Fabius, contre celle majoritaire du PS, de faire campagne pour le non il saura rassembler les socialistes)

 

3- Pour ses engagements.

-          Il a toujours été socialiste, à 20 ans il préside la section de l’UNEF à Science Po et à HEC il préside le comité de soutien à la candidature de François Mitterrand (1974), il adhère au PS en 1979. Il sera en 1981 conseiller à l’Elysée sur les questions économiques

-          Il a contribué à rassembler les socialistes, Il a contribué à rassembler les gauches

-          Il défend la justice sociale, la solidarité et la laïcité

 

4- Pour ses idées.

-          C’est un social démocrate (en cela il n’a jamais varié depuis qu’en 1988 il crée un mouvement avec Jean-Yves Le Drian, Jean-Pierre mignard et Jean-Michel Gaillard « les transcourants », qui deviendra plus tard « Démocratie 2000 »)

-          C’est d’une certaine manière le fils spirituels de Jacques Delors et Michel Rocard

-          Ses propositions sur la retraite à 60 ans, en matière fiscale (fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, création d’une tranche supplémentaire de 45 % pour les revenus supérieurs à 150 000€, réduction des niches fiscales, remise en cause de l’allégement de l’impôt sur les fortunes), sa défense de l’école républicaine (recréation des 60 000 postes de professeurs supprimés par N. Sarkozy), sa vision énergétique réaliste et d’avenir (réduction de la part du nucléaire de 75 à 50 % dans 10 ans),ses propositions sur le logement (la construction de 50 000 logements par an, dont 150 000 sociaux  etc….

-          Il défend un retour à l’équilibre des comptes publics en 2017

 

 

En conclusion j’aime assez et je me reconnais dans cette citation de François Hollande : « Pour ma part, après avoir si souvent porté la parole collective, j’ai voulu faire entendre une parole singulière. J’ai travaillé, rencontré, écouté »

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 16:41

article_revue-presse2.jpgCe chiffre astronomique ne vient pas d’une newsletter à sensation, mais du très sérieux travail d’investigation mené par le député René Dosière. Apparenté PS, cet opiniâtre représentant du peuple s’est attaché à l’ouvrage titanesque de débusquer les dépenses de fonctionnement du gouvernement. Il vient d’en faire un livre : « L’argent de l’Etat, un député mène l’enquête » aux éditions du Seuil.

Les révélations sont nombreuses et surprenantes. Ce sont plus de 425 questions écrites que le parlementaire a posé aux principaux intéressés. Quelques ordres de grandeur donnent une idée de ce que le gouvernement Fillon, champion de la rigueur pour les français, s’est appliqué à lui-même.

Fillon a utilisé l’avion deux fois plus que son prédécesseur Dominique de Villepin. L’Elysée avec Nicolas Sarkozy dispose d’un parc automobile de 121 véhicules, il était de 55 sous Chirac. Le même Sarkozy dépense 2,2 millions en sondage là où Chirac n’en engageait que pour 500 000 €. Et l’Elysée de dire qu’il ne s’intéresse pas aux actuels sondages qui placent François Hollande en tète de la prochaine élection présidentielle. Quelle farce !

C’est à René Dosière que nous devons une information majeure : un ministre coûte en moyenne 16,72 millions d’euros à la collectivité par an : frais de personnel, communication, loyer, frais de fonctionnement et train de vie. A titre de comparaison dans l’échelle de valeur du personnel politique un député coûte à la même collectivité  500 000 €.

Il faut donc regarder de près les engagements des candidats sur la composition de leur gouvernement. Une équipe resserrée à 15 ministres n’est pas une mince économie. Nicolas Sarkozy l’avait promis dans son projet présidentiel d’avril 2007 « Ensemble tout est possible ». Quelle blague, l’équipe de François Fillon comprend aujourd’hui, outre lui-même 15 ministres pleins, 7 ministres délégués et 7 secrétaires d’états, soit 30 personnes.

Le calcul du mensonge d’état est simple, à 16,72 millions le ministre actuel, et 15 ministres en trop, l’ardoise s’élève à 250,8 millions d’euros par an ! Soit une économie de 1 milliard 254 millions d’euros sur 5 ans. On estime à 20 millions d’euros le coût de construction d’un collège, cela aurait donc permis la construction de 62,7 collèges sur la période.

En effet parlons d’économie et de réduction du train de vie de l’état.

Histoire de vous mettre définitivement mal à l’aise, jetons un coup d’œil sur l’évolution des salaires des collaborateurs des ministres ; au hasard ceux du ministre des affaires européennes, le pointage de notre député curieux et investigateur démontre que la moyenne mensuelle des trois salaires les plus élevés est passée de  6 695 euros en juillet 2010 à 10 403 euros en mai 2011, soit une hausse de 55 %.

Les salariés français apprécieront ! On aimerait qu’à l’occasion des émissions télévisées et des débats politiques les journalistes mettent en questions ces intéressantes et instructives données.

Dans ces conditions, il semble que la proposition de François Hollande de baisser de 30 % la rémunération du Président de la république et des membres du gouvernement ne soit plus suffisante.

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  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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Bonne lecture.
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