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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 15:19

On a droit à tous les superlatifs concernant, ce qu’il faut bien appeler l’exploit d’Emmanuel Macron, tant il s’est imposé brutalement dans le paysage politique en mettant à bas de puissants et anciens appareils politiques. Il crée un nouveau mouvement politique qui s’apprête à ravir une majorité inédite au parlement dimanche prochain. Jupiter, tel est le surnom du Président de la République, qui coure aujourd’hui dans toutes les rédactions.

L’homme est habile, intelligent et opportuniste. Mais il a aussi bénéficié de circonstances exceptionnelles que les Républicains et le Parti socialiste lui ont amenées sur un plateau. On peut, légitiment, s’interroger sur une hypothèse plus heureuse pour la droite qui aurait su opportunément se débarrasser du fardeau Fillon, pour pousser en avant un Alain Juppé bien positionné pour l’emporter… mais les républicains collectivement ont été incapables d’analyser sereinement la situation et de prendre les décisions radicales qui s’imposaient. Ils ont couru frénétiquement à la catastrophe, malgré certains d’entre eux qui avaient compris le piège qui se refermait sur eux. Aujourd’hui, même les bastions réputés les plus solides s’effondrent Nathalie Kosciusko-Morizet en fait l’amère expérience dans la deuxième circonscription de Paris (5, 6 et 7e arrondissement) où elle n’obtient au premier tour qu’à peine 18,13 % des voix contre 41,81 % pour son challenger Gilles le Gendre, candidat LREM soutenu par Jupiter.

C’est tout Paris qui est en déroute avec la défaite des candidats socialistes au premier tour et ceux de la droite qui se voient distancée dans leur fief… un ras le bol incroyable a saisi l’électorat de droite qui se met à rejeter tout ce qui leur rappelle l’ancien système, Éric Woerth dans la 4e de l’Oise est en ballotage très défavorable (devancé de 7 points par la candidate LREM) tout comme Gilles Carrez, théoriquement indéboulonnable de la 5e circonscription du Val de Marne, 10 points loin derrière la candidate LREM etc.… Il est désormais assuré que les Républicains ne seront même pas en capacité d’atteindre les 100 sièges…

Quant au Parti socialiste, il frôle l’anéantissement, comme la droite sur Paris, il est rayé de la carte (Plus aucun candidat au deuxième tour dans ce que furent ses bastions, les Hauts de France et la Seine Saint-Denis), le plus exemplaire, son premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, régulièrement réélu est éjecté de sa circonscription parisienne. Pour Le PS, on n’est même pas sûr qu’il atteigne le seuil de 15 députés nécessaire à la formation d’un groupe parlementaire à l’Assemblée.

Là aussi les dirigeants du PS, aidés par l’ensemble de la gauche s’y sont bien mis, ensemble, pour organiser cette « raclée » qui restera mémorable. Le PS a cette fois-ci étalé au grand jour ses divisions et ses clivages idéologiques sans qu’aucun responsable ne soit de taille à les contenir, comme ont pu la faire dans le passé François Mitterrand, Lionel Jospin et même partiellement François Hollande (qui tout de même, au moins, avait réussi son élection de 2012).

Certes il faut bien reconnaître du mérite à Emmanuel Macron et ses équipes… mais sans la folie destructrice qui s’est emparée de la droite et de la gauche, aurait-il aussi bien réussi ?

Tout cela n’est pas très sain… et les lendemains désenchantés ne vont pas tarder à poindre le bout du nez. Le risque d’une abstention encore plus forte dimanche, pour ce deuxième tour, est une menace bien réelle pour le camp du président qui emporterait alors une victoire à la Pyrrhus. Je ne souhaite pas l’échec, bien au contraire, de cette nouvelle majorité, je souhaite seulement qu’elle soit bien lucide sur la réalité de son succès, et surtout de la faiblesse de ses soutiens dans l’opinion française, que va venir masquer artificiellement le résultat de dimanche soir.

Dans de telles conditions… est-il vraiment possible d’engager des réformes aussi drastiques, telles qu’annoncées par le président Macron et son premier Ministre de droite ? Il faudra toute l’intelligence et la force de Jupiter pour y arriver sans trop de déboires et de désillusions.

 

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 17:10

Ce second tour, qui semble-t-il, a ravi une bonne partie des observateurs politiques pour ce qu’il recélait de nouveautés et de ruptures, avec en particulier l’élimination des deux grands partis de gouvernement, est en fait un piège qui risque de se révéler mortel. Emmanuel Macron a-t-il conscience que, bien arrivé en tête, pour autant une partie de ses électeurs de premier tour l’on fait plus par calcul politique afin de la placer en tête au premier tour afin d’éviter un second tour calamiteux Fillon/Le Pen ? De fait, c’est une toute petite minorité de Français qui a adhéré à son programme politique.

Je ne dis pas cela pour le diminuer, ni même encore le discréditer, mais seulement parce qu’il devient nécessaire de remettre de l’ordre dans l’actuel débat politique particulièrement confus. Plutôt qu’un ordre politique nouveau en devenir, je dirai que c’est un désordre absolu qui s’installe et qui n’est pas rassurant pour l’avenir de notre démocratie.

J’entends Emmanuel Macron dire qu’il ne changera pas un iota à son programme, que « les Français l’ont choisi », non… une infime partie seulement adhère à sa personne et à son programme.

Et à l’heure de ce second tour où il faut impérativement faire barrage au FN pour nous éviter un désastre national, il nous faut voter Emmanuel Macron. Les sondages donnent à cette heure environ 60 /40 en faveur d’Emmanuel Macron. Mais si cela se confirme dimanche soir, le président élu Emmanuel Macron va-t-il là encore considérer que c’est une large majorité que les Français lui auront accordée, à lui et à son programme ?

Non, il n’est pas besoin d’être politologue pour comprendre cette difficulté à laquelle le futur président va se heurter, car une large majorité de ses électeurs seront prêts à manifester contre ses projets au premier jour de sa présidence. Et l’annonce réitérée de son intention de réformer tout de suite par voie d’ordonnances (encore faut-il qu’il ait une majorité à l’assemblée pour l’y autoriser) le Code du travail pendant l’été va entamer instantanément son autorité.

Le risque est grand de voir un Emmanuel Macron élu et descendre dans les sondages en se « hollandisant » à une vitesse grand V.

Ensuite très vite, les législatives vont refléter ce désordre ambiant, Mélenchon va poursuivre son entreprise de destruction du Parti socialiste sans pour autant en tirer le moindre profit politique en termes de majorité au parlement, comme au présidentielle, il assurera dans un grand nombre de circonscriptions l’élimination des candidats de gauche. Enfin la loi électorale aux législatives, autorise au second tour la présence de trois, voir quatre candidats qui peuvent se maintenir s’ils ont obtenu le nombre de suffrages rapporté aux inscrits suffisants (à savoir 12,5 %)… celui qui a obtenu le plus de voix est élu.

Sur cette base le désistement républicain (entre candidats de gauche) peut se faire, dans le climat de haine actuel on voit bien qu’à gauche cela risque d’être terrible. Là où le risque d’une élection d’un député FN est forte, la gauche a l’habitude de laisser la place au candidat de droite s’il est mieux placé (CF aux régionales dans le Nord et en en PACA), par contre la réciproque est rarement vraie de la part de la droite en faveur de la gauche.

Bref de cet état de désordre, il semble bien que les candidats FN soient en meilleure position de se faire élire que les candidats de gauche, de droite ou d’En Marche…

La recomposition du paysage politique risque bien plus de ressembler à un état de décomposition…

Il faudra nommer clairement les responsables, les dirigeants du PS et des Insoumis qui ont raté l’occasion historique d’être largement en tête de cette présidentielle au premier tour et qui ont préféré leurs misérables petits calculs personnels à l’intérêt général. Les leaders de la droite qui ont été incapables de virer leur candidat corrompu Fillon à temps et qui sont allés délibérément droit dans le mur et dans l’indignité absolue.

C’est une terrible erreur de dire que dans cette élection les Français ont voulu éliminer les deux grands partis de gouvernements… voyons ce sont les dirigeants de ces deux partis qui ont sciemment créé les conditions de leur échec et de leur élimination.

 

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 15:07

Ici et là les journalistes commentent l’indécision fortement marquée des électeurs… comment s’en étonner ? Certes, l’offre est large avec 11 candidats… il y en aurait pour tous les goûts de l’extrême gauche à l’extrême droite, sans oublier la droite extrême et le centre.

Mais une rapide revue de détail vient modérer cette appréciation trompeuse.

Commençons par la droite… l’offre se limite à Fillon et Dupont d’Aignan. Le premier a révélé une obsession monomaniaque pour l’argent facile et à tout va, suspecté de surcroit de détournement de fonds public… et puis peut-on confier la France à un homme qui avoue (malgré des rémunérations nombreuses et au-dessus de la norme) être incapable d’épargner… on croit rêver (au plutôt cauchemarder), le second est une caricature (en plus petit) de Marine Le Pen… difficile de faire son marché, les moins vertueux annonce tout de même leur intention de voter Fillon en se bouchant le nez… drôle de programme pour une droite ruinée financièrement par Sarkozy et qui s’apprête à se ruiner moralement dans les bras d’un Fillon costumé à 8 500 euros pièce.

Quant à la gauche, commençons par le PS, qui a eu la stupide idée d’organiser une primaire et a ainsi donné la main à l’extrême gauche pour désigner le candidat le plus minoritaire en son sein et de surcroit en posture de frondeur à l’égard de François Hollande… on s’étonne que dès lors nombres d’élus et de militants mettent les voiles pour d’autres horizons. Résultats des courses, Hamon s’écroule dans les sondages et frôle les 5 %, seuil de remboursement de la campagne. Pendant ce temps le seul candidat légitime s’est retiré de la compétition. François Hollande vit ses derniers jours au palais de l’Élysée et voilà un élément de notre protection qui va nous échapper, le temps des regrets va bientôt sonner. Reste l’inénarrable Mélenchon… qui gonfle dans les sondages, mais qui rugit comme un ogre et prône le « dégagisme » à tout va… et promet des lendemains qui chantent, payés à crédit, il annonce la fin de l’Europe et de l’Euro… rien moins que cela.

Les écologistes se sont étrangement auto dissous, incapables de s’organiser dans une force politique cohérente, laissant le champ libre à tous les arrangements possibles avec les autres candidats. EELV vient de faire les frais d’un accord de dupe avec le PS qui lui laissent des circonscriptions ingagnables avec un face à face avec des ex-PS refaçonnés à la mode Macron… résultats ils sont un peu partout, donc nulle part. Un gâchis à la hauteur de celui du PS.

Enfin, il nous faut bien parler de Macron, véritable ovni de la politique, illustre inconnu il y a encore trois ans, âgé de 39 ans, sans avoir exercé aucun mandat politique, le voilà qui fait la morale à toute la classe politique en annonçant des temps nouveaux… c’est donc en prophète qu’il fait campagne rassemblant à tout va : Robert Hue, Alain Minc, une pléthore d’anciens ministres de Jacques Chirac et les hiérarques déçus du PS, Manuel Valls en tête… et puis surtout tous les inquiets, dont je fais partie, qu’un second tour Fillon/Le Pen effraye… la peste ou le choléra, le choix déshonorant entre-deux mis en examens, avec à la clef, chacun dans son genre, un programme politique désastreux pour la France.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 16:33

Le climat des affaires devient de plus en plus lourd et inquiétant pour la bonne santé de notre société. Marine Le Pen ne peut que se féliciter, et avec elles les forces de l’extrême droite des plus dangereuses. Sous couvert d’un visage rieur et amusé, elle organise derrière elle une force de frappe terrifiante. Un anti Sémite notoire vient encore de rejoindre son cabinet de campagne, alourdissant ainsi le poids des anciens des mouvements occidents et du GUD dans son équipe.

Cette fois, c’est la République qui se voulait exemplaire qui est encore une fois frappée en son cœur même, M. Le Roux a du quitter, à 6 semaines seulement de la fin de l’exercice de ce gouvernement, la queue bien basse, l’équipe de François Hollande. Encore une fois, pour une bien piteuse affaire d’emploi malvenu de ses deux filles encore lycéennes en tant qu’attachées parlementaires. Dans ses explications au moment de son départ, M. Le Roux s’est montré tout aussi pitoyable que F. Fillon sur le thème… « Hé quoi, j’avais le droit ».

Bref, l’argent de nos impôts a servi à payer le mariage de la fille de F. Fillon, mais aussi de fournir un abondant argent de poche aux deux filles du ministre de l’Intérieur, heureusement immédiatement exfiltré.

Pour le compte de mon camp (le PS) ce sont donc pas moins de cinq ministres qui ont dû partir dans des circonstances particulièrement pénibles pour la morale, l’éthique et le droit. Le 19 mars 2013, c’est le départ de Jérôme Cahuzac, jusque là ministre du Budget pour un compte caché en Suisse, puis le 31 mars 2014, la ministre en charge de la Francophonie Yamina Benguigui est contrainte à ne plus faire partie de l’équipe de Manuel Valls, pour avoir menti sur sa déclaration de patrimoine, mais à peine neuf jours se sont écoulés, que le tout jeune et tout nouveau secrétaire d’État au commerce extérieur Thomas Thévenoud est contraint à son tour de partir pour cause de fraude fiscale… mais ce n’est pas fini Kader Arif, secrétaire d’État aux anciens combattants s’en va aussi, impliqué dans une enquête pour favoritisme.

Mais dans l’interminable tunnel de malversation, de manquement à la parole donnée, de falsification de documents, de cadeaux acceptés à la légère, d’emplois fictifs et de circuits d’argent entre l’Assemblée, ses enfants et retour à son compte en banque, François Fillon reste le champion, incontestable de la magouille et du détournement de fonds. Mais lui, il a l’extrême impudeur de rester et de braver l’opinion publique avec un « Et alors » qui a glacé d’effroi la France qui se lève tôt et travaille beaucoup pour souvent pas grand-chose.

Ainsi donc, étions-nous condamnés lundi, à regarder un débat important pour notre avenir entre cinq prétendants à la charge suprême du pays, la présidence de la république, avec tout de même deux d’entre eux, mis en examen : Mme Le Pen et M. Fillon. Et cette situation surréaliste n’a semble-t-il gêné personne, ni les journalistes, ni les autres candidats, mis à part une sortie bienvenue de Jean-Luc Mélenchon pour remettre les pendules à l’heure.

Ainsi, somme-nous désormais la France qui gère et assimile à son plus haut niveau de responsabilité une corruption assumée, aimable, souriante… mais qu’en pense le conducteur pris au piège d’un radar sur la route, le contribuable en difficulté qui ne peut payer qu’avec retard ses impôts, la dame qui promène son chien et oublie de ramasser les déjections de son chien et se voit illico verbalisée, ou encore le fumeur intempestif qui a gardé l’habitude de jeter son mégot, pris à son tour au piège de l’amende, le travailleur qui a laissé passer son droit à stationner et qui voit son véhicule, son instrument de travail enlevé aussitôt par une entreprise privée au service de la ville de Paris et enfin le jeune conducteur qui n’a pas les moyens de conduire un véhicule aux normes parisiennes et qui se voit immobilisé et verbalisé.

Nous sommes dans la mascarade d’une démocratie vérolée avec la France d’en haut qui peut donc tout se permettre, en toute impunité, et la France d’en bas invitée à voter, mais qui, elle, trinque à chaque faux pas.

Est-ce encore possible de continuer comme si de rien n’était, doit-on laisser s’exercer la seule colère par le bulletin de vote en faveur de Mme Le Pen, avec les risques encourus ?

Ou bien allons nous lever pour dire non… pour refuser de payer collectivement l’impôt jusqu’à ce qu’un gouvernement intègre fasse rapidement les réformes de clarification et de transparence de la vie politique. François Hollande a avancé de quelques pas, mettons cela à son crédit, car il est bien le seul à s’y être engagé.

François Fillon a, par son attitude méprisante, jeté un opprobre définitif sur notre pays aux yeux de l’opinion internationale. Certes, les États-Unis se sont mis en difficulté avec l’élection de Donald Trump, mais la France en organisant une élection présidentielle avec deux candidats mis en examen, a fait bien plus fort.

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 18:16

La France a un problème, avec les migrants d’Afrique et du Moyen-Orient lesquels, outre la couleur de leur peau et le mépris que suscitent depuis les temps coloniaux leurs pays et leur culture d’origine, sont majoritairement musulmans.

Et la France n’est plus ni grande ni généreuse : elle bloque et elle régresse. Cela fait plus de 40 ans que les travailleurs émigrés d’Afrique et leur famille sont regardés de travers.

En leur temps, les migrants d’origine européenne ont eu eux aussi droit à leur dose de mépris, mais entre la couleur de leur peau et leur appartenance à la « communauté judéo-chrétienne » ils ont fini par être acceptés.

Avec un FN a 30% ou plus, il ne s’agit plus de se rassurer en chantant que les migrants sont formidables, surtout quand ce sont des artistes — ou des sportifs de haut niveau—, mais plutôt de se demander quand va-t-on accepter de faire sa place a l’Islam en France? Par exemple, en construisant des mosquées avec des financements publics ou encore en arrêtant de se braquer sur le port du voile pour ne prendre que deux exemples de nature très différente.

Pour extirper notre héritage xénophobe dont le fondement est précisément cette « certaine idée de la France » qui va de Louis XIV a de Gaulle en passant par Bonaparte, il ne s’agit ni de réécrire l’Histoire en mode coupable, ni de laïciser de force des populations encore, voire de plus en plus attachées à leur culture, et à leur religion.

Il s’agit d’énoncer une politique qui ouvre certaines portes et en maintient d’autres fermées. Une politique qui reposerait sur un nouveau Contrat Social avec des engagements précis pour désenclaver ces Français pas comme les autres. Bonne chance au futur président!!

 

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Published by Bruno Rony - dans Société politique
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 19:26

La capacité au déni de François Fillon semble sans limites… Certes, l’affaire des costumes peut ravir les supporters d’Emmanuel Macron ou de la gauche en général, mais seule Marine Le Pen en tire peu à peu un profit, sans cesse croissant, au fil des sondages. Les derniers la donnent au premier à tour à 26/27 %. Fillon est la honte de la droite, mais il est surtout la honte de la République. Et si le parti Les Républicains risque bien d’être absent au second tour … le Front national s’envole, lui, allègrement dans les sondages et confère à la France un visage qui donne des hauts le cœur aux démocraties voisines

Son fameux « oui on m’offre des costumes et alors … » risque de rentrer dans le panthéon des phrases assassines, mais qui assassinent la République.

Cette incroyable révélation de la véritable personnalité de F. Fillon est en train de nous faire tous couler … Il n’est pas une journée où cet individu s’exprime, qui immédiatement donne un sentiment d’écœurement et de haut-le-cœur à la majorité des gens. Encore aujourd’hui, la présentation de son programme économique fait froid dans le dos. Ce type, qui a installé la plus incroyable pompe à fric de l’histoire de la démocratie française, n’hésite pas à annoncer du sang, de la sueur et des larmes pour tous les Français, en fait pas tous, puisqu’il propose d’abaisser la charge fiscale des plus riches. On a bien compris que tout cela s’applique bien à nous tous, mais pas à lui, ni à ses amis milliardaires.

 

Mais le pire dans cette histoire, c’est que les journalistes se comportent comme des « veaux », car seules l’annonce et la découverte d’une nouvelle avanie de F. Fillon les mettent en joie. Mais ils ne jouent en aucun cas le rôle que l’on attendrait d’une presse qui se respecte, à savoir de questionner, d’interroger le propos, de le creuser, d’investiguer la parole de M. Fillon.

Prenons un exemple, l’affaire des costumes offerts pour un montant total de 48 000 euros. À la limite, ce n’est pas le scandale qui est intéressant dans cette affaire. Lorsque F. Fillon sur Europe 1 dit « et alors ? », la question suivante aurait du être. « Le code de déontologie de l’Assemblée nationale fixe un plafond à 150 euros pour les cadeaux aux parlementaires … Monsieur Fillon puisque vous reconnaissez, même si c’est une affaire privée, des dons de costumes à 6 500 euros pièces, c’est donc que vous réfutez le code de déontologie de l’Assemblée nationale ? » … Que peut-il répondre ? Pourquoi cette question ne lui a pas été posée ? Autre variante : « Dans ce cas, Monsieur Fillon, si vous êtes élu Président de la République, allez-vous abroger le code de déontologie de l’Assemblée, ou alors faire passer le plafond actuel de 150 euros à 6 500 euros ? » … là, le débat devient intéressant et permet de mettre à jour la pensée profonde du candidat Fillon. Mais curieusement, les journalistes ne les posent pas, ils constatent et c’est tout.

De la même manière auraient-ils pu l’interroger à propos des emplois d’assistants parlementaires de son épouse et de ses enfants sur sa position sur le sujet en lui même.

Exemple de question : « Considérez-vous que les sommes d’argent mis à la disposition des parlementaires ne sont pas de l’argent public et avez-vous l’intention une fois élu de légiférer sur le sujet et dans ce sens, seuls les parlementaires auront la main sur ces fonds et ne devront rendre de comptes à personne ? ».

Bref, cette campagne est terrible, elle stupéfie le monde entier, et elle jette l’opprobre sur nos mœurs politiques.

Peut être l’histoire finira-t-elle, du moins provisoirement, bien, à quelques semaines du premier tour l’ensemble des sondages s’accorde à placer en tête Marine Le Pen et Emmanuel Macron … le deuxième tour semble aussi fatal à Mme Le Pen. Reste à espérer qu’une présidence d’Emmanuel Macron fera un ménage définitif sur ces pratiques écœurantes et qu’il approfondira l’œuvre déjà entreprise par le président Hollande sur la transparence de la vie politique.

Mais la chute de Fillon ne sera pas sans conséquence pour la droite … les règlements de compte seront terribles et il est à craindre que la partie la plus à droite des Républicains ne rejoigne officiellement les rangs du FN, lui donnant encore plus d’allant et d’énergie pour les échéances électorales suivantes.

La responsabilité d’Emmanuel Macron, élu président, sera alors cruciale … il sera condamné à réussir, car il sera, de fait, le dernier rempart contre l’extrême droite.

 

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 18:39

Je lisais récemment sur Facebook le commentaire d’un de mes amis qui écrivait à propos des présidentielles, que premièrement il était sûr d’aller voter au premier tour et que secondement il voterait pour le candidat le mieux placer pour faire barrage à Marine Le Pen. Je trouve cette remarque plus que juste et je la fais aussi mienne. De même, Daniel Cohn Bendit annonce que pour contrer le FN, il ira voter Macron… sans pour autant être enthousiasmé par son programme. Le risque majeur serait un second tour Fillon/Le Pen où la présidente du FN aurait toutes les chances de l’emporter

Voilà résumer l’étrange ambiance de cette élection présidentielle qui s’approche à grands pas, ce ne sont pas tant les programmes, les idées que les calculs stratégiques pour contrer le FN qui priment. Enfin constater que deux des principaux candidats (F. Fillon et M. Le Pen) sont quand même concernés par des procédures judiciaires et font ostensiblement fi de la morale et de l’éthique. Et pourtant la campagne se déroule un peu comme si de rien n’était. Ceci au grand dam de la presse internationale qui elle voit dans tout cela des dérives malsaines et un danger direct pour la démocratie française.

Mais bon, il y a encore 17 à 18 % d’électeurs qui ne voient pas le problème Fillon et annoncent qu’ils voteront pour lui et de même, ils sont autour de 26 % à affirmer la même chose quant à Marine Le Pen.

Le ver est donc bien dans le fruit, comment expliquer que 44 % d’électeurs n’aient aucun état d’âme à voter pour des « corrompus »… nous ne sommes plus très loin du concept de « République bananière » en ce qui concerne la France.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Car en l’occurrence si la classe politique a péché, une bonne partie de l’opinion, visiblement n’a rien à y redire. Comment enseigner aux enfants des écoles une morale et des vertus républicaines, alors qu’ils assistent chaque jour à ce spectacle dégradant qui met en jeux des hommes et des femmes politiques corrompus et qui s’affichent comme tels sans l’ombre d’un doute ou d’une hésitation. Fillon a vite fait un bref acte de repentance et sa morale chrétienne lui enjoint de poursuivre comme si de rien n’était.

Cela sent mauvais chaque jour qui passe, c’est une odeur nauséabonde qui monte… et je ne vois toujours pas soit de grands intellectuels ou figures moraux s’élever pour protester et en encore moins de mouvement populaire puissant pour dire sa colère (si ce n’est quelques dizaines de militants tapant dans des casseroles à tous les meetings de Fillon)… bref, dans un tel contexte tout peut effectivement arriver à cette élection présidentielle et le pire n’est pas le moins sûr…

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 17:43

Le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu le dimanche 23 avril 2017, soit dans 9 semaines. Jamais nous n’aurons connu une situation aussi singulière et irréelle. Avec la mise en place de trois primaires l’une pour la droite, l’autre pour une partie de la gauche et enfin une consultation pour désigner le candidat d’Europe Écologie les verts, qui toutes les trois contribuent à installer un véritable maelström politique.

Ces consultations ont tout de même abouti à éliminer François Hollande de la compétition, président sortant, empêché en quelque sorte par une partie de son camp, dont son propre premier ministre et son ex-ministre de l’économie et des finances. La consultation donna une nette victoire à celui dont on n’aurait jamais pu imaginer qu’il incarne le Parti socialiste à une élection présidentielle, Benoît Hamon. Celui-ci est condamné à mener une difficile campagne éclair.

De la même manière, la consultation des écologistes a concouru à éliminer Cécile Duflot pour choisir un illustre inconnu Yannick Jadot, qui devant tant d’insignifiance s’apprête à rallier Benoît Hamon. Quant à la droite, elle a éliminé son principal challenger Nicolas Sarkozy, son second challenger Alain Juppé pour leur préférer le terne François Fillon, candidat plein de surprises aussi vénéneuses que malfaisantes.

L’ensemble de la classe politique est mis à contribution pour brouiller les cartes et jeter un trouble absolu sur cette échéance électorale.

À droite François Fillon avec sa batterie de casseroles familiales a décidé de faire jouer la partition du Titanic à sa formation politique en s’accrochant à tout prix. Sarkozy l’avait ruiné financièrement, Fillon l’achève, en la ruinant moralement et politiquement.

À gauche, Jean-Luc Mélenchon n’agit que pour une seule chose couler toute candidature de gauche au second tour.

Nous serions donc déjà condamnés à un second tour avec Marine Le Pen, qui trône en tête, malgré les quelques casseroles bien accrochées, mais curieusement sans effet sur l’opinion, et l’inattendu et inexpérimenté Emmanuel Macron qui avance, masqué et sans programme politique.

Jusqu’ici, les événements ont déjoué tous les pronostics, comme pour le Brexit tout aussi imprévu que l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, le pire serait-il à venir ? Marine Le Pen à l’Élysée ?

 

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 14:56

C’est une bien drôle d’atmosphère qui a pris corps, inquiétante, d’où tout peut surgir, même le pire. Une partie de la droite et une partie de la gauche viennent d’achever leur exercice de primaire, présenté comme la panacée d’une démocratie renouvelée. Le résultat est catastrophique et dessine désormais un paysage politique désemparé, privé des boussoles les plus élémentaires.

À droite : une primaire pour rien.

À droite, après avoir désigné, à la surprise générale, l’ex premier ministre de Nicolas Sarkozy, présenté comme un parfait monsieur Propre, c’est la dégringolade… comment faire avec un candidat qui annonce comme tout programme de serrer la ceinture à tous les Français, mais qui a manigancé pour assurer à son épouse des revenus aux montants insensés avec à la clef une forte suspicion d’emplois fictifs, et rattrapés aussi par l’encaissement de chèques illégaux quand il était sénateur, ce qui est ni plus ni moins un détournement d’argent public. Et ce n’est pas l’incroyable arrogance que François Fillon affiche qui va le tirer d’affaire. Et voilà les républicains déjà à la recherche d’un autre candidat. Alain Juppé ayant signifié qu’il ne jouerait pas les suppléants, le nom de Gérard Larcher, l’actuel président du Sénat circule. Ce n’est pas sans rappeler la candidature d’Alain Poher en 1969, on en connaît le merveilleux résultat. Mais nous n’en sommes pas là, François Fillon s’accroche, comme toujours dans ces circonstances là, on se souvient avec quelle belle assurance Jérôme Cahuzac a tenté de sauver sa mise en déniant les faits jusqu’à l’absurde.

Le dilemme, continuer avec François Fillon et plomber définitivement le résultat de la droite, avec un risque certain d’élimination au second tour, changer de candidat avec un mode d’emploi incertain qui fera nécessairement piètre figure. Ah, où est-il le beau temps où le comité directeur de la droite choisissait son candidat ?

 

À gauche : une primaire dévastatrice pour le PS.

À regarder de plus près les résultats, on voit que l’électorat militant du PS c’est partagé entre Valls et Hamon, à parité, ce sont les électeurs non encartés du PS qui ont fait la différence et ont assuré la large victoire de Benoît Hamon. J’avoue que, comme militant du PS, la pilule ne passe pas, à quoi bon militer au PS si la désignation à un scrutin déterminant comme celui de la présidence de la république, nous perdons la main pour la donner à un électorat de « gauche » qui va, qui vient. À quoi bon consacrer du temps de l’argent… si nous les militants passons la main à d’autre pour désigner celui qui sera « notre candidat » ?

Je crois que nous nous sommes bien fait « avoir » en acceptant un peu vite, ce qui paraissait une belle idée… la primaire.

La primaire qui a désigné Ségolène Royal en 2006, puis François Hollande en 2012 ont creuse le sillon fatal au PS, qui aboutit à une organisation en décomposition, qui vient d’affronter quatre années au pouvoir avec l’incessant pilonnage d’un important groupe de députés socialistes, soutenus en sous main par la candidate malheureuse en 2012, Martine Aubry. Cette dernière n’est pas en reste, elle soutient vigoureusement le candidat des frondeurs Benoît Hamon… et finit d’enfoncer définitivement le mandat de François Hollande.

On voit bien qu’au PS nous sommes au comble de la confusion. Un candidat désigné, contre la volonté de la moitié des militants du PS, un Emmanuel Macron, qui a eu l’intelligence de rester en marge de cette désignation « panier de crabes », et des élus de la sensibilité « gauche de gouvernement » qui partent en masse rejoindre le camp d’Emmanuel Macron.

Ainsi donc, Benoît Hamon, au nom du PS, va faire une campagne qui consistera à renier les cinq années du PS passé au pouvoir, nous ne sommes pas loin du grand écartèlement.

Voit-on un militant qui durant toutes ces années a fait les marchés de France, tract à la main pour défendre la politique menée par François Hollande, faire de même pour vanter les mérites d’un Benoît Hamon qui est le symbole même des frondeurs qui ont « pourri » toute la mandature de François Hollande.

Il fut un temps où, je me souviens que nous les rocardiens avons rallié et mené la campagne de François Mitterrand, c’était une autre époque. Le PS était composé de courants, les débats y étaient francs et parfois violents, les congrès y mettaient fin, aujourd’hui depuis trop d’années le PS est composé d’écuries d’hommes et de femmes… On voit où cela nous mène.

Ainsi donc, ces deux procédures qualifiées par les médias de rénovation de la vie politique ont largement contribué à jeter le trouble sur une vie politique déjà à la dérive, du fait des trop nombreuses malversations commises par les deux camps.

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 16:21

Et un corrompu de plus… comment peut-on faire pour assainir la classe politique française ? Les affaires succèdent aux affaires en touchant à tour de rôle la gauche et la droite. François Fillon peut bien botter en touche, cette affaire est grave et en même temps révélatrice du mépris dans lequel certains hommes politiques tiennent les Français.

 

Détails de l’affaire.

Tous les parlementaires disposent légitimement d’un budget pour travailler et donc embaucher des collaborateurs (secrétaires et assistants parlementaires). L’enveloppe est de 9 561 euros bruts par mois, sur le papier il n’est pas interdit aux parlementaires de faire appel à leur parenté pour occuper ces postes. Au Sénat, il a quand même fallu faire un peu de ménage, tant cet usage était devenu abusif, un moyen de caser un fiston dont on ne savait que faire, ou de rétribuer une maitresse… En tout état de cause, il faut, bien entendu, que le job soit réel et d’en apporter la preuve en cas de difficultés.

Pour Mme Pénélope Fillon, elle a été employée de 1998 à 2002 avec une rémunération de 3 900 euros bruts mensuels qui passera à 4 600 euros et entre 2002 et 2007 elle continuera « son activité » avec le remplaçant de M. Fillon à l’assemblée, Marc Joulaud, pour une rémunération de 7 900 euros bruts. À ce stade, il ne reste plus à M. Joulaud que 1 661 euros bruts par mois pour organiser son activité de parlementaire, beau sacrifice de sa part, belle prise pour Penelope.

Pénélope a bien de la chance, j’ai été assistant parlementaire et je n’ai jamais perçu une telle manne. Les assistants parlementaires en fonction doivent ruer dans les brancards avec une telle révélation : 7 900 euros bruts par mois. Au total, cela fait tout de même sur cette période de référence, la somme astronomique de 500 000 euros, espérons pour eux qu’elle a bien été déclarée au fisc.

Mais comme cela ne suffisait sans doute pas assez pour le couple Fillon qui doit par ailleurs entretenir un magnifique manoir, François a demandé à son ami Marc Ladreit de Lacharière d’embaucher Pénélope comme conseillère littéraire à la Revue des deux Mondes en 2012 et 2013 pour la bagatelle de 100 000 euros, dommage pour elle que le directeur de la revue, Michel Crépu, n’ait jamais entendu parler d’elle, si ce n’est la publication de trois notes de lecture. Cela fait très cher la note de lecture.

Réponse de l’intéressé.

François Fillon a dénoncé la bulle puante du Canard enchainé qui vient de faire ces révélations et a accusé l’hebdomadaire de misogynie.

Voilà une autre belle injure faite à ces centaines de milliers de femmes qui travaillent dur, très dur dans les hypermarchés, les hôpitaux, les services sociaux… qui doivent écarquiller les yeux face à ces salaires mirobolants, et insultants pour l’ensemble des travailleuses de ce pays.

Et c’est ce monsieur qui se dit droit dans ses bottes et qui annonce une purge pour le pays : privatisation de la Sécurité sociale, diminution des allocations chômages, suppression de 500 000 emplois dans la fonction publique qui doit donc, elle, se serrer la ceinture… Bref, on rêve, pire on cauchemarde.

Il dit aussi que son épouse travaillait pour lui dans sa circonscription, dans l’ombre, bref dans le manoir familial… pratique ce travail à domicile.

Mais, c’est faire abstraction de la déclaration de Mme Jeanne Robinson-Behre, une assistante parlementaire qui aurait du travailler avec Penelope Fillon : « Je n’ai jamais travaillé avec elle… je ne la connaissais que comme femme de ministre ».

Un peu de relecture des déclarations passées de Penelope.

Mme Fillon a toujours revendiqué, dans le passé, n’avoir joué aucun rôle politique auprès de son époux, appuyant toujours sur son rôle de mère au foyer (cinq enfants tout de même). Et enfin dans un reportage du quotidien Le Bien public, elle déclarait : « Jusqu’à présent, je ne m’étais jamais impliqué dans la vie politique de mon mari ». On ne saurait dire mieux…

L’enquête sur la réalité de ses prestations aussi bien comme assistante parlementaire qu’employée de la Revue des deux Mondes est la bienvenue et on espère en savoir un peu plus dans les jours qui viennent. À moins qu’une fois de plus la solidarité de classe des élites ne vienne assourdir l’ampleur de cette escroquerie à l’argent public pour au moins les émoluments de l’assemblée.

Pour l’argent privé de Monsieur Marc Ladreit de Lacharière, on laisse l’opinion juge de telle largesse, ah ! solidarité de classe quand tu nous tiens !

Conclusion.

Voilà encore un homme politique qui veut à tout prix nous serrer la ceinture, alors qu’il s’est organisé de son côté un système bien rentable pour maintenir et embellir son train de vie. Et qui a l’audace de se présenter à nos suffrages pour la présidence de la République.

Rappelons-nous aussi ce tweet de M. Fillon en septembre 2012 : « “Il y a une injustice sociale entre ceux qui travaillent dur pour peu et ceux qui ne travaillent pas et reçoivent de l’argent public”, comme cela est bien tourné.

À la lanterne criait on, à une certaine époque et bien disons à la lanterne M. Fillon et il ne s’agit pas bien sûr de votre ancienne résidence de fonction comme premier ministre dans le parc du Château de Versailles.

Le parquet financier ouvre une enquête préliminaire dans l’affaire Pénélope FillonA la suite de la publication d’un article du « Canard enchaîné », sur l’emploi de la femme de M. Fillon comme attachée parlementaire à l’Assemblée, le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire des chefs de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits.
 

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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