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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 17:00

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 15:02

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 17:58

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 13:52

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 17:56

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 16:55
Ariane 6, enfin !

L’accord est en passe d’être signé entre européens pour la mise en place d’un nouveau lanceur européen, Ariane 6. Aujourd’hui, mardi 2 décembre les vingt ministres en charge de l’espace se réunissaient à l’Agence spatiale à Luxembourg pour concrétiser ce projet et donner à l’Europe toute ses chances d’être présente dans la course à l’espace.

Objectif : assurer le lancement d’Ariane 6 en 2020. Il était urgent d’agir face à la concurrence, en particulier de l’américain Space X qui a cassé les prix d’au moins 30 % en ramenant le coût d’un tir à 46 millions d’euros. Sans réaction de leurs parts, les européens risquaient de perdre rapidement leur part du marché mondial, estimée à la moitié pour les satellites commerciaux de télécommunication.

L’Allemagne s’est fait tirer l’oreille de longues dates … pragmatique, comme jamais, ils plaidaient pour une simple évolution progressive d’Ariane 5. Le spectaculaire succès de la sonde européenne Rosetta et du robot Philae posé sur la comète Tchourioumov-Guérassimenkoa a largement contribué à accélérer le processus de négociation et à trouver un accord.

La France s’en sort bien, comme principal contributeur, mais aussi comme opérateur. Ce ne sont pas moins de huit milliards d’euros qui vont être engagés sur 10 années. Quatre milliard iront à la conception d’Ariane 6 et le nouveau pas de tir français à Kourou en Guyane. L’autre moitié servira à faire le relais en adaptant Ariane 5 pour les tirs à venir.

La partie française a renforcé ses chances en annonçant le regroupement des sociétés Airbus Group et Safran de leurs activités spatiales. L’objectif étant un coût de développement d’Ariane 6 minimalisé, une durée de ce développement raccourcie et un cout d’exploitation plus avantageux.

Après ce ralliement de l’Allemagne, l’Europe est désormais en mesure d’affronter la concurrence américaine, mais aussi les nouveaux arrivants sur ce marché que sont l’Inde et la Chine.

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 14:51

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 11:16

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 13:45

J’ai passé mon enfance, du moins une partie, aux confins de la Haute-Marne et des Fuacheuse.jpgVosges au bord d’une rivière magnifique : la Meuse. Ce long fleuve qui s’écoule à traverse la Lorraine, long de 950 km, traverse la Belgique, puis les Pays-Bas pour se jeter en mer du Nord. Mais à quelques dizaines de kilomètre de sa source, elle se présente comme une douce rivière, aux crues parfois insolentes. Ce point de références porte de plus un nom un peu extravagant : Harréville-les-Chanteurs. La Meuse, fleuve, ici encore rivière se prête un peu plus loin à quelques facéties : « Les pertes de la Meuse », elle s’infiltre d’un seul coup pour disparaitre et resurgir à quelques pas de là. C’est à Bazoilles, village voisin qu’elle nous fait le coup de l’absence, pour réapparaitre bienveillante à Neufchâteau.

Bref, tout comme les hirondelles, aujourd’hui raréfiées, la Meuse a dessiné à la fois, de part et d’autres de mon village, une vallée rythmée de fosses, de gués et de petits courants, mais aussi une histoire tout court. C’est une longue ballade en compagnie d’amis et de fantômes, qui pour la pêche (à la ligne ou à la main…), qui pour la baignade à la fosse à Totor, qui pour conforter ici et là un barrage ou un passage pour améliorer un gué. Les prairies et les coteaux tout proches de la rivière bruissent de nos passages enfantins et de nos rires perlés, qu’étouffent à peine les sous-bois. Jeux de piste, cabanes dans les arbres, trésors de pacotille enfouis sous les mousses, montée du « mont » le courage au cœur pour s’éloigner de la rivière mère de toutes les batailles et passer le petit col pour marcher enfin jusqu’au village voisin au nom charmant de Pompière et sa rivière rivale le Mouzon.

Bref, le remord, et c’est le retour à pas cadencés au « cœur » de notre existence, la Meuse. J’aime ce fleuve, il porte aux hasards de mes pas, le souvenir de ces rencontres fortuites avec les canards de ma grand-mère. Libres comme le vent, ils allaient chaque jour à la rivière pour s’en retourner le soir venu à leur pastoral logement à deux pas de la grange familiale. C’est un univers qui bruit sagement du temps qui passe et porte un regard bienveillant sur ces générations qui, le temps de l’enfance, viennent s’y essayer à la vie.

Si aujourd’hui, je jette un regard sur cette vallée, mon cœur s’emballe, je n’y reconnais plus grand chose, les joncs propice à la pêche à la main ont presque tous disparu, l’étalement des nénuphars et leurs fleurs en étoile jaune se sont fait discrets, les herbes ondulantes des courants se sont étiolés, et les bords de l’eau si peuplés autrefois (ragondins, poules d’eaux, hérons pourpres et martin pêcheurs etc..) sont désormais silencieux.

Un responsable : celui-là même qui régit la symphonie de mes souvenirs, l’homme… Un homme qui aurait perdu le fil de sa vie, un homme sans horloge solaire, un homme qui ne voit ni le Nord, ni le Sud, un homme pour qui les nuages ne parlent pas, un homme sans aurores, ni couchers de soleil, un homme toxique.

Il est dit que ce sont bien les pesticides (invention du même homme) qui perturbent, troublent, effacent bien souvent cette biodiversité qui s’éteint au crépuscule de ma vie.

Plusieurs chercheurs ont analysé le fait et conclu à la responsabilité humaine dans la disparition de 42 % des populations d’insectes, mouches, libellules et d’une manière plus générale autres forme de vie des sources, ruisseaux et rivières. Ces chercheurs,sont Mikhail Beketov du Helmholtz Centre for Environmental Research à Leipzig en Allemagne et Ben Kefford de la University of Technology à Sydney. Ils ont établi le lien entre présence de pesticides et mise en péril de la plupart des espèces dépendant de la chaine alimentaire de ces insectes.

C’est ainsi que nous concluions, il y a peu à la disparition partielle des hirondelles. L’agriculture industrielle, l’élevage forcé, les forces internationales du marché ont pesé sur les jardiniers de nos paysages que sont les paysans. Parfois ils en payent directement le prix, l’usage des ces produits toxiques ont multiplié toutes les formes de cancer.

Poissons, oiseaux et libellules, animaux des forêts si présents et familiers se sont presque tous enfuis… je le voie à l’aune de ma vie, sans études scientifiques. Il me suffit de regarder avec au cœur une tristesse sans nom, ces paysages de mon enfance qui peu à peu se « simplifient », d’un vaste concert de couleurs et de formes, ils filent, courbés, jusqu’à finir en lignes qui se perdent juste en un seul point du monde. L’homme toxique avance à grand pas, il s’est emparé de la faux de ses ancêtres et marche au milieu des blés, mais l’orage approche, obscurcissant l’horizon d’encres noires et profondes. C’est la grande faucheuse qui s’annonce sans cris…

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 14:55

C’est insidieux, on ne s’en aperçoit pas tout de suite, mais l’évidence se fait d’un 3550284849_f1d480f19f.jpgcoup : où sont passées les hirondelles d’antan ? Voilà pourtant un oiseau qui a peuplé et accompagné mon enfance. Elles nichaient, nombreuses sous les toits à la campagne. Je vois encore leur alignement sur les fils électriques, juste avant leur grande migration. Et surtout l’enseignement de mon grand-père sur la météo à venir, infaillible, lorsqu’elles volent haut dans le ciel, le beau temps est assuré, lorsqu’elles rasent les toits, la pluie n’est pas loin… parfois l’une d’entre elles, on en sait pourquoi rentrait dans une pièce de la maison et s’affolait à ne pouvoir sortir, jusqu’à ce que l’on s’occupe d’elle.

Si familières, si heureuses, d’un seul coup je les cherche du regard par cette belle journée, enfin de printemps, et je prends conscience brutalement que je ne m’étais même pas aperçu, durant toutes ces dernières années de leur disparition. Occupé par tant de choses que je devais supposer importantes, quelque chose d’effroyable s’était produit, en silence et sans bruit. Un drame, un épouvantable drame dont le journal de 20 heures ne parlerait pas, avait eu lieu dans une indifférence quasi générale. On avait bien parlé des abeilles, mais des hirondelles que nenni.

Après quelques recherches pour corroborer mon sentiment, les scientifiques avaient bien fait le constat d’un abaissement plus que conséquent de leur population. Pour les ornithologues la régression aurait commencé dans les années 1970 et serait à ce jour comptable d’une baisse de 84% sur les 10 dernières années observées. Bigre 84 %, le chiffre est énorme… et expliquerait donc ce grand silence dans le ciel et sous les poutres des granges. La pollution qui avait donc, par le biais entre autre des pesticides exterminé une bonne partie des abeilles, aurait donc raréfié les insectes volants, nourritures habituelles des hirondelles.

Ce symbole si fort de l’arrivée du printemps aurait donc déserté nos terres et par la même nos cœurs. Oiseaux migrateurs, les hirondelles accrochaient leurs nids aux frondaisons de nos habitations au printemps, car elles avaient l’habitude de passer l’hiver en Afrique. Dès l’automne elles se rassemblaient sur les fils pour s’envoler en cohorte au mauvais temps venu, puis passaient la méditerranée pour des jours plus doux et plus chauds. Si gracieuses et si fragiles en apparence elles n’en faisaient pas moins de 10 000 km de voyage avec pour tout bagages quelques grammes de graisse.

Oiseaux de cœur et de mémoire, ce sont les mêmes hirondelles qui chaque année reviennent nicher au même endroit pour préparer la nichée prochaine. Qui ne s’est approché au bord du nid pour voir les oisillons affamés, le bec tendu hors du nid grand ouvert, attendant la becquetée ? C’est par un va et vient incessant que les parents parcourent jusqu’à plus de 300 km par jour, durant trois semaines pour les mener à l’autonomie.

Oui, elles manquent à mon cœur, et celui-ci en est tout désolé, chagriné de voir s’étioler un peu plus, avec le temps qui passe, le monde de son enfance.

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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook  et mon compte twitter
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Bonne lecture.
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques. Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook et mon compte twitter https://www.facebook.com/jean.pelletier 77https://twitter.com/jmpelletier Bonne lecture.

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