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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:01

8446.jpgWikipédia nous renseigne sur cette expression : « La bataille de la Bérézina eut lieu du 26 au 29 novembre 1812 près de la rivière Bérézina, aux alentours de la ville de Borissov dans l'actuelle Biélorussie, entre l'armée française de Napoléon Ier et les armées russes de Koutousov, de Wittgenstein et de Tchitchagov, après l'échec de la campagne de Russie. »

 

En prenant un peu de recul on s’aperçoit que la défaite de l’UMP est bien pire que le présent constat ne le laisse entendre. Avec le recul, le droit d’inventaire à droite fera son œuvre et l’on verra combien La double présidence (de l’UMP, puis de la République) a été nocive, voire destructive pour la droite française. On comprend mieux les réactions actuelles désordonnées et souvent peu crédibles des leaders de la droite. Ils sont en plein chaos, et surtout ils ont perdu tous les pouvoirs politiques et une partie du pouvoir médiatique. C’est à l’aulne de « leurs abois » que l’on peut mesurer le degré de détresse dans laquelle ceux-ci sont plongés.

 

La création d’une association des amis de Nicolas Sarkozy susceptible de servir de mémorial à la gloire du grand chef abattu risque de n’avoir que très peu d’avenir, tant le ressentiment à son égard va se faire de plus en plus fort. Il y aura peut être, tout au plus, encore une Nadine Morano pour haranguer les foules à la gloire de son mentor.

En toute objectivité nous nous devons de constater les résultats suivants à mettre au passif du président sortant, d’autant plus qu’il s’est fait le chantre de la culture du résultat, qu’il a tenté d’insuffler à l’administration publique :

 

-          Echec aux élections municipales les 9 et 16 mars 2008.

La droite détenait avant le scrutin 21 villes de plus de 100 000 habitants sur 37, après les élections elle n’en tient plus que 12, le PS ayant emporté la différence.

 

-          Echec aux élections cantonales des 20 et 27 mars 2011.

Ce renouvellement partiel des conseillers généraux est marqué par une défaite de la droite l’UMP obtenant au 1er tour seulement 17% des voix. A l’issue du second tour ce sont quatre départements qui basculeront à droite, s’ajoutant à la large majorité de départements détenus par la gauche.

 

-          Echec aux élections régionales les 14 et 21 mars 2010.

Ce sera au 1er tour, le plus mauvais score jamais enregistré à une élection par la droite française, cela se soldera au deuxième tour par la prise de contrôle sur 25 régions de 22 régions par la gauche ; en métropole seule l’Alsace restera à droite.

 

-          Echec aux élections sénatoriales du 25 septembre 2011.

Là, il fallait vraiment le faire, vu le mode de scrutin, ce contrôle de la Haute assemblée est, en tout cas, historique pour la gauche.

 

-          Et enfin échec à l’élection présidentielle.

-          Probable échec aux législatives….

 

On ne peut que saluer la constance avec laquelle l’élève Nicolas Sarkozy affiche un bulletin de notes truffé de quadruple zéros. Y aura-t-il quelqu’un dans son camp pour reconnaitre cette vérité et la faire savoir. Car il faut bien mettre en perspective l’ensemble de ces élections pour mesurer l’ampleur de l’implantation du parti socialiste et l’invraisemblable Bérézina de l’UMP.

Seule consolation pour l’avenir de la droite française, ayant absolument tout perdu elle ne pourra pas descendre plus bas et même elle devrait mathématiquement enregistrer quelques succès électoraux à l’avenir.

 

Quant au parti Socialiste il ne faudrait pas qu’il se laisse emporter par tous ces succès, en pensant que tout lui est autorisé. Les français depuis cinq ans lui ont donné leur confiance, encore faut-il qu’il soit à la hauteur de celle-ci. L’avenir le dira, mais en plaçant à la tête du pays un homme comme François Hollande tous les espoirs sont enfin permis.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 11:31

imagesCAX9OIT1.jpgJamais la France n’a eu son destin aussi lié à celui de l’Europe. La situation dont hérite François Hollande n’a rien de comparable à celle de Mitterrand en 1981, qui disposait d’une autonomie plus grande, même s’il prit le moment venu, au milieu de la tourmente, le choix de l’Europe, ce qui allait définitivement enraciner le destin de la France dans celui du continent.

 

« Je suis heureux, je suis aussi soucieux » lâche le nouveau Président à peine élu à la Bastille. Le ton est donné, ce sera sans aucun doute celui de ce quinquennat qui s’ouvre. Les manifestations d’intronisation ont été sobres ; on lui en est reconnaissant. Le double hommage à Jules Ferry et Marie Curie ont évité l’écueil du Panthéon et sa boursoufflure. La France a élu un homme de gauche, mais fidèle à une tradition du centre/gauche, celle d’Henry Queuille auquel François Hollande avait rendu hommage au cours de sa campagne. Puisse-t-il s’inspirer de ce parcours hors norme d’un grand personnage de notre histoire publique qui œuvra de 1921 en présidant le conseil général de la Corrèze, à 1958 où il s’opposa au retour du général de Gaulle.

 

Elu député « Rouge » en 1914 de la circonscription d’Ussel, il finira comme fondateur du centre Républicain avec André Morice maire de Nantes ( !) après un désaccord avec Pierre Mendès France. Les signes d’une connivence par delà l’histoire sont partout. Il sera aussi le parrain en politique de François Mitterrand auquel il conseillera de se présenter en 1946 dans la Nièvre.

L’histoire a retenu qu’il fut 21 fois ministres et qu’il reçut le surnom affectueux du « petit père Queuille ». La postérité a fait état de son amabilité, sa simplicité (il refusa toutes les médailles et les honneurs, et n’accepta que celle de la Société nationale d’horticulture), son honnêteté à toutes les épreuves, sa proximité avec les français et sa fidélité intangible à ses idéaux radicaux socialistes.

 

Amabilité, simplicité ; honnêteté, et fidélité, cela rappelle le portrait qui se dessine déjà de François Hollande.

 

Le temps des épreuves est arrivé, comme Nicolas Sarkozy avant lui, il devra user et « ruser » sans doute pour faire entendre la voix de la France dans un concert européen qui a tendance à devenir cacophonique. Nul ne sait ce que deviendra le « couple franco-allemand » qui a longtemps été le moteur de l’Europe. Mais aujourd’hui les temps ont changé, à vingt sept pays membres, l’Europe s’est alourdie dans ses prises de décision. Son centre névralgique autour des français et des allemands s’est déplacé plus au nord de l’Europe.

 

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault hérite de comptes publics considérablement dégradés qui le privent de toutes marges de manœuvre. C’est un dès sien, le président de la cour de comptes Didier Migaud qui sera là pour lui rappeler à quel point la situation financière de la France est critique. Sur son bureau figure en bonne place une note rédigée par les experts du parti socialiste qui lui fait le décompte des plans sociaux dont l’annonce a été retardée par le gouvernement Fillon, le temps des élections.

 

Le nouveau pouvoir socialiste est ainsi pris en étau entre la nécessité absolue de rétablir l’équilibre des comptes publics et celle de contribuer à tout prix au sauvetage de l’euro, lequel passe par le vote du peuple grec qui a déjà exprimé son hostilité à la cure d’austérité que l’Europe veut lui imposer.

 

Pour autant si Noël ne sera pas au rendez-vous, on peut espérer un autre style de gouvernement, une réforme de la fiscalité qui équilibrera l’effort avec plus de justice et, peut être, à minima, le maintien des acquis sociaux qui caractérise et personnalise la France.

 

Telle pourrait être la feuille de route, bien modeste en apparence, de François Hollande. Son plus grand succès pourrait être celui d’éviter une crise majeure dont l’impact social serait dévastateur.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 13:29

imagesCAL3DX36.jpgParti le soir du deuxième tour pour un lointain voyage, c’est du bout de la terre que j’ai pu suivre les premiers pas de ce nouveau pouvoir. Lundi matin les journaux chinois publiaient en première page la photo de François Hollande. La France compte donc encore un peu dans le vaste monde.

 

Mes repères médiatiques ont subitement changé depuis dimanche soir, radio, télévision et journaux ce matin parlent un autre langage, c’est comme si Nicolas Sarkozy et ses sbires n’avaient jamais existé. Le changement c’est maintenant et cela se voit. Hier soir au 20 h de France 2 la nouvelle ministre de la culture Aurélie Filippetti était interviewée depuis Cannes, un bref portrait montrait d’ors et déjà le changement de valeur. Notre nouveau ministre de la culture n’est pas issue des élites, mais bien du système de la méritocratie de l’école publique. La parité a du bon quand on écoute la nouvelle ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique Fleur Pellerin, compétente, claire dans son propos. Là aussi cette promotion est la récompense du mérite par le travail. Fleur Pellerin a été abandonnée à la naissance, elle a grandit en Seine-Saint-Denis à Montreuil.

 

Nouveau gouvernement, nouvelles figures. Quel plaisir d’avoir un premier ministre qui part en vacances en camping car. Pour le fond le nouveau président est allé dire à Mme Merkel qu’elle allait devoir compter avec lui pour décider des orientations de l’Europe. Et contrairement aux accusations de l’UMP, François Hollande ne s’est pas trouvé isolé pour défendre une politique de relance en Europe afin d’accompagner la rigueur et la réduction des déficits.

Il est ensuite allé aussitôt dire la même chose au G8, puis s’est empressé de signifier aux membres de l’OTAN sa détermination de rapatrier au plus vite, avant la fin de l’année, nos soldats français. Et malgré les dénégations de la même UMP, son message a été bien reçu. Passons sur l’accueil chaleureux du président Obama.

 

Les salaires du Président et des ministres ont bien été baissé de 30%, première décision du 1er conseil des ministres. Manuel Valls, ministre de l’intérieur, l’énergie du changement, en est a son cinquième déplacement, pourtant son cabinet est déjà en place, la mise en route du vote des étrangers, la réaffirmation du principe de la laïcité, voilà ses dossiers prioritaires avec la reconquête d’une police enfin au service des citoyens, de tous les citoyens.

 

Vincent Peillon est déjà en plein travail avec la priorité sur les rythmes scolaires tant attendu des enseignants et des parents d’élèves, mobilisé avec son cabinet, il annonce un plan d’urgence pour la rentrée de septembre avec la création de 1000 postes dans l’enseignement primaire.

De la même manière Christiane Taubira, nouveau Garde des sceaux et Najat Vallaud-Belcacem ministre du droit des femmes annoncent la mise en place avant l’été d’un nouveau texte sur le harcèlement sexuel.

 

De son côté Marisol Touraine, ministre de la santé se rendait au centre hospitalier de Saint Denis pour rendre hommage à l’Hôpital publique et annoncer dans un bref délai les premières mesures en faveur de l’hôpital public.

 

Voilà les quelques exemples encourageants pour ces premières journées. J’ajouterai que je guettai le geste symbolique que prendrait François Hollande pour sa journée d’intronisation, j’ai été comblé par l’hommage à Marie Curie.

Oui la France a commencé à changer, son destin  est entre de bonnes mains.

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 14:29

  PS-Francois-Hollande-se-lance-dans-la-course-aux-primaires

 

 

 

 

 

 

 

François Hollande nous  a offert d'une anaphore superbe mise en musique, à écouter :

 

Fran�ois Hollande-Moi pr�sident de la R�publique (Remix Soprano -Moi j'ai pas) by ShadowKillah

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 13:03

imagesCAPNZ5UZ.jpgPlus que quelques jours avant le 6 mai, l’attente du débat de ce soir et ce sera la dernière ligne droite où il ne faut surtout rien lâcher. Les sondages ne font pas l’élection. L’effort des militants soutenant François Hollande ne doit pas se détendre, c’est maintenant qu’il faut tout donner, oui tout donner car le Président sortant a sonné le glas de la République.

 

Ces dernières journées ont été particulièrement pénibles. Il a fallu subir le discours du président sortant à Toulouse, plus pétainiste que jamais. Il a surenchéri hier au Trocadéro. Marine Le Pen est omniprésente sur tous les médias pour déverser ce qu’elle sait le mieux faire : sa haine !

 

Plus que jamais nous sommes en 1930 lorsque les ligues de droite déversaient leur haine de la République, celle qu’ils surnommaient « la gueuse ». J’ai en mémoire, à l’occasion d’une exposition à l’Assemblée Nationale pour commémorer l’anniversaire du Suffrage universel d’avoir eu à présenter parmi une collection de Mariannes, « une gueuse » à l’effigie de ce que l’extrême droite exprimait sur La République. C’était une Marianne défigurées, aux traits affaissés, à la poitrine tombante et exprimant une grimace abominable. Elle faisait froid dans le dos, à la mesure de ce que l’extrême droite comptait lui régler.

 

Hier, journée du 1er mai, il y avait, reconnaissons le, foule au Trocadéro et à l’Opéra. Il y avait foule aussi au défilé des syndicats. Le face à face entre les partisans de la République, terre de libertés et ceux qui la honnissent a atteint son paroxysme. Nicolas Sarkozy a réussi entre autres méfaits, celui de réveiller les vieux démons que l’on croyait oubliés. Il divise et plus que jamais, il clive, il dresse les français les uns contre les autres dans un paysage fait de frontières menaçantes, de nations guerrières et de chasse à l’étrangers. Ca y est la peur s’est installée, une peur minable, une peur faites de petits intérêts, une peur sournoise qui ronge peu à peu le corps social. Il a fait appel au pire de la société, à tout ce qu’elle peut avoir de sale dans les mauvais jours. Oui, malheureusement grâce à ce président sortant les « mauvais jours » sont de retour.

 

Il est vrai que face à ce danger la gauche, la gauche la plus large possible s’est mobilisée sous ce vent mauvais. Les affrontements de hier sont passablement oubliés pour faire battre le président sortant qui est la source de tous ces maux. Mais les ravages sont malheureusement déjà passés plus d’une fois sur notre terre de France. Je vois, avec terreur, cette marée outrageusement bleue, blanc et rouge qui criait sa haine de la gauche sur, paradoxe énorme, le parvis des droits de l’homme, au Trocadéro.

 

La France, lumières des libertés, le pays de Voltaire, de Victor Hugo, Jean Jaurès, Léon Blum et Albert Camus est devenu cela… rien que cela. On nous regarde attentivement depuis l’étranger avec beaucoup d’inquiétude.

 

Sarkozy m’a collé le blues, le blues d’une France amoindrie, avilie, une France petite et mesquine. Il reste encore quatre jours, il ne faut rien lâcher tant la menace est omniprésente. Le président sortant a, par ses dérives à relents fascisants, donner le ton de cette fin de campagne : le combat entre la défense des libertés et le retour d’une vieille droite aigrie et dangereuse pour ces mêmes libertés, c’est pour dimanche.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 14:16

imagesCAZVIV6Z.jpgNous y sommes, adossés au mur le président sortant fait feu de tout bois et ressort en boucle l’argument du droit de vote des étrangers. Argumentaire repris par ses sbires-partisans : voter Hollande, c’est donner le droit de vote aux étrangers et perdre de sa souveraineté nationale.

 

C’est donc l’arme nucléaire qu’a trouvé Nicolas Sarkozy pour convaincre les électeurs de Marine le Pen de se reporter sur lui pour éviter à la France cette « infamie ». Qu’en est-il exactement de cette proposition du candidat socialiste qui reprend là une vieille promesse du PS jamais tenue ?

"J'accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans" écrit-il dans son projet présidentiel et c’est même la 50e des 60 propositions sur lesquelles il fait campagne.

 

 En clair cela signifie que les étrangers résidant en France depuis 5 ans au moins voteront aux seules élections locales. Il n’y a pas de quoi naufrager, ni diluer la fameuse « souveraineté nationale », mais seulement faire œuvre intelligente d’intégration.

 

Mais fi de tout cela, les zélateurs du Président en ont profité pour raconter n’importe quoi :  le texte déjà présenté par la gauche au sénat à la fin de l’année 2011 prévoirait la possibilité pour un étranger d’accéder aux fonctions de maire et d’adjoints…Mensonges ! Rappelons la partie très précise de ce projet de loi sur le sujet : Les étrangers ne peuvent exercer les fonctions de maire ou d'adjoint, ni participer à la désignation des électeurs sénatoriaux et à l'élection des sénateurs". La question est réglée une bonne fois pour toute.

 

François Hollande a précisé que cette disposition complétera la situation actuelle qui voit les résidents étrangers européens déjà participer aux élections municipales.

De la même manière il n’est pas inutile de se souvenir que le Traité de Maastricht a accordé le droit de vote pour les ressortissants de l’Union européenne.

 

Mais pour l’UMP qui court après les 6,4 millions d’électeurs du FN ce chiffon rouge est bien utile. Ainsi notre président sortant, qui n’est pas un reniement prés, n’avait-il pas indiqué en 2005 qu’il y était favorable à titre personnel, enfourche le thème du risque communautariste si François Hollande était élu.

 

Saluons le courage du candidat socialiste qui n’a pas cherché à enterrer cette proposition, comme le lui suggérait Ségolène Royale, il a clairement réaffirmé cet engagement en précisant le calendrier, à savoir avant les prochaines élections municipales prévues en mars 2014.

 

Toutefois notons que l’adoption d’un tel texte nécessite la mise en œuvre d’une réforme constitutionnelle, la révision de l’article 3 qui précise que seul « les nationaux français majeurs des deus sexes sont électeurs ». Le président, en l’absence d’une majorité qualifiée des 2/3 nécessaire du congrès (Les députés plus les sénateurs) devra le soumettre au peuple français par référendum. En effet le passage à gauche du Sénat de justesse ne garantit pas, même avec une importante majorité à l’Assemblée nationale, un vote des 2/3. La réforme constitutionnelle est particulièrement verrouillée et seul le référendum, l’appel au peuple français peut en faire bouger les limites.

 

Cette intention louable des socialistes date un peu ! Elle remonte à plus de 30 ans, puisque François Mitterrand en avait fait en 1981 sa 80e de ses 101 propositions.

 

Elle verra peut être le jour, si le peuple français par voie référendaire soutient François Hollande élu président de la république dans cette volonté. En cela la France rejoindra quinze des 27 pays membres de l’Union Européenne qui ont accordé le droit de vote aux étrangers extra européens aux élections locales. La Belgique l’a fait en 2004 et l’Irlande depuis 1963… aux côtés des réfractaires français figure l’Allemagne et l’Italie.

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 12:29

imagesCA9H81BK.jpgIl semble bien que seuls les quinquas en politique bénéficient à la fois d’une reconnaissance et d’une possibilité de promotion dans la société française d’aujourd’hui. Il n’en est rien dans le monde du travail.

 

L’élection présidentielle le démontre : être quinquénaire n’est pas un handicap, c’est au contraire le moment du mûrissement, celui où tout est possible. François Hollande et Nicolas Sarkozy en sont la preuve vivante. La mise en place, probable d’un nouveau gouvernement après l’élection de François Hollande, démontrera aussi cette vitalité reconnue aux quinquénaires.

 

C’est d’autant plus curieux que dans la société civile nous sommes bien loin du compte ! Le taux d’emplois des 55 à 59 ans est passé de 57,4% en 2002 à 58 % en 2005.

 

La France se situe  particulièrement loin derrière les pays développés en matière d’emploi des travailleurs étrangers. Cela n’a pas toujours été le cas, dans les années 1970, ce taux étant dans la moyenne des pays européens. Puis il a sensiblement baissé pour atteindre en effet environ 60% pour les 55-59 ans et 15% pour les 60-64 ans.

 

En France l’âge moyen de sortie de la vie professionnelle est de 59,1 ans pour les femmes et de 59,4 ans pour les hommes. Il leur reste donc plus de 5 ans en moyenne à attendre, en vain, et percevoir une retraite incomplète.

 

La réforme des retraites initiées par l’actuel Premier ministre François Fillon a eu pour conséquence de repousser l’âge de la retraite, selon l’année de naissance dans la tranche des 65 ans et plus, donc celle où le taux d’activité est justement extrêmement bas.

 

Contradiction ? Non c’est le moyen qu’a trouvé le gouvernement de Nicolas Sarkozy pour faire baisser les pensions de retraite sans le dire. De fait si seul 15 % des 60-64 ans sont en activité, cela veut clairement dire que les 85 % restant toucheront une retraite incomplète.

 

Ce problème est insuffisamment porté dans le débat de l’élection présidentielle. On a d’une part amputé fortement les retraites de la majorité des retraités actuels et à venir et d’autre part les entreprises se sont impunément livrées à une chasse aux quinquagénaires, organisant massivement leur licenciement et dans le meilleur des cas en assurant leur placardisation.

 

Un article du journal le Monde en date du 25 avril 2012 intitulé « Le monde perdu des quinquas » décrit la cruauté avec la quelle les DRH des entreprises mettent à l’écart les seniors au sein de leur entreprise. Le témoignage de Marcel, cadre de 56 ans est édifiant : « dans mon entreprise, une bande de quadras a pris le pouvoir et s’est empressée de placardiser l’ancienne génération puis a rajeuni l’encadrement par cercles concentriques… depuis impossible d’échanger, comme si on était d’un autre monde ». Philippe lui témoigne : «  A 55 ans un chef m’a même dit : je ne sais pas ce que l’on va faire de toi ! ».

 

C’est cette violence là qui s’exerce en toute impunité tous les jours dans les entreprises publiques ou privées à l’encontre de classes d’âges qui mériteraient tout de même un meilleur sort.

J’ai d’autres témoignages celui d’un cadre licencié à 59 ans et demi, sur lequel le pôle emploi fait peser tout son poids pour qu’il recherche du travail, alors qu’au même moment l’APEC (l’Agence pour l’Emploi des cadres) lui refuse son inscription au motif qu’à son âge ses chances de retrouver un emploi sont nulles.

 

Un tel modèle de société qui exclut du monde du travail les femmes et les hommes dès qu’ils rentrent dans la cinquantaine est-il viable ? Est-il moralement acceptable ? Combien de temps ce dispositif, dont on nous assure qu’il devrait évoluer pour repousser encore plus loin l’âge de la retraite et par conséquent amputer d’autant ces mêmes retraites, va-t-il perdurer ?

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 10:08

imagesCA1J4KGO.jpgLe signal envoyé par les électeurs à Nicolas Sarkozy a de quoi le stresser. Président sortant il se fait coiffer au poteau par le candidat socialiste, et surtout il ne retrouve pas, loin s’en faut son score de 1er tour en 2007. Enfin malgré tous ses efforts il n’empêche pas la montée du Front national qui double presque ses voix d’une élection sur l’autre. Quant aux sondages ils continuent invariablement à le donner battu au second tour à 46/54 au profit du candidat socialiste, définitivement installé dans le fauteuil de favori.

 

Est-il encore possible pour le candidat sortant d’inverser la tendance, comme ses co-équipiers tentent de la proclamer sur tous les plateaux télé, les radios et les journaux ? Tant que les bureaux de vote ne seront pas fermés au soir du 6 mai, la parole est aux électeurs. Mais ses chances sont réduites, terriblement réduites. Il n’y a pas un seul observateur français ou étranger qui lui accorde la possibilité d’être élu.

 

Il a pris le parti de se battre jusqu’au bout, quitte à donner une image de lui dégradée et parfois indigne pour un président de la république encore en exercice et qui postule à un second mandat. Sans un mot sur son bilan, l’ignorant même, s’exprimant comme s’il n’avait jamais exercé le pouvoir, il tente de rallumer la flamme avec un bric à brac de propositions dont le seul impact est de se demander : que ne les a-t-il pas mis en œuvre ?

 

Tout faire pour gagner, quitte à perdre son âme. Ses dernières propositions mettent gravement à mal l’UMP. Son appel à manifester pour lui le 1er mai afin de défendre le « vrai travail » relève d’une indignité dont je regrette qu’elle n’ait pas suscitée plus de protestations. Car de quoi s’agit-il ? Il l’a expliqué lui-même, le vrai travail c’est celui qui s’expose aux dures lois du marché, en opposition au faux travail, protégé, celui des fonctionnaires. Jamais un président chef de l’exécutif, en charge de l’ensemble des fonctionnaires n’avait pris une telle position, affiché un tel mépris à l’égard de la fonction publique. Nombreux doivent être les fonctionnaires qui ayant voté pour lui en 2007 doivent s’en mordre les doigts.

 

Il est usuel pour Nicolas Sarkozy de cliver et d’opposer les français, mais là il a dépassé les bornes autorisées par les bonnes mœurs républicaine. Cette position est anti-républicaine, elle contamine gravement l’UMP par ricochet en lui conférant la couleur et l’odeur des partis fascistes. C’est dit, comme il a osé lui-même franchir le pas pour s’installer sur les rives répugnantes de l’extrême droite.

 

C’est sans doute pour cela qu’il lui a été plus facile de décerner un label de bon républicanisme au Front national. Mais on peut légitimement s’interroger sur la pertinence d’une telle stratégie. Certes sur le papier pour gagner, il lui faut un report massif des voix de Marine Le Pen. Mais il ne l’obtiendra pas, car elle fera tout pour le faire chuter, sachant qu’en faisant cela, elle fait voler en éclat l’UMP et se positionne comme leader de l’opposition à François Hollande. Et enfin cette droitisation a déjà fait fuir nombre d’électeurs de François Bayrou dont il a aussi besoin.

 

Les comptes sont faits, d’autant plus que la participation massive du premier tour ne laisse pas présager d’un réservoir de voix pour le second tour. Ainsi pour des raisons d’amour propre mal placé Nicolas Sarkozy a préféré tenter un impossible et déraisonnable « tout pour le tout » au risque de déstabiliser le parti qui l’a porté au pouvoir ; perdu pour perdu il aurait pu jouer la carte de l’avenir pour l’UMP, ne pas perdre son âme et « faire le job » tranquillement jusqu’au soir du 6 mai.

 

Décidemment il sera pour toujours dans l’histoire de notre république l’homme du Fouquet’s, celui qui promet beaucoup et fait peu, celui qui aura vendu au diable son âme de républicain pour un plat de lentilles dont il ne verra même pas la couleur. Monsieur le « encore » président je vous dis Adieu et sans aucun regret.

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 23:26

 

En prenant la tête au premier tour avec un score de 28,8% François Hollande remporte le scénario le plus favorable. Le total des voix de gauche de 45% est l’un des meilleurs depuis 1981, il garantit les chances de succès de François Hollande pour le second tour.

Les sondeurs se sont trompés sur le taux d’abstention et les français ont démenti les commentateurs politiques en allant massivement voter.

 

Les observateurs politiques prévoyaient des surprises, ce n’est pas vraiment le cas sauf pour Jean-Luc Mélenchon qui espérait bien devancer Marine Le Pen. Cependant son score à 11,8 % est élevé au regard de ce qu’il pouvait espérer en commençant sa campagne. Il lui reste à maintenir en l’état le Front de Gauche, ce qui ne sera pas facile, les communistes étant prêts à participer au gouvernement alors que Mélenchon jusqu’ici s’y est refusé.

 

Les grands perdants sont bien évidemment Eva Joli qui  avec 2% n’a pas fait mieux que ce que les sondages lui accordaient et surtout François Bayrou dont la campagne s’est éteinte ces dernières semaines pour finalement ne pas atteindre les 10 %. Maintenant il reste à voir quelle position il prendra, rejoindre Nicolas Sarkozy, alors que ses chances de l’emporter sont quasiment réduites, ne lui apportera pas grand chose. François Bayrou a plus à gagner d’une défaite de Sarkozy pour espérer rassembler les familles éparses du centre.

 

François Hollande, lui ne peut qu’asseoir encore plus son autorité sur le parti socialiste. C’est une grande aventure qui s’offre à lui et avec une  partie de la gauche qui s’engagera à le suivre. Le Parti Socialiste sera aussi en bonne position de gagner les législatives.

 

Pour François Hollande « Enfin les difficultés commencent » pour reprendre les mots de Léon Blum en mai 1936. Il va disposer de larges pouvoirs depuis que le Sénat est passé lui aussi à gauche.

 

C’est une certaine dynamique qui va se mettre en mouvement pour accompagner ce changement de majorité. Il reste à François Hollande dans cette nouvelles séquence de la Vème république à prouver sa capacité à réformer tout en tenant en compte les contraintes budgétaires que lui a légué Nicolas Sarkozy. Il en a les compétences, reste à voir ce que les circonstances vont lui réserver.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 11:38

Un rapide tour d’horizon de la presse internationale et l’on voit bien que les correspondants en France se sont fait déjà leur opinion : Nicolas Sarkozy sera battu par François Hollande. Quelque soit leur orientation politique, droite, gauche et centre leur avis et tout aussi unanime que nos institut de sondage. Les métaphores sont fortes,  de la météo à la dissolution du sucre dans l’eau en passant par le football, tout est bon pour souligner que la défaite sera lourde pour le président français.

 

 

En Allemagne : Der Spiegel, FrankfurteAllgemeine Zeintung et Die Welt

 

Le correspondant à Paris de Der Spiegel titrait son papier ainsi : « Pour Nicolas Sarkozy, l’air se raréfie toujours plus » On ne peut plus nettement affirmer son opinion.

Celui du Frankfurter Allgemeine Zeintung tentait une explication : "En tant que candidat, Nicolas Sarkozy est une exception française. Les prédécesseurs de Sarkozy à la tête de l’Etat qui se sont présentés pour un second mandat ont toujours bénéficié du bonus présidentiel".

Pour Die Welt c’est le football qui donne la grille de lecture : « Sarkozy vs. Hollande : zapette vs somnifère » et d’ajouter que : « François Hollande se repose maintenant sur le Catenaccio », la tactique italienne qui repose exclusivement sur la défense.

 

En Espagne : La Stampa et El Païs.

La métaphore météorologique vient en appui du journaliste pour prédire : « En ces derniers jours de campagne, la pluie s’abat à Paris et la grêle sur Sarkozy » . Violent, comme image ! Le correspondant de la Stampa évoque même l’idée d’une « humiliation » pour Nicolas Sarkozy.

Toujours en verve et adepte des images chocs El Pais écrit : « A quatre jour du premier tour, les mauvaises nouvelles s’accumulent autour de Nicolas Sarkozy, suscitant la sensation que le candidat et le système qu’on a baptisé Sarkozysme se dissolvent comme un morceau de sucre dans l’eau », rien que cela !

 

En Italie : La Corriere della Serra.

Cette fois la presse italienne s’inspire d’un constat de choc : « Sarkozy chute à pic dans les sondages ».

 

Au Royaume-Uni : the Guardian, the Financial Time et The Time Magazine.

Pour The Guardian le constat est que la campagne est médiocre et « qu’aucun candidat n’a brillé », en appui cette fois la magie : "aujourd’hui, les talents de communicant de Sarkozy ne font plus effet. C’est un prestidigitateur qui a disparu à travers sa boîte à magie".

The Financial Time, lui évoque la tentation du front national  et  "place le candidat sortant face à un dilemme : il a besoin de reconquérir à la fois les électeurs de Madame Le Pen et ceux de Monsieur Bayrou".

Pour The Time Magazine, rappelons nous  au mois d’avril cette Une sévère toute en noir (Deuil ?) avec le président sortant et juste ce mot : Adieu ?

 

Aux Usa : The International Herald tribune, The Wall Street journal et The New York Times.

The International Herald tribune souligne que "Dans la course à l’élection, le président en exercice a essayé de renouveler en se présentant comme un "homme du peuple", ‘en dehors du système ». Et pour mieux l’enfoncer : « les électeurs ont réalisé que le président n’avait pas le sens de l’Etat. Sarkozy n’incarne pas les institutions avec rigueur et sérieux. Le sarkozysme peut être considéré comme un avatar du berlusconisme".

The Wall Street journal avait tapé très  fort en titrant : « Nicolas Le Pen » et The New York Times avait poussé aussi la même analyse : "L’élection de dimanche en France ne désignera pas le prochain président mais elle constituera surtout un lamentable précédent : le succès d’un "front du rejet" combinant les peu réjouissant extrême-gauche et extrême-droite".

 

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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