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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 15:59

Chaque jour qui passe donne le signal d’une dégradation nouvelle des conditions d’exercice de la gauche française. Ces jours-ci avec le débat Valls/Hollande on atteint des sommets… nous n’en sommes mêmes plus à la gauche « la plus bête du monde »… nous errons désormais  dans un no man’s land absolu… 

Comment mettre à bas son propre camp ?

Alors que le Parti socialiste était en situation de contrôler la majorité des départements, des grandes villes et des régions, le parlement : Assemblée nationale et Sénat, le gouvernement et la Présidence de la République, à savoir la totalité des instances politiques, du jamais vu dans l’histoire de la république… la gauche s’est étouffée et peu à peu, a perdu toutes ses zones d’influences, allant jusqu’a disparaître totalement dans deux de ses fiefs historiques le Nord-Pas-de-Calais et la région PACA.

Par facilité, toutes ces bonnes âmes de gauche ont trouvé un bouc émissaire en la personne du président de la République, François Hollande, et ils se sont ainsi absous de toutes responsabilités. Bien facile, très commode… mais totalement irresponsable.

 

Étapes après étape une certaine gauche se saborde.

Le président a du, bien naturellement, assumer de pleins fronts la crise, la rigueur, les économies, etc. Ce qui a nuit assez vite à sa popularité. Mais on s’étonne d’une telle chute, du jamais vu, s’empresse-t-on de préciser dans les bonnes rédactions parisiennes. Mais très tôt, les critiques les plus vives sont venues du propre camp du Président, à savoir du Parti socialiste, encombré d’une multitude de prétendants, tout aussi prétendants que prétentieux.

Ce fût en premiers lieux quelques ministres : Arnaud de Montebourg, Aurélie Filippetti et Benoit Hamon en août2014, pas des moindres : l’industrie, la culture et l’éducation, qui ne se privent pas de critiquer ouvertement la politique du gouvernement.

Ajoutons à cela l’attitude dévastatrice de Cécile Dufflot (EELV°) qui fait ouvertement le procès de la rigueur.

Ils partirent vite, assez vite… dès que les difficultés se sont accumulées, courage fuyons, ont-ils criés… ils reviennent aujourd’hui, à l’affût de la « bête présidentielle » terrassée, telles des hyènes prêtes à dévorer leurs proies, attendant bien qu’elle soit moribonde, au cas où…

Puis ce fût le harcèlement des députés PS contestataires, protestataires, “frondeurs”, juste pour affaiblir encore plus le président, mais n’ayant pas le courage de leur acte et d’affronter une vraie censure suivie d’une dissolution. Non, ils veulent bien contester, mais ils ne veulent pas risquer de perdre leurs circonscriptions et les avantages qui leurs sont attachés.

Il y a  aussi Martine Aubry repliée dans son fief de Lille avec un pouvoir de malfaisance non négligeable, elle empêchera ses principaux lieutenants de participer aux différents gouvernements de François Hollande.

Et ne manquera pas de lancer telle ou telle pique fielleuse à l’adresse du Président. Mais quelle courage pour celle qui voulait Matignon ou rien.

Enfin, il y a ces écologistes contents d’aller à la soupe, qu’on leur a royalement servie en leur réservant, par exemple à Paris les deux meilleures circonscriptions de gauche en France : Cécile Dufflot (la 6e circonscription de paris) et Denis Baupin (la 10e circonscription de Paris).

Puis Christiane Taubira quitte le gouvernement en janvier 2016, en faisant bien savoir qu’elle ne cautionne plus la politique de François Hollande. Elle est partie auréolée de son image de Madone de la vraie gauche, sans doute celle qui ne gouverne jamais, c’est une vieille histoire, bien connue dans la gauche française.

Enfin, c’est Emmanuel Macron qui en août 2016, tel Brutus, quitte le gouvernement en poignardant celui qui l’a fait roi.

Quant aux radicaux de Gauche qui n’existerait plus depuis bien longtemps, si le PS ne leur avait pas fait un peu de place, annonce aussi leur propre candidat à la présidentielle… une inconnue Sylvia Pinel.

 

Haro sur Hollande.

Aujourd’hui la principale action consiste à voir comment il serait possible de rendre justement impossible une nouvelle candidature du président sortant… Macron annonce sa candidature et Manuel Valls manœuvre depuis l’Hôtel Matignon pour tenter d’empêcher le président d’annoncer sa candidature, au risque de mettre à mal les institutions de la république.

Mais quel est l’homme qui suscite tant de rejets ? François Hollande, pour une fois que la république se voit octroyer un chef sans casserole et de toute évidence honnête… on s’interroge.

Et par effet miroir des programmes annoncés par les prétendants à la primaire de la droite, quand on lit l’énoncé du programme de François Fillon, on voit bien tout le travail de maintien des acquis sociaux qu’a courageusement mené François Hollande, sans compter la remise à flot des comptes de la nation (bien mis à mal par Sarkozy et Fillon).

Ils sont où tous ces “frondeurs” qui affirmaient haut et fort que Hollande menait une politique de droite… ils vont la voir « leur politique » de droite chaque jour où Fillon va faire campagne.

 

Mais le Président est-il si seul, enfermé dans son palais ?

Non… contre toute apparence, simplement ses soutiens sont au travail, dans les ministères qu’ils gèrent, avançant dans les réformes nécessaires pour la survie du pays. Le Président, parce qu’il préside est privé de voix pour condamner l’ensemble des ces actions aussi minables que misérables.

Lorsque le président sera candidat, il aura beaucoup de choses à dire… et des choses qui vont faire mouche en direction de tous ces opposants, sans véritable programme, si ce n’est celui de leur pure ambition.

François Hollande redevenu candidat est en mesure de rétablir certaines vérités et de débusquer tous ces artisans de la défaite.

Dans la société même de nombreuses voix se feront entendre, bien au-delà du récent appel de personnalité de la culture, de la science et du sport.

Enfin, la droite elle même en la personne de la nouvelle Margaret Thatcher français : François Fillon, donnera à Hollande, à ses idées, à son action, toute l’épaisseur qu’elles méritent à l’aulne d’un programme rétrograde et antisocial qu’assène déjà à longueur de média une droite revancharde et sans horizon social.

 

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 18:13

Jamais une élection n’aura donné le sentiment d’un pays aussi tranché dans le vif, entre une Amérique urbaine, éduquée, multiculturelle et une Amérique rurale et en partie urbaine dévastée par la mondialisation. Derrière Donald Trump, on voit se dresser une Amérique blanche, conservatrice pour ne pas dire plus, il a réussi à incarner et à faire gagner  les pires penchants américains, il a rassemblé autour de lui en les exprimant avec génie les forces obscures du pays

Et pourtant ce « clan » n’a gagné qu’à l’arraché : 47,5 % des suffrages exprimés et surtout environ 200 000 voix de moins qu’Hillary Clinton.

C’est la cinquième fois dans l’histoire des États-Unis qu’un candidat accède à la Maison-Blanche en réunissant moins de voix que son concurrent.

Cette « cruelle malice » on la doit au système électoral particulier qui consiste à faire élire le Président au suffrage indirect en passant par le tamis des « Grands Électeurs ».

En clair les territoires ultras républicains se voient doter d’un plus grand nombre de Grands Électeurs que les territoires démocrates qui sont ainsi de fait sous représentés. Al Gore en avait déjà fait la cruelle expérience contre Bush, perdant avec pourtant 500 000 voix de plus que son adversaire.

Pour nous démocrates français cela nous semble totalement incongru. Pourtant nous avons avec le Sénat, notre seconde chambre parlementaire, un mode de désignation assez semblable, puisque ce sont aussi de Grands Électeurs qui votent aux sénatoriales, et là aussi le découpage est assez injuste, puisqu’il grossit artificiellement la représentation des zones rurales (classiquement conservatrices) au détriment des zones urbaines (plus à gauche).

Cette seconde chambre, Charles de Gaulle l’avait voulue comme un élément plus sage, susceptible de ralentir les ardeurs de la Chambre des députés… l’histoire a montré que cette première intention s’est aussi retournée contre lui lorsqu’il a voulu supprimer le sénat par voie référendaire.

Les spécialistes des élections américaines disent que le système des Grands Électeurs a été voulu par les pères fondateurs pour protéger l’État contre toute vague populiste… on peut dire que c’est réussi.

 

 

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Published by Jean Pelletier - dans Politique Internationale
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 16:29

Il semble bien qu’Angela Merkel soit la dernière gardienne des valeurs fondatrices de l’Europe, en les rappelant sèchement à Donald Trump, nouvellement élu Président des États-Unis. D’autant plus qu’il a été tout au long de sa campagne l’homme de tous les excès les plus réactionnaires, racistes, sexistes et homophobes. 

 

Elle a tenu a rappelé les valeurs communes à l’Allemagne et aux États-Unis :

 « La démocratie, la liberté, le respect du droit et de la dignité humaine, quels que soient l’origine, la couleur de peau, la religion, le sexe, l’orientation sexuelle ou les opinions politiques. »

C’est une formule à retenir pour affronter les temps difficiles qui s’annoncent et les orages de toute sorte ,alors qu’une vague de populisme parcourt le monde. J’aurais tant aimé que cette formule soit dans la bouche d’un président français.

Mais qu’importe une voix s’est élevée en Europe pour redire les fondamentaux auxquels sont attachés les démocrates. C’est donc la chancelière allemande, qui sait de quoi elle parle, qui a pris la parole. Décidément elle incarne de plus en plus l’identité démocratique et la défense des droits de l’homme, c’est une conservatrice, mais une conservatrice éclairée avec laquelle il est possible de s’entendre.

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Published by Jean Pelletier - dans Politique Internationale
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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 16:58

Le Président de la République ne disposerait plus que de 4 % d’opinion favorable selon la dernière enquête du Cevipof et du journal Le Monde, qui portait sur un échantillon de 17 047 personnes interrogées entre le 14 et le 19 octobre. C’est une bien mauvaise nouvelle pour un Président qui ne se départit pas d’une opinion publique de plus en plus hostile à son mandat. L’heure s’approche où il devra annoncer s’il brigue un second mandat, tout en acceptant de passer à la moulinette d’une primaire à gauche.

Le temps de l’introspection est venu.

Quelle bien étrange introspection à laquelle François Hollande va se prêter, replié au fond de son palais de l’Élysée, au milieu de collaborateurs qui ouvertement ne cachent plus leur scepticisme, avec un parti socialiste réduit à l’impuissance, divisé et en perte de vitesse sur tous les fronts, et ses électeurs de 2012 qui le lâchent. Tout se murmure à son sujet, il n’y a plus de tabou, les uns avancent la candidature de Manuel Valls, les autres celle de Ségolène Royal…

Comment en est-il arrivé là ? Peut-il encore être le candidat de la gauche en 2017 ? Ces 4 % sont bien par trop cruels pour refléter une pensée de fond solidement ancrée. Ces 4 % font supporter à François Hollande la dérive démocratique que connaît la France… il incarne par sa présence au sommet de l’état les décennies d’impuissance et de mensonge que la gauche et la droite n’ont pas cessé d’asséner au français. Je ne veux pas l’exonérer de ses erreurs, mais il faudra bien à un moment parler aussi de ses réussites, il endosse le costume de la « victime expiatoire » de toute une classe politique qui a corrompu notre système démocratique, en ouvrant un boulevard à une extrême droite triomphante.

 

Une responsabilité collective.

Il est assez ridicule de voir, au cœur du débat de la primaire à droite, des candidats se bousculer les uns et les autres et faisant comme si de rien n’était, comme s’ils n’avaient pas contribué, eux aussi, à largement désespérer la France. N’étaient-ils pas tous au cœur des cinq années du mandat de Nicolas Sarkozy, qui a laissé le pays exsangue financièrement et politiquement ? Ne voient-ils donc pas que par ricochet ces 4 % les touchent directement ? Et franchement, Alain Juppé, le candidat du renouveau ? Quelle mauvaise blague et combien la mémoire des éditorialistes est courte, creuse et vide !

Et parlons de tous ceux qui à gauche sont prêts à concourir à la primaire, en espérant faire croire qu’ils apportent un sang neuf : Benoit Hamon, Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron, pour ne citer que les plus importants, franchement par leur comportement, leur propos, ils font intrinsèquement partie des 4 % eux aussi. Ils manient allégrement la trahison et le boniment.

Quant aux verts… c’est l’absolue quintessence de cette dégradation démocratique, des batailles picrocholines et des candidatures insignifiantes.  

Toutes ces femmes et ses hommes politiques auraient tort de ne pas prendre leur part dans ces 4 % de discrédit qu’endosse François Hollande.

 

Un bilan bien plus nuancé qu’il n’y paraît.

Alors, parlons un peu de ce président exécré… il a tout tenté pour échapper à ce nœud gordien que s’apprête à trancher une horde de candidats à sa succession. Pourtant, c’est avec sagesse et recul, qu’il assume sa tâche dans un climat de haine à son égard, il parle toujours avec modération de ces opposants et agit en se tenant à distance de cette médiocrité environnante. Je crois qu’à ce sujet tous ont oublié la honte des propos sans retenue de Nicolas Sarkozy président et encore aujourd’hui candidat.

Alors qu’il y a ceux qui veulent diviser et opposer les Français entre eux, il y a François Hollande, qui fidèle à sa fonction, ne dit et ne parle que dans un esprit de réconciliation des Français entre eux. Alors qu’il exerce un magistère puissant, il ne s’est jamais abaissé à poursuivre ou à se venger de ceux-là mêmes qui le traînaient dans la boue. Puisse l’avenir nous garantir au moins ce modèle absolu de « retenue » que François Hollande a su garder tout au long de son mandat.

 

Une politique internationale respectée.

On le dit faible, indécis, parfois léger, parfois imprudent… alors qu’il est seulement prudent, réfléchi, qu’il consulte, qu’il pèse et soupèse. Il s’est montré constant avec le Front National et les dangers qu’il représente. Face à un Barack Obama (si adulé par les élites françaises), lui indécis et faible, il a pris ses responsabilités au Mali en faisant la guerre. Alors que le pantin de Mélenchon lui administrait un terrible quolibet de « Capitaine de pédalo », c’est un président sage et responsable qui a su gérer la France en face des attentats les plus meurtriers et cruels qui soient. C’est aussi un président à la manœuvre, en collaboration avec la chancelière allemande, qui a su gérer la crise en Ukraine et les tensions avec la Russie. Sur l’Europe, on le dit impuissant et sous la domination d’Angéla Merkel, s’il n’a pas pu renégocier le fameux « pacte budgétaire européen » il a été en mesure de lui opposer un « pacte de croissance européen » et d’œuvrer pour la mise en place d’une union bancaire, voulue par Mario Monti. Certes il n’a pas, pour reprendre ses propos au Bourget, mis au pas la finance internationale, mais il a contribué à ce qu’elle soit un peu mieux encadrée.

Des mesures concrètes pour le bien du pays.

Enfin, dans l’attente d’un bilan plus complet de sa mandature, est-il encore possible de rappeler toutes les mesures qui ont été prises sous son impulsion ?

  • La retraite à 60 ans pour les carrières longues et dures
  • la création des emplois d’avenir
  • l’abrogation du délit de « solidarité » aux sans-papiers instaurés sous Sarkozy
  • la création d’un crédit d’impôt recherche pour les PME,
  • le pacte de responsabilité (le CICE crédit d’impôt compétitivité emploi : 20 milliards d’euros de crédits, les baisses de cotisations patronales au 1er janvier 2015 pour les salaires allant jusqu’a 1,6 SMIC, soit 11 milliards d’allègements de charges, la baisse et enfin la suppression de la surtaxe d’impôt sur les sociétés, soit 10 milliards d’euros)
  • le mariage pour tous
  • la sécurisation des parcours professionnels
  • toutes les mesures pour la moralisation et la transparence de la vie publique (limitation des cumuls de mandats, réduction du train de vie de l’Élysée, etc.. )
  • le début de remise sur pied de l’éducation nationale (création de postes, revalorisation des traitements, mis en place de moyens supplémentaires en commençant par la création de postes.)
  • La création de postes pour la police, la justice et l‘armée, là où Sarkozy n’avait cessé, année après année de supprimer des emplois.
  • Et enfin sur le chômage… qu’il a été long ce parcours de capitaine combattant, imprudent dans ses annonces, mais on final, on sera bien loin du million de chômeurs créés par Sarkozy, la courbe est bien en train de s’infléchir
  • Le déficit public laissé en piteux état par la droite, a été réduit, laborieusement, mais il devrait passer en dessous de la barre des 3 % du PIB,
  • Les dépenses publiques de 56,6 % de la richesse nationale en 2012 tomberaient à 54,2 % en 2017.
  •  

Un mandat bien moins mauvais que celui de Sarkozy ou de Chirac.

Le bilan reste encore a être affiné, mais pour autant voilà un président exécuté jour après jour par une gauche que l’on pourrait en effet qualifier de « plus bête au monde », qui ne mérite en rien cet opprobre des 4 %, alors qu’en bilan comparé avec ses plus récents prédécesseurs il ne s’en est pas si mal sorti et, du moins, a-t-il tracé le portrait d’un homme plutôt honnête.

Alors, lorsque le moment venu, Juppé s’appropriera peut être l’Élysée, les opposants à François Hollande pourront vraiment voir ce qu’est une politique de droite, claire et nette, bien loin de le petite réforme dite El Khomery, certes maladroite et mal appropriée. C’est bien un train de mesures antisociales que la droite, relevant la tête, annonce déjà à tout vent et qu’ils sont bien mauvais tous ces vents froids, violents, et si contraires aux alizés dont le pays aurait bien besoin.

La démocratie confisquée ?

Les réseaux sociaux bruissent de ces débats autour du bilan de François Hollande, du PS et de la gauche. Certains à propos de ce qui est écrit plus haut disent : « Comment peut-on croire encore à ce type ? C’est de l’idolâtrie. »

D’autres répondent : « Il ne s’agit pas de croire, la république n’est pas une religion. » Puis un autre intervient « Entre les scientologues et les énarques, où sont les citoyens et la République », un autre lui répond « La République c’est ce que nous en faisons. »

Autre propos : « La république nous a été confisquée par l’élite issue des grandes écoles… le peuple est dupe, nous sommes dupes. » Auquel répond-on par « être de gauche c’est aussi de croire à l’avenir et d’y contribuer ».

Enfin un sage finit par dire : « C’est grâce à ces querelles incessantes entre partisans d’un profond changement que le système actuel a encore un grand avenir devant lui. Pour ma part, je soutiens le réformisme constructif de J.  car, chaque pierre à son importance et je soutiens l’insatisfaction nihiliste de P. car il nous faut être intransigeant dans nos utopies. C’est ensemble que nous trouverons les points d’appui d’un changement radical de notre société ».

La foi en l’avenir.

La démocratie a-t-elle été confisquée ? Mais pour autant c’est bien au peuple qu’appartient le dernier mot. Et le Peuple est une force énorme lorsqu’il se met en mouvement. Les temps à venir seront difficiles, car il faudra beaucoup d’efforts pour remettre de l’ordre dans les idées et les priorités. Il faudra aussi beaucoup d’énergie au Parti Socialiste pour se remettre debout (Mitterrand l’avait fait de 1971 à 1981, soit dix longues années), mais être socialiste, c’est avant tout avoir foi en l’avenir. Les forces sont là… inemployées, dévoyées parfois, il faut juste que quelques femmes et hommes de bonne volonté se lèvent pour dire, ensemble, leur projet de société solidaire, laïque et pacifiste. Mais au-delà du credo, il faudra dire très précisément ce que cela veut dire, clarifier les probables nécessaires sacrifices et les progrès à imaginer pour les mettre ensemble dans la balance et que le fléau de cette dernière penche enfin du bon côté.

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 11:42
Lectures - Echanges-Dédicaces autour de l'oeuvre de Julien Gracq avec Pierre Santini et Jean Pelletier

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Published by Jean Pelletier - dans Culture
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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 15:52

Ce matin sur Europe 1, l’ancien patron de l’UMP, Jean-François Copé a fait très fort. À la demande : « quel est le prix moyen d’un petit pain au chocolat ? » L’invraisemblable réponse de celui qui concourt tout de même, à la primaire de la droite pour l’élection présidentielle : « je ne sais pas, 10 à 15 centimes d’euros ». L’anecdote est exemplaire, elle éclaire bien ce qui qualifie notre monde politique : la médiocrité.

D’abord, ne mettre que sur le dos de la droite ce genre de dérapage, serait stupide, la gauche de son côté a quelques juteuses histoires, entre la ministre de la Culture qui ne peut citer aucun ouvrage de l’écrivain français fait prix Nobel et la ministre du travail, à peine nommée, qui ne connaît rien au régime d’usage des CDD. L’incompétence en vie réelle est malheureusement universellement partagée par l’ensemble de la classe politique et je vais vous en donner les principales clefs d’explications.

 

Mais arrêtons-nous un instant sur ce que Copé a lâché ce matin. On comprend mieux avec quelle agilité cet homme est prêt a détricoté toutes les protections sociales, et à se passer des syndicats. Dans un monde à 10 centimes le pain au chocolat, les aides sociales sont bien trop élevées, il faut donc les réduire. Je repense aussi à la proposition de Bruno Lemaire qui veut créer des emplois à 5 euros de l’heure… on aurait du lui demander à lui aussi le prix d’une baguette de pain, car avec 5 euros de l’heure et à 10 centimes le petit pain on peut largement nourrir une grande famille.

C’est pitoyable et le pire, c’est que cette médiocrité n’explose pas encore plus les écrans… La primaire de la droite c’est la course à l’échalote des indignités :

-       suppression de l’impôt sur les grandes fortunes

-       stigmatisation des enseignants qui ne travailleraient pas assez

-       suppression de postes dans la fonction publique par centaines de milliers… on a vu les dégâts dans l’enseignement, la police, l’armée

-       abrogation du statut de fonctionnaire

-       la retraite à 65 ans, y compris pour ceux qui ont commencé jeune, et pour les travaux pénibles (dixit Copé  qui imagine… un système pour leur assurer sur la fin des travaux moins pénibles… cela ne s’invente pas)

-       diminution drastique de l’allocation chômage,

-       etc.

 

Gauche qui se renie, droite qui trépigne d’impatience, personnels politiques tous bords confondus qui perdent les pédales… je vous avais promis une explication, la voilà.

J’ai longuement côtoyé le personnel politique, étant moins même à un moment de ma vie un professionnel de la politique.

Imaginez-vous bien qu’un Jean-François Copé pour se consacrer uniquement à son activité politique ne traite jamais un problème quotidien, il ne fait pas les courses, il ne gère pas son argent, il ne remplit jamais un dossier administratif, il ne remplit jamais sa déclaration d’impôt, il ne prend jamais lui-même un rendez-vous… il a autour de lui du personnel qui fait et agit pour lui et du coup l’isole du monde réel.

Ils vivent tous comme cela, je ne connais que très peu (mais il y en a et il y en a eu) de députés, de sénateurs, de politique qui ont eu à voir un jour avec le monde réel.

Enfin, imaginez Alain  Juppé, notre presque prochain président …voyez sa carrière, à quand remonte une  véritable expérience du monde réel il y a 60 ans …

Et c’est à lui que les français s’apprêtent à s’en remettre.

 

Alors bien sûr, pour faire illusion ils vont à la rencontre des gens (souvenez-vous du magnifique documentaire de Depardon sur les campagnes de Jacques Chirac)… quelle comédie… Et l’orchestration qui en est fait… pourquoi croyez-vous que la communication a tant pris la main sur les hommes politiques… pour mieux enfumer le peuple et faire écran sur la sordide réalité du personnel politique. Celui-ci vit comme la noblesse britannique (regardez la série exemplaire  Downton Abbey) la fin du XIXe siècle… hommes et femmes éthérés vivant en apesanteur avec des petites mains qui s’occupent de tout, même de choisir à chaque instant les vêtements qu’ils vont porter.

Transposez-les dans notre siècle à nous, les majordomes sont transformés en chef de cabinet, en assistants de tout genre, en secrétaires particulières, en hommes et femmes de communication.

Il y a la vraie vie, la nôtre et au-dessus se joue un théâtre avec des pantins qui racontent le monde à eux, celui auquel ils se prêtent chaque jour, leur esprit dérivant au fil des jours sur des océans d’illusions.

Ils finissent par ne se parler qu’à eux-mêmes, tant l’écho de leur voix se perd dans ce décor pitoyable qu’est leur vie.

Nous n’existons pas et nous n’existerons jamais pour eux, nous sommes les « invisibles », seuls quelques philtres magiques, les sondages d’opinion, leur donnent accès à une faible partie de nous-mêmes.

Comment en sommes-nous arrivés là… par inadvertance, par manque d’esprit de résistance, par fatigue aussi sans doute… nous avons perdu tout sens de la vigilance. Il nous revient à nous, le Peuple, de remettre de l’ordre dans cette comédie du pouvoir.

Car, nous le Peuple, quand nous le voulons, nous pouvons être d’une force incroyable.

Pour en savoir plus sur le parcours de Jean-François Coppé

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/jean-francois-cope-portrait-d-un-126541

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 17:32

Est-ce l’âge, le temps qui passe, j’éprouve de plus en plus de nostalgie et me détache du monde et de ses affaires courantes… en effet elles courent, elles courent et ne laissent pas grand-chose de tangible derrières elles. Ce n’est pas que je tourne le dos à la politique, c’est que je la vois désormais comme un corps qui se sépare de moi, qui s’éloigne, qui me devient presque étranger… à moi qui m’y suis tant donné… j’observe, il m’arrive de commenter, mais c’est à peine si j’y crois encore

Pourtant la politique ne nous lâche jamais, je devrais le savoir. Quiconque s’abstient donne indirectement sa voix à quelqu’un d’autre qu’il n’aura pas choisi. L’abstention est la pire des choses, c’est une négation dévastatrice qui hélas semble s‘emparer du pays ! Je ne m’abstiens pas, mais je n’arrive pas, pour autant, à prendre corps dans le débat politique qui nous est offert…

Ma génération a connu des moments extraordinaires… quand j’y pense, c’est un véritable roman. En 1974 j’ai 22 ans en 1971 au congrès d’Epinay j’en ai 19. Comment ne pas se remémorer ce temps-là où naissant au monde des idées, je baigne dans un temps de l’histoire où la société est en plein mouvement et où la gauche se sort de l’ornière de la SFIO, des présidentielles de 1969 et de l’échec terrible de Gaston Defferre… Et puis ce sera la grande marche en avant des idées et du combat politique. Les affrontements internes au PS avaient une bien autre tournure, ne serait-ce qu’entre la deuxième gauche incarnée par Rocard et le CERES par Jean-Pierre Chevènement. C’était rude, qui ne souvient pas du fameux Rocard d’Estaing lancé à la figure de Rocard par Defferre  au Congrès de Metz ?

Même l’aventure un peu stupide d’un Jean-Jacques Servan Schreiber à Nancy, puis à Bordeaux avait tout de même plus d’allure que les gesticulations sordides d’un Emmanuel Macron.

1981 sera l’apogée de cette histoire… jusque 1984… je participe à l’aventure de la gauche au pouvoir, en faisant du cabinet ministériel. L’occasion unique de voir à l’œuvre les forces de destruction que le pouvoir entretient et nourrit en son sein.

Marche après marche, c’est la descente à l’envers aux enfers… chaque épisode semble l’apogée de la « mort », mais non le pire est à chaque fois à attendre.

2017 fait plus que pointer le bout de son nez… la gauche est en vrac, comme si chacun de son côté n’avait pour tout carnet de route que la perte… de son propre camp.

Alain Juppé (le revenant ne l’oublions pas, quand même) semble inexorablement en orbite pour conquérir en mai prochain l’Élysée… de bonnes âmes en charge du renouvellement annonce la nomination de Valérie Pecresse à Matignon… tout cela souffle bizarrement au-dessus de nos têtes comme un air de rénovation, de transformation .…

La destruction massive de la gauche va faire prendre aux électeurs des vessies pour des lanternes… car enfin Juppé, Pecresse c’est tout juste la Droite, la Droite une fois de plus et pas moins que cela…

On vit comme dans un cauchemar un roman qui narrerait que la droite légitimerait enfin ses idées par KO de la gauche.

Citoyens, réveillez-vous, écoutez bien tout ce qui se dit et, de grâce, lisez les programmes et cherchez bien où est votre intérêt

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 17:45

Je vais vous faire part de mon expérience … donc de quelque chose de réel et de tangible, qui visiblement laissent l’état, les ministres, les politiques totalement indifférents. Je ne développe qu’un tout petit aspect, personnel, certes … mais dont je ne suis pas le seul à faire l’amère expérience

Que penser d’une Université qui ne paye pas ses enseignants vacataires au bout de dix mois, alors que les cours sont terminés et que les cours 2016/2017 commencent cette semaine ?

Qui par ailleurs, ne délivre plus de feuilles de paie depuis le mois de mai à ses professeurs et n’applique pas les augmentations qui leur sont dues ?

Qui, par ailleurs, demande à ses enseignants vacataires de remplir un dossier pour une commission qui examinera s’ils sont capables d’enseigner à l’Université, alors que leur enseignement a déjà commencé (pour ce qui me concerne, j’ai été professeur associé dans une autre université pendant six années, vérifiable, puisque la nomination des professeurs associés est publiée au JO) ?

Que le contact ne se fait que par internet sans la possibilité de rencontrer un être humain pour en parler... pour comprendre... pour être informé. Donc une administration aveugle, barricadée dans ses bureaux derrière un mur numérique.

C’est l’Université Paris 13... on aurait aimé qu’un gouvernement fasse le ménage dans ces universités qui sont la honte de l’enseignement supérieur... car il n’y a pas que Paris 13 qui se comporte ainsi.

Le manque de postes fait que toutes les universités sont obligées massivement de recourir aux enseignants vacataires et qu’il devient compliquer, dans ces conditions, d’en trouver... sachant qu’ils sont, en outre payés une bouchée de pain (quand l’administration universitaire veut bien faire son travail).

Voilà, un bien amer constat de cette situation indigne d’un pays comme la France...

Étrangement personne ne parle de ce monde ubuesque où l’on fait travailler des gens sans être capable de leur payer leur dû à la fin du mois.

Enfin, il faudrait aussi parler des conditions matérielles de l’enseignement supérieur et de la condition des étudiants qui sont directement exposés à tous ces dysfonctionnements.

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Published by Jean Pelletier - dans Ecole & universités
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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 18:04
Ces retraités que l’on sacrifie, puis qu’on oublie…

C’est une bien curieuse période qui s’ouvre à celle ou à celui qui prend sa retraite, elle est, au moment où ils entreprennent leur démarche, pleine de surprises… bonnes et mauvaises. Mal préparés, ils sont livrés à l’indifférence de la société.

Première période, on élimine.

La première sensation est d’abord celle d’une incroyable liberté et d’une délivrance, comme si le travail avait fini par devenir un boulet de plus en plus lourd à tirer. Mais à ce sujet, il faut bien dire que la plus grande majorité des employeurs maltraitent leurs séniors… Il ne fait pas bon dans le milieu de l’entreprise de rentrer dans la soixantaine, voir encore plus tôt. On dérange, on pèse, et s’ouvre alors une période douloureuse où tout est bon pour vous faire sentir que vous êtes de trop. Cela peut dans certains cas aller très loin… le harcèlement prend une tournure dangereuse et c’est tout l’équilibre du sénior qui est alors en danger. Malheureusement, les statistiques, en France, sont terribles ; burn-out, suicide. La presse a fait état des méthodes scandaleuses du management, d’Orange, c’est désormais dans les mains de la justice. Mais le procédé est le même un peu partout. Et pour le coup, public et privé c’est malheureusement la même chose.

Car la nouveauté, et nous le devons à Sarkozy, c’est qu’un patron ne peut plus mettre à la retraite d’office le sénior qui a atteint l’âge de départ à la retraite. Alors celui qui manifeste le souhait de continuer devient une cible à abattre.

Dans ce contexte, l’enclenchement du processus de départ à la retraite suscite dans un premier temps le soulagement. Ceci pour les moins meurtris. Pour ceux qui auront connu l’acharnement à les faire partir, le retour à une situation psychologique normale peut être très long, plusieurs années. Un gâchis…

L’entreprise recrache le salarié, comme un substrat desséché.

Ensuite… il faut bien réorganiser sa vie financièrement, mais aussi prendre à bras le corps tout ce temps libre qui s’ouvre ainsi. En 1981, il existait un ministère du Temps Libre que son titulaire André Henry a bien eu de mal à faire vivre… c’est dire combien la société française s’accommode mal de cette notion du temps libre.

Aujourd’hui, on vit de plus en plus vieux, et le temps de la retraite devient un pan entier de la vie des femmes et des hommes qui y accèdent.

À ce titre, les derniers gouvernements ont pris des mesures pour retarder l’âge de la retraite, dans un sain souci d’équilibre des comptes. Mais quel paradoxe, on demande aux travailleurs de travailler plus longtemps, mais on les élimine de plus en plus tôt de l’entreprise, en France du moins.

Notons que cette étrange conjoncture est en train de constituer des cohortes très importantes de femmes et d’hommes mis au rebut, parfois dès 50 ans et dans une situation où il est impossible pour eux de retrouver un travail. Actuellement, ils ont droit à trois ans de chômage (mais la droite nous promet de mettre fin à cet avantage) et après… ils sont encore loin de faire valoir leurs droits à la retraite. Ils passent alors par la casse perte de leur patrimoine, pauvreté, RSA et autres situations misérables qui aggravent encore le sentiment de déclassement. C’est aussi bien souvent la solitude qui suit les pertes de repères. Les femmes sont encore bien plus touchées que les hommes.

Enfin, quand ils arrivent à l’âge de la retraite, ils sont loin d’avoir les trimestres nécessaires et ils se retrouvent avec des retraites frappées d’abattement de 20 à 30 %.

La société ignore ses retraités.

Cà, c’est l’impact financier… il n’est pas anodin, on s’en doute. Mais ensuite pour ceux qui seront passés entre les gouttes et qui vont connaître cette situation… s’ouvrira une période où ils ne seront plus rien… Je suis surpris de constater que dans mon milieu toutes ces personnes avec lesquelles j’ai échangé professionnellement et parfois de façon intense… m’ignorent totalement. On passe de l’autre côté du mur, dans un « après » où tout ce qui a constitué notre personnalité, notre savoir, notre expérience cesse instantanément. Je me souviens encore d’une « amie » qui a l’occasion d’un diner avait proclamé doctement que les retraités ne faisaient plus partie de la société et qu’ils devaient en perdre la plupart des droits… Vous ne travaillez plus… alors, taisez-vous et disparaissez de notre vue. C’est assez brutal, j’avais pris le propos pour les mots d’une personne peu intelligente et qui ne réfléchissait pas… mais je constate que dans les faits c’est bien ce qui se passe. C’est insidieux, mais peu à peu dans les faits on disparait de tous les radars du monde des vivants, de ceux qui travaillent. On entend alors le bruit du monde qui s’éteint peu à peu pour devenir un brouhaha dans lequel on devient peu à peu des fantômes.

Pourtant en 2016, un citoyen de 60/65 ans a derrière lui tout un patrimoine d’expériences, bien souvent une excellente santé, tout pour en faire un citoyen actif et productif.

Je constate cruellement que la société française (car il n’y a pas que les patrons à l’œuvre, mais aussi certains salariés qui en tirent bénéfices) tranche brutalement entre le passage de la pleine activité à la cessation d’activité.

Nulle part, on n’organise d’intelligentes transitions avec un passage de savoir. Non, on élimine à la hache, en aveugle et sans pitié.

Un gâchis organisé à la française.

Notre société vieillit, et le nombre de retraités ne cesse de croitre. Je ne vois nulle part de réflexions sur cette question, mis à part l’aspect strictement et sinistrement comptable de limiter sans cesse les droits à la retraite. Cela ne se passe pas si mal au final pour nombre d’entre eux, j’observe autour de moi, tant bien que mal que leur temps libre s’organise de multiples manières selon les centres d’intérêt des uns et des autres. Pour d’autres, la blessure est tout de même là… ce sentiment de toute une vie réduite à néant. Et encore une fois, les plus forts s’en sortent et les plus faibles croupissent dans des situations bien peu dignes de la France.

On voit bien en analysant les programmes des différents partis politiques que le sujet n’est pas pris en compte, qu’aucun de ces talentueux conseillers ne travaille sur cette question, comment mettre fin à ce gâchis, comment assurer une transition digne et dynamique du travail à la retraite ? Et de donner un droit de cité à tous ceux qui ont par leur travail contribué à ce que la France avance.

Ne pas accepter cet état de fait.

Les retraités perdent le lien et le peu de soutien que le mode du travail pouvait leur accorder. Les syndicats font bien peu d’effort (mis à part la CGT) pour les organiser. Pourtant ils sont une force politique, ne serait-ce que par leur nombre. Ils doivent s’organiser et faire entendre leur voix. Les solutions existent pour que cesse ce jeu de massacre, faisons porter notre voix, dénonçons les injustices chaque fois qu’elles se produisent, imposons par la loi aux entreprises qu’elles fassent une place digne aux séniors, imaginons des solutions qui en assurant la transition permettent à l’actif de passer progressivement au statut dit « d’inactif », à la clef une meilleure productivité, un apaisement des tensions dans les entreprises. Donnons à l’âge ses lettres de noblesse et construisons une société où l’homme avancera en âge en disposant en plénitude de tous ces temps que la nature lui donne.

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 11:41

Qui l’eût cru… Jean-Louis Farvaque nous livre avec son dernier roman un véritable livre fantastique. Lui le professeur de physique, le savant, le rationaliste, l’athée ouvre une brèche sur l’au-delà et les interrogations qui s’y nichent.

La deuxième vie de Charlotte.

Il fait très fort et tranche avec ses précédents romans, comme s’il s’affranchissait enfin de sa pudeur, de sa retenue à écrire, comme s’il n’avait pas tout à fait sa place dans le monde de la littérature, comme s’il agissait en intrus. Certes, il s’amuse et il ne s’en cache pas, ne dit-il pas lui même qu’après toute une vie de physicien à l’université et avec à la clef nombre d’ouvrages scientifiques de références, la retraite lui ouvre le chemin d’une écriture où il peut s’affranchir des règles immuables du monde tel qu’il l’a enseigné.

Peut-être fallait-il un peu de temps et deux romans à son actif pour qu’il laisse exprimer une seconde nature que la vie avait jusque là enfouie au plus profond de lui même.

Le hobby n’est plus, c’est un auteur au sens fort du terme qu’il a su accoucher avec de la ténacité, beaucoup de travail, peut être un travail sur lui même.

Je ne vous donnerai que le pitch de l’histoire, comment un homme parvient-il à surmonter les lois de la vie pour renouer avec l’amour de sa vie et leur donner une seconde chance.

L’écriture est souple, les articulations du récit fonctionnent tellement bien qu’elles aimantent l’attention du lecteur. Difficile de laisser tomber le livre une fois prisonnier de l’intrigue.

Le style est factuel, on reconnaît la patte du professeur, peu d’envolée lyrique, le lyrisme est ailleurs, il n’est pas dans les mots, mais dans l’idée que l’on se fait de l’histoire…

Il y a du Marc Levy et du Guillaume Musso dans « La deuxième vie de Charlotte », tant la poésie de l’étrange se prolonge par une quête sincère de l’autre, une forme d’humilité à raconter pas à pas ce voyage incroyable au pays de la mort.

La chute du livre est une véritable beauté angulaire… à la croisée de H.G.Wells et de Stendhal.

« La deuxième vie de Charlotte » aux éditions Vents Salés (Web : édition-vents.com)

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Published by Jean Pelletier - dans Littérature
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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , Jean Pelletier a été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Il est aujourd'hui à la retraite et continue à enseigner.
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , Jean Pelletier a été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Il est aujourd'hui à la retraite et continue à enseigner.

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