Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 11:34
Michel Rocard.

Sa disparition a entrainé de multiples hommages de tout bord, chacun y allant de ses souvenirs et de son héritage… Moi je me souviens tout simplement comment le hasard tissa des liens tout doucement vers lui, d’abord mécaniquement, puis en symbiose avec les idées qu’il portait avec tant de force et de courage.

Tout a commencé par la fin de mes études à Sciences Po. J’avais un professeur d’économie peu connu à l’époque (le Prix Nimier en 1977 avec La vie comme à Lausanne), Erik Arnoult qui allait devenir célèbre sous le pseudonyme d’Erik Orsenna. Je cherchais ma voix entre écriture et carrière professionnelle. La mort de Jean-Paul Sartre scella mon destin. Habitant Nancy, je n’ai pu me rendre à son enterrement.

Le 19 avril 1980, ce sont plus de 50 000 personnes qui suivirent sa dépouille dans les rues de Paris jusqu’au cimetière du Montparnasse

Mon meilleur ami, nous étions inséparables à Sciences Po, Pierre s’y rendit et les hasards du cortège firent qu’il tomba nez à nez avec Erik Arnoult. Ce dernier lui demanda instinctivement de mes nouvelles. À l’énoncé de mes projets d’écriture, il lui demanda de me transmettre le message suivant : « Je suis aussi éditeur… qu’il vienne me voir ». Aussitôt dit aussitôt fait.

Si le rendez-vous ne déboucha pas sur une édition, il me propulsa comme assistant parlementaire d’Edgard Pisani… une chance disait-il… Oui, une opportunité qui a changé le cours de ma vie de manière radicale et décisive.

Jamais l’expression prendre le train en marche ne fut aussi vraie, c’est en gare de Nancy que le rendez-vous eut lieu. Edgard Pisani était alors député européen, je le rejoignais dans le train en direction de Strasbourg. C’était alors une légende en politique. Jeune résistant, il fut aussi un des plus jeunes préfets de la république, ancien ministre de l’Agriculture du général de Gaulle, il prit ses distances avec le mouvement gaulliste sur la question des ordonnances du gouvernement Pompidou, en mai 68 il soutient les étudiants et prononce un discours devenu célèbre à l’Assemblée nationale. Puis en 1974 il rejoint le Parti socialiste.

En rejoignant Edgard Pisani, je rejoignais en fait Michel Rocard. Ce dernier envisageait de concourir à la présidentielle de 1981 contre Giscard et… Mitterrand. Enfant chéri des sondages, il envisageait très sérieusement cette opportunité, au point de mettre en place un dispositif pré présidentiel, dont je fis partie par l’entremise de Pisani. Il possédait un des plus beaux carnets d’adresses de la république, fournis par les hauts fonctionnaires les plus en vue du moment. Dans le dispositif de campagne de Michel Rocard, Edgard Pisani pris la responsabilité des études, à savoir de constituer des groupes de travail thématiques qui réunirait les meilleurs et je fus désigné comme le permanent de ce dispositif chargé de l’organisation, de réunir ces groupes thématiques et de contribuer au compte rendu de leurs travaux. Michel Rocard assistant aux réunions de synthèse qui se tenait rue de l’Université.

Le plus beau linge de la république s’est joint à ces groupes de travail et la plupart eurent des destinées remarquables.

Le dispositif prit place rue de l’Ecole de Médecine, au-dessus du Cinema Racine, grâce à la générosité et au soutien de Marin Karmitz, propriétaire du cinéma et du bâtiment.

La petite porte à droite du cinéma a été empruntée par nombre de personnages illustres, depuis, de la république.

Nous avions des bureaux et une belle salle de réunion. Catherine Larget prit la responsabilité du secrétariat à mes côtés et nous embauchâmes, vers la fin, pour faire face au travail important qui s’était mis en place à une toute jeune secrétaire Laurence.

Et ce fut le va-et-vient entre la rue de l’école de Médecine et la rue de l’Université où Michel Rocard avait ses bureaux et son état-major, Christian Blanc comme directeur de cabinet, Jean-Paul Ciret en charge de la communication et Scarlett Courvoisier comme assistante de Michel Rocard qui faisait vivre cette maison de l’espoir avec beaucoup d’autorité de charme et d’humour.

Quelqu’un a dit de Rocard qu’il avait de l’humour et que c’était rare en politique. Oui, je me souviens de cette période qui a précédé mai 1981 comme une formidable machine bourrée d’énergie, mais aussi d’humour.

Cette année a été une des plus belles de ma vie professionnelle. Outre l’organisation générale je participais à titre d’expert au groupe éducation et au groupe culture.

C’était Claude Alphandery qui avait hérité de la responsabilité du groupe éducation. Il souhaita qu’il reste restreint en formation permanente et que nous auditionnions des experts auxquels, parfois, nous demandions une note, un dossier, des fiches de lecture. C’est dans ce groupe que je fis la connaissance de Suzanne Citron et de Michèle Sellier.

Claude Alphandery a été un grand résistant, proche du Parti communiste, il rejoignit Michel Rocard en 1976, il fit carrière comme banquier et économiste, il contribua à soutenir l’économie sociale et encore aujourd’hui, il plaide pour une économie plus humaine, en mars 2012 il participe au Collectif Roosevelt qui propose un New Deal à la française. Il a publié en 2015 un très beau livre, en forme de testament Une famille engagée : secrets et transmission aux éditions Odile Jacob

Suzanne Citron, née la même année que lui en 1922, était déjà en 1980 une universitaire de grand renom qui c’était fait connaître par un ouvrage remarquable L’école bloquée aux éditions Bordas, elle faisait aussi régulièrement des tribunes percutantes dans le journal le Monde.

Michelle Sellier, universitaire, qui avait été proche de François Mitterrand s’était rapprochée de Michel Rocard, elle en paya le prix en 1981 par une mise à l’écart de toutes les nominations jusqu’au moment où elle fut nommée en 1984 Rectrice de l’académie de Reims. Elle siégeait au conseil municipal d’Amiens et présidait la maison de la Culture d’Amiens.

Outre des liens de travail, nous nouâmes des liens d’amitié qui servirent une profonde réflexion sur ce que devrait être une politique d’éducation de gauche. Edgard Pisani rêvait du poste de ministre de l’Éducation, il en fut autrement Mitterrand lui fit payer, à lui aussi, sa trahison et il n’obtint qu’un poste de commissaire à Bruxelles, avant d’être appelé par Michel Rocard pour gérer et mettre fin à la crise en Nouvelle-Calédonie. … Je ne peux m’empêcher de penser à ce qu’aurait pu être dans le 1er gouvernement de gauche en mai 1981 la présence d’Edgard Pisani rue de Grenelle, avec son poids politique, intellectuel et sa capacité incroyable à fédérer autour de lui les meilleurs.

Bernard Pingaud hérita du groupe culture avec Dominique Taddéi, député du Vaucluse et Jérôme Clément, nous précédâmes de la même manière.

Dominique Taddéi, universitaire, était adjoint à la mairie d’Avignon et député du Vaucluse, spécialiste des questions sur le temps de travail il s’est investit entièrement et pleinement dans ce groupe de travail sur la culture, qu’il connaissait si bien au travers du festival d’Avignon. Il a rejoint aujourd’hui le Forum de la gauche citoyenne.

Bernard Pingaud a été l’âme infatigable du programme culturel de Michel Rocard. Secrétaire des débats à l’Assemblée nationale (jusqu’en 1974), il fait une belle carrière d’écrivain et fonde en 1968 l’Union des écrivains.

Il jouera un rôle moteur auprès de Jack Lang, notamment pour la politique du livre et de la lecture. Il vit toujours à Collias où il s’est retiré et écrit toujours. Son dernier ouvrage est Vous, publié aux éditions du seuil en 2015.

Enfin, quant à Jérôme Clément il a dès 1981 rejoint Matignon où il a œuvré pour une nouvelle loi sur l’Audiovisuel puis accompagné la chaine Arte dont il fut un brillant président.

Les réunions avec Michel Rocard, lorsque nous jugions le travail satisfaisant se tenaient toujours chez lui, dans ses bureaux rue de l’Université. Quelle chance d’avoir pu être au cœur de ces travaux, Michel Rocard y apportait toujours une touche empreinte d’une très grande humanité, quoi qu’on en pense. Certes, il avait avant tout un point de vue d’économiste, il visait toujours le monde réel, mais il ne se refusait jamais l’utopie… comme levier des idées.

Ainsi avons-nous réinventé le monde pour accompagner Michel Rocard dans une aventure qui ne connut pas de fin heureuse.

Michel ne voulut pas se présenter contre Mitterrand il s’effaça et nous eûmes tous comme consigne de rejoindre et d’accompagner la campagne du premier secrétaire du PS.

C’est ce que je fis auprès de Nicole Questiaux, mais là c’est encore une autre histoire.

Partager cet article

Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 11:21
L’artichaut, depuis toujours …

La pleine saison commence, c’est donc le moment d’en profiter pour son goût si particulier, mais aussi pour toutes les vertus qui s’y attachent. Il appartient à la famille des chardons, c’est en effet le très gros bourgeon d’une fleur que l’on accommode. On commence par les extrémités des feuilles et l’on termine par le cœur qui est un délice.

Son utilisation remonte à plusieurs milliers d’années, c’est donc l’une des plus anciennes plantes que consomme l’homme. Grecs et Romains l’appréciaient tout particulièrement, les premiers lui attribuaient le pouvoir d’engendrer des garçons, les seconds des pouvoirs médicinaux.

Les premiers Européens à coloniser le Nouveau Monde l’ont emporté dans leurs bagages, tant sa culture était relativement facile, ainsi que son acclimatation. C’est environ vers l’an 1500 qu’il s’est ainsi installé sur le continent nord-américain où depuis il prospère, particulièrement sur la côte ouest en Californie avec ses hivers doux et ses étés tempérés.

Il faut bien choisir sa variété, les gros artichauts bretons sont particulièrement prisés. Ils doivent être bien serrés, et lourds à la main et d’un vert foncé. Veiller à ne pas en choisir avec le bout des feuilles sèches et un peu brunies, ils ne sont plus très frais. Vous pouvez les conserver au réfrigérateur dans le bac à légumes, enfermés dans un plastique, pendant une dizaine de jours.

C’est une excellente source en vitamine C, potassium et acide folique. Il a la particularité d’être faible en sodium, peu gras, il représente en moyenne juste 25 calories (tout dépend avec quoi vous l’accommodez.

Justement je vous propose de le cuire à la vapeur [40 à 50 minutes] et de le servir froid accompagné d’une sauce à base de yaourt nature dans lequel vous intégrez une cuillère à soupe de moutarde, un filet de citron, du sel, du poivre et de la ciboulette hachée. Vous mangez les extrémités des feuilles autour du cœur, puis le cœur lui-même/

Il existe toute sorte de recettes qui accommodent seulement le cœur, en le farcissant à votre gré et en le gratinant au four.

Il existe aussi une variété de petits artichauts violets que l'on trouve dans le sud de la France et qui se mange crue avec un peu de citron, du sel et du beurre, à l’apéritif.

Partager cet article

1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 10:56
Gagner de l’argent sur Internet, à la portée de tous ?

Après avoir lu plusieurs articles sur le sujet, je me suis dit que le mieux pour éclaircir ce propos était de mener mon enquête moi même. Les chiffres annoncés étaient souvent importants et donc apparemment attractifs… y avait-il une arnaque cachée… les propositions énoncées étaient-elles à la portée de tous ?

Avec un recul sur six mois, je peux fournir des éléments concrets de réponses et préciser les voies réalistes sur le net qui permettent de gagner de l’argent et au prix de quel temps passé. En moyenne j’ai pu gagner autour de 300 euros par mois, auxquels il faut ajouter l’obtention de chèques cadeaux d’une valeur de 10 à 20 euros, mais en y passant beaucoup de temps, plusieurs heures par jour. Sans doute en poussant l’effort est-il possible de gagner encore plus.

Mais 200 à 300 euros par mois pour de nombreux retraités qui touchent moins de 1000 euros par mois de retraite, cela représente une majoration de leur revenu mensuel de 20 à 30 %, cela est loin d’être négligeable, surtout non imposable.

, il faut posséder, non pas des compétences intellectuelles particulières (si ce n’est le goût de la curiosité), mais avoir une vraie pratique de l’informatique et d’Internet.

J’ai parfois éprouvé du plaisir dans cette enquête, parfois nettement moins. Revue de détail des pistes à investir :

  • les enquêtes en lignes
  • les participations à des blogs
  • les panels de consommateurs
  • l’écriture d’articles à la commande

Les enquêtes en lignes.

C’est en quelques clics que vous pourrez vous inscrire sur les très nombreux sites proposant la participation à des enquêtes pour lesquelles vous cumulez des points ou directement des euros. Au bout d’un moment, il faut être patient, vous êtes en situation de toucher votre paiement en euros (via un compte PayPal par exemple, c’est le plus commode, ou un compte chèque) ou encore sous la forme de chèques cadeaux. Pour que cela vaille la peine, il ne faut pas hésiter à s’inscrire à un maximum de sites pour multiplier vos chances de participations et donc de gains. Une seule limite refuser de payer, même une somme minimum pour y participer…

Une enquête peut prendre de 10 à 30 minutes, pour un gain très modeste, il faut en faire plusieurs dizaines pour accéder au seuil minimum de rémunération. On prend souvent goût à y répondre, surtout sur des sujets qui vous concernent, comme les nouvelles technologies pour ce qui me concerne.

Voilà ceux que j’ai expérimentés et dont je peux garantir l’efficacité.

https://mingle.respondi.com/

https://www.valuedopinions.fr/

http://fr.mysurvey.com/

https://www.monopinioncompte.fr

https://fr.toluna.com/

https://www.askgfk.fr/index.php?id=32&L=fr

https://fr.yougov.com/?stay

http://www.opiniometrie.com/

https://www.placedesopinions.fr/fr-fr

https://www.globaltestmarket.com/

http://www.i-say.com/

Il en existe d’autres, à vous d’explorer

La participation à des blogs.

En étant actif sur les sites d’enquêtes, on vous proposera très rapidement de vous inscrire sur des blogs réguliers pour donner votre avis, faire part de vos expériences, personnellement je participe à l’un deux qui est orienté nouvelles technologies. Chaque semaine vous recevez un mail et une feuille de route. Celui de la pause connectée vous rapporte 10 euros par mois, et si vous êtes un participant très actif (ce n’est pas hors de portée) votre rémunération passe à 40 euros par mois. Ensuite il y a des blogs limités dans le temps où l’on vous demande votre avis sur, par exemple, des séries documentaires d’Arte, qu’il faut visionner et commenter, même chose pour des séries de canal+.

Enfin, il y a des sites qui vous proposent de renseigner régulièrement leur panel de vos achats ou location en matière de loisir (GFK). Vidéo, livres, cinéma…

Il n’est pas possible d’y accéder directement, il faut attendre que l’un des sites d’études vous en fasse la proposition. Cela vient assez vite, au bout d’un mois de pratiques assidues.

Les panels de consommateurs.

Il s’agit cette fois de participation physique à des panels de consommateurs qui peuvent vous rapporter de 50 à 150 euros en fonction du temps passé.

C’est sans aucun doute la formule la plus intéressante, pécuniairement, mais aussi sur le fond.

J’en ai fait à peu près une douzaine et la majorité était de bons moments passés à réfléchir. J’ai eu l’occasion d’être sélectionné dans un panel restreint et européen pour m’interroger sur mes rapports à Internet. Une enquêtrice est venue de Londres avec un cameraman, nous avons eu une conversation passionnante, chez moi, devant mon ordinateur et en me promènent dans mon quartier.

Une autre enquête a consisté à répondre à un enquêteur venu à mon domicile, suivi d’un après-midi dans un petit théâtre parisien à faire de l’improvisation devant une caméra…

Le seul mauvais souvenir était un panel de tests sur des cafés…

La participation à des panels ouvre des champs d’activités très diverses qui rémunèrent correctement, mais qui sont surtout de véritables expériences.

http://parolesdeconso.com/

http://www.teamrecrut.com/

L’écriture d’articles.

Autant les sujets précédents ne requièrent pas de qualités techniques précises, celui-ci nécessite de posséder un véritable savoir-faire : l’écriture.

Il faut s’inscrire dans un premier temps, puis indiquer les sujets sur lesquels on estime avoir des compétences, vous devrez à chaque fois faire un exercice pour lequel vous serez noté et qui vous ouvrira la possibilité d’écrire des articles sur ce champ précis de compétences.

Souvent ce que l’on vous demande, c’est de réécrire sur des sujets déjà existants. Parfois non, il vous faut alors faire des recherches. Sur un site que j’ai expérimenté, j’ai calculé qu’au final on était payé, au mieux 7 à 8 euros de l’heure, en étant rapide.

http://www.scribeur.com/

https://www.textbroker.fr/

Conclusion

Bref en cumulant l’ensemble des ces activités et en y consacrant de 2 à 3 heures par jour, auquel s’ajoute le temps passé dans les panels de consommateurs pour lesquels vous avez été sélectionnés, vos revenus seront de l’ordre de 300 euros par mois. Ce n’est pas extraordinaire, mais cela peut représenter un complément conséquent de rémunération pour certains, tout en s’amusant.

Partager cet article

Published by Jean Pelletier - dans Internet
commenter cet article
31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 18:47
L’affaire Denis Baupin … un goujat … un pervers …

Le député de la 10ième l circonscription de Paris vient de révéler à ses électeurs un bien triste visage. Sa démission du poste de vice-président de l’Assemblée nationale est largement insuffisante. S’il se maintient en vers et contre tous il rejoindra le non moins sinistre député Thevenot, qui lui ne payait jamais ses impôts (entre autres). Ils pourront se soutenir l’un et l’autre … tout cela prend des allures terribles de république bananière.

Bref les témoignages se multiplient et ne laissent que peu de place aux doutes en ce qui concerne ses multiples agressions sexuelles envers les femmes… ceci dit, il nie en bloc, rappelant un autre sinistre personnage qui proclamait face aux députés « les yeux dans les yeux je vous le jure, je n’ai aucun compte secret en Suisse ».

Je n’ai pas voté pour lui … tel un coucou il s’était confortablement installé dans une circonscription qui ne lui revenait pas de plein droit. La 10e circonscription avait été gagnée de haute lutte contre Jacques Toubon par Serge Blisko … auquel on demanda de s’effacer de manière assez discourtoise (pour ne pas dire plus).

J’ai donc été dans l’incroyable situation de toute ma vie d’électeur de voter blanc … puisque privé de candidat socialiste dans ma circonscription.

Le sinistre Baupin héritait ainsi sans aucun mérite d’une des plus belles circonscriptions du PS et le goujat, déjà, le soir de sa victoire n’eut pas même un mot pour Serge Blisko qui avait de longue date fait tout le travail à sa place. En bon coucou, il s’en est arrogé tout le mérite … et le PS, bon prince lui donna une place de Vice-Président à l’Assemblée.

Je n’ai jamais aimé ce monsieur Baupin avec lequel je m’écharpais quand il était au Conseil de Paris et poussait en avant toutes ses théories idiotes et agressives sur les voitures à Paris … et venait parader dans notre quartier des Peupliers pour livrer avec toujours beaucoup d’arrogance et de suffisance sa bonne parole …

L’homme est un gueux et il est assez incroyable qu’une telle omerta ait pu lui permettre d’avancer jusqu’à prendre pied dans notre circonscription, sans que personne n’en ait jamais parlé … bref c’est le passé, mais il interroge tout de même sur les mœurs et les solidarités obscures en politique.

C’est un soulagement d’apprendre que le PS, dans un éclair de lucidité a décidé de reprendre en 2017 cette circonscription pour son propre compte … mais devrons nous supporter cette indignité absolue de se voir représenter par ce Baupin encore une bonne année ?

Partager cet article

Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 18:12
« Juste avant l’oubli » D’Alice Zeniter – Editions Albin Michel/Flammarion

Le titre du roman est prometteur… et les promesses sont tenues. Alize Zeniter, jeune auteur, possède un don. Son écriture, portée par un style léger et plein de fulgurances, porte un véritable récit. C’est à un double voyage qu’elle nous convie. Celui de l’aventure d’Émilie et de Franck destinée à se déliter, et le récit troublant, entretenu autour de Galwin Donnell… auteur mondialement connu du polar pour lequel ses affidés se réunissent une fois par an sur l’île où il a fini par disparaître dans de mystérieuses circonstances.

Bien sûr Donnell n’existe pas et encore moins son détective factice Adrian Dickson Carr… et pourtant, la magie d’Alice Zeniter, c’est de faire vivre aussi bien cette légende que le couple d’Émilie et de Franck.

C’est un livre pour les lecteurs amoureux des mots et des belles phrases… ceux-ci portent avec délice le déroulement fatal d’une double intrigue où l’on s’enfonce pas à pas, déterminés à combler les vides et les manques, juste avant l’oubli.

Partager cet article

Published by Jean Pelletier - dans Littérature
commenter cet article
11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 17:19
Recette des Gnocchis (sans pomme de terre)

On y fait référence dès le XVe siècle, notamment dans les poèmes de Laurent de Médicis. Pelligrino Artusi en donne plusieurs recettes dans son livre de référence « La Scienza in cucina e l’Arte di mangiar bene ». Les gnocchis appartiennent à la famille des pâtes. Ils se préparent soit avec un mélange de farine de blé et de pomme de terre, soit juste à base d’un mélange de farine de blé, d’œuf, de lait (ou d’eau) et de beurre que l’on poche à l’eau et gratine au four avec du fromage.

Ingrédients pour 6 personnes :

La pâte à gnocchis

  • 5 œufs
  • ¼ de litre de lait
  • une grosse pincée de sel
  • râpée de noix de muscade
  • 125 gr de beurre
  • 200 gr de farine
  • 100 gr de gruyère

La sauce béchamel à la tomate

  • 50 gr de beurre
  • 50 gr de farine
  • 50 cl de lait
  • une petite boite de concentré de tomate
  • râpée de noix de muscade
  • sel et poivre

Faites bouillir le lait avec le beurre coupé en morceaux, jetez d’un seul coup la farine dans le lait bouillant, cela formera une boulle de pâte qui se décolle facilement des parois de la casserole.

Dans la casserole, hors du jeu, ajoutez le gruyère, puis les œufs un à un, en mélangeant bien avec une cuillère en bois, râpez un peu de noix de muscade. Laissez reposer une dizaine de minutes.

Faites bouillir de l’eau salée dans un grand récipient. Puis avec une cuillère, prélevez successivement plusieurs petites boules de pâte que vous jetez dans l’eau bouillante, laissez cuire et lorsqu’elles remontent à la surface, vous les prélevez avec une écumoire et vous les laissez sécher et refroidir sur du papier absorbant.

Vous pouvez aussi les rincer à l’eau froide, puis vous les laissez sécher.

Ensuite, vous préparez une béchamel à la tomate.

Dans une casserole, faites fondre un bon morceau de beurre (50gr) sans le faire brûler, puis vous y saupoudrez 4 cuillères à soupe de farine (50 gr), remuez avec la cuillère en bois, jusqu’à cela fasse une crème un peu épaisse, puis jetez y 50 cl de lait, et vous tournez sans arrêt jusqu’à ce que la sauce épaississe (15 min), salez, poivrez, ajoutez encore un peu de râpé de noix de muscade, incorporez le concentré de tomate (une petite boite) ou à défaut de la sauce tomate.

Prenez un plat qui va au four, vous disposerez vos petits gnocchis dans ce plat et vous recouvrez le tout avec votre béchamel à la tomate. Saupoudrez de gruyère râpé. Mettre à four chaud (210 degrés) pendant 30 minutes. Servez bien chaud.

Partager cet article

26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 17:00

Partager cet article

Published by Jean Pelletier - dans Science
commenter cet article
22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 19:57

Partager cet article

Published by Jean Pelletier - dans Politique Internationale
commenter cet article
16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 19:10
Le salsifis.

Voilà un plat un peu oublié, c’est bien dommage, on n’y pense plus et il faut reconnaître qu’il n’est pas facile à trouver, même au cœur de l’hiver.

C’est pourtant un aliment de premier plan, tant pour sa valeur gustative (rien à voir avec les conserves ou le surgelé) que pour ses propriétés.

C’est une racine très riche en vitamine E et qui présente des propriétés anti oxydantes réelles.

Très pauvre en calorie, elle est particulièrement adaptée aux régimes amaigrissants. Riche en potassium, elle est aussi diurétique. Enfin très riche en fibres, le salsifis assure un nettoyage et un transit des intestins parfait.

Son goût est remarquable, assez proche de l’asperge. Enfin, il s’accommode de multiples façons, il accompagne à merveille toutes les viandes blanches et poissons.

Recette du ragoût de veau aux salsifis.

Il faut d’abord les laver pour bien enlever la terre, ensuite couper les deux bouts. Avec un économe, vous les épluchez comme on éplucherait des carottes. Prévoyez un récipient empli d’eau citronnée pour plonger les morceaux une fois nettoyés qui ont tendance à s’oxyder très vite.

Or le plus important c’est de bien conserver la couleur très blanche de cette racine.

Coupés en petits tubes de 3 cm vous les ferez cuire dans un litre d’eau bouillante salée, dans laquelle vous aurez préalablement ajouté un jus de citron et délayé une cuillérée à soupe de farine, pour continuer à préserver leur couleur blanche pendant la cuisson de 20 minutes. Ensuite, les égoutter et les réserver.

Découper votre morceau de veau en petits cubes que vous ferez revenir dans votre cocotte, vous ajouterez un oignon finement haché, remuez bien, et saupoudrez de la farine en remuant pour bien enrober les morceaux, faites revenir cinq bonnes minutes, recouvrez avec de l’eau chaude en grattant bien le fond de la cocotte pour que les sucs se dissolvent bien. Ajoutez les salsifis. Portez à ébullition et faites cuire à petit feu pendant une bonne heure

Servez bien chaud avec du persil haché.

Partager cet article

1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 15:40
Odile Henry.

Odile Henry a disparu le 27 février, c’est une amie rare qui s’en va, mais c’est aussi, pour ma part un univers qui se dissipe… s’inscrit dans le passé, un passé qui me paraît révolu, teinté d’une certaine nostalgie qui s’impose malgré moi. Est-ce la fin comme elle le pensait, est-ce autre chose, comme je peine à encore l’espérer ? Est-il envisageable de se dire que le 27 février, Odile et tout ce qu’elle a incarné ne sont plus ? Ne serait-elle seulement plus que la multitude de souvenirs au cœur de ceux qui l’aimaient et de tous ceux qu’elle a croisés au cours de son passage terrestre ?

Son empreinte sur notre monde est indélébile, elle m’a changé, elle nous a tous changés dans la relation qu’elle a eue avec chacun d’entre nous. Son action militante a aussi pesé dans la manière de voir, d’interpréter le monde… de se construire individuellement avec la perfection du doute pour mieux avancer et ne jamais rien considérer comme acquis. Elle n’est peut-être plus là dans son essence humaine, mais il y a tant de choses d’elle qui continue à vivre à travers sa famille, son mari, ses enfants et petits enfants, ses amis…

J’étais membre du cabinet du ministre du Temps Libre André Henry en 1981. Je devais cette nomination à la fois à ma participation à la campagne de François Mitterrand, et à mon appartenance au courant de Michel Rocard. C’est un ami de Michel Rocard, Pierre Roussel trésorier de la MGEN que je dois la recommandation auprès d’Henri Grolleau qui dirigeait le cabinet d’André Henry.

Ma première rencontre avec Odile fut lointaine, la femme du ministre, j’étais impressionné… nous nous sommes plutôt croisés… car durant toute cette période elle se tint à l’écart, ne voulant en aucune manière interférer avec l’activité de son mari. C’était déjà une grande militante de l’action laïque, mais aussi de la cause des femmes qu’elle ne cessa jamais de défendre jusqu’à son initiation à la Franc Maçonnerie et son accession comme grand maître de la Grande Loge Mixte de France.

C’est après 1983, lorsqu’il fut mis fin au Ministère du Temps libre, que nous nous sommes rapprochés et que j’ai appris à mieux connaître cette femme habitée par un doute permanent et qui questionnait de manière incessante toutes situations, toutes idées, toutes relations… j’ai rarement rencontré dans ma vie un tel parcours, bien avant de rejoindre la maçonnerie en 1987, elle était sans aucun doute ce que l’on appelle un maçon sans tablier. Mais cette exigence de l’esprit a un prix, car elle n’est pas exempte d’une forme de souffrance.

Nous avons fait tant de choses, apprises ensemble, débattues… que ce soit l’idée d’un certain tourisme intelligent, éducatif, respectueux des paysages et des peuples, que ce soit l’esprit d’une culture en progrès à portée de main de tous, des plus instruits à ceux qui le sont moins, que ce soit une société plus juste, plus humaine, mais aussi plus douce, plus rêvée.

Je ne peux pas ne pas évoquer la figure d’Henry Grolleau. Il avait été le directeur de cabinet du ministre du Temps libre, inventif, combattif, instructeur, administrateur tout à la fois. Une amitié solide s’était nouée à cette occasion. Comme Odile, il fut après 1983 le compagnon de toutes ces aventures, la franc-maçonnerie, le combat pour un tourisme intelligent, que nous avions déjà initié pendant le ministère avec la campagne « Découverte de la France » et son logo du Furet du Temps libre ...

Je garde une affection particulière pour l’entreprise inachevée qui nous anima pendant plusieurs mois, après notre départ du gouvernement : « Le Petit dictionnaire de Gauche, le PDG ». Nous étions une dizaine à nous réunir, souvent chez moi, à travailler telle l’Académie française, en suivant les lettres de l’alphabet et en choisissant soigneusement les mots au cœur des problématiques de la gauche, avec la volonté, désabusée que nous avions de cette expérience inachevée de la gauche au pouvoir, la volonté de dire notre part de vérité. Nous mettions beaucoup de sérieux et une grande dose d’humour à tenter de cerner au mieux ce que nous estimions être la Gauche… les pages inachevées de ce grand dictionnaire restent toujours savoureuses aujourd’hui à l’épreuve du pouvoir…

Nous partagions le travail, le militantisme et aussi ces déjeuners inoubliables où nous échangions sur nos vies, sur la vie et sur un monde qui ne nous rassurait pas.

J’ai eu cette chance de te rencontrer Odile et j’en remercie le destin. Aujourd’hui on me dit que tu n’es plus… comme si cela était possible. Bien sûr que tu es plus que jamais dans nos cœurs, dans nos esprits, dans un air du temps que nous voudrions plus allègre… oui tu es là où nous irons à notre tour, là où les souvenirs tissent un ciel espéré plus bleu, plus clair, là où d’étranges horizons racontent aux passants le futur… oui tu es pour toujours dans ce lointain futur, car de l’oubli il ne sera jamais question. Nous te tenons fermement la main dans notre chaîne d’espoir, je sens la chaleur de ta paume et plus fermement que jamais je te tiens, mon voisin me tient et ainsi de suite… c’est ainsi que nous sommes, les chainons qui tiennent contre vents et marées, les anneaux d’une vie qui s’invente chaque matin, et tu y tiens pour toujours ta place.

Le temps s’en ira, les jours se finissent, à chaque crépuscule coule une nuit plus douce qu’amère, et puis vient le matin, peu à peu avec ses habits d’aurore pâle qui se cherche dans une ombre d’encre noire, mais rien n’y fait, la lumière finit toujours par s’échapper de la pénombre. La lumière… et les merveilleux nuages de Charles Baudelaire…

Partager cet article

Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Jean pelletier
  • Le blog de Jean pelletier
  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
  • Contact

L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , Jean Pelletier a été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Il est aujourd'hui à la retraite et continue à enseigner.
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , Jean Pelletier a été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Il est aujourd'hui à la retraite et continue à enseigner.

Version anglaise

<a href= »http://fp.reverso.net/jmpelletier52-over-blog/4946/en/index.html« ><img src= »http://flavius.reverso.net/img/languages/code.png«  style= »float:left; padding-right:8px; » title= « anglais«  height= »15px ; » alt= »Reverso Localize » /></a>

Recherche