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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 14:15

Aujourd’hui partie intégrante de la chaine des restaurants « Flo », l’Excel comme nous disions, n’a plus tout à fait la même âme aujourd’hui. Certes, il est toujours là, après avoir été menacé de disparition à plusieurs occasions, certes il a bénéficié d’une rénovation très respectueuse (après tout de même quelques rappels à l’ordre), mais le souvenir de nos 20 ans n’y trouve plus son compte.

Je vois encore la table où François Lalvée, Francis Pêcheur, Philippe Lebourg, Éric Alexandre, Pierre Éliane[1] et moi même, nous nous asseyions les après-midi pour y réinventer le monde, la poésie et la bière… quand on rentre, on passe le banc du Mareyeur, pour tourner à gauche vers la grande salle, c’est encore juste à gauche, la première table… mais aujourd’hui, tout est propre, bien rangé, si rutilant… Disparu les atmosphères enfumées, le va-et-vient incessant des serveurs et le bruit continu de voix enflammées qui n’hésitaient jamais à parler haut à chaque fois que cela était nécessaire pour une cause, un principe, un homme, une femme… Disparus mes propres amis, morts pour certain, perdus pour d’autres.

Cela fait déjà plus de cent ans que l’Excelsior bat au cœur de Nancy un rythme bien singulier… jadis lieu de bohème, aujourd’hui lieu de rendez-vous d’une bourgeoisie bien rangée, quoi qu’intellectuelle, un peu, juste un tout petit peu, mais les étudiants ont presque tous disparu… de ce mausolée un peu figé qu’est devenu l’Excelsior

Un peu d’histoire.

C’est en 1911 que l’Excelsior vit le jour, un jour de carnaval qui du coup lui assigna définitivement une place de roi dans la capitale de Stanislas Leszczynski. Sa façade illustre parfaitement ce que l’école de Nancy avait voulu accomplir en célébrant l’alliance de l’art et de l’industrie, elle est l’œuvre des architectes Lucien Weissemburger[1] et Alexandre Mienville[2].

C’est, bien entendu, un brasseur, Louis Moreau qui eut l’idée de créer ce lieu de prestige consacré à la bière, mais qui se devait de refléter la folle énergie de ces années 1910 où commençait déjà à prospérer l’idée même de « l’École de Nancy ». Elle fût la vitrine même de ses plus brillants artistes : Jacques Grüber[3], verrier de génie réalisa les somptueuses baies sous forme de dix verrières, enchâssées dans des cadres de cuivre, ceints de somptueux cabochons de pâtes de verre, avec des motifs de fougères, de pins et de feuilles Ginkgo biloba.

Le mosaïste Pèlerin réalisera au sol, une extraordinaire mosaïque composée d’amples palmes stylisées.

L’éclairage se fait à partir de 300 becs lumineux aux tons jaune orangé en pâte de verre conçus et réalisés par Antonin Daum[4] lui même. Les lustres de Louis Majorelle[5], complété par des appliques de cuivre ciselé signées Daum, créent une ambiance lumineuse particulière aux tons ivoirins.

L’ensemble du mobilier de la brasserie est l’œuvre de Louis Majorelle, réalisé en acajou massif en provenance de Cuba, complété par des lambris en bois de tamarinier, des portemanteaux et des glaces biseautées complètent la décoration.

Au plafond serpentent à même les voussures, de grandes fougères et des sculptures qui sont l’œuvre des sculpteurs Galetier, Burtins et Léopold Wolf.

Dans les années qui suivent, la descente d’escalier qui mène aux salons privés, fût confiée à l’imagination d’un autre enfant prodige de la ville le ferronnier d’art Jean Prouvé[6] (Réalisation en 1928 et 1929). Le travail s’est inspiré du chef-d’œuvre de Pierre Missey, collaborateur de Prouvé, pour le paquebot le Koutoubia , tout en acier inoxydable poli.

 

Péril dans la demeure.

C’est dans les années 1970 que ce véritable musée vivant de l’École de Nancy faillit disparaître, alors qu’il avait survécu au bombardement de la Seconde Guerre mondiale. La municipalité d’alors, alliée avec un groupe de promoteurs immobiliers peu scrupuleux, avait imaginé de recréer de toute pièce le quartier de la gare en rasant tout, y compris l’Excelsior. Malheureusement, ils arrivèrent à leurs fins partiellement en détruisant la brasserie Thiers et en faisant édifier l’épouvantable tour Thiers de 80 mètres de haut et qui défigurent pour toujours la sortie de la gare de Nancy.

C’est à Françoise Hervé, une ardente militante du patrimoine (aujourd’hui adjointe au maire de Nancy, en charge du patrimoine) avec une poignée de Nancéien que nous devons d’avoir évité le pire, à savoir la destruction totale de l’ensemble de la brasserie Excelsior. C’est avec l’appui puissant du commissaire-priseur Maurice Rheims[1], grand spécialiste de l’Art nouveau qu’elle put faire reculer la municipalité et obtenir dans la foulée le classement aux monuments historiques de tout le bâtiment, le 22 juin 1976. C’est aussi dans les années 1990, que pour des raisons financières que l’établissement connu une période de trouble. Le rachat par le groupe FLO et la restauration de la salle de restaurant redonnèrent une nouvelle vie à cette brasserie exceptionnelle.

 

Un trésor à encore découvrir.

C’est à Jacqueline BURTIN, qui a été directrice de l’école maternelle Emile Gebhart, que l’on doit une incroyable révélation.

L’Excelsior qui est déjà en soi un musée recélerait un inestimable trésor, une peinture d’Emile Friant[1]. Jacqueline, enfants, venait avec ses parents à l’Excelsior et elle se souvient très bien d’une grande peinture centrale, aujourd’hui recouverte d’un immense miroir, qui représentait des dames et de messieurs bien habillés dans un décor champêtre. Elle a même demandé à Jack Lang s’il ne pouvait pas intervenir auprès des propriétaires pour la faire découvrir. Un autre nancéien a témoigné de l’existence de cette peinture en apportant un peu plus de précisions : « Selon mes souvenirs, cette peinture représentait à droite un vieillard barbu devant une chope de bière et à gauche des jeunes filles couronnées, dépoitraillées au centre et en bas des bâtiments industriels aux cheminées fumantes, le tout sur fond de feuilles de houblon avec leurs cosses et d’épis de céréales, de l’orge sans doute ».

On s’interroge sur le fait qu’il n’y ait eu pas plus de pression et d’insistance pour que ce miroir soit déposé afin d’accéder à cette œuvre d’Emile Friant.

 

L’Excelsior, lieu de rencontre des artistes et des intellectuels.

Ils sont nombreux à avoir fréquenté le lieu. Et quoique l’on puisse en penser et la mauvaise réputation que certains ont pu lui donner, Nancy a toujours eu un rayonnement artistique et culturel intense. L’école de Nancy qui a influencé toute une génération de créateur et a illustré brillamment les Arts déco, le festival mondial du théâtre qui a révélé une multitude d’artistes de Pina Bausch à Bob Wilson, entre autres et enfin Jazz Nancy Pulsation qui existe toujours.

C’est ce décor exceptionnel qui vit se succéder toutes les générations d’artistes et d’intellectuels nancéiens, en premier l’ensemble des artisans de l’école de Nancy avait plaisir à s’y retrouver, plus tard les initiateurs du festival mondial du théâtre (créé par Jack Lang) et aussi ceux du non moins célèbre Festival de jazz Nancy Pulsation créé en 1973 : Gilles Mutel, Pierre Pajon, Tito, Patou Kader qui en assure encore la direction artistique.

Mais on pense aussi à Tom Novembre et CharlElie Couture[1], les deux frères qui ont grandi ici.

Philippe Claudel[2] suivit ses études à la faculté des Lettres de Nancy et soutint sa thèse consacrée à André Hardellet[3] sous la direction de Gilles Ernst, qui fut aussi mon professeur et y passa quelques années de sa vie.

Ségolène Royal fit à Nancy une partie de ses études au centre universitaire d’études politiques (qui préparait à l’entrée de l’institut des Sciences politiques de Paris) n’a pu que fréquenter l’Excelsior.

Bref, ils sont trop nombreux pour tous les citer.

Pour en savoir plus, lisez l’excellent livre de Michel Caffier « L’Excelsior, un siècle d’art de vivre à Nancy » Éd. Place Stanislas, 117 p., 29 euros.

 

 

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 17:43

Le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu le dimanche 23 avril 2017, soit dans 9 semaines. Jamais nous n’aurons connu une situation aussi singulière et irréelle. Avec la mise en place de trois primaires l’une pour la droite, l’autre pour une partie de la gauche et enfin une consultation pour désigner le candidat d’Europe Écologie les verts, qui toutes les trois contribuent à installer un véritable maelström politique.

Ces consultations ont tout de même abouti à éliminer François Hollande de la compétition, président sortant, empêché en quelque sorte par une partie de son camp, dont son propre premier ministre et son ex-ministre de l’économie et des finances. La consultation donna une nette victoire à celui dont on n’aurait jamais pu imaginer qu’il incarne le Parti socialiste à une élection présidentielle, Benoît Hamon. Celui-ci est condamné à mener une difficile campagne éclair.

De la même manière, la consultation des écologistes a concouru à éliminer Cécile Duflot pour choisir un illustre inconnu Yannick Jadot, qui devant tant d’insignifiance s’apprête à rallier Benoît Hamon. Quant à la droite, elle a éliminé son principal challenger Nicolas Sarkozy, son second challenger Alain Juppé pour leur préférer le terne François Fillon, candidat plein de surprises aussi vénéneuses que malfaisantes.

L’ensemble de la classe politique est mis à contribution pour brouiller les cartes et jeter un trouble absolu sur cette échéance électorale.

À droite François Fillon avec sa batterie de casseroles familiales a décidé de faire jouer la partition du Titanic à sa formation politique en s’accrochant à tout prix. Sarkozy l’avait ruiné financièrement, Fillon l’achève, en la ruinant moralement et politiquement.

À gauche, Jean-Luc Mélenchon n’agit que pour une seule chose couler toute candidature de gauche au second tour.

Nous serions donc déjà condamnés à un second tour avec Marine Le Pen, qui trône en tête, malgré les quelques casseroles bien accrochées, mais curieusement sans effet sur l’opinion, et l’inattendu et inexpérimenté Emmanuel Macron qui avance, masqué et sans programme politique.

Jusqu’ici, les événements ont déjoué tous les pronostics, comme pour le Brexit tout aussi imprévu que l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, le pire serait-il à venir ? Marine Le Pen à l’Élysée ?

 

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 21:33

La société Orange, qui se prétend leader dans l’Internet et la téléphonie, quelle blague ! J’ai eu le malheur de vouloir upgrader les 2 box (Internet et TV), pourquoi, parce que la TV bogue tous les jours, et parfois plusieurs fois par jour, il faut tout éteindre et tout réinitialiser à chaque fois. Je ne savais pas encore à quel cauchemar je m’exposai ainsi.

Quelle erreur, première étape obligée, il faut passer par le commercial au téléphone avant de pouvoir procéder à l’échange, difficile de lui faire exprimer en quoi la nouvelle offre avec les nouvelles boxes se démarque des anciennes, il est incompétent et ne me donne pas toutes les informations, bon je fais le changement d’abonnement pour pouvoir accéder au nouveau matériel, je vais malgré tout en boutique je fais la queue, normal on met peu de vendeurs en semaine, tant pis pour le client. De retour à la maison je tente l’installation à partir d’un mode d’emploi nul et stupide, bon en y passant du temps on arrive à) comprendre à quel chapitre on se situe pour faire l’installation, mais, hélas, impossible de faire l’installation, cela ne marche pas, donc je passe au service technique au téléphone (attente habituelle) en fait le câble Ethernet de la boîte est défectueux heureusement j’en ai un qui lui fonctionne, mais impossible de faire la connection par la procédure du code d’initialisation par SMS, réponse du technicien cela arrive des fois.... Ah! bien,

donc il faut passer par l’ordinateur, trouver soi-même un autre câble Ethernet, trouver les codes d’accès d’origine sur le premier courrier que l’on a reçu il y a 15 ans

Mais cela ne marche toujours pas.

Explication du technicien : il nous faut faire une étude approfondie et une autre équipe technique vous appellera demain à 14 h pour vous faire le point....

Largement de quoi péter un plomb.

Mais, dit-il, vous pouvez aller faire un échange de la Box avec le code que je vais vous donner...

4 heures ont déjà passé...

Retour dans la boutique et là super, on me demande de faire la queue comme tout le monde.... Évidemment fin de journée beaucoup de monde....

Je fais remarquer que je n’ai pas à faire de nouveau la queue, que c’est à eux de faire un effort et que des excuses ne seraient pas superflues pour m’avoir fait perdre mon temps avec leur matériel défectueux... bref cela peut arriver sur le nombre... mais au moins on s’excuse et on me sert de suite...

 

Que n’avais, je dis, là, avec violence on me dit : la queue comme tout le monde là, je hausse le ton, le chef d’agence qui ne me donne que son prénom (il s’agit de la boutique Orange au centre commercial Italie 2 Paris 13) me menace il fait venir la sécurité, je ne suis, ni violent, ni menaçant, ni injurieux je parle simplement très fort, avec un légitime énervement d’être aussi maltraité, et bien sûr pour que les clients qui sont là soient informés de la manière scandaleuse avec laquelle Orange travaille et méprise ses clients.

Puis il me menace à nouveau de ne pas opérer l’échange et de me faire jeter hors de la boutique... des menaces pour toute réponse à mon problème qui ne vient que du fait que dans cette boutique on m’a refilé un matériel défectueux.

Je suis au bord de faire un malaise

Juste une jeune femme de la boutique s’en aperçoit et va me chercher un verre d’eau...

L’échange est fait, mais je n’ai même plus la force de vérifier si la box marche...

Donc plus d’Internet, plus de téléphone, plus de télévision

J’ai pris un peu de temps pour montrer comment cette société de consommation et comment les jeunes salariés arrogants d’Orange traitent les clients.

Désolé encore une remarque dans cette boutique où il y a au moins 250 logos d’Orange... ils ont dit : « Mais vous savez nous sommes responsables de rien, car nous ne sommes pas Orange, mais un sous-traitant ».... Incroyable, mais vrai !

Au fait Orange, ce n’est pas la société dont le PDG va passer en correctionnelle pour avoir invité les cadres à se débarrasser de leurs salariés, quitte à les jeter par les fenêtres.... D’où la longue suite désespérante de salariés qui en proie aux harcèlements de leur hiérarchie se sont suicidés en se jetant par la fenêtre...

 

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Published by Jean Pelletier - dans Société
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 14:56

C’est une bien drôle d’atmosphère qui a pris corps, inquiétante, d’où tout peut surgir, même le pire. Une partie de la droite et une partie de la gauche viennent d’achever leur exercice de primaire, présenté comme la panacée d’une démocratie renouvelée. Le résultat est catastrophique et dessine désormais un paysage politique désemparé, privé des boussoles les plus élémentaires.

À droite : une primaire pour rien.

À droite, après avoir désigné, à la surprise générale, l’ex premier ministre de Nicolas Sarkozy, présenté comme un parfait monsieur Propre, c’est la dégringolade… comment faire avec un candidat qui annonce comme tout programme de serrer la ceinture à tous les Français, mais qui a manigancé pour assurer à son épouse des revenus aux montants insensés avec à la clef une forte suspicion d’emplois fictifs, et rattrapés aussi par l’encaissement de chèques illégaux quand il était sénateur, ce qui est ni plus ni moins un détournement d’argent public. Et ce n’est pas l’incroyable arrogance que François Fillon affiche qui va le tirer d’affaire. Et voilà les républicains déjà à la recherche d’un autre candidat. Alain Juppé ayant signifié qu’il ne jouerait pas les suppléants, le nom de Gérard Larcher, l’actuel président du Sénat circule. Ce n’est pas sans rappeler la candidature d’Alain Poher en 1969, on en connaît le merveilleux résultat. Mais nous n’en sommes pas là, François Fillon s’accroche, comme toujours dans ces circonstances là, on se souvient avec quelle belle assurance Jérôme Cahuzac a tenté de sauver sa mise en déniant les faits jusqu’à l’absurde.

Le dilemme, continuer avec François Fillon et plomber définitivement le résultat de la droite, avec un risque certain d’élimination au second tour, changer de candidat avec un mode d’emploi incertain qui fera nécessairement piètre figure. Ah, où est-il le beau temps où le comité directeur de la droite choisissait son candidat ?

 

À gauche : une primaire dévastatrice pour le PS.

À regarder de plus près les résultats, on voit que l’électorat militant du PS c’est partagé entre Valls et Hamon, à parité, ce sont les électeurs non encartés du PS qui ont fait la différence et ont assuré la large victoire de Benoît Hamon. J’avoue que, comme militant du PS, la pilule ne passe pas, à quoi bon militer au PS si la désignation à un scrutin déterminant comme celui de la présidence de la république, nous perdons la main pour la donner à un électorat de « gauche » qui va, qui vient. À quoi bon consacrer du temps de l’argent… si nous les militants passons la main à d’autre pour désigner celui qui sera « notre candidat » ?

Je crois que nous nous sommes bien fait « avoir » en acceptant un peu vite, ce qui paraissait une belle idée… la primaire.

La primaire qui a désigné Ségolène Royal en 2006, puis François Hollande en 2012 ont creuse le sillon fatal au PS, qui aboutit à une organisation en décomposition, qui vient d’affronter quatre années au pouvoir avec l’incessant pilonnage d’un important groupe de députés socialistes, soutenus en sous main par la candidate malheureuse en 2012, Martine Aubry. Cette dernière n’est pas en reste, elle soutient vigoureusement le candidat des frondeurs Benoît Hamon… et finit d’enfoncer définitivement le mandat de François Hollande.

On voit bien qu’au PS nous sommes au comble de la confusion. Un candidat désigné, contre la volonté de la moitié des militants du PS, un Emmanuel Macron, qui a eu l’intelligence de rester en marge de cette désignation « panier de crabes », et des élus de la sensibilité « gauche de gouvernement » qui partent en masse rejoindre le camp d’Emmanuel Macron.

Ainsi donc, Benoît Hamon, au nom du PS, va faire une campagne qui consistera à renier les cinq années du PS passé au pouvoir, nous ne sommes pas loin du grand écartèlement.

Voit-on un militant qui durant toutes ces années a fait les marchés de France, tract à la main pour défendre la politique menée par François Hollande, faire de même pour vanter les mérites d’un Benoît Hamon qui est le symbole même des frondeurs qui ont « pourri » toute la mandature de François Hollande.

Il fut un temps où, je me souviens que nous les rocardiens avons rallié et mené la campagne de François Mitterrand, c’était une autre époque. Le PS était composé de courants, les débats y étaient francs et parfois violents, les congrès y mettaient fin, aujourd’hui depuis trop d’années le PS est composé d’écuries d’hommes et de femmes… On voit où cela nous mène.

Ainsi donc, ces deux procédures qualifiées par les médias de rénovation de la vie politique ont largement contribué à jeter le trouble sur une vie politique déjà à la dérive, du fait des trop nombreuses malversations commises par les deux camps.

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 16:21

Et un corrompu de plus… comment peut-on faire pour assainir la classe politique française ? Les affaires succèdent aux affaires en touchant à tour de rôle la gauche et la droite. François Fillon peut bien botter en touche, cette affaire est grave et en même temps révélatrice du mépris dans lequel certains hommes politiques tiennent les Français.

 

Détails de l’affaire.

Tous les parlementaires disposent légitimement d’un budget pour travailler et donc embaucher des collaborateurs (secrétaires et assistants parlementaires). L’enveloppe est de 9 561 euros bruts par mois, sur le papier il n’est pas interdit aux parlementaires de faire appel à leur parenté pour occuper ces postes. Au Sénat, il a quand même fallu faire un peu de ménage, tant cet usage était devenu abusif, un moyen de caser un fiston dont on ne savait que faire, ou de rétribuer une maitresse… En tout état de cause, il faut, bien entendu, que le job soit réel et d’en apporter la preuve en cas de difficultés.

Pour Mme Pénélope Fillon, elle a été employée de 1998 à 2002 avec une rémunération de 3 900 euros bruts mensuels qui passera à 4 600 euros et entre 2002 et 2007 elle continuera « son activité » avec le remplaçant de M. Fillon à l’assemblée, Marc Joulaud, pour une rémunération de 7 900 euros bruts. À ce stade, il ne reste plus à M. Joulaud que 1 661 euros bruts par mois pour organiser son activité de parlementaire, beau sacrifice de sa part, belle prise pour Penelope.

Pénélope a bien de la chance, j’ai été assistant parlementaire et je n’ai jamais perçu une telle manne. Les assistants parlementaires en fonction doivent ruer dans les brancards avec une telle révélation : 7 900 euros bruts par mois. Au total, cela fait tout de même sur cette période de référence, la somme astronomique de 500 000 euros, espérons pour eux qu’elle a bien été déclarée au fisc.

Mais comme cela ne suffisait sans doute pas assez pour le couple Fillon qui doit par ailleurs entretenir un magnifique manoir, François a demandé à son ami Marc Ladreit de Lacharière d’embaucher Pénélope comme conseillère littéraire à la Revue des deux Mondes en 2012 et 2013 pour la bagatelle de 100 000 euros, dommage pour elle que le directeur de la revue, Michel Crépu, n’ait jamais entendu parler d’elle, si ce n’est la publication de trois notes de lecture. Cela fait très cher la note de lecture.

Réponse de l’intéressé.

François Fillon a dénoncé la bulle puante du Canard enchainé qui vient de faire ces révélations et a accusé l’hebdomadaire de misogynie.

Voilà une autre belle injure faite à ces centaines de milliers de femmes qui travaillent dur, très dur dans les hypermarchés, les hôpitaux, les services sociaux… qui doivent écarquiller les yeux face à ces salaires mirobolants, et insultants pour l’ensemble des travailleuses de ce pays.

Et c’est ce monsieur qui se dit droit dans ses bottes et qui annonce une purge pour le pays : privatisation de la Sécurité sociale, diminution des allocations chômages, suppression de 500 000 emplois dans la fonction publique qui doit donc, elle, se serrer la ceinture… Bref, on rêve, pire on cauchemarde.

Il dit aussi que son épouse travaillait pour lui dans sa circonscription, dans l’ombre, bref dans le manoir familial… pratique ce travail à domicile.

Mais, c’est faire abstraction de la déclaration de Mme Jeanne Robinson-Behre, une assistante parlementaire qui aurait du travailler avec Penelope Fillon : « Je n’ai jamais travaillé avec elle… je ne la connaissais que comme femme de ministre ».

Un peu de relecture des déclarations passées de Penelope.

Mme Fillon a toujours revendiqué, dans le passé, n’avoir joué aucun rôle politique auprès de son époux, appuyant toujours sur son rôle de mère au foyer (cinq enfants tout de même). Et enfin dans un reportage du quotidien Le Bien public, elle déclarait : « Jusqu’à présent, je ne m’étais jamais impliqué dans la vie politique de mon mari ». On ne saurait dire mieux…

L’enquête sur la réalité de ses prestations aussi bien comme assistante parlementaire qu’employée de la Revue des deux Mondes est la bienvenue et on espère en savoir un peu plus dans les jours qui viennent. À moins qu’une fois de plus la solidarité de classe des élites ne vienne assourdir l’ampleur de cette escroquerie à l’argent public pour au moins les émoluments de l’assemblée.

Pour l’argent privé de Monsieur Marc Ladreit de Lacharière, on laisse l’opinion juge de telle largesse, ah ! solidarité de classe quand tu nous tiens !

Conclusion.

Voilà encore un homme politique qui veut à tout prix nous serrer la ceinture, alors qu’il s’est organisé de son côté un système bien rentable pour maintenir et embellir son train de vie. Et qui a l’audace de se présenter à nos suffrages pour la présidence de la République.

Rappelons-nous aussi ce tweet de M. Fillon en septembre 2012 : « “Il y a une injustice sociale entre ceux qui travaillent dur pour peu et ceux qui ne travaillent pas et reçoivent de l’argent public”, comme cela est bien tourné.

À la lanterne criait on, à une certaine époque et bien disons à la lanterne M. Fillon et il ne s’agit pas bien sûr de votre ancienne résidence de fonction comme premier ministre dans le parc du Château de Versailles.

Le parquet financier ouvre une enquête préliminaire dans l’affaire Pénélope FillonA la suite de la publication d’un article du « Canard enchaîné », sur l’emploi de la femme de M. Fillon comme attachée parlementaire à l’Assemblée, le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire des chefs de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits.
 

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:00

La primaire à droite avec un peu plus de 4 millions de participants a donné une réelle crédibilité et une assise à François Fillon, sans pour autant le débarrasser de l’animosité des ex-partisans de Sarkozy. Mais celle-ci à ratisser large, ne laissant à la marge que des candidatures incertaines. Pour la gauche l’affaire se révèle plus délicate.

Avec à ses deux bouts, un Jean-Luc Mélenchon plus que jamais déterminé à faire disparaitre le Parti socialiste (sa rancœur est si grande…) et un Emmanuel Macron au mieux de sa forme, le danger menace toute la gauche. Même si nous sommes encore loin du scrutin, pour autant reconnaissons que Macron réunit des foules partout où il passe… alors que l’ancien premier ministre ne réunit que quelques centaines de supporteurs.

Le Parti socialiste est en difficulté, mais n’en déplaise au populiste Jean-Louis Mélenchon il ne disparaitra pas. Ce serait bien méconnaitre l’histoire, déjà en 1969 son candidat Gaston Defferre avait obtenu tout juste 5 %…. Nous n’en sommes pas encore là, ouvrant au second tour de cette présidentielle le choix entre un candidat de droite (Georges Pompidou) et un candidat du centre droit (Alain Poher) … bonnet blanc et blanc bonnet comme l’avait dit à l’époque Georges Marchais (PC).

Mais aujourd’hui la primaire telle qu’organisée dans un contexte assez surréaliste, un président sortant qui ne se représente pas (une première pour la Vième république) devient un piège dangereux pour ses compétiteurs. En même temps, au regard des deux premiers débats, était-il seulement possible que le président sortant François Hollande y figure ? Non bien évidemment. On voit bien que chacun y est allé de son petit coup de balai pour polluer au maximum le débat à gauche et ordonner le bal des égos.

Comment se sortir de ce piège mortifère pour, ne l’oublions pas, les Françaises et les Français qui risquent de subir, en l’absence d’une gauche ordonnée et structurée deux aventures à leurs dépend, celle de François Fillon (destructeur annoncé du projet social de la France) ou de Marine Le Pen (Oiseau de malheur et de triste augure).

Il faut que tous les Français de gauche se déplacent en masse dimanche prochain et apportent un sanglant démenti aux observateurs,

Seule une participation de 4 à 5 millions d’électeurs pourra redonner de la puissance au moteur de gauche et surtout au candidat qu’ils se seront choisi.

Cela donnera à ce candidat, issu de la primaire, de la voix, une forte voix pour rabattre les prétentions de Mélenchon et les extravagances d’Emmanuel Macron.

Mais le risque sera réel qu’il n’arrive qu’en quatrième, voir cinquième position.

Juste un petit nuage rose dans ce ciel bien noir, les Français de l’étranger se sont préinscrits à hauteur de 16 000 pour le vote électronique, ils n’avaient été que 6 900 à le faire en 2011.

 

 

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 16:54

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Published by Jean Pelletier - dans Culture
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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 16:12

Bien que la machine à perdre tourne à plein régime, il faut bien faire avec… difficile de s’abstenir quant on a milité à gauche toute sa vie. Les regrets s’accumulent au fil des jours… mais faut-il vivre avec les regrets ? Certes non. Il y a l’idéal, il est encore très vif à mon esprit, très présent, mais l’expérience m’a appris à faire avec la réalité. Il me faut donc faire un choix, même si celui-ci n’est pas celui du cœur, il sera au moins celui de la raison.

 

Vincent Peillon.

Le dernier candidat à s’annoncer Vincent Peillon, soutenu par le Maire de Paris Anne Hidalgo, entre autres, vient de trébucher sévèrement. Élu avec l’étiquette PS au parlement européen, il n’aurait jamais payé ses cotisations et serait en dette de 20 000 euros. Outre ce faux pas, le candidat Peillon aggrave sévèrement son cas, en parlant de « boules puantes » vis vis de ceux qui ont lâché l’information… sans doute, aurait-il fallu maintenir l’omerta sur son cas ? Donc exit Peillon, qui visiblement est contre la transparence et contre les cotisations au PS.

Arnaud Montebourg, Benoit Hamon …

Arnaud Montebourg…, le dilettante du PS, une fois je suis avec, une fois je me retire dans le monde des affaires. Une fois je construis mon image de marque au PS sur la lutte contre le cumul des mandats, une fois en passe de diriger l’exécutif de mon département, je le fais, en gardant mon mandat de député. Belle inconstance et belle gueule qui n’en font pas pour autant un authentique représentant du Parti Socialiste. Et puis, il n’a eu de cesse en entrainant avec lui Aurélie Filippetti  alors Ministre de la Culture et Benoit Hamon, Ministre de l’Education Nationale de « cartonner » contre François Hollande, président de la République, belle loyauté pour celui qui n’a de cesse de faire la morale aux autres. Alors le candidat « pour tourner la page du quinquennat » n’aura pas mon soutien ni ma voix. Je tourne la page d’Arnaud Montebourg et de Benoit Hamon.

Quelques autres candidats.

Reste, François de Rugy qui se qualifie « d’écolo-centriste », de pair avec Jean-Luc Bennahmias, ancien écologiste rallié à François Hollande, cela fait beaucoup, avec en plus l’obscur candidat désigné par EELV dans le cadre de leur propre primaire. N’oublions pas Gérard Filoche, dont les accès de colère sont parfois vivifiants, mais un peu trop nombreux, on ne préside pas avec la colère au ventre… et dans le genre, en dehors de la primaire à gauche il y a déjà Jean-Luc Mélenchon qui excelle dans le registre de la colère. Enfin, il y a aussi Pierre Larrouturou parfois au PS, parfois créant son propre parti La Nouvelle Donne, parfois se faisant exclure de La Nouvelle Donne, parfois y revenant et parfois candidat à la primaire… on s’y perd avec lui.

Portrait-robot.

Moi j’ai besoin d’un candidat fidèle, même parfois critique, mais fidèle au Parti Socialiste. Un candidat qui ne renie pas le quinquennat de François Hollande, un candidat loyal à ce qu’incarne le parti socialiste, un social-démocrate de gouvernement et non pas un va-t-en-guerre qui multiplie les promesses les plus démagogiques et dont on sait que s’il arrive au pouvoir, il ne sera pas en mesure de les appliquer. Donc un candidat qui a la stature et l’expérience d’un homme d’État.

Manuel Valls, mon candidat.

Bref Manuel Valls semble tout désigné pour incarner cette candidature-là. Je n’ai pas toujours aimé tout ce qu’il disait ni même aimé tout ce qu’il mettait en œuvre comme premier ministre. Mais je ne cherche pas le candidat parfait, il n’existe pas.

J’ai confiance en lui pour prendre les meilleures mesures afin d’assurer le socle de protection sociale de notre pays, de réformer sans casser et d’engager un dialogue sincère avec toutes les forces de progrès de notre pays.

 

 

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Published by Jean Pelletier - dans politique PARTI SOCIALISTE
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 15:59

Chaque jour qui passe donne le signal d’une dégradation nouvelle des conditions d’exercice de la gauche française. Ces jours-ci avec le débat Valls/Hollande on atteint des sommets… nous n’en sommes mêmes plus à la gauche « la plus bête du monde »… nous errons désormais  dans un no man’s land absolu… 

Comment mettre à bas son propre camp ?

Alors que le Parti socialiste était en situation de contrôler la majorité des départements, des grandes villes et des régions, le parlement : Assemblée nationale et Sénat, le gouvernement et la Présidence de la République, à savoir la totalité des instances politiques, du jamais vu dans l’histoire de la république… la gauche s’est étouffée et peu à peu, a perdu toutes ses zones d’influences, allant jusqu’a disparaître totalement dans deux de ses fiefs historiques le Nord-Pas-de-Calais et la région PACA.

Par facilité, toutes ces bonnes âmes de gauche ont trouvé un bouc émissaire en la personne du président de la République, François Hollande, et ils se sont ainsi absous de toutes responsabilités. Bien facile, très commode… mais totalement irresponsable.

 

Étapes après étape une certaine gauche se saborde.

Le président a du, bien naturellement, assumer de pleins fronts la crise, la rigueur, les économies, etc. Ce qui a nuit assez vite à sa popularité. Mais on s’étonne d’une telle chute, du jamais vu, s’empresse-t-on de préciser dans les bonnes rédactions parisiennes. Mais très tôt, les critiques les plus vives sont venues du propre camp du Président, à savoir du Parti socialiste, encombré d’une multitude de prétendants, tout aussi prétendants que prétentieux.

Ce fût en premiers lieux quelques ministres : Arnaud de Montebourg, Aurélie Filippetti et Benoit Hamon en août2014, pas des moindres : l’industrie, la culture et l’éducation, qui ne se privent pas de critiquer ouvertement la politique du gouvernement.

Ajoutons à cela l’attitude dévastatrice de Cécile Dufflot (EELV°) qui fait ouvertement le procès de la rigueur.

Ils partirent vite, assez vite… dès que les difficultés se sont accumulées, courage fuyons, ont-ils criés… ils reviennent aujourd’hui, à l’affût de la « bête présidentielle » terrassée, telles des hyènes prêtes à dévorer leurs proies, attendant bien qu’elle soit moribonde, au cas où…

Puis ce fût le harcèlement des députés PS contestataires, protestataires, “frondeurs”, juste pour affaiblir encore plus le président, mais n’ayant pas le courage de leur acte et d’affronter une vraie censure suivie d’une dissolution. Non, ils veulent bien contester, mais ils ne veulent pas risquer de perdre leurs circonscriptions et les avantages qui leurs sont attachés.

Il y a  aussi Martine Aubry repliée dans son fief de Lille avec un pouvoir de malfaisance non négligeable, elle empêchera ses principaux lieutenants de participer aux différents gouvernements de François Hollande.

Et ne manquera pas de lancer telle ou telle pique fielleuse à l’adresse du Président. Mais quelle courage pour celle qui voulait Matignon ou rien.

Enfin, il y a ces écologistes contents d’aller à la soupe, qu’on leur a royalement servie en leur réservant, par exemple à Paris les deux meilleures circonscriptions de gauche en France : Cécile Dufflot (la 6e circonscription de paris) et Denis Baupin (la 10e circonscription de Paris).

Puis Christiane Taubira quitte le gouvernement en janvier 2016, en faisant bien savoir qu’elle ne cautionne plus la politique de François Hollande. Elle est partie auréolée de son image de Madone de la vraie gauche, sans doute celle qui ne gouverne jamais, c’est une vieille histoire, bien connue dans la gauche française.

Enfin, c’est Emmanuel Macron qui en août 2016, tel Brutus, quitte le gouvernement en poignardant celui qui l’a fait roi.

Quant aux radicaux de Gauche qui n’existerait plus depuis bien longtemps, si le PS ne leur avait pas fait un peu de place, annonce aussi leur propre candidat à la présidentielle… une inconnue Sylvia Pinel.

 

Haro sur Hollande.

Aujourd’hui la principale action consiste à voir comment il serait possible de rendre justement impossible une nouvelle candidature du président sortant… Macron annonce sa candidature et Manuel Valls manœuvre depuis l’Hôtel Matignon pour tenter d’empêcher le président d’annoncer sa candidature, au risque de mettre à mal les institutions de la république.

Mais quel est l’homme qui suscite tant de rejets ? François Hollande, pour une fois que la république se voit octroyer un chef sans casserole et de toute évidence honnête… on s’interroge.

Et par effet miroir des programmes annoncés par les prétendants à la primaire de la droite, quand on lit l’énoncé du programme de François Fillon, on voit bien tout le travail de maintien des acquis sociaux qu’a courageusement mené François Hollande, sans compter la remise à flot des comptes de la nation (bien mis à mal par Sarkozy et Fillon).

Ils sont où tous ces “frondeurs” qui affirmaient haut et fort que Hollande menait une politique de droite… ils vont la voir « leur politique » de droite chaque jour où Fillon va faire campagne.

 

Mais le Président est-il si seul, enfermé dans son palais ?

Non… contre toute apparence, simplement ses soutiens sont au travail, dans les ministères qu’ils gèrent, avançant dans les réformes nécessaires pour la survie du pays. Le Président, parce qu’il préside est privé de voix pour condamner l’ensemble des ces actions aussi minables que misérables.

Lorsque le président sera candidat, il aura beaucoup de choses à dire… et des choses qui vont faire mouche en direction de tous ces opposants, sans véritable programme, si ce n’est celui de leur pure ambition.

François Hollande redevenu candidat est en mesure de rétablir certaines vérités et de débusquer tous ces artisans de la défaite.

Dans la société même de nombreuses voix se feront entendre, bien au-delà du récent appel de personnalité de la culture, de la science et du sport.

Enfin, la droite elle même en la personne de la nouvelle Margaret Thatcher français : François Fillon, donnera à Hollande, à ses idées, à son action, toute l’épaisseur qu’elles méritent à l’aulne d’un programme rétrograde et antisocial qu’assène déjà à longueur de média une droite revancharde et sans horizon social.

 

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 18:13

Jamais une élection n’aura donné le sentiment d’un pays aussi tranché dans le vif, entre une Amérique urbaine, éduquée, multiculturelle et une Amérique rurale et en partie urbaine dévastée par la mondialisation. Derrière Donald Trump, on voit se dresser une Amérique blanche, conservatrice pour ne pas dire plus, il a réussi à incarner et à faire gagner  les pires penchants américains, il a rassemblé autour de lui en les exprimant avec génie les forces obscures du pays

Et pourtant ce « clan » n’a gagné qu’à l’arraché : 47,5 % des suffrages exprimés et surtout environ 200 000 voix de moins qu’Hillary Clinton.

C’est la cinquième fois dans l’histoire des États-Unis qu’un candidat accède à la Maison-Blanche en réunissant moins de voix que son concurrent.

Cette « cruelle malice » on la doit au système électoral particulier qui consiste à faire élire le Président au suffrage indirect en passant par le tamis des « Grands Électeurs ».

En clair les territoires ultras républicains se voient doter d’un plus grand nombre de Grands Électeurs que les territoires démocrates qui sont ainsi de fait sous représentés. Al Gore en avait déjà fait la cruelle expérience contre Bush, perdant avec pourtant 500 000 voix de plus que son adversaire.

Pour nous démocrates français cela nous semble totalement incongru. Pourtant nous avons avec le Sénat, notre seconde chambre parlementaire, un mode de désignation assez semblable, puisque ce sont aussi de Grands Électeurs qui votent aux sénatoriales, et là aussi le découpage est assez injuste, puisqu’il grossit artificiellement la représentation des zones rurales (classiquement conservatrices) au détriment des zones urbaines (plus à gauche).

Cette seconde chambre, Charles de Gaulle l’avait voulue comme un élément plus sage, susceptible de ralentir les ardeurs de la Chambre des députés… l’histoire a montré que cette première intention s’est aussi retournée contre lui lorsqu’il a voulu supprimer le sénat par voie référendaire.

Les spécialistes des élections américaines disent que le système des Grands Électeurs a été voulu par les pères fondateurs pour protéger l’État contre toute vague populiste… on peut dire que c’est réussi.

 

 

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , Jean Pelletier a été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Il est aujourd'hui à la retraite et continue à enseigner.
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , Jean Pelletier a été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Il est aujourd'hui à la retraite et continue à enseigner.

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