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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 19:00

On se souvient des propos malheureux de Fleur Pellerin, ministre de la culture en exercice, incapable de citer un seul livre du nouveaux prix Nobel français de littérature, ¨Patrick Modiano, puis enchainant, qu’elle n’avait pas le temps de lire des livres … nous sommes quelques uns à en être rester pantois …

Il s’en est suivi la visite incroyable de son bureau dans le Petit Journal de Canal Plus … elle ne peut identifier un cadeau de son homologue du Kosovo … elle parle de « rapports qui … je ne me souviens plus très bien … des choses qui devaient être très importantes.. », s’en suit des livres bien évidemment non lus … un tableau qu’elle est incapable d’identifier dans son propre bureau. Enfin les machines semblent aussi lui échapper, une enceinte dont elle ne sait pas se servir et … un téléphone la reliant aux « hautes personnalités » qu’elle ne parvient même pas à décrocher. Bref Bécassine rue de Valois.

Comme cela ne suffisait pas, on nous a imposé une scène plutôt pénible dans le documentaire d’Yves Jeuland tourné à l’Elysée, lorsque l’on voit Hollande et Valls lui donner des conseils comme à une débutante, il faut que tu sortes, tous les soirs va au spectacle, les cultureux qui votent encore à gauche ont besoin de te voir, disent-ils à l’unisson. Enfin le comble, ils lui conseillent d’aller voir Jack Lang qui a toujours de bonnes idées … Bref un ministre en détresse …

C’est pourtant ce qu’elle aurait sans doute du faire avant de s’engager dans son texte de loi « Liberté de création, architecture et patrimoine… » On passera rapidement sur l’aspect confus et fourretout de ce texte qui ne répond en rien aux promesses électorales d’une grande loi qui devait régler (à la sortie du rapport Lescure) le problème de la propriété intellectuelle, mise à mal par le Net et mettant en danger la culture et les créateurs.

Car elle a réussi à se mettre à dos le gentil Jack Lang qui ne mâche pas ses mots. La partie du projet de loi relative au patrimoine fait hurler, les importants gardes de fou bâtis pendant cinquante ans de Prosper Mérimée au dix neuvième siècle, puis par Malraux et achevé par Lang lui même sont en péril.

Elle a osé dire lors des débats parlementaires que dans certains cas, l’instauration d’un périmètre de 500 m par défaut, qui était la règle, les exceptions étant rares et justifiés, revient « à imposer au riverains des contraintes lourdes en termes de procédures d’urbanismes ».

Certes la réglementation est complexe, elle empile des textes successifs : la loi de 1913 sur les Monuments historiques, puis les secteurs sauvegardés par Malraux en 1962, enfin les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager que fait voter Jack Lang en 1983

Compliqué ou au contraire judicieux, notre dispositif a été copié par de nombreux pays qui l’ont pris comme modèle … et il suffit d’une ministre qui ne lit pas pour remettre en cause ce savant édifice.

Elle propose de le remplacer par un système plus souple, mais aussi plus dangereux, l’appellation unique de « cité historique ». Celle-ci est intégrée au PLU (plan local d’urbanisme) modifiable par les maires … ce sont donc les collectivités locales qui prennent la main à la place de l’Etat.

Donnons le dernier mot à Jack Lang : « J’ai créé les Journées du patrimoine pour que les Français s’approprient ce bien collectif. L’Etat doit être pleinement préservé dans le maintien de ses responsabilités, scientifiques, techniques, juridiques, culturelles. Il faut un Etat volontaire ».

Pour donner encore plus de poids à son propos, il explique que dans le nouveau dispositif de Mme Pellerin, le classement autoritaire des halles Boulingrin (réalisation du premier voile de béton au monde en 1929) à Reims, contre l’avis du maire, ne serait plus possible aujourd’hui.

Lang … c’est sans doute un peu trop ringard pour Fleur Pellerin…

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Published by Jean Pelletier - dans Culture
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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 16:19
Le retour en faveur de la cocotte en fonte.

L’automne est bien engagé et l’hiver va pointer le bout de son nez, il est temps de sortir du placard votre cocotte en fonte. Moi c’est celle que la grand-mère de ma femme m’a donnée. Une belle cocotte en fonte noire du Creuset avec un couvercle creux, comme on n’en trouve plus dans le commerce.

A l’heure du mijoteur électrique et toute la panoplie de robots qui sont censés faire tout à notre place, j’appelle votre attention sur l’usage et l’utilité d’une cocotte en fonte avec couvercle creux.

Le principe.

Vous pouvez faire mijoter à petit feux toutes sortes d’ingrédients, légumes et viandes, en veillant bien de placer correctement le couvercle. Puis en le remplissant d’eau très froide, voir de glaçons. Avec un tel système vous hydratez en permanence votre préparation. En effet à l’intérieur, la vapeur de la cuisson va se condenser en très fines gouttelettes qui retombent et se mélange à nouveau au jus de cuisson.

Le principe a été inventé en 1932 au Creuset même. Votre préparation peut ainsi cuire très lentement en portant votre viande au meilleure d’elle même, tendre à souhait.

Adieu les plats surgelés insipides, avec la cocotte en fonte de nos grands-mères nous pouvons cuisiner pratique, sain et bon. Ces plats se font, mijotés lentement et ils embaument naturellement la maison d’effluves douces et appétissantes.

En un tour de main, faites fondre vos oignons ou vos échalotes dans un peu d’huile d’olive, un peu d’ail émincé, quelques petits lardons fumés, faites revenir quelques minutes, puis ajoutez carottes, navets, pommes de terre et petits morceaux de céleris rave. Remuez encore quelques minutes, puis ajoutez le laurier, le thym et le romarin puis une belle palette de porc, une poignée de gros sel ; quelques tours de moulin à poivre, un demi verre d’eau, un oignon piqué de deux clous de girofle. Vous fermez avec votre couvercle creux … de l’eau bien froide avec quelques glaçons. Vous laissez cuire à feux très doux pendant Deux heures et demie. Vous n’avez rien d’autre à faire … laisser cuire et se répandre le parfum alléchant de votre préparation.

Mais elle se prête à tout : potée Lorraine, choucroute d’Alsace, ratatouille de Provence, bœuf Bourguignon, blanquette de veau et à la cuisson de toutes les volailles…

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 18:27
Retour en arrière au moment de la retraite sur une vie bien remplie.

Je viens de prendre ma retraite ce 1er juillet 2015, j’ai ressenti le besoin de mettre à plat, pour bien m’en souvenir, l’essentiel de mon parcours professionnel, ceci avant de partir pour de nouvelles aventures.

L’engagement au service de la société caractérise essentiellement mon parcours aussi bien professionnel que militant. Mon passage dans des entreprises privées (ABCD et DE ME TER) s’est faite autour d’une activité qui militait pour l’ouverture du monde culturel à celui de l’économie.

Après des études littéraires et le projet d’une carrière d’enseignant en lettres, mes activités associatives, mon engagement auprès du festival universitaire de théâtre j’ai pris la décision en reprenant des études à l’institut des sciences politiques de Paris de me tourner vers « la société » et plus particulièrement l’engagement politique.

A l’issue de ces études j’ai eu la chance de travailler avec Edgard Pisani, figure emblématique des années gaulliennes et qui lui-même s’était tourné vers la gauche après l’échec à la présidentielle de François Mitterrand en 1974. Proche collaborateur de Michel Rocard, il m’a associé aux travaux des groupes d’experts au service de celui-ci Pendant cette période où j’assurai le secrétariat de groupe de travail réunissant experts et hauts fonctionnaires, j’ai « fait mon carnet d’adresse » et mon apprentissage des « rouages de l’état ».

Par ailleurs j’étais moi-même au titre d’expert dans le groupe de travail Culture qui réunissait Jérôme Clément, Bernard Pingaud et Dominque Taddéi. Et au groupe éducation qui réunissait, entre autre Claude Alphandery et Suzanne Citron et Michèle Sellier.

Le retrait de la candidature de Michel Rocard devant celle de François Mitterrand a conduit à la dispersion de ses équipes qui se sont alors mises au travail au service de François Mitterrand. Pour ma Part j’ai eu la chance de rencontrer Nicole Questiaux qui m’a confié la responsabilité de mener la campagne présidentielle en direction de la jeunesse.

Cette carte blanche, avec un petit budget nous a permis de réunir une petite équipe dirigeante que j’animai et où se retrouvaient tous les courants du PS. Sur la base d’une pétition nationale sous forme d’un appel national à la jeunesse nous avons réunis les noms les plus illustres de la bande dessinée, de la littérature, de la musique, de l’enseignement et des arts…

Nous avons organisé sur plusieurs weekends, précédents l’élection, des grands rassemblements régionaux, animés par Claude Villers (animateur célèbre de l’époque de France Inter) qui alternait interviews de personnalités politiques et concerts de rock.

La Victoire de François Mitterrand m’a conduit naturellement à un cabinet ministériel où peu de monde se précipitait : le Ministère du temps Libre,

J’y ai fait la connaissance d’André Henry titulaire de la charge et ancien secrétaire général de la FEN. Venant moi-même d’une famille d’enseignants et de militants de l’éducation populaire j’ai eu peu de mal à me familiariser avec l’univers de mon ministre. D’abord chargé de ses relations presse j’évoluai assez vite sur des fonctions de conseiller technique chargé des nouvelles technologies (déjà !), des liens avec la culture et de l’éducation populaire, ainsi que le suivi des grandes campagnes de communication (jeunesse et tourisme). Ce fût trois années d’expériences très concrètes à la fois politiques mais aussi administratives.

Les cabinets n’ont qu’un temps le virage de la rigueur finit par emporter plusieurs ministres, d’abord mon amie Nicole Questiaux et finalement André Henry et son Ministère du temps libre et l’utopie qui allait avec.

Je retrouvai un emploi à l’Agence de l’Informatique (ADI), établissement public en charge du développement de l’informatique dans la société française. Dans un premier temps comme secrétaire Général où je renouai avec l’expérience de l’administration, de la gestion des ressources humaines. Puis un projet en lien avec mes expériences antérieures au ministère du temps libre vit le jour : »La Fondation X 2000 » avec pour mission de développer l’informatique pour tous. Jai rejoins cette fondation (qui dépendait de l’ADI) pour participer à cette expérience de création d’un réseau dans toute la France de « Centres X2000 » en charge d’une véritable mission d’éducation populaire autour de l’informatique et des nouvelles technologies. A cette occasion j’ai pu développer et amplifier ma connaissance des collectivités locales.

En parallèle je menais une expérience très intéressante comme enseignant dans une école de commerce (l’INSEEC, Institut libre des Hautes études Economiques et commerciales, j’y créai un département management des affaires culturelles)

Le changement de majorité politique conduisit le nouveau gouvernement d’inspiration libérale à faire « le ménage » dans les établissements publics l’ADI et la Fondation X2000 furent supprimées. Je bénéficiais du plan social et croisant le chemin de Claude Mollard, ami et haut fonctionnaire issu du Cabinet de Jack Lang, je rejoignis l’entreprise qu’il venait de créer sur le thème de l’ingénierie culturelle : ABCD, ce qui signifie : Art, Budget, conseil et développement.

J’y ai beaucoup appris sur la méthodologie d’un audit, comment mener une étude de définition et de faisabilité, sur la négociation d’un contrat, la direction d’équipes d’étude, bref une véritable plongée dans l’épopée de l’économie de la culture, peu acceptée à l’époque.

Je participai en parallèle à l’innovation de Claude Mollard qui avait créé aussi une école : l’ISMC (l’institut supérieur de management culturel) où je donnais naturellement des cours en management et en gestion de projet culturel.

De la même manière je participai à la création d’un syndicat professionnel (GFIL) regroupant les bureaux d’étude du tourisme dans un premier temps puis de l’ingénierie culturelle. Au départ de son fondateur j’en assumai la présidence. Ce fût une expérience riche, car c’était l’ouverture aux autres sociétés qui partageaient le même métier, dès la création nous mimes au point une charte éthique en collaboration avec nos ministères de tutelle (le tourisme et la culture)

Je finis par créer ma propre structure : DE. ME.TER. et à voler de mes propres ailes., à continuer en parallèlement des activités éducatives en particulier avec le CNFPT (Centre national de la fonction public territorial).J’y ai vécu de passionnante aventure et de grandes rencontres. La plus importante a été sans conteste la réalisation de l’exposition « la République et le suffrage universel ».

Des ennuis de santé ne m’ont pas permis de poursuivre cette aventure.

Après une période de plusieurs mois à procéder à la liquidation de DE.ME.TER. je retrouvais l’espace public en prenant de nouvelles responsabilités dans un tout jeune établissement public, celui du Parc et de la Grande Halle de la Villette. J’y fis plusieurs choses : un audit historique pour bien en situer les racines et la légitimité, la création d’un véritable centre de ressources de ce lieu « de mémoire », puis j’en ai été nommé Directeur des ressources humaines.

L’arrivée d’une nouvelle directrice générale et notre mésentente sur la manière de gérer les ressources humaines conduisit à mon départ.

C’est à peu près à la même époque que j’ai entrepris d’écrire un livre sur Julien Gracq avec sa collaboration et qui a été publié aux Editions du Chêne, ainsi que deux articles dans une encyclopédie sur Simone de Beauvoir et la crise du logement en 1925

Une brève mission d’audit et d’accompagnement du Centre National des Arts et du Cirque (CNAC) et je rejoignis l’ADAMI, la société civile pour l’administration des droits des artistes et musiciens interprètes dont j’ai été le secrétaire général, puis t le directeur des relations extérieures jusqu’à ma retraite cette année en juillet 2015

J’y ai bien naturellement approfondis tout ce qui avait trait au droit d’auteur et aux droits voisins, mais aussi à la connaissance « intime » des professions d’artistes. J’y dirige aussi depuis 11 années les Rencontres européennes des artistes de Cabourg

J’ai aussi, ces dernières années, été professeur associé à l’Université d’Evry Val d’Essonne, master administration de la musique et du spectacle vivant.

Ces dernières années j’ai exercé des responsabilités associatives à la FCPE dont j’ai été entre autre le trésorier général à Paris et aussi comme Vice-président de la Caisse des écoles du XIIIème arrondissement pendant une dizaine d’année.

PUBLICATIONS, INTERVENTIONS DANS DES

COLLOQUES, ENSEIGNEMENT, DIVERS…

PUBLICATIONS :

  • Publication de poésies aux éditions Saint Germain des Près : « Les irréelles » et « Le Satan poétique »
  • « La mémoire, le paravent et le chant des oiseaux », pièce de théâtre représentée en 1980 – scène nationale « André Malraux » Vandœuvre lès Nancy
  • « Les enjeux économiques et culturels de l’informatique Grand Public au plan local », Etude pour la Caisse des dépôts et consignation, 1986
  • Articles sur l’ingénierie culturelle et touristique dans la revue « Espaces », revue bimestrielle de l’aménagement, de la commercialisation, de la gestion et de l’administration du tourisme et des loisirs
  • Participation à l’ouvrage collectif « La vie quotidienne des français au XXème siècle » avec un article sur Simone de Beauvoir « la femme cette inconnue » et sur « la crise du logement en France en 1929 »., novembre 1999
  • « Julien Gracq, L’Embarcadère »aux Editions du Chêne, Collection « Vérité et légendes » Hachette janvier 2001, 171 p.
  • Article dans la revue TERMINAL, technologie de l’information, culture & société (L’Harmattan) : « La lutte contre le piratage peut-elle se passer de consensus social ? » - Automne-Hiver 2008-2009 N°102
  • Compte rendu dans la revue « Adeli » (Association pour la maîtrise des système d’information) lettre N°81 automne 2010 d’une conférence : « Internet et ses impacts sur la création artistique »
  • « Faire appel à un consultant » N° 51 – février 2014 de la lettre l’Action culturelle en coulisse édition Weka
  • « Manager vos projets culturels », collaborateur comme expert à l’ouvrage, édition Weka, éditions 2014, 2015 et 2016

INTERVENTION DANS DES COLLOQUES /

  • Colloque le 5 décembre 2008, université de Jussieu : « Propriété intellectuelle emportée par le numérique Pour qui ? Les créateurs, l'industrie ou le public ? » communication sur le thème : « La lutte contre le piratage peut-elle se passer de consensus social ? »
  • Colloque le 8 janvier 2009, université d’Evry Val d’Essonne : « La notion d’ingénierie artistique », communication sur le thème : « l’ingénieur culturel ».
  • Colloque le 27 mars 2009, université d’Evry Val d’Essonne : « La professionnalisation des jeunes artistes du spectacle vivant : Quelles insertions possibles dans notre société actuelle? » communication sur le thème : « L'artiste producteur : avenir de l'industrie musicale ? »
  • Nombreux articles sur Agoravox, média citoyen à propos des Droits d’auteur et des droits voisins face aux NTIC et commentaires sur les lois DADVSI et Création et Internet.

PRODUCTEUR ET SCENOGRAPHE D’EXPOSITIONS :

  • « La fureur de lire au Palais Bourbon », Hôtel de Lassay et Palais Bourbon, septembre 1990.
  • « La république et le suffrage universel », au Palais Bourbon du 10 septembre au 18 octobre 1992
  • « Mon paysage, nos paysages », hall de la Maison de la radio, Ministère de l’Environnement, janvier 1993
  • « Journée du patrimoine au Palais bourbon », Palais Bourbon, septembre 1992, septembre 1993
  • « Jardins à mécèner », siège social de Gaz de France, Mission du paysage, Ministère de l’environnement, janvier 1994

ORGANISATION DE COLLOQUES

  • « Jean Lurçat et la renaissance de la tapisserie à Aubusson », Musée départemental de la Tapisserie/conseil général de la Creuse 1992
  • « Rencontres autour de Gustave Caillebotte », Ville de Yerres 1993
  • « Parcs, jardins et mécénat, rencontre avec les entreprises pour l’environnement », Espaces pour demain et mission du paysage 1994
  • Organisation du colloque thématique à Bruxelles le 12 juin 2008: « Contenu créatif en ligne : la lutte contre le piratage » en partenariat avec le PPE
  • Organisation du colloque le 13 juillet 2008 à Avignon en partenariat avec le festival In : « L’artiste-interprète : de la formation à la création » et « La place de l’acteur français dans l’Europe élargie : mobilité et réseaux internationaux »,
  • Créateur et Délégué Général des Rencontres Européennes des artistes de Cabourg depuis 1999

ENSEIGNEMENT

  • INSEEC Paris, Ecole de Commerce (1985 à 1990) directeur et créateur de l’option « management des affaires culturelles
  • Ecole Supérieure de Commerce et de gestion (ESCG), cours d’économie de la culture, 1988
  • Institut Supérieur de Management Culturel (ISMC) de 1987 à 1991, cours sur l’audit financier d’une institution, d’une collectivité locale ou d’un projet culturel public ou privé
  • Institut Supérieur des Arts (IESA), cours de méthodologie sur la conduite de projet culturel de 1991 à 1994
  • EAC, écoles d’art et de culture (communication, management, luxe), cours sur la méthodologie d’ingénierie culturelle depuis 2005
  • Professeur associé à l’université d’Evry Val d’Essonne de 2007 à 2015), Master administration de la musique et du spectacle vivant.
  • Chercheur associé au sein de l’Institut Chateaubriand depuis 2010
  • ACE, intervenant en master pro mention culture et médias spécialité dynamiques culturelles : politiques, espaces, pratiques, partenariat avec Paris 13 Villetaneuse 2015-2016

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Published by Jean Pelletier
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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:10
Etat des lieux et perspectives.

Je ne ferai pas l’état des lieux de la France politique et de sa société, d’autres l’ont déjà fait et beaucoup mieux que moi. Un seul mot pour résumer tout cela : calamiteux. Les bas fonds sont systématiquement atteints par la dégénérescence des politiques, l’inefficacité des syndicats et le découragement des masses.

Pour autant faut-il baisser les bras en regardant l’eau couler, si saumâtre soit-elle ? Bien évidemment non.

Dans le processus de la terre c’est de la décomposition que viennent le salut et la vie. Lorsque des ordures se sont décomposées, vient le temps du terreau source vivifiante du potager et du jardin.

C’est de la fin d’un cycle dont nous parlons. L’idée de gauche, de droite, du centre et des écolos politiques touche à sa fin.

Ce n’est pas la fin des idéologies qui au vingtième siècle ont structuré les partis politiques, car le capitalisme, le libre échange et la mondialisation des économies ont fait de tels dégâts que le moment de régler l’addition viendra nécessairement un jour.

Mais pour l’instant tout est épars …. Seul le Front National se gave outrageusement de la décomposition de nos sociétés , véritable nécrophage qui avale tout ce qu’il peut, redoutant l’état même de terreau qui ne lui servirait plus à rien, il mange, il avale, il frôle l’indigestion, tout est bon pour lui.

Il y a bien un risque, c’est que cette gloutonnerie lui donne suffisamment d’ailes pour exercer quelques temps ses infâmes projet et cultiver à l’outrance l’obscurantisme.

Nous sommes dans le passage … au milieu du composteur et du processus de décomposition/ recomposition. C’est en effet une situation à haut risque.

Alors que faire, pour reprendre l’interpellation de Lénine ? Que faire pour éviter que la bête immonde ne s’empare de nous, malgré nous ?

L’irresponsabilité tant à droite qu’à gauche fait craindre le pire … On voit des situations où la gauche démocratiquement majoritaire perd des élections parce qu’elle est dans la désunion (élections municipales de Noisy le Grand) qu’elle s’apprête à laisser au Front national de grandes régions au nord et au sud de la France, parce qu’elle est incapable de faire bouger ses propres lignes.

En effet c’est cela, ils ont les uns et les autres, posé partout des lignes à ne pas franchir, des lignes pour se protéger, des lignes pour s’isoler, des lignes pour se différencier, des lignes pour ostraciser…

A droite le même processus est en route, le cap républicain s’est perdu dans les fumées des incendies que Nicolas Sarkozy a allumés. Mais ce serait une erreur de lui attribuer à lui seul la responsabilité de la situation. Les affrontements Fillon/Copé, les sottises de Nadine Morano et les propensions de nombreux députés et sénateurs à déraper, c’est tout un monde qui a entrepris sa propre autodémolition. Et Alain Juppé paraît bien seul à affirmer sa volonté de remonter les fondations républicaines de son parti qui n’a de républicain que le nom.

L’année 2017 sera un tournant, avec des situations presqu’inédites qui nécessiteront des recompositions nouvelles, la défense de la république et de ses valeurs amèneront des femmes et des hommes de bonne fois à se parler autrement et à envisager leur action politique différemment.

Si ce n’était pas le cas, si la lourdeur des « situations acquises » continue à plomber outrageusement les corps des uns et des autres, Marine le Pen leur marchera dessus pour accéder au pouvoir.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 11:55

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 11:43

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 13:08
Jean-Marie DROT est mort … la culture perd son meilleur « passeur »

Jean-Marie Drot s’est éteint à l’âge de 86 ans à Chatou. Il s’est consacré toute sa vie à faire « passer » la culture auprès du plus grand nombre. Je connaissais bien Jean-Marie Drot, nous partagions beaucoup de choses, cette disparition est une perte pour le monde la culture. Il laisse une œuvre immense derrière lui comme documentariste et écrivain, ainsi que le souvenir d’un homme juste et passionné.

Il est né à Nancy, le 2 mars 1929, où il passera une bonne partie de son enfance. Nancy est aussi la ville où ma famille a longuement vécu. Il intègre la Lycée Louis-le-Grand à Paris puis l’Ecole normale supérieure. Etudiant brillant, sous la protection du père dominicain Jacques Laval, il est lauréat d’un concours de littérature américaine autour de l’œuvre de Melville, Moby Dick, qui lui permet d’étudier aux Etats Unis pendant une année.

De retour en France, il débute sa carrière à la télévision avec l’appui du père Laval, entre temps nommé à la tête de la chaine de télévision du Vatican. Il y devient assistant réalisateur. Ses débuts sont foudroyants, il interviewe Rossellini, Visconti, Paul Claudel …

Très vite il rejoint en 1951la France avec l’appui de Jean d’Arcy, alors directeur de cabinet de François Mitterrand, ministre de l’information, il est embauché à la télévision française, en tant que réalisateur de documentaires.

C’est avec le « Les heures chaudes de Montparnasse » (1960) qu’il marque l’opinion publique. On retiendra aussi « le journal de voyage d’André Malraux », une série documentaire de 13 épisodes (1074-1975) .

Enfin, il devient en 1985 directeur de la Villa Médicis à Rome, où il restera 10 ans. C’est à la villa Médicis que je ferai sa connaissance, enfin. Car depuis plusieurs années, à de nombreuses occasions, on me demande si je ne suis pas parent avec Jean-Marie Drot, en raison d’une ressemblance frappante. C’est en voyage à Athènes ,que pour la première fois un jeune grec me demande si je ne suis pas parent avec un certain Jean-Marie Drot qui, à l’époque est conseiller culturel à l’ambassade de France et dirige le centre culturel français.

Passionné par ce pays, il met 20 ans à construire une belle demeure sur une île grecque, où j’aurai le bonheur de lui rendre visite.

Au cours d’une interview il dit ce qui le définit avec grâce ; « … la vraie démocratie dans les affaires culturelles, c’est de donner leur chance à ceux, qui à priori ne l’auraient pas ».

Il est l’auteur aussi de nombreux livres dont : « L’enfant fusillé » chez Galilée en 1985, « l’Ile » en 2006 aux éditions de Paris.

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 12:20

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 17:22

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 15:52
a voir absolument ce Paris des années 1920

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  • Le blog de Jean pelletier
  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
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  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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