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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 15:52

Ce matin sur Europe 1, l’ancien patron de l’UMP, Jean-François Copé a fait très fort. À la demande : « quel est le prix moyen d’un petit pain au chocolat ? » L’invraisemblable réponse de celui qui concourt tout de même, à la primaire de la droite pour l’élection présidentielle : « je ne sais pas, 10 à 15 centimes d’euros ». L’anecdote est exemplaire, elle éclaire bien ce qui qualifie notre monde politique : la médiocrité.

D’abord, ne mettre que sur le dos de la droite ce genre de dérapage, serait stupide, la gauche de son côté a quelques juteuses histoires, entre la ministre de la Culture qui ne peut citer aucun ouvrage de l’écrivain français fait prix Nobel et la ministre du travail, à peine nommée, qui ne connaît rien au régime d’usage des CDD. L’incompétence en vie réelle est malheureusement universellement partagée par l’ensemble de la classe politique et je vais vous en donner les principales clefs d’explications.

 

Mais arrêtons-nous un instant sur ce que Copé a lâché ce matin. On comprend mieux avec quelle agilité cet homme est prêt a détricoté toutes les protections sociales, et à se passer des syndicats. Dans un monde à 10 centimes le pain au chocolat, les aides sociales sont bien trop élevées, il faut donc les réduire. Je repense aussi à la proposition de Bruno Lemaire qui veut créer des emplois à 5 euros de l’heure… on aurait du lui demander à lui aussi le prix d’une baguette de pain, car avec 5 euros de l’heure et à 10 centimes le petit pain on peut largement nourrir une grande famille.

C’est pitoyable et le pire, c’est que cette médiocrité n’explose pas encore plus les écrans… La primaire de la droite c’est la course à l’échalote des indignités :

-       suppression de l’impôt sur les grandes fortunes

-       stigmatisation des enseignants qui ne travailleraient pas assez

-       suppression de postes dans la fonction publique par centaines de milliers… on a vu les dégâts dans l’enseignement, la police, l’armée

-       abrogation du statut de fonctionnaire

-       la retraite à 65 ans, y compris pour ceux qui ont commencé jeune, et pour les travaux pénibles (dixit Copé  qui imagine… un système pour leur assurer sur la fin des travaux moins pénibles… cela ne s’invente pas)

-       diminution drastique de l’allocation chômage,

-       etc.

 

Gauche qui se renie, droite qui trépigne d’impatience, personnels politiques tous bords confondus qui perdent les pédales… je vous avais promis une explication, la voilà.

J’ai longuement côtoyé le personnel politique, étant moins même à un moment de ma vie un professionnel de la politique.

Imaginez-vous bien qu’un Jean-François Copé pour se consacrer uniquement à son activité politique ne traite jamais un problème quotidien, il ne fait pas les courses, il ne gère pas son argent, il ne remplit jamais un dossier administratif, il ne remplit jamais sa déclaration d’impôt, il ne prend jamais lui-même un rendez-vous… il a autour de lui du personnel qui fait et agit pour lui et du coup l’isole du monde réel.

Ils vivent tous comme cela, je ne connais que très peu (mais il y en a et il y en a eu) de députés, de sénateurs, de politique qui ont eu à voir un jour avec le monde réel.

Enfin, imaginez Alain  Juppé, notre presque prochain président …voyez sa carrière, à quand remonte une  véritable expérience du monde réel il y a 60 ans …

Et c’est à lui que les français s’apprêtent à s’en remettre.

 

Alors bien sûr, pour faire illusion ils vont à la rencontre des gens (souvenez-vous du magnifique documentaire de Depardon sur les campagnes de Jacques Chirac)… quelle comédie… Et l’orchestration qui en est fait… pourquoi croyez-vous que la communication a tant pris la main sur les hommes politiques… pour mieux enfumer le peuple et faire écran sur la sordide réalité du personnel politique. Celui-ci vit comme la noblesse britannique (regardez la série exemplaire  Downton Abbey) la fin du XIXe siècle… hommes et femmes éthérés vivant en apesanteur avec des petites mains qui s’occupent de tout, même de choisir à chaque instant les vêtements qu’ils vont porter.

Transposez-les dans notre siècle à nous, les majordomes sont transformés en chef de cabinet, en assistants de tout genre, en secrétaires particulières, en hommes et femmes de communication.

Il y a la vraie vie, la nôtre et au-dessus se joue un théâtre avec des pantins qui racontent le monde à eux, celui auquel ils se prêtent chaque jour, leur esprit dérivant au fil des jours sur des océans d’illusions.

Ils finissent par ne se parler qu’à eux-mêmes, tant l’écho de leur voix se perd dans ce décor pitoyable qu’est leur vie.

Nous n’existons pas et nous n’existerons jamais pour eux, nous sommes les « invisibles », seuls quelques philtres magiques, les sondages d’opinion, leur donnent accès à une faible partie de nous-mêmes.

Comment en sommes-nous arrivés là… par inadvertance, par manque d’esprit de résistance, par fatigue aussi sans doute… nous avons perdu tout sens de la vigilance. Il nous revient à nous, le Peuple, de remettre de l’ordre dans cette comédie du pouvoir.

Car, nous le Peuple, quand nous le voulons, nous pouvons être d’une force incroyable.

Pour en savoir plus sur le parcours de Jean-François Coppé

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/jean-francois-cope-portrait-d-un-126541

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 17:32

Est-ce l’âge, le temps qui passe, j’éprouve de plus en plus de nostalgie et me détache du monde et de ses affaires courantes… en effet elles courent, elles courent et ne laissent pas grand-chose de tangible derrières elles. Ce n’est pas que je tourne le dos à la politique, c’est que je la vois désormais comme un corps qui se sépare de moi, qui s’éloigne, qui me devient presque étranger… à moi qui m’y suis tant donné… j’observe, il m’arrive de commenter, mais c’est à peine si j’y crois encore

Pourtant la politique ne nous lâche jamais, je devrais le savoir. Quiconque s’abstient donne indirectement sa voix à quelqu’un d’autre qu’il n’aura pas choisi. L’abstention est la pire des choses, c’est une négation dévastatrice qui hélas semble s‘emparer du pays ! Je ne m’abstiens pas, mais je n’arrive pas, pour autant, à prendre corps dans le débat politique qui nous est offert…

Ma génération a connu des moments extraordinaires… quand j’y pense, c’est un véritable roman. En 1974 j’ai 22 ans en 1971 au congrès d’Epinay j’en ai 19. Comment ne pas se remémorer ce temps-là où naissant au monde des idées, je baigne dans un temps de l’histoire où la société est en plein mouvement et où la gauche se sort de l’ornière de la SFIO, des présidentielles de 1969 et de l’échec terrible de Gaston Defferre… Et puis ce sera la grande marche en avant des idées et du combat politique. Les affrontements internes au PS avaient une bien autre tournure, ne serait-ce qu’entre la deuxième gauche incarnée par Rocard et le CERES par Jean-Pierre Chevènement. C’était rude, qui ne souvient pas du fameux Rocard d’Estaing lancé à la figure de Rocard par Defferre  au Congrès de Metz ?

Même l’aventure un peu stupide d’un Jean-Jacques Servan Schreiber à Nancy, puis à Bordeaux avait tout de même plus d’allure que les gesticulations sordides d’un Emmanuel Macron.

1981 sera l’apogée de cette histoire… jusque 1984… je participe à l’aventure de la gauche au pouvoir, en faisant du cabinet ministériel. L’occasion unique de voir à l’œuvre les forces de destruction que le pouvoir entretient et nourrit en son sein.

Marche après marche, c’est la descente à l’envers aux enfers… chaque épisode semble l’apogée de la « mort », mais non le pire est à chaque fois à attendre.

2017 fait plus que pointer le bout de son nez… la gauche est en vrac, comme si chacun de son côté n’avait pour tout carnet de route que la perte… de son propre camp.

Alain Juppé (le revenant ne l’oublions pas, quand même) semble inexorablement en orbite pour conquérir en mai prochain l’Élysée… de bonnes âmes en charge du renouvellement annonce la nomination de Valérie Pecresse à Matignon… tout cela souffle bizarrement au-dessus de nos têtes comme un air de rénovation, de transformation .…

La destruction massive de la gauche va faire prendre aux électeurs des vessies pour des lanternes… car enfin Juppé, Pecresse c’est tout juste la Droite, la Droite une fois de plus et pas moins que cela…

On vit comme dans un cauchemar un roman qui narrerait que la droite légitimerait enfin ses idées par KO de la gauche.

Citoyens, réveillez-vous, écoutez bien tout ce qui se dit et, de grâce, lisez les programmes et cherchez bien où est votre intérêt

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 17:45

Je vais vous faire part de mon expérience … donc de quelque chose de réel et de tangible, qui visiblement laissent l’état, les ministres, les politiques totalement indifférents. Je ne développe qu’un tout petit aspect, personnel, certes … mais dont je ne suis pas le seul à faire l’amère expérience

Que penser d’une Université qui ne paye pas ses enseignants vacataires au bout de dix mois, alors que les cours sont terminés et que les cours 2016/2017 commencent cette semaine ?

Qui par ailleurs, ne délivre plus de feuilles de paie depuis le mois de mai à ses professeurs et n’applique pas les augmentations qui leur sont dues ?

Qui, par ailleurs, demande à ses enseignants vacataires de remplir un dossier pour une commission qui examinera s’ils sont capables d’enseigner à l’Université, alors que leur enseignement a déjà commencé (pour ce qui me concerne, j’ai été professeur associé dans une autre université pendant six années, vérifiable, puisque la nomination des professeurs associés est publiée au JO) ?

Que le contact ne se fait que par internet sans la possibilité de rencontrer un être humain pour en parler... pour comprendre... pour être informé. Donc une administration aveugle, barricadée dans ses bureaux derrière un mur numérique.

C’est l’Université Paris 13... on aurait aimé qu’un gouvernement fasse le ménage dans ces universités qui sont la honte de l’enseignement supérieur... car il n’y a pas que Paris 13 qui se comporte ainsi.

Le manque de postes fait que toutes les universités sont obligées massivement de recourir aux enseignants vacataires et qu’il devient compliquer, dans ces conditions, d’en trouver... sachant qu’ils sont, en outre payés une bouchée de pain (quand l’administration universitaire veut bien faire son travail).

Voilà, un bien amer constat de cette situation indigne d’un pays comme la France...

Étrangement personne ne parle de ce monde ubuesque où l’on fait travailler des gens sans être capable de leur payer leur dû à la fin du mois.

Enfin, il faudrait aussi parler des conditions matérielles de l’enseignement supérieur et de la condition des étudiants qui sont directement exposés à tous ces dysfonctionnements.

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Published by Jean Pelletier - dans Ecole & universités
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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 18:04
Ces retraités que l’on sacrifie, puis qu’on oublie…

C’est une bien curieuse période qui s’ouvre à celle ou à celui qui prend sa retraite, elle est, au moment où ils entreprennent leur démarche, pleine de surprises… bonnes et mauvaises. Mal préparés, ils sont livrés à l’indifférence de la société.

Première période, on élimine.

La première sensation est d’abord celle d’une incroyable liberté et d’une délivrance, comme si le travail avait fini par devenir un boulet de plus en plus lourd à tirer. Mais à ce sujet, il faut bien dire que la plus grande majorité des employeurs maltraitent leurs séniors… Il ne fait pas bon dans le milieu de l’entreprise de rentrer dans la soixantaine, voir encore plus tôt. On dérange, on pèse, et s’ouvre alors une période douloureuse où tout est bon pour vous faire sentir que vous êtes de trop. Cela peut dans certains cas aller très loin… le harcèlement prend une tournure dangereuse et c’est tout l’équilibre du sénior qui est alors en danger. Malheureusement, les statistiques, en France, sont terribles ; burn-out, suicide. La presse a fait état des méthodes scandaleuses du management, d’Orange, c’est désormais dans les mains de la justice. Mais le procédé est le même un peu partout. Et pour le coup, public et privé c’est malheureusement la même chose.

Car la nouveauté, et nous le devons à Sarkozy, c’est qu’un patron ne peut plus mettre à la retraite d’office le sénior qui a atteint l’âge de départ à la retraite. Alors celui qui manifeste le souhait de continuer devient une cible à abattre.

Dans ce contexte, l’enclenchement du processus de départ à la retraite suscite dans un premier temps le soulagement. Ceci pour les moins meurtris. Pour ceux qui auront connu l’acharnement à les faire partir, le retour à une situation psychologique normale peut être très long, plusieurs années. Un gâchis…

L’entreprise recrache le salarié, comme un substrat desséché.

Ensuite… il faut bien réorganiser sa vie financièrement, mais aussi prendre à bras le corps tout ce temps libre qui s’ouvre ainsi. En 1981, il existait un ministère du Temps Libre que son titulaire André Henry a bien eu de mal à faire vivre… c’est dire combien la société française s’accommode mal de cette notion du temps libre.

Aujourd’hui, on vit de plus en plus vieux, et le temps de la retraite devient un pan entier de la vie des femmes et des hommes qui y accèdent.

À ce titre, les derniers gouvernements ont pris des mesures pour retarder l’âge de la retraite, dans un sain souci d’équilibre des comptes. Mais quel paradoxe, on demande aux travailleurs de travailler plus longtemps, mais on les élimine de plus en plus tôt de l’entreprise, en France du moins.

Notons que cette étrange conjoncture est en train de constituer des cohortes très importantes de femmes et d’hommes mis au rebut, parfois dès 50 ans et dans une situation où il est impossible pour eux de retrouver un travail. Actuellement, ils ont droit à trois ans de chômage (mais la droite nous promet de mettre fin à cet avantage) et après… ils sont encore loin de faire valoir leurs droits à la retraite. Ils passent alors par la casse perte de leur patrimoine, pauvreté, RSA et autres situations misérables qui aggravent encore le sentiment de déclassement. C’est aussi bien souvent la solitude qui suit les pertes de repères. Les femmes sont encore bien plus touchées que les hommes.

Enfin, quand ils arrivent à l’âge de la retraite, ils sont loin d’avoir les trimestres nécessaires et ils se retrouvent avec des retraites frappées d’abattement de 20 à 30 %.

La société ignore ses retraités.

Cà, c’est l’impact financier… il n’est pas anodin, on s’en doute. Mais ensuite pour ceux qui seront passés entre les gouttes et qui vont connaître cette situation… s’ouvrira une période où ils ne seront plus rien… Je suis surpris de constater que dans mon milieu toutes ces personnes avec lesquelles j’ai échangé professionnellement et parfois de façon intense… m’ignorent totalement. On passe de l’autre côté du mur, dans un « après » où tout ce qui a constitué notre personnalité, notre savoir, notre expérience cesse instantanément. Je me souviens encore d’une « amie » qui a l’occasion d’un diner avait proclamé doctement que les retraités ne faisaient plus partie de la société et qu’ils devaient en perdre la plupart des droits… Vous ne travaillez plus… alors, taisez-vous et disparaissez de notre vue. C’est assez brutal, j’avais pris le propos pour les mots d’une personne peu intelligente et qui ne réfléchissait pas… mais je constate que dans les faits c’est bien ce qui se passe. C’est insidieux, mais peu à peu dans les faits on disparait de tous les radars du monde des vivants, de ceux qui travaillent. On entend alors le bruit du monde qui s’éteint peu à peu pour devenir un brouhaha dans lequel on devient peu à peu des fantômes.

Pourtant en 2016, un citoyen de 60/65 ans a derrière lui tout un patrimoine d’expériences, bien souvent une excellente santé, tout pour en faire un citoyen actif et productif.

Je constate cruellement que la société française (car il n’y a pas que les patrons à l’œuvre, mais aussi certains salariés qui en tirent bénéfices) tranche brutalement entre le passage de la pleine activité à la cessation d’activité.

Nulle part, on n’organise d’intelligentes transitions avec un passage de savoir. Non, on élimine à la hache, en aveugle et sans pitié.

Un gâchis organisé à la française.

Notre société vieillit, et le nombre de retraités ne cesse de croitre. Je ne vois nulle part de réflexions sur cette question, mis à part l’aspect strictement et sinistrement comptable de limiter sans cesse les droits à la retraite. Cela ne se passe pas si mal au final pour nombre d’entre eux, j’observe autour de moi, tant bien que mal que leur temps libre s’organise de multiples manières selon les centres d’intérêt des uns et des autres. Pour d’autres, la blessure est tout de même là… ce sentiment de toute une vie réduite à néant. Et encore une fois, les plus forts s’en sortent et les plus faibles croupissent dans des situations bien peu dignes de la France.

On voit bien en analysant les programmes des différents partis politiques que le sujet n’est pas pris en compte, qu’aucun de ces talentueux conseillers ne travaille sur cette question, comment mettre fin à ce gâchis, comment assurer une transition digne et dynamique du travail à la retraite ? Et de donner un droit de cité à tous ceux qui ont par leur travail contribué à ce que la France avance.

Ne pas accepter cet état de fait.

Les retraités perdent le lien et le peu de soutien que le mode du travail pouvait leur accorder. Les syndicats font bien peu d’effort (mis à part la CGT) pour les organiser. Pourtant ils sont une force politique, ne serait-ce que par leur nombre. Ils doivent s’organiser et faire entendre leur voix. Les solutions existent pour que cesse ce jeu de massacre, faisons porter notre voix, dénonçons les injustices chaque fois qu’elles se produisent, imposons par la loi aux entreprises qu’elles fassent une place digne aux séniors, imaginons des solutions qui en assurant la transition permettent à l’actif de passer progressivement au statut dit « d’inactif », à la clef une meilleure productivité, un apaisement des tensions dans les entreprises. Donnons à l’âge ses lettres de noblesse et construisons une société où l’homme avancera en âge en disposant en plénitude de tous ces temps que la nature lui donne.

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 11:41

Qui l’eût cru… Jean-Louis Farvaque nous livre avec son dernier roman un véritable livre fantastique. Lui le professeur de physique, le savant, le rationaliste, l’athée ouvre une brèche sur l’au-delà et les interrogations qui s’y nichent.

La deuxième vie de Charlotte.

Il fait très fort et tranche avec ses précédents romans, comme s’il s’affranchissait enfin de sa pudeur, de sa retenue à écrire, comme s’il n’avait pas tout à fait sa place dans le monde de la littérature, comme s’il agissait en intrus. Certes, il s’amuse et il ne s’en cache pas, ne dit-il pas lui même qu’après toute une vie de physicien à l’université et avec à la clef nombre d’ouvrages scientifiques de références, la retraite lui ouvre le chemin d’une écriture où il peut s’affranchir des règles immuables du monde tel qu’il l’a enseigné.

Peut-être fallait-il un peu de temps et deux romans à son actif pour qu’il laisse exprimer une seconde nature que la vie avait jusque là enfouie au plus profond de lui même.

Le hobby n’est plus, c’est un auteur au sens fort du terme qu’il a su accoucher avec de la ténacité, beaucoup de travail, peut être un travail sur lui même.

Je ne vous donnerai que le pitch de l’histoire, comment un homme parvient-il à surmonter les lois de la vie pour renouer avec l’amour de sa vie et leur donner une seconde chance.

L’écriture est souple, les articulations du récit fonctionnent tellement bien qu’elles aimantent l’attention du lecteur. Difficile de laisser tomber le livre une fois prisonnier de l’intrigue.

Le style est factuel, on reconnaît la patte du professeur, peu d’envolée lyrique, le lyrisme est ailleurs, il n’est pas dans les mots, mais dans l’idée que l’on se fait de l’histoire…

Il y a du Marc Levy et du Guillaume Musso dans « La deuxième vie de Charlotte », tant la poésie de l’étrange se prolonge par une quête sincère de l’autre, une forme d’humilité à raconter pas à pas ce voyage incroyable au pays de la mort.

La chute du livre est une véritable beauté angulaire… à la croisée de H.G.Wells et de Stendhal.

« La deuxième vie de Charlotte » aux éditions Vents Salés (Web : édition-vents.com)

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Published by Jean Pelletier - dans Littérature
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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 12:44
Hollande, le candidat providentiel.

Cela fait un moment que je n’ai pas écrit de commentaires politiques, signe patent de mon désarroi. Je ne suis pas le seul à subir « cet état ». Membre du Parti socialiste depuis 1974, électeur et acteur de la campagne de François Hollande je subis vague après vague tous les désenchantements que l’on peut imaginer. Et pourtant à chaque événement contrariant, une main invisible retenait ma plume, comme s’il fallait laisser un peu de temps au temps. Par ailleurs, les gesticulations dérisoires des uns et des autres, frondeurs, écologistes, » Républicains » me donnaient des hauts le cœur salvateur qui me laissaient un peu de répits pour mieux me positionner.

Ce recul était salutaire et je remercie une fois encore « la main invisible » de m’avoir retenu d’écrire plus d’un post rageur. Le moment est venu d’en dire un peu plus et d’expliquer pourquoi ma foi en François Hollande est restée, malgré tout, intacte… ma foi et ma confiance.

François Hollande va demander au français de lui accorder un second mandat, ce n’est plus qu’un secret de polichinelle.

Les comités de soutiens sont en préparation, et les équipes vont s’organiser et j’en suis très résolument.

Je vois, je sens les frémissements de tous ceux que je connais bien qui vont lire ces lignes.

Avant toute argumentation, j’ai fait un petit tour de France symbolique cet été, mêlant amis et familles. Après les bons repas, et les verres de rosé, la discussion venait, inévitablement, sur le terrain politique. Tous avaient été électeurs de François Hollande.

À chaque fois, la même mécanique s’enchaînait, après la longue liste de récriminations et de mouvements d’humeurs, le propos s’échouait très naturellement sur un constat ; hors Hollande, point de salut…, on est injuste avec lui, car finalement il a fait pas mal de choses utiles au pays et s’en suit à ce moment la longue liste des choix et décisions vertueuses du Président :

  • il a, lui, pris des mesures courageuses pour combler les lourds déficits qui entravaient la France,
  • il a commencé à réparer l’école que Sarkozy avait détruite en cinq trop longues années de mandat… création de postes… reforme de la formation des maitres…
  • il a aussi commencé à réparer l’armée et la police en mettant fin à l’incroyable saignée des effectifs entrepris par la droite… laquelle se croit autorisé aujourd’hui à lui donner des leçons…
  • il a entrepris des débuts de réformes pour favoriser l’emploi et la création d’entreprises
  • il a été à la hauteur en face des attentats et a représenté dignement la France à l’international
  • et globalement, je lui en suis gré, car c’est essentiellement pour cette cause-là que j’ai voté et milité pour lui, il a, en gros, maintenu les systèmes de protections sociales qui caractérisent la société française.

Et là-dessus j’ai tant de bons amis parisiens qui répètent à l’envi Hollande et la droite c’est la même chose, que je les attends, avec malice, si par malheur la droite (même Juppé qu’ils aiment tant) gagne, pour commenter le programme antisocial qu’ils s’apprêtent à commettre. Et l’on verra à ce moment si Hollande et la droite c’est la même chose.

La situation est critique, les menaces sont multilatérales aussi en bien en interne qu’à l’externe.

La guerre économique sévit toujours avec rage et la bataille pour l’emploi est loin d’être gagnée, la guerre tout court est sur notre territoire. Dans le chaos des demandes d’action et de remises en cause de l’état de droit quel est l’homme qui saura réfléchir et agir avec sagesse ? En dehors de Hollande je ne vois pas d’autres voies politiques qui tout en agissant pour réformer saura maintenir les valeurs traditionnelles de la gauche ; les droits de l’homme et les droits sociaux.

Ah, j’entends de suite la clameur pour dénoncer « les trahisons de Hollande », dont la dernière sur le droit du travail.

Attendons sagement d’en voir les effets et voyons donc ce que les autres proposent… je vous laisse le soin de lire le programme des républicains » et chacun de ses candidats… un véritable incendie social en préparation.

Je me désole du spectacle ridicule donné par les anciens ministres « de François Hollande » les Montebourg, Hamon Dufflot et maintenant Macron… Les Verts qui s’apprêtent à mener leur propre primaire, eux qui doivent leurs poids parlementaires uniquement au soutien que le PS leur a (trop) accordé.

Sérieusement, qui peut faire le poids dans la tempête qui se déchaine autour de nous ? Ces gens-là…

Leur seule utilité ? Maintenir leur candidature démesurée, juste pour occasionner l’élimination de toute la gauche au second tour.

Franchement, qui peut faire confiance à ces gens-là… donneur de leçon à gauche, mais qui ont largement goûté à la soupe lorsqu’ils ont été en situation..

Pour finir, je voudrais dire simplement que François Hollande est pour moi un homme honnête, on le dit « gentil », c’est vrai, mais il n’est jamais naïf… il sait apprécier une situation, s’entourer de conseils avisés et prendre le temps de la réflexion. On le lui reproche, mais on se souvient de la manière chaotique et à la hache avec laquelle Sarkozy avançait politiquement, sans discernement.

Enfin, c’est un véritable Européen qui gèrera au mieux pour notre profit la terrible crise européenne qui s’annonce et avec laquelle là encore il faudra agir avec tact, réflexion et sagesse.

Oui, François Hollande n’a pas tenu toutes ses promesses, il a eu parfois des propos malheureux sur le chômage en particulier, il n’a pas toujours su s’entourer… mais qu’est-ce que tout cela à l’aulne du reste… maintenir un cap droit et régulier sur un projet « France » qui tout en respectant ses traditions sociales saura se moderniser.

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 11:34
Michel Rocard.

Sa disparition a entrainé de multiples hommages de tout bord, chacun y allant de ses souvenirs et de son héritage… Moi je me souviens tout simplement comment le hasard tissa des liens tout doucement vers lui, d’abord mécaniquement, puis en symbiose avec les idées qu’il portait avec tant de force et de courage.

Tout a commencé par la fin de mes études à Sciences Po. J’avais un professeur d’économie peu connu à l’époque (le Prix Nimier en 1977 avec La vie comme à Lausanne), Erik Arnoult qui allait devenir célèbre sous le pseudonyme d’Erik Orsenna. Je cherchais ma voix entre écriture et carrière professionnelle. La mort de Jean-Paul Sartre scella mon destin. Habitant Nancy, je n’ai pu me rendre à son enterrement.

Le 19 avril 1980, ce sont plus de 50 000 personnes qui suivirent sa dépouille dans les rues de Paris jusqu’au cimetière du Montparnasse

Mon meilleur ami, nous étions inséparables à Sciences Po, Pierre s’y rendit et les hasards du cortège firent qu’il tomba nez à nez avec Erik Arnoult. Ce dernier lui demanda instinctivement de mes nouvelles. À l’énoncé de mes projets d’écriture, il lui demanda de me transmettre le message suivant : « Je suis aussi éditeur… qu’il vienne me voir ». Aussitôt dit aussitôt fait.

Si le rendez-vous ne déboucha pas sur une édition, il me propulsa comme assistant parlementaire d’Edgard Pisani… une chance disait-il… Oui, une opportunité qui a changé le cours de ma vie de manière radicale et décisive.

Jamais l’expression prendre le train en marche ne fut aussi vraie, c’est en gare de Nancy que le rendez-vous eut lieu. Edgard Pisani était alors député européen, je le rejoignais dans le train en direction de Strasbourg. C’était alors une légende en politique. Jeune résistant, il fut aussi un des plus jeunes préfets de la république, ancien ministre de l’Agriculture du général de Gaulle, il prit ses distances avec le mouvement gaulliste sur la question des ordonnances du gouvernement Pompidou, en mai 68 il soutient les étudiants et prononce un discours devenu célèbre à l’Assemblée nationale. Puis en 1974 il rejoint le Parti socialiste.

En rejoignant Edgard Pisani, je rejoignais en fait Michel Rocard. Ce dernier envisageait de concourir à la présidentielle de 1981 contre Giscard et… Mitterrand. Enfant chéri des sondages, il envisageait très sérieusement cette opportunité, au point de mettre en place un dispositif pré présidentiel, dont je fis partie par l’entremise de Pisani. Il possédait un des plus beaux carnets d’adresses de la république, fournis par les hauts fonctionnaires les plus en vue du moment. Dans le dispositif de campagne de Michel Rocard, Edgard Pisani pris la responsabilité des études, à savoir de constituer des groupes de travail thématiques qui réunirait les meilleurs et je fus désigné comme le permanent de ce dispositif chargé de l’organisation, de réunir ces groupes thématiques et de contribuer au compte rendu de leurs travaux. Michel Rocard assistant aux réunions de synthèse qui se tenait rue de l’Université.

Le plus beau linge de la république s’est joint à ces groupes de travail et la plupart eurent des destinées remarquables.

Le dispositif prit place rue de l’Ecole de Médecine, au-dessus du Cinema Racine, grâce à la générosité et au soutien de Marin Karmitz, propriétaire du cinéma et du bâtiment.

La petite porte à droite du cinéma a été empruntée par nombre de personnages illustres, depuis, de la république.

Nous avions des bureaux et une belle salle de réunion. Catherine Larget prit la responsabilité du secrétariat à mes côtés et nous embauchâmes, vers la fin, pour faire face au travail important qui s’était mis en place à une toute jeune secrétaire Laurence.

Et ce fut le va-et-vient entre la rue de l’école de Médecine et la rue de l’Université où Michel Rocard avait ses bureaux et son état-major, Christian Blanc comme directeur de cabinet, Jean-Paul Ciret en charge de la communication et Scarlett Courvoisier comme assistante de Michel Rocard qui faisait vivre cette maison de l’espoir avec beaucoup d’autorité de charme et d’humour.

Quelqu’un a dit de Rocard qu’il avait de l’humour et que c’était rare en politique. Oui, je me souviens de cette période qui a précédé mai 1981 comme une formidable machine bourrée d’énergie, mais aussi d’humour.

Cette année a été une des plus belles de ma vie professionnelle. Outre l’organisation générale je participais à titre d’expert au groupe éducation et au groupe culture.

C’était Claude Alphandery qui avait hérité de la responsabilité du groupe éducation. Il souhaita qu’il reste restreint en formation permanente et que nous auditionnions des experts auxquels, parfois, nous demandions une note, un dossier, des fiches de lecture. C’est dans ce groupe que je fis la connaissance de Suzanne Citron et de Michèle Sellier.

Claude Alphandery a été un grand résistant, proche du Parti communiste, il rejoignit Michel Rocard en 1976, il fit carrière comme banquier et économiste, il contribua à soutenir l’économie sociale et encore aujourd’hui, il plaide pour une économie plus humaine, en mars 2012 il participe au Collectif Roosevelt qui propose un New Deal à la française. Il a publié en 2015 un très beau livre, en forme de testament Une famille engagée : secrets et transmission aux éditions Odile Jacob

Suzanne Citron, née la même année que lui en 1922, était déjà en 1980 une universitaire de grand renom qui c’était fait connaître par un ouvrage remarquable L’école bloquée aux éditions Bordas, elle faisait aussi régulièrement des tribunes percutantes dans le journal le Monde.

Michelle Sellier, universitaire, qui avait été proche de François Mitterrand s’était rapprochée de Michel Rocard, elle en paya le prix en 1981 par une mise à l’écart de toutes les nominations jusqu’au moment où elle fut nommée en 1984 Rectrice de l’académie de Reims. Elle siégeait au conseil municipal d’Amiens et présidait la maison de la Culture d’Amiens.

Outre des liens de travail, nous nouâmes des liens d’amitié qui servirent une profonde réflexion sur ce que devrait être une politique d’éducation de gauche. Edgard Pisani rêvait du poste de ministre de l’Éducation, il en fut autrement Mitterrand lui fit payer, à lui aussi, sa trahison et il n’obtint qu’un poste de commissaire à Bruxelles, avant d’être appelé par Michel Rocard pour gérer et mettre fin à la crise en Nouvelle-Calédonie. … Je ne peux m’empêcher de penser à ce qu’aurait pu être dans le 1er gouvernement de gauche en mai 1981 la présence d’Edgard Pisani rue de Grenelle, avec son poids politique, intellectuel et sa capacité incroyable à fédérer autour de lui les meilleurs.

Bernard Pingaud hérita du groupe culture avec Dominique Taddéi, député du Vaucluse et Jérôme Clément, nous précédâmes de la même manière.

Dominique Taddéi, universitaire, était adjoint à la mairie d’Avignon et député du Vaucluse, spécialiste des questions sur le temps de travail il s’est investit entièrement et pleinement dans ce groupe de travail sur la culture, qu’il connaissait si bien au travers du festival d’Avignon. Il a rejoint aujourd’hui le Forum de la gauche citoyenne.

Bernard Pingaud a été l’âme infatigable du programme culturel de Michel Rocard. Secrétaire des débats à l’Assemblée nationale (jusqu’en 1974), il fait une belle carrière d’écrivain et fonde en 1968 l’Union des écrivains.

Il jouera un rôle moteur auprès de Jack Lang, notamment pour la politique du livre et de la lecture. Il vit toujours à Collias où il s’est retiré et écrit toujours. Son dernier ouvrage est Vous, publié aux éditions du seuil en 2015.

Enfin, quant à Jérôme Clément il a dès 1981 rejoint Matignon où il a œuvré pour une nouvelle loi sur l’Audiovisuel puis accompagné la chaine Arte dont il fut un brillant président.

Les réunions avec Michel Rocard, lorsque nous jugions le travail satisfaisant se tenaient toujours chez lui, dans ses bureaux rue de l’Université. Quelle chance d’avoir pu être au cœur de ces travaux, Michel Rocard y apportait toujours une touche empreinte d’une très grande humanité, quoi qu’on en pense. Certes, il avait avant tout un point de vue d’économiste, il visait toujours le monde réel, mais il ne se refusait jamais l’utopie… comme levier des idées.

Ainsi avons-nous réinventé le monde pour accompagner Michel Rocard dans une aventure qui ne connut pas de fin heureuse.

Michel ne voulut pas se présenter contre Mitterrand il s’effaça et nous eûmes tous comme consigne de rejoindre et d’accompagner la campagne du premier secrétaire du PS.

C’est ce que je fis auprès de Nicole Questiaux, mais là c’est encore une autre histoire.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 11:21
L’artichaut, depuis toujours …

La pleine saison commence, c’est donc le moment d’en profiter pour son goût si particulier, mais aussi pour toutes les vertus qui s’y attachent. Il appartient à la famille des chardons, c’est en effet le très gros bourgeon d’une fleur que l’on accommode. On commence par les extrémités des feuilles et l’on termine par le cœur qui est un délice.

Son utilisation remonte à plusieurs milliers d’années, c’est donc l’une des plus anciennes plantes que consomme l’homme. Grecs et Romains l’appréciaient tout particulièrement, les premiers lui attribuaient le pouvoir d’engendrer des garçons, les seconds des pouvoirs médicinaux.

Les premiers Européens à coloniser le Nouveau Monde l’ont emporté dans leurs bagages, tant sa culture était relativement facile, ainsi que son acclimatation. C’est environ vers l’an 1500 qu’il s’est ainsi installé sur le continent nord-américain où depuis il prospère, particulièrement sur la côte ouest en Californie avec ses hivers doux et ses étés tempérés.

Il faut bien choisir sa variété, les gros artichauts bretons sont particulièrement prisés. Ils doivent être bien serrés, et lourds à la main et d’un vert foncé. Veiller à ne pas en choisir avec le bout des feuilles sèches et un peu brunies, ils ne sont plus très frais. Vous pouvez les conserver au réfrigérateur dans le bac à légumes, enfermés dans un plastique, pendant une dizaine de jours.

C’est une excellente source en vitamine C, potassium et acide folique. Il a la particularité d’être faible en sodium, peu gras, il représente en moyenne juste 25 calories (tout dépend avec quoi vous l’accommodez.

Justement je vous propose de le cuire à la vapeur [40 à 50 minutes] et de le servir froid accompagné d’une sauce à base de yaourt nature dans lequel vous intégrez une cuillère à soupe de moutarde, un filet de citron, du sel, du poivre et de la ciboulette hachée. Vous mangez les extrémités des feuilles autour du cœur, puis le cœur lui-même/

Il existe toute sorte de recettes qui accommodent seulement le cœur, en le farcissant à votre gré et en le gratinant au four.

Il existe aussi une variété de petits artichauts violets que l'on trouve dans le sud de la France et qui se mange crue avec un peu de citron, du sel et du beurre, à l’apéritif.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 10:56
Gagner de l’argent sur Internet, à la portée de tous ?

Après avoir lu plusieurs articles sur le sujet, je me suis dit que le mieux pour éclaircir ce propos était de mener mon enquête moi même. Les chiffres annoncés étaient souvent importants et donc apparemment attractifs… y avait-il une arnaque cachée… les propositions énoncées étaient-elles à la portée de tous ?

Avec un recul sur six mois, je peux fournir des éléments concrets de réponses et préciser les voies réalistes sur le net qui permettent de gagner de l’argent et au prix de quel temps passé. En moyenne j’ai pu gagner autour de 300 euros par mois, auxquels il faut ajouter l’obtention de chèques cadeaux d’une valeur de 10 à 20 euros, mais en y passant beaucoup de temps, plusieurs heures par jour. Sans doute en poussant l’effort est-il possible de gagner encore plus.

Mais 200 à 300 euros par mois pour de nombreux retraités qui touchent moins de 1000 euros par mois de retraite, cela représente une majoration de leur revenu mensuel de 20 à 30 %, cela est loin d’être négligeable, surtout non imposable.

, il faut posséder, non pas des compétences intellectuelles particulières (si ce n’est le goût de la curiosité), mais avoir une vraie pratique de l’informatique et d’Internet.

J’ai parfois éprouvé du plaisir dans cette enquête, parfois nettement moins. Revue de détail des pistes à investir :

  • les enquêtes en lignes
  • les participations à des blogs
  • les panels de consommateurs
  • l’écriture d’articles à la commande

Les enquêtes en lignes.

C’est en quelques clics que vous pourrez vous inscrire sur les très nombreux sites proposant la participation à des enquêtes pour lesquelles vous cumulez des points ou directement des euros. Au bout d’un moment, il faut être patient, vous êtes en situation de toucher votre paiement en euros (via un compte PayPal par exemple, c’est le plus commode, ou un compte chèque) ou encore sous la forme de chèques cadeaux. Pour que cela vaille la peine, il ne faut pas hésiter à s’inscrire à un maximum de sites pour multiplier vos chances de participations et donc de gains. Une seule limite refuser de payer, même une somme minimum pour y participer…

Une enquête peut prendre de 10 à 30 minutes, pour un gain très modeste, il faut en faire plusieurs dizaines pour accéder au seuil minimum de rémunération. On prend souvent goût à y répondre, surtout sur des sujets qui vous concernent, comme les nouvelles technologies pour ce qui me concerne.

Voilà ceux que j’ai expérimentés et dont je peux garantir l’efficacité.

https://mingle.respondi.com/

https://www.valuedopinions.fr/

http://fr.mysurvey.com/

https://www.monopinioncompte.fr

https://fr.toluna.com/

https://www.askgfk.fr/index.php?id=32&L=fr

https://fr.yougov.com/?stay

http://www.opiniometrie.com/

https://www.placedesopinions.fr/fr-fr

https://www.globaltestmarket.com/

http://www.i-say.com/

Il en existe d’autres, à vous d’explorer

La participation à des blogs.

En étant actif sur les sites d’enquêtes, on vous proposera très rapidement de vous inscrire sur des blogs réguliers pour donner votre avis, faire part de vos expériences, personnellement je participe à l’un deux qui est orienté nouvelles technologies. Chaque semaine vous recevez un mail et une feuille de route. Celui de la pause connectée vous rapporte 10 euros par mois, et si vous êtes un participant très actif (ce n’est pas hors de portée) votre rémunération passe à 40 euros par mois. Ensuite il y a des blogs limités dans le temps où l’on vous demande votre avis sur, par exemple, des séries documentaires d’Arte, qu’il faut visionner et commenter, même chose pour des séries de canal+.

Enfin, il y a des sites qui vous proposent de renseigner régulièrement leur panel de vos achats ou location en matière de loisir (GFK). Vidéo, livres, cinéma…

Il n’est pas possible d’y accéder directement, il faut attendre que l’un des sites d’études vous en fasse la proposition. Cela vient assez vite, au bout d’un mois de pratiques assidues.

Les panels de consommateurs.

Il s’agit cette fois de participation physique à des panels de consommateurs qui peuvent vous rapporter de 50 à 150 euros en fonction du temps passé.

C’est sans aucun doute la formule la plus intéressante, pécuniairement, mais aussi sur le fond.

J’en ai fait à peu près une douzaine et la majorité était de bons moments passés à réfléchir. J’ai eu l’occasion d’être sélectionné dans un panel restreint et européen pour m’interroger sur mes rapports à Internet. Une enquêtrice est venue de Londres avec un cameraman, nous avons eu une conversation passionnante, chez moi, devant mon ordinateur et en me promènent dans mon quartier.

Une autre enquête a consisté à répondre à un enquêteur venu à mon domicile, suivi d’un après-midi dans un petit théâtre parisien à faire de l’improvisation devant une caméra…

Le seul mauvais souvenir était un panel de tests sur des cafés…

La participation à des panels ouvre des champs d’activités très diverses qui rémunèrent correctement, mais qui sont surtout de véritables expériences.

http://parolesdeconso.com/

http://www.teamrecrut.com/

L’écriture d’articles.

Autant les sujets précédents ne requièrent pas de qualités techniques précises, celui-ci nécessite de posséder un véritable savoir-faire : l’écriture.

Il faut s’inscrire dans un premier temps, puis indiquer les sujets sur lesquels on estime avoir des compétences, vous devrez à chaque fois faire un exercice pour lequel vous serez noté et qui vous ouvrira la possibilité d’écrire des articles sur ce champ précis de compétences.

Souvent ce que l’on vous demande, c’est de réécrire sur des sujets déjà existants. Parfois non, il vous faut alors faire des recherches. Sur un site que j’ai expérimenté, j’ai calculé qu’au final on était payé, au mieux 7 à 8 euros de l’heure, en étant rapide.

http://www.scribeur.com/

https://www.textbroker.fr/

Conclusion

Bref en cumulant l’ensemble des ces activités et en y consacrant de 2 à 3 heures par jour, auquel s’ajoute le temps passé dans les panels de consommateurs pour lesquels vous avez été sélectionnés, vos revenus seront de l’ordre de 300 euros par mois. Ce n’est pas extraordinaire, mais cela peut représenter un complément conséquent de rémunération pour certains, tout en s’amusant.

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 18:47
L’affaire Denis Baupin … un goujat … un pervers …

Le député de la 10ième l circonscription de Paris vient de révéler à ses électeurs un bien triste visage. Sa démission du poste de vice-président de l’Assemblée nationale est largement insuffisante. S’il se maintient en vers et contre tous il rejoindra le non moins sinistre député Thevenot, qui lui ne payait jamais ses impôts (entre autres). Ils pourront se soutenir l’un et l’autre … tout cela prend des allures terribles de république bananière.

Bref les témoignages se multiplient et ne laissent que peu de place aux doutes en ce qui concerne ses multiples agressions sexuelles envers les femmes… ceci dit, il nie en bloc, rappelant un autre sinistre personnage qui proclamait face aux députés « les yeux dans les yeux je vous le jure, je n’ai aucun compte secret en Suisse ».

Je n’ai pas voté pour lui … tel un coucou il s’était confortablement installé dans une circonscription qui ne lui revenait pas de plein droit. La 10e circonscription avait été gagnée de haute lutte contre Jacques Toubon par Serge Blisko … auquel on demanda de s’effacer de manière assez discourtoise (pour ne pas dire plus).

J’ai donc été dans l’incroyable situation de toute ma vie d’électeur de voter blanc … puisque privé de candidat socialiste dans ma circonscription.

Le sinistre Baupin héritait ainsi sans aucun mérite d’une des plus belles circonscriptions du PS et le goujat, déjà, le soir de sa victoire n’eut pas même un mot pour Serge Blisko qui avait de longue date fait tout le travail à sa place. En bon coucou, il s’en est arrogé tout le mérite … et le PS, bon prince lui donna une place de Vice-Président à l’Assemblée.

Je n’ai jamais aimé ce monsieur Baupin avec lequel je m’écharpais quand il était au Conseil de Paris et poussait en avant toutes ses théories idiotes et agressives sur les voitures à Paris … et venait parader dans notre quartier des Peupliers pour livrer avec toujours beaucoup d’arrogance et de suffisance sa bonne parole …

L’homme est un gueux et il est assez incroyable qu’une telle omerta ait pu lui permettre d’avancer jusqu’à prendre pied dans notre circonscription, sans que personne n’en ait jamais parlé … bref c’est le passé, mais il interroge tout de même sur les mœurs et les solidarités obscures en politique.

C’est un soulagement d’apprendre que le PS, dans un éclair de lucidité a décidé de reprendre en 2017 cette circonscription pour son propre compte … mais devrons nous supporter cette indignité absolue de se voir représenter par ce Baupin encore une bonne année ?

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  • : Le blog de Jean pelletier
  • Le blog de Jean pelletier
  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook  et mon compte twitter
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Bonne lecture.
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