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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 15:45

mariage-pouyr-tous.jpgLe gouvernement met en œuvre un engagement pris par le candidat socialiste François Hollande. Nous sommes donc dans la mise en œuvre d’un processus qui s’appelle la démocratie. Il y a débat, c’est bien normal, mais pour autant, ce qui ne serait pas normal serait que le Président retire le projet ou le soumette à un référendum, sinon pourquoi organiser des élections présidentielles ?

 

Par contre on ne peut que constater une maitrise du débat par le gouvernement un peu hasardeuse, qui a eu pour conséquence fâcheuse de redonner à la droite et aux traditionalistes de ce pays du ressort dans leur combat. Oui le gouvernement a hésité dans les à côté du sujet : l’adoption et la procréation médicale assistée (PMA), voir les allers et retour du groupe socialiste sur le sujet et les écarts entre ministres.

 

Alors que le sujet rencontrait l’adhésion d’une très large majorité des français (ce qui est encore le cas), il y a quelque chose d’un peu surprenant de voir le gouvernement à la peine sur ce sujet. Il aurait du rouler sur un boulevard, il est sur un chemin plein d’embuches, peut être demain un véritable chemin de croix !

 

Ceci n’est que la conséquence de l’impréparation du Parti socialiste sur les sujets qu’il s’applique à mettre en œuvre. Le gouvernement paye l’immobilisme du PS ces 15 dernières années. Il a fallu « bâtir » à la va-vite un programme présidentiel pour son candidat. Et aujourd’hui cela se voit… dans les défauts de communication du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Des sujets non maitrisés sur le fond qui génèrent la pagaille parmi les ministres et les députés de la majorité.

 

Sur le fond du débat, il est choquant de voir vent-debout les autorités religieuses de ce vieux pays laïc qui s’opposent ensemble à ce projet de loi et appellent à manifester dans tout le pays. Est-ce que nous citoyens nous nous mêlons de leurs liturgies et proposons d’en réformer quelques aspects ? Non, force est de constater un recul des libertés laïques considérables. Ces mêmes autorités religieuses  placent leur idéologie au-dessus des valeurs de la république et s’assoient royalement sur la démocratie. Nous en sommes revenus au 19ième siècle quand l’église combattait la république.

 

Ce n’est pas ce débat là qu’on attendait avec le retour sur l’école privée qui descend dans la rue. Cela ne « sent » pas bon, comme quoi les meilleures intentions du monde peuvent se révéler à un usage incertain et non maitrisé dangereuses.

 

marianne-la-gueuse.jpgPourtant la France a bien besoin de ce rattrapage législatif pour mettre sa société aux normes de la réalité et conforme à la législation de la grande majorité des pays européens. Qu’il est triste de voir Madame Boutin arpenter les rédactions et les télés pour y vendre une image vieillie et terne d’une France qui n’existe plus depuis longtemps. Qu’il est triste aussi de voir l’église de France que l’on croyait plus au fait des réalités sociétales se rabougrir sur des propos qui «ne sentent pas bons » et qui rappellent la « gueuse » qu’elle combattait à travers la république.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 16:55

 

Thierry, militant à Attacpotager-libres.jpg

 

L’idée n’est pas banale et dans ces temps un peu sombres où l’on ne voit plus très bien où le politique pourrait bien nous mener, l’idée de créer et d’entretenir un potager non pas pour soi, derrière chez soi entre ses murs, mais bien devant chez soi et pour nous faire tous rêver. Ce n’est plus un rêve, il existe même des communautés sur facebook qui sèment la bonne parole sous le titre générique « Incroyables comestibles », tapez et trouver : les potagers libres !

 

C’est du Royaume Uni que nous est venue l’inspiration en 2008, à Todmoden pour être plus précis. Ce sont des citoyens de cette ville qui ont pris l’initiative de créer des potagers ouverts à tous, d’où le nom « d’incredible Edible » qui prospère désormais en France. Confrontée à une grave crise économique la petite ville du yorkshire a poussé l’une de ses habitantes Pam Warhurst à investir les terres libres de sa commune pour y faire pousser librement fruits et légumes.

 

Désormais le commissariat de police se voit affubler de quelques rangs d’épis de maïs, le parc de l’hôpital d’arbres fruitiers, et le devant des maisons en rangs d’oignons, de poireaux, haricots et carottes ….

 

Même le Prince Charles se serait penché sur cette initiative citoyenne remarquable. Elle ne demande aucun capitaux, juste un peu de terre mise à disposition, tout est possible, devants de maison, terrasses extérieures, pots et jardinières en libres accès et un peu de semences. Il s’agit juste d’opérer une légère collectivisation de l’espace privé en espace public, pas de grands discours juste quelques gestes emprunts d’humanité et d’altruisme.

Nos grands mères et encore plus arrières grands mères le faisaient usuellement. La civilisation moderne malheureusement a emporté tout cela.

 

Nos illustres concitoyens de Todmorden, sûrs de leur juste cause, ont mis au point un « Incredible Edible Tour » ouverts à tous les visiteurs un peu curieux. On s’y presse désormais du monde entier. Il y a bien sûr une visite des sites eux-mêmes, mais aussi des conférences explicatives, et des rencontres avec les habitants à l’origine du projet. L’office du tourisme a même prévu des traducteurs pour tous les pays : Chine, Australie, chili, Québec, Allemagne et France sont déjà venus.

 

Tous ont à cœur de comprendre et d’exporter dans leurs communes respectives le principe du légume gratuit pour tous. Je cultive et je mets à disposition.

 

En France c’est à Cédric Dérouin à Saint Nazaire que revient l’initiative d’avoir relayé l’expérience anglaise en terre de France. Il a lui-même mis en œuvre le principe dans sa commune et devant sa propre maison et créé un groupe facebook pour populariser le projet.

 

Depuis la bonne nouvelle circule : article dans le Monde (du 27 décembre 2012), enquête au journal de TF1 etc…

 

Désormais fini les bacs à géraniums et à Chrysanthèmes, place aux fruits et légumes et aux pancartes ‘Help your self », « Food to share » et « nourritures pour tous ».

 

Et si nous faisions fît de nos égoïsmes et si nous abandonnions nos débats idéologiques stériles et si nous nous tournions tout simplement vers ce qui nous colle au pied : la terre…

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 15:48

europe-copie-1.jpgN’en déplaise aux déclinistes de tous poils qui clament en France leur désarroi, tout ne va pas si mal dans notre pays au regard de ce qui sévit chez nos voisins européens. Taux de chômage et revenus, notre pays n’est pas le plus mal loti. Si les experts de la commission ne s’attendent pas à des miracles pour l’année 2013, les statistiques établies pour 2013 attestent que la France colle encore aux résultats de l’Allemagne.

 

Pour ce qui concerne les revenus, seules l’Allemagne et la France maintiennent des revenus en hausse, petitement, mais en hausse. Ce qui n’est pas si mal dans une conjoncture européenne et internationale si déprimée. La baisse du revenu disponible brut des ménages est patente, elle atteint les 2/3 des pays de l’Union européenne. Les plus mauvais élèves étant : la Grèce (-17%, ce n’est pas une surprise), l’Espagne (-8%, résultat là aussi très attendu), Chypre (-7%), l’Estonie et l’Irlande (-5%).

 

On retrouve la traditionnelle opposition entre les pays du nord de l’Europe et ceux du Sud. Mais c’est sans conteste l’existence de système de protection sociale qui fait encore effet de bouclier sur l’Allemagne et la France.

 

Si l’Europe atteint un record absolu de chômage avec un taux moyen de 11,8% de la population active (rappelons qu’il n’était que de 7,1% en 2008) Ce qui fait pour l’ensemble de l’Europe une population de 18,82 millions de personnes au chômage au mois de novembre 2012. C’est l’Allemagne qui s’en sort le mieux  avec un taux de 5,4%, après l’Autriche à 4,5%. La France est en dessous de la moyenne européenne avec 9,9% (10,3% avec les DOM). Les plus mauvais élèves sont encore au Sud : la Grèce avec un taux de 26%, l’Espagne 26,2%, Chypre 14%.

 

Et on retrouve d’autres pays du Nord de l’Europe dans le tableau des meilleurs élèves : les Pays-Bas à 5,6%, le Luxembourg à 5,1%.

 

Ultime comparaison avec nos amis américains où le taux de chômage s’établit à 7,8% au mois de décembre 2012. Quant aux japonais, en crise… leur taux n’est qu’à 4,1% au mois de novembre 2012.

 

Si la France n’est pas en queue de peloton, comme pourraient le faire croire certains éditorialistes et leader de la droite, elle n’échappe pas à la crise. Et surtout elle occupe une détestable place du milieu entre les très bons et les très mauvais.

 

Elle peut donc parfaitement et bien mieux que d’autres se rétablir, pour cela elle doit encore poursuivre ses efforts et se montrer inventive, audacieuse. Et comme l’indiquait récemment Edgar Morin dans une tribune du journal le Monde, il faudrait que les politiques se mettent enfin à penser et à sortir des chemins battus et rebattus de la pensée occidentale qui oppose sans cesse la rigueur à la croissance, comme si aucune autre alternative à ce dualisme de la pensée ne pouvait exister.

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 11:23
On a les icônes que l'on mérite. Gérard Depardieu et Brigitte Bardot pour des raisons différentes ont annoncé leurs intentions de prendre la nationalité russe. Il y de quoi surprendre le commun des mortels. Vladimir Poutine a bien évidemment saisi la bonne occasion.

Heureusement que les gens ordinaires et modestes sont légion, car eux savent, même intuitivement, tout ce que le pays qui les a vu naître, leur a apporté. L'éducation, la santé, la sécurité et une histoire commune dont ils sont fiers. Oui c'est sans aucun doute vers cette France profonde qu'il faut se tourner pour apprécier ce que le mot patriotisme veut dire.

De leur côté, Depardieu et Bardot ont bénéficié de l'aide de l'état pour s'enrichir honteusement avec des films pour lesquels se sont essentiellement ces français de la France profonde qui leur ont apporté le succès, la célébrité et la richesse. C'est donc à eux que ces ces deux stars du cinéma français vont prochainement tourner le dos. Le premier croit le faire en condamnant un gouvernement socialiste qui n'a pas ses faveurs, l'autre un pouvoir indifférent à la cause des animaux. Et s'ils réfléchissaient un peu... Les socialistes ne sont en rien propriétaire du pouvoir, et ce gouvernement aujourd'hui indifférent aux malheur des animaux peut changer demain.

Mais Depardieu par ses choix montre son attachement au pouvoir fort, voir autoritaire, il n'aime ni ne respecte la démocratie. Mais bon Louis Ferdinnand Céline est un grand écrivain doublé d'un beau salaud, raciste et antisémite.

Brigitte Bardot est une égoïste raciste et d'extrême droite, elle aussi n'aime pas beaucoup la démocratie. Arlety et d'autres ont collaborés avec les allemands pendant l'occupation et sont par ailleurs des artiste de talent. Être artiste ne donne pas l'assurance d'être un bon démocrate.

Laissons sans regrets ces deux là rejoindre le régime politique qui leur convient. En échange ce sont plus de 15 000 russes qui fuient un pays qui sent bon le faschisme pour l'Europe occidentale et ses valeurs humanistes.

Il nous reste, me semble-t-il, bon nombre d'artistes qui ont tout aussi de talents que ceux là.

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 09:20
2013...nous avançons dans ce 21ieme siècle et si nous percevons aisément tous les progrès technologiques que l'homme met au point, si nous percevons cet universalisme de la technologie, des machines et de l'argent, nous peinons encore à identifier des avancées majeures pour l'humanité elle même.

La paix a encore quelques progrès à faire, les guerres mondiales ont laissé la place à de multiples guerres régionales. Les persécution religieuses se poursuivent ici et là. Les revendications territoriales alimentent encore le bruit des canons. La médecine avance à pas de géant, mais hélas force est de constater qu'il y a celle du nord et.... celle du sud.

En France même, la pauvreté et la misère défigurent notre société. Les inégalités ne se sont jamais mieux portées.

Formulons des vœux sincères pour que notre humanité se porte mieux, que chacun d'entre nous œuvre pour plus de justice, de fraternité et de paix. Tous les hommes sont frères ....mon souhait le plus fort est qu'isl s'en souviennent ne serait ce qu'un peu au seuil de cette nouvelle année.

Et pour chacune et chacun d'entre vous qu'amour, amitiés et santé vous accompagnent tout au long de ce départ...

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Published by Jean Pelletier
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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 15:57

chine-Xin-jinping2.jpgAlors que le Produit Intérieur Brut (PIB) de la Chine atteint en 2011, 5 800 milliards de dollars, ce sont un peu plus de 132 milliards de dollars que l’Oligarchie chinoise a mis de côté, en prélèvement sauvage sur la richesse du pays. Comment dans un pays communiste, une si puissante Oligarchie a pu se mettre aux manettes du pays pour son plus grand profit personnel ?

 

Le dernier congrès du PCC nous a donné un spectacle bien huilé et préparé à l’avance : rituel de toute éternité et surtout maitrise d’une parfaite langue de bois. Le résultat des courses avait été soigneusement décidé puis orchestré, c’est Xi Jinping, le « Prince rouge » qui est arrivé aux affaires. Avec quelle mission ? Mystère à ce jour… seul le président sortant Hu Jingtao a commis quelques révélations en dénonçant la corruption comme étant l’instrument fatal pour le parti et l’Etat.

 

90 années d’histoire ce sont déjà écoulées pour le PCC et le pays a connu plus d’une transformation, l’ombre de l’URSS déchue en 1991 plane sur les membres du comité central chinois.

 

En parallèle à toute cette organisation, le parti instruisait le procès de Bo Xilai, pourtant promis à un extraordinaire destin. C’est tout le népotisme du clan Bo qui a été ainsi mis à jour. Mais que faut-il en conclure ? De vastes purges à venir pour mettre fin à cette oligarchie impitoyable ? Il faut savoir que les 70 députés chinois les plus riches concentrent des dizaines de milliards d’euros.

 

Malgré une censure vigilante Internet a réussi sa percée dans l’opinion chinoise via les réseaux sociaux. Nombreux sont les messages dénonçant les abus de pouvoir et surtout les trains de vie exorbitants de certains de ces Hiérarques.

 

Le président sortant a fait l’analyse que le népotisme de l’oligarchie communiste chinoise devient suicidaire alors qu’il est impossible de faire taire les médias et que cet état de fait est porté à la connaissance de tous les chinois.

 

Rappelons la définition du mot Oligarchie, Alain Cotta en dit : « L’’oligarchie est le mode naturel, obligé, du gouvernement de toutes les communautés humaines organisées . De la famille à la nation, de l’entreprise aux religions, leurs règles, codes et rites, leur évolution obéissent aux décisions d’un petit nombre, de quelques-uns qui s’imposent à tous les autres, à la multitude des autres selon Platon."

 

Le modèle chinois, si modèle il y a, est menacé. Comment survivre avec un renforcement du contrôle politique central et une ouverture économique tout azimut, pivot central de sa prospérité et de sa survie en même temps ?

 

Les plus hauts dirigeants confortent d’immenses fortunes à l’étranger où ils placent aussi leurs enfants. La corruption règne en maitre absolu. La hiérarchie communiste ayant installé à tous les échelons des pouvoirs incontournables, ceux-ci se monnayent. Ils ont oublié la mis en garde il y a trente ans de Chiang Kai-sek mettant en garde contre la corruption et pour qui « si on lutte on perd le parti, si on ne lutte pas on perd le peuple ».

 

Le pouvoir central connait un affaiblissement sans précédent au profit des baronnies régionales et des grands groupes industriels. Le laisser aller de ces baronnies a conduit à l’accumulation de 2 000 milliard de dollars de dettes non autorisées. Et si au moins cet argent allait dans des projets utiles à la satisfaction des besoins du peuple. Mais non, ce sont toujours des projets d’infrastructures pharaoniques et sans rapport avec les besoins réels. Cette somme équivaut presque à la totalité des réserves de changes du pays, essentiellement placées en bons du trésor américains.

 

Bref le nouveau président de la chine Xi Jinping est le pur produit de la nomenklatura, fils et héritier d’un des plus prestigieux barons du PCC. Il est issu de ce que l’on peut appeler » l’aristocratie rouge ». Blomberg (le site économique) a fait un travail de fond et d’analyse sur cette aristocratie nouvelle, il a décompté 103 héritiers issus des 8 leaders de la révolution chinoise. Ceux-ci ont tous été largement bénéficiaires de cette situation familiale : études, puis postes prestigieux à la tête des conglomérats dits publics et « juteux ». Le développement de l’économie de marché leur a permis d’amasser des fortunes colossales. A titre d’exemple, trois de ces héritiers : le fils du général Wang, WangJun, le gendre de Deng Xiaoping, He Ping et Chen Yuan, fils d’un des conseillers économiques de Mao additionnent à eux trois 1,6 trilliard de dollars en 2011, à savoir cela représente un cinquième de la production annuelle chinoise.

 

Ces « quarterons » de fils à papa sauront-ils garder la main et conduire doucement le pays vers plus de prospérité où bien ne sachant maitriser leur gloutonnerie et leur avidité, ils laisseront le pays s’abandonner aux guerres civiles qu’il a tant affectionnées au cours de son histoire ?

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 12:28

Photo-448.jpgLa Chine est un sujet d’inquiétude et de perplexité pour la plupart des observateurs. C’est un pays de contrastes pour qui le visite…son incroyable énergie à tirer les populations rurales vers le milieu urbain symbolise son insolent taux de croissance. Ils apprennent vite par l’espionnage et de plus en plus avec le transfert de technologies. Mais plusieurs menaces rôdent, pas seulement les grèves et les mouvements sociaux, mais la finance elle-même.

 

 

Le gouvernement chinois siffle la fin de la récréation.

L’information vient directement du gouvernement et plus précisément du vice-ministre des finances Li Yong. Ce dernier a déclaré le 26 décembre 2012: «.Il y a de grands risques potentiels, en particulier dans les prêts accordés au secteur immobilier ainsi que dans la durée moyenne des prêts accordés aux pouvoirs locaux". Traduction : afin de financer leur croissance, le gouvernement chinois a ouvert en grand les vannes des prêts bancaires. La qualité de ces prêts est tout aussi suspect que les subprimes américains ; rappelons que ceux-ci, à savoir des prêts hypothécaires à risques (subprime mortgage), ont causé le terrible krach de l’automne 2008, dont nous subissons encore les contre coups.

 

Les prêts bancaires se sont envolés menaçant toute l’économie.

Ces prêts accordés par les banques ont terriblement augmenté : de 505,2 milliard de yuans en octobre (62,5 milliards d’euros), ils sont passés à 522,9 milliards de yuans (64,7 milliards d’euros), ceci en vue de soutenir l’activité économique, donc la croissance. Si entre 2000 et 2008, 1,5 dollar de crédit engendrait 1 dollar de PIB supplémentaire, en 1998 force est de constater que la masse totale des crédits distribuée à dépassé le PIB de la Chine. En 2008 ces crédits représentaient 125%du PIB. Le gouvernement chinois va droit vers les 200% du japon en 1990 qui a provoqué la grande crise que l’on connait et plus de 10 années de dépression économique.

Aujourd’hui la chine en est à un ratio encore plus inquiétant pour 1 dollar de PIB supplémentaire elle met au pot 7 dollars de crédit !

 

Le moteur de la croissance chinoise menacé d’une panne sèche.

Par ailleurs les inégalités se creusent et la pauvreté est loin d’avoir disparue, si la famine a, elle, été éradiquée. La pollution a pris un tour dantesque, il faut voir l’état de Pékin certains matins, le « frog » est si épais qu’il empêche le décollage des avions. Tout s’accumule : les matières premières épuisées, la montée des troubles sociaux et maintenant le « risque bancaire » avec les créances douteuses.

La croissance économique va encore ralentir aux dires de Li Yong, l’économie chinoise est devenue très dépendante de l’économie internationale, le ralentissement de cette dernier impacte directement ses résultats. La consommation intérieure chinoise fléchit aussi depuis plusieurs mois.

 

La crise du crédit et le ralentissement de la croissance sont deux indicateurs qui menacent directement le pays. Si on analyse l’évolution du taux de croissance de la chine en 2012 cela donne un taux de 8,1% au 1er trimestre, de 7,8% au second et 7,4 au troisième son plus bas niveau depuis 2009.

Un pays plein d’énergie qui a fournit ses quinze dernières années un effort de modernisation qu’aucun pays n’a jamais conduit en si peu de temps, mais un pays qui a un sérieux besoin de contrôler au plus juste les effets de sa croissance. Affaire à suivre très sérieusement….

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 17:38

europe.jpgOutre les traditionnelles poussées indépendantistes qui secouent régulièrement l’Europe et la France, il y en a cinq qui posent aujourd’hui problème, tant elles sortent du folklore habituel pour prendre un tour offensif et soutenu électoralement par les populations. Que peut en faire l’Europe ?

 

Les deux dernières en date nous viennent d’Espagne. En octobre c’est la coalition des partis indépendantistes de gauche qui s’est installée comme deuxième force politique au Pays Basque espagnol, juste derrière le Parti nationaliste basque de droite. En novembre c’était à la Catalogne de faire des siennes, le parti indépendantiste de gauche (ERC) a doublé ses effectifs au parlement régional en se positionnant comme deuxième force politique régionale. C’est Artur Mas le président du gouvernement qui a organisé une telle consultation, juste après l’incroyable manifestation du 11 septembre 2012 qui a rassemblé des centaines de milliers de catalans dans les rues des principales villes.

 

A la même période, c’est en Belgique que s’est allumé un autre foyer de contestation. Le parti indépendantiste de Bart de Wever (Nouvelle alliance flamande) a emporté l’élection municipale d’Anvers, ce qui laisse présager de futurs scrutins prometteurs pour ces partisans acharnés de l’indépendance de leur région face à la Wallonie.

 

C’est en 2014 que les écossais vont se prononcer à l’occasion d’un référendum sur leur indépendance. C’est David Cameron, le Premier ministre qui ouvert la boite de Pandore en signant avec Alex Salmond (le leader indépendantiste écossais) un protocole pour autoriser cette consultation.  C’est le Scottish National Party qui est à l’avant-garde de cette tentation indépendantiste qui séduit un nombre important électeurs écossais, tout en inquiétant une toute aussi importante partie de l’opinion qui ne voit pas bien comment l’Ecosse pourrait survivre sans l’argent de Londres.

 

Cette union avec le Royaume Uni date de seulement 1707. La spécificité écossaise ne peut être contestée : l’accent, la musique, la gastronomie, les paysages, l’histoire et les 117 km de mur érigé par l’empereur romain Hadrien au nord de l’Angleterre en l’an 122 sont là pour le rappeler. Enfin l’église d’écosse est séparée de celle d’Angleterre.  Mais économiquement les faits sont là, alors que l’Ecosse lève 50 milliards d’euros en 2010, elle en reçoit 74 milliards de Londres. L’indépendance a donc un prix. Mais le leader nationaliste Alex Salmond rappelle que ce compte présente par le 10 Downing Street occulte les revenus de pétrole de la mer du Nord qui devrait pourtant relever de l’Ecosse. La question du partage des eaux territoriales risque d’être épineuse.

 

Mais rassurons nous à ce jour les sondages ne donnent qu’un tiers des voix aux séparatistes alors que les indépendantistes ont remporté une victoire historique en 2011, la majorité des sièges au Parlement écossais. Cette victoire ils la doivent surtout à l’extraordinaire charisme de leur leader Alex Salmond.

 

Enfin l’Italie n’est pas épargnée par ce mouvement avec La ligue du nord qui prône la création d’une Eurorégion du nord autour d’un nouveau concept géographique la Padanie (inventée dans les années 1990). Umberto Bossi leader de ce parti régionaliste lançait comme un défi : « L’Italie ne compte pas ! » C’est bien d’une partition du pays entre le sud et le Nord dont il s’agit.

 

Que peut faire l’Europe ?

Ces régions bénéficient déjà d’importantes marges de manœuvres. Sont-elles en mesure d’aller plus, loin ? Les enquêtes d’opinion donnent des résultats négatifs, hormis la Catalogne où depuis peu des sondages donnent jusqu’à 54,8% d’opinions favorables.

La Catalogne et l’Ecosse proclament haut et fort leur volonté de rester membres de l’Europe.

Pour l’instant Monsieur Barosso est resté on ne peut plus vague à l’évocation de ces éventualités. Mais en tout état de cause une future adhésion d’une Ecosse et d’une Catalogne libre et indépendante ne pourrait se faire qu’avec l’assentiment de tous les états membres. On imagine ce que pourrait être les positions de l’Espagne et du Royaume Uni face à une telle alternative. Comment de telle manœuvre pourraient être perçue à un moment où les initiatives de toute part concourent à une unification encore plus forte de l’Europe. ?

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 16:41

arbres-copie-1.jpgLa revue Science vient de publier un article rédigé par des chercheurs américains et australiens qui mettent en évidence les risques encourus par l’ensemble des plus grands et plus vieux arbres de la planète, rappelant que ceux-ci sont les nids vivants et actifs de la biodiversité en matière d’oiseaux et d’insectes. Pour illustrer leur propos ils ont mis en avant l’Alerce, un arbre très rare et qui pousse seulement au Chili et en Argentine, menacé de disparition pure et simple.

 

David Lindenmayer (Université nationale d’Australie) chef du programme de recherche a déclaré : « C’est un problème mondial qui concerne presque tous les types de forêts. » et qui nécessite d’urgence la mise en place d’un programme international de protection. L’homme enclin à la destruction a déjà opéré sur les éléphants, les tigres, certains cétacés et les gorilles, il s’apprête donc à s’attaquer cette fois-ci au monde végétal.

L’étude très rigoureuse remonte ses inventaires jusqu’en 1860. Et le constat est sans appel : ce sont les disparition d’arbres vieux de 100 à 300 ans qui ont été ainsi constatées sur toutes les latitudes du continent européen, mais aussi en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Afrique, an Australie et en Asie.. A l’inventaire des disparitions : Les sorbiers d’Australie, les pins des USA et les séquoias de Californie, les merveilleux baobabs de Tanzanie…mais aussi les grands chênes de nos horizons, les châtaigniers de moyenne montagne, les ormes (quasiment disparus en Franc et les grands eucalyptus.

 

La situation des ormes est particulièrement significative. C’est au début du siècle dernier que la maladie se propagea sous le nom de « maladie hollandaise de l’orme ». Mais c’est au début des années 1970 que l’épidémie prit un tour ravageur, la quasi-totalité des ormes disparut. Cet arbre particulièrement répandu en France fut ainsi rayé de la carte de nos boccages, modifiant substantiellement leur organisation. Les rejets de survie apparus ont été systématiquement détruits par la maladie. C’est un champignon très virulent qui est à l’origine de ce désastre : le Graphilm Ulmi.

 

Après les ormes ce sont les marronniers qui ont été attaqués. Tous les marronniers sont actuellement malades, si vous y prêtez bien attention, vous remarquerez les feuilles recroquevillées et jaunes avant l’heure, les troncs noircis, les pousses chétives. C’est la mineuse du marronnier qui en est la cause, elle creuse des galeries et obstrue les canaux d’alimentation de l’arbre, celui-ci doit accélérer fortement son effort pour puiser l’eau dans ses racines, effort qui l’épuise très rapidement. L’épidémie est si forte que le ministère de l’agriculture a publié un communiqué mettant en garde contre la plantation de marronnier. De fait ceux-ci présentent six mois de l’année un spectacle pitoyable. Leur espérance de vie a chuté brutalement de dix ans. Alors que cet arbre vivait de 120 à 150 ans, en milieu urbain il ne peut espérer dépasser les 30 ans.

 

Ce bel arbre a été importé des Balkans au XVIIème et a fait le bonheur du baron Haussmann qui n’en planta pas moins de 20 000 dans la capitale. Depuis il fait partie de patrimoine national, évoquant les cours de récréation à l’Automne. Il a inspiré aussi bien Jean-Paul Sartre dans la Nausée que Marcel Proust. A cej our aucun remède définitif n’a été mis au point.

 

Autre exemple récent et tragique : la disparition du pin maritime (Pinus pinaster) dans le Var. C’est en 1957 que l’on a commencé à constater le phénomène à Saint Tropez même. Dès 1964 le mal s’étendait au delà du village de Collobrières et de la Garde Freinet. Aujourd’hui on constate la disparition de 120 000 hectares à savoir la totalité des forêts des Maures, de l’Estérel, du Tanneron de Six-Fours, de la Garde et du Pradet près de Toulon. C’est une impitoyable cochenille (Matsucoccus feytaudi Duc) qui s’est ainsi réveillée il y a quelques dizaines d’années et contre laquelle tous les traitements se sont révélés inefficaces.

 

Ce sont aussi les vergers qui sont menacés actuellement en France : le feu bactérien qui atteint les arbres fruitiers à pépins (poiriers, pommiers, cognassiers). Le responsable : l’Erwinia amylovora, une bactérie particulièrement dangereuse. Celle-ci attaque les fleurs, les feuilles qui flétrissent, noircissent t tombent jusqu’à la mort de l’arbre. Cette menace concerne tous les continents à l’exception de l’Australie qui a pris en la matière des mesures de contrôles drastiques de ses importations.

 

Dans un premier temps, les incendies paraissaient être les premiers responsables de cet état de fragilité de nos grandes forêts. Une étude plus approfondie a démontré que la mortalité des grands arbres était de dix fois supérieures les années sans feux. Les scientifiques ont mis en accusation l’abattage industriel des grandes forêts au Brésil et en Indonésie, et le réchauffement climatique.

 

Cette étude porte sur plus de 220 espèces réparties dans 80 régions. Ce sont 70 % des arbres étudiés qui paraissent menacés de mort quelque soit leur territoire. Cette donnée n’a pas été encore été prise en compte dans les différents scénarios mis au point par les chercheurs sur les conséquences du réchauffement climatique. Cette surmortalité évoquée pour la première fois pourrait mettre encore plus à mal les scénarios catastrophes jusqu’ici échafaudés.

 

En fait les arbres peuvent mourir de soif suite à des séquences trop rapprochées de grandes sécheresse, mais ils peuvent aussi mourir de faim. « En vingt ans, les superficies connaissant un dépérissement des forêts ont été multipliées par quatre. Dans l'Ouest canadien, c'est une zone équivalente à la forêt française qui est dans ce cas" décaler Michel Vennetier chercheur à l’INRA à Aix en Provence.

 

Il existe un lien entre le réchauffement climatique et l’apparition de champignons, de bactéries ou d’insectes parasites à l’origine de la mise en danger de nombreux arbres.

La solution ? La création d’un observatoire international du dépérissement des forêts couvrant l’ensemble de la planète. A ce jour un trop grand nombre de zone sont hors de portée de toutes observations (comme la Russie…).

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Published by Jean Pelletier - dans jardinage
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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 13:53

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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Bonne lecture.
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