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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 16:44

Armengaud-jean-pierre.jpgJean-Pierre Armengaud est né le 17 juin 1943 à Clermont Ferrand. Pianiste concertiste, il est aussi musicologue, professeur habilité des universités et a publié de nombreux ouvrages. Il a créé et dirigé plusieurs festivals de musique. Conseiller culturels pendant de nombreuses années il a œuvré pour la diffusion de la culture française à l’étranger. Homme engagé, au travail multiforme il est un artisan de l’exception culturelle française.

Sa formation musicale.

Sa carrière musicale, il la doit en partie, à Marcel Jacquinot, Pierre Sancan et Jacques Février qui seront ses maitres et à l’Ecole Normale de Musique de Paris Alfred Cortot dont il sortira licencié, comme Samson François, Dinu Lipatti, Jean-Claude Casadesus etc…. Il poursuivra sa formation à Sienne (Italie) avec Guido Agosti, à Moscou (Russie) avec Stanisla Neuhaus et de nouveau à Paris avec José Iturbi et Reine Gianoli.

Sa carrière d’administrateur culturel.

En parallèle de sa carrière de pianiste, il entreprend celle d’administrateur culturel. Il sera Délégué régional à la Musique et la Danse au Ministère de la culture en région PACA de 1975 à 1982. Puis de 1982 à 1992 il occupera les fonctions de conseiller culturel et de directeur des instituts français d’Athènes, de Stockholm et de Hambourg. Il sera aussi le conseiller technique et Directeur de la Création musicale à Radio France auprès de Jean Maheu, entre autre, de 1990 à 1997.

De 1997 à 1998 il sera chargé d’études culturelle et de Recherche pour l’Institut National de l’Audiovisuel et le Ministère de la culture (Drac de Lorraine). Il dirigera aussi l’Abbaye Royale de Fontevraud, Centre Culturel de l’Ouest de 2004 à 2006.

Créateur et programmateur de Festivals.

Sa connaissance de la musique, son art extrême de la communication, son entregent personnel, sa connaissance des circuits administratifs, sa qualité d’interprète lui ont permis d’initier, de faire vivre et d’administrer plusieurs festivals de musique où il a invité des chorégraphes (Karine Saporta), des comédiens (Michaël Lonsdale), des chanteurs …

Il s’est ainsi produit le 19 septembre 1999 au festival Musiques d’automne en Chinonais avec Michaël Lonsdale, comme récitant sur un texte de Beatrice Julien « Mélusine ». En septembre 2001, il participe à l’Hommage à Erik Satie « Danses d’ameublement », chrographie de Karine Saporta avec le mime Rodolphe Fouillot et la danseuse Emilie Praud.

Il enchainera les festivals « Présences » de Radio France, de l’Abbaye Royale de Fontefraud, « Musiques d’automne » d’Indre et Loire et « Les friches musicales » à Evry (Essonne). Sans compter les improvisations amicales et familiales auxquelles j’ai pu assister dans sa maison de Malakoff à l’occasion du passage de tel ou tel autre amis musiciens, ou cette mémorable soirée en forme de poire dédiée à Erik Satie .

Pianiste concertiste.

Infatigable, Il a donné des concerts dans plus d’une quarantaine de pays : Italie, Russie, Argentine, Japon, Espagne, Inde, Chine Pologne, Allemagne etc…C’est avec les plus grands orchestres symphoniques qu’il a joué, en tant qu’invité : l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre du Capitole de Toulouse, le Tokyo Symphony orchestra … il a joué dans des lieux prestigieux comme le Musée de l’Ermitage de Saint Petersbourg, The Queen Elisabeth Hall de Londres, la Fenice de Venise, le Mozarteum de Salzbourg, le théâtre San Martin de Buenos Aires…

Il a joué avec les plus grands artistes : Jean-Claude Pennetier, Dominique Merlet, Alexander Rudin, Dominique  de Williencourt, Michel Portal, Paul Klee… et travaillé avec des comédiens comme Madeleine Robinson, François Marthouret, Claude Pieplu, Jean Négroni…

Il a enregistré de nombreuses œuvres : l’intégrale de Claude Debussy (Chez Arts Music), d’Eric Satie (Chez Mandala-Harmonia Mundi), de Francis Poulenc (Chez Arts Music), de Schoenberg-Boulez-Stockhausen (Chez Emi Londres). Il est reçu dans le monde entier comme un grand virtuose de la musique française. Il crée les « Préludes » d’Henri Dutilleux dans plusieurs pays. Il est reconnu pour ses enregistrements de musique russe du XXème siècle : Chostakovitch, Mossolov, Roslavetz, Obouhov… Il réalise des petits bijoux d’enregistrements rares et osés, comme Gabriel Dupont, Abel Decaux et Jean Huré …

Il vient d’enregistrer un CD du quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen, pour le centenaire de sa naissance.

Toujours en travail, il prépare l’intégrale des Sonates pour violoncelle et piano de Beethoven avec Luca Paccagnella.

Il parcourt le monde pour ses concerts et les masterclass qu’il anime au Goldsmith College de Londres, et dans de nombreux conservatoires à Buenos Aires, Weimar, Pékin, Göteborg, Trieste, et au Québec.

Enseignant et écrivain.

Mais il a aussi la passion de transmettre qu’il s’agisse de la musique ou de sa connaissance de l’administration de la culture, à Science Po Paris et à l’Université de Paris 4-Sorbonne. Il crée à l’Université d’Evry val d’Essonne le DESS d’Administration de la musique et du Spectacle vivant en 1998, qui deviendra le département Arts et musique, dont il sera le directeur de 1998 à 2010. Il sera nommé Professeur des Université et créera le Laboratoire RASM associé au Laboratoire IDEAT de Paris à l’Université d’Evry.

Il est depuis septembre 2011 Professeur émérite de l’université d’Evry Val d’Essonne.

Il a été professeur-invité à la Musikhochshule Franz Liszt de Weimar (Allemagne) et a donné des conférences à l’université populaire du Shandong à Jinan (Chine).

Il participera à de nombreux colloques et écrira plusieurs ouvrages qui font références aujourd’hui.

·         « Comment interpréter Aliénor d’Aquitaine » dans la Revue 303, juin 2004

·         Étude « Pour un nouveau Projet Culturel et Patrimonial de L’Abbaye Royale de Fontevraud » ; éléments pour un contrat d’objectif, septembre 2004

·         Publication d’une communication sur « Critique et Interprétation d’Erik Satie » dans les cahiers du Séminaire inter-arts Paris1-Paris 4, dirigés par Marc Jimenez, 2005

·         Élaboration des Actes du Colloque sur l’interprétation pianistique, publiés dans un numéro des Cahiers d’esthétique (Université de Paris 1) mars 2008,

·         Co-organisation d’un Colloque sur Robert Schumann « Nouveaux regards, Nouvelles écoutes » à l’Université d’Évry, 7 et 8 décembre 2006 ; réalisation d’une communication sur « Schumann à travers l’autobiographie inédite de Jean-Bonaventure Laurens », avec l’exposition d’un portrait inédit de Schumann.

·         Publication d’un texte et d’un double CD consacrés à l’œuvre pour piano d’Albert Roussel, incluant l’analyse et l’exécution de six inédits, Mandala-Harmonia Mundi novembre 2006

·         Publication d’un article sur « ‘L’œuvre d’Henri Dutilleux » dans La Revue d’Histoire de la Touraine, Mars 2007, traduit en italien pour la Revue Finnegans, (Lombardie), publié en novembre 2007.

·         Nombreuses Conférences-Concerts pour les universités du Temps Libre

·         Exercices et Études culturelles organisés in situ pour les étudiants en Thèse et en Master

·         Erik Satie, Paris, Éditions Fayard, 2009, 600 p. (ISBN 9782213602523) 

·         « Vers une musicologie de l’interprétation », ouvrage collectif sous la direction de Jean-Pierre Armengaud et Damien Ehrhardt, aux éditions de l’Harmattan, Paris 2010.

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 16:49

cahuzacj.jpgC’est officiel, de son propre aveu sur son blog, il reconnait avoir eu un compte en Suisse, puis avoir transféré à Singapour: 600 000  euros sur un compte, qu’il vient de rapatrier en France. Il demande pardon au Président de la république, aux parlementaires et aux françaises et français..

"Par lettre du 26 mars 2013, j'ai demandé à Messieurs les juges d'instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke de bien vouloir me recevoir afin que, délivré des obligations de ma fonction, je puisse enfin donner les explications qui s'imposent au regard de la détention à l'étranger d'un compte bancaire dont je suis le bénéficiaire depuis une vingtaine d'années"…"J'ai rencontré les deux juges aujourd'hui. Je leur ai confirmé l'existence de ce compte et je les ai informés de ce que j'avais d'ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l'intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n'a pas été abondé depuis une douzaine d'années, soit environ 600 000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris",.

Médiapart doit exulter, légitiment, on se souvient encore des menaces de poursuites en diffamation de l’ancien ministre du budget. On peut, hélas, se remémorer toutes ses déclarations où il a juré sur tous les honneurs qui ne lui restent plus qu’il était innocent. A la télévision, à la radio, dans des interviews, à l’Assemblée nationale, au Sénat sur tweeter etc… et dans le secret du bureau du Président, on imagine que la dernière fois il a du dire enfin la vérité. Ce qui explique la phrase glaciale à son propos lors de son dernier entretien télévisé.

L’affaire est grave et surtout odieuse, elle jette la suspicion sur l’ensemble de la classe politique. Tant cet homme a, avec insolence, affirmé que tout le monde mentait, alors que lui seul était enfermé dans le plus terrible des mensonges. Mais qu’a-t-il cru pendant si longtemps, qu’il était au dessus des lois et qu’il échapperait aux juges ? Cela en dit long sur le mental de certains politiques auxquels le pouvoir a tourné à la tête.

Pour le gouvernement le coup est rude, très rude, c’est donc bien par ses propres amis que l’on est trahi… ministre du budget Jérôme Cahuzac avait la tâche de faire le ménage dans les comptes et d’instaurer les contours de la rigueur. Quelle mascarade, quel coup porté au crédit de l’Etat ! Comment le Premier ministre et le Président de la république ont-ils pu se laisser piéger ainsi par cet homme.

Des comptes sont à rendre à l’opinion publique, vite et très vite… Alors que Jean-Noël Guérini, le président PS des Bouches du Rhône est lui-même aussi entendu par les juges et en garde à vue…

A l’heure où les sacrifices sont demandés, parfois mêmes à ceux qui n‘ont pas grand chose, l’écœurement ne peut que s’installer dans des bouches désormais amères. Le trouble n’en finit pas de s’abattre sur la société française et les sondages d’opinion, déjà au fond du trou, risquent fort de percer l’envers de la croûte terrestre….

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 16:02

Agid-Olivier.jpg

 

Olivier Agid est né en 1951 à Puteaux, il vit et travaille à Paris. Artiste, études en architecte, en esthétique à Paris VIII, il combine pratique et théorie. Il a entrepris un travail d’écriture artistique en image entremêlant les techniques et les matériaux avec l’ambition de dire, à travers la Cité, le monde et le vivant.

(Il est le fils de René et Sylvia Agid, proches de l’écrivain Romain Gary. Il est le frère aussi d’Yves Agid, spécialiste mondial de la maladie d’Alzheimer.

  

En 1998, sa thèse à Paris VIII s’intitulait : « Acte image, arts éthiques » sous la agid-Olivie3r4-copie-1.jpgdirection d’Edmond Couchot. Il se définit comme peintre, plasticien et architecte ; Il enseigne à l’école d’architecture de Clermont Ferrand, à l’école des Beaux Arts du Havre.De l’art, il dit : « c’est une activité permettant d'expérimenter et modifier le champ social et politique  ». A partir de là il développe un travail sur fond d’images aux fins de représenter toutes les facettes des mutations de la société.

   

 

 

 

Olivier Agid parle aussi de lui comme d’un iconographe, son imagination fait alors appel à la peinture et au dessin, mais la photographie occupe une place importante, ainsi que la vidéo et l’infographie. Il pense et intériorise son travail, aux risques de se couper des réseaux d’art. Plasticien, sans aucun doute, mais aussi penseur de la société, de ce qu’elle accouche et par quels détours et mécanismes elle produit du sociétal. C’est l’Evénement qu’il traque et use parfois de mots, mais peu de mots, et beaucoup d’images, allant jusqu’à faire le lien du dessin à l’image numérique qui le fascine.

La cité est au cœur de son propos, ses dimensions et son organisation l’obsède. De ce parcours mental il donnera vie à une œuvre d’art monumental « L’Oiseau Pylône » qu’il réalisera en 1986 pour la ville d’Orly (Avenue marcel Cachin) à partir de pylônes métalliques réservés aux installations EDF à hautes Tension.

Puis se sera l’aventure du creux de l’Enfer en 1987 à Thiers, ancienne friche industrielle qui lui tiendra l’esprit pendant de nombreuses années. Celui-ci deviendra un centre d’art Contemporain qu’inaugurera Oliver Agid avec d’autres : Marc Couturier, George Trakas, Michel Gérard etc… Depuis il a installé la réputation de la ville de Thiers dans le monde entier.

 

Il sera le créateur de l’atelier Cité-image (WWW.cite-image.archi.fr ), une cellule de recherche qu’il a mis au point, avec l’appui du Bureau de la recherche architecturale et de la Délégation aux arts plastiques. Olivier Agid lui assigne comme objectif « la mise en place d’une analyse expérimentale sur le rapport entre la création de la Cité et les possibilités actuelles de conception en images. ». Ce site vit régulièrement des contributions qui lui sont apportés et s’est développé dans d’autres cadres, par exemple :

WWW.plateau-web.com et   WWW.matricedentraygues.com

Agid pense son travail dans le temps…il fuit les urgences. L’atelier-agence de Paris qAgid-Olivie6r.jpgu’il a fondé est en connexion avec plusieurs autres lieux comme le Massif central, Le Havre, Thiers (Lieu qui lui tient particulièrement à cœur) en France, mais aussi New York, le Pérou, la Nouvelle Calédonie…, la Tunisie en ce moment. Il mène à bien de nombreux projets complexes, dont celui CO : ici-là-bas (1991-1995) en Nouvelle-Calédonie, projet axé sur la cohabitation et la juxtaposition entre les civilisations d’Europe et d’Océanie. Au Pérou il est allé chercher l’identité urbaine de Lima …, orchestrant le travail d’une trentaine de personnes. Cela a donné Translimamix (1998-2000) dans un premier temps, et Radio Imagen, associant cette fois aux images urbaines, des projets sculpturaux, des mises en lumières, dont celle d’un parc et un concert-image dans un stade. L’idée de la démesure et de la complexité loin de lui faire peur, l’attirent et le fascinent.

De Translimamix il fait une profusion de peintures, dessins, films, livres, édition de CD et d’un CD-Rom.

 

Toujours en recherche de choc de civilisations, il réalisera NC/NY, un diaporama de 400 images confrontant son séjour en Nouvelle-Calédonie et à New York. Il y explore les frontières de chacune de ces facettes du monde…pour y identifier les sens possibles. Atlantique et Pacifique face à face et en même temps identitaires pour quelque chose qui se déroule, des moments qui ont lieu et qui finissent par faire sens et places.

Agid-2002Eclat-LaSucriere-Lyon.jpgIl sera de la Fête des Lumières à Lyon en 2002 avec Eclat, mise en son et en lumière de La Sucrière, bâtiment industriel de 10 000 m2.

En 2003 il sera l’un des six invités des Nuits Blanches à Paris, aux Halles. Il y signera un parcours sonore souterrain et aérien. Celui-ci s’étirera de la place Carrée du Forum des Halle à la porte Saint-Eustache et à la porte du Pont Neuf.

Olivier Agid travaille à bout de bras avec l’ensemble des tenants du monde : institutions de toutes sortes, entreprises qu’il privilégie, associations, industries. Je me souviens de ma visite à son atelier au Parc de la Villette, de la profusion de ses œuvres, de leurs diversités et de leur éclectisme… Sa parole allait de l’art à la ville en passant par l’entreprise, toujours mue par un souci permanent d’interrogations du monde et des hommes qui composent la société. Un esprit en appel, tel un alpiniste escaladant en rappel une paroi vertigineuse. L’idée du vertige est partie prenante de son œuvre, parfois difficile à suivre, tant les risques pris sont énormes. Le processus de l’œuvre est toujours en marche, et sonne le tambour, rythmant pas à pas chaque jour qui passe.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 11:17

francois-hollande-s-est-defini-face-a-david-pujadas-sur_340.jpgCe matin en écoutant une grande radio périphérique, j’écoutais un humoriste et fermant les yeux je voyais notre président en salopette de plombier, la boite à outils en bandoulière, debout sur une barque dans la tempête et cherchant le cap… ce matin les commentaires sont saignants et l’opinion semble ne pas avoir été séduite par cette prestation, qui, hormis le décor n’était pas si mal que cela.

 

Pour la forme.

Les français ont la mémoire courte… et le président normal ne passe pourtant pas. Ainsi l’effort de simplification du décor voulu par Claude Sérillon est un échec patent.  Les deux hommes flottaient dans un immense décor vide, certes la crise est là, mais était-il nécessaire de lui donner une telle place ? A force de solliciter les communicants, on tire un poil trop fort sur l’imagination et  avec du neuf on finit par faire du rien.

S’il fallait être simple, le principe du plateau avec du public (des êtres humains en fait …) n’a pas été inventé pour rien, il « humanise » l’émission… Le direct depuis le bureau de l’Elysée donne plus ou moins de solennité selon l’installation des journalistes et du Président.

Le choix entre les deux formules dépend du moment. Présentement François Hollande avait besoin d’affirmer son autorité, à un moment où tous les indicateurs montrent qu’il existe un doute sérieux dans l’opinion, mais les français étaient aussi dans l’attente d’un cap. La réponse s’imposait d’elle même : le direct depuis le palais de l’Elysée. Nul besoin d’un master en communication politique ou d’un doctorat en sociologie pour comprendre cela. Difficile de comprendre une erreur aussi grave de la part d’hommes et de femmes, au pouvoir et normalement armés intellectuellement pour ne pas commettre d’aussi grossières erreurs.

Le Président s’est exprimé avec clarté et simplicité, sans embarras, il a répondu à toutes les questions. Certes Pujadas est resté courtois, il n’a pas cherché à mettre le président en difficulté. Certains le lui reprochent. Mais ce n’est pas un exercice de télé réalité, avec une course à l’audience, c’est un moment où le président doit s’expliquer, le dialogue se doit d’être ouvert.

François Hollande continue à cultiver l’image d’un homme honnête et compétent. En clair il fait bien le job, rien à lui reprocher de ce côté là, on est très loin des dérapages de son prédécesseur. Mais est-ce suffisant ?

 

Pour le fond.

C’est une tout autre affaire …. Complexe. Il a d’emblée affirmé que s’il était en héritage d’une situation difficile, il ne fuirait pas ses responsabilités. Mais tout de même la pression et l’attente sont énormes sur un homme au pouvoir depuis seulement 10 mois auquel on demande de résoudre des problèmes que d’autres n’ont pas réussi en 10 ans. Il faudrait ne pas le perdre de vue.

Mais cet argument n’est visiblement pas entendable par les français plongés dans une crise majeure. L’angoisse et la peur ont pris le dessus…  ils ont le sentiment qu’une course contre la montre s’est engagée et qu’ils en seront les victimes expiatoires.

Le niveau de chômage est tel qu’aucune famille n’est épargnée, quand dans certaines familles ce sont tous ses membres qui sont décimés.

La sincérité de « vouloir faire bien » de ce gouvernement n’est pas en cause, le problème serait qu’on doute de la qualité de leur écoute sur ces souffrances au quotidien. Sur ce registre J.L. Mélenchon n’a pas tort quand il pointe cette insuffisance.

L’isolement des Palais nationaux est une réalité, c’est un frein à la compréhension de l’opinion politique.

Par ailleurs il a clarifié le cap sur les 75%, les impôts, les allocations familiales, le cumul des mandats et les retraites. Sujet on ne peut plus oscillants ces derniers mois. On peut être ou ne pas être d’accord, c’est un autre sujet.

Que la droite soit déçue, on la comprend, François Hollande n’a pas annoncé la baisse des impôts pour les plus riches, ni le versement d’un chèque de plusieurs millions d’euros à l’héritière du groupe L’Oréal et encore moins qu’il allait fouetter les plus pauvres en les faisant travailler plus (juste un peu plus longtemps dans le cadre des retraites..). Pour cela il aurait fallu voter plus largement pour Nicolas Sarkozy.

Non le plus étonnant est venu de J.L. Mélenchon qui sur Europe N°1 est apparu comme le premier opposant à François Hollande. Rien n’a trouvé grâce à ces yeux. Il a qualifié cette intervention par : « L’Elysée est enlisée », blague à deux balles, en ajoutant encore une couche : « Je vais faire une blague à la Hollande, tiens de vais faire un instant de Hollande ». Il l’a exécuté par  un président « désincarné, presque déshumanisé ».

L’UMP n’a plus grand chose à faire puisque Le Parti de gauche a décidé de faire le travail à sa place.

La question de la place des amis de J.L. Mélenchon dans l’exécutif des collectivités territoriale est définitivement posée.

Si la confrontation d’idées est juste, et le Parti Socialiste a su au cours de l’histoire démontrer qu’il en était capable pendant ses congrès (un peu trop au goût de certains !) de s’écharper sur les idées, là cette attitude, qui avait commencé pendant la campagne, n’est plus tolérable.

En attendant l’heure des bilans qui viendra vite, mais de grâce qu’on laisse un peu de temps, le président s’est fixé une première échéance pour le chômage et le retour de la croissance : la fin de l’année, soit un an et demi après son arrivée au pouvoir, la responsabilité de ceux qui croient encore que la droite au pouvoir  n’est pas une fatalité, est énorme.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 18:08

Antoine-de-Bary-5703-4.jpgC’est dans l’Ariège, le 11 septembre 1936, aux Bordes-sur-Arie que né Antoine de Bary. Son enfance est celle du voyage, il passe deux années à Madagascar à Tananarive où la vocation d’artiste, de peintre le saisit. Il a 13 ans. Et depuis il court le monde et invente chaque jour l’art.

C’est au cours de ses études secondaires, dans une pension où il a finit par se poser qu’un professeur de dessin le forme et lui donne définitivement le goût des arts plastiques. Il fait en même temps du sport de compétition dont il gardera la passion pour l’exploit, l’aventure et le danger qui caractériserons sa carrière de plasticien.

C’est à 20 ans, en 1956 qu’il entre à l’Ecole nationale des Arts décoratifs à Paris. Puis il rejoint l’atelier de Gromaire, qui a 40 ans est au sommet de son art, un art unique, ami de Rouault et Dufy, il se tient à l’écart de tous les courants. Il explore pour son compte personnel. Antoine de Bary, malgré le peu de temps qu’il passa en sa compagnie a su garder le même esprit. Il se méfie des écoles et des chapelles.

La guerre d’Algérie, malheureusement le rattrape et il part faire son service militaire jusqu’en 1962. Avant de partir, il fait une grand rencontre qui va changer sa vie Marie-Odile, qu’il épouse an 1957. Aujourd’hui disparue, elle sera sa muse et son axe central, muséologue, elle investit de son côté l’art de la présentation et de l’exposition, tout en s’attachant à l’histoire et à la mémoire. Consultante, elle intervient sur de nombreux musées ; elle est l’auteur de deux ouvrages qui font référence : L’interprétation. Guide technique à l’usage du concept d’interprétation, éditions Atout France, 1999 et Manuel de muséographie. Petit guide à l’usage des responsables de musées, éditions Séguier, 1998. Ils auront, ensemble deux filles Pauline et Isabel.

Puis c’est une autre rencontre qui va le faire encore avancer, celle de Jean-Luc Perrot qui va lui enseigner le travail du verre émaillé aux usines Boussois. Son travail et sa réflexion sont en mouvement, à 31 ans il réalise sa première exposition à Anvers à la galerie Kontackt. 1966, c’est un départ en compagnie de Philip Martin  avec qui il expose dans plusieurs galeries françaises et étrangères.

1973, c’est l’année de son installation à Chaudenay en Bourgogne avec toute sa famille, mais à deux pas du TVG pour pouvoir circuler, voyager et vaquer à ses affaires. Il y découvre l’espace pour son travail. C’est aussi la rencontre avec Le Creusot à deux pas où il débute un nouvel apprentissage, celui de sculpteur/assembleur. Travaillant avec Marie-Odile sur des projets de musées, j’ai fait le voyage jusqu’à Chaudenay le temps d’un wek end. J’ai rencontré Antoine et je suis reparti avec un cadeau pour ma fille qu’il avait croisé à Paris, un tableau-collage en hommage à Arthur Rimbaud qu’elle garde toujours précieusement.

Il réalise, en 1976, le Film du cinéma qui sera aussi le point de départ de son projet des Mâts pour des Oasis, qu’il présente au centre Pompidou sous forme de 54 panneaux.

antoine-de-bary-mats-totme.jpgToujours en prise avec les questions de société qui le taraude, il commence son travail sur les travailleurs immigrés, particulièrement sur les marocains arrivés en 1939 et leurs fiches d’identité. C’est suite à la découverte fortuite dans un atelier abandonnés du Creusot qu’il tombe sur un millier de ces fiches, l’émotion est profonde, elle laisse des traces, sa vie a changé.

Il renonce aux expositions dans des galeries, il veut autre chose, plus d’espace et plus de sens à la fois ; le multimédia est une réponse, en partie, à ses questions. Ce sont les faits de sociétés qui centralisent son attention et son interprétation. L’idée des anonymes abandonnés et oubliés, le poursuit, il y travaille.

Il organise une première exposition itinérante sur l’immigration qui s’intitule La Rupture (photomontages, assemblages, collages, etc…).  Ensuite il s’attaque au thème et au paradoxe du risque et de la sécurité, ce terrain là donnera l’exposition Diable Blanc avec le soleil du dernier terrain. C’est aussi la découverte du funambule Michel Brachet, surnommé justement le Diable blanc.

Il voyagera au Mali en 1988, où il rencontrera Alpha Oumar Konaré, président de la république malienne de 1992 à 2002. Il exposera au Mali (1990) et développera ses mâts-totems (sculpture faite d’un tronc d’arbre dans lequel il incruste une boîte en ébène contenant une feuille d’or décorée d’une porcelaine), dont la symbolique porte l’idée du rassemblement. Du Mali au Québec (1993), à l’Espagne (Aragon 1995) il multipliera ses projets de Mâts. Désormais c’est à l’espace qu’il en veut, il l’investit et projette ses Mâts-Totem en France (Morvan 1999) désormais, mais aussi en Allemagne (Brême 1996) et en Pologne.

Toujours plus loin, toujours plus fort et c’est l’aventure du Musée hors les murs en 2001, créer des œuvres dans les lieux publics, aller en direction de ceux qui n’ont pas l’occasion de voir des œuvres d’art, entamer le dialogue avec eux, l’art en mouvement et en discussion. Ce sera l’occasion pour lui de céder 265 pièces à une quarantaine d’établissements publics en Bourgogne.

antoine-de-bary-14-millions.jpg2003, il entreprend le projet Quatorze millions d’hommes et de femmes se déplacent chaque jour dans le monde…à l’écomusée de la Bresse Bourguignonne.

Maintenant il travaille à Terres et trésors en hommage à l’Afrique, 21 quadriptyques destinés à voyager.

Antoine de Bary vit aujourd’hui à Montreuil, en Seine Saint-Denis en France. Il envisage toujours le monde comme un projet à l’action…

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 16:29

Pinguad-Bernard-copie-1.jpgVoilà un homme qui a traversé le siècle dernier, jeune homme il a flirté avec l’extrême droite française, a été un proche de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, qui a participé à l’aventure de la revue des Temps modernes, il entre et reste comme fonctionnaire, rédacteur des débats à l’Assemblée nationale, il rate de peu le Prix Goncourt en 1950, qui s’engage contre la guerre d’Algérie, prend parti pour Michel Rocard, fait campagne pour Mitterrand, puis part au Caire comme Conseiller culturel… Aujourd’hui il vit à Collias dans le Gard.

Souvenirs…

J’ai bien connu Bernard Pingaud et partagé une toute petite partie de sa vie. Il a illuminé ma vie de jeune homme engagé en politique. Sa vaste culture, jamais pédante, son réseau des hommes, jamais envahissant, son engagement politique, jamais sectaire, sa gentillesse et sa générosité toujours disponible m’ont marqué à jamais.

Il y a encore quelques mois, du fond de sa retraite dans le Gard, il m’appelait en pleine campagne présidentielle pour que je lui donne les derniers sondages et les derniers pronostics. Michel Contat disait en parlant de lui un « gauchiste modéré », pratiquant ainsi l’oxymore un peu à l’excès. Mais quand je réfléchis à cette formule et ce qu’elle sous-entend, je comprends ma proximité avec Bernard Pingaud et les bons souvenirs de campagne que je garde de lui. Je pourrai faire mienne cette qualité de : « Gauchiste modéré »…

La liberté, comment faire ?

Bernard Pingaud est né à paris le 12 octobre 1923. Ce sera un parisien, il fait ses études secondaires au lycée Pasteur de Neuilly, puis ce sera la voie royale de l’Ecole normale supérieure. Pourtant il choisira d’intégrer l’Assemblée nationale, comme secrétaire des débats jusqu’en 1974. Il en sortira, à l’étonnement de ses collègues, comme le plus jeune retraité d’entre eux. La liberté, le mot qui fonde son action. Combien de fois ne m’a-t-il pas vanté les mérites du poste, m’engageant à préparer le concours ; la liberté disait-il. Un excellent salaire et beaucoup de temps libre pour écrire, pour militer et pour agir.

Un chemin compliqué et engagé.

Car Bernard Pingaud est un militant qui a pris parti tout au long du 20ième siècle, épousant les contorsions de l’histoire et cherchant sa voie. Tout jeune homme, il le confesse dan ses mémoires « Une tâche sans fin » il adhère aux thèses d’extrême droite du régime de Vichy, emporté par son admiration pour Brasillach. Mais c’est aussi ses débuts littéraires sous les auspices de Roland Laudenbach, le fondateur des Editions de la Table Ronde, qui lui publie Mon Beau navire  en 1946.

Le livre fera le lien et le chemin avec Jean-Paul Sartre, dont il est le sujet à travers l’analyse des Chemins de la liberté. Il passera donc avec armes et bagages dans l’équipée de Sartre et de Simone de Beauvoir, dont il sera très proche. Il est déjà loin le petit jeune homme à l’allure frêle excité par les idées de l’extrême droite pour mieux contrarier son père. Il s’engage avec ferveurs dans le Comité des intellectuels contre la poursuite de la guerre en Afrique du Nord. Il sera signataire du Manifeste des 121 (1960).

Entre temps, il publie toujours aux Editions de la Table ronde L’amour triste en 1950 et Le prisonnier en 1958. Puis il accompagne le nouveau roman un certain temps. Mai 1968, c’est l’heure de la liberté, son heure à lui. Il participe avec Michel Butor et Jean-Pierre Faye à la création de l’Union des écrivains. Mais c’est aussi son passage aux éditions Gallimard et sa célèbre couverture blanche… il y publie La scène primitive en 1965, la voix de son maître et L’imparfait en 1973.

Le parti socialiste.

Puis, c’est l’engagement au Parti Socialiste dans la période foisonnante qui suit le Congrès d’Epinay de 1971. C’est encore l’heure de s’engager, de s’engager pour Changer la société (le slogan du PS), il dirige alors le groupe d’études du secrétariat à l’Action culturelle jusqu’en 1979. Son parti pris pour Michel Rocard, qui tente alors de s’opposer à François Mitterrand, le marginalise au sein du PS, comme tous ceux qui feront ce choix.

C’est à cette période que je rencontre Bernard Pingaud et que je travaille avec lui et Jérôme Clément sur les dossiers culturels, sensés alimenter la campagne de Michel Rocard.  Avec le retrait de la compétition de Michel Rocard, il rallie, comme nous tous, l’équipe de campagne de François Mitterrand. Il commence et poursuit toujours une amitié littéraire avec Catherine Clément, tous deux collaborent à la revu l’Arc.

En 1981, son parcours, son engagement le désigne naturellement aux yeux de Jack Lang, nouveau Ministre de la Culture pour présider une importante commission pour l’avenir encore à construire : la Commission des réflexions sur la politique du livre et de la lecture. Il sera à l’origine du prix unique du livre qu’il recommande en 1982 dans son rapport co-publié avec Alain Barreau.

1983, c’est le départ pour l’Egypte, comme conseiller culturel jusqu’en 1997. A son retour en France Jean Gattegno, Directeur du livre au ministère de la culture lui confie encore une mission et un rapport : Le droit de lire (mai 1989). Infatigable, il poursuit son activité comme président de la Maison des écrivains et de la littérature à Paris de 1990 à 1993.

Il publie chez Gallimard Adieu Kafka en 1989, et passe aux éditions du seuil, où il publie Bartoldi le comédien en 1966, Tu n’es plus là en 1998 et au Nom du frère en 2002.

Il n’aime pas parler de sa vie personnelle, de son divorce, pourtant ces années là seront celles d’une terrible douleur, la perte de deux de ses fils, l’un du Sida, l’autre d’une leucémie. Son dernier fils Denis Pingaud est le vice-président exécutif d’OpinionWay, spécialiste de la gauche et de l’extrême gauche, il a publié de nombreux ouvrages.

Il fera un passage chez Joëlle Losfeld en 2003 avec L’andante inconnu, Mon roman à moi, et en 2011, son dernier roman connu L’horloge de verre chez Acte Sud.

Un homme d’idées.

En parallèle à son œuvre de romancier Bernard Pingaud a écrit de nombreux essais. De 1954 avec un ouvrage sur la Hollande dans la collection Petite planète des éditions du seuil à La bonne aventure, toujours chez le même éditeur en 2007.

Signalons son remarquable Mme de la Fayette, dans la collection Ecrivains de toujours en 1959, aux éditions du seuil, L’expérience romanesque chez Gallimard en 1966 et Ecrire, jour et nuit en 2000.

Enfin, en 2009 il livre sa biographie : Une tâche sans fin (1940-2008) de nouveau aux éditions du Seuil qui révèle toute l’ampleur de sa personnalité, et combien il a marqué son temps. Il a voulu ce livre pour dire, en tant que romancier, essayiste et militant de la culture sa passion, ses chagrins, ses regrets et son précieux témoignage sur le temps, le temps qui a passé avec son lot d’espoirs et de déception. Mais il reste impitoyable avec son pire ennemi, lui-même qu’il qualifie d’ « écriveur »… il donne plus d’importance au Monde en tant que tel, qu’à sa réecriture par l’écrivain. Il reste qu’il est encore le veilleur, le guetteur, celui qui sait et qui regarde du haut de sa vigie, il n’a pas fini de nous surprendre, le meilleur est encore à venir.

 

 

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 17:39

Soldat.jpgJe relisais un article du mois de septembre qui relatait déjà la perdition dans les sondages et les interrogations sur les capacités de l’équipe gouvernementale à faire face. Six mois plus tard la chute s’accélère et les doutes se renforcent… pour reprendre la célèbre citation de Lénine : « Que faire ? », en russe : Что дѣлать?  

L’environnement international et européen est anxiogène, les crises de l’Euro se succèdent : Irlande, Portugal, Espagne, Italie, Grèce et maintenant Chypre. A qui le tour demain ? Le Chômage est sur le point de franchir un record historique (celui de 1997) à quelques milliers de personnes près, le mois prochain le record sera établi, triste record ! De la même manière c’est une baisse historique du pouvoir d’achat à laquelle il nous faut faire face en 2012 (- 0.4%). Cela du moins est vraiment l’héritage laissé par Nicolas Sarkozy.

Mais, bon l’ampleur des difficultés fait qu’il n’est pas raisonnable de s’abriter derrière les conséquences tragiques de la politique de la droite menée ces dix dernières années… Même si cela est vrai, on demande des comptes à la gauche, alors qu’elle n’en est même pas encore à un an de son arrivée au pouvoir. Mais l’opinion ne supporte pas que l’on s’abrite derrière ce paravent. Et puis l’exercice du pouvoir c’est celui des réalités. Soyons responsables !

Les obstacles s’accumulent : le PIB ne redémarre pas : -0.3% au quatrième trimestre de 2012, les caisses de retraite sous l’étau de la montée du chômage (moins de cotisants) sont obligées de prendre une mesure historique : celle de désindexer les retraites sur le coût de la vie ( en langage clair : c’est une baisse programmée des retraites sur les 5 ans à venir), le gouvernement va devoir trancher aussi pour le régime général dans les semaines à venir.

Mais surtout ce gouvernement, visiblement rejeté par l’opinion, même si c’est un peu vite, a le courage de s’attaquer au déficit infernal, creusé par la droite et la gauche pendant 30 ans, du budget de l’état. Il est le premier à dire que ce n’est plus possible de renvoyer le problème aux générations futures. Et il n’a pour seul soutien, hormis les rangs apeurés du groupe PS aux assemblées, que François Bayrou qui souligne son courage et réaffirme sa proximité avec François Hollande.

L’opération est sévère sur le collectif budgétaire voté en 2012, elle est saignante sur le budget 2013, elle s’annonce affolante pour 2014 avec des questions cruciales pour l’avenir même de l’armée française. Ils font le sale boulot, et comme on le sait bien le peuple ne remercie jamais ceux qui se salissent les mains.

Que faut-il faire pour sauver le soldat Hollande ? Et bien qu’il commence à se sauver lui-même, en changeant sa stratégie. Les français ont peut être envie qu’on leur parle clair et surtout qu’on leur dresse un plan de bataille. Tout cela n’est pas naturel au caractère de François Hollande. S’il a bien conscience depuis le début, déjà pendant sa campagne il mettait en garde son entourage sur la crise qu’ils allaient devoir assumer et affronter, que l’exercice du pouvoir serait raide, il lui reste à changer radicalement de méthode. Le « je vais vous rassurer »  n’est plus de mise… le temps du petit père Queuille est révolu, il y a trop d’alertes à l’extérieur qui font tout déborder.

Demain soir, en parlant droit dans  les yeux aux français, il devra dire la vérité sur la crise et le chemin de croix qui nous attend. Il faut bien appeler un chat un chat. Mais surtout, comme il faut « assurer » la pérennité de l’état, il doit nous dire les étapes qu’il entend mener sur les quatre années qu’il lui reste. C’est le langage de vérité et les lumières du chemin qu’il saura allumer qui feront que, parmi les ombres, se lèveront d’autres soldats pour lui venir en aide. Sinon…

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 16:58

Pierre-Die-Mallet.jpgIl faut avoir atteint un certain âge, pour se souvenir à Nancy, place Stanislas de l’étrange silhouette héraldique d’un peintre et son chevalet, tout droit sorti du « passé », avec sa blouse blanche et un immense nœud en soie noire autour du cou Il s’agit de Pierre Dié Mallet, auquel je veux rendre hommage, l’histoire n’ayant fait que peu d’effort pour signaler son existence à nos contemporains. Il laisse pourtant derrière lui une œuvre religieuse importante. Son caractère difficile et son excentricité ne sont pas pour rien à l’absence de traces significatives sur son travail.

Il est né le 31 décembre 1895 à Rambervilliers dans les Vosges et décédé à l’âge de 81 ans le 5 décembre 1976 à Nancy (54). Profondément pieux, il ajoutera le jour de sa confirmation à son prénom Pierre, celui de Dié, par respect et dévotion à Saint Déodat, patron épiscopale de Saint Dié, dans les Vosges. Il épousera Jeanne qui restera à ses côté toute sa vie et organisera tant bien que mal sa vie matérielle.

Il sera l’élève de Victor Prouvé de l’Ecole de Nancy, qu’il ne rejoindra pas et aussi celui d’Emile Friant qui inspirera son travail. Son œuvre sera entièrement consacré à sa foi. Elle sera religieuse, hagiographique et héraldique. Sa peinture se veut figurative à l’extrême, avec un souci méticuleux des détails, jusqu’à donner l’impression d’un foisonnement vertigineux à la source même de sa création. Dévot, il l’était et il laisse sa trace dans un nombre impressionnant d’églises en Lorraine.

C’était aussi un érudit qui consacra sa vie à l’étude de l’histoire religieuse en Lorraine et a entretenu une importante correspondance à ce sujet. Dié Mallet aimait peindre, sculpter, mais aussi écrire. Ses lettres, d’une écriture littéralement sculptée, était portées par un style plein d’emphase et de figures rhétoriques. J’ai conservé une correspondance que j’ai entretenu avec lui adolescent et en internat. Je l’ai connu, par intérêt pour la peinture et pour le personnage. Mes parents lui ont commandé un portrait de moi à l’huile. Il en fit quelques dessins pour lui-même et un fusain, avant la peinture à l’huile elle même.

 

Pierre-Die-Mallet--l-homme-a-la-pipe.jpgPortraitiste, ce qui lui permettait de vivre, il utilisait son travail pour le reporter sur des commandes religieuses. Mon visage d’adolescent a le privilège d’orner nombre d’églises en Lorraine… De la même manière que l’on retrouve le visage de sa femme Jeanne dans la représentation de Jeanne d’Arc qu’il fit pour la Basilique de Domrémy.

On peut le qualifier de peintre, statuaire, enlumineur et héraldiste. Son érudition exceptionnelle lui fait réaliser des tableaux d’une minutie exceptionnelle et foisonnants de détails. En témoigne la grande mosaïque qu’il a réalisée pour l’abside de la basilique Sainte Jeanne d’Arc au Bois Chenu de Domrémy.

Il consacrera sa vie, d’une part à peindre pour lui-même, il laisse une collection impressionnante de toiles sur la ville de Nancy et à peindre sur commande, mais aussi par dévotion naturelle, une quantité impressionnante de fresques, de vitraux et de peintures dans les églises et communautés religieuses de Lorraine.

L’œuvre est vaste et significative de son goût pour l’histoire, le patrimoine, la religion et les gens auxquels il s’intéressait. Il a beaucoup travaillé avec Jean-Marie Cuny, animateur, entre autre de la célèbre Revue Lorraine populaire et surtout passionné d’histoire et de gastronomie lorraine. Il a, ainsi, réalisé la couverture de son fameux livre de recettes de cuisines régionale : La cuisine Lorraine. L’écrivain régionaliste disait de lui : « C'est le dernier artiste qui ait fait des représentations historiques, la plupart du temps religieuses ». On lui doit la présence de nombreuse statues en Lorraine dont : Celles de Notre Dame de Sion, les divinités gréco-romaines de l’hémicycle de la place de la Carrière à Nancy, la statue du duc Antoine au dessus de la porterie du Musée Lorrain.

Sa technique était riche, il savait utiliser tous les arts : peinture à l’huile, aquarelle, lavis, pastel, il utilisait même une technique particulière, celle de la chrisographie, une gravure à la pointe sèche d’une feuille d‘or fin adhérente à une lame de verre. Cette technique remonte à la plus haute antiquité sur verre, sur peinture, sur tissu et surtout sur papier.

Pierre-Die-mallet-Bateaux-de-peche.jpgLe musée de Saint Dié a réuni une importante collection de dessin de Pierre Dié Mallet , 1500 esquisses qui permettent de mieux pénétrer l’art du maitre.  Celui-ci dessinait ses personnages nus, avant de mettre en place le drapé des vêtements.

Enfin l’héraldisme sera sa passion et sa spécialité, ses créations de blasons sont aussi très présents dans toute la Lorraine : Gérardmer, Vandoeuvre, Champigneulles, Laneuville, Rambervilliers (sa ville natale).Son blason des ducs de Lorraine est à l’Hôtel de la Reine à Nancy.

Il sera ami de Jean Lurçat, originaire comme lui des Vosges avec qui il partagera ce goût prononcé du foisonnement. Mireille Canet, historienne d’art dit de lui : «C'était un excellent illustrateur mais avec un côté chromo ».

La ville de Rambervilliers a rendu hommage à sa mémoire en donnant son nom au centre, rue Georges Folmard qui abrite diverses associations culturelles, sportives et caritatives ainsi que l'Espace Emploi Formation

Je retiens de lui sa passion pour la Lorraine, son art subtil de la mise en scène et de la provocation. Car tout religieux qu’il était, il se permettait aussi l’outrage, parfois le scandale à la manière des surréalistes. En cela il était profondément de son temps.

auto portrait de Pierre Dié Mallet

auto portrait de Pierre Dié Mallet

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 10:55

bigo.veronique4.jpgVéronique Bigo est une des artistes les plus inspirées de sa génération qui en a vu passer de toutes les couleurs. A 66 ans elle s’est construit une belle carrière, une œuvre narrative puissante qui nous raconte l’histoire du temps et des objets qui y passent. Le temps, les objets, deux signes distinctifs de notre société contemporaine. Artiste engagée, elle prend le parti pris de « dire » à travers la modernité ce que le futur porte en lui. A ce titre, elle s’inscrit pleinement dans la deuxième génération de la nouvelle figuration.

Artiste peintre, elle est née en 1946 à Lille. Son engagement vis-à-vis de l’art prend forme très tôt. Elle fait ses études à l’Ecole des Beaux Arts de Lille. Diplômée, elle emporte en 1970 une Bourse qui lui permet de s’installer à Rome. Elle y vivra 16 ans, jusqu’en 1986 où elle s’installera à Paris.

C’est lors de ce long séjour à Rome qu’elle formalisera les bases de sa peinture, qui tout en progressant, seront les constantes de son œuvre. Une toile de lin brut sera le lieu de son inspiration atypique. L‘essentiel est noir, avec des moments de rose, vert ou jaune…l’inspiration puise à la fois sur la ligne des objets et sur leur rapport au temps. L’expression est nettement figurative, tout en liant la figure à son rapport à l’espace, et sa vie… vieillir est « le tempo » majeur de cette artiste.

Aujourd’hui l’artiste s’est installée à Marseille où elle vit et travaille.

 

Bigo.veronique2.jpgElle poursuit l’œuvre engagée, à la fois autour de la thématique des objets auxquels elle donne une autre vie, c’est un gobelet sur grande toile, soumis au jeu cruel de la lumière et des ombres, un sac à main qui vire au passé agrémenté de vert, de rose et de bleu, passé au radar de contrôle d’un aéroport… une vie, un mouvement. Mais Véronique Bigo reste présente sur le front de l’architecture. Elle participe à divers projets d’aménagement urbains : bureaux, usines, aéroports et même appartements. Elle conçoit et réalise du mobilier et des objets.

Véronique Bigo est passée à l’enseignement, après des passages aux écoles d’architecture de Saint Etienne et de Toulouse, elle enseigne aujourd’hui à l’Ecole d’Architecture de Paris La Villette en Arts plastiques et visuels.  

Sa carrière démarre en 1974 avec sa participation au 25ième salon de la jeune Peinture. Elle se poursuit avec de nombreuses expositions personnelles et collectives. En 1986, à l’Institut français de Florence et de Rome. En 1997 au MAMAC, musée d’art contemporain de Nice et en 1998 au center Culturel de la ville d’Athènes avec Parcours, « 20 lieux – 20 métaphores (hier et aujourd’hui) ». En 2011 avec sa rétrospective à la Villa Tamaris Center d’art (La Seyne/mer) …

 

bigo.veronique3.jpgElle joint son aventure personnel à d’autres : ce sera en 1977 « Mythologies quotidiennes 2 » au musée d’Art Moderne de Paris, en 1982 « Mes Pierres mystérieuses », Musée des Beaux Arts de Lille, en 1985 « Tracé de Mémoire » FRAC de Champagne Ardennes, en 1994/1995 « La femme, 40 ans de séduction », exposition itinérante et en 2010 c’est sa  participation à l’Exposition Universelle de Shanghai, au pavillon de la France.

Ses œuvres seront achetées par de nombreuses institutions et musées : le Centre national Georges Pompidou (1982), le Musée de la Poste (1990), l’Assemblée nationale (1991), la Ville d’Aix en Provence (1993), mais aussi la Banque Paribas, Schlumberger, le groupe Bonduelle, la Banque Crédit Agricole, le Carlton…

Par son intense activité artistique et un imaginaire en perpétuel mouvement qu’elle a su insuffler à son travail, elle rejoint les plus grands : Gérard Fromanger, Valerio, Adami, Henri Cueco, Erro…

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 16:33

nucleaire1.jpgDans ma jeunesse j’avais fondé le MAERLE : Mouvement Autogestionnaire Ecologique de la Région  Lorraine à Nancy (54).Nous avions simulé en 1972 un accident nucléaire à la centrale de Cattenom (en projet) pour mettre en garde les habitants de cette région contre la dangerosité du nucléaire. En un accident, un seul, le retard de morts en comparaison avec la mine serait plus que rattrapé.

Les accidents sont possible, le passé nous l’a prouvé, voici dans une longue liste accessible sur Wikipedia les principaux :

·         28 mars 1979, centrale nucléaire de Three Mile Island, Pennsylvanie.

·         26 avril 1986, catastrophe de Tchernobyl, en Ukraine. Accident de niveau 7 selon l'échelle INES.

·         11 mars 2011, Accident nucléaire de Fukushima, Japon. Un accident nucléaire d'abord reconnu de niveau 6, puis le 12 avril, porté au niveau 7 sur l'échelle INES.

Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima, chacun à leur manière dans des circonstances diverses ont apporté la preuve que l’industrie du nucléaire n’était pas à l’abri d’accidents avec des conséquences dramatiques. Nous sommes loin de mes jeux prémonitoires de jeune homme.

Ce mardi 26 mars, l’Institut de radio protection et de sûreté nucellaire (IRSN) a publié un rapport qui fait froid dans le dos, décrivant par le menu détail le scénario catastrophe d’un accident nucléaire majeur en France. Ce rapport date de 2007… six années pour le rendre public, le gage de transparence a l’allure d’un escargot. Le communiqué qui l’accompagne est un peu alambiqué comme tout ce qui concerne la communication officiel autour du nucléaire en France. En 1986 le professeur Pellerin assurait au journal de 20 heures que le nuage radioactif de Tchernobyl s’était arrêté pile poil à nos frontières. On nous prend pour des idiots et cela continue…

Là, on nous dit que les données de 2007 ne sont pas confirmées par les travaux récents de l’IRSN, elles sont qualifiées « d’extrêmes ». Pas confirmées, mais pas infirmées non plus. Bon que dit le rapport ? Si un accident grave survenait en France, de l’importance de celui de Fukushima, c’est à dire « non contrôlé », c’est le mot employé, le coût en serait de 760 milliards d’euros (Budget annuel de la France 292,9 milliards d’euros). Quelques lignes plus loin le rapport estime que si les paramètres d’accompagnement étaient très défavorables, en particulier la météo, le coût pourrait monter jusqu’à 5 000 milliards d’euros ; puisqu’avec des vents défavorables le gouvernement serait amené à dédommager les pays frontaliers. La ruine définitive du pays !

Sans retenir ces chiffres extrêmes (mais qui proviennent de scientifiques aguerris, et non pas des adeptes des thèses complotistes), le chiffre a été actualisé à 120 milliards d’euros par Patrick Momal qui a étudié le sujet, toujours dans le cadre de l’IRSN. Ce qui représente tout de même encore trois à six années de croissance en France… L’impact serait bien plus important que ne l’a été celui d »AZF à Toulouse ou la marée noire de l’Erika (ordre de grandeur 2 milliard d’euros).

Mais l’IRSN avait aussi publié une étude en février 2013 qui actualisait le montant à 430 milliards d’euros, soit 20 % du PNB de la France. Et comme pour se rassurer, on croit rêver, le Directeur général adjoint de l’IRSN déclare : "On arrive nettement en dessous d'un ordre de grandeur de 5 800 milliards d'euros", soit une fourchette d’évaluation qui ne saurait « dépasser les 1 000 milliards d’euros ». OUF ! on est soulagé, merci Monsieur le Directeur général adjoint…

Les conséquences directes seraient dévastatrices : plus de 10 000 à 100 000 réfugiés au minimum, l’arrêt de toutes les centrales entrainerait un surcout considérable pour y substituer d’autres approvisionnements, la filière nucléaire française (exportatrice) serait discréditée, la France qui est un empire agricole se verrait de la même manière dégradée, et la France 1er destination touristique au monde y perdrait beaucoup.

Sans compter, bien sûr, les morts, les blessés, les condamnés à mort, les déportés et tout un pan du territoire national (et peut être européen) gelé pour des générations entières. Cela mérite réflexion, l’argument de lé sécurisation de la filière française ne tient pas, en un seul incident majeur nous perdrions tout ! Cela mérite tout  e même un débat national. La France est le pays engagé le plus loin dans le nucléaire, visionnaire ou porteur de l’apocalypse ?

 

 

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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