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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 13:17

Que de souvenirs, avec Campus, Michel Lancelot a écrit une des plus belles pages de l’histoire de la radio. Ce michel-Lancelotjpg.jpgfût l’émission phare d’Europe 1 et l’on peut regretter amèrement l’incroyable médiocrité de cette station des années après. Il est difficile de croire qu’elle fût pourtant porteuse de cette voix incroyable, dans la nuit, celle de Michel Lancelot.

 

Né le 17  janvier 1938 à Linz d’un père irlandais et d’une mère autrichienne, il est mort bien trop tôt le 24 février 1984 à Paris d’une crise cardiaque.  46 années éclair, denses et vives comme son esprit. J’entends encore sa voix, j’avais 16 ans, la pleine adolescence, Campus était comme un refuge pour moi, source d’inspiration et d’ouverture. J’ai appris, entre autres, avec lui à penser.

Il a fait des études de psychologie et d’histoire - géographie  pour se lancer dans le journalisme ; Combat puis l’Aurore, belles références pour un débutant, il devient reporter à l’ORTF pour l’émission 5 Colonnes à la Une, encore une grande école de la vie.

Ce sera Lucien Morisse , directeur artistique, qui le découvre et lui confie en 1968 l’antenne d’Europe 1 le soir avec une émission qu’il crée et anime Campus. Celle-ci durera quatre années du 4 avril 1968 au 8 septembre 1972. Il fera des débuts tonitruants  avec les événements de mai et juin 1968, qu’une certaine classe politique ne lui pardonnera jamais.

Pour moi, c’est la voix qui apportait dans mon petit univers d’adolescent esseulé de l’espoir et une ouverture au monde. Son audience était énorme, elle ferait rêver les responsables d’Europe 1 aujourd’hui, en moyenne ce sont un million deux cents milles auditeurs chaque jour .avec des pointes spectaculaires à sept millions pour les fameux Spéciaux . Il fera passer la station devant radio Luxembourg et France Inter.

Campus c’était la couverture de tous les événements étudiants (particulièrement riche en mai 68) mais aussi l’actualité internationale : le Printemps de Prague en direct. Documents sonores chocs, petites interviews,  et surtout cette musique d’Outre Manche qui commençait à déferler en France. Mais sil aborde aussi tout ce qui est tabou : la sexualité, la peine de mort, le suicide, l’homosexualité.

À partir du mois de septembre 1968 Michel Lancelot entreprend ses émissions spéciales : les Beatles, Léo Ferré, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, les Rolling Stones, etc. Ses liens avec les artistes sont très forts, Léo Ferré lui consacrera une chanson : Michel.

Après son expérience d’Europe 1, il enchaine avec difficulté d’autres expériences : comme acteur il joue le rôle d’un professeur dans le film d’Anna Karina Vivre ensemble. On le voit aussi dans le DVD consacré à Serge Gainsbourg : De Serge Gainsbourg à Gainsbarre de 1968 à 1991, comme intervieweur.

Il écrira de nombreux livres, dont : Campus, Violence ou non-violence, chez Albin Michel en 1971, le jeune lion dort avec ses dents : génies et faussaires de la contre- culture, Albin Michel, Paris, 1974 et Julien des fauves : roman, Albin Michel, Paris, 1979

Il restera dans la mémoire collective le symbole de la contre culture pour toute cette génération, dont je fais partie. Il laissera aussi derrière lui un mystère, personnage complexe qui de la contre culture, n’hésitera pas à collaborer avec le journal d’extrême droite Minute d’octobre 1966 à mai 1968, comme rédacteur en chef adjoint, en charge de la rubrique spectacle. Celui là même qui demanda en mai 68 l’expulsion de l’Allemand juif Daniel Cohn-Bendit.

Mais s’il fut celui qui porta la parole du Che, il s’adonna aussi au mysticisme le plus obscur, celui de Gurdjieff et Lanza del Vasto  s’interrogeant sur le racisme et le s origines…

Curieux, investissant la société, audacieux prêt à tous le sujets, sans tabou… il manque à la presse.

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Published by Jean Pelletier - dans Culture
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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 16:54

Il y a des mythes qui durent… les livres de la Pléiade en font partie. Alors que le 6447593413_1ecb9eb957.jpglivre numérique pointe le bout de son nez, menaçant l’ensemble de l’édition…, il pourrait y avoir des ilots de résistance. L’édition phare de la maison Gallimard ne risque pas encore de prendre l’eau : livres, albums, agendas et encyclopédie entretiennent allégrement la légende.

C’est en 1931, qu’un jeune éditeur indépendant Jacques Schiffrin (née en 1892 à Bakou dans une famille aisée investie dans la pétrochimie), créée la bibliothèque reliée de la Pléiade. Deux ans plus tard, le 31 juillet 1933, il se fait racheter par Gallimard. Il en quittera la direction en 1940 à cause de ses origine juives, Jean Paulhan prendra alors la direction de la collection. L’idée, simple au départ, devient vite un objet culte : proposer au lecteur l’édition des grands classiques en format de poche, avec une couverture en cuir souple, et un papier fin, dit papier bible.

Le nom prend sa source dans une constellation d’étoiles, mais aussi en référence au groupe de poètes du XVIe siècle (Pierre de Ronsard et Joachim Du Bellay), et enfin, on l’ignore souvent, un groupe de poètes classiques russes, pléiade en russe signifiant « empaqueté ». Le 1er exemplaire, mythique et recherché des bibliophiles est paru le 10 septembre 1931 ; consacré à l’un des plus grands poètes français : Charles Baudelaire. Le ton est donné, suivront Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, mais aussi Allan Edgar Poe.

C’est seulement après-guerre et sous la direction de la famille Gallimard (Raymond, Michel puis Antoine) que la publication se voit complétée par un «appareil critique » important confié à des universitaires de renom. A cette tache se succéderont comme directeur scientifique jean A. Ducourneau (1959-1966), Pierre Bugge (1966-1987), Jacques Cotin (1988-1996) et depuis 1996 Hugues Pradier.

C’est seulement vingt ans plus tard, en 1952 avec la publication des œuvres d’Antoine de Saint Exupéry que la collection accède au succès à forts tirages Pour Saint Exupéry, c’est la place d’honneur avec 340 000 ex., suivi de Marcel Proust tome 1, en 1954) avec 250 000 ex. et enfin Albert Camus (1962) avec 218 000 ex.

C’est à partir des années 60, que la collection s’ouvre à la littérature étrangère, puis s’étend aux textes sacrés, aux classiques asiatiques et aux textes philosophiques. Pour les passionnés, Antoine Gallimard créera spécialement la Lettre de la Pléiade, adressé trimestriellement  aux membres du Cercle de la Pléiade (adhésion gratuite).

A ces ouvrages prestigieux vont s’ajouter depuis le mois de mai 1960, les albums de la Pléiade. Chaque année en mai, à l’occasion de la Quinzaine de la Pléiade, un album nouveau est proposé par les libraires pour l’achat de trois volumes de la Pléiade. Cet album est dédié à un auteur mis particulièrement à l’honneur. Il n’est tiré qu’une seule fois à environ 40 000 exemplaires. Ce sera en mai 1960 Un Dictionnaire des auteurs de la Pléiade, particulièrement recherché des collectionneurs, avec sa suite sonore en 1961, une anthologie sonore de ces auteurs lus par des grands comédiens. Enfin ce sont successivement Balzac, Zola, Hugo, Proust et Stendhal qui suivront de 1962 à 1966. Ces albums ont déjà une cote sur le marché entre 300 et 600 euros.

Jean-Paul Sartre devra attendre 1991 pour rejoindre la collection des Albums de la Pléiade, Antoine Saint Exupéry 1994, Molière 2010 et ce sont Paul Claudel, Jules Verne et Blaise Cendrars qui ferment la marche des années 2011, 2012 et 2013.

Les albums sont au même format que les livres, mais ils sont imprimés sur un papier plus épais, afin de permettre une abondante illustration, y compris la couleur.

Collection de prestige et de réputation internationale, la Bibliothèque de la Pléiade compte à ce jour 775 ouvrages : 670 volumes pour les auteurs, 51 volumes pour les Albums de la Pléiade et 54 volumes pour l’Encyclopédie de la Pléiade (L’Encyclopédie de la Pléiade sera dirigée par Raymond Queneau à partir de 1954). Figurer dans la bibliothèque de la Pléiade correspond à une consécration absolue.

Peu ont eu l’honneur d’y entrer de leur vivant : André Gide sera le premier suivi de Julien Green, François Mauriac, André Malraux, Paul Claudel, Henry Montherlant Julien Gracq, Eugène Ionesco, Nathalie Sarraute, René Char, Claude Simon, Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, Milan Kundera…

D’autres mourront en cours de réalisation : Borges, Céline, Giono, Sartre et Claude Simon. Voltaire est l’auteur le plus prolixe avec 16 volumes, suivi par Balzac (15 volumes), Saint Simon et Dickens (9 volumes) et enfin Green, Giono, Hugo (8 volumes). Huit millions d’exemplaires ont été vendu depuis sa création en 1933.

Edition savante et de luxe avec sa couverture en cuir pleine peau, dorée à l’or fin, son papier bible et son cordon marque page couleur or, elle frappe les imaginations.

La chartre de fabrication est la même depuis 1931 : les livres font 11 x 17,5 cm, le papier bible est opacifié couleur chamois (36 g.), cousus-collés, reliés sous couverture pleine peau souple et dorées à l’or fin (23 carats). La fabrication est garantie pour durer…

Le caractère employé est la référence de l’imprimerie : le Garamond de chez monotype de corps 9. Le typographie se veut élégante, fine tout en étant classique, en témoigne les nombreuses ligatures au fil des pages. Enfin l’utilisation du nombre d’or dans le calcul des blancs (dans les pages de titres, avant et après les titres te intertitres)  permet d’établir un équilibre presque parfait dans les pages de chaque ouvrage.

Si les imprimeurs sont Normandie Roto et Aubin, il n’existe qu’un seul relieur (la part reliure dans le coût du livre est de 50%) : les ateliers Babouot à Lagny-sur- Marne pour environ 350 000 volumes par an.

La beauté du livre tient aussi au fait que depuis sa création la couverture est vierge de toute inscription, hormis le dos qui propose en couleur or le nom de l’auteur et le contenu du volume.

Et puisque nous sommes dans l’anti chambre du paradis littéraire, ajoutons que la reliure en cuir souple (de Nouvelle Zélande) a son code couleur selon les siècles : havane (XXe), vert émeraude (XIXe), bleu (XVIIIe), rouge vénitien (XVIIe), Corinthe (XVIe), violet (Moyen Age), vert (la littérature antique).

On ne connait que trois exception à ce code : le gris pour les textes des principales religions monothéistes, le rouge Churchill pour les anthologies et uniquement la 1ère édition de la Comédie humaine de Balzac et le noir pour la 1ère édition des mémoires de Saint Simon.

La parution d’un auteur dans ce saint des saint de l’édition est une véritable course d’obstacle. Entre le moment où la décision est prise et la sortie du premier tome il peut se passer plus de cinq longues années. Ce fut le cas pour Georges Simenon, alors qu’Antoine Gallimard prend la décision durant l’été 1998, ce n’est que le 1er avril 2003 que parait le 1er tome de ses œuvres, le troisième, lui sortira en mai 2009.

A chaque fois l’équipe éditoriale est à la peine, qui choisir pour l’appareil critique qui accompagne la publication, doit-on faire une intégrale de l’œuvre ou une sélection, organise-ton la publication chronologiquement ou par genre pour les auteurs prolixes ? Avec le temps qui passe et les découvertes universitaires qui avancent, à quel moment doit-on réviser une édition ? etc..

Mais le plus drôle est sans conteste : la course ou le marathon entrepris par certains auteurs pour « entrer de leur vivant dans la pléiade ». Ainsi Louis Ferdinand Céline écrivait-il en 1956 à Gaston Gallimard : « Les vieillards, vous le savez, ont leurs manies. Les miennes sont d’être publié dans la Pléiade (collection Schiffrin) et édité dans votre collection de poche […]. Je n’aurais de cesse, vingt fois, que je vous le demande. Ne me réfutez pas que votre conseil, etc., etc., comparses, employés de votre ministère. […]C’est vous la Décision.[…] La Pléiade et l’édition de poche pas dans vingt ans, quand je serai mort ! Non tout de suite ! Cash !». Il récidive en 1960 en écrivant : «Je risque fort d’être décédé avant d’être Pléiadé».  Ce qui fût exactement le cas puisque le 1er volume de ses œuvres paraitra en février 1962, sept mois après sa mort.

De nombreuses années sont encore à souhaiter à cette belle entreprise d’édition. Cependant elle connait déjà un déclin, alors que ce sont 450 000 ex. annuels vendus dans les années 80, aujourd’hui nous ne sommes plus qu’à 300 000 ex. Mais l’exploit est toujours là, avec une sortie attendue de 10 à 12 auteurs par an, dans la même robe d’orgueil, identique depuis 82 ans

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 17:54

9806719774_81295a4a56.jpgAlors qu’après un long processus de négociation et de consultation des militants, Mme Merkel s’est enfin entendue avec le SPD pour diriger un vaste gouvernement de coalition. Elle vient d’être adoubée par le parlement pour un Merkel III. C’était sans compter avec les «agilités » spécifiques à la culture politique allemande : les verts entrent aussi au gouvernement !

Donc, aujourd’hui mardi, le troisième gouvernement dirigé par  Angela Merkel entre en fonction. C’est sans surprise que celui se compose de ministres issus de la CDU (parti de Mme Merkel, largement en tête aux dernières élections, mais minoritaire au parlement), de la CSU bavaroise, alliée traditionnelle de la CDU et donc, puisque coalition il y a, de représentants du parti social-démocrate (PSD), théoriquement opposé à la CDU.

Dans ce contexte de large coalition il ne restait plus au Bundestag que Die linke et les Verts pour représenter l’opposition à ce troisième gouvernement de Mme Merkel. C’est ce que l’on croyait, jusqu’à ce que Sigmar Gabriel, président du PSD propose dans le cadre des postes qu’il avait négociés avec Angela Merkel, trois postes de secrétaire d’Etat à d’importantes personnalités des Verts.

Ainsi Rainer Baake, a accepté le poste de secrétaire d’état chargé de la politique énergétique, rattaché au ministre de l’économie et de l’énergie (poste occupé justement par Sigmar Gabriel lui-même). Rainer Baake est une personnalité très connue qui travaille depuis plus de vingt ans dans les milieux en charge de l’environnement. Il a déjà occupé le poste de 1998 à 2005 auprès de Jürgen Trittin (Verts).

Jochen Flasbarth a été nommé secrétaire d’état auprès de la ministre de l’environnement, Barbara Hendricks (SPD). Jusqu’alors il occupait le poste depuis 2009 de président de l’administration chargée de la protection de l’environnement.

Enfin Gert Billen a accepté, de son côté, le poste de secrétaire d’Etat à la consommation, rattaché au ministre de la Justice Heiko Mass (SPD), obtenant la configuration gouvernementale pour laquelle il plaide depuis des années…

Ce n’est pas la première fois que les Verts participent avec la CDU à des gouvernements locaux : la Hesse (très récemment), Hambourg etc.. Cette aptitude à des alliances des contraires, typiquement allemande, nous laisse un peu pantois en France. Pourtant…. La stabilité des institutions allemandes autorise ces situations.

Certes Mme Merkel ne pourra guère aller au-delà de la moitié de son mandat. Les nouvelles élections approchant, les rivalités reprendront le dessus, mais cela laisse toute de même de deux à trois ans à ce gouvernement pour agir. Sachant que le compromis signé, c’est tout de même l’instauration d’un salaire minimum obligatoire que Mme Merkel va bien devoir mettre en place, entre autres mesures imposées par le SPD. La présence de trois ministres verts de dernières minutes pèsera sans doute aussi sur les orientations en matière environnementale. Bref, sous réserve d’inventaires de ce qui sera réellement réalisé, ce n’est pas si mal comme approche réformatrice : le consensus !

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 15:52

9638935400_93b2a079a8.jpgLe numérique n’a pas seulement mis à mal l’industrie du disque ; les faillites de librairies se succèdent les unes après les autres ; la dernière en date, Chapitre.com, laisse sur le carreau 1 200 salariés et ferme 57 de ses magasins.

Le livre numérique fait son chemin, petitement en France, en même temps la vente en ligne sur Amazone, entre autres, a rompu la digue que représentait le prix unique du livre. Le réseau des petits libraires est au plus mal. Pourtant certains d’entre eux résistent.

Alors que la rapport de Serge Kancel (inspection générale du ministère de la culture) recensait jusqu’à 4 500 lieux en France faisant de la vente de livres à titre significatif, le Syndicat de la Librairie Française (SLF) faisait le constat que c’est le lieu du commerce où l’on fait le plus facilement faillite, « sachant que le taux de résultat net de la branche est tombé à 0,6%, faisant de la vente du livre en magasins spécialisés, l’un des secteurs les moins rentables du commerce de détail », comme le note Guillaume Husson le Délégué Général du SLF.

Sur les dix dernières années (2003 à 2012) la part des ventes de livres sur internet a progressé, en passant de 3,2% à 17 %...

Au milieu de ce désastre pour la politique du livre et de la lecture, ce sont cependant certains libraires généralistes de petites tailles qui arrivent encore à tirer leur épingle du jeu. Encore faut-il, qu’elles s’organisent et surtout réinventent le concept de librairie.

Partant du constat et de l’expérience de certaines libraires dont j’ai pu observer le maintien, j’ai repéré un certains nombres de principes et d’actions.

Règle première : le client n’est pas celui qui vient acheter un livre (les plateformes numériques sont bien plus efficaces), le client est celui qui entre en librairie sans vraiment savoir ce qu’il est prêt à acheter.

L’identité de la librairie est déterminante, tous les titres ne sont pas disponibles, c’est au libraire d’assurer ses choix, il se doit d’éditorialiser sa librairie : coups de cœurs, auteurs de prédilections etc.. Il peut aussi se spécialiser : livres pour enfants, lectures et ouvrages scientifiques etc…

La mise en scène est essentielle, vitrines thématiques, régulièrement changées, livres à disposition sur des tables avec leurs notes de lectures, voir canapés et fauteuils, tables basses, c’est l’incitation à lire qui prime.

L’actualité momentanée ou sur le moyen terme doivent être traitées, cette l’année le centenaire de 14-18 est l’occasion de croiser tous les ouvrages récemment sortis ave les grands auteurs classiques de la période : Alain « souvenirs de guerre »,  Maurice Genevoix « Ceux de 14 », Erich Maria Remarque »À l'Ouest, rien de nouveau », Henri Barbusse« le feu » etc…

Flâner, se sentir bien, vivre l’émotion même de la littérature peuvent trouver leur sources dans une exposition photo, dans des « moments musicaux », des lectures, des signatures d’auteurs. Il s’agit de fidéliser les amoureux du livre, un fichier électronique s’impose pour les invitations, une page Facebook est indispensable, ainsi qu’un compte twitter. Une News Letters aussi pour diffuser les temps forts de la librairie sur le mois.

Enfin vivre avec son territoire doit être le crédo absolu… essaimer ses livres hors des murs en partenariat avec le Théâtre Opéra, en fonction de sa programmation, de la Scène Nationale, du Festival, de l’exposition, du cirque… tout est prétexte à parler livres, littérature et auteurs.

Mais les petits libraires ne sont pas prêts, ni formés à cette révolution culturelle pourtant essentielle à leur survie. Sans doute le Ministère de la culture et les Directions Régionales des affaires culturelles devraient y réfléchir lorsqu’il est encore temps.

A suivre :

« Propos du le métier de libraire. Conversation sur le commerce des livres », ouvrage collectif, www.epagine.fr

Ombres blanches à Toulouse http://www.ombres-blanches.fr/

Passages à Lyon http://www.librairiepassages.fr/

Librairie 47 degré nord à Mulhouse http://www.47degresnord.com/

Librairie Dialogue à Brest http://www.librairiedialogues.fr/

Librairie l’Autre Rive à Nancy http://librairielautrerive.hautetfort.com/

Et bien d’autres à découvrir

 

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:28

3189842016_e72f19ba17.jpgJusqu’alors Spotify, numéro 1 mondial de la musique en ligne, proposait son catalogue de musique contre un abonnement mensuel. Son PDG Daniel Ek a annoncé mercredi dernier l’ouverture de son catalogue gratuitement, moyennant le passage de pubs et une lecture aléatoire des titres présélectionnés.

Désormais les utilisateurs de smartphones et de tablettes écouteront librement : artistes, albums, playlist sans avoir à payer 9,99 euros par mois pour le faire (en fait il s’agissait d’un forfait de 10 heures d’écoute gratuite par mois). En compensation, l’utilisateur devra écouter une publicité toutes les 3 ou 4 titres.

Yann Thébaut, directeur de Spotify pour la France et l’Europe du Sud, a précisé que cela ne pourrait excéder deux minutes de pub par heure d’écoute. L’accès aux titres ne pourra se faire qu’en mode aléatoire. Selon lui cela devrait suffire pour financer le coût de la bande passante et les droits d’auteurs…

Enfin pour « allécher » un peu plus le chaland, Spotify a annoncé, en exclusivité, la mise à disposition de l’ensemble de la discographie, très attendue, de Led Zeppelin.

C’est seulement en 2006, que les suèdois Daniel Ek et Martin Lorentzon ont créé la société Spotify. En 2012, elle revendiquait 24 millions d’utilisateurs dans le monde. Avec uniquement 6 millions d’abonnés payant, Spotify a affiché en 2012, 58,7 millions d’euros de perte nette avec un chiffre d’affaire de 434,7 millions d’euros.

Bref, après ce barouf d’honneur et son habillage médiatique, force est de constater que Spotify ne fait que réinventer la radio ! Et oui écouter de la musique, un peu n’importe où et surtout n’importe comment, avec de temps en temps de la pub… cela existe depuis bien longtemps… Est-ce là un bien piètre sursaut face à la menace annoncée d’Itunes radio ? Et surtout celle de Google avec Music pass, une offre de musique en streaming.

C’est donc bien un monde, à l’identique de celui des radios hertziennes, qui s’installe  progressivement sur le web. Mais comme le fait remarquer l’Adami dans un communiqué publié ce jour : «là où sur une radio hertzienne, le partage des revenus entre producteurs et artistes est de 50/50, il est d'environ 88/12 (en hypothèse haute pour l'artiste !) sur les radios comme Spotify ou iTunesRadio. ».

Ce passage au numérique ne justifie en rien que la part producteur puisse ainsi progresser au détriment des seuls artistes.

Du coté des pouvoirs publics, on constate l’extinction de voix de la ministre de la culture, suite aux 80 recommandations du rapport Lescure… si ce n’est la commande d’un huitième rapport sur le sujet à Christian Phèline, sur justement ce « partage de la valeur ». Les conclusions sont attendus sous peu (début de semaine prochaine). Pour ce qui est des conclusions que pourra en faire Aurélie Filippetti, on est un peu circonspect… à quelques semaines des municipales… le silence peut être tout aussi assourdissant.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 11:52

   

Metz-copie-1.jpgJean-Jacques Milteau, Président de l'Adami, Bruno Boutleux, directeur Général et Antoine Fonté adjoint à la culture ont présenté le lundi 2 décembre à Metz, la nouvelle formule des Rencontres Européennes de l'Adami (REA).

Après 13 édition dans la station balnéaire de Cabourg, ces rencontres professionnelles ont fait le choix d'une ville plus à l'Est : Metz.

Ce sera l'occasion de mieux connaitre les charmes d'une ville, dont l'équipe municipale a beaucoup investi dans la culture. Le succès du Centre Pompidou Metz en est l'une des illustrations.

Le magnifique équipement de l’Arsenal accueillera les conférences et les manifestations de cette 14ième édition qui se tiendra les 16 et 17 avril 2014.

 

http://rea.adami.fr/

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rencontres_europ%C3%A9ennes_de_l'Adami_%C3%A0_Cabourg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 13:16

On se souvient encore de sa condamnation par la justice française pour corruption en 1996, il y a 17 ans. Certes il a fait sa peine, mais la lecture des motifs de cette condamnation est édifiante. Peut-on revenir en politique après une telle condamnation ?

C’est le 19 juillet 1994 qu’Alain Carignon, après une brillante carrière politique, est amené à présenter sa démission du Ministère de la communication, juste avant sa mise en examen, inéluctable. Deux ans plus tard la sanction tombe lourdement et sans équivoque, l’ancien jeune loup du RPR écope de 5 ans de prisons (dont un avec sursis), de 5 années d’inégibilité et 400 000 francs d’amende et ceci pour : abus de biens sociaux, subordination de témoin.

Qu’il reprenne une vie normale après l’exécution de sa peine, pourquoi pas. Mais avez-vous envie de faire confiance en politique à un homme qui a dans le passé commis des abus de biens sociaux et subordonner des témoins ?

Mais ce n’est pas tout. Alors qu’il est incarcéré en 1997 à la prison de Villefranche-sur-Saône, il subit une nouvelle mise en examen dans l’affaire Grenoble Isère développement, pour faux et abus de biens sociaux. Il a été le président de cette société d’économie mixte très liée au Conseil général de l’Isère.

Le 13 juillet 1999, nouvelle condamnation par le tribunal correctionnel de Grenoble à 18 mois de prisons avec sursis et 80 000 francs d’amende pour, encore une fois, abus de biens sociaux et usage de faux. La cour régionale des comptes le condamne à rembourser les sommes en cause, à savoir  253 126,36 euros et une amende de 25 000 euros. Pas culotté, il demande une remise gracieuse au ministre du budget, fort heureusement celle-ci est refusée.

Il fera 29 mois de prisons et reviendra comme un boomerang en politique, en reprenant la tête de la fédération de l’UMP en Isère en 2003. Seul Alain Juppé tentera en vain de s’y opposer.

Il bénéficiera de l’appui de Nicolas Sarkozy qui le prendra dans son cabinet à l’Elysée discrètement. Aujourd’hui pour les municipales, la commission d’investiture l’a placé en position éligible (9ième position), même en cas de défaite.

Ainsi donc, celui qui a bafoué honteusement la politique, sort incroyablement vainqueur en se garantissant une place au conseil municipale de la ville de Grenoble et un boulevard pour les régionales à venir

Que les électeurs de cette ville, réfléchissent bien à deux fois avant de mettre leur bulletin de vote dans l’urne. En votant pour cette liste de l’UMP, ils s’exposeront à l’abus de biens sociaux, la subordination de témoins et l’usage de faux.

 

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 15:19

merkelAlors que la chancelière s’évertue à finaliser le grand accord entre le SPD et la CDU, au risque d’irriter son propre électorat conservateur, tout sera au final entre les mains des 473 000 adhérents du SPD. Ceux-ci sont en effet appelés à se prononcer sur le contenu de cet accord, à donner ou pas leur feu vert. Cette consultation est une première historique à haut risque pour l’Allemagne.

Alors qu’Angela Merkel annonçait jeudi dernier l’accord conclu sur l’instauration d’un salaire minimum, la bête noire des conservateurs et du patronat allemand, la grogne s’est fait entendre. L’électorat ultra conservateur de la CDU se rebiffe et le fait bruyamment savoir. Ce n’est pas la Une du journal populaire allemand Die Bild de ce jour, qui annonce une victoire de 10/2 en faveur du SPD, qui va améliorer la situation, déjà bien confuse.

Sans envisager une consultation de ses adhérents, ce qui n’est pas vraiment dans sa culture politique, la fronde est telle, que l’état-major a décidé l’organisation de réunions d’informations à l’échelon local, à partir du 29 novembre jusqu’au 9 décembre, date à laquelle un « mini congrès » de la CDU se réunira.

La fin des négociations est prévue pour le 27 novembre. Le compte à rebours est donc bien lancé. De son côté le partenaire historique de la CDU, la CSU bavaroise se réunit en congrès ce weekend end pour statuer sur sa position.

Ainsi, outre les aléas encourus par Mme Merkel de la part de son camp politique qui n’apprécie pas les concessions faites aux sociaux-démocrates, surtout le salaire minimum obligatoire, le risque majeure se pointe du côté du SPD qui joue la carte de la transparence et de la démocratie, en faisant voter ses militants directement sur l’accord. Un référendum à hauts risques !

C’est donc mercredi que sera connu le contenu exact de cet accord. La tension est désormais au paroxysme dans le camp du SPD. Une enquête parue la semaine dernière dans le journal Die Spiegel montrent que les militants partisans du non seraient très nombreux, tout autant que ceux du oui. L’issue de cette consultation est donc plus qu’incertaine. Le nouveau président du puissant syndicat IG Metall, Detlef Wetzel, militant par ailleurs du SPD de longue date, s’est prononcé ouvertement pour le non.

Enfin les sondages d’opinion publiés indiquent que 44% des électeurs du SPD sont opposés à la grande coalition et ils sont encore 33 % chez les conservateurs.

Pour que la consultation du SPD soit valable, il faut encore qu’au moins 20 % des adhérents participent au vote, soit 94 600 membres du SPD. Cela devrait être jouable, la participation sera très nettement plus élevée aux vues des débats qui font rage, et du fait qu’un tel vote intervient pour la première fois dans l’histoire du SPD.

Si plus de 50% des votants expriment un avis négatifs, la situation de l’Allemagne sera bien différente des chants de louanges dressées par les médias allemands mais aussi français sur la prétendue victoire de Mme Merlkel aux élections de septembre. En effet, dans ce cas, quelle sera la situation?  La direction actuelle du SPD sera désavouée et condamnée à la démission.

Quelles seront les options de la chancelière : tenter une nouvelle négociation avec les verts ? Illusoire tant l’hostilité est grande au sein de ce parti à son encontre. Nommer un gouvernement minoritaire au Bundestag ? C’est rendre encore plus lisible la réalité de sa défaite politique, elle a une majorité contre elle qui l’empêchera de gouverner. Il ne lui restera plus qu’une seule option, organiser dans les délais les plus brefs, en début d’année prochaine, de nouvelles élections.

La puissante et raisonnable Allemagne rejoindra ainsi le camp de la velléitaire Italie… ingouvernable par définition. Peut-être alors, verra-t-on enfin les médias français cesser de nous mentir sur les prétendues vertus de l’Allemagne.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 16:45

imagesCAICKX0VPlus l’heure approche et plus les tensions se font jour entre le PS, ses alliés ambigus au gouvernement que sont les verts et les communistes,  qui font le grand écart avec le Front de Gauche en tension sur leur gauche et le PS duquel dépend nombre de leurs élus.

 

Les verts ne voient pas leurs affaires facilitées du fait de leurs positions pas toujours très claires quant à leur participation gouvernementale. Les déclarations d’un Vincent Placé (Sénateur vert) toujours à l’affut  d’une bonne estocade bien placée pour faire mal n’encouragent pas la direction du PS à faciliter la réélection des élus EE-LV. Rappelons que ce dernier tient son siège du bon vouloir de la rue de Solférino.

Les communistes, qui ont perdu leur boussole politique depuis déjà un bon moment ont trop pratiqué le grand écart politique pour qu’ils puissent être pris encore au sérieux par les socialistes. Ici, à Paris par exemple, leur envie est trop forte de renforcer leurs positions avec un accord dès le premier tour, là, cul et chemise avec un Front de Gauche acharné à descendre en flamme la politique du gouvernement.

Le résultat s’en fait nettement sentir partout où de jeunes loups aux dents longues sont prêts à faire tout feux pour décrocher de bonnes positions électorales à l’occasion de ces élections municipales. Et bien souvent leur direction nationale est encline à fermer les yeux et laisser faire. Une dizaine de ville sont déjà  l’objet d’affrontements fratricides. Mais peut-on encore parler de frères ?

La ville de Saint-Denis est un exemple frappant. Mathieu Hanotin (PS) a déjà battu aux dernières législatives  Patrick Braouezec (PC), Il est bien décidé de profiter de l’avantage pour reprendre la ville au Parti Communiste. A Montreuil, le jeune Razzy Hammadi (PS) est bien parti pour disputer au maire sortant Dominique Voynet (EE-LV), en grande difficulté, l’hôtel de ville de cette ville de plus de 100 000 habitants, la seule détenue à ce jour par les verts.

La colère monte, mais le PS a beau jeu de faire valoir les stratégies d’autonomie que les uns et les autres ont déjà adoptés ici et là. Le PC ne se prive pas de vouloir attaquer les positions du PS à Pantin, Aubervilliers ou Pierefitte. Mais Villetaneuve et La Courneuve pourraient bien aussi connaître le même sort.

Déjà le Val de Marne connaît des dérives identiques : Chevilly-Larue, Fontenay-sous-Bois et Ivry-sur-Seine.

Ces élections municipales pourraient être aussi l’enjeu d’une nouvelle redistribution des cartes entre partenaires de la gauche. Une redistribution qui se ferait sous la bannière de la division. Un Front de gauche qui pourrait bien voler en éclat, de par l’attitude du PC. Mais déjà les petites composantes du Front de gauche s’organisent ce week-end pour se fédérer sous une nouvelle bannière qui devrait s’appeler « Ensemble ». Quant aux verts, ils sont en train de se perdre, peu à peu, sous le seul jeu des ambitions et non plus celui du débat d’idée. Le Parti Socialiste risque de rester encore pour longtemps la seule alternative crédible à gauche, avec pas grand chose à sa gauche pour le booster hors de ses frontières sociales démocrates.

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:47

Angela Merkel s’apprête à conclure un accord avec le SPD afin de former son merkeltroisième gouvernement. Ayant raté de peu la majorité au Bundestag, elle se trouve face à une majorité de fait de gauche en face d’elle, qu’elle ne peut désamorcer qu’avec un contrat d’alliance en bonne et due forme avec le SPD. L’exploration de la piste des Verts n’ayant, comme prévu, rien donné.

Mais un tel accord passe par des négociations et donc des concessions…. Etrange pays que l’Allemagne, celle qui est apparue comme vainqueur des élections se voit contrainte d’engager la pire réforme qui soit pour elle et son camp : un salaire minimum généralisé… Coup de tonnerre, Angela Merkel a déclaré hier : "Nous allons décider des choses que, au vu de mon programme, je ne considère pas comme justes, parmi elles un salaire minimum généralisé".

Oui, alors qu’elle réaffirme clairement qu’une telle mesure n’est pas juste, elle s’apprête à la mettre en œuvre… C’est un peu schizophrénique, et pourtant c’est ce qui va se passer. Les deux grands partis de gouvernement d’Allemagne vont gouverner ensemble à partir d’un programme commun, où l’emblématique salaire minimum généralisé va figurer. Les Sociaux-démocrates allemands n’ont pas lâché et ils ont eu bien raison.

Ce spectaculaire recul de la Chancelière a fait l’effet d’une bombe, dans son propre camp, mais surtout chez les patrons allemands. L’absence jusqu’alors de salaire minimum était largement mis en avant comme un atout pour l’Allemagne dans sa domination économique. On oubliait un peu vite que ses « bons résultats »  économiques se faisaient au prix de la misère pour un grand nombre de salariés allemands ; car les accords par branche se faisaient au plus bas… on parle d’un minimum horaire de 8,5 euros, alors que dans les faits aujourd’hui la pratique tourne parfois jusqu’à 5 ou 6 euros. Le bond est spectaculaire pour les ouvriers allemands.

Le chef du gouvernement de Saxe-Anhalt (ex Allemagne de l’Est) déclarait il y a encore peu que « Le salaire minimum fixe a ruiné l'Allemagne de l'Est, Nous ne devons pas refaire la même erreur ». Cette situation oblige Mme Merkel a faire toute sorte d’acrobaties verbales afin de pas mettre en péril cet accord indispensable pour elle, si elle veut encore gouverner l’Allemagne.

Réalisme oblige, elle doit bien aller de l’avant et affronter son patronat vent debout contre une telle mesure et annonçant déjà la fin du ‘plein emploi » et des centaines de milliers de licenciements à venir. La lutte des classes n’est donc pas toujours si loin, chaque fois que l’on essaye d’améliorer un tant soit peu les conditions de vie des travailleurs.

Cette mesure présente pour la France un avantage de taille, François Hollande ne s’en privera pas… pour une fois c’est bien l’Allemagne qui vient sur les positions françaises dans un  effort d’harmonisation des politiques économiques. Et cette fois ce sont, bien entendu, les patrons français qui se féliciteront, à voix basses, d’une telle mesure qui va les aider dans leur lutte pour la compétitivité face aux allemands.

On voit bien que c’est par une approche politique, que les problèmes d’harmonisation auxquels se heurte l’Europe, pourront trouver une solution. Les élections européennes à venir sont à prendre en considération pour « pousser » encore plus dans le sens d’une Europe sociale. La CFDT ne s’y est pas trompé en publiant ce communiqué » : "L'annonce d'Angela Merkel est une bonne nouvelle pour le renforcement du socle social européen, qui devrait aller de pair avec l'approfondissement du marché unique de l'Union".

RTR3247N

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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