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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 21:52

Des éditeurs et libraires à poil pour défendre «Tous à poil !»

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 22:34

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 14:45

Le monde de l’audiovisuel est en ébullition, chaines de Télé, producteurs, réalisateurs, c’est tout l’audiovisuel français qui est en émoi. Netflix paufine sa stratégie d’arrivée en Europe et vise particulièrement la France.

Mais de quoi s’agit-il ? Netflix, est ce que l’on appelle un VOD, un service de vidéo en ligne à la demande, rien de bien extraordinaire. Pourtant il rôde autour de Netflix un petit air de licence globale appliquée à l’audiovisuel. En effet pour 6 euros par mois, vous bénéficiez d’un accès illimité à des films et des séries. Aux USA c’est la ruée, à tel point que Netflix y absorbe désormais un tiers du flux internet, entre 20 h et 23 h. Un américain sur 10 est désormais abonné à Netflix.

Le point fort de Netflix est sans conteste la série… à tel point que les pratiques courantes des téléspectateurs américains ont été bouleversées : c’est le Binge-watch qui fait la concurrence au Binge-drinking. A savoir le visionnage des heures durant de séries (généralement américaines et britanniques) qui concurrence le fait de s’enregistrer en train de boire à toute vitesse de grande quantité d’alcool et de le balancer sur You Tube.

Le fait de voir en enfilades des séries saison après saisons est déjà une habitude française via des réseaux de streaming plus ou moins légaux. On comprend que Netflix puisse s’intéresser au marché français. De l’intérêt, ils sont en train de passer à l’offensive. Plusieurs responsables de la société américaines sont venus en France au mois de décembre et de janvier pour rencontrer l’ensemble des responsables de la filière, dont le conseiller de Français Hollande en charge de la culture : David Kessler. En parallèle, Netflix publie une offre d’emploi pour recruter un poste de relations publiques pour lequel la pratique de l’allemand et du français est recommandée.

Pour l’instant tout cela est plutôt soft, la délégation de Los Gatos (Californie) joue à patte de velours et les responsables français marquent leur intérêt tout en rappelant les règles françaises et la nécessité absolue de ne pas menacer Canal +, le modèle français qui contribue largement au financement du cinéma français. Pour l’instant nous en sommes là, les deux parties s‘observent et Aurélie Filippetti, la ministre de la culture rappelle opportunément : « Netflix devra se plier à la réglementation française ». A savoir diffuser un certain nombre d’œuvres françaises et respecter la chronologie des médias (respecter le temps réglementaire entre la diffusion d’un film et son arrivée sur Internet).

Ensuite, le marché français a ses spécificités qui ne joueront pas nécessairement en faveur de Netflix :

  • Seul 3 % des français déclarent avoir testé un abonnement à la vidéo payante,
  • Les français ne sont pas des habitués du sous-titre, ils préfèrent le doublage,
  • Le prix de la TNT et des box internet est moindre en France qu’aux Etats-Unis.

La semaine dernière, les mêmes entamaient la tournée des popotes à Bercy et rue de Valois.

Netflix n’hésite plus à investir directement et donc à produire sur la toile. « House of Cards » fait un tabac auprès des 33,4 millions de foyers américains qui ont souscrit l’abonnement. Vendredi, Netflix a mis en ligne les 13 derniers épisodes de la saison 2 mise en scène par David Fincher, pas moins, avec à l’affiche Kevin Spacey et Robin Wright.

Canal + a bien essayé d’anticiper la crise que provoquerait l’ouverture du service Netflix en France, la chaîne cryptée a lancé Canalplay, service de vidéo à la demande, coût 6,99 euros, à rapprocher des 6 euros de Netflix. Canalplay n’a rassemblé que 300 000 abonnements, décevant. Il faut dire que l’offre est loin d’égaler ce que Netflix est susceptible de proposer : une centaine de milliers de films et toutes les séries possibles et imaginables. L’offre de Canalplay (6,99 euros) s’ajoute à l’abonnement à Canal +, à savoir 39,90 euros par mois.

Risquons un pronostic, Netflix ouvrira ses portes en France, juste après l’été, en tout cas avant la fin de l’année 2014.

En s’élargissant déjà au Canada, Mexique, Brésil et une tête de pont en Europe avec la Grande Bretagne, les Pays-Bas et la Scandinavie, il atteint le chiffre de 40 millions d’abonnés. Dans la mire de la société de Los Gatos : la France et l’Allemagne. Qu’il est long le chemin parcouru depuis la Californie, où louer par voie postale de DVD commandés sur le Web fut sa première activité, Netflix a pris position dans les entreprises de tête du Net.

Installé où Luxembourg, il lui reste quelques mois pour affuter sa stratégie d’installation :

  • consensuelle par la négociation, en acceptant de rentrer dans le cercle d’attente de diffusion des nouveautés du cinéma français, à savoir deux ans et demi. (Délai qui pourrait être raccourci à dix-huit ou vingt mois).
  • ou sauvage, à la iTunes, en prenant d’assaut la France depuis son siège social au Luxembourg ?

En tout cas la société de Los Gatos, vient d’annoncer une levée de fonds de 292 millions d’euros, de quoi faciliter son implantation en Europe, en particulier en produisant directement des séries.

Le numérique n’en finit plus de renverser les modèles installés pour promouvoir d’autres modes de consommation culturelles. Déjà le développement de la télévision à la demande, ce que l’on appelle les replays, commence à détourner les téléspectateurs moyens de la programmation linéaire. Nombreux sont les publics qui désormais ne se servent que du streaming et de la télévision à la demande. L’arrivée de Netflix pourrait marquer un virage définitif dans l’audiovisuel français.

Netflix, c’est pour demain.

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Published by Jean Pelletier - dans Culture
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 16:19

essais_nucleaires-sahara-05f7d.jpgVoilà un  sujet dont on parle rarement… tabou. La France a mené pas moins de 17 expériences nucléaires sur le sol sud de l’Algérie entre 1960 et 1966. Un secret défense qui a bien mené son office jusqu’ici. Mon père, Marcel Pelletier, officier du génie était en poste à Colomb-Béchard à cette période, il est mort des dizaines d’années plus tard d’un cancer, une leucémie qu’il nous a cachée longtemps.

Jusqu’alors l’Algérie, n’avait jamais mis le doigt sur cet épisode. Un colloque s’était tenu en 2007 à Alger sous le patronage de Bouteflika pour demander réparation à la France. Ces tirs ont eu lieu jusqu’à la fin, prévu par les accords d’Evian, à savoir le départ définitif de l’armée française d’Algérie en 1967. Un événement vient de faire rebondir l’affaire, la déclassification le 4 avril 2013 « secret défense » d’une carte française de 1960, montrant l’importance des retombées radioactives du 1er essai français dans le Sahara algérien.

On y découvre l’étendue du mensonge des autorités françaises de l’époque, l’importance des retombées, lesquelles touchent toute l’Afrique, l’ouest et le sud de l’Europe. « La Gerboise Bleue », 1er bombe atomique française, treize jours après son explosion, étendait ses retombées radioactive à l’ensemble de l’Afrique de l’ouest, au sud jusqu’en Centrafrique, mais aussi au nord jusqu’en Espagne et en Sicile…

Aujourd’hui, alors que les langues se délient, les experts reconnaissent que les normes de sécurité n’ont pas été respectées.  C’est à Arak (Tamanrasset) que l’eau a été fortement contaminée…et l’air bien sûr, par de l’iode 131, du césium 137 ont été inhalé par les populations locales et les équipes militaires. Aujourd’hui, on en connait les conséquences en termes de cancers et de maladies cardio-vasculaires.

La publication de cette carte a été obtenue dans le cadre d’une enquête pénale déclenchée par les vétérans de ces campagnes d’essais nucléaires français, lesquels se sont poursuivis en Polynésie française.

Aujourd’hui, l’armée française a encore du mal à ouvrir ses dossiers sur cette affaire. On estime à 30 000 le nombre des victimes algériennes de ces essais. La France s’honorerait d’assumer sa responsabilité juridique, en apportant l’aide technique aux autorités algériennes en matière de décontamination. Dans la région de Regagne, en particulier les radiations sont encore présentes.

Le programme nucléaire français s’est effectué en trois phases sur 15 ans. De 1945 à1951 les études scientifiques et techniques se sont déroulées. C’est à partir de 1952, qu’a été mis sur pied un budget pour le programme d’acquisition du plutonium. Puis à partir de 1955, le programme français  a été mis sur pied, suite au refus des USA et du Royaume Uni de communiquer leurs propres informations sur la technique de fabrication d’une bombe nucléaire. C’est donc le Sahara qui est choisi comme lieu d’expérimentation, la décision est prise par le Général de Gaulle en 1957. C’est la 2e compagnie de l’armée française qui ava installer son PC à Hamoudia , petite localité située à 65 km au sud de Reggane. Cette entreprise a mobilisé pas moins de 6 500 français : chercheurs, savants et soldats. Il faut y ajouter 3 500 algériens, simples ouvriers.

La première bombe de 70 kilotonnes a explosé le 13 février 1960 à Hamoudia, la seconde, suivi de deux autres toujours à l’air libre !!! Les suivantes seront souterraines au Sud est algérien à In Ecker du 7 novembre 1961 au 16 février 1966.

essais_nucleaires-sahara-d.jpgNous avons le récit de l’explosion du 1er mai 1962 à In Ecker, au Sahara. Une galerie a été creusée dans une montagne, en forme de colimaçon, longue d’un kilomètre, le tout bouché avec du béton armé, sommairement ! Au moment de l’explosion, c’est tout ce système d’obturation qui a explosé rejetant dans l’air des matériaux et des poussières radioactives. Les deux ministres français présents, Pierre Messmer (ministre des Armées) et Gaston Palewski (ministre de la recherche) furent irradiés. Ce dernier est d’ailleurs mort d’une leucémie en 1984. Les photos de l’époque montrent qu’aucune précaution n’avait été prise pour la sécurité des observateurs. (Voir le site  http://www.jp-petit.org/Divers/Nucleaire_souterrain/in_ecker.htm)

Le pilote de l’hélicoptère chargé de survoler le site de l’expérimentation devint aveugle. Pire l’armée envoya des soldats, sans aucune tenue de protection prélever des échantillons dans le tunnel. Leur système immunitaire fut détruit, ils sont morts peu de temps après et, secret défense, leur famille ne furent pas autoriser à les approcher, ni à voir leur corps. France 2 a consacré une émission à ce sinistre épisode où l’on voit une veuve  témoigner sur le fait qu’elle n’a pas obtenu de pension de veuve de guerre, ni même la mention « mort pour la France ». Le Colonel de l’époque l’ayant prié de garder le secret le plus absolu sur les conditions de la mort de son mari à 32 ans…

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 14:29

 

ayrault1-01-32774.jpgLe gouvernement vient de boucler « sa réforme des retraites ». Le texte a été adopté définitivement par l’Assemblée nationale le 18 décembre 2013. Les dispositions vont donc entrer en vigueur, certaines dès cette année, d’autres à un horizon plus lointain. Pour autant le dossier est loin d’être terminé et les objectifs loin d’être atteints. Cette note a pour objet de présenter un ensemble de mesures, dont l’objectif est de répartir les efforts, en particulier entre le privé et la fonction publique, les salariés, les familles et l’état.

Rappel des dernières mesures : Relèvement de la durée d’assurance et hausse des cotisations d’assurance vieillesse.

Dès 2014, pour les générations nées à compter de l’année 1958, la durée d’assurance requise pour bénéficier d’une retraite à taux plein, actuellement fixée à 166 trimestre pour les générations nées en 1955,1956 et 1957 va augmenter d’un trimestre supplémentaire toutes les trois générations pour s’établir à 173 trimestres pour ceux nés à partir de 1973.

A compter du 1er janvier 2014, pour tous les régimes de base, les cotisations vieillesse vont augmenter. Pour le régime des salariés du privé, l’augmentation sera de 0,6 point répartie à part égale entre salariés et employeurs. Pour les fonctionnaires la hausse sera de 0,3 points pour la part salariale. Pour les artisans et commerçants, elle sera de 0,2 point.

Cette « pause » sur la réforme des retraites risque bien d’être de courte durée. Avec un déficit de 14 milliards en 2001, de 18,8 milliards en 2014 et une prévision (à confirmer) de 21,3 milliards en 2017…, il va falloir prendre encore d’autres mesures et assez rapidement, surtout si la croissance persiste à se faire attendre. Seul un renversement majeur de la courbe du chômage est susceptible d’empêcher l’inéluctable déficit. Des emplois créés, ce sont autant de cotisations qui entrent dans le décompte du régime des retraites. En attendant le secours hypothétique de la croissance, un ensemble de mesures s’imposent.

Et pourtant…

Le système français présente des particularismes pour le moins encombrants. La non activité des seniors pose un vrai problème à toute réforme plus approfondie du régime des retraites. En effet comment demander aux salariés de travailler et cotiser plus longtemps, alors que les employeurs n’en veulent plus, passé un certain âge. Le taux d’emploi des 60-64 ans, en 2011 est de 18,9% en France, contre 44,2% en Allemagne et 40 % aux Pays –Bas.

Ainsi les français sont les plus jeunes retraités d’Europe ; Age moyen de sortie du marché du travail (chiffre 2010) :

Suède : 64,4 ans

Pays-Bas : 63,5 ans

Norvège : 63,2 ans

Royaume-Uni : 63 ans

Allemagne : 62,4 ans

Espagne : 62,3 ans

Italie : 60,4 ans

France : 60,2 ans

L’espérance de vie des retraités ne cesse d’augmenter, même si elle connait un léger effet de palier. En 1989, l’espérance de vie à compter de la retraite, en France était de 18,8 années pour les hommes et de 24 années pour les femmes. En 2010 nous sommes passés à 21,7 années pour les hommes (+1,4 années) et 26,5 années pour les femmes (+2,5 années).

Les projections laissent entendre pour 2030, 23,3 années pour les hommes et 27,8 années pour les femmes etc…

Une espérance de vie qui ne cesse de croître, des retraités de plus en plus jeunes et des séniors exclus du monde du travail de plus en plus tôt, cela impacte directement le ratio actifs/ retraités, qui est déterminant pour assurer le bon fonctionnement du système.

En 2008, il était de 17,3 millions de cotisants pour 11,3 milliards de retraités. En 2015, il sera de 17,5 millions de cotisants pour 13,7 milliards de retraités. Et c’est en 2030, si rien n’est fait d’ici là, que le système finira d’exploser avec autant de cotisants que de retraités (18,5/18,4) et dans les décennies qui suivent un nombre plus importants de retraités que de cotisants.

Enfin si l’on met sur la table les différences notables entre le régime des fonctionnaires, les régimes spéciaux et les salariés du privé, les tensions vont nécessairement s’attiser. Lorsque la part du gâteau devient de plus en plus petite, les détenteurs d’une plus grosse part sont sur la sellette.

Comparatif des âges de départ à la retraite :

Professions libérale s : 63 ans et 6 mois

Commerçants : 62 ans et 3 mois

Salariés du privé : 61 ans et 7 mois

Artisans : 61 ans et 3 mois

Fonctionnaire d’Etat : 57 ans et 1 mois

SNCF : 55 ans et 6 mois

RATP :  53 ans et 9 mois

En outre le montant de leurs pensions est en moyenne aussi plus élevé.

S’attaquer aux inégalités ?

Tout cela ouvre de vastes perspectives de changement encore inabordées. Le 1er ministre doit avoir le courage de pointer en direction des beaux quartiers, avec les réductions d’impôts accordées pour leurs enfants lorsqu’ils poursuivent des études supérieures, alors qu’ils accèdent aussi à des allocations logement jusqu’à 250 euros… une fois encore à l’heure des sacrifices, peut-être serait-il de bon ton de revoir les gabegies du système, qui, et c’est pour le moins curieux, vont à ceux qui n’en n’ont pas le plus besoin. Ajouter à tout cela le versement d’allocations familiales conséquentes, indépendamment, encore une fois, du niveau de revenu.

Le cumul de la demi-part fiscale et de l’allocation logement étudiante est scandaleux.

A l’heure du constat où le taux de fils et de filles d’ouvriers inscrits à l’université et dans les grandes écoles persiste à stagner sur les 30 dernières années, il faut peut-être se décider à prendre à ceux qui n’en ont pas vraiment besoin pour le redistribuer à ceux qui justement en ont besoin.

L’état et les collectivités locales ont distribuées en 2013 environ 600 milliards d’euros d’aides et de prestations, soit le tiers de la richesse nationale !

Dépenses de politiques familiales en 2009, en %

L’Irlande : 4,24%

La France : 3,98 %

La Suède : 3,75 %

L’Allemagne : 3,07 %

L’Espagne : 1,77%

L’Italie : 1,58 %

La France est juste placée derrière l’Irlande. En même temps ce n’est pas un hasard si ces deux pays ont les plus forts taux de natalité d’Europe.

Le président de la République s’est fixé l’objectif de ramener le déficit public à zéro à la fin de son mandat. Il faudra pour cela réduire drastiquement les dépenses publiques, 60 milliards à l’échéance de 2017. Pour donner un ordre de grandeur cela équivaut à la moitié de la masse salariale de la fonction publique !

Pour charger encore plus la barque, ajoutons que le déficit de la Sécurité sociale résiste à tous les plans ; mis en œuvre depuis 30 ans… en 2012 le trou atteignait déjà les 20 milliards d’euros, soit 10,5% du PIB  ! Et surtout le déficit n’a jamais cessé de « glisser » en 10 ans il a été multiplié par dix.

Que faire ?

En fait, il n’est nul besoin de missionner encore de hauts fonctionnaires et de lancer des études à n’en plus finir. L’état d’un certain nombre de mesures pour aller la dette et tenter d’établir un semblant de justice entre tous les contribuables et ayants-droits français est connu. Il faut une solide majorité politique, un discours de clarté et un courage à toute épreuve pour trancher dans le vif .

Quelques exemples :

1- Aligner le mode calcul des retraites du privé sur le public (les fonctionnaires partent avec 75 % de leur dernier salaire, contre 45 à 70 % pour le privé). La mesure touchera 5,2 millions de personne et pourrait rapporter 6,5 milliards d’euros.

2- Anticiper encore un peu plus l’application de départ à la retraite à 62 ans, prévu pour 2017, le ramener à 2015. Economie annuelle prévue : 12,5 milliards d’euros ;

3- Supprimer la majoration de 10% des pensions pour trois enfants. Economie : 6 milliards d’euros ; en même temps, si cet avantage est unique en France, il explique lui aussi probablement le fort taux de natalité de la France.

4- Aligner l’âge de départ à la retraite du public sur le privé, 5,2 millions de personnes concernées, économie annuel de 4,5 milliards d’euros ;

5- Supprimer l’abattement de 10% sur les pensions pour le calcul de l’impôt sur le revenu, 15 millions de personnes concernées, économie 3 milliards d’euros  ;

6- Aligner la CSG des retraités (6,6%) sur celle des actifs (7,5%) concerne 8 millions de personnes et rapporte 1,2 milliards d’euros d’économie.

 On oublie le gel temporaire des retraites (3 milliards d’euros) et la désindexation des pensions du régime général (750 millions d’euros).

Ces6 mesures, drastiques de contribution des retraités, mais qui ne remettent pas en cause le système de solidarité représentent pas moins de 33,7 milliards d’euros d’économie.

 Pour les familles, on peut imaginer :

1- Supprimer les allocations familiales au 20% les plus riches, 1 million de personnes concernées et1,7 milliards d’économie ;

2- Fiscaliser les allocations familiales, 11,5 millions de personnes concernées et 1,3 milliards d’euros d’économie.

3- Supprimer le complément familial aux fonctionnaires, soit 1,3 milliards d’euros d’économie. Les fonctionnaires cumulent les allocations familiales et une prime parentale allant jusqu’à 280 euros pour trois enfants.

Trois mesures qui rapporteraient 4,3 milliards d’euros d’économie

Quant au chômage, le plafonnement des indemnités s’impose (il atteint en France 6 100 euros par mois, contre 2 300 au Danemark et moins de 2000 euros en Allemagne). Un plafonnement à 4 000 euros (ce qui est encore très élevé) aboutirait à 370 millions d’euros d’économie.

. On aboutit à un total général sur ces 10 mesures à 38,371 milliards d’économies.

Mais si l’on met à contribution, les salariés, les retraités, les familles, les chômeurs, l’état se doit de contribuer encore plus massivement, les marges d’organismes et de subventions parfaitement inutiles ou largement au-dessus de nos moyens pullulent.

-1 L’Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet), parfaitement inutile et inappropriés à la situation actuelle de la création face au numérique a couté en 2012,9 millions d’euros de budget de fonctionnement.

-2 Dans ce qui n’est peut-être pas dans nos moyens : Le Philharmonique de Paris, coût de fonctionnement prévu 50 millions d’euros par an (investissement 336 millions d’euros).

-3 les fameuses 1244 agences publiques, qui ont été répertoriées, elles emploient 440 000 personnes… Nombreuses ne servent à rien, sans compter les doublons. Leur gestion est calamiteuse : leur coût de fonctionnement grimpe de 3% par an, la rémunération moyenne de leur dirigeant est de 122 866 euros par an. Coûts selon l’inspection génale des finances : 50 milliards d’euros par an. La moitié peut être économisée sans dommages collatéraux sur le fonctionnement du navire France, tout au plus quelques parasites éliminés et le reclassement de quelques milliers de salariés. Economie prévisible : 25 milliards d’euros.

-4 les subventions absurdes : La carte musique de Sarkozy : 25 millions d’euros.

-5 La légion d’honneur… l’Etat verse chaque année 23 millions d’euros à la Chancellerie de la Légion d’honneur pour la distribution des médailles… en avons-nous les moyens ? Cela fait cher le hochet !

-6 la gabegie des associations, 1,5 milliards d’euros et 0,01% des associations qui touchent 55 % des subventions publiques. Au moins 200 millions d’euros d’économie à récupérer.

Et j’ouvre des pistes sur les économies à réaliser auprès du Sénat et de l’Assemblée nationale (l’argent de poche des parlementaires : 71,8 millions d’euros par an, un régime de retraite exorbitant…).

Enfin je rappellerai que la fraude fiscale représente environ 50 milliards d’euro par an et la fraude sociale 20 milliards

 

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 03:25

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:47

 

Comme il est bon de constater que la mémoire existe encore… un internaute, malin, est allé fouiller dans les archives de l’UMP, avec sans doute quelques souvenirs en tête, pour voir ce que le parti de Jean-François Copé avait pu raconter dans le passé sur cette question du genre à l’école et de la nécessité de  lutter contre les stéréotypes et agir en faveur de l’égalité des sexes.*

Morano, l’égérie en titre des questions familiales à l’UMP (çà, cela fait vraiment peur !), Copé, chef des troupes ont attisé durant toute la semaine la guerre scolaire contre le gouvernement qui « veut faire porter des jupes aux garçons » et faire rentrer les pédés et les gouines à la maternelle… Bien entendu, campagne municipale oblige, les sous-fifres UMP ont un peu partout relayé les mêmes slogans.

Pourtant au printemps 2011, ce même parti, l’UMP faisait campagne dans des termes identiques à ceux du gouvernement pour introduire le questionnement du genre à l’école, aborder l’égalité des sexes. Ceci fut fait par Monsieur Copé lui-même dans le cadre d’Etats Généraux du parti destiné à poser les éléments de programme pour la campagne à venir de Nicolas Sarkozy ! Voir le lien ci-après on ne peut plus explicite.

Le vocabulaire, les questionnements sont identiques… surprenant, on aimerait que quelques journalistes aient le bon goût de rafraîchir les souvenirs de l’UMP et plus particulièrement ceux de Nadine Morano et Jean-François Copé.

 

 

http://www.etats-generaux-ump.fr/participez/pacte-republicain/la-place-des-femmes-dans-la-societe/introduire-des-la-maternelle-des-seances-consacrees-a-la-mixite-et-au-respect-hommesfemmes/

UMP-Gnte.jpg

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 16:42

autodafe2.jpgChaque jour qui passe apporte son lot d’attitudes que l’on croyait enfouies dans les livres d’histoire. Mais ne voilà-t-il pas que Nadine Morano (UMP) n’hésite pas à l’occasion de la dernière émission Mots Croisés sur le Service Public à affirmer sa volonté de faire la chasse aux livres dans les bibliothèques. Mais si la passionaria de Nicola Sarkozy se livre une fois de plus à l’un de ses usuels exercices d’idiotie, pour autant on assiste, par ailleurs, à une véritable offensive de l’extrême droite sur le terrain de la lecture publique.

Entre les déclarations de Béatrice Bourges, leader du Printemps français (tout un programme !) et celle de Jean-François Copé c’est bien à une offensive « main propre » sur les bibliothèques à laquelle on assiste. Mme Bourges n’hésite pas à déclarer : « Ces livres-là n’ont absolument rien à faire dans les bibliothèques. Au minimum, il faudrait les mettre dans des rayons à part. Les enfants doivent être éduqués par leurs parents. On est en train de fabriquer des enfants d’Etat ». On mesure la somme de préjugés et de fantasmes qu’une telle phrase peut receler, mais aussi le mal qu’elle peut faire dans une opinion publique désorientée.

Jean-François Copé, lui a franchi sans complexe la ligne jaune, prêt à tout, pour engranger un maximum de voix aux élections municipales, toutes les peurs sont les bienvenues. Il est vrai qu’un dernier sondage lui indique que 44 % des sympathisants UMP sont favorables à passer des accords avec le Front national. Sur le terrain fumeux de la théorie du genre, il est allé jusqu’à encourager les actions de l’extrême droite pour alimenter toutes les rumeurs les plus folles sur le sujet. Allant jusqu’à brandir et offrir à la vindicte populaire un ouvrage pour enfant «  Tous à poil », inoffensif, bien qu’un peu provoquant.

Jean-François Copé devrait relire les contes de Grimm et ceux de la mythologie grecque, là oui, vraiment, il y a de quoi faire peur aux petits enfants. Mais cette offensive outrancière pétrie de chimères de la part du patron de l’UMP, n’est que l’expression de son désarroi et de son impossibilité à rassembler son parti sur un programme économique et social clair et convainquant.

L’école est un milieu propice pour attiser les peurs et les haines, aborder les problématiques du genre et celui des inégalités ouvre les portes de la boite de Pandore. Nous y sommes : haro sur les livres !

A cela, il n’y a qu’une seule chose à répondre, reprendre la déclaration de Mme Juliette Lenoir, directrice de la bibliothèque de Nancy et présidente de l’Association des directeurs des bibliothèques des grandes villes (ADBGV), à propos des grands principes régissant les bibliothèques : « Ils sont inscrits dans une Charte de 1991, ainsi que dans un Manifeste de l’Unesco. Les collections doivent refléter la diversité des opinions, l’évolution de la société, et être exemptes de toute forme de censure »

Je crois que tout est dit, encore faut-il que les responsables politiques qui ont encore un minimum de bon sens et l’âme démocratique chevillée au corps, l’affirment haut et fort.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 15:42

argen-t2.jpgAlors que les milieux d’affaires font savoir haut et fort que seule une réduction du SMIC de 20 % est susceptible de relancer et sauver l’économie française, faisant ainsi peser sur les épaules des plus fragiles et des plus démunis le poids de la responsabilité collective, il n’est pas inutile de jeter un coup d’œil sur les résultats de nos banques, entre autre … .

La société Générale.

Le Conseil d’administration vient de décider d’attribuer un dividende de un euro par action pour l’année 2013. Cette banque a presque triplé son bénéfice net en 2013 avec 2,18 milliards d’euro. Le taux de distribution des bénéfices atteint 27 %, avec un objectif de pas moins 40 % en 2014. Résultat le cours de l’action a instantanément bondi de 6 %

Barclays.

Alors que la banque se porte moyennement bien, elle a tout de même réalisé en 2013 un plan de suppression, de 12 000 emplois, elle a augmenté l’enveloppe des bonus de 10 %, à savoir 2,9 milliards d’euros à distribuer aux traders et cadres de direction. Cette manne représente en moyenne 72 000 euros par personne.

BNP Paribas.

La 1ère banque française, affiche des bénéfices aussi conséquents, un bénéfice net de 1,8 milliards d’euros au 2ième trimestre de 2013.

Crédit agricole.

Très bon élève, il a sextuplé son bénéfice net, lui aussi au 2ième trimestre 2013, soit 696 millions d’euros. Le vent en poupe, les dépôts dans les caisses régionales sont à 577 milliards d’euros à fin juin2013.

La BPCE.

Elle affiche un bénéfique en hausse de 15 % sur la même période à concurrence de  772 millions d’euros.

Et c’est la même chose pour le Crédit Mutuel CIC, la Banque Postale, Boursorama etc….

Inutile de faire le tour des entreprises du CAC 40, c’est la même chanson, plutôt gaie à entendre pour les actionnaires. Il ne s’agit pas de faire le procès de la finance, dans un monde globalisé où le marxisme a fait faillite, force est de constater l’emprise de cette nécessité capitalistique de faire de l’argent avec l’argent.

Mais pourquoi renoncer à revendiquer un meilleur partage de la valeur ?

Si les économistes considèrent que le partage de la valeur ajoutée n’a guère bougée durant le siècle dernier, on constate que sur le court terme la part du travail a augmenté de 1959 (59%) à 1982 (68%), puis a diminué à partir des années 1980.

Citons le travail de Cécile Prigent (Divisons, croissance et politique macroéconomiques de l’Insee) : La valeur ajoutée représente la richesse engendrée au cours du processus de production par la mise en œuvre des facteurs de production, notamment le travail et le capital. Or, le partage de cette richesse entre salaires et rémunération du capital a fortement fluctué en France depuis la fin des années 60. Après avoir sensiblement augmenté à la suite des accords de Grenelle en 1968 et des chocs pétroliers de la décennie 70, la part des revenus du travail a reculé au cours des années 80. Elle a retrouvé, depuis le début des années 90, un niveau proche de celui du début de la décennie 60.

Dans ce contexte de restriction de la rémunération du travail au profit du capital, faut-il en plus réduire le smic de – 20% ? Quelle sera l’étape suivante, envoyer à nouveau les enfants de 10 ans travailler dans les mines ?

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Published by Jean Pelletier - dans économie
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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 18:26
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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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Bonne lecture.
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