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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 08:44

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 20:12

La Manif pour tous… barre toute à l’extrême droite.

 

Manif-pour-tous.jpgDimanche dernier, Paris connaissait tout un après midi durant, une déferlante de haine, de racisme et d’antisémitisme, avec un mot d’ordre « Hollande dehors » … rappelons que le président a été élu en mai 2012, que l’actuelle majorité s’est forgée en juin 2012. Que ce PS honni depuis 2007, a gagné toutes les élections, une première sous la Vième république. Ce  dimanche, rebelote La Manif pour tous, reprend du service sous le couvert de certains députés UMP, et plus particulièrement de Mme Christine Boutin et plus surprenant Henri Guaino.

 

Manuel Valls a parfaitement raison, c’est bien un Tea Party à la française qui se met en place. En surface, les organisateurs  revendiquent leur ferme opposition à la loi sur le mariage pour tous, mais ils condamnent tout autant le vote sur la refonte partielle de la loi sur l’avortement (suppression de la notion de détresse pour avorter), et l’actuel débat sur la fin de vie. L’actualité leur permet, en défi à toute raison, de surfer aussi sur la théorie du genre et d’accuser l’école de toutes les perversités.

En vue du prochain examen de la loi sur la famille, l’amalgame de la manifestation intègre le refus de La Procréation Médicale Assistée (PMA) et la Gestation pour Autrui, qui pour autant ne figure pas le projet de loi du gouvernement.

En fait tout est bon pour une droite conservatrice et inscrite dans le catholicisme le plus réactionnaire pour regrouper ses forces et tenter de déstabiliser le gouvernement socialiste.

Sans atteindre le gigantisme de certaines manifestations de gauche dans le passé, cette droite extrême a été capable de mobiliser des dizaines de milliers de manifestants, dimanche dernier. C’est du jamais vu, mis à part la grande manifestation pour l’école privée sous Mitterrand. ?

Pour dire le tournant pris par ces manifestations, même Frigide Barjot et certains de ses amis ont annoncé ne pas se joindre à la manifestation d’aujourd’hui. Un sursaut de raison dans l’esprit de l’égérie de la manifestation pour tous ?

Bref, aujourd’hui, les organisateurs ont réussi à fédérer large autour de la notion de familiphobie… tout est bon, même les mensonges les plus grossiers. A les entendre, c’est toute la famille française et la notion de la vie qui seraient en danger, alors que c’est une frange extrême du catholicisme français qui voudrait de force imposer à toute la société française leur conception de la vie et de la famille. En cela ils rejoignent les islamistes  les plus  fondamentaux.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:05

Retraites 1L’OCDE (Organisation de Coopération et de développement économique) vient de publier une mise en garde à l’attention de la France concernant l’emploi des séniors, particulièrement scandaleuse, sur le ton et surtout sur le fond. Cela ne grandit en rien l’institution, décidément très néo-libérale à tout crin.

 

Dans un rapport rendu public le 30 janvier 2014, «Vieillissement et politique de l’emploi : mieux travailler  avec l'âge », l’OCDE estime en substance qu'il faut  inciter davantage les seniors à travailler, alors que les chiffres du chômage en France sont au plus haut. Si l’emploi des jeunes connaît en France un très léger mieux, ce sont les séniors de plus de 50 ans qui sont de plus en plus nombreux au chômage.

La France est ainsi particulièrement mal placée : seuls 44,5 % des Français âgés de 55 à 64 ans ont un emploi en 2012, pourcentage à rapprocher des 48 % pour l’ensemble des séniors européens et 54 % pour la moyenne des pays de l’OCDE.

Le ton de ce rapport est incisif à l’encontre des salariés, comme s’ils étaient responsables de cet état de fait. L’OCDE oublie totalement la responsabilité des employeurs, en France, qu’ils soient publics ou privés. Ils pratiquent allégrement le dégraissage des séniors.

Surtout, il oublie que ces séniors, très nombreux sans-emploi (55,5 % de cette classe d’âge), n’ont quasiment aucun espoir de retrouver un emploi, vu que ce sont les employeurs eux-mêmes qui discriminent les séniors, et qu’ils vont se retrouver avec des retraites très amputées. Nous aurions aimé que l’OCDE réfléchisse de plus près à leur situation.

Non, l’organisme international a préféré mettre l’accent sur ce qu’elle appelle des préretraites déguisées. Il aurait été plus opportun de questionner les séniors concernés sur ce point, plutôt que de mettre l’accent sur : « Ce mode rupture particulièrement attractif pour les séniors les mieux rémunérés.»

L’OCDE insiste sur la durée et le montant de l’indemnisation et propose ainsi d’y mettre fin en la réduisant drastiquement. Et qu’en penseront les employeurs ? Que c’est parfait pour eux et qu’ils continueront pour autant allégrement à mettre hors d’emplois les séniors.

Toute fois, reconnaissons que l’organisme pointe les réticences des employeurs français à employer les séniors, la recommandation, du bout des lèvres est de sanctionner et de contrôler ces entreprises … A cette heure, aucun projet de loi du gouvernement n’envisage de telles mesures.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 14:32

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 11:43

401612Issu des nombreuses consultations de la filière à l’occasion des débats parlementaires, le projet de Centre national de la musique refait surface avec une déclaration de la Ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, annonçant qu’il sera « le grand chantier de cette année. ». Les principaux acteurs de la filière s’en félicitent, tout en manifestant certaines réserves.

Voici donc le retour du serpent de mer : Un centre national de la musique, en vis-à-vis du Centre National du Cinéma. Depuis que le numérique a fait irruption, en particulier dans le monde de la musique, détruisant l’équilibre précaire de son circuit économique, nombre d’acteurs de la filière ont fait le parallèle avec le secteur de l’audiovisuel bien moins impacté par la crise suscitée par Internet ; une explication : l’existence du centre national du cinéma (CNC). La filière musicale bien que profitant d’une multitude d’organismes à son service, ne dispose pas d’une force de frappe équivalente.

C’est ce que le gouvernement Fillon avait promis à la profession le 30 septembre 2011 avec la signature des « 13 engagements pour la musique en ligne », qu’avaient fini par conclure les producteurs et les plateformes numériques. Une mission de préfiguration avait même été engagée le 11 avril 2011 et confiée à Didier Selles, conseiller maître à la cour des comptes, avec en appui Franck Riester, député UMP de Seine et Marne (rapporteur de la loi Création et internet à l’Assemblée), Daniel Colling, directeur du Printemps de Bourges, Alain Chamfort, compositeur et interprète et Marc Thonon, président de la SPPF (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France).

La mission s’est traduite par la remise d’un rapport « Création et diversité à l’ère numérique » décrivant par le menu détail ce que pourrait être ce futur CNM, précisant l’ensemble des mécanismes d’aides, ainsi que les sources de financement. Dès le 7 novembre 2011, le CNM entre en phase réelle de préfiguration, le processus s’accélère le 28 janvier 2012, le ministère de la Culture et les professionnels de la musique signent un accord-cadre sur « les missions, les ressources et le mode de gouvernance ». Enfin le 9 mars 2012, l’association de préfiguration est créée, nous sommes à deux mois du 1er tour de l’élection présidentielle. Le président en est Didier Selles, sa vice-présidente Catherine Ruggeri  (Directrice générale du centre nationale du livre de 2010 à 2011) et enfin son directeur est un conseiller référendaire à la cour des comptes très au fait des questions du numérique, Jean-Baptiste Gourdin.

Mais la précipitation n’est pas toujours bonne conseillère. Alors que le calendrier du gouvernement Fillon prévoyait une présentation des dispositions législatives au parlement avant la fin de l’année 2012… le changement de majorité mettait brutalement fin au processus. Pour la nouvelle ministre de la culture Aurélie Filippetti, le CNM n’est pas possible. Constatant que celui-ci n’est ni budgété, ni sécurisé d’un point de vue juridique elle annonce le 26 juin 2012 lors d’une interview au journal le Monde qu’elle met un terme au projet : « Nous n’avons pas réellement besoin d’un nouvel établissement public, qui nécessiterait, en plus des ressources existantes, 50 millions d’euros. Ce n’est pas possible actuellement ».

L’onde de choc dans la profession est profonde amenant la ministre, un peu plus tard, à nuancer son propos. Le 26 septembre 2012, elle se dit ouverte à la réflexion et affirme sa volonté politique de soutenir financièrement la production. Mais le nouveau pouvoir a lancé dès son arrivée une nouvelle mission confiée à Pierre Lescure, elle dit en attendre ses conclusions pour début 2013.

Depuis… la confusion s’est installée, Pierre Lescure a rendu ses conclusions : 81 propositions qui se devaient d’être l’ossature d’une grande loi, marquant l’acte 2 de l’exception culturelle française. Pour l’instant une seule de ces propositions a été mise en œuvre, la sanction par la coupure de l’accès à internet a été remplacée par une amende, et l’HADOPI (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet) est toujours là.

Devant la mise en place d’une telle stratégie de l’inertie, aggravée par la proximité des élections municipales, la rue de Valois s’est sans doute sentie obligée de sortir du bois et de faire une annonce : « L’engagement du Président de la République était de reprendre le chantier du CNM (Centre national de la musique), cela ne voulait pas dire créer un établissement public qui s’appellerait CNM. Cela voulait bien dire assurer l’accompagnement du secteur musical, du secteur de la production musicale. Ce sera le rôle d’un CNV (Centre national de la chanson, des variétés et du jazz) profondément rénové et réformé. Nous travaillons pour pouvoir avoir un financement d’ampleur du CNV destiné au secteur de la musique. Ce sera le grand chantier de cette année. ».

On savait le projet d’établissement public fusionnant diverses structure en charge de la musique mort-né, on apprend donc que c’est l’un d’entre eux qui a été choisi pour porter les promesses présidentielles : le Centre National de la Chanson, des variétés et du jazz (CNV), dirigé par Jacques Renard, haut fonctionnaire du ministère de la Culture, qui a dirigé le cabinet de Jack Lang. Ce denier va donc connaitre d’importantes modifications pour en faire « le réceptacle du financement dédié à la musique ». Cela reste pour le moins vague !

L’annonce de la validation par la Commission européenne le 21 novembre 2013 de la Taxe sur les distributeurs de service de télévision (TSTV), initialement prévue pour apporter des financements nouveaux (rendement attendu de 270 millions euros en 2014) à ce futur CNM, a relancé la pression des professionnels sur le gouvernement.

Mais le scepticisme est de règle dans la filière, ce qu’exprime Bruno Lion (Président de Tous pour la Musique) : « L’annonce d’une réforme du CNV (Centre national de la chanson, des variétés et du jazz), qui deviendrait le “réceptacle du financement dédié à toute la filière musicale”, par la ministre de la Culture et de la Communication est d’abord une grande joie pour l’ensemble de nos métiers. Mais un certain nombre de questions restent en suspens. Sur les financements, la ministre reste trop vague. ».

Pourtant Patrick Bloche (SRC), président de la commission des affaires culturelles à l’Assemblée nationale a déclaré de son côté le 3 décembre, à l’occasion d’un colloque organisée par l’Adami (Société pour l’administration des droits des artistes et musiciens interprètes) : « Je soutiens l’idée qu’il puisse exister, sur le modèle du cinéma, une sorte de fonds de soutien pour financer la musique. Je ne désespère pas que le CNM (Centre national de la musique), qui avait l’inconvénient de ne pas être budgété au moment de l’alternance, le soit un jour. J’y crois beaucoup ».

On dit les peuples sans mémoires, heureusement, car sur ce sujet : l’avenir de la filière musicale à l’ère du numérique, cela fait un bon moment que les pouvoirs publics, pour le moins ne manifestent aucun courage, pour le pire se moquent du monde, jugez-ne vous-mêmes :

-   30 juin 2006 : la loi relative au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information, dite loi DADVSI.

-   Septembre 2006 : la Mission Olivennes, qui aboutit à un 1er rapport : « Le développement et la protection des œuvres culturelles sur les nouveaux réseaux » publié le 23 mai 2007.

-   Novembre 2007 : les accords dits de l’Elysée débouchent sur le projet de l’Hadopi.

-   12 juin 2009 : la loi Création et internet instaure, entre autres, la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi).

-   Septembre 2009 : la mission Zelnik est créée et aboutit à un second rapport : «L’offre légale de contenus culturels sur Internet et la rémunération des artistes et de tous ceux qui concourent à la création de ces œuvres » remis en janvier 2010 au ministre de la Culture.

-   Janvier 2010 : mise en place de la mission de médiation, confiée à Emmanuel Hoog, pour « mettre en place un régime de gestion collective obligatoire des droits liés à la mise çà disposition interactive de musique ».

-   2011-2012 : une réflexion est engagée sur la création d’un Centre national de la musique (CNM), une mission est confiée à Marc Thonon, Daniel Colling, Alain Chamfort, Didier Selles et au député Franck Riester, laquelle aboutit à un 3ième rapport : « « Création et diversité à l’ère numérique » »

-   Juillet 2012 : Pierre Lescure se voit confier une nouvelle mission avec pour objectif de réunir les éléments pour une grande loi qui serait l’acte II de l’exception culturelle, laquelle aboutit à un 4ième rapport « Contribution aux politiques culturelles à l’ère numériques ».

-   Septembre 2013 : Christian Phéline est missionné pour « objectiver » les recommandations de la mission Lescure sur la musique en ligne et le partage de la valeur entre artistes, producteurs et sites…, naissance d’un 5ième rapport : « "Musique en ligne et partage de la valeur – État des lieux, voies de négociation et rôles de la Loi".

Qui croire ?

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 12:47

Tout savoir sur les rencontres européennes de. l'Adami à Metz http://rea.adami.fr/

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 11:21

 

On compte en France un peu plus d’un million d’association. Elles sont de tout ordre, des amis de la pétanque en passant par de grandes associations travaillant dans le tourisme populaire etc… Ils s’en créent à peu près 70 000 par an : sportives, culturelles, sociales, savantes … De toutes tailles, elles répondent bien à l’échelon local et se prêtent au regroupement d’intérêts locaux. Mais elles peuvent être aussi de très grande taille, avec des budgets importants et de nombreux salaries : Léo Lagrange par exemple ou la Ligue de l’Enseignement.

Le journal Le Monde a mené une enquête approfondie sur les subventions que ces associations reçoivent chaque année. Leur enquête s’est faite à partir d’un document de référence qu’on appelle « le jaune budgétaire » qui recense, entre autre, toutes les subventions votées sur une année.

En 2011, ce sont donc 21 168 associations qui ont reçu 1,2 milliard d’euro ! A titre de comparaison, le budget du ministère de la culture et de la communication, pour 2013, est de : 7,4 milliards d'euros.

Mais le plus surprenant, c’est que 1% des associations (soit 200 associations) perçoivent 60 % de cette somme. La démocratie locale et participative a encore des progrès à faire… En clair 99% des associations se répartissent seulement 500 millions d’euros.

L’échelle des subventions va de plusieurs millions d’euros, à quelques milliers, centaines et la plus faible est de 4 euros (véridique !).

La tête du Hit est menée par l’AFPA (Association pour la formation professionnelle des adultes) avec, restez bien assis : 57,91 millions d’euros de subventions ! Dans le même genre… c’est l’association Philharmonie (orchestre philharmonique de Paris)  qui gère la maitrise d’œuvre du bâtiment en cours de construction dans le parc de la Villette qui tient la corde en deuxième position avec 39,3 millions d’euros.

Enfin pèle mêle dans ce peloton de tête on trouve :

L’Association pour le logement des personnels de l’administration financière, 29,5 millions d’euros,

La Fondation d’Aguesseau (gestion des œuvres sociales du ministère de la justice) avec 9,5 millions d’euros,

Terre d’Asile (qui gère les centres d’accueil des demandeurs d’asile) 26,16 millions d’euros,

La ligue de l’enseignement 23 millions d’euros,

L’union nationale des sports scolaires, 17,1 millions d’euros.

Parmi tous les secteurs, c’est la culture qui est en tête avec 228 millions d’euros distribués à 5 000 associations, avec une moyenne de 45 196 euros chacune (chiffre 2011). Outre l’orchestre philharmonique dont il a été question, d’autres orchestres bénéficient des subsides de l’état, ainsi que les théâtres subventionnés… Le festival de musique classique d’Aix en Provence est bien placé avec 3,6 millions d’euros. Le groupe Audiens qui gère les assurances complémentaires des professions de la culture et de la communication reçoit 3,6 millions d’euros….

Les écoles privées.

On retrouve aussi un nombre important d’établissements scolaires, écoles de commerce ou d’ingénieur, instituts catholiques :

Instituts catholiques de Lille et de Paris, 980 000 et 830 000 euros

Association des évêques fondateurs de l’institut catholique de Paris, 8,2 millions d’euros !!!

Où est le principe de laïcité ? Les sept Instituts d’enseignement privé catholiques totalisent 33,23 millions d’euros. Il faut impérativement donner toute la publicité possible à ces chiffres.

Mais on retrouve la même situation pour les prestigieuses écoles de commerce privées, aux frais de scolarité pourtant très élevés :

L’Ecole des hautes études commerciales (Edhec) avec 3,83 millions d’euros,

L’Ecole supérieure de l’agriculture, l’Essec …

Au total cela représente 58,6 millions d’euros distribués à l’enseignement privé, c’est énorme. On doit ce chiffre à Valérie Pécresse, qui en 2010, en charge de l’enseignement supérieur, avait signé avec ces établissements un protocole leur assurant d’importantes dotations en échange de nouvelles missions sur la recherche et la mixité sociale.

L’action sociale des ministères..

Ce poste, celui des associations chargées de l’action sociale en faveur des personnels administratifs est le deuxième en importance (14,7% de l’ensemble avec 100 millions d’euros). On peut le regretter, mais c’est la loi qui en 1983 reconnait ces associations et les organise : « l’Etat, les collectivités locales et leurs établissements publics peuvent confier à titre exclusif la gestion de tout ou partie des prestations dont bénéficient les agents à des organismes à but non lucratif ou à des associations nationales ou locales régies par la loi du 1er juillet 1901, relative au contrat d'association. » .

De l’importance géographique en politique…

L’influence politique est réelle, un exemple : le département de la Sarthe (terre d’élection de Fillon, 1er Ministre en 2011).

En 2005, seules 8 associations perçoivent une subvention. Mais en 2007 (Fillon est arrivé à Matignon) ce sont 24 associations pour un montant de 418 000 euros. En 2010, année électorale (les cantonales) le nombre monte à 27 associations subventionnées pour 714 000 euros. Le Monde relève parmi elles,  Médias chrétiens en Sarthe avec 52 436  euros en 2011.

Quelques exemples particuliers, sensibles politiquement.

Difficile de faire l’impasse sur Ni Putes ni Soumises (NPNS) avec 245 000 euros et SOS Racisme avec 350 691 euros.

 

Bref, entre les montants de la réserve parlementaire, et ce patchwork d’associations…. Les citoyens ont encore du travail à faire dans leurs actions de vigilance à l’égard de l’action publique et de compte à demander à leurs élus.

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 19:38

http://planete-infos.fr/index.html
retrouvez moi sur ce nouveau média

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 17:12

9061812944_111aacda3d.jpgLes sondages ne remplacent pas le vote, mais ils sont comme les hirondelles et peuvent faire le printemps ; le dernier en date sur Paris confirme et consacre la probable victoire d’Anne Hidalgo sur son challenger UMP Nathalie Kosiusko-Morizet (Sondage IFOP pour le Parisien/LCI et Europe 1, publié le 29 janvier). Il suit et confirme plusieurs sondages déjà publiés les semaines passées. Les démêlés de la candidate UMP avec sa propre majorité y sont sans doute pour quelque chose.

Anne Hidalgo obtient toujours 39,5% au 1er tour contre 36,5% pour NKM, qui perd ainsi 2 points. Au second tour la victoire de la candidate du PS est encore plus nette avec 54 % des votes, alors qu’en janvier elle n’était qu’à 52,5%. Sans doute la rançon face à son talent et sa capacité à rassembler largement autour d’elle dès le 1er tour, alors que Nathalie Kosiusko-Morizet doit faire face à l’émergence de nombreuses listes dissidentes.

Pour les autres candidats les périmètres restent approximent inchangés avec : un Front National à 8 % (- 1point), un parti de Gauche à 6% (+1 point), les verts à 5,5 % (-0.5 points). A quelques semaines du vote, ce sondage devient particulièrement indicatif de la difficulté à laquelle doit faire face Nathalie Kosiusko-Morizet. Les principaux sont très pro-actifs : Dominique Tiberi qui défend les couleurs de son père, en passe d’ouvrir en grand les portes de la mairie du 5ième arrondissement au PS, certains centristes partis en guerre sous l’étiquette « Nous Citoyens » dans le 12ième arrondissement (que NKM doit absolument gagner pour accéder à l’hôtel de ville) ou encore Charles Beigbeder avec ses listes « Paris libéré », dont on ne sait pas bien de qui il se libère.

En clair ce sera la droite, embusquée à tous les coins de Paris, qui fera sans doute perdre NKM, alors que de son côté Anne Hidalgo a opéré un large rassemblement dès le 1er tour, qui va des communistes, en passant par le Modem et jusqu’à un actuel vice-président du groupe UMP à l’Hôtel de ville. De ce fait l’actuelle 1ère adjointe de Bertrand Delanoë surfe aisément sur cette dynamique-là.

Pour autant sa rivale UMP n’a pas dit son dernier mot et ne relâche rien de l’étreinte de sa campagne. Elle se voit toujours dans la peau de la candidate « moderne » avec des aspérités écologiste et surtout elle compte sur l’impopularité de François Hollande. C’est sans doute là où elle fait une erreur, les municipales se jouant toujours sur un registre strictement local. Anne Hidalgo aura beau jeu de faire valoir son bilan, depuis 2011, sa sincérité dans son engagement auprès des parisiens avec lesquelles, au fil des années elle a su, avec l’appui de son mentor Bertrand Delanoë, créer des liens de proximité et surtout une solide connaissance des dossiers. Enfin elle a, au fil des semaines, construit, en dialogue avec les forces sociales, culturelles et économiques de Paris, un véritable projet autour de la fiscalité, les transports, le logement, la sécurité, l’aménagement urbain, les espaces verts etc…

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 15:28

 

 

 

Enfin, le voile est levé, l’Assemblée nationale a rendu public le montant des aides allouées dans le cadre de la réserve parlementaire, et la liste les bénéficiaires. On connait désormais l’usage qui en est fait, même s’il aboutit à un inventaire à la Prévert. C’est une première et il faut saluer cet acte de transparence dont la république jusqu’ici et surtout le parlement ne nous avaient guère habitués.

La somme est loin d’être négligeable : 90 millions en 2013 à rapprocher par exemple des 48 millions d’action de soutien artistique (25 % du montant total), liées à la collecte de la copie privée (192 millions d’euros en 2011). Le Ministère de la Culture et de la communication a distribué en 2011, 228,8 millions d’euros à plus de 5000 associations. Au regard de la transparence due sur l’usage des fonds publics, on s’aperçoit, en rapprochant ces chiffres, combien ce dossier de la réserve parlementaire devenait de plus en embarrassant.

Seuls quelques députés s’étaient livrés spontanément à l’exercice de la publication de leurs réserves, la plupart n’étant pas diserts sur le sujet. On comprend mieux pourquoi à la lecture de ce rapport. Le mérite en revient à l’actuel président de l’Assemblée, Claude Bartolone qui s’était engagé à faire toute la lumière sur ce sujet. Pour contribuer à l’effort national, le président de l’assemblée a déclaré : «C’est inédit sous la Ve République, afin de participer à l’effort national de réduction des dépenses publiques, les députés ont souhaité restituer au budget de l’Etat près de 10% de la réserve», ce n’est donc plus que 81,6 millions qui ont été mis à disposition.

La répartition s’est faite désormais avec équité entre la majorité et l’opposition. C’est au Président de groupe que revient la charge de répartir les montants, quitte à favoriser les circonscriptions les plus pauvres ou encore à favoriser les parlementaires les plus assidus (Primes au mérite !)

Le montant moyen par député est de 130 000 euros. Quelques cas particuliers sont mieux servis :

Les membres du bureau se voient octroyer une réserve 140 000 euros,

Les questeurs de 260 000 euros,

les présidents de groupes et de commissions 260 000 euros

Le président de l’assemblée 520 000 euros

A ces 81,6 millions d’euros il faut ajouter aussi le Réserve institutionnelle de l’Assemblée nationale d’un montant de 5,5 millions d’euros (total : 87,1 millions d’euros). Cette réserve est destinée à «soutenir des associations ou fondations menant des projets d’intérêt national et, traditionnellement, de participer au financement de grandes institutions ou juridictions françaises » A titre d’exemple elle a financé le Conseil d’Etat et la cour des comptes à hauteur de 250 000 euros chacun,  un restaurant d’insertion social à Pantin pour 100 000 euros, ainsi que les Restos du cœur pour la même somme…

De son côté le Président de l’Assemblée a utilisé sa réserve pour :

La réfection, d’un square au près Saint-Gervais, 200 000 euros

Même chose pour la commune des Lilas, 195 000 euros

Le comité départemental de rugby, 50 000 euros….

Pour en savoir plus il faut consulter le rapport de 246 pages, c’est assez vertigineux, mais instructif. Aux citoyens d’en exercer le contrôle pour au moins leur représentant à l’Assemblée.

Montant total de la réserve 2013 par groupe parlementaire.

SRC    41,7 millions d'euros

UMP   26,1 millions d'euros

UDI     3,8 millions d'euros

ECOLO         2,4 millions d'euros

RRDP  2,1 millions d'euros

GDR 2,0 millions d'euros

NI 0,9 millions d'euros

(Source: Assemblée nationale) 

Petit rappel du passé, pour mesurer le chemin parcouru.

 En 2011, le président UMP de l’Assemblée Bernard Accoyer (prompt à interpeller le gouvernement actuel sur son efficacité économique) s’était octroyé une réserve de 12 millions d’euros, rien que cela… Gilles Carrez (actuel Président UMP de la commission des finances), de son côté s’était vu octroyer un montant tout aussi faramineux de 3,85 millions d’euros…

Le total de la réserve en 2011 et 2012 était pour chaque année de 150 millions d’euros.

Petit Hitparade des heureux élus de l’époque :

Michel HERBILLON (UMP)          786 500 euros

Gilles CARREZ (UMP)                 520 000 euros

Claude BARTOLONE (SRC)          286 500 euros

André CHASSAIGNE (GDR)         271 073 euros

Christian JACOB (UMP)             262 400 euros

Catherine VAUTRIN (UMP)         260 200 euros

Marc LE FUR (UMP)                  260 000 euros

(Source: Assemblée nationale)

Enfin, encore à titre d’exemple, citons le laborieux essaimage opéré par Olivier Dassault (Oise):

Mory-Montcrux a bénéficié de 650 euros pour acquérir une  tondeuse gyro-débroussailleuse,

Esquennoy de 550 euros pour acheter un logiciel pour gestion du cimetière,

Le Mesnil-Saint-Firmin a été aidée de 700 euros pour l'installation d'un rideau métallique à la salle municipale,

890 euros ont également été alloués pour la création d'un point d'éclairage afin de sécuriser l'accès à une maison construite au bout d'une rue de la commune de Ménévillers, 104 habitants.

Sic…. ;

En conclusion, fini les gros lots à 12 millions d’euros qui ont fait la joie de l’ancienne majorité UMP. La transparence va peut-être avoir un effet bénéfique sur les usages, essentiellement électoraux qui en sont fait actuellement. Les acteurs de la vie associative, culturelle et économique de chaque circonscriptions seront en mesure de demander des comptes, éclairés qu’ils sont désormais, à leur député pour obtenir un peu mieux que ce triste saupoudrage actuel, consistant à compenser le manque de moyen des collectivités locales. .

 

   

 

 

 

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  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook  et mon compte twitter
https://www.facebook.com/jean.pelletier
77https://twitter.com/jmpelletier
Bonne lecture.
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques. Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook et mon compte twitter https://www.facebook.com/jean.pelletier 77https://twitter.com/jmpelletier Bonne lecture.

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