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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:21

imagesCette fois les dates ont bien été confirmées par le ministère de l’Intérieur, ce sera les 23 et 30 mars 2014 qu’auront lieu les deux tours des élections municipales. Dans le contexte actuel où l’exécutif atteint les tréfonds des instituts de sondage, les commentateurs (pas toujours très avisés) de la vie politique annoncent une sévère défaite pour le Parti Socialistes. De son côté l’UMP rêve une revanche éclatante, alors que de son côté le Front national espère bien tirer les marrons du feu du désamour exprimée par les français à l’égard des deux grands partis de gouvernement que sont le PS et l’UMP.

Ce sera, sans aucun doute, bien plus compliqué que cela. Le fait que le PS, ces dernières années, ait accumulé les victoires, y compris aux municipales, ne lui laisse pas beaucoup de marge de manœuvres pour se distinguer. En même temps les élections locales se jouent essentiellement sur des facteurs d’appréciations locaux. Enfin le mode de scrutin, majoritaire à deux tours avec un barrage pour l’accès au second tour (12,5% des inscrits obtenus au 1er tour), risque bien d’être ravageur pour l’UMP et salvateur pour le PS, le jeu des triangulaires, partout où le Front national pourra se maintenir garantit à tous les coups l’élection et le maintien des maires PS.

Les sondages qui paraissent depuis quelques semaines confortent cette analyse et surtout distillent subtilement que le Parti Socialiste risque de créer la surprise. Outre le fait que les maires PS sortants des grandes villes sont presque tous assurés de leurs réélections, il y a une forte probabilité que l’UMP perde la ville de Marseille pour la grande joie du PS et ceci au profit d’une triangulaire avec le FN dans le 3ième secteur de Marseille, secteur décisif  pour priver le maire sortant Claude Gaudin de sa réélection.

Selon PollingVox-Observatoire du changement politique Mme Carlotti ferait 47% au second tour dans une triangulaire avec l’UMP à 35 % et le FN à 18%. Sur cet échantillon on voit déjà se dessiner le phénomène qui pourrait bien se répliquer un peu partout : de très bons reports de voix du Front de Gauche et des écologistes en faveur des candidats socialistes et d’excellents scores pour un FN qui se maintiendrait partout où il sera en mesure de le faire.

Rien que Marseille qui tomberait dans la poche du PS, et c’est le soir de l’élection, le coup de tonnerre ; ajoutons à tout cela que Martine Aubry est donnée largement réélue à Lille (60% au second tour), Anne Hidalgo largement donnée gagnante contre Nathalie Kosciusko-Morizet à Paris (dans le 14ième où elle se présente, elle obtient 45% contre 55% à la candidate PS Carine Petit, médiatiquement inconnue !), Pierre Cohen à Toulouse n’est en rien menacé (54% des voix), Gérard Collomb est lui aussi crédité de 60% de vote dans les sondages.

Il convient bien entendu de suivre attentivement tous les sondages à venir. Mais à part quelques grandes villes comme Reims, Metz, Angers, Valence… qui pourraient revenir à l’UMP, l’inverse pourrait bien se produire  à Marseille, mais aussi à Nancy, Saint Brieux, Bayonne, Avignon… Quant au FN il aura du mal dans ce mode de scrutin à décrocher de manière significative quelques villes.

 

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 11:52

victor_hugo_couverture_de_livre_discours_autographe.jpgSi Victor Hugo s’est fait l’apôtre de l’accès pour tous au savoir et aux œuvres, il a été l’un des tous premiers partisans du droit d’auteur, œuvrant toute sa vie en sa faveur. Il a été l’inspirateur principal de la Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques en 1886.

Il est souvent cité par les partisans du tout gratuit qui, bien entendu, ne donne jamais le contexte de leur citation. Donc à toutes fins utiles je publie l’intégralité de ce texte qui est une pure merveille, lu par Hugo lui-même à l’ouverture du premier congrès littéraire international à Paris  le 7 juin 1878.

 

Messieurs,

Ce qui fait la grandeur de la mémorable année où nous sommes, c’est que, souverainement, par-dessus les rumeurs et les clameurs, imposant une interruption majestueuse aux hostilités étonnées, elle donne la parole à la civilisation. On peut dire d’elle : c’est une année obéie. Ce qu’elle a voulu faire, elle le fait. Elle remplace l’ancien ordre du jour, la guerre, par un ordre du jour nouveau, le progrès. Elle a raison des résistances. Les menaces grondent, mais l’union des peuples sourit. L’œuvre de l’année 1878 sera indestructible et complète. Rien de provisoire. On sent dans tout ce qui se fait je ne sais quoi de définitif. Cette glorieuse année proclame, par l’exposition de Paris, l’alliance des industries ; par le centenaire de Voltaire, l’alliance des philosophies ; par le congrès ici rassemblé, l’alliance des littératures (Applaudissements) ; vaste fédération du travail sous toutes les formes ; auguste édifice de la fraternité humaine, qui a pour base les paysans et les ouvriers et pour couronnement les esprits. (Bravos)

L’industrie cherche l’utile, la philosophie cherche le vrai, la littérature cherche le beau. L’utile, le vrai, le beau, voilà le triple but de tout l’effort humain ; et le triomphe de ce sublime effort, c’est, messieurs, la civilisation entre les peuples et la paix entre les hommes.

C’est pour constater ce triomphe que, de tous les points du monde civilisé, vous êtes accourus ici. Vous êtes les intelligences considérables que les nations aiment et vénèrent, vous êtes les talents célèbres, les généreuses voix écoutées, les âmes en travail de progrès. Vous êtes les combattants pacificateurs. Vous apportez ici le rayonnement des renommées. Vous êtes les ambassadeurs de l’esprit humain dans ce grand Paris. Soyez les bienvenus. Ecrivains, orateurs, poètes, philosophes, penseurs, lutteurs, la France vous salue. (Applaudissements prolongés)

Vous et nous, nous sommes les concitoyens de la cité universelle. Tous, la main dans la main, affirmons notre unité et notre alliance. Entrons, tous ensemble, dans la grande patrie sereine, dans l’absolu, qui est la justice, dans l’idéal, qui est la vérité.

Ce n’est pas pour un intérêt personnel ou restreint que vous êtes réunis ici ; c’est pour l’intérêt universel. Qu’est-ce que la littérature ? C’est la mise en marche de l’esprit humain. Qu’est-ce que la civilisation ? C’est la perpétuelle découverte que fait à chaque pas l’esprit humain en marche ; de là le mot Progrès. On peut dire que littérature et civilisation sont identiques.

Les peuples se mesurent à leur littérature. Une armée de deux millions d’hommes passe, une Iliade reste ; Xercès a l’armée, l’épopée lui manque, Xercès s’évanouit. La Grèce est petite par le territoire et grande par Eschyle. (Mouvement) Rome n’est qu’une ville ; mais par Tacite, Lucrèce, Virgile, Horace et Juvénal, cette ville emplit le monde. Si vous évoquez l’Espagne, Cervantes surgit ; si vous parlez de l’Italie, Dante se dresse ; si vous nommez l’Angleterre, Shakespeare apparaît. A de certains moments, la France se résume dans un génie, et le resplendissement de Paris se confond avec la clarté de Voltaire. (Bravos répétés)

Messieurs, votre mission est haute. Vous êtes une sorte d’assemblée constituante de la littérature. Vous avez qualité, sinon pour voter des lois, du moins pour les dicter. Dites des choses justes, énoncez des idées vraies, et si, par impossible, vous n’êtes pas écoutés, eh bien, vous mettrez la législation dans son tort.

Vous allez faire une fondation, la propriété littéraire. Elle est dans le droit, vous allez l’introduire dans le code. Car, je l’affirme, il sera tenu compte de vos solutions et de vos conseils.

Vous allez faire comprendre aux législateurs qui voudraient réduire la littérature à n’être qu’un fait local, que la littérature est un fait universel. La littérature, c’est le gouvernement du genre humain par l’esprit humain, (Bravo !)

La propriété littéraire est d’utilité générale. Toutes les vieilles législations monarchiques ont nié et nient encore la propriété littéraire. Dans quel but ? Dans un but d’asservissement. L’écrivain propriétaire, c’est l’écrivain libre. Lui ôter la propriété, c’est lui ôter l’indépendance. On l’espère du moins. De là ce sophisme singulier, qui serait puéril s’il n’était perfide : la pensée appartient à tous, donc elle ne peut être propriété, donc la propriété littéraire n’existe pas. Confusion étrange, d’abord, de la faculté de penser, qui est générale, avec la pensée, qui est individuelle ; la pensée, c’est le moi ; ensuite, confusion de la pensée, chose abstraite, avec le livre, chose matérielle. La pensée de l’écrivain, en tant que pensée, échappe à toute main qui voudrait la saisir ; elle s’envole d’âme en âme ; elle a ce don et cette force, -virum volitare per ora- ; mais le livre est distinct de la pensée ; comme livre, il est saisissable, tellement saisissable qu’il est quelquefois saisi. (On rit) Le livre, produit de l’imprimerie, appartient à l’industrie et détermine, sous toutes ses formes, un vaste mouvement commercial ; il se vend et s’achète ; il est une propriété, valeur créée et non acquise, richesse ajoutée par l’écrivain à la richesse nationale, et certes, à tous les points de vue, la plus incontestable des propriétés. Cette propriété inviolable, les gouvernements despotiques la violent ; ils confisquent le livre, espérant ainsi confisquer l’écrivain. De là le système des pensions royales. Prendre tout et rendre un peu. Spoliation et sujétion de l’écrivain. On le vole, puis on l’achète. Effort inutile, du reste. L’écrivain échappe. On le fait pauvre, il reste libre. (Applaudissements) Qui pourrait acheter ces consciences superbes, Rabelais, Molière, Pascal ? Mais la tentative n’en est pas moins faite, et le résultat est lugubre. La monarchie est on ne sait quelle succion terrible des forces vitales d’une nation ; les historiographes donnent aux rois les titres de « pères de la nation » et de « pères des lettres » ; tout se tient dans le funeste ensemble monarchique ; Dangeau, flatteur, le constate d’un côté ; Vauban, sévère, le constate de l’autre ; et, pour ce qu’on appelle « le grand siècle », par exemple, la façon dont les rois sont pères de la nation et pères des lettres aboutit à ces deux faits sinistres : le peuple sans pain, Corneille sans souliers. (Longs applaudissements)

Quelle sombre rature au grand règne !

Voilà où mène la confiscation de la propriété née du travail, soit que cette confiscation pèse sur le peuple, soit qu’elle pèse sur l’écrivain.

Messieurs, rentrons dans le principe : le respect de la propriété. Constatons la propriété littéraire, mais, en même temps, fondons le domaine public. Allons plus loin. Agrandissons-le. Que la loi donne à tous les éditeurs le droit de publier tous les livres après la mort des auteurs, à la seule condition de payer aux héritiers directs une redevance très faible, qui ne dépasse en aucun cas cinq ou dix pour cent du bénéfice net. Ce système très simple, qui concilie la propriété incontestable de l’écrivain avec le droit non moins incontestable du domaine public, a été indiqué ; dans la commission de 1836, par celui qui vous parle en ce moment ; et l’on peut trouver cette solution, avec tous ses développements, dans les procès-verbaux de la commission, publiés alors par le ministère de l’intérieur.

Le principe est double, ne l’oublions pas. Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient—le mot n’est pas trop vaste—au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous. (Marques nombreuses d’approbation)

Mais, je viens de le dire, ce sacrifice n’est pas nécessaire.

Ah ! La lumière ! La lumière toujours ! La lumière partout ! Le besoin de tout c’est la lumière. La lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire. Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout ; enseignez, montrez, démontrez ; multipliez les écoles ; les écoles sont les points lumineux de la civilisation.

Vous avez soin de vos villes, vous voulez être en sûreté dans vos demeures, vous êtes préoccupés de ce péril, laisser la rue obscure ; songez à ce péril plus grand encore, laisser obscur l’esprit humain. Les intelligences sont des routes ouvertes ; elles ont des allants et venants, elles ont des visiteurs, bien ou mal intentionnés, elles peuvent avoir des passants funestes ; une mauvaise pensée est identique à un voleur de nuit, l’âme a des malfaiteurs ; faites le jour partout ; ne laissez pas dans l’intelligence humaine de ces coins ténébreux où peut se blottir la superstition, où peut se cacher l’erreur, où peut s’embusquer le mensonge. L’ignorance est un crépuscule ; le mal y rôde. Songez à l’éclairage des rues, soit ; mais songez aussi, songez surtout, à l’éclairage des esprits. (Applaudissements prolongés)

Il faut pour cela, certes, une prodigieuse dépense de lumière. C’est à cette dépense de lumière que depuis trois siècles la France s’emploie. Messieurs, laissez-moi dire une parole filiale, qui du reste est dans vos cœurs comme dans le mien : rien ne prévaudra contre la France. La France est d’intérêt public. La France s’élève sur l’horizon de tous les peuples. Ah ! disent-ils, il fait jour, la France est là ! (Oui ! oui ! Bravos répétés)

Qu’il puisse y avoir des objections à la France, cela étonne ; il y en a pourtant ; la France a des ennemis. Ce sont les ennemis mêmes de la civilisation, les ennemis du livre, les ennemis de la pensée libre, les ennemis de l’émancipation, de l’examen, de la délivrance ; ceux qui voient dans le dogme un éternel maître et dans le genre humain un éternel mineur. Mais ils perdent leur peine, le passé est passé, les nations ne reviennent pas à leur vomissement, les aveuglements ont une fin, les dimensions de l’ignorance et de l’erreur sont limitées.

Prenez-en votre parti, hommes du passé, nous ne vous craignons pas ! Allez, faites, nous vous regardons avec curiosité ! Essayez vos forces, insultez 89, découronnez Paris, dites anathème à la liberté de conscience, à la liberté de la presse, à la liberté de la tribune, anathème à la loi civile, anathème à la révolution, anathème à la tolérance, anathème à la science, anathème au progrès ! Ne vous lassez pas ! Rêvez, pendant que vous y êtes, un syllabus assez grand pour la France et un éteignoir assez grand pour le soleil ! (Acclamation unanime. Triple salve d’applaudissements)

Je ne veux pas finir par une parole amère. Montons et restons dans la sérénité immuable de la pensée. Nous avons commencé l’affirmation de la concorde et de la paix ; continuons cette affirmation hautaine et tranquille.

Je l’ai dit ailleurs, et je le répète, toute la sagesse humaine tient dans ces deux mots : Conciliation et Réconciliation ; conciliation pour les idées, réconciliation pour les hommes.

Messieurs, nous sommes ici entre philosophes, profitons de l’occasion, ne nous gênons pas, disons des vérités. (Sourires et marques d’approbation) En voici une, une terrible : le genre humain a une maladie, la haine. La haine est mère de la guerre ; la mère est infâme, la fille est affreuse.

Rendons-leur coup sur coup. Haine à la haine ! Guerre à la guerre ! (Sensation)

Savez-vous ce que c’est que cette parole du Christ : « Aimez-vous les uns les autres » ? C’est le désarmement universel. C’est la guérison du genre humain. La vraie rédemption, c’est celle-là. Aimez-vous. On désarme mieux son ennemi en lui tendant la main qu’en lui montrant le poing. Ce conseil de Jésus est un ordre de Dieu. Il est bon. Nous l’acceptons. Nous sommes avec le Christ, nous autres ! L’écrivain est avec l’apôtre ; celui qui pense est avec celui qui aime. (Bravos)

Ah ! Poussons le cri de la civilisation ! Non ! Non ! Non ! Nous ne voulons ni des barbares qui guerroient, ni des sauvages qui assassinent ! Nous ne voulons ni de la guerre de peuple à peuple, ni de la guerre d’homme à homme. Toute tuerie est non seulement féroce, mais insensée. Le glaive est absurde et le poignard est imbécile. Nous sommes les combattants de l’esprit, et nous avons pour devoir d’empêcher le combat de la matière ; notre fonction est de toujours nous jeter entre les deux armées. Le droit à la vie est inviolable. Nous ne voyons pas les couronnes, s’il y en a, nous ne voyons que les têtes. Faire grâce, c’est faire la paix. Quand les heures funestes sonnent, nous demandons aux rois d’épargner la vie des peuples, et nous demandons aux républiques d’épargner la vie des empereurs. (Applaudissements)

C’est un beau jour pour le proscrit que le jour où il supplie un peuple pour un prince, et où il tâche d’user, en faveur d’un empereur, de ce grand droit de grâce qui est le droit de l’exil.

Oui, concilier et réconcilier. Telle est notre mission, à nous philosophes. O mes frères de la science, de la poésie et de l’art, constatons la toute-puissance civilisatrice de la pensée. À chaque pas que le genre humain fait vers la paix, sentons croître en nous la joie profonde de la vérité. Ayons le fier consentement du travail utile. La vérité est une et n’a pas de rayon divergent ; elle n’a qu’un synonyme, la justice. Il n’y a pas deux lumières, il n’y en a qu’une, la raison. Il n’y a pas deux façons d’être honnête, sensé et vrai. Le rayon qui est dans l’Iliade est identique à la clarté qui est dans le Dictionnaire philosophique. Cet incorruptible rayon traverse les siècles avec la droiture de la flèche et la pureté de l’aurore. Ce rayon triomphera de la nuit, c’est-à-dire de l’antagonisme et de la haine. C’est là le grand prodige littéraire. Il n’y en a pas de plus beau. La force déconcertée et stupéfaite devant le droit, l’arrestation de la guerre par l’esprit, c’est, ô Voltaire, la violence domptée par la sagesse ; c’est ô Homère, Achille pris aux cheveux par Minerve ! (Longs applaudissements)

Et maintenant que je vais finir, permettez-moi un vœu, un vœu qui ne s’adresse à aucun parti et qui s’adresse à tous les cœurs.

Messieurs, il y a un romain qui est célèbre par une idée fixe, il disait : Détruisons Carthage ! J’ai aussi, moi, une pensée qui m’obsède, et la voici : Détruisons la haine. Si les lettres humaines ont un but, c’est celui-là. Humaniores litterae Messieurs, la meilleure destruction de la haine se fait par le pardon. Ah ! que cette grande année ne s’achève pas sans la pacification définitive, qu’elle se termine en sagesse et en cordialité, et qu’après avoir éteint la guerre étrangère, elle éteigne la guerre civile. C’est le souhait profond de nos âmes. La France à cette heure montre au monde son hospitalité, qu’elle lui montre aussi sa clémence. La clémence ! mettons sur la tête de la France cette couronne ! Toute fête est fraternelle ; une fête qui ne pardonne pas à quelqu’un n’est pas une fête. (Vive émotion. bravos redoublés) La logique d’une joie publique, c’est l’amnistie. Que ce soit là la clôture de cette admirable solennité, l’Exposition universelle. Réconciliation ! Réconciliation ! Certes, cette rencontre de tout l’effort commun du genre humain, ce rendez-vous des merveilles de l’industrie et du travail, cette salutation des chefs-d’œuvre entre eux, se confrontant et se comparant, c’est un spectacle auguste ; mais il est un spectacle plus auguste encore, c’est l’exilé debout à l’horizon et la patrie ouvrant les bras ! (Longue acclamation ; les membres français et étrangers du congrès qui entourent l’orateur sur l’estrade viennent le féliciter et lui serrer la main, au milieu des applaudissements répétés de la salle entière)

Victor Hugo,

 Discours d’ouverture du Congrès littéraire international de 1878

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 12:55

1412938561_bf7cc09ca5.jpgMartin Hirsch devrait être nommé ce mercredi au conseil des ministres à la tête des Hôpitaux de Paris. Cela faisait quelques semaines que l’on sentait du flottement à la direction de cet immense vaisseau amiral qu’est l’assistance publique. Outre les problèmes de financement et de gouvernance, celui-ci se « traine » le problème de l’avenir de l’hôtel Dieu, véritable épine empoisonnée incrustée au cœur de l’APHP

Mireille Faugère, actuelle titulaire du poste savait ses jours comptés depuis quelques semaines. Le gouvernement voulait reprendre la main sur ce poste stratégique et nommer une personnalité de son camp. Ancienne numéro 2 de la SNCF, Mme Faugère a eu quelques difficultés, en 3 ans, à se familiariser avec le monde de la santé et surtout y faire sa place, dans un univers particulièrement encombré d’égos surdimensionnés. Elle n’avait pas su, non plus, nouer des contacts de confiance avec sa ministre de tutelle, Marisol Touraine.

C’est donc à un retour en grâce, à gauche, auquel on va assister avec la nomination de Martin Hirsch, l’enfant prodige. Ancien haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté dans le gouvernement Fillon de mai 2007, figurant parmi les otages de gauche du président Sarkozy, il est sans doute celui qui s’est le mieux sorti de cette épreuve. Certes il a toujours eu la confiance de François Hollande. Les deux hommes se connaissent bien et de longue date, et surtout ils s’apprécient mutuellement.

C’est un homme au parcours exceptionnel qui va donc présider aux destinées de la plus grande institution de santé publique, le signe envoyé par le gouvernement est fort.

Martin Hirsch est issu d’une famille de hauts fonctionnaires, son père était le directeur de l’Ecole nationale des ponts et chaussées et son grand père un ancien commissaire au plan. Ancien élève de l’école normale supérieure, il fait un DEA de neurobiologie, avant d’intégrer l’Ecole nationale d’administration (ENA) en 1988, promotion Jean Monnet. Il intégré naturellement le Conseil d’Etat.Il enseigne à Sciences Po et à l’ENA entre 1990 et 1997.

Il fait ses premiers pas en politique en dirigeant le cabinet de Bernard Kouchner, secrétaire d’Etat à la Sante en 1997, et comme conseiller de Martine Aubry au ministère de l’Emploi.

Il prendra la présidence de l’Union centrale de Communautés Emmaüs, puis la présidence d’Emmaüs France en 2002.

Il quittera celle-ci pour accepter la proposition de Nicolas Sarkozy d’intégrer le gouvernement de François Fillon en mai 2007. Il y rentre pour agir concrètement et s’attaque à la mise en œuvre d’une promesse du candidat Sarkozy : le Revenu de solidarité active (RSA). Après avoir l’expérimenté dans 14 départements, il concrétisera cette belle idée et la généralisera. En 2009 il prendra la responsabilité du Haut-Commissariat à la Jeunesse. Il quitte le gouvernement Fillon, en mars 2010 pour prendre la direction de l’Agence du service civique. En 2012 il annonce qu’il votera François Hollande.

C’est une tâche difficile qui l’attend, certes le dossier de l’Hôtel Dieu est brûlant à souhait, mais c’est à la plus grande structure hospitalière d’Europe qu’il va de voir s’attaquer : ce lieu d’excellence, reconnu dans le monde entier, connait des problèmes de financement et de gouvernance inextricables, aggravés par le narcissisme exacerbés de ses mandarins. Le gigantisme de la structure ne facilitera pas sa tâche.

Mais Martin Hirsch a toujours été l’homme des défis, et bien le voilà désormais comblé, Il sera particulièrement attendu dans toutes les décisions qu’il va devoir prendre.

 

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Published by Jean Pelletier - dans Santé
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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 16:32

ecotaxe1.jpgMettre en place un système, qui permet d’actionner une contribution des transporteurs routiers à la maintenance des réseaux routiers qu’ils empruntent, est une bonne idée. Elle n’aurait pas dû poser problème. D’autres pays l’ont déjà adopté (L’Allemagne, la Suisse etc ... ). C’est le Grenelle de l’environnement qui est à l’origine de cette fiscalité écologique.

Le développement exponentiel des camions sur les autoroutes françaises pose problème, alors que de son côté le réseau ferroviaire affiche un déficit chronique. Ce dernier est pourtant moins cher que le transport par la route, mais il est hélas moins fiable sur les délais de livraison, ce qui est tout de même l’alpha et  l’oméga du transport.

Pour ce qui est de l’aspect écologique le rail (comme les canaux) l’emporte largement sur la route. Aussi, comment se fait-il que nous soyons dans une telle situation, une telle confusion au moment de rendre le système opérationnel ?

Les responsabilités sont largement partagées entre le gouvernement actuel et le précèdent. En premier lieu, le gouvernement Fillon a contractualisé avec une entreprise privée le soin de mettre en œuvre ce dispositif, dont il faut bien dire qu’il est compliqué, aussi bien pour le soft que pour le hard.

De quoi s’agit-il, il s’agit de repérer les trajets parcourus par les camions sur des routes taxées. Il faut donc à la fois prévoir un appareil d’identification dans chaque camion et de nombreux portiques sur les routes et autoroutes concernées. La note est plutôt salée. Le gouvernement Fillon a opté pour déléguer à une société privée Ecomouv’, la récolte de l’écotaxe, donc l’impôt. Ce qui en soi est assez discutable, même si cette démarche s’inscrit pleinement dans la philosophie libérale, marqueur extrême de l’UMP.

Le dispositif était prévu pour rapporter 1,15 milliards d’euros par an. Mais les coûts de gestion sont énormes, la société en question prend tout de même 20 % au passage, soit 250 millions par an, la norme étant généralement sur les marchés publics de 7 à 8 %.

Un renoncement de la part du gouvernement coûterait cher, à savoir 800 millions de dédit à verser à la société, et 200 millions sur l’année à venir, coût total un milliards d’euros !

Voilà largement de quoi alimenter, hélas la polémique. Ce sont donc les socialistes qui héritent de fait, de cette situation et de sa mise en œuvre. Politiquement elle faisait alors l’unanimité. Il est assez désolant de voir des députés  UMP qui ont voté l’écotaxe, défiler avec les manifestants bretons (n’est-ce pas Monsieur Le Fur) ou de voir d’anciens ministres du gouvernement Fillon condamner l’écotaxe qu’ils avaient pourtant approuvée (N’est-ce pas Monsieur Xavier Bertrand). Ces comportements ne vont pas contribuer à améliorer l’image de marque des politiques, au plus bas aujourd’hui dans l’opinion.

Alors que la colère gronde en Bretagne (mais ailleurs aussi, même si la contestation n’y est pas organisée), C’est le Président de l’UMP, lui-même en personne qui monte au créneau pour dénoncer le contrat signée avec la société Ecomouv’ : « Ce qui est surtout critiquable, c'est le montage. De tels coûts de gestion sont aberrants. [...] On ne peut pas imaginer dans un pays moderne un tel coût de collecte d'impôt quel qu'il soit"  Et plouf, la pavé jeté dans la marre éclabousse toute l’ancienne majorité. Pour être, bien sûr, que la confusion soit totale, c’est au tour de Nathalie Kociusko Morizet de monter au créneau pour cette fois défendre l’écotaxe et la contractualisation avec la société Ecomouv’ : « C'est un contrat qui a été passé dans les règles, en toute transparence, à la suite d'un dialogue compétitif, c'est-à-dire d'une négociation, qui a duré plus d'un an. » .

Quant à la gestion de l’héritage par le gouvernement socialiste, elle n’est pas très heureuse. On voit bien, une fois de plus, la difficulté pour le gouvernement de Jean-Marc Ayrault à piloter et à communiquer. La multiplication des allers retours et des on y va et on n’y va pas est catastrophique. Une meilleure préparation, plus de concertation (en amont, et non pas après…), de la pédagogie aurait dû faciliter la mise en place d’un projet d’une telle importance. Peut-être aurait-il fallu dénoncer, en arrivant au pouvoir, les conditions du dispositif qui est en fait une bombe à retardement laissé par Sarkozy au bon soin de ses successeurs. On voit la même droite, qui a signé ce contrat, le dénoncer sans pudeur aucune et accabler un gouvernement, dont le seul tort est de ne pas avoir eu l’énergie ou le courage de dénoncer cette privatisation de la levée de l’impôt public.

En attendant quel désordre sur ce qui aurait dû être une belle idée.

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 15:27

Pour mieux comprendre la politique d’aujourd’hui, se souvenir exactement…pour mieux comprendre le temps présent.

 

1981… la gauche arrive enfin au pouvoir. Après avoir activement milité plutôt à l’extrême gauche, j’adhère en 1974 au parti socialiste. J’avais été très actif à la faculté dans ce que l’on appelait les cercles rouges, après un bref passage à l’Union des jeunes communistes (UJC). De grandes grèves avaient paralysé les universités françaises, dans un premier temps la loi Marcellin en 1970, dites anticasseurs (elle faisait de chaque participant à une manifestation illégale un coupable), puis le projet de Michel Debré de supprimer le sursis militaire pour les étudiants en 1973, et enfin la loi Alice Saunier-Seité sur l’autonomie des Universités à l’origine de la plus grande grève étudiante du XXème  siècle  qui durera trois mois.

Leader du mouvement, pourtant attaché à éviter toutes les violences et les dégradations, 24 heures sur 24 sur le terrain, le président de l’Université François Borella (pourtant socialiste) me convoque en conseil disciplinaire sur une plainte d’une enseignante d’extrême droite membre de l’UNI,

Au plus dur de la grève, cet homme au parcours incontestable de gauche, se révèlera d’une maladresse incomparable. Alors que le mouvement  dérapait, avec une occupation de la présidence, je négociais avec lui un retrait des étudiants, il faisait en même temps intervenir les forces de l’ordre. L’arrestation de plusieurs dizaines d’étudiants provoquait l’émoi dans toute la gauche de la ville de Nancy.

C’est sans doute ce que je payais avec ce conseil de discipline. Toute la communauté étudiante et enseignante se mobilisait autour de moi y compris le syndicat de centre  droit de la faculté de droit avec lesquels j’avais aussi d’excellents contacts. Le conseil de discipline décida, en l’absence de preuve avec cette large mobilisation de me relaxer. Le premier secrétaire du PS de Meurthe et Moselle m’avait aussi apporté son soutien.

François Borella paya cher ce navrant faux pas politique en lui barrant la route à la mairie de Nancy.

Ce n’était pas fini. Sur instruction du ministre où l’Uni avait l’oreille  du pouvoir, le recteur de Nancy fit appel. Les évènements ont pris alors une tournure nationale puisque je fus convoqué au Conseil supérieur de discipline à Paris. Le Parti socialiste mis à ma disposition les services d’un avocat et surtout ce fut la FEN qui prit le relais de l’affaire. On me demanda de faire profil bas pour garantir ma défense.

Je fus le seul étudiant de France à être ainsi convoqué, alors que des locaux  universitaire avaient été incendiés dans d’autres universités, j’étais le seul à devoir des rendre des comptes. La FEN négocia avec le ministre juste un blâme pour avoir déclaré que l’Université Française était de la merde… le ridicule n’effraya pas le ministre, je reconnaissais bien volontiers les faits qui étaient de l’ordre du délit d’opinion, je n’étais pas un casseur. Bel expérience, même si un peu stressante.

Peu de  temps après, l’action des écologistes m’interpelle, particulièrement la lutte contre le nucléaire. Je crée le premier parti écologiste en Lorraine le MAERL, Mouvement Autogestionnaire Ecologiste de Lorraine. Je crée aussi le cercle VALES (pour que vive l’autogestion et les libertés)  à Sciences PO.

La courte défaite de François Mitterrand en 1974 a été un séisme, je vois encore le soir de la défaite de vieux militants pleurer en disant qu’ils ne reverraient jamais la gauche au pouvoir. Cela me détermine à cesser l’action groupusculaire, je rejoins un parti plus plausible pour retirer à la droite sa domination.

J’entre évidemment à l’aile gauche du PS au CERES avec Jean-Pierre Chevènement. Très vite ma double appartenance avec le MAERL dont j’assure la présidence, pose problème… politiquement je dois choisir et je choisis le PS.

Le congrès d’Epinay refondateur qui assure le contrôle du PS par Mitterrand a eu lieu peu de temps avant en 1971. Le talent politique de Mitterrand lui permet dans un deuxième temps de créer les conditions de rassembler au plus large de la gauche catholique aux francs maçons. Cette gauche éparpillée en de multiples clubs comprend la nécessité  de se regrouper, le PS permet cette recomposition en sensibilités diverses qui s’affrontent violement au cours des congrès mais privilégient en fin de compte l’unité d’action.

Le sectarisme du CERES me fait fuir et me rappelle trop ma mauvaise expérience des socialistes, je suis Christian Pierret qui scissionne du CERES à l’occasion du Congrès de Metz pour rallier au dernier moment le courant majoritaire autour de Mitterrand.

C’est l’époque où se construit tant bien que mal le programme « Changer la vie », adopté en 1972 au congrès de Suresnes. C’est aussi l’Union de la gauche, machine infernale imaginée par Mitterrand pour détruire le Parti Communiste afin de s’assurer définitivement l’hégémonie du PS à gauche. A l’initiative du Premier Secrétaire des réunions ont lieu entre le Mouvement des radicaux de Gauche (MRG) et le Parti Communiste qui aboutissent à la signature d’un programme commun de gouvernement le 27 juin 1972.

Cette mise en mouvement de la gauche accélère le rassemblement et la dynamique qui permet au candidat unique de la gauche qu’est Mitterrand d’échouer de peu en 1974 avec 49,6% des voix au second tour.

C’est à la fois cette extraordinaire mobilisation et cet échec qui me détermine à rejoindre le PS et nous mène tout droit vers l’année 1981.

Mais la gauche progresse partout aux élections cantonales, aux municipales. Ce sont autant « d’influenceurs » qui permettront la victoire en 1981.

 

 

 

 

 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 13:26



golden-retriever-copie-2.jpgUn nouveau compagnon a pris place dans notre famille, Ivory, un jeune Golden de deux mois. C’est à nouveau une découverte, le bonheur d’élever, de partager. Mais d’où vient ce charmant jeune homme ?

 

A peu prés tout le monde commet l’erreur de confondre les Labradors et les Golden.  En parlant de ce dernier, il est fréquent d’entendre : c’est un Labrador à poils longs. En réalité il s’agit bien de deux races parfaitement distinctes. Le terme de Retriever est une appellation générique  qui regroupe les races de chiens prédisposés à la chasse, à savoir accompagner le chasseur et aller à l’eau pour récupérer le gibier.

Les Goldens, aussi bien que les Labradors sont doués pour la nage et habiles pour récupérer le gibier. Retriever en anglais signifie « Rameneur ». L’origine du Golden est la Grande Bretagne, d’un croisement entre Epagnols, Terre-Neuves et peut être de chiens de Saint-Hubert. C’est en 1931 que la race a été reconnue en Angleterre. Il pourrait aussi provenir de chiens du Caucasse apparentés au Leonberg. Ce serait Lod Tweedmouth qui l’aurait acheté en 1858 à un cirque russe.

Ses compétences sont très larges : recherche de drogue, allié des douanes, sauvetage de mer et de montagne, chien d’aveugle. Son odorat est exceptionnel et son empathie avec l’homme énorme.

C’est un chien d’une grande beauté, avec sa silhouette équilibrée, il se déplace avec grâce, c’est un spectacle de le voir courir. Son expression est particulière parmi les races canines, toujours amicales et tendres. Il manifeste une belle intelligence.

Les Goldens, sont de véritable comédiens exprimant aussi bien la joie, la curiosité, que la tristesse. Il peut prendre insidieusement la main sur son maître et le dominer, son éducation est donc essentielle et réclame beaucoup de fermeté.

Bref c’est le compagnon idéal, on ne se trompe jamais en le choisissant.

Il s’accommode bien des chats, et des animaux en général, il joue et accompagne les enfants et enchante son maitre ou sa maitresse. Encore une fois son intelligence est exceptionnelle, sa perception des situations est touchante. Il aime jouer et par dessus tout faire plaisir à ses maîtres. Par contre il ne faut pas compter sur lui pour exercer une garde de la maison. On ne pas tout avoir. Mais s’il ressent une situation de danger il peut se mettre à aboyer très fort.

Sa hantise, rester seul, loin de ses maîtres, il peut très vite ressentir de l’angoisse. Bref le Golden est un adorable être pacifique, on aimerait qu’il contamine toute l’humanité. Malheureusement il ne vite que de 10 à 12 ans en moyenne, aussi entourez le de toute l’affection dont vous êtes capables.

C’est une race qui présente quelques risques génétiques, comme la dysplasie de la hanche, à surveiller,  il présente aussi quelques problèmes cardiaques. Aussi les visites régulières chez le vétérinaire s’imposent.

Il faut entretenir son poil, en le brossant régulièrement, veiller à une alimentation de qualité, les croquettes s‘imposent. Attention il a la particularité d’être gourmand, flatter ce défaut c’est prendre beaucoup de risque, pour lui.

Même s’il vit sans problème en appartement, il a besoin d’exercice. Faites le courir régulièrement, il appréciera.  Il a les faveurs des familles françaises. On estime à près de 50 000 individus sa population.

Sa robe est couleur dorée, elle va du crème très pâle à doré foncé, couleur terre de sienne. Les couleurs acajou, noir et chocolat ne sont pas reconnues.

Pour l’instant, Ivory (crème très pâle) correspond parfaitement à ce profil, joueur, charmeur, déterminé.

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 16:49

Trintignant.jpgL’assassin de Marie Trintignant fait la une des Inrockuptibles pour la sortie de son nouvel album « Horizon ».  Tout est donc bon pour assumer la promotion, sa promotion ! L’indignité est à la une de ce périodique. L’interview racoleuse sort aujourd’hui 23 octobre dans les kiosques.

 

C’est la 1er fois que l’ex chanteur de Noir désir s’exprime sur la mort de Marie Trintignant , la prison et le suicide de sa femme Krisztina Rady et accessoirement de la musique.

C’est sans aucune honte que Bertrand Cantat y déclare : «  C’est abject d’être devenu le symbole de la violence contre les femmes. ». Dix années se sont passées et pourtant le chagrin est toujours là, lorsque la sinistre nouvelle est tombée à Vilnius en Lituanie le 1er août 2003.

Sa condamnation fût bien légère : huit années de prison, c’est bien peu payer la vie d’une jeune femme.  Et pourtant il nous faut subir les états d’âme de ce sinistre individu : "J'ai su très vite que je ne pourrais pas m'expliquer. (...) Mes remords, ma souffrance, ma sensibilité, ça ne marchait pas dans cette histoire."

Oui cela ne marche pas… heureusement et malgré les efforts peu ragoutant d’une certaine presse, espérons que personne ne s’embarquera dans cet ignoble déballage d’états d’âmes aussi frelatés que l’individu lui même.

Marie Trintignant, elle, a disparu… sa présence n’est plus, elle manque chaque jour à ses proches, à ses enfants … elle est morte sous les coups de son compagnon, comme hélas trop de femmes encore aujourd’hui meurent de la violence conjugale (une femme meurt ainsi tous les trois jours en France).

Jean-Louis Trintignant regrettait encore, il y a peu, que le chanteur ne se soit pas supprimé, à défaut de suicide, on aurait aimé au moins la dignité du silence.

Avec son physique de beau gosse, le succès de Noir Désir indéniable, l’ange sombre a été déchu de son royaume.  Aux yeux de la justice des hommes il a fait, comme on dit, sa peine, mais rien ne nous oblige au pardon.

Moi je pense à ses quatre garçons, chacun issu d’une belle histoire d’amour :

Roman, fils du batteur Richard Kolinka du groupe Téléphone,

Paul, fils de François Cluzet

Léon, fils de Mathias Othin-Girard

Et enfin Jules, fils de Samuel Benchetrit

Pour son malheur, le dernier amour de Marie fût vénéneux et sont seul fruit fût la mort.

 

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 15:22

 

Comment recadrer ses troupes où l’art de trouver un bouc émissaire, décidément notre premier ministre a bien du mal à prendre les habits d’un chef de parti. Le Parti socialiste qui avait oublié depuis de nombreuses années à réfléchir à un projet, manque cruellement de leader que ce soit rue de Solferino ou à l’hôtel Matignon.

 

Dans la débâcle auprès de l’opinion public qu’il connaît, le premier ministre a pris une bien étrange décision, celle d’interdire les assistants parlementaires de réunion de groupe le mardi (c’était déjà le cas pour celle du mercredi). Pour ajouter à l’humiliation, il a justifié cette décision  par le fait d’éviter « le brouhaha de fond de salle », dixit. On ne pourrait même pas l’inventer !

Il est vrai qu’à 20% d’opinions favorables … il fallait des mesures radicales pour s’attaquer au dernier près carré de soutien. Les collaborateurs rémunérés des députés socialistes en faisaient partie.

La chute et le ridicule semblent sans fin… Bien évidemment la fronde s’est immédiatement fait entendre sur le fil de Twitter en particulier : "Les assistants parlementaires sont virés car ils font du bruit au fond de la classe si j'ai bien compris ? Cela ne m'était pas arrivé depuis le CE1..." commente avec aigreur Adrien Peschanski, entre autre, les commentaires sont nombreux et les assistants parlementaires PS envisagent une action commune de protestation.

Cela se confirme donc bien, après 16 mois de pouvoir le Parti Socialiste est mauvais, et sans leader pour imposer une ligne, un cap. On se demande où sont passés les Michel Rocard et les Jacques Delors qui savaient faire avancer les idées en mobilisant leur base électorale.

On voit actuellement Anne Hidalgo prendre ses distances avec le gouvernement en intronisant porte-parole à ses côtés Ian Brossat, représentant du Front de Gauche au Conseil de Paris… on croit rêver. Difficile de trouver le moindre point d’accord entre le Front de gauche et la Parti socialiste, mais tous sont prêts à tout pour emporter l’hôtel de Ville en mars prochain.

Quelle belle image de l’engagement citoyen est ainsi donnée. Il est vrai que Jean Vincent Placé, sénateur Vert depuis le Sénat appelait encore récemment les jeunes à participer massivement à la manifestation parisienne du 5 novembre.

C’est avec tristesse que je voie les valeurs auxquelles j’ai crues disparaître peu à peu, le Parti Socialiste s’est mué définitivement en un parti de notables. Il a fait fi de la large confiance que les électeurs lui ont accordée depuis de nombreuses années ? Il tente de gérer confortablement ses acquis de pouvoirs avec les avantages y afférent.

Une bonne cure d’opposition lui ferait sans doute le plus grand bien. Mais il ne dispose pas du temps nécessaire et ce sont surtout les français qui n’en disposent pas.

L’alternance ne saurait être au rendez-vous, sans grand danger. L’UMP n’a pas plus de crédibilité que le PS auprès de l’opinion publique. C’est donc une terrible illusion qui peu à peu s’impose, celle du Front National, le pire projet politique pour la France.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:50

Francois Hollande 15-8d519L’intervention du chef de l’état, hier est incompréhensible et accentue dans le pays l’effet de doute sur le bien fondé des décisions prises ou pas. L’exercice était-il si difficile ? François Hollande serait bien inspiré de voir (ou revoir) la célèbre série danoise Börgen qui « dépiaute » admirablement l’exercice du pouvoir et comment s’y prendre dans les pires situations.

 

Fallait-il vraiment que le pouvoir se laisse prendre dans l’affaire Leonarda ? Le président normal est-il donc celui qui se mêle de tout ? Depuis hier soir on mesure les dégâts politiques considérables engendrés par ce dialogue surréaliste entre le président de la république et Léonarda, une jeune fille de 15 ans, cette dernière tenant outrageusement tête au chef de l’état.

Il n’y a aucun mépris dans mon propos à l’égard de cette jeune fille. Mais franchement… est-ce acceptable ? Au moment où la Bretagne se lève à son tour pour lutter pour sa survie économique, au moment où le chômage reste un problème crucial, au moment où l’exécutif est dans une passe plus que difficile, ce spectacle surréaliste a de quoi faire hurler les français.

Les médias n’aident pas François Hollande, ils raffolent de ce genre de situations pittoresques, ils y mettent les moyens, plusieurs directs au journal de 20 heures avec cette jeune fille… accentuant ainsi l’incroyable affaiblissement du chef de l’état. Quoi, il lui tend la main et elle refuse ? On est en plein Gala, qui aurait pu imaginer que François Hollande perdrait à ce point là la main ?

Voilà pour la forme, inadéquate, mais il y a aussi, hélas, le fond. Quel est le conseiller qui a pu mettre en avant cette situation dite de « compromis », on acte de la régularité de la procédure, faisant aussi on sauve la mise à Manuel Valls, mais on propose à la seule Léonarda, jeune fille de 15 ans, de revenir en France… Là les bras nous en tombent… s’il restait encore quelques français à l’écoute du président, il les a perdus à ce moment là.

Qu’il pense sincèrement ce qu’il dit ,et l’on s’étonne, en effet, qu’un père de famille, puisse imaginer séparer une jeune fille du reste de toute sa famille, il n’a pas l’expertise sociale et psychologique pour trancher en faveur d’un isolement total. Qu’il s’agisse de sa part d’une manœuvre, se disant que toute façon elle n’accepterait pas sa proposition, et ce serait cyniquement donner du mou pour la partie de la gauche qui s’est mobilisée sur cette affaire.

Piètres calculs… François Hollande perd sur tous les tableaux et il suffit de lire les réactions de la classe politique pour s’en rendre compte.

«Honte à François Hollande de faire passer les revendications minoritaires avant les intérêts de la majorité des Français! Honte à lui de contourner les lois de la République!», déclame Bruno Le Maire, député UMP et ancien ministre. De son côté, Jean-Luc Mélenchon s’engouffre en déclarant que le chef de l’état avait pris une décision d’ « une cruauté abjecte en sommant le collégienne de choisir entre vivre en famille ou revenir seule en France. »  Le parti communiste, de son côté, a solennellement dit que François Hollande avait commis  « une grave faute politique et morale ».

Mais le plus incroyable, c’est que même le « gentil » premier secrétaire du parti socialiste Harlem Désir s’est désolidarisé avec  le chef de l’état : « Tous les enfants de la famille de Leonarda doivent pouvoir finir leurs études en France accompagnés de leur mère »,

Il faut bien l’admettre la gauche et le Parti socialiste ne disposent pas d’un chef… et sous la Vième république cela peut se révéler très vite mortel

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 13:52

Lyceens.jpgOn les disait « endormis », égocentrés… voilà qu’ils démentent une fois de plus bruyamment ses qualificatifs peu amènes qu’on leur colle trop souvent. Il fallait un déclencheur, Manuel Valls a été parfait dans la manœuvre, de plus en plus « droit dans ses bottes » !

Les évènements de ces dernières 48 heures nous en ont appris sur la politique du Ministre de l’Intérieur. Au cas de Leonarda Dibrani largement médiatisée, s’ajoute le cas de Khatchik Kachatryan, élève arménien parisien au lycée Camille Jeantzy (8ième) âgé de 19 ans, victime lui aussi de la place de Beauvau. Ce dernier est tout de même le 5ième lycéen majeur et scolarisé à avoir été expulsé de France depuis que la gauche est revenue au pouvoir… Il risque depuis l’enrôlement de force pour effectuer son service militaire an Arménie, début septembre.

Il faut toute l’énergie de RESF (Réseau éducation sans frontières) mise à combattre ces expulsions, pour accéder aujourd’hui à cette information. La mobilisation s’est donc faite soudainement avec un haut le cœur des lycéens et parfois des plus jeunes, peu à peu rejoints par leurs enseignants et les parents d’élèves.

Qui aurait pu imaginer que sous François Hollande et avec le Parti Socialiste majoritaire dans les deux chambres que nous nous devrions reprendre le chemin de la rue pour exiger un peu d’humanité…

Ce vendredi, ce ne sont pas moins d’une vingtaine de lycées mobilisés à Paris et une trentaine en province. En pointe les lycées Hélène-Boucher, Sophie Germain, Maurice-Ravel Voltaire, Fénelon, Charlemagne, Colbert, Claude-Monet, Denis-Diderot, Honoré-de-Balzac et Lavoisier et en Province : Grenoble, Dax, Rouen, Orléans, Chambéry, Alès, Marseille, Toulouse…

A Paris, une importante manifestation est prévue place de la Bastille, direction La nation, à l’appel de la FIDL, à laquelle se sont joint la fédération des Parents d’élèves (FCPE) et plusieurs syndicats d’enseignants. Les organisations gauchistes (NPA, Front de gauche et autres) ont été mises à l’écart de l’organisation afin d’éviter toute récupération politique.

Du côté du parti Socialiste la fronde continue de prendre de l’ampleur. Anne Hidalgo, candidate à la mairie de Paris a déclaré ce matin au cours d’une conférence de presse, après avoir solennellement demandé le retour en France de Léonarda Dibrani et de Khatchik Khachatrian : «C’est au nom des valeurs de la République et de Paris que je demande également que les familles ayant un enfant scolarisé à l’école, au collège ou dans un lycée soient protégées et leur situation administrative soit examinée avec bienveillance au regard de leur volonté d’intégration».

De son côté Manuel Valls, remis en cause par une bonne partie de la gauche a annoncé qu’il écourtait son séjour aux Antilles pour prendre connaissance du rapport de l’inspection générale.

Il n’y a que Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l’intérieur pour prendre la défense de Manuel Valls : «Il faut rendre attentifs les gens qui sont certainement généreux, quand ils sont jeunes surtout, quelquefois manipulés, il faut le dire. Je parle de lycéens».

Il reste à attendre la décision du Président de la République, on ne peut que lui rappeler sa promesse de candidat dans une lettre adressée à RESF : "Je veux prendre l'engagement, si je suis élu à la présidence de la République, à mettre fin dès mai 2012 à la rétention des enfants, et donc des familles avec enfants (...). La protection de l'intérêt supérieur des enfants doit primer.".

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  • Le blog de Jean pelletier
  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook  et mon compte twitter
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Bonne lecture.
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques. Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook et mon compte twitter https://www.facebook.com/jean.pelletier 77https://twitter.com/jmpelletier Bonne lecture.

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