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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 17:45
Législative partielle dans le Doubs … le doute encore.

C’est donc un duel PS-FN qui sera aux vues des résultats du premier tour, nécessairement, arbitré par les électeurs de l’UMP. Le parti de Nicolas Sarkozy a connu bien des turbulences au cours de la semaine écoulée, la position affichée par le bureau national, celle du ni-ni, ne fait pas l’unanimité, y compris auprès de certains poids lourds de l’UMP.

Nicolas Sarkozy a laissé quelques plumes à ce jeu là. D’abord son absence de lundi pour aller gagner quelques 100 000 euros à l’étranger, a été du plus mauvais effet, laissant planer le doute d’une certaine légèreté pour le président d’un parti de gouvernement. Ensuite face à une opposition interne aussi frontale entre les partisans d’appeler à voter PS et ceux du ni-ni, il a tenté une voie moyenne appelant à faire barrage au FN sans aucune référence au PS. Il a été mis en minorité et c’est la frange la plus dure de l’UMP qui l’a finalement emportée.

Reste à savoir ce que les électeurs vont faire dans la 4ième circonscription du Doubs. Le PS vise une élection, succès qu’il n’a quasiment pas connu depuis 2012. L’UMP cherche auprès de ses électeurs le suivi de sa consigne, qui sur le papier assurerait l’élection du FN. Quant à ce dernier il rêve d’un troisième siège de député à l’Assemblée nationale.

A cette heure, s’ajoute une nouvelle inconnue, le taux de participation plus élevé qu’au premier tour donnera une indication, sur quel camp bénéficiera, du PS et du FN, de cet afflux de nouveaux électeurs. En effet avec, à 17 heures, un taux de participation à 43,49% c’est un bond d’un peu plus de 9% de nouveaux électeurs auquel on assiste.

Si le candidat du PS l’emporte, François Hollande verra sa nouvelle stratégie de l’unité nationale confortée. Si la candidate du FN gagne l’UMP portera la lourde responsabilité d’ouvrir une voie royale à Marine Le Pen avec le nouveau positionnement du ni-ni adopté. Alors les risques d’un éclatement de l’UMP seront encore plus renforcés, avec une aile dure qui ira vers des accords de désistement réciproques avec le FN aux prochaines législatives.

C’est aussi une forte indication qui sera donnée pour les prochaines élections cantonales où les duels PS/FN devraient être assez nombreux.

Bref, pour une fois c’est bien un test grandeur nature qui se joue aujourd’hui sur les rapports de force existants entre la droite, la gauche et l’extrême droite.

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 19:06
L’UMP divisée sur les duels PS/FN.

Sur la pression de Nicolas Sarkozy, l’UMP vient de prendre une position « molle », à savoir ne donner aucune consigne de vote pour le second tour de l’élection partielle dans le Doubs, dimanche prochain. Divisée sur le sujet, l’UMP a donc été incapable de prendre les responsabilités républicaines que l’on attendait d’un parti, dit de gouvernement.

J’ai voté Jacques Chirac lorsque la gauche a été éliminée et que nous n’avions comme seul choix, Jean Marie le Pen et Jacques Chirac. Nous fûmes nombreux à le faire bloquant ainsi l’extrême droite. Le Front Républicain a été puissant et rassurant du même coup, pour le camp des démocrates. La gauche a systématiquement adoptée la même attitude, à chaque fois que la même situation s’est présentée.

Aujourd’hui seule l’UDI a été très claire le soir même sur la bonne attitude à prendre, faire barrage au FN. Nathalie Kosciusko-Morizet a pris dès lundi la même position et ce matin Alain Juppé sur son blog affirmait la même volonté.

Mais à l’UMP des Fillon, Lemaire, Wauquiez militaient activement pour qu’il n’en soit pas de même. Résultat le bureau politique adopte aujourd’hui une position « molle » pour préserver un semblant de façade, quel manque de courage politique !

On a entendu Henri Guaino faire de même avec une argumentation hypocrite « je ne suis pas propriétaire de mon vote … et je dois respecter les électeurs FN». Mais ce n’est pas la question posée, la question est : « si vous votiez dimanche prochain, que feriez vous ? » C’est ainsi posé, que Nathalie Kosciusko-Morizet et Alain Juppé ont clairement dit leur position responsable, faire barrage à l’extrême droite.

Donc il est désormais acquis que l’UMP ne fera en aucun cas barrage à l’extrême droite. Les républicains de tout bord doivent maintenant se poser des questions à l’égard de ce parti prêt à faire le lit de la dictature dans notre pays.

« Je crois à l’inégalité des races » a déclaré Sophie Montel candidate FN à cette élection partielle. Elle n’a pas été désavouée par Marine Le Pen, la présidente du FN. Le débat est donc parfaitement clair et sans ambigüité pour les électeurs. Il ne s’agit pas de soutenir le PS au pouvoir, mais de tout faire pour qu’un troisième député FN et raciste n’accède pas à l’assemblée nationale.

Nous verrons dimanche prochain ce que les électeurs du Doubs convoqués aux urnes feront. Le résultat en dira long sur les risques encourus par notre pays en 2017 à la prochaine élection présidentielle.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 14:05
Election législative partielle du Doubs, le doute …

C’est une surprise pour le PS, habitué à se faire éliminer dès le premier tour à presque toutes les élections partielles depuis 2012. C’est aussi une bonne nouvelle pour le FN qui, avec la pire candidate qui soit, obtient 32,6 % des voix exprimées et la première place. Mais le grand vainqueur est sans conteste, celui des abstentionnistes avec 60,44 % des inscrits, auxquels s’ajoutent 1,69 % de votes blancs et 1,06% de votes nuls

Avec 28,85% de voix le candidat du PS décroche, certes, la timbale, sa qualification au second tour, mais enregistre une perte colossale de ses voix, dans une circonscription, qui lui était largement acquise, il y a encore peu de temps. Le total des voix de gauche, à condition qu’elles se reportent automatiquement sur le candidat socialiste, n’assure pas sa victoire. Seul un report significatif des voix UMP pourrait assurer le barrage au FN.

Mais l’UMP est déjà divisée sur les consignes de vote à donner. Nicolas Sarkozy appelle au ni FN, ni PS, alors que Dominique Bussereau, cofondateur de l’UMP, appelle à voter PS, déjà rejoint par Nathalie Kosciusko-Morizet et probablement Alain Juppé.

L’UMP se fracture … et Alain Juppé prend position en faveur du désistement républicain pour s’assurer une nette victoire en 2017. Sarkozy compte sur les voix du FN pour gagner, Juppé préfère les voix du centre et d’une partie des socialistes. L’offre politique à droite se complexifie.

Pour l’UMP qui avait choisi d’avancer regroupé dès le 1er tour avec l’UDI dans cette élection partielle du Doubs, la claque est sévère, son élimination accentue les risques encourus pour la future élection présidentielle. Car désormais, c’est bien le Front national qui se voit garantir une place au second tour, le suspens ne portera que sur la place du challenger : UMP ou PS ?

L’union pour chacun de ces camps est devenue une obligation impérative, tout manquement à cette implacable règle de la désignation du Président de la république, signera son arrêt de mort.

Il est encore trop tôt pour savoir si les centristes risqueront leur candidature, cela dépendra du candidat de l’UMP, avec Sarkozy ce sera la rupture, alors que Juppé garantit probablement une union dès le premier tour.

A gauche, c’est un peu plus compliqué, Mélenchon crie à qui veut l’entendre que le résultat des élections en Grèce le légitime pour être le candidat de rassemblement à la gauche du PS, à savoir celui qui fera donc tomber toute la gauche.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 18:50

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:21
Lendemain de victoire.

Syriza a de toute évidence emportée une large victoire, qualifiée d’historique, même si ses dirigeants manquent la majorité à deux sièges près. C’est le premier gouvernement anti austérité qui prend le pouvoir en Europe, même s’il faudra attendre quelques mois pour savoir jusqu’où cette résolution ira.

Alexis Tsipras a réussi à installer sa fédération de partis et de mouvements au sommet de l’état, il a réduit le Pasok (socialistes grecs) à sa plus simple expression, plus que 13 sièges sur une assemblée de 300 députés. La Nouvelle démocratie, gouvernement sortant, ne se porte guère mieux avec 76 députés. L’extrême droite recule, même si Aube dorée (Néo nazis) garde sa troisième place avec 17 députés.

C’est donc bien, n’en déplaise à certain, une gauche radicale qui s’installe au pouvoir à Athènes. Le nouveau Premier ministre a lancé aujourd’hui : « les Grecs laissent l’austérité derrière eux » … pour autant les réactions à Bruxelles et à Berlin ne se sont pas fait attendre. Les mises en garde se multiplient et à cette heure même, les ministres des finances européens tiennent une réunion pour examiner la situation.

Martin Schulz, le président du parlement européen a déclaré qu’Alexis Tsipras allait devoir faire des compromis avec ses partenaires européens. La dette du pays est gigantesque, 300 milliards d’euros, à savoir 175% du PIB. Pedro Passos Coelho, Premier ministre portugais de centre droit a de son côté rappelle les efforts fait par son pays et demande au nouveau pouvoir grec d’en faire autant, il l’appelle à « respecter les règles européennes ».

Pour s’assurer une majorité au parlement Syriza vient de nouer une bien étrange alliance avec Les Grecs indépendants (13 sièges). Ces derniers sont nés d’une dissidence de Nouvelle démocratie. Ultra nationaliste, proche de l’église orthodoxe ils expriment des thèses souverainistes, parfois limite islamophobes et anti immigrés. On se demande comment cette alliance pourra tenir à l’épreuve des faits …

Qualifié de Harry Poter de la politique grecque Alexis Tsipras a portant fait preuve à 40 ans d’un art consommé de la politique ralliant à sa personne de nombreuses personnalités depuis le Pasok jusqu’à une certaine frange de l’extrême droite

Il a su aussi s’entourer d’imminents économistes comme Yiorgos Stathakis et Giannis Dragasakis. Le premier âgé de 61 ans enseigne à l’université de Crète, il est l’auteur d’un ouvrage sur le plan Marshall, le second, âgé de 67 ans, spécialiste des questions économiques a été vice-ministre de l’économie de 1989 à 1990.

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 19:06
Le retour de la gauche en Grèce  en fanfare.

La victoire de Syriza était annoncée depuis un moment par la majorité des observateurs politiques. La question était de savoir quel serait son score et de combien serait l’écart avec Nouvelle démocratie. C’est chose faite et Alexis Tsipras n’aura pas besoin de chercher d’autres alliés que sa propre coalition.

Les bureaux de vote ont fermé à 18 heures (heure française) Selon un sondage sorti des urnes, Tsipras obtiendrait entre 35,5 et 39,5 %, alors que Nouvelle démocratie du premier ministre sortant Antonis Samaras se situe dans une fourchette de 23 à 27 %. Le nombre de sièges gagnés se situe entre 146 et 158, avec une majorité absolue à 151… La majorité pour gouverner seul est donc à la portée de Tsipras. C’est d’ors et déjà une victoire historique que le peuple grec a salué par une immense explosion de joie en plein centre d’Athènes. Et cette clameur vient résonner jusqu’au cœur des capitales européennes et à Bruxelles.

Ce sont donc 9,8 millions d’électeurs qui ont été convoqués aux urnes ce dimanche pour élire leurs 300 députés. Cette élection devrait aussi entériner la quasi disparition du Pasok et malheureusement consacrer aussi le parti d’extrême droit Aube dorée à la troisième place.

Cette élection a été placée sous le regard de l’ensemble des européens, tant les enjeux sont importants, à savoir que fera exactement Tsipras et jusqu’où ira-t-il ? Une sortie de l’Euro est-elle envisageable et comment pourra –t-il appliquer son programme sans s’attirer les foudres de Bruxelles et du FMI ?

Comment cette élection va impacter les prochaines élections générales en Espagne ave la montée en puissance du parti frère Pomédos ? En cas de victoire aussi en Espagne, cette tension de la gauche venue du sud ne va-t-elle pas à un moment donné peser sur la situation politique à la française ?

C’est en milieu de matinée que le président de Syriza est allé voter dans le quartier populaire d’Athènes, Kypséli où il réside, dans une cohue indescriptible de journalistes et de caméras venus du monde entier pour assister en direct à son triomphe. Ce sont plus de 900 journalistes internationaux qui ont fait le déplacement, alors qu’ils n’étaient que 700 pour suivre les législatives de 2012. Alexis Tsipras a du jouer des coudes, aidé en cela par ses deux gardes du corps, pour se hisser sur une table et haranguer les dizaines de militants qui l’encourageaient de la voix. C’est en grec, mais aussi en anglais qu’il s’est exprimé : « « Le choix est plus clair que jamais. Soit la troïka revient et poursuit le travail de Samaras et la catastrophique politique d’austérité, soit on va vers une renégociation dure et difficile avec nos partenaires pour reconquérir une vie digne. » Et il conclut par : « Notre avenir commun en Europe n’est pas celui de l’austérité, c’est celui de la démocratie, de la solidarité et de la coopération ».

Mais sera-t-il en mesure de créer une véritable administration fiscale et de faire payer les armateurs et le clergé ?

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 11:23
A la gauche du PS ?

La probable victoire de Syriza en Grèce, dimanche, suscite des espoirs parmi les partis à la gauche du PS en France… Arrivé en pôle position aux dernières élections européennes, ce rassemblement de partis à la gauche du Pasok, donne bien des idées en France. La question se pose, y a-t-il un avenir en France pour un tel rassemblement qui viendrait utilement concourir aux côtés du Parti Socialiste ?

Le Parti de Gauche, le Parti Communistes français, Europe écologie-Les Verts , Nouvelle Donne (Dissidents PS), et quelques mouvements de la gauche critique envers le Parti Socialiste sont-ils en mesure de réaliser une telle alliance qui pourrait alors ambitionner de le supplanter politiquement? La question n’est pas nouvelle … déjà Jean-Luc Mélenchon en quittant le PS et en créant le Parti de gauche avait manifesté une telle ambition, qu’il a partiellement concrétisé avec le Parti Communiste français en créant le Front de gauche, dont il a porté les couleurs à l’occasion des dernières présidentielles.

Le résultat n’a pas été à la hauteur de ses espérances. Depuis on a vu le Parti de gauche et le PCF multiplier les incidents à l’occasion des élections municipales entre autre, amenant même Jean-Luc Mélenchon à prendre du recul.

C’est à l’occasion d’un meeting de soutien à Syriza que l’on a pu voir se côtoyer à Paris les représentants de ces différentes galaxies de la gauche du PS applaudir à tout rompre à ce schéma de la réussite en Grèce (le Pasok ayant été réduit en miette) … Mais est-ce que Cécile Duflot (ex ministre EELV), Pierre Laurent (PCF) et Jean-Luc Mélenchon ont la stature suffisante pour un tel enjeu ? Est-ce qu’en y ajoutant des socialistes au bord de la rupture, tels que Guillaume Balas et Pouiria Amirshahi le cocktail serait plus efficace ?

Non. L’enthousiasme d’un soir ne peut effacer toutes les fortes tensions qui existent parmi eux et surtout les ambitions personnelles. La forte personnalité de Jean-Luc Mélenchon est-elle un obstacle ? Oui, alors qu’il tente de mettre en place des coalitions de ce type pour les prochaines élections départementales et régionales de cette année, Cécile Duflot fait remarquer qu’une telle stratégie lui semble « dépassée » et dans les faits les Verts privilégient des alliances à géométrie variable.

La secrétaire générale des Verts, Emmanuelle Cosse déclare de son côté : « L’erreur serait de dire qu’il y a des alliances privilégiées », elle maintient la possibilité d’alliances au cas par cas avec le PS ou le Front de gauche. Si les Verts maintiennent cette porte ouverte au cas où, car les élus Verts favorables à un retour au gouvernement sont nombreux, et surtouts les élus Verts le sont en raison d’accord avec le PS, le PCF fait de même pour les mêmes raisons, en voie d’extinction il a trop besoin ici et là des voix du PS pour tenter de maintenir ses derniers bastions.

Sur le fond politique la confiance ne règne pas entre les verts et le PCF, les Verts ne font pas mystère de leur préférence, en termes d’alliance avec Nouvelle Donne, Cap 21 de Corinne Lepage et le Front Démocrate de Jean-Luc Bennahmias, bien plus proches de leurs exigences écologistes.

Tant que l’actuel mode de scrutin majoritaire aux élections législatives perdurera, les Parti Socialiste gardera la main et empêchera la constitution d’un tel front, en donnant ici et là l’opportunité d’obtenir des sièges à plusieurs de ces composantes à la gauche de la gauche, et de maintenir les illusions et les ambitions de certains de ces acteurs potentiels d’un front commun.

En l’absence d’une telle offre politique, les électeurs français se précipitent dans les bras du Front national pour manifester leur rejet des deux principaux partis de gouvernements que sont le PS et l’UMP, alors qu’en Grèce et probablement bientôt en Espagne avec Pomédos, c’est bien vers la gauche de la gauche qu’ils se tournent pour manifester leur volonté de défendre leurs acquis sociaux contre les velléités ultra libérales de l’Europe. C’est bien en faisant cette analyse, que Marine Le Pen a apporté son soutien à Syrisa, pas en reste d’une provocation de plus.

Bref, en France, la pagaille règne parmi les partis politiques et l’électeur a bien des difficultés à s’y retrouver. Le camp des vainqueurs sera, sans aucun doute les abstentionnistes, l’ensemble de la classe politique ayant concouru à les y inciter fortement.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 14:56
Nicolas Sarkozy… aux frais du contribuable.

C’est à Médiapart que l’on doit ces toutes dernières révélations concernant le train de vie de Nicolas Sarkozy, imputé au budget de l’état, en tant qu’ancien Président de la République. Ce qui pose un sérieux problème puisqu’il est aussi, depuis peu, Président de l’UMP et donc chef du principal parti d’opposition.

La république est bonne fille avec ses anciens dirigeants. C’est Laurent Fabius, alors Premier ministre qui a fixé la règle en 1985 en faisant voter une loi spécifique. Sont pris en charge par le budget de l’état, la rémunération d’une équipe, la prise en charge d’un loyer et la mise à disposition d’un véhicule de luxe avec chauffeur et garde du corps.

Voilà ce que Nicolas Sarkozy en a précisément fait :

- 1,6 millions d’euros de frais de personnel pour deux ans et demi. Il dispose de 5 fonctionnaires et de 5 conseillers rémunérés entre 5 247 et 7 020 euros net par mois. La demi-sœur de Carla Bruni, Consuelo Remmert a été embauchée comme conseillère diplomatique. Sa tâche principale consiste à organiser et monnayer fort cher les conférences de l’ex-chef d’Etat …

- 55 000 euros, c’est la facture d’aménagement des bureaux, tout a été revisité (c’est le contribuable qui paye) mobilier, ordinateurs, téléphones, lampadaires, canapés, fauteuils, porte manteaux, coffre-fort …

- 196 000 euros par an, c’est le coût de la location des 320 m2 (au 77 de la rue Miromesnil) mis à disposition de Nicolas Sarkozy, soit un loyer mensuel de 16 000 euros…

- 44 140 euros, c’est le coût d’achat de la Citroën C6V6 HDI Exclusive mis à sa disposition, à laquelle il faut encore ajouter 4 046 euros d’essence par an et 5 031 euros d’entretien.

Dans ces temps de disette où l’Etat racle partout jusqu’à l’os, gel des rémunérations des fonctionnaires depuis 4 ans, baisse des retraites, même des plus petites … la pilule est difficile à avaler. Et l’on doit surtout entendre le personnage expliquer urbi et orbi qu’il faut faire des économies partout.

Enfin, est-ce normal que le contribuable en arrive à financer plusieurs fois l’UMP, une première fois au titre du parti et une seconde fois au titre que son président a une double casquette et qu’il est aussi ex chef d’Etat.

Certains députés socialistes s’en sont à juste titre émus, demandant à Nicolas Sarkozy d’y renoncer, puisqu’il dispose déjà de moyens de fonctionnement alloués par l’état au titre du financement des partis politiques.

La moralisation de la vie publique a encore un grand avenir devant elle.

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 18:18

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 17:51

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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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Bonne lecture.
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques. Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook et mon compte twitter https://www.facebook.com/jean.pelletier 77https://twitter.com/jmpelletier Bonne lecture.

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