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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 14:04

pauvrete1-copie-1.jpgLes premières mesures se dessinent, et semble bien dérisoires à l’aune des situations catastrophiques auxquels certains de nos concitoyens sont confrontés. Le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault a annoncé ce matin une hausse du RSA de 10% étalé sur 5 années, en plus de la revalorisation automatique liée à l’inflation. Ceci dit la mesure commencera à prendre effet en septembre 2013, en attendant….

 

Les commentaires aussi bien politiques que dans le milieu caritatif sont très critiques sur l’étroitesse de ces mesures. C’est vrai, en même temps cet effort là, la droite ne l’a jamais consenti, alors que la gauche le fait… en le faisant elle stigmatise la situation et s’expose aux critiques.

 

Qu’en est-il, exactement de ce Revenu de Solidarité Active (RSA) qui a remplacé le Revenu Minimum d’Insertion (RMI) ? Le mécanisme comprend deux volets : le premier  appelé « socle »  s’élève à 475 euros pour un célibataire sans enfants (un peu plus de 800 euros avec un enfant et 1 200 euros pour un couple avec 3 enfants), le second dit « d’activité » est en moyenne de 170 euros. Ce dernier s’applique dans le cas d’une reprise partielle de travail. Ce sont tout de même 2 millions de familles qui en bénéficient, sachant que tous les ayants droits au RSA n’en font pas la demande. Les jeunes de moins de 25 ans n’y ont pas droit. Selon une étude récente de l’Insee les 18-24 ans sont ceux dont le taux de pauvreté est le plus élevé. 21 % d’entre eux vivent avec moins de 880 euros par mois. Un jeune sur 5 est donc considéré comme pauvre !

 

Marisol Touraine Ministre des affaires sociales a relevé dans son discours d’introduction que cette pauvreté nous « claque comme une gifle » à la figure, que «"Plus de 8,5 millions de Français vivent avec moins de 964 euros par mois", "un Français sur cinq déclare avoir renoncé aux soins" pour raisons financières, "800 000 personnes ont recours à l'aide alimentaire ».

 

Le gouvernement doit, dans la journée faire d’autres annonces.

 

Sur le logement, il devrait annoncer 100 millions d’euros de plus sur l’hébergement des personnes en grave précarité. Cela représente seulement 8 000 places d’hébergement, là où les associations en demandaient 20 000.

En ce qui concerne la santé, le gouvernement a décidé de donner un tout petit coup de pouce en revalorisant le plafond d’accès à la Couverture maladie Universelle (CMU). Au ministère de la santé on estime que ce sont 500 000 personnes de plus qui devraient ainsi avoir accès à ce dispositif. Pour mémoire le plafond actuel est de 7 934 euros/an et ce sont 4,3 millions de personnes qui en bénéficient.

 

Mais qui sont ces pauvres ? La conférence a fait état d’un chiffre terrifiant pour un pays comme la France : Une personne sur sept souffre de la pauvreté !

Ce pays est riche, à la sortie de la guerre, complètement essoré, il a inventé entre autre la sécurité sociale pour tous.

Ce pays est riche. Monsieur Depardieu, qui prend des cachets énormes pour ses prestations artistiques, gagne tellement d’argent qu’il est concerné par la mesure provisoire du taux de prélèvement à 75 %. Monsieur Depardieu est riche. Il ne sait pas quoi faire de son argent. Mais Monsieur Depardieu part se réfugier en Belgique…

La pauvreté dans ce pays riche qu’est la France n’est plus un fait marginal. Toutes les catégories de la population sont concernées : bien sûre les familles monoparentales sont les plus nombreuses, mais on y trouve aussi des jeunes travailleurs, des étudiants (une étude a montré la progression de la prostitution chez les étudiants), des retraités, des familles à la rue, des travailleurs SDF…

 

A chaque tournant politique sa promesse, Nicolas Sarkozy avait, lui, promis de réduire la pauvreté d’un tiers, rien que cela ! En fait, à la fin de son quinquennat la pauvreté avait augmenté. De 2004 à 2010 le nombre de pauvre est passé de 7,4 millions à 8,6 millions !

La France est riche, les entreprises du CAC 40 pendant cette période ont spectaculairement augmenté leurs bénéfices et les « grandes familles de France » ont encore accru leur fortune, quitte comme la famille Mulliez (groupe Auchan) à s’exiler en Belgique !

La France est riche, le plafond du versement de l’allocation chômage est à 6 000 euros, ils sont quelques milliers à le toucher !

La France est riche, des familles un peu traditionnalistes aux revenus supérieur à 150 000 euros /an avec 5 enfants touchent 609,28 euros/mois de prestations familiales qui serviront à financer les vacances au ski.

La France est riche, elle verse 80% de ses prestations sans condition de ressources. Ainsi les fils de riches, étudiants bénéficient de l’allocation logement, et en font leur argent de poche, pendant que papa et maman bénéficient de la demi part fiscale pour payer moins d’impôts !

 

La France est riche, mais la France est radine avec ses pauvres. Monsieur Ayrault, téléphonez moi, pas besoin de faire une conférence pour cela, les mesures je les connais. On peut aisément financer une aide accrue significativement aux familles les plus pauvres sans que cela n’alourdisse le déficit. Il faut simplement faire un peu plus de justice sociale.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 17:39

pauvrete1.jpgQui, par ces moments hivernaux, n’a pas croisé dans la rue un homme, une femme, jeune ou vieux recroquevillé sur lui-même, le regard enfoui sous les haillons ? Qui n’a pas éprouvé un sentiment de gêne à hâter le pas, non par indifférence ou lâcheté mais par impuissance ? Les rapports de haut fonctionnaire sur la pauvreté ne manquent pas, autre signe d’impuissance. Coluche en son temps a su élaborer une riposte solide, tangible et durable : les restaurants du Cœur dont on fête les 22 ans.

 

La ministre du logement Cécile Duflot a entamé une bien vilaine polémique à l’aune des ces premiers frimas. L’église catholique n’ouvrirait pas suffisamment son cœur… pas de chance, ils ne font sans doute pas assez, mais nombreuses sont les paroisses qui se mobilisent à l’hiver et le Secours Catholique ne reste pas les bras croisés. Que n’eut-elle l’inspiration d’interroger les autorités militaires sur les bâtiments inusités du fait des restrictions budgétaires. Mais surtout les services administratifs de l’Etat n’ont pas été en mesure de répondre à sa demande d’inventaire… qu’elle se recentre donc sur ceux-ci avant d’aller pointer qui que ce soit à l’extérieur de l’état.

 

Il y a deux nécessités à prendre en compte dans ce sujet sur la pauvreté : ce que nous sommes capables de faire, individus et collectivités pour apporter une réponse  immédiate à des situations d’urgences, et ce que nous sommes capables d’anticiper pour éradiquer la précarité.

 

L’urgence, nous le voyons bien est laissée à l’appréciation hasardeuse du Citoyen, aux moyens précaires (et menacés, particulièrement ceux en provenance de l’Europe) des associations caritatives et à l’Etat qui parle, écrit beaucoup, mais agit peu ! Il reste à celui-ci la responsabilité de mettre en œuvre des politiques susceptibles de lutter contre toutes les formes d’exclusion, celle du gîte et du couvert étant la plus funeste d’entre toutes.

 

Cette semaine, à l’initiative de la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine (et sous l’inspiration du président de la république) s’ouvre la Conférence de lutte contre l’exclusion au Palais d’Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental. Nombreux seront les ministres et le 1er d’entre eux à plancher sur le sujet. L’une d’entre eux est plus particulièrement concernée, bien que l’on n’ait guère eu l’occasion de l’entendre jusqu’ici : Marie-Arlette Carlotti, ministre délégué chargée de la lutte contre l’exclusion.

 

Cette conférence qui va durer toute la semaine abordera sept thématiques : accès aux minima sociaux, emploi, enfance, gouvernance des politiques de solidarité, logement, santé et surendettement. Bel inventaire « pondu » par quelqu’énarque censé refléter ce drame de la pauvreté. Cette conférence devrait aboutir à l’énonciation d’un plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté en répartissant les rôles à chaque ministre concerné.

Aucun objectif chiffré ne sera annoncé, dixit le 1er Ministre. On comprend bien le souci de ne pas faire de promesses vaines, mais tout de même, est-ce la bonne méthode pour obtenir des résultats tangibles ?

 

S’il s’agit de faire un état des lieux, c’est inutile, il est connu de tous :

 

-      En 2010 le taux de pauvreté a déjà atteint 14,1%, son plus haut niveau,

-      Un jeune sur quatre est en situation de pauvreté,

-      En 2012 ce sont 8,6 millions de personnes qui vivent avec moins de 964 euros par mois, et 2,1 millions de personnes avec moins de 642 euros par mois,

-      Le surendettement bat des records.

 

Pour traduire dans les mots le terrible vécu de ces personnes en situation d’extrême pauvreté 68 % des personnes éligibles au revenu de Solidarité active (RSA) ne le demandent pas. Nous sommes très loin des propos offensants de ces bien pensants qui crachent sur ces sans emplois qui ne font aucun effort et ces familles de paresseux, et ces sur-assistés qui vivent aux crochets de la société.

 

Nombreux sont ceux qui ont des propositions concrètes :

 

-      Les syndicats, FO, la CGT et la CFDT qui réclament en vain la revalorisation du RSA et de l’ensemble des minima sociaux qui ont ces dernières années décrochés,

-      Les associations caritatives demandent de leurs côtés que les moins de 25 ans puissent accéder au RSA, que l’on crée des places d’hébergement d’urgence en hivers, au moins 20 000 pour 2013,

-      L’ex défenseuse des enfants Dominique Verni plaide pour des actions en direction des enfants défavorisés, et de remplacer le quotient familial par un crédit d’impôt universel.

 

Mais seront-ils seulement entendus ? Que nous reste-t-il d’autres ? Manifester ce lundi à l’appel du mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) ? Ou profiter de cette fin d’année pour faire des dons défiscalisés, le téléthon s’y prête ainsi que le Sidaction, mais nombreuses sont les organisations sérieuses, comme les restos du cœur qui font du bon boulot. Et ces dons s’accompagnent d’une réduction d’impôt, pour les restos du cœur 100 € donnés c’est 75 € d’impôts en moins.

 

Ils vous restent jusqu’au 31 décembre pour faire le geste juste dans la juste mesure de vos moyens.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 15:53

UMP112.jpgOn parle de 80 députés pour le suivre, belle opération, bravo M. le président Copé, quel succès ! Un mauvais roman sans fin que cette élection à l’UMP. Après avoir trituré les chiffres dans tous les sens et se faire proclamer Président pas moins de trois fois, Jean-François Copé vient de proposer à Fillon d’organiser un référendum auprès des militants pour savoir s’ils veulent revoter.

 

L’entrevue a eu lieu à l’Assemblée nationale à la demande de Nicolas Sarkozy : 30 minutes pour accoucher cette idée si saugrenue, soufflée parait-il par l’ancien président lui-même. Quel bel expert en manœuvres électorales, lui qui a fait perdre son camps en 5 ans toutes les élections, la sienne y compris.

 

On a peine à le croire …. Je croyais les finances de l’UMP au plus mal. On avait d’ailleurs écarté le vote par internet car jugé trop couteux et hors de portée du budget du parti. Et maintenant ce n’est ni plus ni moins que deux élections qui sont envisagées par l’inénarrable Copé… C’est d’un ridicule consommé et cela coûte très cher. Il a été en charge des finances au gouvernement ? On comprend mieux l’état dans lequel ils ont laissé la France.

 

Comment ces gens là pourront raisonnablement critiquer le gouvernement et postuler à la gouvernance du pays ? Ils ont perdu tout crédit pour s’opposer au gouvernement socialiste et à la présidence de François Hollande. Et ce n’est pas une bonne nouvelle. La démocratie a besoin d’un (ou des) parti au gouvernement et d’un (ou des) parti qui critique et qui s’oppose. Cet équilibre est indispensable pour la bonne santé de notre société.

 

Aussi, ils ne sont pas simplement en train de saccager l’UMP, c’est toute la démocratie française qu’ils saccagent. Et quel cadeau au front national qu’ils offrent ainsi ! Ce sont les idées les plus toxiques qui vont se répandre et génératrices de tension, de haine et de violence. L’antiparlementarisme se voit ouvrir un large boulevard devant lui.

 

Les conséquences de l’affaire UMP n’ont pas fini de percuter l’organisation institutionnelle de la France. La Naissance du RUMP à l’Assemblée nationale est le triste signal d’une vie politique à grand spectacle, ponctuée de mensonges et de tricheries en tout sens.

 

Pendant ce temps là les affaires du monde courent et elles ne courent pas en notre faveur, mais pas du tout Messieurs de l’UMP et du RUMP.

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 15:50

cope.jpgA ce tournant de l’histoire de l’UMP, il convient de s’arrêter sur le portrait de Jean-François Copé pour tenter de comprendre l’acharnement dont il fait preuve à occuper la place de Président de l’UMP au risque de la faire imploser.

 

Il est né le 5 mai 1964, il a 4 ans en 1968, il est donc de la génération d’après mai 1968.

Sa famille : son père est un célèbre chirurgien gastro-entérologue d’origine juive et roumaine, sa mère Monique Ghanassia est originaire d’Algérie. Ils sont trois enfants, il est l’ainé. Son grand père Marcu Hirs Copelovici était médecin en Roumanie. Il émigre, suite à la persécution des juifs dans ce pays, à Paris, en 1926, il se marie et échappera de peu à la rafle d’Aubusson en octobre 1943. Sa grand mère Lise Boukhabza est algérienne, petite fille d’un rabbin, originaire de Tunisie.

 

Famille équilibrée et multiculturelle, plutôt intéressante.

 

Le petit Jean-François fera ses études dans le 15ième arrondissement de Paris. En 1981 alors que François Mitterrand accède à la présidence de la république il obtient son baccalauréat en série B. 1985 il intègre Sciences Po, puis en 1987 l’ENA, dont il sortira en 1989 dans la promotion « Liberté-égalité-Fraternité ».

 

Il fera un premier mariage en 1991 avec Valérie Ducuing qui lui donnera un fils et une fille. Seize ans plus tard, il divorce pour épouser Nadia Hamama, d’origine algérienne.

 

Il enchaine les boulots d’énarque : Caisse des dépôts et consignations, Crédit local de France, puis maitre de conférences à Science Po (Economie et finances), puis à l’Université Paris VIII.

C’est seulement en 2006 qu’il fonde son club politique Génération France.fr. Ses thèmes politiques d’alors ? « L’identité de vivre ensemble et le pacte républicain »

 

C’est en juin 1995, à l’âge de 31 ans, qu’il deviendra député de la 5ième circonscription de Seine et marne, en remplacement de Guy Drut nommé au gouvernement de Juppé. Il sera donc le benjamin de l’Assemblée. Mais il sera toujours le benjamin des parlementaires battus en 1997 à l’occasion d’une triangulaire avec le PS et le Front national (sinistre leçon politique). Il se rabattra sur le Conseil régional d’Ile-de-France de 1998 à 2007.

 

C’est en mai 2007 que bénéficiant d’un décret  permettant aux anciens députés de devenir avocat qu’il passe le CAPA et s’inscrit au barreau de Paris. Son entregent et son culot lui ouvre la porte du plus grand cabinet d’avocat en France Gide Loyrette Nouel, appointé à 20 000 euros par mois.

 

Petit retour en arrière. Il participe à la cellule économique de Jacques Chirac de 1993 à 1995 qu’anime Sarkozy. Il soutient jacques Chirac en 1995 à l’élection présidentielle et c’est cette année là qu’il entre dans la gouvernance du RPR comme secrétaire national en charge de l’économie. Puis en 2001 il prend du garde comme secrétaire général adjoint. Il sera aussi élu maire de Meaux en 1995 et réélu en 2001

 

En 2002 il redevient député dans la 6ième circonscription de Seine et Marne. Puis entame une carrière ministérielle : secrétaire d’Etat aux relations avec le parlement, porte parole du gouvernement (Raffarin I), il est là aussi benjamin du gouvernement à 38 ans. En 2004 il est ministre délégué à l’Intérieur, puis au Budget et à la réforme budgétaire (Raffarin III). Inamovible il garde ses fonctions dans le gouvernement Dominique de Villepin avec la réforme de l’état en plus.

Il est réélu député le 10 juin 2007 et élu président du groupe UMP à une large majorité de voix à 43 ans. Il y est enfin arrivé, en brûlant toutes les étapes, il tient son pouvoir, c’est l’homme fort de l’UMP après Sarkozy.

 

En novembre 2010 il deviendra donc secrétaire général de l’UMP avec un œil rivé sur la présidentielle, pour saisir au bond sa chance, en cas de défaite de Nicolas Sarkozy en 2012. Cet échec consommé, Jean-François Copé se verra pousser des ailes…, tout lui semble promis, il faut qu’il garde la direction du parti pour être le candidat de la droite en 2017. Il se déclare candidat à la présidence de l’UMP, qui expérimente pour la première fois la démocratie en son sein. Hélas François Fillon contrecarre ses projets en se présentant contre lui et en réunissant derrière lui une majorité de députés et encore plus de sénateurs.

 

Mais rien ne lui fait peur. Il refuse de se retirer le temps de l’élection de la direction du parti. Là, le ton était donné, celui de « tous les moyens sont bons pour garder la parti ». Impossible de réellement départagé les deux candidats au coude à coude, il s’en suit un spectacle pitoyable d’auto proclamation de Copé lui-même, puis d’une contre attaque foudroyante de François Fillon et ses équipes, celui-ci, avant de saisir la justice, va jusqu’à parler à propos de l’UMP, de parti mafieux.

Juppé échouera dans une mission de conciliation. Copé s’accroche au pouvoir, il tient politiquement la commission COCOE (Commission d'Organisation et de Contrôle des Opérations Électorales) et l’instance de recours. Désormais c’est le registre du désastre qui s’affiche dans les médias, les partisans de l’un et de l’autre s’insultent sur les plateaux TV, Copé fait faire des choses ridicules aux instances du parti et s’impose par la force comme président de l’UMP.

 

Il ne reste plus qu’à François Fillon de saisir la justice et d’ouvrir la voie à la dissidence en emportant une bonne parti du groupe parlementaire UMP et l’argent public qui va avec.

 

Cette belle carrière politique de ce jeune homme si prometteur s’est emballée… l’avenir dira quelle conséquence il encourra, mais déjà l’opprobre est sur lui, car il apparait comme celui qui a pris de force le pouvoir dans le cadre du premier exercice démocratique de l’UMP, qu’il a sinistrement plombé devant la France entière.

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 17:22

imagesCA476BQYLes deux caisses de retraites complémentaires privées sont l’Agirc et l’Arrco. Celles-ci sont déficitaires depuis plusieurs années. Elles ne peuvent statutairement pas être en déficit. Aussi ces dernières années ont-elles puisées dans leurs réserves pour faire face. Les projections sur la tendance actuelle, sans qu’aucune mesure ne soit prises donnent une fin des réserves en 2017 pour l’Agirc et en 2020 pour l’Arrco. Demain quoi….

 

Des réunions se tiennent tous les ans entre le Medef et les centrales syndicales pour évoquer le sujet. Jusqu’ici après de multiples alertes les mesures prises ne portaient pas à conséquence. Mais l’alerte, semble-t-il s’est accélérée et à réuni une fois de plus les protagonistes. Peu de publicité est faite, étrangement à ces discussions qui engagent pourtant l’avenir de l’ensemble des retraites du privé.

 

La Medef (patronat) est sortit du bois en faisant des propositions explosives en propos liminaires aux discussions qui s’ouvrent. La potion est radicale, il s’agirait, ni plus ni moins de geler les pensions des retraites complémentaires du secteur privé pendant au moins trois années, première option. Un peu moins brutale et lissée dans le temps, une deuxième proposition consiste à sous indexer sur 5 années d’un point sur l’inflation.

Cette proposition est soutenue par l’ensemble des organisations patronales : Medef, CGPME et UPA.

 

La première hypothèse rapporterait selon les experts patronaux : 4,20 milliards d’euros et la seconde : 3,89 milliards d’euros.

En annexe il y a encore deux ou trois jolies bricoles : des propositions d’économies sur les pensions de réversion pour 390 millions d’euros, et surtout on taxerait les personnes qui bien que totalisant toutes leurs annuités et qui prendraient leur retraite avant 65-67 ans d’un montant de 10 %, ces ingénieux experts pensent en tirer 1,11 milliards d’euros.

 

Une fois de plus ces négociations paritaires font froid dans le dos, l’année dernière le patronat s’était déjà exercé à avancer une baisse de la valeur du point de pas moins 18% !

Inutile de dire qu’à cette heure les syndicats ne sont pas prêts à accepter de telles propositions. Pourtant elles circulent, soyons plus que jamais vigilants. Il n’y a pas qu’en Grèce où l’on s’attaque aux avantages sociaux, en France aussi.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 13:13

UMP.jpgA la surprise générale les deux candidats à la présidence de l’UMP, François Fillon et Jean- François Copé se retrouvent au coude à coupe et se déclarent conjointement vainqueur de la compétition. Depuis hier soir l’embarras est total  à droite.

 

Plusieurs cadors de l’UMP se sont essayés à faire le parallélisme avec le congrès de Reims du Parti Socialiste, pour tenter de minimiser l’impact de cette guerre fratricide. Ce matin, la situation ne connait pas d’éclaircie. Jean-François Copé sur RMC a réitéré qu’il était le vainqueur de l’élection, alors que François Fillon de son côté faisait savoir qu’il ne craignait pas le résultat de la commission, de contrôle électoral, puisque ses propres comptes le donnaient gagnant à quelques centaines de voix. C’est là que réside la différence avec le congrès de Reims, au petit matin la raison l’emporta au PS et Martine Aubry fût élu.

 

La commission fait face à un véritable case tête chinois, car ce sont pas moins de 6 fédérations : Alpes Maritime, Corse du Sud, Haute Saône, Haute Marne, Meuse, Ardennes, Val de Marne, qui restent indéterminées à cette heure. Sans compter les multiples contestations de bureaux de vote à Nice, dans les Bouches du Rhône, à Toulouse, à Paris.

 

Il est vrai que François Copé en se maintenant à la tête de l’UMP pour l’organisation de ces premières primaires dans son parti n’a pas facilité la tâche, être juge et partie en même temps cela reste maladroit. L’ancien premier ministre François Fillon a dû dans le 7ième arrondissement de Paris faire la queue pendant une heure et demie pour pouvoir voter. Même problème à Neuilly-sur-Seine. En fait dans toutes les villes où François Fillon était donné vainqueur, l’organisation a failli, pas assez de bureaux de vote : troublant !

 

François Copé les cumulent : pourquoi cette proclamation hier soir de victoire, alors que les votes étaient particulièrement serrés, pourquoi ne pas avoir échangé avec son challenger avant, pourquoi avoir lancé ses équipes sur toutes les ondes aux fins de proclamer la bonne nouvelle et fustiger systématiquement le camp Fillon ?

 

Alain Juppé a appelé ce matin au cessez le feu, lui qui avait guigné sur cette candidature sans être en mesure d’y aller, est en bonne position pour jouer les arbitres. Ils sont peu à l’UMP à ne pas s’être mêlé à la bataille, Nathalie Kosciusko Morizet en fait partie. Mais la plupart des responsables UMP se sont jetés dans la mêlée. Ce matin nombreux sont les militants de l’UMP qui déchirent leur carte.

 

Nadine Morano remporte la palme de la stupidité (il est vrai qu’elle y est régulièrement abonnée) en déclarant : "Le couac vient des instituts de sondages et des observateurs qui disaient que Fillon avait gagné". Eric Ciotti celle du pragmatisme : "C'est tout du moins un dysfonctionnement, qu'une formation comme la nôtre ne puisse désigner son président" et enfin Benoist Apparu celle du réalisme : "Nous aurons des sourires goguenards de la part du PS. Et ceux qui doivent encore plus se frotter les mains sont les centristes de l'UMP ... et plus encore Marine Le Pen qui va profiter du côté désespérant d'une soirée politique comme celle-là."

 

A gauche on ne s’exprime pas sur le sujet, pourtant on ne cache pas sa joie. Ouf un peu de répit pour Jean-Marc Ayrault et François Hollande. C’était inespéré, ils en avaient bien besoin. En même temps personne ne peut raisonnablement se satisfaire de ce tableau pitoyable de la principale organisation politique du pays. Le PS avait déjà, hélas, contribué à ce spectacle peu digne d’une démocratie apaisée.

 

Ce matin deux personnes politiques se frottent les mains avec des arrières pensés pas très saines : Nicolas Sarkozy qui tient là, peut être sa revanche et Marine Le Pen prête à tout ramasser pour s’engrosser de l’antiparlementarisme, l’antichambre du fascisme.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 12:50

Les USA.

L’élection d’Obama est un soulagement quoique l’on puisse penser des quatre années qu’il vient de passer à la Maison Blanche. L’élection de Mitt Romney aurait été une catastrophe pour les américains en premier lieu, mais pour le reste du monde aussi. Jamais nous n’aurions été dans une telle insécurité. Il y a le désir que nous avons et que nous attendons de la politique, et il y a la réalité dure et qui tranche… et il faut faire avec. Oui Obama a évité le pire aux américains.

Les républicains ont fait une mauvaise campagne. Ils ont transformé l’élection du président des Etats Unis en un référendum pour ou contre l’état fédéral… la réponse a été sans équivoque pour une Amérique qui va mal.

Maintenant c’est assez terrible de voir deux Amériques qui se font face, celle des petits blancs racistes et religieux et celle des nouvelles générations, des blacks et des latinos. C’est aussi une situation de tous les dangers. Et sincèrement qui voyez-vous d’autre que Barack Obama pour y faire face avec sagesse et dignité ?

 

La Chine.

Le monde s’affaire autour de la Chine, qui s’apprête à devenir la 1ère puissance économique au Monde et à désigner de nouveaux dirigeants. Xi Jinping doit succéder à Hu Jintao. Certes nous n’avons pas affaire à une démocratie et le Parti Communiste chinois  (avec ses 83 millions de membre, le 1er parti au monde) s’apparente à la gouvernance d’une dictature.

Et en même temps les choses sont plus complexes. Le PC chinois a su ouvrir en grand les vannes de l’économie et avancer avec un rythme de croissance à deux chiffres, depuis peu ramené à 7/8% tout de même. Cette croissance a assuré le transfert de millions de paysans dans des centres urbains où leur vie est plus décente. Sur une population de un milliard trois cents millions d’habitants, sept à huit cents millions sont entrés dans l’ère moderne. L’effort est énorme, il se poursuit, même si la cadence est moins soutenue.

Cet effort de modernité se fait aussi dans un contexte social qui vaut largement celui de l’économie dite occidentale et libérale. Il y a la classe dirigeante, largement corrompue qui s’enrichit et deux catégories de pauvres : ceux des villes et ceux des champs.

Je connais la Chine pour y faire de réguliers séjours depuis trois années. La tête vous tourne à la 1er visite, tant vous ne vous attendez pas à un tel modernisme. Puis à y regarder de plus près vous voyez très vite les travers d’une société d’injustice, de conformisme et de corruption.

Le gouvernement de la Chine est à tournant, qu’attendre de plus de sa part qu’une plus grande ouverture démocratique et à un dialogue social et économique avec les autres nations ?

 

La France.

 

Le pacte de compétitivité semble donner un peu d’air au gouvernement socialiste. Les réactions de syndicats (Mise à part la CGT occupée à la succession de son secrétaire général) et du patronat sont positives. Du jamais vu ! Pour les syndicats la partie est remise, ils ont échappé à une hausse de la CSG et sont donc soulagés.

De plus un sondage de l’institut BVA donne 52% des Français qui approuvent ce pacte, contre 46% qui s’y opposent.

La baisse des charges à hauteur de 20 milliards d’euro par l’intermède d’un crédit d’impôt (à la charge du budget de l’état) est financée pour un tiers par une hausse de la TVA. Visiblement les français n’en ont pas voulu au gouvernement pour cette volte face. Il vient à peine d’annuler la décision de Sarkozy d’augmenter la TVA pour financer un allégement des charges des entreprises.

La pédagogie des uns et autres aurait-elle finie par payer ? Les français pensent que c’est douloureux, mais nécessaire.

Le rapport Gallois a finalement été pris en compte par François Hollande et c’est une bonne chose.

La pédagogie du changement poursuit ainsi tranquillement sa route. Rendez-vous dans deux à trois ans pour porter un jugement sur le bien fondé de cette politique. Croissance et taux de chômage seront particulièrement attendus et disséqués….

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 13:08

Etant donné l'importance de la situation et la gravité des décisions prises, j'ai décidé de publier la déclaration intégrale du 1er ministre. A chacun de juger le courage de celui-ci.

 

 

Ayrault.jpgHôtel de Matignon, Mardi 6 novembre 2012

 

Mesdames, Messieurs

 

Aujourd’hui, avec la présentation du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi, nous ouvrons une étape majeure et décisive dans la sortie de crise de notre pays et de son économie.

Dès son installation, mon gouvernement a pris la pleine mesure de la gravité de la situation. Le 17 mai, j’ai saisi la Cour des comptes sur la situation de nos finances publiques, dont chacun mesurait la dégradation. Dans ma déclaration de politique générale, le 3 juillet dernier, j’ai affirmé : "Un pays qui n’a pas d’industrie est un pays qui n’a pas d’avenir… Mon gouvernement entend mettre un terme à ce décrochage".

 

J’ai mandaté le 11 juillet dernier Louis Gallois, grand industriel et grand serviteur de l’Etat, homme de dialogue et de convictions, en lui demandant de formuler des propositions pour reconstruire notre compétitivité.

 

La situation de notre pays appelle des décisions ambitieuses et courageuses. Oui, la France a besoin d’un nouveau modèle, conforme à ses valeurs et sa singularité, mais qui la replace au cœur de l’économie mondiale. Ce nouveau modèle français consiste à retrouver le chemin de la création d’emplois et à ne plus nous financer par le déficit permanent. C’est toute l’ambition de l’action que, sous l’impulsion du Président de la République, nous menons depuis mai dernier.

Je voudrais en rappeler ici les principes :

Tout d’abord, nous avons stabilisé la zone euro, condition essentielle à la santé de nos économies, et réorienté la construction européenne vers la croissance. Ensuite, nous avons engagé le redressement de nos finances publiques par un collectif d’été et un premier budget de combat contre la crise. Enfin nous avons relancé le dialogue social, avec, déjà, un premier résultat : l’accord sur le contrat de génération.

 

Le changement de méthode et de cap que les Français ont choisi le 6 mai dernier n’a de sens que si nous nous attaquons pleinement au cœur du problème : la relance du moteur de l’économie française. C’est l’objectif de ce pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. Il répond à une double ambition :

Doter enfin notre grand pays d’une stratégie claire dans la mondialisation. Garantir, par la performance économique, et non par les déficits, la qualité de notre système de solidarité nationale. Etre plus compétitifs pour être plus solidaires, et non pas, comme le prétendent les libéraux et la droite, être moins solidaires pour être plus compétitifs.

 

Au service de cette ambition, nous avions besoin d’un diagnostic indépendant.

J’avais donc demandé à Louis Gallois de dresser un état des lieux sans concessions de notre industrie nationale.

Nous l’avons aujourd’hui, il est d’une grande sévérité pour les 10 dernières années qui viennent de s’écouler mais il permet de mettre fin aux polémiques inutiles, alors que nous avons besoin de nous rassembler autour d’une responsabilité nationale, celle de renouer avec la performance économique.

 

Le gouvernement s’est mobilisé. J’ai réuni à trois reprises ces dernières semaines les ministres, pour préparer des décisions ambitieuses qui ont été adoptées ce matin. Vous y retrouverez la quasi-totalité des préconisations de M. Gallois.

 

Mon gouvernement en a l’intime conviction, la situation actuelle n’est en rien une fatalité. La France n’est pas condamnée à la spirale du déclin, mais un sursaut national est indispensable pour reprendre en main notre destin.

 

Ce sursaut exige la mobilisation de chacun. Nous avons aujourd’hui une responsabilité collective, le gouvernement, les collectivités locales, les partenaires sociaux, les entreprises, le monde de la recherche, le monde agricole, les banques, les salariés, celle de construire une économie performante, conquérante dans la mondialisation, et créatrice d’emplois en France. C’est une démarche vitale si nous voulons préserver un modèle social solidaire et fidèle à nos valeurs. Car mon gouvernement n’a pas vocation à appliquer quelques rustines de plus à un système à bout de souffle, mais bien à donner à la France les atouts nécessaires pour qu’elle réussisse dans la compétition mondiale.

 

Nous partons de loin. Car l’économie française s’est laissée distancer par ses partenaires européens. Sans reprendre le détail du diagnostic sévère porté par Louis Gallois pour conclure au "décrochage" de l’économie française depuis ces dix dernières années, je reprendrai trois indicateurs :

La part de l’industrie dans la valeur ajoutée est tombée de 18% en 2000 à 12,5% en 2011, derrière l’Allemagne, mais aussi l’Italie. Nos parts de marché en Europe ont chuté de 12,7% en 2000 à 9,3% en 2011 ; Notre balance commerciale s’est inversée : hors énergie, elle était excédentaire de 17 milliards en 2002, elle est aujourd’hui déficitaire de plus de 25 Md€.

 

La France est dans un "cercle vicieux", celui qui conduit nos entreprises, par manque d’innovation et mauvais positionnement, à comprimer les coûts et leurs marges, et donc à limiter leur capacité à investir et innover pour monter en gamme. Pour défendre leurs positions à court terme dans une compétition toujours plus dure face aux pays émergents et face à nos partenaires européens, nos entreprises sont ainsi conduites à sacrifier l’avenir, et donc les emplois et les produits de demain.

 

Or la baisse des prix ne peut pas être une stratégie durable. La France doit agir sur l’ensemble de ses coûts de production :

Sur le coût du travail, par rapport à nos principaux concurrents européens, car les coûts salariaux entre France et Allemagne ont divergé. Sur le coût des services à l’industrie, qui ont également crû trop rapidement ces dix dernières années. Je rappelle que les services consommés par l’industrie représentent un coût comparable à la masse salariale de l’industrie elle-même.

 

Nous devons agir, enfin, sur l’investissement et l’innovation de nos entreprises. Nous devons davantage investir dans la recherche et le développement, pour monter en gamme, conquérir de nouveaux marchés, et reprendre place en position de force dans la compétition mondiale.

 

La France a des atouts importants : des pôles industriels d’excellence mondiale, de grands groupes puissants, un tissu de PME innovantes, une recherche reconnue mondialement, des formations d’excellent niveau, des services publics et des infrastructures de grande qualité.

 

Et notre jeunesse est notre meilleur atout. C’est cette jeunesse que François Hollande a placée au cœur de ses engagements. C’est sur elle que nous nous appuierons pour mettre au cœur du nouveau modèle français un haut niveau de formation, l’innovation, la créativité et l’invention, qui ont fait la force de notre pays.

Ce nouveau modèle repose sur la montée en gamme de notre économie. Cela doit être la clef de la stratégie française dans la mondialisation. Nous devons donc agir sur tous les leviers de la compétitivité, avec une priorité, relancer la dynamique d’investissement et de création d’emplois. Il s’agit de redonner des marges de manœuvre à nos entreprises.

 

Dans cet objectif, le gouvernement a décidé de retenir une première mesure, massive, et sans précédent, l’allègement de 20 milliards d’euros du coût du travail. Cet allègement sera mis en œuvre sur trois ans, avec un allègement de 10 milliards dès la première année, et de 5 milliards supplémentaires chacune des deux années suivantes. Il sera donc de 20 milliards en régime de croisière.

 

Il portera sur les salaires compris entre 1 et 2,5 fois le SMIC. Cela représentera l’équivalent d’une baisse d’environ 6% du coût du travail. Il prendra la forme d’un crédit d’impôt, le "Crédit d’impôt pour la Compétitivité et l’Emploi" (CICE), avec un effet immédiat sur les impôts des entreprises au titre de l’exercice 2013, et, pour les PME qui le demandent, un effet en trésorerie dès l’année prochaine.

Ce crédit d’impôt

 aura un impact sur toute la chaîne de production en France, dans l’industrie comme dans l’agriculture et les services. Et il incitera les grands groupes, dont la réussite fait la fierté de la France, à créer et maintenir les emplois en France.

Ces 20 milliards d’euros seront financés, pour 10 milliards par des économies supplémentaires dans les dépenses publiques, et pour 10 milliards par la restructuration des taux de TVA et la fiscalité écologique.

 

C’est d’abord en réduisant les dépenses publiques que nous financerons la première moitié de l’effort.

 

La France doit s’engager dans un effort national de réformes structurelles, afin de réaliser des économies durables, tout en modernisant ses services publics dans l’intérêt des Français. Nous devons nous inspirer des réformes conduites par nos partenaires européens, notamment les Scandinaves, qui ont su se réformer avec succès en profondeur pour conforter leur modèle social ambitieux, relancer leur économie et faire reculer le chômage.

 

Ces réformes porteront sur l’action publique dans son ensemble. Non seulement l’Etat, mais également ses agences, les collectivités locales, dans le cadre de la nouvelle étape de décentralisation, et la sécurité sociale. Nous réformerons, non pas pour détricoter, mais pour rendre plus justes et plus efficaces notre modèle social et nos services publics. Nous réformerons pour repenser les modes d’intervention publique et dégager des économies durables et structurelles. Et nous réformerons en y associant tous ceux qui prennent leur part de l’action publique. C’est la clé du succès d’un Etat moderne.

 

Ces économies nouvelles dans les dépenses produiront leurs premiers résultats en 2014 et atteindront 10 milliards d’euros au total en 2015, à mesure de la montée en puissance du coût du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi. Ces économies s’ajouteront à celles déjà prévues dans notre programme budgétaire.

 

Cet effort est exigeant Mais il est à notre portée : 10 milliards d’euros d’économies, c’est moins de 1 % de la dépense publique totale, qui atteint 1 100 milliards d’euros ; c’est 0,5% de la richesse nationale, qui se monte à 2000 milliards d’euros.

 

La deuxième partie du dispositif sera financée par une modulation de la TVA et une nouvelle fiscalité écologique, sans prélèvement supplémentaire pour les contribuables en 2013.

La nouvelle fiscalité écologique, telle que la conférence environnementale l’a annoncée, sera discutée dans le cadre de la transition énergétique et prendra effet en 2016.

 

Quant à l’évolution de la TVA, elle aura lieu au 1er janvier 2014. Le gouvernement proposera en effet :

que le taux intermédiaire, qui porte notamment sur la restauration et les travaux de rénovation des logements, soit porté, de 7% aujourd’hui, à 10% : et que le taux normal soit porté de 19,6% à 20%.

En revanche, le taux réduit, celui qui porte sur les produits de première nécessité, en particulier l’alimentation, sera abaissé, de 5,5% aujourd’hui, à 5%. Cette mesure vise plus particulièrement les ménages modestes, qui consacrent une part importante de leur budget à l’alimentation et à l’énergie. C’est une mesure de justice sociale et de soutien à la consommation.

 

Ce crédit d’impôt n’a pas d’impact sur le financement de la protection sociale. Mais, comme je l’avais annoncé, j’ai saisi ce matin le Haut conseil du financement de la protection sociale qui regroupe notamment les partenaires sociaux, pour qu’il travaille à la réforme de son financement.

Ce crédit d’impôt qui concerne toutes les entreprises y compris celles qui n’ont pas d’impôt à acquitter et qui a pour but de redonner des marges de manœuvre aux entreprises n’est qu’une dimension du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi.

 

Le gouvernement entend agir sur tous les leviers de la compétitivité, pour favoriser l’innovation, la créativité, et la qualité, en ciblant les PME et les Entreprises de taille intermédiaire, qui recèlent les gisements de croissance et d’emploi les plus prometteurs.

 

Avec ce pacte nous voulons garantir aux PME des financements performants et de proximité. Trop de PME sont confrontées à des difficultés de financement, qui limitent leurs capacités à exporter, à se développer, voire menacent leur survie.

 

Plusieurs mesures concrètes garantiront aux PME et aux ETI l’accès aux financements dont elles ont besoin. C’est le sens du fonds de 500 M€ qui sera rapidement mis en place pour aider celles qui sont confrontées à des difficultés de trésorerie, et de l’action que nous mènerons pour mieux faire respecter les délais de paiement. Et nous aiderons nos PME innovantes à accéder à la commande publique.

 

Les PME bénéficieront également des 42 milliards de la Banque publique d’investissement, engagement majeur du Président de la République. Et la réforme bancaire, qui sera présentée en conseil des ministres le 16 décembre, permettra de mettre la finance davantage au service des entreprises.

Nous voulons également accélérer la montée en gamme de nos entreprises. Cela signifie favoriser l’innovation et la spécialisation, qui sont la clé du rétablissement de notre balance commerciale. Nous allons créer de nouveaux instruments de soutien au financement de l’innovation, réorienter les pôles de compétitivité et favoriser l’usage du numérique.

 

Nous voulons aussi que les acteurs économiques français fassent preuve d’un plus grand "esprit d’équipe". C’est ce que j’appelle le "produire ensemble". Le gouvernement entend renforcer les filières industrielles, où, grandes entreprises et PME, donneurs d’ordre et sous-traitants, doivent apprendre à dialoguer, à construire des stratégies partagées et à s’épauler notamment à l’export. Nous devons promouvoir ensemble la "marque France" ! Pas seulement une signature mais un nouvel état d’esprit.

 

Le Gouvernement s’est fixé un objectif, l’équilibre commercial hors énergie en 2017. Nous devons soutenir plus vigoureusement nos entreprises à la conquête de marchés à l’étranger, et renforcer l’attractivité de notre pays pour les investissements étrangers créateurs d’emplois. Un accompagnement personnalisé à l’international sera proposé à 1000 ETI et PME de croissance, grâce à la BPI. Et les dispositifs publics de financement export seront profondément rénovés.

 

L’Etat doit également faciliter l’entreprenariat en simplifiant l’environnement réglementaire et fiscal. Car la principale préoccupation des chefs d’entreprise au quotidien, c’est la complexité et l’instabilité des normes. Nous simplifierons dès 2013 cinq démarches administratives essentielles pour les entreprises. Et nous stabiliserons sur la durée du quinquennat cinq dispositifs fiscaux clés pour l’investissement et la vie des entreprises.

Nous devons enfin offrir aux jeunes et aux salariés des formations tournées vers l’emploi et l’avenir. Le système éducatif doit former plus de jeunes qualifiés pour les besoins de notre économie à horizon 10 ans. Le Pacte comporte plusieurs mesures en la matière, qui rejoignent les chantiers déjà engagés de la refondation de l’école, et de la formation professionnelle. Et nous porterons à 500 000 le nombre d’apprentis.

 

Le succès du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi suppose l’engagement de l’ensemble des acteurs de l’économie française et en premier lieu des entreprises de notre pays.

Un pacte, c’est un engagement réciproque. J’attends de chacun qu’il prenne ses responsabilités. Le gouvernement a décidé aujourd’hui une mesure sans précédent pour permettre le redressement de notre économie. Cette mesure demandera à l’ensemble de la communauté nationale un effort dans la durée.

 

Les marges financières dont les entreprises pourront disposer pour investir ou embaucher au titre du crédit d’impôt doivent être utilisées à bon escient et dans la transparence. Les comités d’entreprise devront être régulièrement informés de l’utilisation du crédit d’impôt. Un comité de suivi du pacte associant l’Etat et les partenaires sociaux sera mis en place pour dresser à intervalles régulier un constat partagé sur le bon fonctionnement du dispositif.

J’attends également des entreprises l’exemplarité en matière de rémunération et de civisme fiscal, comme en matière de gouvernance. Je souhaite à cet égard que les partenaires sociaux débattent rapidement des modalités de l’entrée de représentants des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises.

 

J’appelle aussi les grands groupes à jouer davantage "collectif" au sein des filières et à l’export, où les grandes entreprises doivent davantage aider les plus petites ; les soutiens de l’Etat aux grandes entreprises seront désormais conditionnés à leur capacité à nouer un partenariat avec leurs fournisseurs et sous-traitants.

 

J’attends enfin, et c’est un élément essentiel de la compétitivité, de tous les partenaires sociaux qu’ils contribuent à faire aboutir la négociation engagée sur la sécurisation de l’emploi. Il n’y a pas de compétitivité sans un dialogue social solide dans la durée.

Mesdames, Messieurs,

La France vient de connaitre 10 ans de décrochage industriel. Prolonger cette tendance serait plus qu’un risque ou une négligence, ce serait la certitude du déclin.

 

Vous l’avez compris, dans une situation historique, mon gouvernement choisit la voie de la responsabilité. L’effort que nous engageons marquera notre destin collectif. Il doit permettre à la France d’échapper au déclin qui nous guette si nous continuons à repousser à demain les décisions indispensables.

 

Mon gouvernement est le premier gouvernement à prendre en même temps l’entière mesure des trois déficits dont nous souffrons : déficit du dialogue social, déficit des comptes publics et déficit de compétitivité de notre économie.

 

Dans l’effort collectif, chacun aura sa part de responsabilité. Cette démarche correspond aux engagements pris par le Président de la République devant les Français. Elle est résolument de gauche, car son objectif c’est l’emploi et le redressement du pays dans la justice.

 

J’ai demandé ce matin à tous les ministres de se mobiliser pour mettre en œuvre ce pacte. Je rencontrerai très rapidement l’ensemble des partenaires sociaux. Tous les six mois, je réunirai les ministres concernés pour faire le point de son état d’avancement, et j’ai demandé à Louis Gallois de m’apporter son concours pour en suivre la mise en œuvre. Il l’a accepté.

 

J’en appelle à une transformation qui doit nous permettre de rester fidèles à la promesse de la République. La performance que nous construisons renforcera notre solidarité. C’est cela le nouveau modèle français. C’est de conjuguer compétitivité et solidarité, responsabilité et dialogue, effort et justice.

 

La France doit retrouver son rang de grande puissance industrielle et les Français doivent reprendre confiance dans l’avenir et celui de leurs enfants.

Le temps des décisions fortes est venu.

 

C’est ce que je viens de faire, avec mon gouvernement, ce matin.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 15:18

USA.jpgLa campagne américaine pèse moins, cette fois dans les médias français, qu’il y a quatre ans. Sans doute notre actuelle politique nationale est trop présente pour laisser une place plus importante à nos amis américains. C’est regrettable, car l’issue de cette élection au 6 novembre 2012 n’est pas sans conséquence sur notre vie de tous les jours.

 

Mode d’emploi pour les français qui n’y comprennent rien.

 

Contrairement à l’élection présidentielle française, l’élection américaine se fait à scrutin indirect. Ce dernier permet l’élection de « grands électeurs » qui réunis en collège désigne le président des Etats-Unis, ainsi que le vice-président. Aussi les sondages d’opinion qui testent les électeurs directement ne sont pas significatifs, et pourtant les médias français nous rabâchent les oreilles avec. Seules les estimations à partir de la désignation des grands électeurs par Etat sont significatives. Le processus dure sur une année. Mais la règle du « Winner-takes-all » a été adopté par la majorité des Etats, à savoir le candidat vainqueur, même à la majorité simple remporte tout les sièges de l’Etat. Seul le Maine et le Nebraska y échappent.

 

Du coup ce système crée une incompréhensible distorsion entre les votes populaires et ceux des grands électeurs. En 1972 Richard Nixon obtient ainsi 95 % des grands électeurs et 60 % des voix populaires. Plus près de nous on se souvient encore du match en 2000, entre Al Gore et George Bush, le candidat démocrate Al Gore est battu alors qu’il obtient 550 000 voix de plus que George Bush, mais c’est dans l’Etat de Floride que tout s’est joué, car avec 550 voix d’avance Georges Bush gagne la Floride et ses 29 sièges. Sans compter que les procédures de votes étaient très contestables.

 

Ce système favorise le bipartisme. On a vu des élections ou un troisième candidat en obtenant 20 % des voix populaires n’avait aucun grand électeur à son actif (C’est le cas de Ralph Nader). Notons cette bizarrerie, un grand électeur peut parfaitement décider de changer de camp au moment du vote du Président. Rien ne peut le contraindre.

 

Seuls les partis démocrates et républicains émergent dans la course. Parfois un troisième homme fait surface et réussit à communiquer pendant la campagne sans la moindre chance d’être élu. Ross Perot en 1992 et 1996 et Ralph Nader en 2000, 2004 et 2008 firent ainsi parler d’eux.

 

Il s’écoule entre le début novembre (moment du vote) et la date du 20 janvier (prise de fonction effective du nouveau président) une assez longue période dite de « transition » qui favorise le passage d’une administration à la suivante.

 

Les grands électeurs sont au nombre de 538. Le nombre de grands électeurs est obtenu à partir du nombre additionné des sénateurs (100) et des députés (435) et on ajoute 3 délégués pour le District fédéral de Columbia. La Californie, le plus peuplé des Etats comprend 55 délégués et les huit les plus petits 3 délégués.

 

Pour faire le point à un mois de l’élection, Obama est en tête avec 184 grands électeurs, Romney lui en totalise 177 de sûrs. Et il reste surtout 177 grands électeurs à conquérir sur une quinzaine d’états incertains dit Swings states.

 

On trouve de tout parmi ces états hésitants : la Floride avec 29 sièges, le Montana avec 3, l’Ohio avec 18 sièges est très convoité. La bataille se joue âprement Etat par Etat.

 

Madame soleil ?

 

Ces particularismes américains impliquent aussi une bonne connaissance de certains Etats clefs. Cinq d’entre eux, les plus peuplés et situé aux quatre coins des USA garantissent à celui qui les emporte tous l’élection présidentielle. Ce sont : La Californie, le Texas, la Floride, l’Etat de New York et l’Illinois.

 

De la même manière si on regarde l’ensemble des élections américaines le Missouri donne systématiquement la tendance nationale.

 

Ces états sont donc observés à la loupe et dans la dernière ligne droite ils font l’objet de toutes les attentions des candidats au même titre que les 177 Swings states.

Mais la manière la plus sûre d’y comprendre quelque chose est sans aucun doute le livre d’Elizabeth Vallet : « Comprendre les élections américaines, la course à la Maison Blanche » aux éditions Septentrion (2012)

 

Ou en est-on ?

 

Le dernier débat de mardi soir sur la politique étrangère a permis à Barak Obama de l’emporter sur son challenger. Ceci aux dires des principaux observateurs ? En même temps la politique étrangère n’est pas ce qui intéresse le plus les américains. Il n’est donc pas sûr que cet avantage d’un soir permette au président sortant de marquer l’écart. Certes le pilonnage des incertitudes, zones d’ombres et erreurs de Mitt Romney par Barak Obama l’affaiblit. D’autant plus que le président sortant s’en est amusé en raillant ses prises de positions plus qu’incertaines : » «Vous dites que notre marine a moins de navires qu'en 1916, eh bien gouverneur, nous avons aussi moins de chevaux et baïonnettes.»

Bref les sondages, ainsi que les estimations en nombre de grands électeurs placent les deux candidats dans un coude à coude très serré. Encore une fois les abstentionnistes joueront un rôle décisif dans le fait d’aller ou pas voter. La grande démocratie américaine dépend donc de la mobilisation d’une partie de sa population qui ne s’intéresse en rien au processus démocratique. Triste leçon !

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 16:19

1141150 3 7428 fadela-amara-en-octobre-2008Alors que l’opposition de droite hurle contre le gouvernement de JM Ayrault, il est grand temps de rafraîchir leur mémoire. Les faux pas du gouvernement Fillon semblent avoir été bien vite oubliés. Pourtant leurs premiers pas avaient été particulièrement chauds ! Une revue de détail s’impose.

 

 

Le haut commissaire aux solidarités active, Martin Hirsch.

Le 21 mai 1997, il s’insurgeait sur les ondes de France inter contre les premières décisions du gouvernement concernant l’instauration de nouvelles franchises médicales. A juste titre il rappelait combien celles-ci allaient pénaliser les populations les plus pauvres. Il avait, on ne peut plus clairement, indiqué qu’ils ne les approuveraient pas. Les socialistes alors dans l’opposition avaient pointé ce disfonctionnement et la mise en difficulté de Roselyne Bachelot, alors Ministre de la santé.

 

Le 1er Ministre contre le ministre de l’économie et des finances.

Encore plus fort : Fillon contre Lagarde ! Le 3 septembre 2007 François Fillon contredisait publiquement sa Ministre de l’économie et des finances, en déclarant qu’il n’y aurait pas de plan de rigueur dans la fonction publique, mesures évoquées par cette dernière la veille même. Nicolas Sarkozy lui-même s’en était pris à Mme Lagarde

 

Le Président contre le 1er Ministre.

Alors que François Fillon annonce le 9 septembre 2007 une réforme des régimes spéciaux des retraites, Nicolas Sarkozy, pas au mieux de sa forme dans els sondages, le recadre. C’est à Jean-Marc Ayrault que revient le soin de stigmatiser ces errements du pouvoir et sa difficulté à s’adapter au monde du réel.

 

L’ensemble des ministres dits d’ouverture s’insurgent contre le projet de tests ADN.

C’est dans le cadre d’un amendement au projet de loi sur l’immigration que l’on voit surgir une proposition de mise en œuvre de tests ADN pour les candidats au regroupement familial. C’est aussitôt le haut le cœur de Fadela Amara contre cette proposition du très réactionnaire Thierry Mariani, député du Vaucluse : « Je le dis aussi en tant que fille d'immigrés : y en a marre qu'on instrumentalise à chaque fois l'immigration, pour des raisons très précises. Je trouve ça dégueulasse."» Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères prend aussitôt ses distances. Même chose pour Martin Hirsch.

 

Quand Rama Yade tenait son rôle.

C’est le 10 décembre 2007 que la secrétaire d’Etat aux droits de l’homme s’insurge contre les conditions entourant la visite officielle de Kadhafi à Paris: "La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort". C’était assez fort comme couac ! Prudemment Bernard Kouchner avait appuyé ces propos. Cela lui a valu une convocation au Palais.

 

Enfin il a été souvent question tout au long de ce quinquennat du Blues des parlementaires UMP ? Lesquels n’appréciaient pas toujours au tout début de leur législature les couacs, les urgences et les retards.

 

Il serait donc de bon ton que l’UMP se rafraichisse la mémoire et modère ses critiques pour se consacrer à un travail parlementaire sur le fond.

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  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook  et mon compte twitter
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Bonne lecture.
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