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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:00

La primaire à droite avec un peu plus de 4 millions de participants a donné une réelle crédibilité et une assise à François Fillon, sans pour autant le débarrasser de l’animosité des ex-partisans de Sarkozy. Mais celle-ci à ratisser large, ne laissant à la marge que des candidatures incertaines. Pour la gauche l’affaire se révèle plus délicate.

Avec à ses deux bouts, un Jean-Luc Mélenchon plus que jamais déterminé à faire disparaitre le Parti socialiste (sa rancœur est si grande…) et un Emmanuel Macron au mieux de sa forme, le danger menace toute la gauche. Même si nous sommes encore loin du scrutin, pour autant reconnaissons que Macron réunit des foules partout où il passe… alors que l’ancien premier ministre ne réunit que quelques centaines de supporteurs.

Le Parti socialiste est en difficulté, mais n’en déplaise au populiste Jean-Louis Mélenchon il ne disparaitra pas. Ce serait bien méconnaitre l’histoire, déjà en 1969 son candidat Gaston Defferre avait obtenu tout juste 5 %…. Nous n’en sommes pas encore là, ouvrant au second tour de cette présidentielle le choix entre un candidat de droite (Georges Pompidou) et un candidat du centre droit (Alain Poher) … bonnet blanc et blanc bonnet comme l’avait dit à l’époque Georges Marchais (PC).

Mais aujourd’hui la primaire telle qu’organisée dans un contexte assez surréaliste, un président sortant qui ne se représente pas (une première pour la Vième république) devient un piège dangereux pour ses compétiteurs. En même temps, au regard des deux premiers débats, était-il seulement possible que le président sortant François Hollande y figure ? Non bien évidemment. On voit bien que chacun y est allé de son petit coup de balai pour polluer au maximum le débat à gauche et ordonner le bal des égos.

Comment se sortir de ce piège mortifère pour, ne l’oublions pas, les Françaises et les Français qui risquent de subir, en l’absence d’une gauche ordonnée et structurée deux aventures à leurs dépend, celle de François Fillon (destructeur annoncé du projet social de la France) ou de Marine Le Pen (Oiseau de malheur et de triste augure).

Il faut que tous les Français de gauche se déplacent en masse dimanche prochain et apportent un sanglant démenti aux observateurs,

Seule une participation de 4 à 5 millions d’électeurs pourra redonner de la puissance au moteur de gauche et surtout au candidat qu’ils se seront choisi.

Cela donnera à ce candidat, issu de la primaire, de la voix, une forte voix pour rabattre les prétentions de Mélenchon et les extravagances d’Emmanuel Macron.

Mais le risque sera réel qu’il n’arrive qu’en quatrième, voir cinquième position.

Juste un petit nuage rose dans ce ciel bien noir, les Français de l’étranger se sont préinscrits à hauteur de 16 000 pour le vote électronique, ils n’avaient été que 6 900 à le faire en 2011.

 

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 16:12

Bien que la machine à perdre tourne à plein régime, il faut bien faire avec… difficile de s’abstenir quant on a milité à gauche toute sa vie. Les regrets s’accumulent au fil des jours… mais faut-il vivre avec les regrets ? Certes non. Il y a l’idéal, il est encore très vif à mon esprit, très présent, mais l’expérience m’a appris à faire avec la réalité. Il me faut donc faire un choix, même si celui-ci n’est pas celui du cœur, il sera au moins celui de la raison.

 

Vincent Peillon.

Le dernier candidat à s’annoncer Vincent Peillon, soutenu par le Maire de Paris Anne Hidalgo, entre autres, vient de trébucher sévèrement. Élu avec l’étiquette PS au parlement européen, il n’aurait jamais payé ses cotisations et serait en dette de 20 000 euros. Outre ce faux pas, le candidat Peillon aggrave sévèrement son cas, en parlant de « boules puantes » vis vis de ceux qui ont lâché l’information… sans doute, aurait-il fallu maintenir l’omerta sur son cas ? Donc exit Peillon, qui visiblement est contre la transparence et contre les cotisations au PS.

Arnaud Montebourg, Benoit Hamon …

Arnaud Montebourg…, le dilettante du PS, une fois je suis avec, une fois je me retire dans le monde des affaires. Une fois je construis mon image de marque au PS sur la lutte contre le cumul des mandats, une fois en passe de diriger l’exécutif de mon département, je le fais, en gardant mon mandat de député. Belle inconstance et belle gueule qui n’en font pas pour autant un authentique représentant du Parti Socialiste. Et puis, il n’a eu de cesse en entrainant avec lui Aurélie Filippetti  alors Ministre de la Culture et Benoit Hamon, Ministre de l’Education Nationale de « cartonner » contre François Hollande, président de la République, belle loyauté pour celui qui n’a de cesse de faire la morale aux autres. Alors le candidat « pour tourner la page du quinquennat » n’aura pas mon soutien ni ma voix. Je tourne la page d’Arnaud Montebourg et de Benoit Hamon.

Quelques autres candidats.

Reste, François de Rugy qui se qualifie « d’écolo-centriste », de pair avec Jean-Luc Bennahmias, ancien écologiste rallié à François Hollande, cela fait beaucoup, avec en plus l’obscur candidat désigné par EELV dans le cadre de leur propre primaire. N’oublions pas Gérard Filoche, dont les accès de colère sont parfois vivifiants, mais un peu trop nombreux, on ne préside pas avec la colère au ventre… et dans le genre, en dehors de la primaire à gauche il y a déjà Jean-Luc Mélenchon qui excelle dans le registre de la colère. Enfin, il y a aussi Pierre Larrouturou parfois au PS, parfois créant son propre parti La Nouvelle Donne, parfois se faisant exclure de La Nouvelle Donne, parfois y revenant et parfois candidat à la primaire… on s’y perd avec lui.

Portrait-robot.

Moi j’ai besoin d’un candidat fidèle, même parfois critique, mais fidèle au Parti Socialiste. Un candidat qui ne renie pas le quinquennat de François Hollande, un candidat loyal à ce qu’incarne le parti socialiste, un social-démocrate de gouvernement et non pas un va-t-en-guerre qui multiplie les promesses les plus démagogiques et dont on sait que s’il arrive au pouvoir, il ne sera pas en mesure de les appliquer. Donc un candidat qui a la stature et l’expérience d’un homme d’État.

Manuel Valls, mon candidat.

Bref Manuel Valls semble tout désigné pour incarner cette candidature-là. Je n’ai pas toujours aimé tout ce qu’il disait ni même aimé tout ce qu’il mettait en œuvre comme premier ministre. Mais je ne cherche pas le candidat parfait, il n’existe pas.

J’ai confiance en lui pour prendre les meilleures mesures afin d’assurer le socle de protection sociale de notre pays, de réformer sans casser et d’engager un dialogue sincère avec toutes les forces de progrès de notre pays.

 

 

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Published by Jean Pelletier - dans politique PARTI SOCIALISTE
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 15:59

Chaque jour qui passe donne le signal d’une dégradation nouvelle des conditions d’exercice de la gauche française. Ces jours-ci avec le débat Valls/Hollande on atteint des sommets… nous n’en sommes mêmes plus à la gauche « la plus bête du monde »… nous errons désormais  dans un no man’s land absolu… 

Comment mettre à bas son propre camp ?

Alors que le Parti socialiste était en situation de contrôler la majorité des départements, des grandes villes et des régions, le parlement : Assemblée nationale et Sénat, le gouvernement et la Présidence de la République, à savoir la totalité des instances politiques, du jamais vu dans l’histoire de la république… la gauche s’est étouffée et peu à peu, a perdu toutes ses zones d’influences, allant jusqu’a disparaître totalement dans deux de ses fiefs historiques le Nord-Pas-de-Calais et la région PACA.

Par facilité, toutes ces bonnes âmes de gauche ont trouvé un bouc émissaire en la personne du président de la République, François Hollande, et ils se sont ainsi absous de toutes responsabilités. Bien facile, très commode… mais totalement irresponsable.

 

Étapes après étape une certaine gauche se saborde.

Le président a du, bien naturellement, assumer de pleins fronts la crise, la rigueur, les économies, etc. Ce qui a nuit assez vite à sa popularité. Mais on s’étonne d’une telle chute, du jamais vu, s’empresse-t-on de préciser dans les bonnes rédactions parisiennes. Mais très tôt, les critiques les plus vives sont venues du propre camp du Président, à savoir du Parti socialiste, encombré d’une multitude de prétendants, tout aussi prétendants que prétentieux.

Ce fût en premiers lieux quelques ministres : Arnaud de Montebourg, Aurélie Filippetti et Benoit Hamon en août2014, pas des moindres : l’industrie, la culture et l’éducation, qui ne se privent pas de critiquer ouvertement la politique du gouvernement.

Ajoutons à cela l’attitude dévastatrice de Cécile Dufflot (EELV°) qui fait ouvertement le procès de la rigueur.

Ils partirent vite, assez vite… dès que les difficultés se sont accumulées, courage fuyons, ont-ils criés… ils reviennent aujourd’hui, à l’affût de la « bête présidentielle » terrassée, telles des hyènes prêtes à dévorer leurs proies, attendant bien qu’elle soit moribonde, au cas où…

Puis ce fût le harcèlement des députés PS contestataires, protestataires, “frondeurs”, juste pour affaiblir encore plus le président, mais n’ayant pas le courage de leur acte et d’affronter une vraie censure suivie d’une dissolution. Non, ils veulent bien contester, mais ils ne veulent pas risquer de perdre leurs circonscriptions et les avantages qui leurs sont attachés.

Il y a  aussi Martine Aubry repliée dans son fief de Lille avec un pouvoir de malfaisance non négligeable, elle empêchera ses principaux lieutenants de participer aux différents gouvernements de François Hollande.

Et ne manquera pas de lancer telle ou telle pique fielleuse à l’adresse du Président. Mais quelle courage pour celle qui voulait Matignon ou rien.

Enfin, il y a ces écologistes contents d’aller à la soupe, qu’on leur a royalement servie en leur réservant, par exemple à Paris les deux meilleures circonscriptions de gauche en France : Cécile Dufflot (la 6e circonscription de paris) et Denis Baupin (la 10e circonscription de Paris).

Puis Christiane Taubira quitte le gouvernement en janvier 2016, en faisant bien savoir qu’elle ne cautionne plus la politique de François Hollande. Elle est partie auréolée de son image de Madone de la vraie gauche, sans doute celle qui ne gouverne jamais, c’est une vieille histoire, bien connue dans la gauche française.

Enfin, c’est Emmanuel Macron qui en août 2016, tel Brutus, quitte le gouvernement en poignardant celui qui l’a fait roi.

Quant aux radicaux de Gauche qui n’existerait plus depuis bien longtemps, si le PS ne leur avait pas fait un peu de place, annonce aussi leur propre candidat à la présidentielle… une inconnue Sylvia Pinel.

 

Haro sur Hollande.

Aujourd’hui la principale action consiste à voir comment il serait possible de rendre justement impossible une nouvelle candidature du président sortant… Macron annonce sa candidature et Manuel Valls manœuvre depuis l’Hôtel Matignon pour tenter d’empêcher le président d’annoncer sa candidature, au risque de mettre à mal les institutions de la république.

Mais quel est l’homme qui suscite tant de rejets ? François Hollande, pour une fois que la république se voit octroyer un chef sans casserole et de toute évidence honnête… on s’interroge.

Et par effet miroir des programmes annoncés par les prétendants à la primaire de la droite, quand on lit l’énoncé du programme de François Fillon, on voit bien tout le travail de maintien des acquis sociaux qu’a courageusement mené François Hollande, sans compter la remise à flot des comptes de la nation (bien mis à mal par Sarkozy et Fillon).

Ils sont où tous ces “frondeurs” qui affirmaient haut et fort que Hollande menait une politique de droite… ils vont la voir « leur politique » de droite chaque jour où Fillon va faire campagne.

 

Mais le Président est-il si seul, enfermé dans son palais ?

Non… contre toute apparence, simplement ses soutiens sont au travail, dans les ministères qu’ils gèrent, avançant dans les réformes nécessaires pour la survie du pays. Le Président, parce qu’il préside est privé de voix pour condamner l’ensemble des ces actions aussi minables que misérables.

Lorsque le président sera candidat, il aura beaucoup de choses à dire… et des choses qui vont faire mouche en direction de tous ces opposants, sans véritable programme, si ce n’est celui de leur pure ambition.

François Hollande redevenu candidat est en mesure de rétablir certaines vérités et de débusquer tous ces artisans de la défaite.

Dans la société même de nombreuses voix se feront entendre, bien au-delà du récent appel de personnalité de la culture, de la science et du sport.

Enfin, la droite elle même en la personne de la nouvelle Margaret Thatcher français : François Fillon, donnera à Hollande, à ses idées, à son action, toute l’épaisseur qu’elles méritent à l’aulne d’un programme rétrograde et antisocial qu’assène déjà à longueur de média une droite revancharde et sans horizon social.

 

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 16:58

Le Président de la République ne disposerait plus que de 4 % d’opinion favorable selon la dernière enquête du Cevipof et du journal Le Monde, qui portait sur un échantillon de 17 047 personnes interrogées entre le 14 et le 19 octobre. C’est une bien mauvaise nouvelle pour un Président qui ne se départit pas d’une opinion publique de plus en plus hostile à son mandat. L’heure s’approche où il devra annoncer s’il brigue un second mandat, tout en acceptant de passer à la moulinette d’une primaire à gauche.

Le temps de l’introspection est venu.

Quelle bien étrange introspection à laquelle François Hollande va se prêter, replié au fond de son palais de l’Élysée, au milieu de collaborateurs qui ouvertement ne cachent plus leur scepticisme, avec un parti socialiste réduit à l’impuissance, divisé et en perte de vitesse sur tous les fronts, et ses électeurs de 2012 qui le lâchent. Tout se murmure à son sujet, il n’y a plus de tabou, les uns avancent la candidature de Manuel Valls, les autres celle de Ségolène Royal…

Comment en est-il arrivé là ? Peut-il encore être le candidat de la gauche en 2017 ? Ces 4 % sont bien par trop cruels pour refléter une pensée de fond solidement ancrée. Ces 4 % font supporter à François Hollande la dérive démocratique que connaît la France… il incarne par sa présence au sommet de l’état les décennies d’impuissance et de mensonge que la gauche et la droite n’ont pas cessé d’asséner au français. Je ne veux pas l’exonérer de ses erreurs, mais il faudra bien à un moment parler aussi de ses réussites, il endosse le costume de la « victime expiatoire » de toute une classe politique qui a corrompu notre système démocratique, en ouvrant un boulevard à une extrême droite triomphante.

 

Une responsabilité collective.

Il est assez ridicule de voir, au cœur du débat de la primaire à droite, des candidats se bousculer les uns et les autres et faisant comme si de rien n’était, comme s’ils n’avaient pas contribué, eux aussi, à largement désespérer la France. N’étaient-ils pas tous au cœur des cinq années du mandat de Nicolas Sarkozy, qui a laissé le pays exsangue financièrement et politiquement ? Ne voient-ils donc pas que par ricochet ces 4 % les touchent directement ? Et franchement, Alain Juppé, le candidat du renouveau ? Quelle mauvaise blague et combien la mémoire des éditorialistes est courte, creuse et vide !

Et parlons de tous ceux qui à gauche sont prêts à concourir à la primaire, en espérant faire croire qu’ils apportent un sang neuf : Benoit Hamon, Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron, pour ne citer que les plus importants, franchement par leur comportement, leur propos, ils font intrinsèquement partie des 4 % eux aussi. Ils manient allégrement la trahison et le boniment.

Quant aux verts… c’est l’absolue quintessence de cette dégradation démocratique, des batailles picrocholines et des candidatures insignifiantes.  

Toutes ces femmes et ses hommes politiques auraient tort de ne pas prendre leur part dans ces 4 % de discrédit qu’endosse François Hollande.

 

Un bilan bien plus nuancé qu’il n’y paraît.

Alors, parlons un peu de ce président exécré… il a tout tenté pour échapper à ce nœud gordien que s’apprête à trancher une horde de candidats à sa succession. Pourtant, c’est avec sagesse et recul, qu’il assume sa tâche dans un climat de haine à son égard, il parle toujours avec modération de ces opposants et agit en se tenant à distance de cette médiocrité environnante. Je crois qu’à ce sujet tous ont oublié la honte des propos sans retenue de Nicolas Sarkozy président et encore aujourd’hui candidat.

Alors qu’il y a ceux qui veulent diviser et opposer les Français entre eux, il y a François Hollande, qui fidèle à sa fonction, ne dit et ne parle que dans un esprit de réconciliation des Français entre eux. Alors qu’il exerce un magistère puissant, il ne s’est jamais abaissé à poursuivre ou à se venger de ceux-là mêmes qui le traînaient dans la boue. Puisse l’avenir nous garantir au moins ce modèle absolu de « retenue » que François Hollande a su garder tout au long de son mandat.

 

Une politique internationale respectée.

On le dit faible, indécis, parfois léger, parfois imprudent… alors qu’il est seulement prudent, réfléchi, qu’il consulte, qu’il pèse et soupèse. Il s’est montré constant avec le Front National et les dangers qu’il représente. Face à un Barack Obama (si adulé par les élites françaises), lui indécis et faible, il a pris ses responsabilités au Mali en faisant la guerre. Alors que le pantin de Mélenchon lui administrait un terrible quolibet de « Capitaine de pédalo », c’est un président sage et responsable qui a su gérer la France en face des attentats les plus meurtriers et cruels qui soient. C’est aussi un président à la manœuvre, en collaboration avec la chancelière allemande, qui a su gérer la crise en Ukraine et les tensions avec la Russie. Sur l’Europe, on le dit impuissant et sous la domination d’Angéla Merkel, s’il n’a pas pu renégocier le fameux « pacte budgétaire européen » il a été en mesure de lui opposer un « pacte de croissance européen » et d’œuvrer pour la mise en place d’une union bancaire, voulue par Mario Monti. Certes il n’a pas, pour reprendre ses propos au Bourget, mis au pas la finance internationale, mais il a contribué à ce qu’elle soit un peu mieux encadrée.

Des mesures concrètes pour le bien du pays.

Enfin, dans l’attente d’un bilan plus complet de sa mandature, est-il encore possible de rappeler toutes les mesures qui ont été prises sous son impulsion ?

  • La retraite à 60 ans pour les carrières longues et dures
  • la création des emplois d’avenir
  • l’abrogation du délit de « solidarité » aux sans-papiers instaurés sous Sarkozy
  • la création d’un crédit d’impôt recherche pour les PME,
  • le pacte de responsabilité (le CICE crédit d’impôt compétitivité emploi : 20 milliards d’euros de crédits, les baisses de cotisations patronales au 1er janvier 2015 pour les salaires allant jusqu’a 1,6 SMIC, soit 11 milliards d’allègements de charges, la baisse et enfin la suppression de la surtaxe d’impôt sur les sociétés, soit 10 milliards d’euros)
  • le mariage pour tous
  • la sécurisation des parcours professionnels
  • toutes les mesures pour la moralisation et la transparence de la vie publique (limitation des cumuls de mandats, réduction du train de vie de l’Élysée, etc.. )
  • le début de remise sur pied de l’éducation nationale (création de postes, revalorisation des traitements, mis en place de moyens supplémentaires en commençant par la création de postes.)
  • La création de postes pour la police, la justice et l‘armée, là où Sarkozy n’avait cessé, année après année de supprimer des emplois.
  • Et enfin sur le chômage… qu’il a été long ce parcours de capitaine combattant, imprudent dans ses annonces, mais on final, on sera bien loin du million de chômeurs créés par Sarkozy, la courbe est bien en train de s’infléchir
  • Le déficit public laissé en piteux état par la droite, a été réduit, laborieusement, mais il devrait passer en dessous de la barre des 3 % du PIB,
  • Les dépenses publiques de 56,6 % de la richesse nationale en 2012 tomberaient à 54,2 % en 2017.
  •  

Un mandat bien moins mauvais que celui de Sarkozy ou de Chirac.

Le bilan reste encore a être affiné, mais pour autant voilà un président exécuté jour après jour par une gauche que l’on pourrait en effet qualifier de « plus bête au monde », qui ne mérite en rien cet opprobre des 4 %, alors qu’en bilan comparé avec ses plus récents prédécesseurs il ne s’en est pas si mal sorti et, du moins, a-t-il tracé le portrait d’un homme plutôt honnête.

Alors, lorsque le moment venu, Juppé s’appropriera peut être l’Élysée, les opposants à François Hollande pourront vraiment voir ce qu’est une politique de droite, claire et nette, bien loin de le petite réforme dite El Khomery, certes maladroite et mal appropriée. C’est bien un train de mesures antisociales que la droite, relevant la tête, annonce déjà à tout vent et qu’ils sont bien mauvais tous ces vents froids, violents, et si contraires aux alizés dont le pays aurait bien besoin.

La démocratie confisquée ?

Les réseaux sociaux bruissent de ces débats autour du bilan de François Hollande, du PS et de la gauche. Certains à propos de ce qui est écrit plus haut disent : « Comment peut-on croire encore à ce type ? C’est de l’idolâtrie. »

D’autres répondent : « Il ne s’agit pas de croire, la république n’est pas une religion. » Puis un autre intervient « Entre les scientologues et les énarques, où sont les citoyens et la République », un autre lui répond « La République c’est ce que nous en faisons. »

Autre propos : « La république nous a été confisquée par l’élite issue des grandes écoles… le peuple est dupe, nous sommes dupes. » Auquel répond-on par « être de gauche c’est aussi de croire à l’avenir et d’y contribuer ».

Enfin un sage finit par dire : « C’est grâce à ces querelles incessantes entre partisans d’un profond changement que le système actuel a encore un grand avenir devant lui. Pour ma part, je soutiens le réformisme constructif de J.  car, chaque pierre à son importance et je soutiens l’insatisfaction nihiliste de P. car il nous faut être intransigeant dans nos utopies. C’est ensemble que nous trouverons les points d’appui d’un changement radical de notre société ».

La foi en l’avenir.

La démocratie a-t-elle été confisquée ? Mais pour autant c’est bien au peuple qu’appartient le dernier mot. Et le Peuple est une force énorme lorsqu’il se met en mouvement. Les temps à venir seront difficiles, car il faudra beaucoup d’efforts pour remettre de l’ordre dans les idées et les priorités. Il faudra aussi beaucoup d’énergie au Parti Socialiste pour se remettre debout (Mitterrand l’avait fait de 1971 à 1981, soit dix longues années), mais être socialiste, c’est avant tout avoir foi en l’avenir. Les forces sont là… inemployées, dévoyées parfois, il faut juste que quelques femmes et hommes de bonne volonté se lèvent pour dire, ensemble, leur projet de société solidaire, laïque et pacifiste. Mais au-delà du credo, il faudra dire très précisément ce que cela veut dire, clarifier les probables nécessaires sacrifices et les progrès à imaginer pour les mettre ensemble dans la balance et que le fléau de cette dernière penche enfin du bon côté.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 15:52

Ce matin sur Europe 1, l’ancien patron de l’UMP, Jean-François Copé a fait très fort. À la demande : « quel est le prix moyen d’un petit pain au chocolat ? » L’invraisemblable réponse de celui qui concourt tout de même, à la primaire de la droite pour l’élection présidentielle : « je ne sais pas, 10 à 15 centimes d’euros ». L’anecdote est exemplaire, elle éclaire bien ce qui qualifie notre monde politique : la médiocrité.

D’abord, ne mettre que sur le dos de la droite ce genre de dérapage, serait stupide, la gauche de son côté a quelques juteuses histoires, entre la ministre de la Culture qui ne peut citer aucun ouvrage de l’écrivain français fait prix Nobel et la ministre du travail, à peine nommée, qui ne connaît rien au régime d’usage des CDD. L’incompétence en vie réelle est malheureusement universellement partagée par l’ensemble de la classe politique et je vais vous en donner les principales clefs d’explications.

 

Mais arrêtons-nous un instant sur ce que Copé a lâché ce matin. On comprend mieux avec quelle agilité cet homme est prêt a détricoté toutes les protections sociales, et à se passer des syndicats. Dans un monde à 10 centimes le pain au chocolat, les aides sociales sont bien trop élevées, il faut donc les réduire. Je repense aussi à la proposition de Bruno Lemaire qui veut créer des emplois à 5 euros de l’heure… on aurait du lui demander à lui aussi le prix d’une baguette de pain, car avec 5 euros de l’heure et à 10 centimes le petit pain on peut largement nourrir une grande famille.

C’est pitoyable et le pire, c’est que cette médiocrité n’explose pas encore plus les écrans… La primaire de la droite c’est la course à l’échalote des indignités :

-       suppression de l’impôt sur les grandes fortunes

-       stigmatisation des enseignants qui ne travailleraient pas assez

-       suppression de postes dans la fonction publique par centaines de milliers… on a vu les dégâts dans l’enseignement, la police, l’armée

-       abrogation du statut de fonctionnaire

-       la retraite à 65 ans, y compris pour ceux qui ont commencé jeune, et pour les travaux pénibles (dixit Copé  qui imagine… un système pour leur assurer sur la fin des travaux moins pénibles… cela ne s’invente pas)

-       diminution drastique de l’allocation chômage,

-       etc.

 

Gauche qui se renie, droite qui trépigne d’impatience, personnels politiques tous bords confondus qui perdent les pédales… je vous avais promis une explication, la voilà.

J’ai longuement côtoyé le personnel politique, étant moins même à un moment de ma vie un professionnel de la politique.

Imaginez-vous bien qu’un Jean-François Copé pour se consacrer uniquement à son activité politique ne traite jamais un problème quotidien, il ne fait pas les courses, il ne gère pas son argent, il ne remplit jamais un dossier administratif, il ne remplit jamais sa déclaration d’impôt, il ne prend jamais lui-même un rendez-vous… il a autour de lui du personnel qui fait et agit pour lui et du coup l’isole du monde réel.

Ils vivent tous comme cela, je ne connais que très peu (mais il y en a et il y en a eu) de députés, de sénateurs, de politique qui ont eu à voir un jour avec le monde réel.

Enfin, imaginez Alain  Juppé, notre presque prochain président …voyez sa carrière, à quand remonte une  véritable expérience du monde réel il y a 60 ans …

Et c’est à lui que les français s’apprêtent à s’en remettre.

 

Alors bien sûr, pour faire illusion ils vont à la rencontre des gens (souvenez-vous du magnifique documentaire de Depardon sur les campagnes de Jacques Chirac)… quelle comédie… Et l’orchestration qui en est fait… pourquoi croyez-vous que la communication a tant pris la main sur les hommes politiques… pour mieux enfumer le peuple et faire écran sur la sordide réalité du personnel politique. Celui-ci vit comme la noblesse britannique (regardez la série exemplaire  Downton Abbey) la fin du XIXe siècle… hommes et femmes éthérés vivant en apesanteur avec des petites mains qui s’occupent de tout, même de choisir à chaque instant les vêtements qu’ils vont porter.

Transposez-les dans notre siècle à nous, les majordomes sont transformés en chef de cabinet, en assistants de tout genre, en secrétaires particulières, en hommes et femmes de communication.

Il y a la vraie vie, la nôtre et au-dessus se joue un théâtre avec des pantins qui racontent le monde à eux, celui auquel ils se prêtent chaque jour, leur esprit dérivant au fil des jours sur des océans d’illusions.

Ils finissent par ne se parler qu’à eux-mêmes, tant l’écho de leur voix se perd dans ce décor pitoyable qu’est leur vie.

Nous n’existons pas et nous n’existerons jamais pour eux, nous sommes les « invisibles », seuls quelques philtres magiques, les sondages d’opinion, leur donnent accès à une faible partie de nous-mêmes.

Comment en sommes-nous arrivés là… par inadvertance, par manque d’esprit de résistance, par fatigue aussi sans doute… nous avons perdu tout sens de la vigilance. Il nous revient à nous, le Peuple, de remettre de l’ordre dans cette comédie du pouvoir.

Car, nous le Peuple, quand nous le voulons, nous pouvons être d’une force incroyable.

Pour en savoir plus sur le parcours de Jean-François Coppé

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/jean-francois-cope-portrait-d-un-126541

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 17:32

Est-ce l’âge, le temps qui passe, j’éprouve de plus en plus de nostalgie et me détache du monde et de ses affaires courantes… en effet elles courent, elles courent et ne laissent pas grand-chose de tangible derrières elles. Ce n’est pas que je tourne le dos à la politique, c’est que je la vois désormais comme un corps qui se sépare de moi, qui s’éloigne, qui me devient presque étranger… à moi qui m’y suis tant donné… j’observe, il m’arrive de commenter, mais c’est à peine si j’y crois encore

Pourtant la politique ne nous lâche jamais, je devrais le savoir. Quiconque s’abstient donne indirectement sa voix à quelqu’un d’autre qu’il n’aura pas choisi. L’abstention est la pire des choses, c’est une négation dévastatrice qui hélas semble s‘emparer du pays ! Je ne m’abstiens pas, mais je n’arrive pas, pour autant, à prendre corps dans le débat politique qui nous est offert…

Ma génération a connu des moments extraordinaires… quand j’y pense, c’est un véritable roman. En 1974 j’ai 22 ans en 1971 au congrès d’Epinay j’en ai 19. Comment ne pas se remémorer ce temps-là où naissant au monde des idées, je baigne dans un temps de l’histoire où la société est en plein mouvement et où la gauche se sort de l’ornière de la SFIO, des présidentielles de 1969 et de l’échec terrible de Gaston Defferre… Et puis ce sera la grande marche en avant des idées et du combat politique. Les affrontements internes au PS avaient une bien autre tournure, ne serait-ce qu’entre la deuxième gauche incarnée par Rocard et le CERES par Jean-Pierre Chevènement. C’était rude, qui ne souvient pas du fameux Rocard d’Estaing lancé à la figure de Rocard par Defferre  au Congrès de Metz ?

Même l’aventure un peu stupide d’un Jean-Jacques Servan Schreiber à Nancy, puis à Bordeaux avait tout de même plus d’allure que les gesticulations sordides d’un Emmanuel Macron.

1981 sera l’apogée de cette histoire… jusque 1984… je participe à l’aventure de la gauche au pouvoir, en faisant du cabinet ministériel. L’occasion unique de voir à l’œuvre les forces de destruction que le pouvoir entretient et nourrit en son sein.

Marche après marche, c’est la descente à l’envers aux enfers… chaque épisode semble l’apogée de la « mort », mais non le pire est à chaque fois à attendre.

2017 fait plus que pointer le bout de son nez… la gauche est en vrac, comme si chacun de son côté n’avait pour tout carnet de route que la perte… de son propre camp.

Alain Juppé (le revenant ne l’oublions pas, quand même) semble inexorablement en orbite pour conquérir en mai prochain l’Élysée… de bonnes âmes en charge du renouvellement annonce la nomination de Valérie Pecresse à Matignon… tout cela souffle bizarrement au-dessus de nos têtes comme un air de rénovation, de transformation .…

La destruction massive de la gauche va faire prendre aux électeurs des vessies pour des lanternes… car enfin Juppé, Pecresse c’est tout juste la Droite, la Droite une fois de plus et pas moins que cela…

On vit comme dans un cauchemar un roman qui narrerait que la droite légitimerait enfin ses idées par KO de la gauche.

Citoyens, réveillez-vous, écoutez bien tout ce qui se dit et, de grâce, lisez les programmes et cherchez bien où est votre intérêt

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 18:04
Ces retraités que l’on sacrifie, puis qu’on oublie…

C’est une bien curieuse période qui s’ouvre à celle ou à celui qui prend sa retraite, elle est, au moment où ils entreprennent leur démarche, pleine de surprises… bonnes et mauvaises. Mal préparés, ils sont livrés à l’indifférence de la société.

Première période, on élimine.

La première sensation est d’abord celle d’une incroyable liberté et d’une délivrance, comme si le travail avait fini par devenir un boulet de plus en plus lourd à tirer. Mais à ce sujet, il faut bien dire que la plus grande majorité des employeurs maltraitent leurs séniors… Il ne fait pas bon dans le milieu de l’entreprise de rentrer dans la soixantaine, voir encore plus tôt. On dérange, on pèse, et s’ouvre alors une période douloureuse où tout est bon pour vous faire sentir que vous êtes de trop. Cela peut dans certains cas aller très loin… le harcèlement prend une tournure dangereuse et c’est tout l’équilibre du sénior qui est alors en danger. Malheureusement, les statistiques, en France, sont terribles ; burn-out, suicide. La presse a fait état des méthodes scandaleuses du management, d’Orange, c’est désormais dans les mains de la justice. Mais le procédé est le même un peu partout. Et pour le coup, public et privé c’est malheureusement la même chose.

Car la nouveauté, et nous le devons à Sarkozy, c’est qu’un patron ne peut plus mettre à la retraite d’office le sénior qui a atteint l’âge de départ à la retraite. Alors celui qui manifeste le souhait de continuer devient une cible à abattre.

Dans ce contexte, l’enclenchement du processus de départ à la retraite suscite dans un premier temps le soulagement. Ceci pour les moins meurtris. Pour ceux qui auront connu l’acharnement à les faire partir, le retour à une situation psychologique normale peut être très long, plusieurs années. Un gâchis…

L’entreprise recrache le salarié, comme un substrat desséché.

Ensuite… il faut bien réorganiser sa vie financièrement, mais aussi prendre à bras le corps tout ce temps libre qui s’ouvre ainsi. En 1981, il existait un ministère du Temps Libre que son titulaire André Henry a bien eu de mal à faire vivre… c’est dire combien la société française s’accommode mal de cette notion du temps libre.

Aujourd’hui, on vit de plus en plus vieux, et le temps de la retraite devient un pan entier de la vie des femmes et des hommes qui y accèdent.

À ce titre, les derniers gouvernements ont pris des mesures pour retarder l’âge de la retraite, dans un sain souci d’équilibre des comptes. Mais quel paradoxe, on demande aux travailleurs de travailler plus longtemps, mais on les élimine de plus en plus tôt de l’entreprise, en France du moins.

Notons que cette étrange conjoncture est en train de constituer des cohortes très importantes de femmes et d’hommes mis au rebut, parfois dès 50 ans et dans une situation où il est impossible pour eux de retrouver un travail. Actuellement, ils ont droit à trois ans de chômage (mais la droite nous promet de mettre fin à cet avantage) et après… ils sont encore loin de faire valoir leurs droits à la retraite. Ils passent alors par la casse perte de leur patrimoine, pauvreté, RSA et autres situations misérables qui aggravent encore le sentiment de déclassement. C’est aussi bien souvent la solitude qui suit les pertes de repères. Les femmes sont encore bien plus touchées que les hommes.

Enfin, quand ils arrivent à l’âge de la retraite, ils sont loin d’avoir les trimestres nécessaires et ils se retrouvent avec des retraites frappées d’abattement de 20 à 30 %.

La société ignore ses retraités.

Cà, c’est l’impact financier… il n’est pas anodin, on s’en doute. Mais ensuite pour ceux qui seront passés entre les gouttes et qui vont connaître cette situation… s’ouvrira une période où ils ne seront plus rien… Je suis surpris de constater que dans mon milieu toutes ces personnes avec lesquelles j’ai échangé professionnellement et parfois de façon intense… m’ignorent totalement. On passe de l’autre côté du mur, dans un « après » où tout ce qui a constitué notre personnalité, notre savoir, notre expérience cesse instantanément. Je me souviens encore d’une « amie » qui a l’occasion d’un diner avait proclamé doctement que les retraités ne faisaient plus partie de la société et qu’ils devaient en perdre la plupart des droits… Vous ne travaillez plus… alors, taisez-vous et disparaissez de notre vue. C’est assez brutal, j’avais pris le propos pour les mots d’une personne peu intelligente et qui ne réfléchissait pas… mais je constate que dans les faits c’est bien ce qui se passe. C’est insidieux, mais peu à peu dans les faits on disparait de tous les radars du monde des vivants, de ceux qui travaillent. On entend alors le bruit du monde qui s’éteint peu à peu pour devenir un brouhaha dans lequel on devient peu à peu des fantômes.

Pourtant en 2016, un citoyen de 60/65 ans a derrière lui tout un patrimoine d’expériences, bien souvent une excellente santé, tout pour en faire un citoyen actif et productif.

Je constate cruellement que la société française (car il n’y a pas que les patrons à l’œuvre, mais aussi certains salariés qui en tirent bénéfices) tranche brutalement entre le passage de la pleine activité à la cessation d’activité.

Nulle part, on n’organise d’intelligentes transitions avec un passage de savoir. Non, on élimine à la hache, en aveugle et sans pitié.

Un gâchis organisé à la française.

Notre société vieillit, et le nombre de retraités ne cesse de croitre. Je ne vois nulle part de réflexions sur cette question, mis à part l’aspect strictement et sinistrement comptable de limiter sans cesse les droits à la retraite. Cela ne se passe pas si mal au final pour nombre d’entre eux, j’observe autour de moi, tant bien que mal que leur temps libre s’organise de multiples manières selon les centres d’intérêt des uns et des autres. Pour d’autres, la blessure est tout de même là… ce sentiment de toute une vie réduite à néant. Et encore une fois, les plus forts s’en sortent et les plus faibles croupissent dans des situations bien peu dignes de la France.

On voit bien en analysant les programmes des différents partis politiques que le sujet n’est pas pris en compte, qu’aucun de ces talentueux conseillers ne travaille sur cette question, comment mettre fin à ce gâchis, comment assurer une transition digne et dynamique du travail à la retraite ? Et de donner un droit de cité à tous ceux qui ont par leur travail contribué à ce que la France avance.

Ne pas accepter cet état de fait.

Les retraités perdent le lien et le peu de soutien que le mode du travail pouvait leur accorder. Les syndicats font bien peu d’effort (mis à part la CGT) pour les organiser. Pourtant ils sont une force politique, ne serait-ce que par leur nombre. Ils doivent s’organiser et faire entendre leur voix. Les solutions existent pour que cesse ce jeu de massacre, faisons porter notre voix, dénonçons les injustices chaque fois qu’elles se produisent, imposons par la loi aux entreprises qu’elles fassent une place digne aux séniors, imaginons des solutions qui en assurant la transition permettent à l’actif de passer progressivement au statut dit « d’inactif », à la clef une meilleure productivité, un apaisement des tensions dans les entreprises. Donnons à l’âge ses lettres de noblesse et construisons une société où l’homme avancera en âge en disposant en plénitude de tous ces temps que la nature lui donne.

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 12:44
Hollande, le candidat providentiel.

Cela fait un moment que je n’ai pas écrit de commentaires politiques, signe patent de mon désarroi. Je ne suis pas le seul à subir « cet état ». Membre du Parti socialiste depuis 1974, électeur et acteur de la campagne de François Hollande je subis vague après vague tous les désenchantements que l’on peut imaginer. Et pourtant à chaque événement contrariant, une main invisible retenait ma plume, comme s’il fallait laisser un peu de temps au temps. Par ailleurs, les gesticulations dérisoires des uns et des autres, frondeurs, écologistes, » Républicains » me donnaient des hauts le cœur salvateur qui me laissaient un peu de répits pour mieux me positionner.

Ce recul était salutaire et je remercie une fois encore « la main invisible » de m’avoir retenu d’écrire plus d’un post rageur. Le moment est venu d’en dire un peu plus et d’expliquer pourquoi ma foi en François Hollande est restée, malgré tout, intacte… ma foi et ma confiance.

François Hollande va demander au français de lui accorder un second mandat, ce n’est plus qu’un secret de polichinelle.

Les comités de soutiens sont en préparation, et les équipes vont s’organiser et j’en suis très résolument.

Je vois, je sens les frémissements de tous ceux que je connais bien qui vont lire ces lignes.

Avant toute argumentation, j’ai fait un petit tour de France symbolique cet été, mêlant amis et familles. Après les bons repas, et les verres de rosé, la discussion venait, inévitablement, sur le terrain politique. Tous avaient été électeurs de François Hollande.

À chaque fois, la même mécanique s’enchaînait, après la longue liste de récriminations et de mouvements d’humeurs, le propos s’échouait très naturellement sur un constat ; hors Hollande, point de salut…, on est injuste avec lui, car finalement il a fait pas mal de choses utiles au pays et s’en suit à ce moment la longue liste des choix et décisions vertueuses du Président :

  • il a, lui, pris des mesures courageuses pour combler les lourds déficits qui entravaient la France,
  • il a commencé à réparer l’école que Sarkozy avait détruite en cinq trop longues années de mandat… création de postes… reforme de la formation des maitres…
  • il a aussi commencé à réparer l’armée et la police en mettant fin à l’incroyable saignée des effectifs entrepris par la droite… laquelle se croit autorisé aujourd’hui à lui donner des leçons…
  • il a entrepris des débuts de réformes pour favoriser l’emploi et la création d’entreprises
  • il a été à la hauteur en face des attentats et a représenté dignement la France à l’international
  • et globalement, je lui en suis gré, car c’est essentiellement pour cette cause-là que j’ai voté et milité pour lui, il a, en gros, maintenu les systèmes de protections sociales qui caractérisent la société française.

Et là-dessus j’ai tant de bons amis parisiens qui répètent à l’envi Hollande et la droite c’est la même chose, que je les attends, avec malice, si par malheur la droite (même Juppé qu’ils aiment tant) gagne, pour commenter le programme antisocial qu’ils s’apprêtent à commettre. Et l’on verra à ce moment si Hollande et la droite c’est la même chose.

La situation est critique, les menaces sont multilatérales aussi en bien en interne qu’à l’externe.

La guerre économique sévit toujours avec rage et la bataille pour l’emploi est loin d’être gagnée, la guerre tout court est sur notre territoire. Dans le chaos des demandes d’action et de remises en cause de l’état de droit quel est l’homme qui saura réfléchir et agir avec sagesse ? En dehors de Hollande je ne vois pas d’autres voies politiques qui tout en agissant pour réformer saura maintenir les valeurs traditionnelles de la gauche ; les droits de l’homme et les droits sociaux.

Ah, j’entends de suite la clameur pour dénoncer « les trahisons de Hollande », dont la dernière sur le droit du travail.

Attendons sagement d’en voir les effets et voyons donc ce que les autres proposent… je vous laisse le soin de lire le programme des républicains » et chacun de ses candidats… un véritable incendie social en préparation.

Je me désole du spectacle ridicule donné par les anciens ministres « de François Hollande » les Montebourg, Hamon Dufflot et maintenant Macron… Les Verts qui s’apprêtent à mener leur propre primaire, eux qui doivent leurs poids parlementaires uniquement au soutien que le PS leur a (trop) accordé.

Sérieusement, qui peut faire le poids dans la tempête qui se déchaine autour de nous ? Ces gens-là…

Leur seule utilité ? Maintenir leur candidature démesurée, juste pour occasionner l’élimination de toute la gauche au second tour.

Franchement, qui peut faire confiance à ces gens-là… donneur de leçon à gauche, mais qui ont largement goûté à la soupe lorsqu’ils ont été en situation..

Pour finir, je voudrais dire simplement que François Hollande est pour moi un homme honnête, on le dit « gentil », c’est vrai, mais il n’est jamais naïf… il sait apprécier une situation, s’entourer de conseils avisés et prendre le temps de la réflexion. On le lui reproche, mais on se souvient de la manière chaotique et à la hache avec laquelle Sarkozy avançait politiquement, sans discernement.

Enfin, c’est un véritable Européen qui gèrera au mieux pour notre profit la terrible crise européenne qui s’annonce et avec laquelle là encore il faudra agir avec tact, réflexion et sagesse.

Oui, François Hollande n’a pas tenu toutes ses promesses, il a eu parfois des propos malheureux sur le chômage en particulier, il n’a pas toujours su s’entourer… mais qu’est-ce que tout cela à l’aulne du reste… maintenir un cap droit et régulier sur un projet « France » qui tout en respectant ses traditions sociales saura se moderniser.

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 11:34
Michel Rocard.

Sa disparition a entrainé de multiples hommages de tout bord, chacun y allant de ses souvenirs et de son héritage… Moi je me souviens tout simplement comment le hasard tissa des liens tout doucement vers lui, d’abord mécaniquement, puis en symbiose avec les idées qu’il portait avec tant de force et de courage.

Tout a commencé par la fin de mes études à Sciences Po. J’avais un professeur d’économie peu connu à l’époque (le Prix Nimier en 1977 avec La vie comme à Lausanne), Erik Arnoult qui allait devenir célèbre sous le pseudonyme d’Erik Orsenna. Je cherchais ma voix entre écriture et carrière professionnelle. La mort de Jean-Paul Sartre scella mon destin. Habitant Nancy, je n’ai pu me rendre à son enterrement.

Le 19 avril 1980, ce sont plus de 50 000 personnes qui suivirent sa dépouille dans les rues de Paris jusqu’au cimetière du Montparnasse

Mon meilleur ami, nous étions inséparables à Sciences Po, Pierre s’y rendit et les hasards du cortège firent qu’il tomba nez à nez avec Erik Arnoult. Ce dernier lui demanda instinctivement de mes nouvelles. À l’énoncé de mes projets d’écriture, il lui demanda de me transmettre le message suivant : « Je suis aussi éditeur… qu’il vienne me voir ». Aussitôt dit aussitôt fait.

Si le rendez-vous ne déboucha pas sur une édition, il me propulsa comme assistant parlementaire d’Edgard Pisani… une chance disait-il… Oui, une opportunité qui a changé le cours de ma vie de manière radicale et décisive.

Jamais l’expression prendre le train en marche ne fut aussi vraie, c’est en gare de Nancy que le rendez-vous eut lieu. Edgard Pisani était alors député européen, je le rejoignais dans le train en direction de Strasbourg. C’était alors une légende en politique. Jeune résistant, il fut aussi un des plus jeunes préfets de la république, ancien ministre de l’Agriculture du général de Gaulle, il prit ses distances avec le mouvement gaulliste sur la question des ordonnances du gouvernement Pompidou, en mai 68 il soutient les étudiants et prononce un discours devenu célèbre à l’Assemblée nationale. Puis en 1974 il rejoint le Parti socialiste.

En rejoignant Edgard Pisani, je rejoignais en fait Michel Rocard. Ce dernier envisageait de concourir à la présidentielle de 1981 contre Giscard et… Mitterrand. Enfant chéri des sondages, il envisageait très sérieusement cette opportunité, au point de mettre en place un dispositif pré présidentiel, dont je fis partie par l’entremise de Pisani. Il possédait un des plus beaux carnets d’adresses de la république, fournis par les hauts fonctionnaires les plus en vue du moment. Dans le dispositif de campagne de Michel Rocard, Edgard Pisani pris la responsabilité des études, à savoir de constituer des groupes de travail thématiques qui réunirait les meilleurs et je fus désigné comme le permanent de ce dispositif chargé de l’organisation, de réunir ces groupes thématiques et de contribuer au compte rendu de leurs travaux. Michel Rocard assistant aux réunions de synthèse qui se tenait rue de l’Université.

Le plus beau linge de la république s’est joint à ces groupes de travail et la plupart eurent des destinées remarquables.

Le dispositif prit place rue de l’Ecole de Médecine, au-dessus du Cinema Racine, grâce à la générosité et au soutien de Marin Karmitz, propriétaire du cinéma et du bâtiment.

La petite porte à droite du cinéma a été empruntée par nombre de personnages illustres, depuis, de la république.

Nous avions des bureaux et une belle salle de réunion. Catherine Larget prit la responsabilité du secrétariat à mes côtés et nous embauchâmes, vers la fin, pour faire face au travail important qui s’était mis en place à une toute jeune secrétaire Laurence.

Et ce fut le va-et-vient entre la rue de l’école de Médecine et la rue de l’Université où Michel Rocard avait ses bureaux et son état-major, Christian Blanc comme directeur de cabinet, Jean-Paul Ciret en charge de la communication et Scarlett Courvoisier comme assistante de Michel Rocard qui faisait vivre cette maison de l’espoir avec beaucoup d’autorité de charme et d’humour.

Quelqu’un a dit de Rocard qu’il avait de l’humour et que c’était rare en politique. Oui, je me souviens de cette période qui a précédé mai 1981 comme une formidable machine bourrée d’énergie, mais aussi d’humour.

Cette année a été une des plus belles de ma vie professionnelle. Outre l’organisation générale je participais à titre d’expert au groupe éducation et au groupe culture.

C’était Claude Alphandery qui avait hérité de la responsabilité du groupe éducation. Il souhaita qu’il reste restreint en formation permanente et que nous auditionnions des experts auxquels, parfois, nous demandions une note, un dossier, des fiches de lecture. C’est dans ce groupe que je fis la connaissance de Suzanne Citron et de Michèle Sellier.

Claude Alphandery a été un grand résistant, proche du Parti communiste, il rejoignit Michel Rocard en 1976, il fit carrière comme banquier et économiste, il contribua à soutenir l’économie sociale et encore aujourd’hui, il plaide pour une économie plus humaine, en mars 2012 il participe au Collectif Roosevelt qui propose un New Deal à la française. Il a publié en 2015 un très beau livre, en forme de testament Une famille engagée : secrets et transmission aux éditions Odile Jacob

Suzanne Citron, née la même année que lui en 1922, était déjà en 1980 une universitaire de grand renom qui c’était fait connaître par un ouvrage remarquable L’école bloquée aux éditions Bordas, elle faisait aussi régulièrement des tribunes percutantes dans le journal le Monde.

Michelle Sellier, universitaire, qui avait été proche de François Mitterrand s’était rapprochée de Michel Rocard, elle en paya le prix en 1981 par une mise à l’écart de toutes les nominations jusqu’au moment où elle fut nommée en 1984 Rectrice de l’académie de Reims. Elle siégeait au conseil municipal d’Amiens et présidait la maison de la Culture d’Amiens.

Outre des liens de travail, nous nouâmes des liens d’amitié qui servirent une profonde réflexion sur ce que devrait être une politique d’éducation de gauche. Edgard Pisani rêvait du poste de ministre de l’Éducation, il en fut autrement Mitterrand lui fit payer, à lui aussi, sa trahison et il n’obtint qu’un poste de commissaire à Bruxelles, avant d’être appelé par Michel Rocard pour gérer et mettre fin à la crise en Nouvelle-Calédonie. … Je ne peux m’empêcher de penser à ce qu’aurait pu être dans le 1er gouvernement de gauche en mai 1981 la présence d’Edgard Pisani rue de Grenelle, avec son poids politique, intellectuel et sa capacité incroyable à fédérer autour de lui les meilleurs.

Bernard Pingaud hérita du groupe culture avec Dominique Taddéi, député du Vaucluse et Jérôme Clément, nous précédâmes de la même manière.

Dominique Taddéi, universitaire, était adjoint à la mairie d’Avignon et député du Vaucluse, spécialiste des questions sur le temps de travail il s’est investit entièrement et pleinement dans ce groupe de travail sur la culture, qu’il connaissait si bien au travers du festival d’Avignon. Il a rejoint aujourd’hui le Forum de la gauche citoyenne.

Bernard Pingaud a été l’âme infatigable du programme culturel de Michel Rocard. Secrétaire des débats à l’Assemblée nationale (jusqu’en 1974), il fait une belle carrière d’écrivain et fonde en 1968 l’Union des écrivains.

Il jouera un rôle moteur auprès de Jack Lang, notamment pour la politique du livre et de la lecture. Il vit toujours à Collias où il s’est retiré et écrit toujours. Son dernier ouvrage est Vous, publié aux éditions du seuil en 2015.

Enfin, quant à Jérôme Clément il a dès 1981 rejoint Matignon où il a œuvré pour une nouvelle loi sur l’Audiovisuel puis accompagné la chaine Arte dont il fut un brillant président.

Les réunions avec Michel Rocard, lorsque nous jugions le travail satisfaisant se tenaient toujours chez lui, dans ses bureaux rue de l’Université. Quelle chance d’avoir pu être au cœur de ces travaux, Michel Rocard y apportait toujours une touche empreinte d’une très grande humanité, quoi qu’on en pense. Certes, il avait avant tout un point de vue d’économiste, il visait toujours le monde réel, mais il ne se refusait jamais l’utopie… comme levier des idées.

Ainsi avons-nous réinventé le monde pour accompagner Michel Rocard dans une aventure qui ne connut pas de fin heureuse.

Michel ne voulut pas se présenter contre Mitterrand il s’effaça et nous eûmes tous comme consigne de rejoindre et d’accompagner la campagne du premier secrétaire du PS.

C’est ce que je fis auprès de Nicole Questiaux, mais là c’est encore une autre histoire.

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 18:47
L’affaire Denis Baupin … un goujat … un pervers …

Le député de la 10ième l circonscription de Paris vient de révéler à ses électeurs un bien triste visage. Sa démission du poste de vice-président de l’Assemblée nationale est largement insuffisante. S’il se maintient en vers et contre tous il rejoindra le non moins sinistre député Thevenot, qui lui ne payait jamais ses impôts (entre autres). Ils pourront se soutenir l’un et l’autre … tout cela prend des allures terribles de république bananière.

Bref les témoignages se multiplient et ne laissent que peu de place aux doutes en ce qui concerne ses multiples agressions sexuelles envers les femmes… ceci dit, il nie en bloc, rappelant un autre sinistre personnage qui proclamait face aux députés « les yeux dans les yeux je vous le jure, je n’ai aucun compte secret en Suisse ».

Je n’ai pas voté pour lui … tel un coucou il s’était confortablement installé dans une circonscription qui ne lui revenait pas de plein droit. La 10e circonscription avait été gagnée de haute lutte contre Jacques Toubon par Serge Blisko … auquel on demanda de s’effacer de manière assez discourtoise (pour ne pas dire plus).

J’ai donc été dans l’incroyable situation de toute ma vie d’électeur de voter blanc … puisque privé de candidat socialiste dans ma circonscription.

Le sinistre Baupin héritait ainsi sans aucun mérite d’une des plus belles circonscriptions du PS et le goujat, déjà, le soir de sa victoire n’eut pas même un mot pour Serge Blisko qui avait de longue date fait tout le travail à sa place. En bon coucou, il s’en est arrogé tout le mérite … et le PS, bon prince lui donna une place de Vice-Président à l’Assemblée.

Je n’ai jamais aimé ce monsieur Baupin avec lequel je m’écharpais quand il était au Conseil de Paris et poussait en avant toutes ses théories idiotes et agressives sur les voitures à Paris … et venait parader dans notre quartier des Peupliers pour livrer avec toujours beaucoup d’arrogance et de suffisance sa bonne parole …

L’homme est un gueux et il est assez incroyable qu’une telle omerta ait pu lui permettre d’avancer jusqu’à prendre pied dans notre circonscription, sans que personne n’en ait jamais parlé … bref c’est le passé, mais il interroge tout de même sur les mœurs et les solidarités obscures en politique.

C’est un soulagement d’apprendre que le PS, dans un éclair de lucidité a décidé de reprendre en 2017 cette circonscription pour son propre compte … mais devrons nous supporter cette indignité absolue de se voir représenter par ce Baupin encore une bonne année ?

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  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
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  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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