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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 17:54

9806719774_81295a4a56.jpgAlors qu’après un long processus de négociation et de consultation des militants, Mme Merkel s’est enfin entendue avec le SPD pour diriger un vaste gouvernement de coalition. Elle vient d’être adoubée par le parlement pour un Merkel III. C’était sans compter avec les «agilités » spécifiques à la culture politique allemande : les verts entrent aussi au gouvernement !

Donc, aujourd’hui mardi, le troisième gouvernement dirigé par  Angela Merkel entre en fonction. C’est sans surprise que celui se compose de ministres issus de la CDU (parti de Mme Merkel, largement en tête aux dernières élections, mais minoritaire au parlement), de la CSU bavaroise, alliée traditionnelle de la CDU et donc, puisque coalition il y a, de représentants du parti social-démocrate (PSD), théoriquement opposé à la CDU.

Dans ce contexte de large coalition il ne restait plus au Bundestag que Die linke et les Verts pour représenter l’opposition à ce troisième gouvernement de Mme Merkel. C’est ce que l’on croyait, jusqu’à ce que Sigmar Gabriel, président du PSD propose dans le cadre des postes qu’il avait négociés avec Angela Merkel, trois postes de secrétaire d’Etat à d’importantes personnalités des Verts.

Ainsi Rainer Baake, a accepté le poste de secrétaire d’état chargé de la politique énergétique, rattaché au ministre de l’économie et de l’énergie (poste occupé justement par Sigmar Gabriel lui-même). Rainer Baake est une personnalité très connue qui travaille depuis plus de vingt ans dans les milieux en charge de l’environnement. Il a déjà occupé le poste de 1998 à 2005 auprès de Jürgen Trittin (Verts).

Jochen Flasbarth a été nommé secrétaire d’état auprès de la ministre de l’environnement, Barbara Hendricks (SPD). Jusqu’alors il occupait le poste depuis 2009 de président de l’administration chargée de la protection de l’environnement.

Enfin Gert Billen a accepté, de son côté, le poste de secrétaire d’Etat à la consommation, rattaché au ministre de la Justice Heiko Mass (SPD), obtenant la configuration gouvernementale pour laquelle il plaide depuis des années…

Ce n’est pas la première fois que les Verts participent avec la CDU à des gouvernements locaux : la Hesse (très récemment), Hambourg etc.. Cette aptitude à des alliances des contraires, typiquement allemande, nous laisse un peu pantois en France. Pourtant…. La stabilité des institutions allemandes autorise ces situations.

Certes Mme Merkel ne pourra guère aller au-delà de la moitié de son mandat. Les nouvelles élections approchant, les rivalités reprendront le dessus, mais cela laisse toute de même de deux à trois ans à ce gouvernement pour agir. Sachant que le compromis signé, c’est tout de même l’instauration d’un salaire minimum obligatoire que Mme Merkel va bien devoir mettre en place, entre autres mesures imposées par le SPD. La présence de trois ministres verts de dernières minutes pèsera sans doute aussi sur les orientations en matière environnementale. Bref, sous réserve d’inventaires de ce qui sera réellement réalisé, ce n’est pas si mal comme approche réformatrice : le consensus !

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 15:19

merkelAlors que la chancelière s’évertue à finaliser le grand accord entre le SPD et la CDU, au risque d’irriter son propre électorat conservateur, tout sera au final entre les mains des 473 000 adhérents du SPD. Ceux-ci sont en effet appelés à se prononcer sur le contenu de cet accord, à donner ou pas leur feu vert. Cette consultation est une première historique à haut risque pour l’Allemagne.

Alors qu’Angela Merkel annonçait jeudi dernier l’accord conclu sur l’instauration d’un salaire minimum, la bête noire des conservateurs et du patronat allemand, la grogne s’est fait entendre. L’électorat ultra conservateur de la CDU se rebiffe et le fait bruyamment savoir. Ce n’est pas la Une du journal populaire allemand Die Bild de ce jour, qui annonce une victoire de 10/2 en faveur du SPD, qui va améliorer la situation, déjà bien confuse.

Sans envisager une consultation de ses adhérents, ce qui n’est pas vraiment dans sa culture politique, la fronde est telle, que l’état-major a décidé l’organisation de réunions d’informations à l’échelon local, à partir du 29 novembre jusqu’au 9 décembre, date à laquelle un « mini congrès » de la CDU se réunira.

La fin des négociations est prévue pour le 27 novembre. Le compte à rebours est donc bien lancé. De son côté le partenaire historique de la CDU, la CSU bavaroise se réunit en congrès ce weekend end pour statuer sur sa position.

Ainsi, outre les aléas encourus par Mme Merkel de la part de son camp politique qui n’apprécie pas les concessions faites aux sociaux-démocrates, surtout le salaire minimum obligatoire, le risque majeure se pointe du côté du SPD qui joue la carte de la transparence et de la démocratie, en faisant voter ses militants directement sur l’accord. Un référendum à hauts risques !

C’est donc mercredi que sera connu le contenu exact de cet accord. La tension est désormais au paroxysme dans le camp du SPD. Une enquête parue la semaine dernière dans le journal Die Spiegel montrent que les militants partisans du non seraient très nombreux, tout autant que ceux du oui. L’issue de cette consultation est donc plus qu’incertaine. Le nouveau président du puissant syndicat IG Metall, Detlef Wetzel, militant par ailleurs du SPD de longue date, s’est prononcé ouvertement pour le non.

Enfin les sondages d’opinion publiés indiquent que 44% des électeurs du SPD sont opposés à la grande coalition et ils sont encore 33 % chez les conservateurs.

Pour que la consultation du SPD soit valable, il faut encore qu’au moins 20 % des adhérents participent au vote, soit 94 600 membres du SPD. Cela devrait être jouable, la participation sera très nettement plus élevée aux vues des débats qui font rage, et du fait qu’un tel vote intervient pour la première fois dans l’histoire du SPD.

Si plus de 50% des votants expriment un avis négatifs, la situation de l’Allemagne sera bien différente des chants de louanges dressées par les médias allemands mais aussi français sur la prétendue victoire de Mme Merlkel aux élections de septembre. En effet, dans ce cas, quelle sera la situation?  La direction actuelle du SPD sera désavouée et condamnée à la démission.

Quelles seront les options de la chancelière : tenter une nouvelle négociation avec les verts ? Illusoire tant l’hostilité est grande au sein de ce parti à son encontre. Nommer un gouvernement minoritaire au Bundestag ? C’est rendre encore plus lisible la réalité de sa défaite politique, elle a une majorité contre elle qui l’empêchera de gouverner. Il ne lui restera plus qu’une seule option, organiser dans les délais les plus brefs, en début d’année prochaine, de nouvelles élections.

La puissante et raisonnable Allemagne rejoindra ainsi le camp de la velléitaire Italie… ingouvernable par définition. Peut-être alors, verra-t-on enfin les médias français cesser de nous mentir sur les prétendues vertus de l’Allemagne.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:47

Angela Merkel s’apprête à conclure un accord avec le SPD afin de former son merkeltroisième gouvernement. Ayant raté de peu la majorité au Bundestag, elle se trouve face à une majorité de fait de gauche en face d’elle, qu’elle ne peut désamorcer qu’avec un contrat d’alliance en bonne et due forme avec le SPD. L’exploration de la piste des Verts n’ayant, comme prévu, rien donné.

Mais un tel accord passe par des négociations et donc des concessions…. Etrange pays que l’Allemagne, celle qui est apparue comme vainqueur des élections se voit contrainte d’engager la pire réforme qui soit pour elle et son camp : un salaire minimum généralisé… Coup de tonnerre, Angela Merkel a déclaré hier : "Nous allons décider des choses que, au vu de mon programme, je ne considère pas comme justes, parmi elles un salaire minimum généralisé".

Oui, alors qu’elle réaffirme clairement qu’une telle mesure n’est pas juste, elle s’apprête à la mettre en œuvre… C’est un peu schizophrénique, et pourtant c’est ce qui va se passer. Les deux grands partis de gouvernement d’Allemagne vont gouverner ensemble à partir d’un programme commun, où l’emblématique salaire minimum généralisé va figurer. Les Sociaux-démocrates allemands n’ont pas lâché et ils ont eu bien raison.

Ce spectaculaire recul de la Chancelière a fait l’effet d’une bombe, dans son propre camp, mais surtout chez les patrons allemands. L’absence jusqu’alors de salaire minimum était largement mis en avant comme un atout pour l’Allemagne dans sa domination économique. On oubliait un peu vite que ses « bons résultats »  économiques se faisaient au prix de la misère pour un grand nombre de salariés allemands ; car les accords par branche se faisaient au plus bas… on parle d’un minimum horaire de 8,5 euros, alors que dans les faits aujourd’hui la pratique tourne parfois jusqu’à 5 ou 6 euros. Le bond est spectaculaire pour les ouvriers allemands.

Le chef du gouvernement de Saxe-Anhalt (ex Allemagne de l’Est) déclarait il y a encore peu que « Le salaire minimum fixe a ruiné l'Allemagne de l'Est, Nous ne devons pas refaire la même erreur ». Cette situation oblige Mme Merkel a faire toute sorte d’acrobaties verbales afin de pas mettre en péril cet accord indispensable pour elle, si elle veut encore gouverner l’Allemagne.

Réalisme oblige, elle doit bien aller de l’avant et affronter son patronat vent debout contre une telle mesure et annonçant déjà la fin du ‘plein emploi » et des centaines de milliers de licenciements à venir. La lutte des classes n’est donc pas toujours si loin, chaque fois que l’on essaye d’améliorer un tant soit peu les conditions de vie des travailleurs.

Cette mesure présente pour la France un avantage de taille, François Hollande ne s’en privera pas… pour une fois c’est bien l’Allemagne qui vient sur les positions françaises dans un  effort d’harmonisation des politiques économiques. Et cette fois ce sont, bien entendu, les patrons français qui se féliciteront, à voix basses, d’une telle mesure qui va les aider dans leur lutte pour la compétitivité face aux allemands.

On voit bien que c’est par une approche politique, que les problèmes d’harmonisation auxquels se heurte l’Europe, pourront trouver une solution. Les élections européennes à venir sont à prendre en considération pour « pousser » encore plus dans le sens d’une Europe sociale. La CFDT ne s’y est pas trompé en publiant ce communiqué » : "L'annonce d'Angela Merkel est une bonne nouvelle pour le renforcement du socle social européen, qui devrait aller de pair avec l'approfondissement du marché unique de l'Union".

RTR3247N

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 14:43

Le deuxième tour des élections municipales vient d’avoir lieu, avec un taux de 540981818_f414b13eca.jpgparticipation faible (Moins d’un électeur sur deux), et c’est bien la gauche qui ramasse toute la mise. Un signal est ainsi envoyé par l’électorat au gouvernement en place, mais surtout aux différents partis politiques italiens.

En Italie, la gauche est incarnée par le Parti Démocrate (PD), à chaque pays son lexique et son histoire. C’est ce dernier qui sort comme le grand vainqueur de ce scrutin, après avoir raté de peu la victoire totale aux élections législatives, où il a « loupé » la majorité au Sénat.

Le climat est donc plutôt à gauche en Italie, dans une Europe largement conditionnée par la droite et les libéraux. Seule une surprise l’année prochaine en Allemagne pourrait changer la donne et oxygéner François Hollande qui en a bien besoin.

Ainsi chez nos voisins latins, Enrico Letta (PD) peut se féliciter d’avoir gagné seize chefs-lieux de province et surtout, cerise sur le gâteau, d’avoir repris à Silvio Berlusconi, la ville éternelle : Rome. Cette reconquête, c’est Ignazio Marino qui l’a largement obtenue avec 64 % des voix, écrasant son adversaire, le maire sortant, l’ex néo-fasciste, Giani Alemanno, un proche (trop proche) de Sylvio Berlusconi.

Ignazio Marino a mené une campagne très particulière, à vélo et sac à dos sur les épaules…, proche des gens et de leurs préoccupations : logement, soins, transports. Dans la ville abritant la Vatican il a « osé » l’impensable : revendiquer le droit à l’avortement pour les femmes et appeler  à une loi sur la fin de vie… Opposé au Cumul des mandats, une fois désigné par son parti comme candidat aux municipales à Rome, il a immédiatement démissionné de son mandat de sénateur. François hollande devrait bien s’en inspirer pour accélérer le projet de loi en France contre le cumul des mandats.

L’actuel président du Conseil, Enrico Letta voit son autorité renforcée dans un gouvernement d’union national qui avait pour vocation de faire le trait d’union avec les prochaines élections législatives, qui ne sauraient tarder.

Ce grand chelem se caractérise par des prises de guerre impressionnantes comme les villes de Brescia (fief du peuple de la Liberté), Impéria, Viterbe, Trévise (La Ligue du nord) réputées très à droite et bien sûr Sienne qu’il conserve en dépit des pronostics défavorables… De son côté Beppe Grillo a essuyé, après son succès aux législatives, une cinglante défaite et n’a pas été en mesure de conforter sa précédente avancée électorale. Il n’a « engrangé » que deux petites villes : Assemini (près de Rome) et Pomezia (près de Cagliari)

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 13:23

Mahony.jpegParmi les 115 cardinaux, derrière lesquels la porte de la chapelle Sixtine s’est fermée, figure un « paria » Roger Mahony suspecté d’avoir protégé outrageusement des prêtres pédophiles. Alors que Mgr Guido Marine venait de prononcer la formule prononçant le huit clos absolu et le secret le plus total :  « estra omnes », l’archevêque de Los Angeles va participer à l’élection du guide suprême : le Pape, successeur de Saint Pierre.

 

Ce cardinal, moderne jusqu’à tweeter régulièrement et jusqu’à la fin « Prayers needed » a poussé l’audace pendant des années à couvrir et protéger tous les prêtres condamnés pour pédophilie de son diocèse. Il a soulevé une tempête d’indignation dans toute l’Amérique, qui réclamait de la transparence et des sanctions exemplaires.

Rien n’y a fait, même pas une pétition qui a largement circulé pour demander à ce qu’il ne fasse pas partie du conclave.

Il faut savoir que récemment quatre affaires de pédophilie ont trouvé une issue avec un arrangement à l’amiable qui va couter  près de 10 milliards de dollars au diocèse de Los Angeles au profit de  quatre hommes (âgé de 24 à 54 ans) qui ont été abusés, enfants, par un des prêtres pédophiles : Michael Baker. Il est soupçonné d’avoir abusé de 23 jeunes garçons entre 1974 et 2000.

Le cardinal Mahony est impliqué directement dans ces affaires. L’enquête a démontré que le prélat avait entendu en confession le père Baker et qu’il n’aurait pris aucune mesure à son encontre. Plus surprenant alors qu’un certificat médical recommandait à ce qu’il ne soit plus en contact avec de jeunes garçons, il a été envoyé au Nouveau Mexique dans un centre accueillant des adolescents 

L’enquête a révélé 12 000 pages de dossiers démontrant que le cardinal Mahony avaient non seulement dissuadé plusieurs prêtres pédophiles de consulter un thérapeute, mais continué à les maintenir dans des paroisses.

Le  cardinal a fini par prendre sa retraite en 2011, mais en âge de participer au conclave il s’y est rendu sous un flot énorme de protestations.

Alors que les affaires de pédophilie font partie des réflexions menées, entre autre, par le conclave, on ne peut que s’étonner de cette extraordinaire laissé allé de la Curie.

Pas bon pour son image et sa crédibilité à vouloir réformer en profondeur l’église !

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 12:33

File:ArchbishopO%27MalleyProcessionVoilà un cardinal qui a le vent en poupe, jeune, réputé pour sa simplicité, il est Capucin. Cet ordre a été créé par Saint François d’Assise, ce sont des frères mendiants, pauvres et austères. Ils portent une barbe et un habit à capuchon. Sean O’Malley vient de  rejoindre la courte liste des « papabili » avec sa courte barbe et sa robe de bure, il fait impression.

 

Sean Patrick O’Malley, dont le patronyme sent bon l’Irlande, est né le 29 juin 1944 à Lakewood dans l’Ohio. Il est archevêque de Boston (USA) depuis 2003.

Il a pour lui d’avoir combattu le problème de la pédophilie dans son diocèse avec énergie, ce qui est loin d’être le cas de la plupart de ses homologues. C’est en 2011 qu’il prend l’initiative de publier la liste des membres du clergé de son diocèse, reconnus coupables par la justice d’avoir commis des abus sexuels.

Les dédommagements des victimes ont pesé sur les finances de son diocèse, qu’il a su malgré tout rééquilibrer.

Un bon point pour la morale et un autre bon point pour les finances.

Hostile à l’avortement et aux mariages homosexuels, il intervient néanmoins pour apaiser la violence des débats.  Il refuse le ton vindicatif de certains autres évêques et se montre plus prudent, en particulier vis à vis de ceux qui prônent de refuser la communion aux parlementaires favorables à l’avortement.

Il poussera l’audace jusqu’à présider les funérailles du sénateur Ted Kennedy, contre l’avis de la majorité du clergé américain.

A-t-il une chance dans ce conclave ci? Les USA compte 11 cardinaux sur 115, ce qui est une bonne base de départ pour organiser la confluence d’autres votes. Mais il doit compter aussi avec la candidature de son homologue américain de New York, Timothy Dolan.

Ses atouts ? Son extrême humilité, sa spiritualité et son talent d’évangélisateur, trois qualités essentielles pour devenir pape. O’Malley y excelle largement. Les spécialistes du Vatican le considèrent aussi comme le cardinal le « moins américain » du continent. Ce qui est un net avantage quant on connaît la réticence de la Curie à l’égard des américains, même si celle-ci a régressé ces dernières années et particulièrement ces derniers jours, où les cardinaux américains ont pesé dans le  débats préparatoires au conclave, aux dires de tous les observateurs présents à Rome.

Par contre, ce cardinal très populaire présente quelques inconvénients qui peuvent lui être fatals.

Eloigné de Rome, il ignore tout ou presque tout de la Curie, son caractère ouvert et familier font craindre un manque d’autorité.

Mais bon, ce n’est pas définitif, un Pape non européen, anglophone, cela vaut bien un allemand démissionnaire. Et puis sa sainteté en robe de bure, quel plus beau signal à tous les chrétiens du monde et quel retour aux sources de la foi.

 

 

 

 

 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 18:30

Alerte : 

Nicos Anastasiades, un temps annoncé vainqueur dès ce soir, a obtenu 45% des voix. Il sera opposé à Stavros Malas (27%) au second tour.

 

Voilà une nouvelle qui ne va pas dans le bon sens pour obliger le navire chypre.jpegEurope à changer de cap. Le président sortant Demetris Christofias ne se représentait pas. Ce serait donc Nicos Anastasiades, candidat du principal parti de droite, qui aurait remporté ce dimanche l'élection présidentielle de Chypre et ceci  dès le premier tour.

 

Chef du parti Disy, Anastasiades devrait recueilli 51,1% des voix, nettement devant son principal adversaire Demetris Christofias 27,3 % soutenu lui par le parti communiste Akel du président sortant. C’est donc un sévère camouflet pour celui-ci, qui s’explique aussi par les divisions de la gauche sur l’île. En effet les socialistes avaient de leur côté leur propre candidat Giorgos Lillikas qui n’obtiendrait que 18 % derrière le candidat communiste.

 

Le candidat socialiste était bien le seul à rejeter le plan de sauvetage de Chypre concocté par Bruxelles et ses maigres 18% de voix ne pèsent désormais plus très lourd dans la balance des décisions qui vont se prendre.

 

Ce petit pays, avec 54 500 habitants, et qui ne représente que 0,2% du PIB européen, pose un sérieux problème aux instances européennes. Rapporté à sa taille il affiche le deuxième déficit au monde après l’Indonésie, rien que 50% de son PIB ! Lequel serait en fait de 92% si on y ajoute son besoin pressant de trouver 7,5 milliards d'euros pour boucler son budget et être capable de payer les intérêts de sa dette qui courre.

 

Ajouter à cela la crise politique et internationale non résolue de l’île depuis 1974 avec la division de l’île en deux zones, l’une sous contrôle turc, l’autre sous contrôle grec qui empoisonne le dossier d’admission de la Turquie.

 

Si la prise de contrôle de la droite de l’île favorisera les négociations avec le FMI et la Banque Centrale Européenne, elle ne permettra pas le rééquilibrage politique dont l’Europe aurait bien besoin pour mener une politique de relance, indispensable si on en veut pas voir l’ensemble du continent submergé par une crise sociale et économique sans précédent.

 

Dans les jours qui viennent la parole va être donnée aux électeurs italiens, qui dans l’attente d’un nouveau Pape, vont devoir y regarder de plus près pour savoir qui méritera de la droite, de la gauche ou du centre de gouverner leur pays. De leur réponse dépendra aussi le nouvel équilibre politique à venir en Europe.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 13:41

israel2.jpgContre toute attente le premier ministre sortant israélien ne fait pas un bon score  et sort affaibli de cette consultation. La liste commune Likoud, parti Israélien et l’ultra nationaliste Lieberman perd 11 sièges et voit son groupe parlementaire ramené de 42 à 31 sur 120. C’est le parti centriste qui crée la surpris en arrivant en deuxième position. Les négociations vont être serrées. Et bibi n’aura peut-être pas les moyens de gouverner.

L’axe de campagne du Premier Ministre mettant en avant sa stature d’homme d’état et la menace iranienne a échoué. Elle a même fait fuir une partie des électeurs du centre.

 

C’est donc le Yesh Atid (parti centriste) fondé à l’initiative du journaliste Yaïr Lapid  qui emporte 18 ou 19 siège à lui tout seul. Pour un parti créé il y a un an, c’est un excellent résultat, révélateur par ailleurs de l’état d’esprit des israéliens. Il devance d’une courte tête le parti travailliste qui obtiendrait 17 sièges.

 

Le Yesh Atid a mené une campagne axée sur les « fractures » de l’Etat d’Israël. Il a su parler aux « Indignés » du pays qui ont largement et massivement manifesté dans le pays. La crise du logement que connait le pays a pesé sur l’élection ainsi que la question de la justice et de l’égalité, en particulier sur un sujet chaud en Israël, celui de la conscription des religieux, qui actuellement échappent au service militaire.

 

C’est un succès réel que les enquêtes d’opinion n’ont pas su mesurer. Il est difficile d’extrapoler sur ce qu’il en deviendra. L’histoire politique de l’Etat d’Israël est riche en apparition de partis politiques qui se révèle au final sans lendemain. Le scrutin électoral, une proportionnelle intégrale est plutôt brutale et traduit immédiatement en siège au parlement toute manifestation politique de l’électorat.

 

Pour l’instant, en attente de confirmation précise, la coalition de droite obtiendrait une courte majorité de 61 ou 62 députés sur un total de 120 sièges. Elle comprendrait le Likoud, Israël Beiteinou, l’ensemble des partis religieux et Foyer Juif. La force de Bibi, c’est son image de marque dans l’opinion et surtout le fait qu’aucune coalition ne le menace sur son centre ou sa gauche. Alors qu’il a su rallier l’ensemble de la palette politique de la droite à l’extrême droite, le parti travailliste n’a pas su s’entendre et se mettre d’accord avec Yesh Atid et Mme Livini. Cette dernière à la tête de Hatnouha (centre) a pris position pour une relance active du processus de paix et a remporté 7 sièges, ce qui est un beau résultat.

 

Quelle sera la composition gouvernementale de demain ? Difficile de le dire. Elle se fera autour des questions essentielles que se posent les israéliens. La question du budget en est une, l’Etat israélien est en position délicate et, comme en Europe, il se doit de réduire drastiquement son déficit, négocier des réductions budgétaires pour constituer une coalition gouvernementale s’apparente à l’un des travaux d’Hercule. Enfin la question centrale d’un état palestinien vient compliquer les choses. Est-ce que le gouvernement pourra continuer encore longtemps à couvrir la construction de logements en Palestine ?

Comment va se constituer  ce futur gouvernement et où va passer la ligne de clivage pour ou contre l’idée d’une nation ceinte de murs et de barbelées, armée jusqu’au dent, arme nucléaire comprise, faisant face à une nation palestinienne qui n’y trouve, ni son compte, ni sa place. Voilà l’enjeu des négociations  à venir et cela n’intéresse pas seulement les israéliens. La sécurité au Moyen Orient est un point d’équilibre et géo politique qui fragilise les équilibres des forces planétaires;

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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