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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 11:38

L’Institut Catholique de Toulouse (ITC), appelé usuellement "l'institut catho" trouve sa lointaine origine dans l’application du traité de paix entre Louis IX, roi de France et Raymond VII, Comte de Toulouse. Les bâtiments remontent au XIVe siècle et la construction s’échelonne jusqu’au XVIIIe siècle. Le Sceau lui-même de l’université remonte au XIIIe siècle. Sa réputation universitaire a traversé les siècles pour en faire aujourd’hui un lieu de formation d’excellence et de réputation internationale.

Un peu d’histoire

Au cœur de la ville historique, rue de la Fonderie, il a accueilli en 1368 le corps de Saint Thomas d’Aquin, confié par le pape urbain V à l’église de l’Université. Lequel avait contribué en 1229 à fonder l’université. Le tombeau du saint se trouve aujourd’hui à l’Église des jacobins.

C’est dire sous quels auspices cette université a vu le jour ! Elle sera prospère et se développera tout au long des siècles suivants jusqu’à ce que la Convention par décret en 15 septembre 1793 supprime toutes les universités de France.

D’école de droit, de médecine et de faculté de lettre, elle deviendra par une loi votée en 1880 l’Institut Catholique de Toulouse. C’est aujourd’hui un vaste ensemble composé :

  • d’un musée archéologique et historique (comprenant les vestiges du rempart antique de la ville, mais aussi une meule gauloise, des sarcophages paléochrétiens…),
  • de plusieurs laboratoires de recherche,
  • d’une chapelle, la chapelle Sainte Claire du Salin,
  • d’une bibliothèque (200000 ouvrages et de nombreux manuscrits, incunables…),
  • de trois amphithéâtres, dont celui de Bruno de Solages construit en 1650 par les Dominicains,
  • de la maison Seilhan, où vécut Saint Dominique,
  • et de nombreuses salles.

Il fait partie de la Fédération internationale des universités catholiques qui comprend 200 établissements dans le monde et il est membre de l’UDESCA qui regroupe les cinq universités et instituts catholiques en France.

Ses formations.

Son champ de compétence est extrêmement large. Outre sa fac de théologie, il comprend les Lettres et Sciences Humaines, le Droit et un vaste ensemble d’écoles supérieures professionnelles dont, entre autres :

  • L’École de journalisme de Toulouse
  • L’École d’ingénieur de Purpan
  • L’Institut supérieur pour la communication, l’audiovisuel et le multimédia (ISCAM)
  • L’institut pour le développement et le conseil d’entreprise (IDCE)
  • Etc..

C’est en tout cinq facultés, huit instituts universitaires et 3 écoles supérieures. Reconnu d’utilité publique en 2001, il a des antennes dans tout le Grand Sud-ouest et pratique une large ouverture à l’international en passant de nombreuses conventions avec des universitaires étrangères.

Toulouse_JacobinsLe Capitole, Toulouse's Townhall | Source | Date | Author Delphine Méémail de Limoges représentant Saint-Thomas d'Aquin - vers 1600, Mus

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Published by Pelletier Jean - dans Histoire
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 08:51

Alors que Boris Vian publiait dans l’indifférence générale "L’Écume des jours", en 1947 aux Éditions Gallimard, celui-ci occupe aujourd’hui la dixième place dans le classement des "100 meilleurs livres du XXe siècle. Il faut dire que le livre avait de quoi surprendre les lecteurs. Univers improbables, personnages et situations irréelles forment la trame du livre. C'est certainement l'un de ses meilleurs livres.

La genèse du livre

Il a mené une vie tout aussi dispersée que ses personnages : poète, chanteur, trompettiste, ingénieur, inventeur, traducteur, acteur, peintre… Il a cherché sa vie toute sa vie. En cela, "L’Écume des jours" reflète bien ses préoccupations et sa vision du monde.

Écrit au verso des imprimés de l’AFNOR où il travaillait, il réussit à le faire publier dans la prestigieuse maison Gallimard. Il attend beaucoup de cette publication, d’autant plus qu’il est soutenu par Raymond Queneau et Jean-Paul Sartre. Le succès ne sera pas au rendez-vous, il en sera très affecté.

L’histoire

Il est assez difficile d’établir un synopsis d’une histoire qui n’existe pas tout à fait. Disons pour aller au cœur même du livre que Colin tombe éperdument amoureux de Chloé, celle-ci est malade : un nénuphar pousse dans son poumon. Colin fait tout pour la guérir, elle part à la montagne et à son retour le nénuphar a disparu.

Colin doit travailler pour acheter des fleurs pour Chloé dont le deuxième poumon est de nouveau attaqué par un nénuphar. L’histoire se déroule sur fond de rapetissement de la maison (une détérioration à la manière du "portrait de Dorian Gray" d’Oscar Wilde ou "La peau de chagrin" de Balzac).

Jean Sol Partre sera assassiné. Tout devient gris, triste malgré les efforts d’une petite souris qui essaye de nettoyer les vitres pour amener le soleil… Il s’ensuit des aventures tout aussi surréalistes et pour finir, Chloé meurt et la souris se suicide de désespoir entre les pattes d’un chat.

La portée du livre

Après la mort de Boris Vian, avec un succès tardif, le livre sera porté par la génération de mai 1968 qui y verra l’aspect subversif. Dans son avant-propos il se veut provocant et se distingue des écrivains réalistes.

Il est écrivain de l’imaginaire, d’un imaginaire qui s’apparente à celui du rêve où trône l’événement métaphorique mis brutalement parfois en confrontation avec un propos banal, mais toujours insidieux.

De tous les livres de Boris Vian, celui-ci touchera le plus son public. Le livre sera porté à l’écran (en 1968), on en fera un opéra, il sera mis en scène au théâtre et chorégraphié, tout un éclectisme qui devrait aller droit au cœur de Boris Vian. Le livre est disponible en format de poche sur Amazone.fr à 5,70€ (prix en août 2011).

en:Boris Vian | Boris Vian fr:Boris Vian | Boris Vian bg: | Origi

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Published by Pelletier Jean - dans Littérature
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 07:31

Gen Paul, de son vrai nom Eugène Paul est mort le 30 avril 1975 à l’âge de 80 ans. Bien que n’ayant suivi aucune formation, il sera peintre durant toute sa vie et vivra de sa peinture, mais aussi de ses gouaches, de ses gravures et de la lithographie. Il passera toute sa vie à Montmartre et sera l’un des peintres expressionnistes français les plus marquants.

Ses influences

Autodidacte, il commencera le dessin et la peinture très tôt, pour autant il aura la chance de côtoyer et de bénéficier de l’influence de Juan Gris en fréquentant le Bateau-lavoir après la Première Guerre mondiale.

Il croisera de même : Utrillo, Vlaminck et Franck Will. Toutefois il développera un style, un "coup de patte" qui lui seront propres. Il sera aussi l’ami d’Henri-Martin Lamote, de Louis-Ferdinand Céline, de Darius Milhaud et de Marcel Aymé.

Figure emblématique de la peinture montmartroise, l’excellence de son caractère, malgré les épreuves de la vie (il sera gravement blessé pendant la Première Guerre mondiale et perdra une jambe) en fait un personnage attachant.

Il servira de modèle à ses amis écrivains. On le reconnaitra dans la nouvelle de Marcel Aymé "Passe-Muraille" (1943), il sera un des personnages principaux de "Féerie pour une autre fois" (1952) de Louis-Ferdinand Céline, lequel en donne une description cruelle, mais réaliste : colérique et alcoolique.

Son style

Malgré l’influence des peintres qu’il côtoie, citons Picasso, Fernand Léger et Camille Pissaro, il crée un style qui s’obstine, à travers ces influences cubistes ou déstructurant la matière, à garder un point de vue réaliste.

Il mélange le coup de pinceau agressif, le motif abstrait à la perspective réelle qui surmonte ce mélange des genres. Son œuvre restera, malgré ses déboires, une période après-guerre sinistre et son alcoolisme chronique dès 1930, toujours optimiste et tournée vers la vie.

Dès 1920, il sera présent aux Salons d’Automne et des indépendants aux côtés des peintures de Picasso et Soutine qui provoqueront le scandale. Pourtant l’attribution de la Légion d’honneur, en 1934, le fait entrer dans le cénacle des peintres reconnus.

Dans la foulée, il recevra une commande publique de l’État pour décorer le pavillon français des vins à l’exposition internationale de Paris. Il réalisera aux États-Unis une série de peintures et de dessins inspirés par le jazz qu’il appréciait.

Certains en ont fait "’avant-gardistes" de l’Expressionnisme abstrait (mouvement artistique américain dès années 1950). Ses œuvres figurent dans la plupart des collections privées et de nombreux musées. Les œuvres de Gen Paul à vendre sont nombreuses.

Sa meilleure biographie a été écrite par Jacques Lambert, "Gen Paul : un peintre maudit parmi les siens" aux Éditions La Table ronde (2007).

œuvre du peintre Gen Paul

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 13:20

Les restaurants guadeloupéens ont gardé de leurs origines (les Arawaks) un goût relevé, les viandes boucanées, les préparations à base de farine de manioc et le cassave (pain de manioc). Le matété (crabe et riz) a été légué par les Espagnols, les soupes et plats cuisinés de cochon par les Français. Le passage des Indiens a instauré la tradition du Colombo, du curcuma, du safran et de la cannelle.

L’esprit culinaire

Le poisson est particulièrement cuisiné : le thazard, le balaou, la bonite et les poissons de roche, la langouste et les célèbres ouassous (crevette d’eau douce).

Les fruits sont nombreux sous les tropiques, ce sont les bananes, les mangues et la noix de coco qui intègrent certaines recettes, notons la carambole, le maracuja, la sapotille, le corossol, la banane pomme.

Les légumes sont variés, le chou pommé, le pois canne, le pois d’Angole, et le fruit à pain (originaire de Tahiti). Les racines jouent un rôle important dans la composition des plats : ignames, malangas, patates douces. Tout cela guide les restaurants.

Les bonnes adresses

Voici un avis sur quatre restaurants.

Tante Arlette

Elle est au bout d’une longue route verdoyante, c’est un vrai voyage au bout de l’île. Sa cuisine exprime la poésie des Antilles : grillade de langoustes, écrevisses, lambis accompagnés de riz et légumes du pays, et de somptueux desserts : banane flambée à la cannelle, blanc manger coco.

Les menus vont de 16€ à 30€. Ce restaurant se situe au 3, rue Lucy de Fossarieu, Grand'Rivière, tél. : 05 96 55 75 75.

Le Coco Kafé à la Marina de Point à Pitre

Il se situe au bord de l’eau, près de l’aquarium. Il offre la garantie de retrouver une ambiance guadeloupéenne typique, avec une carte généreuse et une cuisine aromatisée. Les menus vont de 20€ et 25€. Le restaurant est implanté à la place Créole Bas du Fort, Le Gosier, tél. : 05 90 93 63 02.

Le Banana’s

C'est l'exemple typique du restaurant de plage, tel qu’on le trouve partout en Guadeloupe, au menu : assiette de colombo, poulet grillé et des petits prix.

Vous le trouverez sur la plage de Grande-Anse à Deshaies.

An Kann là

Vous y trouverez l’âme créole à l’écart des circuits touristiques. L’endroit n’a rien de particulier, une grande case recouverte de tôles au milieu des champs de cannes.

Par son art d’accommoder les produits du terroir, il est devenu l’endroit à la mode. Il offre une cuisine authentique : tripes ti figues, dombrés queue de porc, fricassée de chatou, soupe à Congo, matété de crabe, etc.

Ce sont à la carte, toutes les recettes les plus traditionnelles. L'adresse est au vieux bourg à Abymes, tél. : 05 90 20 17 18, email : Ankannla@wanadoo.fr.

Les prix sont constatés en août 2011.

GuadeloupeLA langousteUn champ de cannes à sucre à Salazie , dans les Hauts de la RéunionSardinhas-Sardine-Pilchard-Fish-Sardina-Peixe-SardinhaEtale de marchand

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 12:21

"Martin Eden" de Jack London, l'auteur de "Croc Blanc" a marqué de nombreuses générations de lecteurs. Livre culte, son histoire est aussi la sienne, malgré ses dénégations. Par le récit de Martin Eden, autodidacte, l’auteur propose une philosophie de vie, un refus du conformisme. Publié en 1909, London disparaîtra, peu après, en 1914 d’un empoisonnement du sang.

L'histoire

Dans les années 1900, le jeune marin Eden débute mal dans l’existence : une jeunesse ratée sans éducation, dans un univers brutal. Il voyage beaucoup et apprend peu, jusqu’au jour, où intervenant dans une bagarre, il sauve un jeune homme.

Celui-ci se révèle de bonne famille et l’invite à dîner. Martin tombe éperdument amoureux de sa sœur : Ruth Morse qui bien entendu, a reçu de son milieu éducation, grâce, tout l’opposé de Martin. Il entreprend donc de se cultiver aux fins de la séduire.

Pris à son propre jeu, il assimile une véritable culture encyclopédique. Il se rêve écrivain. Ruth cédant à son charme, ils se fiancent. Les talents littéraires de Martin ne trouvent guère d’échos, sa fiancée le pousse à s’intégrer à la société. Martin souffre de cette situation et ne trouve de réconfort et d’écoute qu’auprès de son ami Brissenden. Suite à un malentendu, un journal local présente

Martin comme un socialiste, Ruth se sépare de lui. Les malheurs s’enchaînent, Brissenden meurt alors que Martin connaît ses premiers succès. Il devient un auteur célèbre et pourtant, cela ne lui apporte aucune satisfaction. Il trouve la société vaine et superficielle et il ne supporte plus la pression qu’elle lui impose. Il part pour le Pacifique et disparaît en se glissant dans la mer comme Gilliat dans les "Travailleurs de la mer" d’Hugo.

Un livre emblématique

On y retrouve la vie de Jack London . Au même titre que son héros, il est un voyageur, il a soif de connaissances,et partage le mépris de Martin pour la société. Il est dans la tradition stendhalienne du jeune homme pauvre qui franchit toutes les étapes pour intégrer la bourgeoisie.

Mais il n’en fera jamais partie, tant son histoire est celle, certes d’une ascension, mais aussi d’une désillusion. Forgé de sa propre puissance et sa soif de se hisser au plus haut, il méprise très vite tous ceux qui l’entourent, ceux dont la naissance leur a donné tous les droits.

Libertaire, un peu anarchiste, Jack London après une vie riche de voyages et d’aventures livre avec "Martin Eden" un manuel de vie dénonçant l’individualisme forcené de son temps. Son accès est des plus faciles, il est publié en livre de poche et on le trouve à 2€ sur Priceminister (prix en août 2011).

 "Martin Eden" de Jack London

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Published by Pelletier Jean - dans Littérature
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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 10:24

Il existe des artistes peintres, lesquels fondent l'art du Maroc. C’est un fait, même s’ils ne sont que très peu connus. Cette production a ses forces et ses faiblesses. Parfois englués dans les problématiques de l’art contemporain, certains d’entre eux se sont égarés dans un conceptualisme poussé à l’extrême. Mais la peinture marocaine a trouvé sa propre voie en dehors de toutes références ou tous liens avec Paris ou même New York, les deux Babels de références. Il est légitime aujourd’hui de parler d'art marocain.

Les références

Il est difficile de faire un choix parmi tous les peintres marocains. Comme tout choix, il peut être arbitraire. Mais quatre noms viennent spontanément à l’esprit.

Ahmed Cherkaoui (1934-1967) fait l’unanimité, il est celui qui a initié la peinture moderne au Maroc et a fait école. Jilali Gharbaoui (1930- 1971), de la même manière, a introduit l’idée de la peinture non figurative en lui donnant ses lettres de noblesse.

Mohammed Melehi, né à Asilah en 1936, qui apprend très vite la culture occidentale et mixe celle-ci avec la tradition marocaine pour produire son propre style : sobriété et dépouillement. Mohamed Chabâa, né en 1935 à Tanger, il étudie entre autres à Rome, ses œuvres ont été vendues dans le monde entier. Son influence est particulièrement visible dans son engagement pour la revue "Souffles".

Les deux figures tutélaires d’aujourd’hui

Ils sont deux plasticiens aujourd’hui à faire référence dans le monde de la peinture marocaine, l’un vit à Marrakech l’autre à Essaouira au cœur de l’histoire et de la tradition orientale.

Le premier Farid Belkahia, né le 15 novembre à Marrakech, il y vit et y travaille. Son œuvre est le fanion que suivent un grand nombre de jeunes artistes, il est au cœur même des références en matière des arts plastiques dans tout le Maghreb.

Le second, Houssein Miloudi dit "le maitre de la Skala d’Essaouira", a étudié entre autres à l’École nationale Supérieure des beaux-arts de Paris, il pratique la peinture, mais s’intéresse aussi à l’architecture D’Essaouira où il travaille, il est à l’initiative de nombreuses rencontres d’artistes.

Son style qui puise ses racines dans l’histoire de la calligraphie invente une écriture nouvelle à base de papiers collés où surnagent des figures étranges. On peut encore citer Abedkébir Rabi, né en 1944. Il se forme pour devenir enseignant, puis obtient une bourse d’études à Paris.

Son art abstrait retient l’attention des critiques. Mais aussi Mohamed Kacimi, peintre et poète, qui exerce une grande influence sur ses contemporains, il est à l’origine d’un courant de jeunes artistes plasticiens. Il existe aussi des peintres juifs marocains : Raphaël Cohen (dit Daira), André Elbaz, Maxime Benhaim...

Maroc-2008-02-21-19-35-281 Le leader Allal Fassi et Hadj Ahmed Cherkaoui | Source Biographie de1 Fishing Port in Essaouira, Marocco | Source | Author Rienna | Date

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 13:47

Une ballade gastronomique à Saint-Germain-des-Près donne toujours le frisson. On y croise tant de fantômes, entre les hôtels et les villas, des existentialistes aux artistes d’aujourd’hui. On songe à Boris Vian, Simone de Beauvoir, Marguerite Durras, Jean-Paul Sartre en passant devant la terrasse des Deux Magots, et la Brasserie Lipp. Des quais, face à Notre Dame jusqu’au jardin du Luxembourg, en passant par l'église Saint-Germain-des-Près, le quartier mérite le détour.

Les incontournables

La Brasserie Lipp

Située au 151, boulevard Saint-Germain, Paris 75006, la brasserie Lipp occupe une place de choix depuis 120 ans. Elle a accueilli les personnages illustres de la société : Marcel Proust, Albert Camus, André Gide...

Elle perpétue la tradition gastronomique auvergnate, une choucroute réputée et appréciée, les incontournables poireaux vinaigrette, le bœuf mode et le baba au Rhum.

L’établissement a été classé monument historique. Mitterrand y a été très assidu. Indémodable c'est aujourd'hui le pôle du tout Paris et de la Jet Set internationale. Il faut compter entre 30€ à 62€ pour des menus à la carte .

Les Deux Magots

Situé au 6, place Saint-Germain-des-Près, Paris75006, ce restaurant est l’institution littéraire par excellence. Déjà Mallarmé, Verlaine et Rimbaud y avaient leurs habitudes. Il doit son nom aux deux statues qui trônent dans la salle.

Le tout Paris littéraire y a passé : Elsa Triolet, Picasso, Prévert, Jean Giraudoux, André Breton Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre. En 1933 la création du prix des Deux Magots a été sa reconnaissance, comme "reine littéraire".

Celui-ci a conservé la tradition : serveurs en habit noir et blanc, présentation de la bouteille pour tous les services. Une grande référence : son chocolat chaud, préparé à l’ancienne, servi dans des pots en argent. A la carte, pour un repas complet, la note sera de 50€ à 60€.

Les inattendus

Les Bouquinistes accueillent plus traditionnellement les marchands d’art parisien. Ce restaurant est tenu par une des rares femmes-chefs, Magdala de Beaulieu-Caussimon, qui propose quelques raretés comme le homard et tourteau en fine raviole de betterave.

À la carte, comptez de 50€ à 60€, il existe des menus de 26€ à 80€. Le restaurant les Bouquinistes se trouve au 53, quai des Grands-Augustins, Paris 75006.

Le Tournebièvres se situe au 65, quai de la Tournelle, Paris 750005 à deux pas de l’île de la Cité, outre ses trois étoiles, il offre un panorama magnifique sur la Seine et une cuisine classique, dont un assortiment de charcuterie corse exceptionnelle. Il offre un menu complet à 31€.

Le Timbre est originalement dirigé par le très british Chris Wright, petit par la taille, mais grand par sa cuisine. Le menu est proposé à 30€ avec le verre de vin à 4€. Il se situe au 3, rue Sainte-Beuve Paris 75006.

Saint-Germain des PrésPB061456PB061449France, Auvergne, Moulins : " Le grand café " 1899

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 16:36

Michel Folco, photographe de talent, s’est consacré à la littérature après avoir travaillé pour les plus grandes agences photographiques comme Gamma et Sipa. Personnage unique dans le paysage littéraire français, il y trouve en six romans, écrits de 1991 à 2010, toute sa place, et surtout son public. Il est né à Albi le 29 septembre 1943. Il aura attendu l’âge de 48 ans pour entamer sa carrière littéraire.

Un écrivain atypique

Écrivain surprenant, il produit des œuvres de fiction documentées avec un grand soin à partir d’un univers bien particulier, celui des bourreaux et de leur entourage.

Son univers littéraire est des plus large, à la manière d’un Alexandre Dumas qui brasserait, outre ses histoires, un rire retentissant qui ne fait pas simplement que de l’humour, mais qui creuse en profondeur ses sujets, avec parfois du cynisme, mais toujours une réalité, si cruelle soit-elle.

Réputé auteur facile, il n’en délivre pas moins une parole qui va bien au-delà de la littérature de loisir, une parole qui porte à réfléchir.

Baptiste Liger (L’Express), dans sa critique de «La Jeunesse mélancolique et très désabusée d’Adolph Hitler», a écrit «Il a su poser les bonnes questions».

Tout est dit !

L’œuvre

Son premier livre, publié en 1995, «Dieu et nous seuls pouvons» (1991), a pour sujet une dynastie de bourreaux, les Pibrac.

L‘action se situe dans l’Aveyron, embrassant une large période du XVIIe siècle à nos jours.

Roman historique, il raconte l’histoire d’un enfant trouvé, Justinien Trouvé qui, au fil d’aventures rocambolesques, se voit offrir sous forme de salut l’emploi de Bourreau, à Bellerocaille (village de l'Aveyron), qui n’en a pas.

Il n’a pas trop le choix, et devient ainsi le fondateur d’une dynastie de bourreaux sous le nom de Pibrac.

Ce filon littéraire, outre ce premier roman, sera la source d’inspiration des romans suivants :

- «Un loup est un loup» (1995).

- «En avant comme avant !» (2001).

- «Même le mal se fait bien» (2008).

  • Et même, «La Jeunesse mélancolique et très désabusée d’Adolph Hitler» (2010).

Les faits divers sont le support de ses narrations. Ainsi, l’affaire des «Chauffeurs de l’Aveyron» est directement inspirée de l’histoire de bandits qui ont sévi dans le Pas-de-Calais et la Drôme.

Son adaptation au cinéma

L’originalité de l’histoire et la qualité de l’écriture ont séduit le producteur de cinéma Christian Fechner, qui décida de tourner une adaptation de l’œuvre, du moins, de sa première partie, qui raconte «l’avènement» de Justinien Pibrac.

Folco Michel participera à l’écriture d’une partie du scénario. Le film «Justinien Trouvé ou le bâtard de Dieu» (1993) ne trouvera pas aussi facilement son public que les livres eux-mêmes.

1 L'ancien bourreau (potence) | Source book: Les Français sous la Ré

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 07:51

Francine Van Hove, née à Paris en 1942 se consacre très jeune à la peinture et au dessin. Elle vit et travaille pour l’essentiel à Paris. C’est en 1971 qu’elle présentera sa première exposition et obtiendra un succès immédiat, jamais démenti. Sa sensibilité si fine, son interprétation évocatrice de ses personnages féminins retiennent immédiatement l’attention des collectionneurs, des galeristes et des conservateurs. Depuis elle acquiert auprès du grand public un triomphe sans cesse grandissant.

Son œuvre

Francine Van Hove, peintre, est fascinée par la beauté féminine qu’elle exalte sous son coup de crayon noir, blanc ou en couleurs. Elle privilégie les instants d’abandon : comme celui du sommeil, un sommeil qu’elle saisit toujours à la volée, fugace... Les mouvements des bras couplés aux visages trahissent une foison de sentiments.

Cela fait trente ans que l’artiste fait vivre le même univers, chaque œuvre nouvelle levant un voile discret et énigmatique, là d’une main tombante, là sur une mèche tourbillonnante au bord d’un visage endormi.

Elle travaille aussi à l’élaboration de nombreuses couvertures de livres. Sa popularité auprès du grand public tient à l’édition de son œuvre sous forme de lithographies plus accessibles financièrement à l’achat.

Les lieux d’exposition

Son succès international l’amène à présenter son travail sur l’ensemble des continents. Le Japon s’intéresse particulièrement à son art du nu, toujours à partir de modèles. Elle est exposée régulièrement à l’occasion de la Foire Internationale d’Art Contemporain (FIAC) qui se tient chaque année à Paris au mois d’octobre et réunit l’ensemble de la filière professionnelle de l’art contemporain.

Deux galeries contribuent à mieux la faire connaître :

  • La galerie Alain Blondel à Paris, 128 rue Vieille du temple 75003

  • La galerie de Bellefeuille à Montréal, 1367 avenue Greene, Québec H37 2A8.

Alain Blondel a écrit à propos de son travail : "La peinture de Van Hove possède la vertu essentielle de suggérer sans discourir. Elle a l'art de supprimer les intermédiaires entre les émotions et leur perception. Les sentiments les plus subtils, les allusions les plus ténues qu'elle nous adresse, nous parviennent avec une curieuse impression de netteté et la vibration de cette transmission est pur plaisir.'' Extrait d’un catalogue d’exposition –janvier 1984.

1 Nu féminin allongé | Source http://www. archive. org/stream/diekunCharcoal line drawing of seated nude female

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 13:51

La philatélie est un art complexe, c’est tout le savoir-faire d’un collectionneur. Cela requiert de nombreuses qualités dont la persévérance n’est pas la moindre. Cela peut nécessiter beaucoup d’argent selon les objectifs de collection que l’on se sera fixés. Les timbres ayant la valeur la plus élevée datent du XIXe siècle. Mais, un enfant peut aussi s’y consacrer.

Aux origines

Le 1er timbre apparaît en France le 01/01/1849, ce sont pourtant les Anglais qui créeront le 1er des timbres anglais le 06/05/1840. Depuis, le timbre a connu une longue histoire qui s’est mêlée à l’histoire de la France, créant ainsi des timbres rares de collection, que se soit lors du siège de Paris par les Prussiens en 1870 avec l’envoi de plis par ballons ou des petits ballons de zinc jeté en amont de Paris contenant de précieux plis timbrés.

Un art de la connaissance

Collectionner les timbres, c’est aussi s’intéresser à la géographie, à la politique et aux arts en général. Cela peut être un outil pédagogique pour les jeunes enfants. Une collection peut démarrer jeune (6 à 7 ans). La technique est assez simple et ne requiert pas un savoir-faire complexe. Le panorama existant est vaste. Collectionner les timbres du monde entier, relève aujourd’hui de l’exploit, tant ils sont nombreux (plus de 500000 timbres). Trop vastes, la plupart n’ont d’ailleurs que peu de valeur.

Une science de l’expertise

Centrer son activité de philatéliste sur une collection de timbres neufs français est déjà une rude tâche, qui ne sera jamais accomplie, tant les 1res éditions coûtent cher et les anomalies sont nombreuses. Ce sont ces dernières qui sont les plus difficiles à "chasser". Le 1er timbre français est de type Cérès de J.J. Barre, le 20 centimes noir, suivi aussitôt par le 1 franc vermillon (ou carmin), ce dernier présentera les premières anomalies de l’histoire de la philatélie avec une forme appelée têtes-bêches.

C’est le prélude à une science en perpétuelle progression, celles des variantes, on catalogue les différences de couleur à l’édition, le cadrage plus ou moins juste des timbres anciens, les erreurs dans le dessin même. Cette collection se révélera l’œuvre d’une vie.

Quelques conseils de manipulation et de choix de support de conservation

On peut conserver ses timbres dans le cadre d’une collection thématique (animaux, tableaux, personnages historiques, paysages) et utiliser un catalogue de timbres. Pour une collection complète, il existe des albums pré-imprimés (mais onéreux) où il ne reste plus qu’à placer les timbres au fur et à mesure. Seront nécessaires :

  • Une loupe pour observer et identifier.

  • Une pince à timbres pour manipuler.

  • Des pochettes en plastique pour stocker avant de classer.

  • Et, bien entendu, des catalogues de cotations, les plus connus étant ceux de Yvert et Tellier.

À la Recherche du Stamps PerduLUFTFELDPOST - 13. Januar 1943Old stamp

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Présentation

  • : Le blog de Jean pelletier
  • Le blog de Jean pelletier
  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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77https://twitter.com/jmpelletier
Bonne lecture.
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