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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 13:46

imagesCALZV2S6.jpgLe pâté de tête de porc est connu dans l’Est comme le fromage de tête ou hure (presskopf).. L’origine de « fromage » vient du mot italien « Formaggio » qui évoque la mise en forme du pâté. Il peut être fait à partir d’une tête de porc ou de sanglier lorsqu’il ya des chasseurs dans la famille

 Ingrédients :

 

      -       1demi-tête de porc ou de sanglier avec langue

-       50cl de vin blanc

-       50cl d’eau

-       Du gros sel gris de Guérande

-       4 feuilles de lauriers

-       2 branches de thym

-       1 oignon jaune

-       4 carottes

-       2 petits poireaux

-       Quelques grains de genièvre

-       2 clous de girofle

-       I bouquet de persil plat

 

 Ingrédients 10 personnes :

·       1 demi-tête de porc

·       50 cl de vin blanc

·       50 cl d'eau

·       1 cuillère à soupe de gros sel

·       4 feuilles de laurier

·       2 belles branches de thym

·       1 oignon

·       4 clous de girofle

·       1 bouquet de persil (ou un petit bol de persil haché surgelé)

  • Préparation : 30 mn
  • Cuisson : 60 mn
  • Repos : 140 mn
  • Temps total : 230 mn

 Ustensiles :

 

-       Moule à pâté rectangulaire.

-       Une large cocotte

 

·         Préparation

- Prendre la demi-tête,la rincer abondemment à l'eau vinaigré  et la faire tremper dans de l'eau vinaigrée toute une nui ou au minimum sur une période de 8 heures.

- Bien la rincer à l'eau claire et la plonger  dans un bouillon (eau, vin blanc, 4 carottes, bouquet garni, grains de poivre, un oignon piqué de deux clous de girofle, les blancs des deux petits poireaux, quelques grains de genièvre).

- Temps de cuisson à petits bouillions : trois heures minimum


- Hacher les deux autres oignons, les deux gousses d'ail et le bouquet de persil plat, ajouter une partie des carottes du bouillon coupées en fines rondelles

- Une fois le tête cuite, la couper en petits morceaux, même chose pour la langue,
et mélanger le tout avec le hachis

- Filtrer le jus de cuissons et bien le faire réduire ( prévoir 30 mn de cuisson)



- Remplir la terrine  d'un peu de jus de cuisson réduit et d'un hachis de persils et complèter avec le reste de la préparationet recouvrir à ras bord du hachis de viande avec le reste du jus de cuisson.,

- Placer la terrine une nuit au frigidaire, votre hure est prête à être servie accompagnée de petits cornichons ferme et d'un bon beaujolais.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 13:41

 orchidee-2.jpgFleurs considérées comme rares, et difficiles à cultiver, elles sont pourtant nombreuses de par le monde. Le nombre de leurs espèces tourne autour du chiffre de 25 000, classées en 850 genres. Son âge remonte à 86 millions d’années et on la retrouve dans tous les milieux, hormis les déserts et les cours d’eau. Variétés fantasques, la plus petite ne fait que 5 millimètres et ne pèse qu’un gramme, la plus grosse pèse plus d’une tonne avec des tiges de 3 mètres de haut. Elles colonisent essentiellement les milieux tropicaux et sont au final assez rustiques et résistantes.

 

Le bon choix.

 

La lumière et l’humidité sont les deux fondamentaux pour bien réussir l’entretien de ses orchidées. Ensuite il faut aller vers les espèces les plus simples et les plus robustes. Les Phalaenopsis sont les plus fréquentes chez nos fleuristes. En effet, elles présentent bien avec leurs floraisons qui s’étendent sur plusieurs mois et une réelle capacité à refleurir par la suite. Cette espèce s’acclimate plutôt bien aux conditions d’un appartement, à savoir une certaine constance dans la température et une hygrométrie moyenne. C’est important à savoir car nombres d’orchidées réclament pour leur bien être d’importantes variations de températures entre le jour et la nuit.

 

Les fondamentaux de la réussite.

 

Ne jamais les exposer directement au soleil et leur préférer une pièce humide, la salle de bain par exemple. Par contre elles ont besoin d’une importante aération, ce qui n’est pas toujours le cas des salles de bain. Le balcon est une possibilité, sous la réserve que la plante ne soit pas sous les rayons du soleil et que l’écart des températures soit de -8° à pas plus de 23°C. Quant on parle d’humidité, il ne faut pas exagérer, la plante pourrait pourrir. Un arrosage une fois tous les dix jours, si les conditions d’ambiance ont bien été respectées, devrait suffire. L’idéal serait d’utiliser une eau minérale ou encore mieux une eau de source (cela se trouve dans le commerce).

Le rempotage se fait tous les 2 ou 3 ans, à cette occasion vous pouvez tremper la base de la plante quelques minutes dans une cuvette d’eau afin de bien tremper la motte. Enfin ne jamais couper les tiges, c’est sur leur base qu’apparaitrons les nouvelles fleurs. Un dernier truc : conserver le bouchon en liège d’une bonne bouteille de bordeaux, fragmentez le en de nombreux petits morceaux que vous placerez sur le sol.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 14:59

logo-copie-priveeLa copie privée est une exception au droit d’auteur. Elle a trouvé son origine pour la première fois en Allemagne (en 1965) en règlement d’un contentieux entre la société de gestion de droits d’auteurs (La Gemma) et un fabriquant d’enregistreurs (la société Grundig).

 

La France a adopté son principe en 1985 avec la loi Lang. Aujourd’hui elle existe dans toute l’Europe à l’exception de Chypre, du Luxembourg, de l’Irlande, de Malte et du Royaume Uni. Mais ce dernier est sur le point de l’adopter.

 

Son principe est celui de l’autorisation pour une personne de reproduire une œuvre pour son usage exclusivement privé ou dans le cercle familial.

 

En contrepartie de ce droit à autoriser, une partie du prix d’achats des consommables servants à la copie est prélevée en compensation. La notion de consommable a évolué au fil du temps ; à l’origine ce sont essentiellement les vidéocassettes et les CD, aujourd’hui la notion a été étendue aux clefs USB, aux disques durs externes, aux Smartphones et plus récemment aux tablettes numériques (Ipad..). Cette redevance (et non pas taxe comme on l’appelle souvent par erreur), très controversée, une fois collectée est reversée aux sociétés de gestion collective des auteurs, des artiste s interprètes et des producteurs.

 

Le montant total des sommes perçus en 2010 est très important, 189 millions d’euros en 2010. Le site de l’association pour la copie privée fait ainsi état de 200 000 artistes (créateurs et interprètes) qui en bénéficient chaque année. En France la loi Lang prévoit que 25% des sommes collectées sont réservées à des soutiens aux actions artistiques. En 2010, toutes sociétés de gestions collectives confondues ce sont 47 millions d’euros qui ont été distribués en soutien à l’action artistique, à savoir 5 000 manifestations et initiatives culturelles qui ont été soutenues en France.

 

A une période où l’argent public, qu’il s’agisse de l’Etat ou des Collectivités Territoriales, se fait rare, c’est une manne bien utile pour les créateurs.

Ce régime qui a fait ses preuves en France et en Europe depuis plusieurs décennies est aujourd’hui mis en péril de toute part.

 

En France à l’initiative des constructeurs de matériels avec parfois le soutien bienveillant des associations de consommateurs, l’application de la rémunération pour copie privée est en suspend.

Un arrêt du Conseil d’Etat  (17 juin 2011) a considéré que le régime français n’était pas conforme à la directive européenne du 22 mai 2011 sur les droits d’auteurs et les droits voisins. C’est l’arrêt dit « Padawan » (21 octobre 2010). Ainsi l’ensemble des barèmes qui avaient été fixés pour le prélèvement des redevances pour copie privée a été annulé. Un délai jusqu’au 22 décembre 2011 avait été accordé à la commission qui fixe ces barèmes pour mener des études d’usage afin de légitimer les barèmes. Hors, il est vite apparu que ce délai n’était pas suffisant. Le gouvernement afin d’éviter un blocage préjudiciable à toute la culture, a fait voter en urgence une loi en décembre 2011 pour repousser à fin 2012 l’établissement de nouveaux barèmes.

 

Par ailleurs la commission européenne  étudie le sujet depuis plusieurs années. Elle vient de confier à Antonio Vitorino, ancien commissaire européen à la justice une mission de médiation sur le sujet.

 

En arrière plan, c’est bien l’harmonisation européenne qui se profile et qui ne s’est pas satisfaite de ce régime pour copie privé fort différent dans les pays membres. Les intérêts en présence sont très opposés entre les ayants droits attachés à cette source de financement et les industriels et les consommateurs qui exigent une baisse significative de ces prélèvements.

 

Michel Barnier, le commissaire français en charge du dossier a annoncé que la médiation commencerait son travail début 2012 pour s’achever avant l’été2012. Nous y sommes et M. Vitorino a pris du retard tant la consultation a été prolixe en propositions.

 

Rappelons l’ambitieux objectif que c’est fixé la commission : «  proposer une législation favorisant la fluidité des échanges transfrontaliers d’équipements assujettis aux prélèvements pour copie privée tout en garantissant une juste compensation pour les actes de copie privée ».

Rappelons que la France a mis en place le dispositif le plus favorable en Europe et qu’il est fort à craindre qu’une harmonisation européenne ne se fasse par le bas, donc au détriment des français.

Déjà de nombreux parlementaires français se sont interrogés sur la légitimité du système actuel où la redevance pour copie privée peut être de 2,60€ en France pour 1,50 € en Allemagne et 0,67€ en moyenne dans l’Union européenne.

 

Le gouvernement de Monsieur Ayrault, dans la suite du programme de Francois Hollande s’est engagé à revoir, outre HADOPI, l’ensemble du dispositif pour aboutir à une grande loi qui signera « l’acte l’an 2 de l’exception culturelle ». Nous savons d’ors et déjà que la loi de 1985 sera remise sur le tapis et rediscutée à la lumière des évolutions technologiques intervenues entre temps.

 

Par ailleurs le parlement européen, vient de voter contre le traité anti contrefaçon ACTA par 478 voix contre et 39 voix pour (165 abstentions). Ce texte avait fait l’objet de nombreuses polémiques puisque négocié dans le plus grand secret  entre une dizaine de pays. La lutte contre la contre façon concernait aussi bien le secteur physique que numérique.  Pour les militants des libertés numériques de texte était inacceptable et surtout liberticide. En particulier il y figurait la procédure simplifiée pour les ayants droits d’obtenir des informations des fournisseurs d’accès à internet.

 

Ainsi qu’il s’agisse de l’avenir de la copie privée ou d’une manière plus générale des usages autorisés ou non autorisés sur internet, de la diffusion et de l’accès à la culture en ces temps numériques cela bruisse aussi bien à Paris qu’à Bruxelles. Le  temps des incertitudes va peut être toucher à sa fin, celui des abus de position dominante aussi.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 13:50

imagesCA4ON8CZ.jpgLe 11 avril 2011 Frédérique Mitterrand, ministre de la culture confiait à Didier Selles une mission « destinée à éclairer les choix des pouvoirs publics quant à la modernisation du cadre juridique du soutien à la filière musicale et des ressources que les acteurs du secteur tirent de leurs activités». Il lui demandait « d’expertiser l’hypothèse de créer un outil de soutien dédié à ce secteur, inspiré le cas échéant du modèle emblématique que représente le Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC) ». Cette mission intervenait à la suite de toute une série de missions sous Sarkozy de Denis Olivennes à Patrick Zelnik en passant par Emmanuel Hoog et avait pour but d’aboutir à la mise en place d’une nouvelle Institution pour la musique.

 

Le rapporteur a rendu ses travaux en septembre 2011, après avoir auditionné l’ensemble de la filière. Malgré l’habituel empressement de Nicolas Sarkozy à agir, le CNM n’a pu qu’entamer un début de préfiguration avant les élections.

 

Le rapport Selles précise que « le CNM doit être un lieu de dialogue entre l’état et les différents acteurs, ainsi qu’un instrument fort de défense des intérêts communs de la filière aux plans national, européen et mondial ». Sur les missions, le consensus s’est à peu près fait, sur la nature juridique, un EPIC, ainsi que le regroupement du Centre National de la Variété (CNV), du Fond pour la Création Musicale (FCM), de Francophonie Diffusion, du Bureau Export et de l’Institut de Recherche sur les Musiques Actuelles (IRMA). C’est au moment d’imaginer son financement que les dissensions sont apparues.

 

Depuis l’arrivée d’Aurélie Filippetti rue de Valois, la filière dans son ensemble était relativement impatiente de savoir quelle serait sa ligne de conduite : achever la mission de préfiguration sur ses bases actuelles et mettre en place le nouvel EPIC ou bien reprendre la main sur le projet, en raison d’un financement non abouti pour relancer la discussion, quitte à se redonner largement le temps nécessaire d’y penser.

 

Hier, dans un entretien à l’AFP la ministre de la culture a retenu la deuxième solution et entend bien « reprendre la réflexion autour du CNM » et repousser à plus tard sa création initialement prévue pour fin janvier 2012….

 

Le principal motif à cet ajournement, pomme de discorde avec la majorité sortante, les 15 millions d’euros prétendument inscrits au ministère pour le financement du CNM, n’était qu’une déclaration d’intention. Par ailleurs la taxe sur les Fournisseurs d’Accès à Internet°(FAI) n’était en aucune manière juridiquement sécurisée, en particulier auprès de la Commission  européenne à Bruxelles.

La Ministre a judicieusement rappelé la nécessité de travailler sur ce projet dans un ordre rationnel, à savoir commencer à « trouver les sources de financement, identifier les meilleurs mécanismes qui permettent d’aider la création et la diversité en ensuite seulement parler d’aides et de bénéficiaires ». C’est donc bien d ‘une remise à plat totale à laquelle s’engage la ministre de la culture. Elle recevra donc, dés juillet, l’ensemble de la filière en « y associant les représentants de la musique classique et les collectivités locales».

 

Pour l’heure à quelques exceptions près (L’UPFI, les producteurs de disques indépendants qui s’inquiètent du retard ainsi occasionné) l’ensemble de la filière se félicite de cette nouvelle feuille de route. Les obstacles sont encore nombreux et le financement loin d’être sécurisé.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 15:22

Meeting-au-Bourget pics 809C’est fait Michel sapin, le ministre du travail a tranché ce sera 2 % au 1er juillet d’augmentation du smic, à savoir un coup de pouce de 0,6% puisque l’ajustement au coût de la vie représente 1,4%. Mais le vrai rendez-vous à observer à la loupe, sera la conférence salariale annuelle.

 

Cette décision, au final, a rassuré Mme Parisot du Medef, Jean-Louis Borloo du parti radical qui ne l’a pas trouvé si catastrophique que cela. Seule FO, la CGT, le parti Communiste ont manifesté leurs désaccords avec plus ou moins de voix. C’est bien entendu Jean-Luc Mélenchon qui a fait le plus de bruit sur le sujet.

 

Pour François Hollande, dont les engagements étaient très limités, la « passe » était bien étroite : donner l’impression de prendre une mesure de gauche, tout en évitant de fragiliser les PME par une hausse trop importante. Une mesure de gauche, certes, Sarkozy ayant refusé toute valorisation pendant 5 ans, les 0.6% en plus, sont un signe et sans doute les bienvenus dans la poche des smicards.

 

Hollande s’était surtout engagé dans sa proposition N°15 à « organiser une conférence salariale annuelle tripartite » et à « un rattrapage du smic » (C’est chose faite). Le ministre du travail et la porte parole du gouvernement se sont évertué à expliquer que l’essentiel pour le gouvernement consistait à défendre et améliorer le pouvoir d’achat, d’où toute une série de mesures sur la limitation des loyers, la revalorisation de 25% de l’allocation de rentrée, la limitation du prix du gaz et de l’essence etc…

 

Le dossier est plutôt « chaud », car il n’y a pratiquement pas de marges de manœuvre. Pourtant pendant la campagne le Parti Socialiste a bien faite entendre que l’augmentation des salaires était une condition de la justice sociale. Et qu’après l’abandon de la droite de ce terrain là, il revenait à la gauche d’y faire le nécessaire.

 

La conférence salariale annuelle, annoncée comme un moment du changement, tripartite (Etat, syndicat, patronat) devra engager des propositions significatives qui serviront de guide aux discussions par branches professionnelles qui suivront. La perspective s’étend sur 2013, 2014 et 2015, cela laisse trois années afin de mettre au point un dispositif salarial qui ne saurait se limiter à la seule justice sociale (L’encadrement des hauts salaires…), il faudra du grain à moudre, nécessairement et du pouvoir d’achat à la clef.

 

Sinon comment rompre le cercle infernal crise, rigueur, serrage de vis (et des boulons en plus !), dépression, déficit qui se creusent…si ce n’est par une politique de la relance. Traditionnellement celle-ci passe par des investissements massifs de l’état (Grands travaux, c’était un peu l’idée de Sarkozy avec le grand emprunt), mais surtout par du pouvoir d’achat pour ceux qui sont en mesure de le consommer. On a vu que les cadeaux fiscaux au plus riche était d’une inefficacité crasse….

 

Le gouvernement a moyennement réussi ce premier rendez-vous, mais réussi tout de même au regard de ses engagements ; Le deuxième est très attendu des centrales syndicales, des 3, 5 milliards de smicards, mais aussi des millions de travailleurs qui juste derrière le smic espèrent autre chose que de se retrouver simplement rattrapé par celui-ci.

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 12:47

imagesCA46W23J.jpgLe gouvernement est sur le point de prendre une décision sur l’augmentation/ revalorisation du smic. Sur ce sujet le candidat Hollande n’avait pas fait de promesse précise (une indexation du smic sur la moitié de la croissance…). De son côté le ministre du travail Michel Sapin a donné très tôt la tonalité du gouvernement : « Il faut que le pouvoir d’achat du smic augmente, mais chacun est conscient que 74 % des smicards travaillent dans les petites et moyennes entreprises, que beaucoup des PME sont dans une situation fragile et qu’il ne peut pas y avoir un choc sur le smic ».

 

Le mot est lâché : pas de choc sur le smic. On croirait presqu’entendre le groupe d’expert sur le smic mis en place par Nicolas Sarkozy au début de son quinquennat. Ce groupe d’économistes et présidé par Paul Champsaur (ancien directeur de l’INSEE) a chaque année émis un avis défavorable à toute revalorisation du smic, avis que le gouvernement de Nicolas Sarkozy a scrupuleusement suivi pendant 5 ans. Il est encore à ce jour opposé à ce que le gouvernement de gauche revalorise au 1er juillet le smic, dans une fourchette au départ de 1,5 à 2,5 %, annoncé par les Echos autour de 2 %, et selon les fuites connues pourraient aller jusqu’à 2,2 %. Mais cette hausse se ferait par anticipation à la revalorisation qui doit intervenir le 1er janvier 2013. Le smic horaire pourrait passer de 9,22 euros à 9,40 euros, ce qui représente mensuellement une hausse de 27 euros.

 

Mais selon le groupe d’expert du smic et le Medef : augmenter le smic détruit des emplois. Alors que de son côté Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière déclare qu’une hausse de 2 % serait « un premier faux pas »  du gouvernement Ayrault. Avec la CGT il estime que 5 % est le minimum acceptable.

 

Pour les experts la règle doit rester celle qui autorise au 1er janvier de l’année une indexation du smic sur l’inflation, à laquelle on ajoute la moitié de l’évolution du pouvoir d’achat du salaire de base horaire ouvrier. Paul Champsaur rappelle que la France dispose du smic le plus élevé au sein de l’OCDE (Organisation de coopération er de développement économiques), ce qui a pour conséquence de compresser les bas salaires. Les études menées sur le sujet font état d’une réduction de 20 000 emplois dits peu qualifiés qui sont supprimés par point supplémentaires accordés au smic. De là à en déduire que sur une longue période  où l’on a donné régulièrement (hormis les 5 dernières années) des coups de pouce, la France a un taux de chômage plus élevé que la moyenne du reste du monde occidental.

 

Voilà pour la position des experts. Mais de son côté jean-Claude Mailly de FO considère ces experts comme un « nid de libéraux »et affirme contrairement à eux qu’aucun expert n’a pu à ce jour démontrer sérieusement qu’augmenter le salaire minimum détruisait des emplois.

Il rappelle la forte attente des salariés en matière de réduction des inégalités et plus particulièrement sur le smic. Enfin il met plus généralement en garde le gouvernement contre toute politique d’austérité qui nous mènerait là où sont les grecs.

 

La balance ne semble pas pencher en faveur de Force Ouvrière, d’autant plus que la CFDT s’est bien gardée de se prononcer sur le sujet en attendant les négociations plus générales avec le gouvernement sur la politique salariale. Nous sommes donc bien parti pour une hausse qui de 2% au final, ne représenterait hors inflation qu’une valorisation de 0,6 % à savoir 6 euros par mois. Difficile sur une telle base de parler de politique sociale. En même temps les socialistes n’avaient rien promis, promesse donc tenue !

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 15:55

 Auteur  britannique de science fiction, il a écrit plus de 100 récits dès l’âge de 15 ans. Il a fait ses débuts comme spécialiste des radars, c’est un scientifique qui fit le lien avec la littérature d’anticipation. Il devina le principe même de l’orbite géostationnaire en 1945. A sa confirmation  l’Union International de télécommunication pour lui rendre hommage baptisera l’orbite des 42 000 km : «The Clarke Orbit ».

Sa Biographie.

Il devra sa large notoriété à Stanley Kubrick, en 1964, qui fit l’adaptation de sa nouvelle : « La sentinelle » au cinéma sous le titre cultissime de « 2001, l’Odyssée de l’espace ». Par la suite Clarke remania le texte sous le même titre que le film. Tout en s’attirant une renommée pour ses activités scientifique, il sera membre de l’Association Astronomique Britannique, il conquiert une réputation mondiale comme écrivain de Science Fiction.

Cette reconnaissance internationale conduira Elizabeth II a l‘anoblir en 1998 c’est donc de Sir Arthur Charles Clarke, né en 1917 dans le Somerset, qu’il faut parler. Sa fondation, portant son nom, pratique le mécénat scientifique avec la reconnaissance  et l’admiration de tous.

La tête définitivement dans les étoiles, installé sur l’île de Ceylan (à la fin des années 1970) il sera bouleversé lorsque la sonde Cassini, le 10 septembre 2007, survolera l’une des lunes de Saturne : Japet : la réalité frôlant la fiction de « 2001, l’Odyssée de l’espace ».

Sa santé s’est dégradée, il souffre des séquelles de sa poliomyélite et ne se déplace plus qu’en fauteuil roulant. Ses admirateurs du monde entier viennent lui rendre visite. Il meurt le 19 mars 2008 à l’hôpital Apollo (cela ne s’invente pas) à Colombo, d’une attaque cardiaque.

 

Ses œuvres.

C’est donc dès l’adolescence dans le journal de son école qu’il fait ses premiers essais en littérature. Rapidement il accédera aux revues les plus célèbres comme « Fantasy » et bien sûr « Astouding ». Ce n’est qu’à l’âge de 28 ans qu’il vend sa première nouvelle : « Rescue Party ». Il se consacrera à l’écriture à plein temps à partir de 1951 avec le souci de faire rêver tout en faisant œuvre de vulgarisation scientifique, c’est ce qui fait sa singularité dans le monde de la Science Fiction.

Il écrira une suite à "2001 : l'Odyssée de l'espace" : "2010, Odyssée deux" qui ne sera pas un franc succès, puis une Odyssée trois et enfin « 3001, l’Odyssée finale ».

Il rencontrera le succès avec sa série dite de « Rama » pour la quelle il reçu les prix les plus prestigieux  comme le Prix Nébula du meilleur roman.

Et parmi ses innombrables nouvelles on retiendra : « Les Neuf Milliards de noms de Dieu »

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 15:53

 

"Arrêter les pendules"

par W.H. Auden (1907-1973)

 

 


Arrêter les pendules, couper le téléphone, 
Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne, 
Faire taire les pianos et les roulements de tambour 
Sortir le cercueil avant la fin du jour. 

Que les avions qui hurlent au dehors 
Dessinent ces trois mots Il Est Mort, 
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices 
Ganter de noir les mains des agents de police 

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest, 
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste, 
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson. 
Je croyais que l'amour jamais ne finirait : j'avais tort. 

Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye 
Démonter la lune et le soleil 
Vider l'océan, arracher les forêts 
Car rien de bon ne peut advenir désormais

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 15:10

120px-Twitter_Bird_svg.pngC’est un mot anglais qui signifie gazouiller, tout simplement. Pourtant en quelques années twitter est devenu le réseau social et de microblogage le plus fréquenté au monde. Ces messages ne peuvent comprendre plus de 140 caractères. Il n’a été créé qu’en 2006, il y a seulement 6 ans de cela. Aujourd’hui il réuni dans le monde plus de 500 millions d’utilisateurs !

 

Qui n’a pas son compte twitter ? Les femmes et les hommes politiques comme les autres s’y sont rapidement mis. C’est la fonction de microblogage  qui lui a assuré cet immense succès d’usage et sa notoriété. Il sert essentiellement à s’échanger des informations et des liens vers des sources complémentaires ou des images commentées. Pour qui sait s’en servir, Twitter est devenu une source d’informations de premiers plans, les nouvelles y sont publiées en avant première, même si elles méritent d’être vérifiées à chaque fois. En tout cas la tendance y est.

 

Ensuite son mode d’emploi est assez simple. Vous ouvrez un compte, puis vous choisissez qui vous voulez suivre (en fonction de la brève présentation que chacun peu faire sur lui même), vous le faites en fonction de vos centres d’intérêts. Sur le fil d’actualité vous verrez ainsi apparaitre tous les tweets de ces personnes que vous avez choisies. De la même manière en fonction de ce que vous allez produire sur twitter certains vont décider de vous suivre. Ce sont vos followers. Ils seront les lecteurs de vos tweets.

 

Pour avoir une certaine existence, il vous faut de l’audience, donc un nombre important de followers, en dessous de 1000 vous n’existez quasiment pas.

 

Vous pouvez aussi répondre directement et publiquement à l’auteur d’un tweet qui a retenu votre attention, il vous répondra peut être et vous pouvez même avoir des échanges intéressants. Twitter vous offre aussi la possibilité de répondre en privé à cet auteur de tweet, si vous ne souhaitez pas rendre public votre réponse ou votre commentaire. D’une certaine manière à l’usage vous vous faites « des amis ».

 

C’est même devenue une arme politique redoutable. L’affaire du tweet de Mme Valérie Trierweiler , les dérapages de Mme Nadine Morano, de Christine Bouttin et les échanges acides entre Fillon et Morano illustrent la puissance de cet instrument. Toute personne ayant une certaine activité médiatique ou y aspirant ne peut en faire l’économie.

 

Aux deux tours de l’élection présidentielle twitter a été le lieu où ont circulé avant l’heure (20 heures) des informations sur la tendance des votes. Comme cela était interdit on eu droit, via un mot de passe #Radiolondres (on appelle ecla un Hashtag), à un florilège d’expressions à mots clefs : la tulipe de hollande est à 28 € et le fromage de Hongrie à 27€. Etc… sur le mode de la résistance.

 

Pourtant l’instrument, s’il est simple à utiliser, peut se révéler dangereux. Dans le cas de Mme Trierweiler, si elle avait prévue de rédiger un communiqué de presse (comme avant l’avènement de twitter) celui-ci ne serait sans doute jamais sorti. Car entre le moment de l’intention et celui de la publication il y avait des étapes, dont certaines de vérification, ce qui laissait le temps de mesurer l’impact du propos. Avec twitter cette distance est réduite à néant. Il n’y a aucun espace entre l’intention et la publication. Nous sommes dans le règne de l’absolue immédiateté.

 

Si Twitter semble incontournable dans le monde de la communication, aucun retour en arrière n’est envisageable, pour autant une formation appropriée à son usage devrait être faite pour au moins les personnalités de premier plan qui décident de s’en servir directement, cela leur évitera un certains nombres de bévues, même si visiblement celles-ci font le bonheur des commentateurs de la vie publique.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 11:33

imagesCAZQ3VB5.jpgJean-Louis Borloo vient d’annoncer qu’il est en mesure de constituer un groupe parlementaire, 22 membres à ce jour en puisant chez les radicaux, le Nouveau centre, l’UMP et un Modem. Il préside donc un nouveau groupe intitulé L’Union des Démocrates et Indépendants (UDI). Il devrait encore s’étoffer après l’annonce du ralliement d’Hervé Morin.

 

Triste période pour le centre ! Petit inventaire des forces en présence, essentiellement du côté de la droite. Le centre est un peu partout ce qui fait dire à Jacques Julliard que c’est « Un pays où l’on n’arrive jamais. » Le parcours de François Bayrou accrédite cette thèse, tant son échec a été patent ; il disparait de la scène nationale et le Modem ne compte plus que 2 députés à l’Assemblée au moment où le Front national en fait élire deux lui aussi, étrange face à face.

 

Aujourd’hui le centre c’est :

 

-          La Parti radical Valoisien de Jean-Louis  Borloo

-          Le Modem de François Bayrou

-          Le nouveau centre d’Hervé Morin

-          L’Alliance centriste, fondé par Jean Arthuis

-          République solidaire, fondé par Dominique de Villepin

-          La gauche moderne de Jean-Marie Bockel

-          Et le parti radical de gauche de Jean-Michel Baylet

 

Auxquels on peut encore ajouter :

-          Le Rassemblement démocrate, d’inspirations royalistes fondé en 2004 et présidé par Philippe Cartelier

-          Le mouvement du centre, plutôt de centre droit, présidé par Michel Largillière

 

Encore faut-il rappeler les sources du centrisme. Charles Péguy disait : « … la fraternité est un devoir préalable… aussi longtemps qu’il y a un homme dehors, la porte qui lui est fermée au nez ferme une cité d’injustice et de haine. » Ainsi le centre est-il à un carrefour idéologique entre les catholiques sociaux et les francs maçons. Il se ressource bien souvent à la lecture de Léon Bourgeois (1er président de la société des nations, prix Nobel de la paix en 1920 et théoricien du Solidarisme) et de Marc Sangnier (Le Sillon).

 

Sans refaire l’histoire récente, le centre, cela aura été l’aventure de Valéry Giscard d’Estaing avec l’UDF, puis plus tard le ralliement de Jean-Pierre Soisson (éminente personnalité de l’UDF) à François Mitterrand, qui saura aussi s’allier avec le Front national à l’occasion d’une élection régionale (comme Jacques Blanc en Languedoc Roussillon) ; c’est encore Jean-Louis Borloo qui fait des offres de services à Lionel Jospin pour finalement se rallier à jacques Chirac en 2002. Bref son histoire va de la gauche catholique à la droite la plus au centre en passant par le centre gauche et le centre droit…. On s’y perd !

 

Sa dernière aventure politique aura donc été celle de François Bayrou qui après un succès certain à l’élection présidentielle de2007 (arrivé en 3ième  position), chute aux législatives, puis retente le coup à l’élection présidentielle de 2012, il y perd la moitié de ses voix et voit le naufrage absolu de ses ambitions aux  législatives en perdant son siège de député.

 

Donc l’inénarrable Jean-Louis Borloo, dont on ne peut pas dire que le courage politique l’étouffe, profite de l’aubaine et de la débâcle de l’UMP. On ne pas dire qu’une telle démarche menée par lui va enthousiasmer les foules. Après la courageuse épopée de François Bayrou, on en revient aux tristes appareillages du centre mou, conservateur et près à tous les compromis.

 

Pour mémoire j’ai simplement envie de rappeler ici les ambitions du MRP (Mouvement républicain Populaire) qui a fait connaitre au Centre ses heures de gloire après la guerre. Son manifeste énonce des simples principes :

 

-            « Nous voulons une Révolution qui permettra avant tout une élévation morale et spirituelle de l’ensemble des hommes.  

-      Nous voulons une Révolution qui garantira à chacun le droit de vivre dans la sécurité et la dignité.  

-      Nous voulons une Révolution qui fera de la démocratie politique et sociale une pleine réalité.

-      Nous voulons une Révolution qui donnera à la France les moyens de réaliser totalement sa destinée. (26 novembre 1944) ».

http://www.amicalemrp.org/html/fondements.htm 

 

Pour l’heure il est clair que le Parti socialiste ayant épousé ces principes, il ne reste guère de place pour qui voudrait y faire son nid.

 

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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