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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 12:52

imagesCA0R51BR.jpg« Martin Eden » le chef d’œuvre écrit par Jack London a marqué de nombreuses générations de lecteurs. Livre culte, son histoire est aussi celle de Jack London, malgré ses dénégations. A travers le récit de Martin Eden, autodidacte, l’auteur propose une philosophie de vie, un refus du conformisme. Publié en 1909, London disparaitra peu après en 1914 dans des circonstances jamais éclaircie, d’un empoisonnement du sang.

 

L’histoire.

Dans les années 1900, le jeune marin Eden débute mal dans l’existence : une jeunesse ratée sans éducation, dans un univers brutal.

Il voyage beaucoup et apprend peu, jusqu’au jour, où intervenant dans une bagarre, il sauve un jeune homme. Celui-ci se révèle de bonne famille et l’invite à diner. Martin tombe éperdument amoureux de sa sœur : Ruth Morse.  Celle-ci, bien entendu, a reçu de son milieu éducation, grâce, tout l’opposé de Martin. Il entreprend donc de se cultiver aux fins de la séduire. Pris à son propre jeu, il assimile une véritable culture encyclopédique. Il se rêve écrivain. Ruth cédant à son charme, ils se fiancent.

 

 Les talents littéraires de Martin ne trouvent guère d’échos, sea fiancé le pousse à s’intégrer à la société. Martin souffre de cette situation et ne trouve de réconfort et d’écoute qu’auprès de son ami Brissenden. Suite à un malentendu, un journal local présente Martin comme un socialiste, Ruth se sépare de lui. Les malheurs s’enchainent Brissenden meurt alors que Martin connait ses premiers succès. Il devient un auteur à succès, et pourtant cela ne lui apporte aucune satisfaction.

Il trouve la société vaine et superficielle et ne supporte plus la pression qu’elle lui impose. Il part pour le pacifique et disparait en se glissant dans la mer comme Gilliat dans les « Travailleurs de la mer » d’Hugo

 

Livre emblématique.

Bien qu’il l’ait contesté toute sa vie Jack London donne de sa personne dans cette narration. Au même titre que son héros, il est un voyageur, il a soif de connaissances, et partage le mépris de Martin pour la bonne société. Il est dans la tradition stendhalienne du jeune homme pauvre qui franchit toutes les étapes initiatiques pour entrer la bourgeoisie. Mais  de fait il n’en fera jamais partie, tant son histoire est celle, certes d’une ascension, mais aussi d’une désillusion.

 

Forgé de sa propre puissance et soif de se hisser au plus haut, il méprise très vite tous ceux qui l’entourent, ceux dont la naissance leur a donné tous les droits.

 

Libertaire, un peu anarchiste Jack London après une vie riche de voyages et d’aventure livre avec « Martin Eden » un manuel de vie dénonçant l’individualisme forcené de son temps.

 

Son accès est dès plus facile, publié en livre de poche on le trouve à deux euros sur priceminister.

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 12:46

imagesCAU3OYII.jpgLa nouvelle Jérusalem est décrite dans l’Apocalypse selon Saint Jean comme la Cité Idéale par l’harmonie de son architecture, par la beauté de ses monuments et l’espérance retrouvée grâce à la fraternité entre ses habitants. Cette expression figure dans toute la littérature eschatologique (le discours sur la fin des temps) comme la foi retrouvée en un monde reconstruit et parfait. Au carrefour du messie et des temps futurs, elle s’attend au-delà de la vie à recevoir les justes. Sa thématique a inspiré un grand nombre de théologiens, mais aussi d’artistes, de sculpteurs, de peintres, d’écrivains et de musiciens.

 

Ses sources.

Elle est « la citée sainte descendue de chez Dieu » selon le livre de l’Apocalypse. Saint Jean l’Evangéliste en est l’auteur, c’est dans la grotte de Patmos qu’il l’écrivit, ordonné en 22 chapitres. L’Apocalypse après une longue polémique religieuse a été admis comme le dernier livre de la Bible. La nouvelle Jérusalem est la cité qui se lève à la destruction de l’antique Babylone « la prostitué et la sanguinaire ». Elle est la thèse de l’antithèse, en effet de miroir, elle s’offre aux contraires de cette cité noire et obscure. Haute, impériale, illuminée célestement elle présente une géométrie nette et chaque mesure se compte en multiple de douze. Ce sont les deux derniers chapitres (20 et 22) qui décrivent, après l’apocalypse la création de cette nouvelle terre appelée «Nouvelle Jérusalem».

 

Inspiration.

La beauté du texte et son immense portée théologique a été à la source de nombreuses inspirations. Dès le moyen âge mosaïques, peintures et surtout manuscrits illustrent les vertus de cette belle espérance. Le moine Beatus, le premier fit un commentaire illustré de l’Apocalypse si parfait que son nom fut désormais donné à tout ouvrage reprenant les mêmes thèmes.

Saint Augustin (354-430) dans «La Cité de Dieu» esquisse les épures de cette ville éternelle où s’établiront les hommes justes dans l’éternité de Dieu, des anges et  de tous les saints.

William Blake (1757-1827) le peintre et poète anglais a illustré la nouvelle Jérusalem dans des vers et des illustrations magnifiques, il a écrit : «Si les portes de la perception étaient purifiées, toute chose apparaîtrait à l’homme comme elle est, infinie», Aldous Huxley lui-même reprit cette vision dans son essai «Les portes de la perception».

D’une manière plus contemporaine et musicale le groupe de rock « The Doors » sur proposition de Jim Morrison adoptèrent ce nom en référence et en hommage à Aldous Huxley.  Et « the end » par sa puissance mélodique évoque inévitablement l’au-delà et les portes de la ville nouvelle, espoir d’une vie future.

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 12:44

L’Adami, cette société qui agit

Vous invite à partager sa philosophie,

En venant à Cabourg, vous reverrez la mer

D’un coup d’aile, effacerez les regrets amers.

 

Et de ce signe avenant à tous les artistes

Oh ! Vous ferez fuir les figures si tristes.

Et de ce doux bonheur naitra tous les honneurs,

Discours et pompes d’ombre, ors et fastes rageurs,

 

Seront à jamais vains. Sous la plage nous attend :

Vérités à partager, désirs si fuyants,

Qu’il nous vient comme des mots cruels et flous,

Et qui s’en vont en rangs serrés, hordes de loups,

 

Finir sous les vagues, en de vaines promesses.

Je sais le désir ardent de ne retenir

Que la certitude en vos lèvres en liesses,

Nous tous rassemblés …à plus que se réunir…

 

Voilà « mondialisation, numérique

Et diversité sont dans un bateau » la clique,

Sombre et fier de son avenir de désirs,

Si rouge, si sinueux, en peur de périr…

 

« Qui veut la peau des cercles vertueux ? », le rire

Qui me vient si vite au bord du souvenir,

Et dont les méandres alanguies des histoires

Mêlent sueur, hasard, fatalité …pouvoir !

 

 « Les agents, les mandataires, agrégateurs

SPRD : au service / au frais des artistes »,

De leur culture, vous érigerez leur peur

De si doux et vastes monuments un peu tristes. .

 

En un mot votre doux visage aux uns mêlé,

Que votre temps infini nous soit partagé,

L’honneur de vous y voir nous porte de bonheur

Et s’embrasse ainsi de toute notre ferveur !

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 12:23

 

Celeri_rave_DC_t_800.jpg

 

 

Le céleri-rave est la variété de base pour bien préparer

une recette de purée de céleri. C’est une plante appartenant à la famille des Apiacées. On en culture en France environ 45 000 tonne, c’est la base de sa tige tubérisée, en forme de boule qui est utilisée comme ingrédient principal de cette recette pour 5 à 6 personnes

 

 

 

 

 Les ingrédients :

-           un céleri (environ 600g)

-           un demi-kilo de pomme de terre

-           20 cl de lait entier

-           20 g de beurre

-           fleur de sel de Guérande, poivre noir, noix de muscade à râper

-           Un citron

-           de la coriandre fraîche

 

 Les ustensiles

-          Un cuit vapeur (préférable pour conserver la saveur exacte du céleri)

-          Un moulin à légumes

-          Un grand saladier

-          Un moulin à poivre

-          Une râpe fine

 

 La préparation :

 

- pour la préparation du céleri rave, éplucher le bulbe de céleri et le frotter avec un citron coupé en deux afin de bien blanchir la surface du céleri

- éplucher les pommes de terre bintje

- couper en gros cube le céleri et les pommes de terre

- dans un cuit vapeur, placer les morceaux de céleri et de pomme de terre

- temps de cuisson à feux moyens : 30 mn

- au dessus du grand saladier placer le moulin à légume et passer l’ensemble du céleri et des pommes de terre (utiliser la grille fine), pour obtenir une préparation homogène.

- mélanger le tout à la fourchette, en remuant vivement l'ensemble pour bien le lisser, 

-  puis incorporer le beurre, le lait, la fleur de sel, un tour de moulin à poivre noir , et un peu de noix de muscade finement râpée

- saupoudrez, avant de servir avec les feuilles de coriandre finement hachées


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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 12:18

potimarron_soupe.jpgSa forme et son goût lui ont valu au potimarron le surnom de courge châtaigne. Le potimarron est cultivé en Extrême-Orient depuis des temps très anciens, en particulier sur l'île septentrionale Hokkaido au Japon, et il a aussi été trouvé en Chine et aux Amériques. Sa couleur est rouge à rouge brique ou même rose, bronze ou vert par mutation. Sa chair est jaune et farineuse, et il a la saveur de la purée de châtaignes.

 

C'est une variété rampante et ses tiges peuvent mesurer jusqu'à trois mètres de long et portent de nombreux fruits pesant entre deux et trois kilogrammes. Le potimarron est très riche en vitamines A, B, C, D, E, en oligo-éléments (phosphore, calcium, magnésium, fer, potassium, silicium, sodium...), en acides aminés, en acides gras insaturés, en amidon, en sucres naturels et en carotène. Plus le fruit est conservé dans une cave sèche, plus ses teneurs en vitamines et en sucre augmentent

 

 

Préparation : 10mn
Repos : 1 h
Cuisson : 30mn

Ustensiles :

Un faitout

 

Ingrédients pour 6 personnes

 

1 kg de potimarron
- 1 l de lait écrémé
- 2 g de sel, poivre
- 50 cl de crème fraîche allégée
- 30 g de sucre
- brin(s) de coriandre

 

Acheter sur le marché, c'est un légume de saison (automne/hivers), vous choisissez un potimarron d'un bel orangé et lourd, dense dans la main.

 Vous mettez les morceaux dans un faitout, vous recouvrez les morceaux de lait, saupoudrez avec le sucre, la pincée de sel et poivre.

 

 Cela cuit en 30 mn vous passez le tout au mixer, un peu de crème fraiche allégée

.

 Vous rééquilibrez le sucre en goutant le potage

.

 A servir très chaud avec un hachis de coriandre frais

.

 Hum! c'est super

 

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 10:47

imagesCAA4NBPT.jpgLe Maroc est une terre bénie pour les randonneurs, les possibilités y sont infinies et les offres nombreuses. Les paysages, la population, la culture culinaire et les traditions donnent un sens particulier au concept de trek. Rando-trek-maroc est l’un de ces sites qui vous proposent des formules adaptables à la demande et de grande qualité.

 

Qui est le concepteur de ce site ?

Rachid Hafid, fondateur de Rando-trek-maroc, a des origines familiales solidement ancrées dans la terre et la tradition marocaine. Fils d’agriculteur, sa terre d’attache est Afourer, douar au pied du haut Atlas central parmi les champs d’olivier. Pris de passion très jeune pour la culture berbère, il projette de monter sa propre entreprise. Pour se donner toutes les chances, il se forme, d’abord au centre de formation des guides marocains (le CFAMM de Tabant) en 1996, puis en France où il obtient le diplôme d’accompagnateur en moyenne montagne en 2003. Il parle le berbère, l’arabe, le français et l’anglais. C’est lui qui a conçu  cette offre de randonnée et trek au Maroc. Il a aussi créé le gite de montagne de Tirhoula dans la  vallée des Aït Bouguemez.

 

L’offre de randonnée.

Vous avez la possibilité de fixer vous-même la date de votre départ et vous achetez vos billets d’avion. Evidemment cela oblige à un peu d’anticipation, car pour obtenir les meilleurs prix il faut réserve 6 mois à l’avance. Mais les possibilités de low cost sont assez nombreuses au Maroc.

Le transport sur place se fait en 4x4, en minibus ou en dromadaire  selon les trajets choisis. L’hébergement alterne l’Hôtel, l’auberge typique et bien sûr le bivouac. Le site propose plusieurs itinéraires au départ de Marrakech avec une première nuit au cœur de la Médina à deux pas de la place Djema El Fna. Ensuite au cours de la randonnée l’hébergement se fait  sous tentes doubles et en gite chez l’habitant.

Le voyage est garanti « authenticité et proximité » avec les habitants et leur culture. Votre accompagnateur est un professionnel de la montagne et de la culture berbère. La randonnée vous conduira dans les vallées et les hauts plateaux au cœur de ses habitants. Ce sera le bain dans les eaux fraiches d’un oued à l’arrivée du bivouac, la cérémonie du thé qui redonne du sens au corps et à l’esprit. Pas de soucis techniques, les tentes sont montés et les sacs portés par des accompagnateurs. Le ravitaillement est totalement pris en charge.

Il ne reste qu’à profiter d’une soirée au coin du feu avec une ambiance de chants et de percussion, à déguster un pain cuit dans le sable, un tajine ou un couscous …Les couchers de soleil sur les dunes ou en bord de mer seront inoubliable, les échanges avec les chameliers  des instants de sérénité, les marches dans le désert ou la montagne des moments de paix et de sollicitude. Le ciel, la terre et les eaux se conjuguent pour isoler le « temps » et restituer un immense sentiment de liberté et de sérénité.

 

http://www.rando-trek-maroc.com/index.php

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Published by Jean Pelletier - dans Voyage
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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 10:31

imagesCAASMPZL.jpgL'été approche, les vacances aussi, c'est la période où l'on peut faire un peu plus attention à ce que l'on mange. Le poisson est un bon choix, amis comment l'accomoder?

Si le poisson peut être cuit et accommodé selon différentes façons, sa fragilité fera que l’on préférera certain mode de cuisson, plus sûr, à d’autres plus délicats. Le temps de cuisson est essentiel, car la chair du poisson est fragile. Un temps de cuisson trop long et le plat se dessèche et perd de sa saveur. Le poids et l’épaisseur du poisson détermine le temps de cuisson selon le mode retenu. Au four, à la poêle, en papillote ou au court bouillon les approches sont multiples.

 

Un grand classique : la papillote.

C’est probablement la méthode la plus sûre. Il s’agit de placer dans un morceau d’aluminium le morceau (sans arrête) de poisson choisi, le saumon s’y prête bien, en y ajoutant les ingrédients et parfums de votre inspiration : crème fraiche, vins blanc, fine huile d’olive, fleur de sel, brins d’aneths, coriandre, poivre, échalote, agrume  etc….Puis refermez le tout en serrant bien le papier aluminium, l’esprit de la recette, c’est de faire cuire le poisson dans son jus et ses arômes., enfournez à four chaud 180°C pendant 10 mn pour une portion de 150 grammes.

 

Le court bouillon, réservé à certains poissons.

Bien qu’il soit toujours possible de « pocher » certains filets de poissons, il est préférable, surtout pour les débutants de le faire avec un poisson à chair ferme, comme la lotte par exemple. Il faut surtout disposer du plat adéquat allongé. Le brochet lorsqu’il atteint un certain poids, comme le saumon, de un à deux kilos se prête assez bien au court bouillon. Bien entendu il faut aromatiser le court bouillon, laissez faire votre imaginaire ou vos souvenirs d’enfance dans la cuisine de votre grand-mère, au minimum : vin blanc, persils, carottes en rondelles, citrons coupés en tranches, grains de poivre, baies roses, épices de toutes sortes. Il faut laisser cuire à petit bouillon une bonne demi heure avant de pocher le poisson sur une durée en fonction de son poids, pour un kilo 20 minutes suffiront. Baisser le feu pour laisser juste frémir.

 

Au four.

Nombreuses sont les recettes de poissons au four, comme la célèbre dorade. Disposer le poisson en entiers (veiller à le vider et à couper les nageoires latérales et dorsales) dans un plat rectangulaire. Vous pouvez farcir le poisson de manière simple (des brins d’aneths) ou plus compliqué en élaborant une farce spécifique. Ensuite, il faut prévoir dans le fond du plat un  liquide de cuisson, un peu de court bouillon ou du fumet de poisson tout prêt acheté dans le commerce. Votre esprit d’invention fera que vous placerez dans le plat une tomate coupée en morceau, des branches de romarins, des échalotes, du citron etc..

 

Un bon vin blanc en perspective :

 

Le Pouilly-Fumé, est un vin blanc d'appellation d'origine contrôlée produit autour de Pouilly-sur-Loire, dans la Nièvre. Son vignoble remonte à l'époque romaine du début de notre ère (Ve siècle).

 

Ma recommandation : un Beau Pouilly-Fumé 2009, marqué par son terroir argilo-siliceux (vignes de 20 ans), issu d'un pressurage direct, sans macération, qui possède cette pointe de “fumé” de caractère, un vin de jolie teinte, très parfumé avec des nuances de poire et de lis, d'une bouche à dominante de pomme et de tilleul, tout en subtilité.

Ce sera un instant de l’été idéal et inoubliable

 

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 10:28

imagesCAP2W4BO.jpgAndré Derain, né en 1880, mort le 8 septembre 1954, 74  années d’une vie consacrée à la peinture. Il est sans conteste l’un des pères du fauvisme avec Matisse, Vlaminck et Bracque. Ensembles ils révolutionneront la peinture par des attaques chromatiques jamais vues et des aplats très marqués. Provoquant le scandale au salon d’automne en 1905, on peut dire que le mouvement s’éteignit au début des années 1910. Derain fit tout feu de sa peinture : portraits, natures mortes, marines, mais aussi aquarelles, gouaches, il fut sculpteur, illustrateur et graveur.

 

Les premières années.

C’est à l’âge de 18 ans qu’il rentre à l’académie Camillo, il y fait la rencontre de Matisse. Puis c’est le coup de foudre avec de Vlaminck. De par leurs conversations, ses lectures (Zola, Nietzsche..), ses visites fréquentes des musés le conduisent à rejoindre Matisse et à collaborer avec lui à Collioure pour définir son style et celui du mouvement qui venait de n aitre : le fauvisme. Quelle plus belle manière de le définir en reprenant la citation de Matisse : «Quand je mets un vert, ça ne veut pas dire de l’herbe, quand je mets un bleu, ça ne veut pas dire le ciel». Il travaille sa peinture en mettant en relation la décoration et l’expression. Comme Matisse il sera fasciné par la découverte des Arts Primitifs.

 

L’âge mûr.

De ses découvertes il bâtit  au-delà des toiles sa vision du monde à base de céramique, de bas-relief en bois, il explore l’espace sur des thèmes aussi variés que la danse, les femmes au bain, la musique ou l’âge d’or. Avec Gauguin, il atténuera ses couleurs, moins invasives. Puis ce sera l’aventure du bateau-lavoir et sa rencontre avec Picasso. Ils partageront leur empathie avec l’art nègre. Mais Derain ne le suivra pas dans son évolution. Sa rencontre avec le poète Guillaume Apollinaire le conduira à réaliser ses premières illustrations, il poursuivra ce travail avec Max Jacob, puis André Breton.

 

La consécration, puis la chute.

Après la première guerre mondiale il revient et son art reçoit un accueil extraordinaire, aussi bien par les initiés de l’art que le grand public. Désormais il est installé comme peintre de renommée internationale. Il s’ouvre de plus en plus à l’espace en réalisant les décors  et les costumes des Ballets russes. Son œuvre sera accueillit triomphalement à Londres, new York, Berlin …Malheureusement pendant la deuxième guerre il fréquentera les officiers nazis et se rendra à Berlin à l’invitation d’Hitler. Traité de collaborateur à la libération, il sera mis à l’écart  et il meurt le 8 septembre 1954 à Garches dans les Hauts de Seine dans une totale solitude.

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 10:23

imagesCAYLSS7E.jpgLa Poutine : plat typique que l’on déguste à Québec. Il trouve son origine dans les années 50 et plutôt dans les milieux ruraux. Le succès venu, des désaccords surviennent sur son origine réelle comme toute bonne légende. Ce sont les restaurateurs qui se disputent la paternité : le Warwick près de Victoriaville ou le Roy Jucep à Drummondville.

La visite du Canada passe par Quebec City et une connaissance de la Poutine se révélera utile.

L’histoire la plus connue.

C’est celle d’un dénommé Eddy Lainesse, client du restaurant "Le Lutin qui rit" qui demande au restaurateur de mettre dans le même sac, les frites et le fromage. Le restaurateur Fernand Lachance aurait alors commenté en disant en argot : « hé bien çà va faire une maudite poutine », le mot signifiant étrange mixture.

 

L’autre légende.

Elle veut que ce soit à Princeville à la « P’tite Vache » tenue par Henri Provencher qu'est apparue la Poutine. Le restaurant étant situé à proximité d’une fromagerie, Henri Provencher eut l’idée de commercialiser à la caisse le fromage frais en grains. Ensuite l’habitude fut prise par plusieurs clients d’acheter les frites et le fromage et de s’assoir à une table et de mélanger les deux ingrédients avant de les manger.

 

Juste un accent.

Puis progressivement l’habitude fût prise de mixer principalement du fromage en grain frais de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Fromage très frais qui avait la particularité de faire un bruit significatif au moment de le consommer entre les dents : « Kouick-kouick »…. la légende des vrais amateurs de Poutine au Québec.

 

Ingrédients :

- Un kilo de pommes de terre coupées en frites.

- Fromage en grain de cheddar dite « crottes de cheddar ».

- Sauce barbecue.

- Un steak haché.

- 100 gr de petits pois.

- Sauce de type barbecue (en vente dans le commerce).

- Quelques tranches de bacon.

- De l’huile d’arachide.

 

 Préparation :

- Faites frire les pommes de terre pour obtenir de bonnes frites croustillantes.

- Faites cuire (15 mn) vos 100 gr de petits pois.

- Faites revenir en l’égrenant le steak haché dans une poêle, idem pour les tranches de bacon.

 - Dans un grand plat rectangulaire vous placez vos frites, et vous égrenez dessus le steak, le bacon émietté, les petits pois et bien sûr les crottes de cheddar et vous rajoutez abondamment de la sauce barbecue.

- Vous placez le tout à four moyen pendant 20 mn .

Vous verrez pour les Québécois c’est un vrai plat national, et toute la fierté avec, roboratif et délicieux à consommer avec une bonne bière de votre choix.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 14:25

imagesCARJROEJ.jpgC’est en ces termes que Didier Sicard a présenté la mission que lui a confié le Président de la république. François Hollande s’y était engagé au cours de sa campagne, il est passé à l’acte en confiant au professeur Didier Sicard une mission de réflexion sur la fin de vie.

 

Le sujet, comme tous les sujets de société est difficile, il clive la société dans ses avis bien au-delà des clivages habituels. La mission Léonetti a abouti à un texte de loi en 2005 qui a instauré un « droit à mourir »sur lequel certain pensent que le droit est allé au bout de ce qui lui est autorisé et d’autres pensent qu’à l’usage celui-ci ne suffit plus et qu’il faut aller plus loin. Le nouveau pouvoir ouvre ainsi la possibilité d’un débat. « La question de la fin de vie n’appartient pas aux médecins » déclare Didier Sicard, professeur de médecine.

 

Il a toute autorité pour mener à bien cette réflexion, lui qu’on a nommé par ailleurs président d’honneur du Comité consultatif d’éthique qu’il a dirigé de 1999 à 2008. Beaucoup se souviennent de lui comme chef de service de médecine interne à l’hôpital Cochin à Paris. Il est par ailleurs professeur de médecine à l’Université Paris Descartes.

 

Il a largement contribué à la réflexion sur le droit à la procréation en participant aux débats de l’Ecole Normale Supérieure ouvert par Monique Canto-Sperber et plus particulièrement à la table ronde : « les problèmes de la naissance : question de limites, question de droits. »

Le voilà ainsi saisit de la naissance à la mort d’une tâche importante : celle d’élaborer les propositions les plus à mêmes de gérer la fin de vie.

 

Il est l’auteur de nombreux ouvrages où la préoccupation de la place du patient est son souci récurrent : « Infection à VIH : Savoir et comprendre : connaissance de l'infection à VIH pour la personne séropositive, ses amis, sa famille » en 1996, « La médecine sans le corps : une nouvelle réflexion éthique » en 2002, « L’alibi éthique »  en 2006.

 

Didier Sicard a donné le ton lors d’un entretien accordé au journal le Monde : «Il faut aller à la rencontre de ceux qui ne parlent jamais, et non reconstituer un puzzle avec ceux que l'on connaît déjà ». En clair il propose de mettre un coup d’arrêt à la confiscation des débats par les médecins. Les associations de patients qu’il connait bien se félicitent de cette nomination d’un homme dans lequel elles ont toute confiance.

 

Il va se trouver au cœur même d’un affrontement entre des cultures différentes pour lesquelles ce sujet est l’objet d’âpres débats et parfois de violences extrêmes. Ses déclarations sont d’autant plus surprenantes qu’elles ouvrent en grand le champ du possible : « Il faut aller chercher les naïvetés sur la question, plus que les jugements abrupts ». Le ton est donné, cet homme d’une grande franchise et d’une honnêteté intellectuelle remarquable va surprendre son monde. C’est sans aucun doute le souhait de François Hollande.

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Published by Jean Pelletier - dans Santé
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  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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