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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 13:26

imagesCAE1FED2.jpgLa réorganisation en cours de l’AP-HP menace gravement le suivi des patients atteints par le VIH en région parisienne par un regroupement forcé de l’ensemble des services et patients à l’Hôtel-Dieu

 

Cela fait plusieurs mois que circulent des informations plus alarmistes les unes des autres, on voit ici et là des mouvements de grèves et des pétitions qui circulent. On a plus récemment parlé de la situation de la pédiatrie et plus particulièrement du sort fait aux équipes médicales de l’hôpital Trousseau.

 

L’idée générale est de passer de 38 hôpitaux actuellement, à 13 groupes hospitaliers. Le déficit de l’AP-HP est tel qu’il faut sans doute trouver des solutions qui passent par une meilleure rationalité des « plateaux techniques » de plus en plus chers. Mais comment conduire une telle « révolution » dans le droit fil du projet de loi « hôpital, patients, santé et territoires » sans le minimum de concertation nécessaire ? Or la méthode retenue est celle de l’autoritarisme et la politique du fait accompli. Il s’agit en fait de demander à l’AP-HP d’augmenter son activité tout en réduisant ses effectifs.

 

Ce mouvement s’est déjà largement mis en mouvement pour ce qui concerne le suivi (et indirectement le dépistage) des patients atteints par le VIH. C’est une politique de réduction et de déplacement drastique des effectifs qui a été déjà engagée et qui menace de se poursuivre. Ceci au risque de déstabiliser les équipes médicales et soignantes et de désorienter les patients.

 

Ce n’est pas faire preuve de « gauchisme » que de dénoncer la politique engagée par la direction générale de l’AP-HP, comme une politique de logique exclusivement économique et peu soucieuse de la santé des patients et d’une manière plus générale de la santé publique.

 

Les différents collectifs et association de patients séropositifs se font l’écho de la réorganisation de l’ensemble des services ayant la charge des personnes vivant avec le VIH. Le tout dans un contexte où est annoncé clairement la suppression de 4000 postes à l’horizon 2012, c'est-à-dire demain matin.

 

Pour illustrer le propos deux citations, celle de Jean-Yves Fagon  Directeur de la politique médicale à l’AP-HP et la réponse que lui a faite Bruno Spire, Président de AIDES

 

« Nous avons un très beau projet. Avec un gros service d’urgence, et un grand centre de prise en charge du VIH où seront regroupés les services qui le traitaient à Cochin, à Pompidou. C’est vrai qu’il n’y aura pas d’hospitalisation conventionnelle sur le VIH à l’Hôtel-Dieu. On a besoin d’une vingtaine de lits, eh bien, il faut que les équipes se mettent d’accord pour les implanter à Cochin ou à Pompidou… Quant au reste, on ne fera plus de chirurgie ambulatoire à l’Hôtel-Dieu, les locaux ne s’y prêtant pas. Et grâce à l’aide de fonds privés, on va ouvrir un pôle de santé publique. »

Jean-Yves Fagon, directeur de la politique médicale à l’AP-HP :

 

« Les personnes vivant avec le VIH ne devront pas être la variable d’ajustement des politiques de réorganisation hospitalière. Bruno Spire, président de Aides, la principale association de lutte contre le sida, réaffirme que toute forme de restructuration profonde de la prise en charge ne peut être envisagée qu’en accord et dans l’intérêt des malades, pas dans leur dos. La continuité d’une prise en charge globale de qualité et d’une offre de soin adaptée aux besoins des personnes séropositives sont les conditions minimales de toute réforme, qui doit associer la voix associative aux visées stratégiques actuellement en train de se préparer à l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris ».

 

500 patients on été expulsés de l’hôpital Saint Joseph sans la moindre concertation, 800 autres de Necker se sont retrouvés et transférés de fait à l’Hôtel-Dieu. La rumeur circule que les 1700 patients VIH de Cochin devraient les rejoindre de même.

A Georges Pompidou la même information a circulé, suite à un RV auquel j’ai personnellement participé au titre du collectif de Patients Citoyen la Directrice a reconnu que le projet avait été envisagé, mais que pour des raisons techniques, liées à l’Hôtel -Dieu, le projet était repoussé à 2014.

 

On évoque de même Tenon et Henri Mondor, en fait la Direction générale de l’AP-HP s’apprête à regrouper l’ensemble des services et des patients VIH sur un site unique l’Hôtel-Dieu, ce qui représente à termes 5200 patients !

 

Mais le pire, et qui m’a été confirmé de vive voix par la directrice de Georges Pompidou c’est que ce « Méga » service ne pratiquerait plus que la médecine ambulatoire, en clair à ce service ne serait plus associé à aucun lits d’hospitalisation.

 

Par ailleurs comment s’étonner que dans les milieux concernés on parle désormais de « Sidatorium » alors que l’hypothèse de fermer pour cause de grave vétusté l’Hôtel-Dieu a été évoqué, et que l’hospitalisation est inenvisageable sans des travaux gigantesques.

Bref aussi incroyable que cela apparaissent c’est bien l’idée dune « usine à consultation » dans des locaux vétustes qui prend corps.

 

Cette approche dite désormais ambulatoire du VIH, sous prétexte que les patients ne meurent plus par milliers est gravissime et injustifié d’un point de vue médical et scientifique.

 

L’exemplarité du service d’immunologie de l’Hôpital Georges Pompidou dirigé par le professeur Laurence Weiss (et crée par le professeur Michel Kazatckine qui a écrit ce livre bouleversant sur son expérience : « la consultation du soir » aux éditions de la Renaissance) est éclairante sur le meilleur chemin pour suivre et accompagner les patient : équipe pluridisciplinaires au sein du service : médecins infectiologues, psychologues, diététiciens, sexologues, ophtalmologues, gynécologue, dermatologue …..mais aussi infirmières, assistantes sociales et permanence d’un pharmacien durant la consultation du soir.

 

Car si l’on ne meure plus autant, les complications dans l’évolution de la maladie et les effets secondaires des traitements sont nombreuses : osseuse, cancéreuse, cardiovasculaires, hépatiques, pancréatiques, neurologiques, dermatologiques etc…

 

Certes l’allongement de la vie des patients atteints pas le VIH est patent, mais en même temps les soins deviennent plus complexes et fréquents, et les situations médicales compliquées à déchiffrer se multiplient, les diagnostics sont complexes et nécessitent la mutualisation de toutes les spécialités médicales.

 

Le devenir des patients séropositifs à long termes est encore une inconnue et nécessite donc un dispositif particulièrement attentif à l’ensemble des ces complications, auxquelles s’ajoute le constat, avec le recul d’une quinzaine d’années, que ces patients sont victimes d’un vieillissement prématuré.

 

L’hospitalisation à proximité du service est vitale dans le suivi et la sécurité des patients. J’emploie à dessin le mot sécurité, car ce que nous prépare la Direction générale de l’AP-HP n’est ni plus ni moins que la mise en danger de l’ensemble des patients séropositifs de Paris.

 

C’est risques sont réels et non pas présupposés, le témoignage des patients de l’hôpital Saint Joseph « expulsés »  corroborent malheureusement les inquiétudes exprimées : à savoir un nomadisme forcé entrainant des ruptures de soins.

 

C’est incroyable alors que l’organisation du suivi des soins des patients VIH trouvait son équilibre avec des conséquences tangibles sur la qualité de vie de ceux-ci on n’hésite pas pour des économies à court termes de les mettre en danger, ainsi qu’une certaine politique de la santé publique, et bien évidemment de générer à moyen termes des coûts supplémentaires pour l’assurance maladie qui annihileront très vite ces économies de la première heure.

 

Il n’y a ni concertation, ni négociation, ni mise en perspective d’une politique à la fois réaliste et intelligemment conduite dans le temps.

 

On a livré la santé publique et les patients concernés à une équipe d’agents comptables. Attention aux retombées, je prends le pari qu’elles seront terribles, c’est une forme de « Moyen Age » de la santé publique qui se trame actuellement.

 

Seule la mobilisation (déjà encours) des médecins, des personnels soignants et des collectifs de patients  pourra y faire obstacle.

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Published by Jean Pelletier - dans Santé
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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 11:57

imagesCAOB8JFN.jpgPerte de vitesse dans les sondages, le chômage qui grimpe, la croissance qui n’est pas au rendez-vous, l’Europe qui grince, on peut dire que le président de la république n’est pas gâté par l’actualité. Mais ce n’est pas une surprise pour lui, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il s’était préparé à cet état de fait. Mais préparation n’est pas réalité ! Il y a un vaste espace entre l’idée que l’on se fait et son vécu.

 

C’est dur, plus dur qu’il n’y paraissait. Il a voulu le job, il l’a. Les socialistes disposent de tous les leviers de commande, rarement un parti politique n’aura disposé d’autant de pouvoirs. Mais cela patine, les couacs gouvernementaux se succèdent, l’impatience se fait jour plus tôt que prévu. Les menaces de toutes sortes se bousculent au portillon. Le temps passe et il devient de plus en plus délicat de faire endosser par le sarkozysme les difficultés actuelles.

 

François Hollande et les socialistes ont-ils si préparé que cela leur accession au pouvoir ? Je ne le crois pas, en tout cas ils ont visiblement raté l’étape « projet ». J’entends par projet tout propos qui pourrait donner du sens, de la perspective, voir de l’empathie….Je ne pense pas qu’une liste, un peu inventaire à la Prévert, de promesses électorales puisse donner du sens. Le « bon peuple » est bien moins idiot qu’on peut le croire. Il a besoin de « comprendre », or là les socialistes se sont mélangés les pinceaux et le tableau n’est plus composé.

 

Personne n’attend plus grand-chose et pourtant….le rôle du pouvoir c’est bien d’éclairer la route à suivre, surtout en période de « gros temps ». Très modestement je me permettrai de suggérer ceci au Président et au premier ministre.

 

La situation est grave, nos acquis pourraient être menacés, le populisme nous guette, la crise est là, l’Europe qui devrait nous protège risque d’imploser, nous ne pouvons rien sur les entreprises, c’est le libre marché qui domine. Mais nous sommes l’Etat et nous pouvons commencer par nous transformer nous-mêmes pour nous adapter au « gros temps » qui risque de durer encore un certain moment.

 

L’état français mérite une réforme d’ampleur qui le rendra plus souple, plus réactif et plus cohérent dans ses dialogues avec les autres pays d’Europe. Supprimons les départements, ramenons le nombre de région de 22 à 5 ou 6, faisons le regroupement des communes de manière autoritaire.

C’est dans ce nouveau cadre que la décentralisation pourra prendre ses pleins effets. Les économies seront au rendez-vous et la fluidité administrative verra enfin le jour. Certes le Parti socialiste est le premier part de France en nombre d’élus et une telle réforme va se heurter à ce mur d’airain. Il faut donc du courage pour oser la réforme. Mais ce courage là serait lisible par nos concitoyens, car c’est ce qu’ils attendent désespérément de leurs édiles

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 13:58

imagesCANE8DSM.jpgQui se souvient encore du festival mondial du théâtre universitaire de Nancy ? Pas grand monde…alors que règne la « morte plaine » d’Avignon, ce festival si tranquille et si repu de sa propre réputation. Ce n’est pourtant pas si loin, c’est en 1963 que Jack Lang, tout jeune homme crée ce festival, qui deviendra dès les années 70 la référence mondiale du théâtre. Il le fait en compagnie d’un petit groupe d’étudiants volontaristes : Marc Delanne, Françoise Berge et Claude Conston. C’est dans ce creuset qu’à la fois vont émerger les plus grande figures contemporaines de l’art vivant : Bob Wilson, Pina Bausch, Tadeusz Kantor, Jerzy Grotowski, le Bread and Puppet Theatre, Hans-Peter Cloos et le Kollectiv Rote Rübe, le Pip Simmons Theatre Group, Shuji Terrayama, le Sankai Juku et le sentiment d’un théâtre porteur d’un espoir politique et social.

 

Mais il sera le lieu de façonnage de toute une génération illustre ou pas : Jack Lang, Robert Abirached, Roland Günberg, Lew Bogdan Jesdrzejowski, Michèle Kokosowski, et entre autre le jeune spectateur attentif Jean Luc Lagarce

 

Il sera le reflet parfait et voulu par ses concepteurs d’un théâtre mondial agissant et bondissant. Moult fois menacé, il sera maintenu par l’âpre ténacité de Jack Lang.

Il dira toute la révolte du monde, engagé dès sa première heure il sera anti-impérialiste, anti-fasciste et surtout anti-bourgeois. Il sera dans ses années post coloniale où dominent encore de grandes dictatures sur la planète et où même nos propres démocraties sont encore bien fragiles, une lumière, la lumière jetée sur un monde qui cherche ses rêves au milieu des luttes incessantes et qui poursuit sa recherche de l’utopie.

 

1963 – 1983 / Vingt années  de conquête.

 

Remontons à une dizaine d’année avant sa création, le théâtre universitaire d’après guerre commence à s’organiser, principalement au sein de la Fédération des T.U. (Théâtre Universitaire) du syndicat UNEF (Union Nationale des Etudiants de France). De ce fait, celui-ci est notoirement influencé par le Parti Communiste et le Mouvement de la paix. Des rencontres ont lieu en Allemagne, en Italie et en Pologne.

 

Ce théâtre là est déjà fortement « habité » par un humanisme de gauche, refusant la guerre et l’impérialisme (Tout cela sur fond de guerre froide et du Vietnam, de l’Algérie…). Cet humanisme est internationaliste et contre l’ordre établi, l’ordre bourgeois. Il porte déjà ce que sera plus tard Mai 68, un rejet de l’enseignement académique, du théâtre et de la société.

Jack Lang sera l’homme de ces années, issu d’un baby boom florissant et l’esprit tout de même léger. Suffisamment léger pour entreprendre la folle aventure du festival mondial universitaire de Nancy, en 1963 du 24 au 30 avril, sous le titre de « Dionysies Internationales Théâtre Etudiant ».

 

Revue de détail de cette toute première édition :

 

-       La République Fédérale Allemande avec le Studiobûhne de l’Université de Hambourg qui proposera  Une journée de Wu le Sage de Berthold Brecht, le ton est donné…

-       La France sera présente avec l’Association Théâtrale des Etudiants de Paris, Les esprits de Pierre Larivey, la Comédie Moderne de la Sorbonne, le Ciel et l’enfer de Prosper Mérimée  et le théâtre universitaire de Nancy avec Caligula de Camus.

-       L’Italie, la Pologne, la Suède, la Turquie, la Belgique et les Pays Bas seront représentés.

 

Les pièces sont jouées dans le Grand Théâtre de Nancy (Qui en verra, à partir de là, de toutes les couleurs), et le festival se termine par un grand bal dans les salons d’honneurs de l’Hôtel de Ville. Pour un festival qui sera qualifié par la suite de repaire de voyous et de révolutionnaires, il sera porté par les fonds baptismaux les plus conservateurs qui soient.

Mais le ton est donné, le succès au rendez-vous, une seconde édition se prépare. Elle se dénommera désormais « Festival Mondial du Théâtre Universitaire ».

 

D’autres pays s’ajouteront et deviendront des invités récurrents : l’Autriche, l’Espagne, la Grande Bretagne, Israël, le Mexique, la Yougoslavie, le Sénégal le Canada …. En 1964 Roland Günberg participe à l’organisation, il se souvient encore de l’arrivée de Jerzy Grotowski, c’est un inconnu dans son propre pays, la Pologne, qui fera l’événement. C’est en 1964 à Nancy que va naître le mythe théâtral le plus influent de la fin du XXème  siècle. Né en 1933 à Rzeszow en Pologne et mort en 1999 à Pontedera en Italie, Grotowski sera le théoricien du théâtre moderne, son pédagogue et celui qui le transformera le plus.

C’est aussi l’arrivée du Bread and Pupet de Peter Shooman. Celui-ci exprime toute son horreur de la guerre, il n’hésite pas à faire de son théâtre un théâtre engagé contre la guerre et les abus des états.

 

A partir de là le festival soulèvera un enthousiasme de plus en plus grand, aussi bien des parisiens avertis que des nancéens mêmes. Il connaitra une notoriété internationale que la France encore corsetée ne lui concédera pas. Alors que de nombreuses télévisions étrangères sont présentes, les chaines françaises se font rares !

 

La ville plutôt bourgeoise, bien qu’universitaire se livrera chaque année pendant une dizaine de jours à une « orgie » théâtrale dont les formes seront de plus en plus folles et dérangeantes. Les scènes s‘improviseront un peu partout, contingentées au Grand Théâtre ou à la Salle Poirel, elles s’adapteront aux gymnases municipaux puis scolaires, enfin elles envahiront de vieilles concessions automobiles (la révélation de Pina Bausch avec  le « Café Müller») , les arrières cours de la vieille ville, de somptueuses demeures dans la banlieue de Nancy (« La Maison de Verre » d’André Engel), des entrepôts , des usines et des mines désaffectées (« le Prométhée » du même André Engel, puis ivres de toutes ces audaces elles seront à la rue même : l’hémicycle classique de la place Carrière, le foisonnant parc de la Pépinière, puis la ville elle-même avec un  étonnant « Ubu à Nancy ».

 

Toutes ces formes aujourd’hui intégrées avec les arts de la rue sont une nouveauté, une agression même pour nombre de contemporains, une heureuse folie pour tous les autres.

Robert Abirached, alors critique de théâtre au Nouvel observateur écrivait alors : « Vingt-cinq troupes venues de vingt et un pays différents, un public d’une extraordinaire ferveur, et dans l’air, une fièvre croissante, communicative, autour du même objet : le théâtre. »

 

Arrive mai 68 qui s’abat sur la France comme à Nancy. Pour tous ceux qui suivaient le festival de Nancy, ce n’est pas complètement une surprise, tant le théâtre international ces dernière années s’était fait l’écho de toutes ces préoccupations sociales, culturelles et économiques. Le Festival perd son étiquette universitaire pour devenir simplement « Le Festival Mondial du Théâtre. »

 

L’équipe s’est structurée autour de Jack Lang avec un petit groupe de permanents qui se partagent les continents et vont eux mêmes prospecter les troupes les plus saillantes, avec à cœur de sélectionner des travaux à la fois expérimentaux et exigeants.

 

Dès 1969 la menace est sévère, l’intempétueux et insolent festival incommode les édiles de la ville, la menace de couper toutes les subventions est réelle…le ministère de la culture se fait tirer l’oreille. Sans argent plus rien n’est possible. Seul l’extraordinaire entregent de Jack Lang va sauver la situation. Les enragés et les révolutionnaires vont pouvoir continuer leur travail de sape de la société…

 

Mais pendant cela le théâtre s’invente de nouvelles formes, il se mêle à la danse, à la musique, à l’image et à la vidéo…De cet incroyable inventorium vont surgir des « monstres » du spectacle vivant, inconnus avant Nancy ils deviendront célèbres dans le monde entier.

1970, arrive de Suède Pistoltetearn, l’anatomie humaine s’affiche, c’est le rush sur le nu…on entend, on voit les acteurs crier leur jouissance sur scène. La compagnie RAT de Grande Bretagne explose les tabous…. Les acteurs sont nus, ils font l’amour et ils contestent l’ordre établi.

 

En 1971 je me souviens encore …« le Regard du sourd » de Bob Wilson au grand théâtre de Nancy. Nous étions prévenu, le nom de l’auteur résonnait à nos oreilles heureusement…Il a fallu plus d’une heure pour qu’un personnage passe de la gauche de la scène à son milieu afin de déclarer dans un micro avec une lenteur exaspérante : Ladies and gentlemans.. ; » suscitant cris et quolibets dans la salle, puis durant toute la nuit la magie wilsonienne opéra, du jamais vu, C’est à l’aube que le public sortit sur la place Stanislas et dans les premières lueurs, ils marchaient tous d’une lenteur calculée. C’est un inconnu, originaire du Texas qui se livre à cette prouesse hypnotisante, ivre de poésie. La notion du temps disparait. L’histoire ? Une nourrice tue deux enfants et cela sous le regard d’un sourd. S’en suit une suite de tableaux du point de vue du sourd dans un silence assourdissant.

Est-ce encore du théâtre ? La question est posée, mais le public et les critiques sont enthousiastes…. Un grand auteur est né.

 

De la même manière les acteurs du Conservatoire de Kinshasa du Zaïre donnent une représentation où dominent la folie et la torture. Nous sommes loin des danses coutumières. La japonaise Kiraishi explore aussi les dimensions de son corps en s’éloignant de l’enseignement traditionnel. Le théâtre devient une vaste entreprise d’introspection exubérante. Il n’y a plus de tabou. J’ai encore en mémoire le happening de Janos Gat qui s’est donné 24 heures durant aux spectateurs dans la rue sur son lit, en restituant un décor approximatif de chambre .

 

Je me souviens aussi de la silhouette de Mitterrand fidèle spectateur de toutes les éditions accompagné de Jack mais aussi de Roger Hanin. Je me rappelle avoir frôlé plus d’une fois la silhouette héraldique d’Alain Cuny, fidèle des fidèles du festival, sans jamais avoir osé lui adresser la parole, de peur de l’importuner.

 

fotka-Tadeusz-Kantor.jpgNancy et sa banlieue sont mises à contribution, Laxou avec l’incroyable El teatro Campesino de Luis valdez, Malzéville avec Kantor et « Sa classe morte », nous étions debout dans un gymnase, Kantor et sa troupe au milieu de nous même célébrait son mystère, je me souviens d’avoir pleuré envahi par une émotion insondable que je n’ai plus jamais retrouvée.

El theatro Campesino vient des USA, tout droit dans la lignée de Peter shooman, elle est implantée dans la banlieue, elle fait du théâtre de rue, elle a une mission : populariser la révolution.

 

1971 c’est aussi l’année du Pip Simmons theatre groupe et du japonais Shuji Terayama.

« La Création du monde » est un spectacle japonais qui va pendant huit jours envahir tous les espaces publics de la ville : rues, places et jardins. Le public est énorme ; C’est désormais plus de 200 000 spectateurs qui assistent à toutes ces représentations et font la fête toute la nuit dans des lieux plus qu’improbables aménagés le temps du festival.

 

1972 Jack Lang est nommé à la tête du théâtre National de Chaillot il passe la main à son adjoint Lew Bogdan Jesdrzejowski.

 

1973, ce sont 52 troupes qui vont animer le festival, celui-ci est à son paroxysme il est le Woodstock du théâtre. Toutes les races et les nationalités se croisent dans les rues de la ville métamorphosée et stupéfaite, mais qui curieusement joue le jeu.

C’est cette année là que le festival connut le 1er mai sa petite révolution qui fit dire à un chroniqueur de RTL : deux points chauds dans le monde Beyrouth et Nancy. La manifestation du 1er mai dégénère, les manifestants envahissent la place Stanislas et en retirent les pavés, des barricades sont édifiées, le Grand Théâtre est occupé. Le  Festival se met en grève pour protester contre les arrestations. Puis le calme reviendra et le Schauspielhaus de Bochum présentera son Salomé d’Oscar Wilde, le théâtre de lutte teatro A communa de Lisbonne  répondra en écho aux manifestants, de même le Grupo Aleph du Chili.

 

1975, c’est An die Musik de Pip simmons qui emporte tout le festival, comme Exodus, magnifique, sublime par les polonais du STU (un appel à l’amour et à la foi éloquent, le décor brûle sur scène à la fin), plus intime seul quelques dizaines de spectateurs accédaient à la poésie des minuscules marionnettes de Robert Anton. Enfin le festival reste cloué sur lui-même par l’audace de Hans-peter Cloos qui avec le Kollectiv Rote Rübe donne son Terror qui s’aventure à lier le troisième Reich avec le fascisme du Chili.

 

Pina-20Bausch-201.jpg1977, Michèle Kokosowski prend la relève, ce seront les derniers feux du festival : mille acteurs, 40 troupes, avec une lumière exceptionnelle, Pina Bausch à la fois au grand Théâtre(« les sept pêchés capitaux »), mais aussi avec son « Café Muller » joué dans la vitrine d’une concession automobile, nous étions sur des gradins abrités par de grands plastiques qui claquaient au vent et dans ce grand bocal nous voyions pour la première fois l’alchimie de Pina Bausch faire son œuvre… des corps de femmes dansent et se mettent en danger.

 

Puis de 1979 à 1983 ce seront de nouveau Lew Bogdan (mais qui partira prendre la direction d’un grand théâtre allemand), François Kourilsky, Adrien Duprez et Mira Trailovic  qui tenteront l’impossible, sauver un festival qui s’enfuyait pour mieux enfouir ses souvenirs et ses fulgurances. La beauté ne saurait être éternelle, elle est heureusement mortelle.

 

Nancy aura été la grande innovation du théâtre politique, il en a fait un « lieu humain » avec des liens de solidarités transcontinentales exemplaires ; mais comme la révolte planétaire… il s’est éteint le moment venu.

 

Que reste-t-il de tout cela ? Aujourd’hui le théâtre s’essouffle, Avignon en est la Grande Messe désabusée et ordinaire. Les créateurs se cherchent, après le grand souffle novateur qui ébranla toutes les certitudes, il est difficile de trouver de nouveaux chemins.

L’inspiration du monde ne vient plus jusqu’au devant de la scène, la jeunesse qui voulait changer le monde s’est assagie…Faut-il s’en plaindre ? Faut-il regretter ce temps passé ? Non, ce qui est fait est acquis. La création est une roue qui ramène sans cesse de nouveaux mots, qui fait apparaitre de nouvelles figures et qui au final tissent ensembles les aubes à venir.

En 2013 on fêtera les 50 ans de la création du festival de théâtre de Nancy… peut-on espérer une initiative du ministère de la culture ?

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Published by Jean Pelletier - dans Spectacles
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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 14:07

 

 

Paris, le 26 avril 2030

 

 

Cher Julien,

 

Comme je te sais toujours aussi investi et féru de nouvelles technologies et pour te distraire de ta retraite de travail, je tenais à te narrer par le menu détail l’aventure que j’ai vécue il y a de cela deux ou trois jours.

Je connais un certain passage à vide  depuis quelques mois, les tournages se font de plus en plus rares, et quand bien même j’obtiens un cachet de quelques jours pour une mini série au petit format, ce n’est pas très bien payé. En fait le cachet est au format de la diffusion : de la taille d’un téléphone multimédia.

Je tourne aussi de moins ne moins pour la pub, qui me ravitaillait pourtant de façon fort utile. Mais la production travaille de plus en plus en image de synthèse et ils font tourner à fond la caisse leurs ordinateurs.

Aussi lorsque j’ai été contacté par le secrétariat d’un agent artistique, la surprise fût plutôt bonne, bien que celui-ci se révéla être d’un drôle de gabarit. Comme tu le sais je n’ai plus d’agent pour me suivre depuis un bon moment, vu la manière dont ma carrière patine.

Ce type s’appelle Dorian Greswood et son bureau est à Issy-les Moulineaux dans la Nouvelle Plaine « André Santini » qui regroupe les entreprises de Haute Technologie de la région parisienne…

N’ayant rien à perdre et plutôt surpris que l’on puisse faire appel à moi je me rendis au rendez-vous. Après avoir attendu une dizaine de minute, la secrétaire au look particulièrement branché m’introduisit auprès de Dorian Greswood.

Derrière un bureau blanc à la ligne épurée et vide de tous papiers, se tenait un jeune type d’une trentaine d’année, il me fit signe de m’asseoir.

 

-« Monsieur Verdi, merci d’avoir répondu si vite à mon invitation. »

- « De rien, cher Monsieur, mais je vous avoue que je suis un peu intrigué par votre démarche. Qui vous a communiqué mes coordonnées ?

- « En fait personne, ou du moins il s’agit d’une base de données où je vous ai trouvé à partir d’une sélection multi-critère. »

- « Puis-je vous demander quels étaient les critères en question ? »

-« Bien sûr, il n’y a rien de secret en cela, je cherchais un homme, la cinquantaine, d’un mètre quatre vingt, soixante quinze kilo, les yeux bleus, un peu dégarni, comédien bien sûr, mais qui surtout, je m’en excuse d’avance, n’a pas connu une carrière particulièrement marquante, en fait qui soit peu connu du public. »

- « Je suis loin d’être le seul dans ce cas, pourquoi moi ? »

-« Et bien monsieur Verdi…. En fait j’ai pu constater sur la base que vous n’aviez pas travaillé depuis un bon moment. »

-« Vous voulez sans doute dire que je suis sur la touche et que cette mise à l’écart dure depuis plusieurs mois. »

-« En effet et c’est pourquoi je suis prêt à vous faire une proposition financière qui devrait vous intéresser. »

-« Je vous écoute très attentivement ».

-« En fait je dirige un agence artistique d’un genre un peu particulier, mais très adaptée aux nouvelles exigences de la production audiovisuelle actuelle, de la concurrence que vous savez sévère avec les pays de l’Est. Je mets à disposition des productions des comédiennes et des comédiens virtuels…

-« Virtuels …. Je ne comprends pas bien, vous faites allusion à de la motion capture, si c’est le cas j’ai une certaine expérience, j’ai commencé ce type de travail il y déjà une vingtaine d’année… »

- « Ce n’est pas tout à fait la même chose, le contrat que je vous propose comprend la cession totale de votre image…nous avons technologiquement aujourd’hui la possibilité de vous enregistrer en tant que personne, de faire de vous d’une certaine manière ce que l’on appelle un « avatar », si vous pratiquez les jeux vidéo, vous voyez  ce que je veux dire. »

-« Mais qu’elles sont les conditions exactes de la cession ? »

- « Bien entendu, étant propriétaire exclusif de votre image, vous ne pourrez plus vous proposer comme comédien, mais il vous restera la voix, vous pourrez toujours faire du doublage. »

 

Ainsi cher Julien, ai-je vendu mon âme au diable pour trouver provisoirement une paix matérielle.

 

J’espère que du fonds de ta savane africaine, ton travail avance, loin des avanies du monde moderne et que tu nous reviendras paré d’une belle symphonie.

 

 

 

Fabrice.

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 13:53

 

9433_1.jpgMichel Folco, photographe de talent s’est consacré à la littérature après avoir travaillé pour les plus grandes agences photographiques comme Gamma et Sipa. Personnage unique dans le paysage littéraire français, il y trouve  en six romans écrits de 1991 à 2010 toute sa place et surtout son public. Il est né à Albi le 29 septembre 1943, il aura attendu l’âge de 48 ans pour entamer sa carrière littéraire.

 

Un écrivain atypique.

Ecrivain surprenant, il produit des œuvres de fiction documenté, avec un grand soin à partir d’un univers bien particulier, celui des bourreaux et de leur entourage. Son univers littéraire est dès plus large, à la manière d’un AlexandreDumas qui brasserait, outre ses histoires, un rire retentissant qui ne fait pas simplement que de l’humour, mais qui creuse en profondeur ses sujets avec parfois du cynisme, mais toujours une réalité si cruelle soit-elle. Réputé auteur facile, il n’en délivre pas moins une parole qui va bien au-delà de la littérature de loisir, une parole qui porte à réfléchir. Baptiste Liger (L’Express) dans sa critique de «La Jeunesse mélancolique et très désabusée d’Adolph Hitler» a écrit « Il a su poser les bonnes questions ». Tout est dit !

L’œuvre.

Son premier livre, publié en 1995 «Dieu et nous seuls pouvons» (1991) a pour sujet une dynastie bien particulière de bourreaux les Pibrac. L‘action se situe dans l’Aveyron embrassant une large période du XVIIème siècle a à nos jours. Roman historique il raconte l’histoire d’un enfant trouvé, Justinien Trouvé qui au fil d’aventures rocambolesques se voit offrir sous forme de salut l’emploi de Bourreau à Bellerocaille (Aveyron) qui n’en a pas. Il n’a pas trop le choix et devient ainsi le fondateur d’une dynastie de bourreaux sous le nom de Pibrac.

Ce filon littéraire, outre ce premier roman, sera la source d’inspiration des romans suivants : «Un loup est un loup» (1995), «En avant comme avant !» (2001), «Même le mal se fait bien» (2008) et «La Jeunesse mélancolique et très désabusée d’Adolph Hitler» (2010).

Les faits divers sont le support de ses narrations, ainsi l’affaire des « Chauffeurs de l’Aveyron »  est directement inspirée de l’histoire de bandits qui ont sévi dans le Pas-de-Calais et la Drôme.

 

Son  adaptation au cinéma.

L’originalité de l’histoire, la qualité de l’écriture ont séduit  le producteur de cinéma Christian Fechner qui décida  de tourner une adaptation de l’œuvre, du moins de sa première partie qui raconte « l’avènement » de Justinien Pibrac. Michel Foco participera à l’écriture d’une partie du scénario. Le filme «  Justinien Trouvé ou le bâtard de Dieu » (1993) ne trouvera pas aussi facilement son public que les livres eux-mêmes.

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 13:50

 

Libreville est la capitale du Gabon, elle fut découverte par les portugais en 1472. Elle est bordée au Sud par le fleuve Komo et au nord par la forêt et le Parc national de l’Akanda. Sa population est autour de 600 000 habitants. Sa géographie est intéressante, construite sur un ensemble de collines et de vallons, elle dispose d’une côte de 10 km, de mangroves et surtout de magnifiques forêts visibles depuis certains de ses quartiers. Ses plages sont belles et peuplées, ses eaux sont tièdes et l’orientation donne des couchers de soleils somptueux sur l’océan atlantique sous l’Equateur.

 

Un peu d’histoire.

Sa fondation remonte à 1849 par des esclaves libérés. La traite des noirs avait été interdite depuis 1848. C’est Edouard Bouët-Willaumez qui va au non de la France établir des contacts avec l’ensemble des petits royaumes et ouvrir la porte à la colonisation par la France. C’est Libreville qui en servira de base de départ, dès la fin du XIXème la France s’installera à partir du fort d’Aumale. Libreville fut ainsi consacré Capitale du Congo Français, jusqu’à ce que Brazzaville lui ravise le titre en 1904. Au cours de la deuxième Guerre mondiale, elle choisit de se rallier à la France libre dirigée par le Général de Gaulle. Ce sera le point de départ des combattants français autour du maréchal Leclerc. Son indépendance sera déclarée en 1960, et c’est le maire de Libreville Léon Mba qui en sera le premier Président.

Quelques visites.

Les monuments y sont rares, son attractivité touristique tient à son capital en plages de sable fin : la Sablière, le Tropicana, le cap Estérias et la Pointe Denis. Son passé colonial a laissé quelques traces intéressantes sur le plan architectural au centre ville (l’ambassade des Etas Unis en est un exemple). L’église Saint-Michel de N’kembo présente de belles colonnes ainsi que la cathédrale Sainte Marie. Le Musée national des arts est tradition, situé en bord de mer mérite une visite. Quelques belles excursions sont à envisager : la Montagne Ikoi (à 14 km), et plusieurs îles (Nenghe Awogha, Ile Perroquet, Ile Soukou Doukou, Ile Assimba).

La vie au quotidien.

Il existe une association «Bienvenue à Libreville» ouverte le mardi et le vendredi de 9h à 12 h situé sur le parking du super marché Prix Import où des bénévoles vous donneront toutes les informations utiles. Le centre culturel Français, Boulevard Triompha,l vous proposera contacts et manifestations. Les visites du centre ville étant vite faites, c’est le bord de mer qui retiendra votre attention avec ses restaurants (Le Phare du Large) et bars de nuits (Balajo Club, Quaben Libreville). On circule très facilement en utilisant les taxis. Enfin le grand marché de Mont Bouet est incontournable.

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 13:09

 

 

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La fête… tout est sujets à fêtes pour réunir parents et amis autour d’une bonne table. C’est difficile et facile à préparer. Mais le meilleur chemin est toujours celui de la simplicité : entrée, plat et dessert. Je vous propose un plateau de crudités fraiches faites maisons, une pintade farcie accompagnée de pommes au fou et un gâteau à l’ananas.

 

 

 

 

 

Ingrédients nécessaires

 

Pour les crudités :

-          Carottes

-          Betteraves

-          Céleris rave

-          Concombre

-          Tomates

-          Un citron

-          Du basilic frais

-          De la crème fraîche

-          Des feuilles de menthe fraîche

-          Un œuf, Huile d’olive, vinaigre balsamique, moutarde, graines de lin

Pour la pintade:

-          Une belle pintade fermière

-          Des pommes dont  8 pommes de belles tailles

-          8 biscottes

-          De la crème fraiche

-          De la confiture de groseille

-          Deux sachets de sucre vanillé

-          De la cannelle râpée

-          De la fleur de sel de Guérande, poivre noir

-          Un yaourt nature

-          Des raisins secs

-          Des feuilles de menthe fraiches

 

Pour le gâteau :

-          150g de farine

-          150 g de sucre en poudre

-          4 œufs

-          1 sachet de levure chimique

-          100 g de beurre

-          Pour le caramel 25 morceaux de sucre

 

Temps de préparation.

 

Pour les crudités : une bonne heure

Pour la pintade et ses pommes, 30 mn

Pour le gâteau à l’ananas : 15 mn

Temps de cuisson

 

La recette pas à pas.

 

Pour l’entrée :

-          Eplucher le concombre et le couper en fines rondelles, mélanger avec du gros sel e laisser reposer le temps de la préparation des autres ingrédients

-          Râper dans des récipients différents les carottes, les betteraves et les céleris raves, parfumer les carottes avec de huile d‘Olive  et les graines de lin, même chose pour les betteraves, faire une mayonnaise pour l’l’incorporer dans le céleri rave râpé, y ajouter un jus d e citron

-          Couper les tomates en rondelles, ajouter de l’huile d’olive et quelques traits de vinaigre balsamique, hacher le basilic frais dessus

-          Essorer le concombre coupé pour en enlever le maximum d’eau, bien sécher, ajouter la crème fraîche et la menthe hachée.

-          Sur un large plat ovale, disposer  les différentes préparations en les plaçant bord à bord.

 

Pour la pintade :

-          Prendre la pintade et la farcir avec le yaourt, une pomme coupée en tous petits morceaux, les raisins secs, un peu de sel et les feuilles de menthes

-          Mettre au four, temps de cuisson : 50 mn à four moyen

-          Placer dans un  plat rectangulaire : vos 8 biscottes, placez dessus vos huit pommes épluchées et évidées, à l’intérieur vous mettez un peu de crème fraîche, de la confiture de groseille et vous saupoudrez avec le sucre vanillé, un léger fond d’eau au fond du plat qui va ramollir vos biscottes

-          Mettre au four, temps de cuisson : 45 mn à four moyen

 

Pour le gâteau :

Le caramel : faire fondre dans un peu d’eau les morceaux de sucre, à feux doux jusqu’à coloration blonde

-          Dans le moule à gâteau, verser le caramel, et placer les rondelles d’ananas

-          Mélanger farine, sucre, levure puis les œufs entiers et le beurre ramolli, bien malaxer le tout qui doit donner une pâte lisse.

-          Verser le mélange dans le moule

-          Mettre au four, temps de cuisson : 45 mn à four moyen, préchauffé

 

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 13:02

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Dijon capitale de la bourgogne est célèbre pour ses spécialités : la moutarde de Dijon, sa crème de cassis, l’andouillette de Chalons, l’escargot de Bourgogne, le jambon du Morvan, la truffe et ses fromages (Epoisses, Saint florentin, crottin de Chavignol). Et il ne faut pas oublier ses vins célèbres dans le monde entier : Chablis, Pouilly Fumé, Côte de Nuits, Mâcon …. Ses restaurants réservent quelques bonnes surprises.

 

 

 

Les incontournables.

 

Stéphane Debord, il a repris, dans le restaurant portant son nom, le flambeau de P. Thibert en proposant à la fois une cuisine pleine d’invention et respectueuse de la tradition. Il propose des menus de 30 à 60 €. Il se situe 10, place Wilson à Dijon -21000. Téléphone : 03 80 67 74 64.

L’hôtellerie du Chapeau Rouge se situe dans le cœur même de la ville à deux pas de la cathédrale .Il vous faudra compter 90 € à la carte et des menus de 42 à 100 €. Son adresse est 5, rue Michelet à Dijon – 21 000. Téléphone : 03 80 50 88 88.

Le clos des Capucines, restaurant de cuisine traditionnelle propose des menus de 25 à 37 € et un menu spécial truffe à 41,50 € exceptionnel. Vous le trouverez 3, rue Jeannin à Dijon – 21 000. Téléphone : 03 80 65 83 03.

 

Quelques coups de cœur.

 

Le Pavillon de Bacchus, lieu design et branché, jardin agréable qui offre un excellent rapport qualité prix avec des menus de 19 à 30 € sans les vins. Il se situe Parc Valmy, 54 avenue Françoise Giroud à Dijon – 21 000. Téléphone 03 80 73 38 36.

Les Œnophiles, en plein centre  historique de Dijon offre une table qui fait la part belle aux produits du marché. La carte des menus va de 25 à 49 € avec une spécialité de homard. Il est au 18, rue sainte Anne à Dijon- 21000. Téléphone : 03 80 30 73 52.

L’Escargot, vous fera découvrir la spécialité internationale de Dijon : l’escargot au beurre persillé avec un menu bourguignon à 22 € et un  menu découverte à 29 €. Il se trouve au 43, rue Jean-Jacques Rousseau à Dijon – 21000. Téléphone : 03 80 73 33 85

Le Piano qui Fume, ouvert en 2003, en plein centre ville, il propose une cuisine à l’ardoise inventive et privilégiant les produits issus de l’artisanat. Vous composez votre menu à la carte. L’entre + le plat du jour + le fromage ou le dessert est à 19 € 50. Il est au 36, rue Berbisey à Dijon – 21000. Téléphone : 03 80 30 35 45.

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 12:58

imagesCAEU9859.jpgLes régimes alimentaires fleurissent à l’occasion des vacances, les journaux féminins s’en donnent à cœur joie. N’importe quel nutritionniste  vous mettra en garde contre tous ces régimes. Ils peuvent vous faire perdre rapidement du poids qui reviendra aussi vite. Le régime à base de soupe uniquement est dangereux, particulièrement le plus connu à base de soupe aux choux.

 

La meilleure méthode pour maigrir consiste à :

 

-          Ne prendre que trois repas par jour.

-          Manger de manière équilibrée.

-          Prendre son temps pour ses repas.

-          Proscrire tout « encas ».

 

Le petit déjeuner est souvent bâclé, consacrez lui du temps : boisson chaude (thé ou café), un fruit frais, des céréales avec du lait et une tartine (confiture ou miel).

 

Le midi, évitez le repas « emporté » que l’on mange au bureau. Il faut consacrer au moins 30 minutes à son repas, bien mastiquer les aliments et « penser »  à ce que l’on mange.

 

Le repas du soir, évitez de le prendre devant la télévision. Le repas en famille pour lequel on prend du temps est nécessaire à l’équilibre alimentaire.

 

La recette est simple, à chaque repas :

 

-          100 grammes de protéines (Viandes, poissons, …).

-          100 grammes de féculents (riz, pâtes, …).

-          Un laitage (yaourt, fromage blanc, fromage…).

-          Une crudité.

-          Des légumes.

-          50g de pain.

-          Une cuillère à soupe d’huile d’olive.

 

Il est ainsi possible de construire toutes sortes de repas. Le secret c’est de bien conserver systématiquement cet équilibre alimentaire. Le dosage présenté des protéines et des féculents  est dans le cadre d’une cure d’amaigrissement. Une fois le poids recherché atteint on peut augmenter les doses à 150 grammes et observer le résulta sur plusieurs semaines. Le succès tient à ce que l’on soit capable de se réguler ainsi sur une longue période.  Le résultat : deux kilos de perdus par mois, cela peut paraitre modeste, mais sur 10 mois cela fait tout de même 20 kilos !

 

N’oubliez pas de boire beaucoup d’eau pendant et entre les repas, ce qui est essentiel pour bien drainer votre corps, tout en l’hydratant.

 

Enfin attention au sel, il est présent en surdose dans tous les aliments préparés que vous achetez. Préférer le jambon tranché par le boucher.

 

Le sport, on écrit un peu n’importe quoi sur le sujet. Le corps humain est comme une chaudière il ya ce qui rentre et ce qui sort. En clair en contrôlant les aliments que vous ingurgitez et en pratiquant une activité physique régulière vous contribuez à améliorer votre perte de poids. Là aussi, c’est la régularité qui est la règle.

 

Enfin quelque règles d’hygiène alimentaire : il faut proscrire la charcuterie, privilégier les viandes blanches (veau, volaille, lapin..) aux viandes rouges, manger du poisson au moins une fois par semaine, éviter les sucreries (bonbons, chocolat, boisson sucrée...), les apéritifs.

 

Bien construire son alimentation ce n’est pas seulement éviter ou perdre du poids, c’est aussi s’assurer contre le diabète, le cholestérol et les maladies cardiovasculaires

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 12:55

imagesCA3IFGER.jpgC'est l'été, l'occasion de lire et de relire.

 

Alors que Boris Vian publiait dans l’indifférence générale «L’Ecume des jours» en 1947 aux Editions Gallimard, celui-ci occupe aujourd’hui la 10e place dans le classement des «100 meilleurs livres du XXème siècle», Quelle belle revanche ! Il faut dire que le livre avait de quoi surprendre les lecteurs. Univers improbables, vaguement situés à la Nouvelle-Orléans, il tisse des liens poétiques entre des personnages emprunts de jazz dans des paysages de marécages poisseux et livre la narration d’événements surréalistes.

 

La genèse du livre.

Il a mené une vie tout aussi dispersée que ses personnages: poète, chanteur, trompettiste, ingénieur, inventeur, traducteur, acteur, peintre ….il a cherché sa vie toute sa vie. En cela «L’Ecume des jours» reflète bien ses préoccupations et sa vision du monde. Ecrit au verso des imprimés de l’AFNOR où il travaillait, il réussit à le faire publier dans la prestigieuse maison Gallimard. Il attend beaucoup de cette publication, d’autant plus qu’il est soutenu par Raymond Queneau et Jean-Paul Sartre. Le succès ne sera pas au rendez-vous, il en sera affecté.

 

L’histoire.

Il est assez difficile d’établir un synopsis d’une histoire qui n’existe pas tout à fait. Disons pour aller à «la lumière» même du livre que Colin tombe éperdument amoureux de Chloé, celle-ci est malade : un nénuphar pousse dans son poumon. Colin fait tout pour la guérir, elle part à la montagne et à son retour le nénuphar a disparu. Colin doit travailler pour acheter des fleurs à Chloé dont le deuxième poumon est de nouveau attaqué par un nénuphar. L’histoire se déroule sur fond de rapetissement de la maison (une détérioration à la manière du « portrait de Dorian Gray » d’oscar Wilde ou «La peau de chagrin» de Balzac). Tout devient gris, triste malgré les efforts d’une petite souris qui essaye de nettoyer les vitres pour amener le soleil…il s’ensuit des aventures tout aussi surréalistes et pour finir, alors que Chloé meurt, la souris se suicide de désespoir entre les pattes d’un chat.

 

La portée du livre.

Avec un succès tardif le livre sera porté par la génération de mai 1968 qui y verra l’aspect subversif. Dans  son avant propos il se veut provoquant et se distingue des écrivains réalistes. Il est écrivain de l’imaginaire, d’un imaginaire qui s’apparente à celui du rêve où trône l’événement métaphorique mis brutalement parfois en confrontation avec un propos banal mais toujours insidieux.

Le livre sera porté à l’écran (en 1968), on en fera un opéra, il sera mis en scène au théâtre et chorégraphié, tout un éclectisme qui devrait aller droit au cœur de Boris Vian.

 

 

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Published by Jean Pelletier - dans Littérature
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  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook  et mon compte twitter
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Bonne lecture.
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques. Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook et mon compte twitter https://www.facebook.com/jean.pelletier 77https://twitter.com/jmpelletier Bonne lecture.

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