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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 10:51

imagesCAUB21JKLe-pere-reginald-garrigou.jpgLe Père Réginald Garrigou-Lagrange né en 1877, mort en 1964 est la figure emblématique du catholicisme réactionnaire. Il s’opposa toute sa vie aux tentatives de modernisation de l’église en prônant les enseignements de Saint Thomas d’Aquin. Son œuvre littéraire est impressionnante plus de 500 livres et articles. Il est réputé comme le principal penseur du néothomisme. Ce courant a pour objectif de faire vivre la doctrine élaborée par Saint Thomas d’Aquin, à savoir lutter contre les erreurs induites par le modernisme. Toute sa vie  il sera un prêtre qui fera le choix de l’enseignement, professeur de cette foi rigoureuse il fera l’admiration de tous.

 

Une jeunesse banale.

 

Son jeunesse sera itinérante de La Roche-sur-Yon à Tarbes en passant par Nantes. Ses préoccupations sont alors éloignées de la théologie. C’est un bon élève vite remarqué, en particulier par le philosophe Jules Lachelier. Il rate une première fois son baccalauréat, puis se tourne vers les études de médecine à Bordeaux.

A l’aube naissante du vingtième siècle la question de Dieu fit irruption dans sa conscience. La lecture d’Ernest Hello et de son livre «L’homme » embrase sa conscience. La révélation est totale, il décide de consacrer son existence à Dieu.

 

Un engagement spirituel absolu.

 

Garrigou Lagrange intègre la Trappe d’Echourniac, ensuite la chartreuse de Vauclair. Ce sera l’ordre des Dominicains. Bien que très jeune, il subit toutes les épreuves pour endurer sa foi. A 20 ans il poursuit son éducation religieuse à Flavigny.

Il sera ordonné à 25 ans, et se consacrera à l’enseignement de la philosophie et à ce qui lui tient le plus à cœur le thomisme, d’abord en Belgique puis à Rome où pendant 50 années il sera le spécialiste de Thomas d’Aquin, dont la doctrine guide alors l’église catholiques. Agé, fatigué les dernières années de sa vie seront éprouvantes pour son corps et son esprit. Il s’éteint le 15 février 1964 alors que le concile de Vatican II instaure la nouvelle théologie qu’il aura combattu toute sa vie.

 

Un formateur.

 

Il fut un excellent formateur, un professeur admiré. Ecrivain inépuisable, il a grandi sur la doctrine officielle présentant un foi rigoureuse, un au-delà sans mystère et irrévocable. Dieu n’est pas un père, mais un juge implacable des vices qu’il faut combattre. Il écrit ( «La synthèse thomiste», 1951) et parle d’autant plus fort que des voix (Lubac, Bouillard) commencent à s’élever pour demander un retour vers plus de souplesse . Il sera le rempart le plus populaire du catholicisme pour défendre les vertus anciennes. Même si l’histoire ne lui donna pas raison, il sut parler de la vérité et mis en garde contre toute tentative de manipulation de celle-ci. Et d’une certaine manière il annonça le déclin de la pratique religieuse dans les sociétés occidentales.

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Published by Jean Pelletier - dans Histoire
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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 10:42

imagesCANLSI32.jpgLes lasagnes, qui évoquent  tous les charmes de l’Italie, ont des origines lointaines qui remontent à la Grèce antique.

Pourtant on en attribue la paternité à la ville de Boulogne.

Lasagna, en italien est en fait un mot d’origine grec : λάσανα, il désigna longtemps le plat dans la quels se préparait les lasagnes : pâtes alimentaires de forme rectangulaire qui mêlent plusieurs aliments selon les goûts : fromage viande, sauce béchamel, tomates, épinards…

 

 

 

Ingrédients :

 

-          1 paquet de pâtes à lasagnes (500g

-          250g de bœuf haché (dans le jarret)

-          250 g de chair à saucisse, un œuf, 10 cl de lait, une tranche mie de pain

-          1 boite de tomates pelées (500g)

-          2 oignons

-          1 carotte

-          2 gousses d’ail

-          la sauce béchamel : 40g de beurre,  deux cuillères de farine, 100 cl de lait, une noix de muscade râpée

-          Huile d’olive, sel, poivre noir

-          Baume de vinaigre balsamique, sucre

-          Mozzarella (de bufflonne)

-          Du  basilic

 

Instruments :

 

-          Une planche en bois, un couteau

-          Un grand plat

-          Une marmite

-          Une casserole

-          Une cuillère en bois

 

Temps de préparation :

 

1h30 et une cuisson de 40 mn

 

La recette :

 

-          Laver, hacher finement sur la planche : l’oignon , la carotte, l’ail

-          Dans la marmite verser l’huile d’olive, la préparation hachée, attendre que les oignons blondissent, quelques traits de baume de vinaigre balsamique, du sucre, attendre deux minutes à feux doux, verser les tomates, le basilic haché, laisser cuire  20 mn

-          Mélanger la chair à saucisse, l’œuf, le pain trempée dans le lait, sel, poivre, puis ajoutez la viande de bœuf

-          La béchamel : dans la casserole faire fondre le beurre, à feux doux, ajoutez la farine en remuant avec la cuillère, le mélange beurre fondu et farine doit être homogène, versez  les 100 cl de lait tout en remuant, le feux doit rester doux, 5 mn avant que la béchamel ne prenne, ajouter sel, poivre, noix de muscade râpée. Cuire à feux doux 5 minutes tout en remuant

-          Dans le plat vous procédez successivement en plaçant une couche de pâte, une couche de de tomates, une couche de béchamel, une couche de viande, renouveler l’opération jusqu’à arriver à la hauteur du plat, finir avec une couche de béchamel, et recouvrir de petit dès de mozzarella

-          Enfournez le plat à four préchauffé 10 mn, faire cuire à feux doux (la mozarella de bufflonne est sensible à la chaleur)

 

Vin :

Je vous propose un .Montepulciano d'Abruzzo Colline Teramane, vin italien produit dans la région des Abruzzes.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 15:04

Harry Eliott, né en 1882, mort à Villez-sous-Bailleul en 1959, passera l’essentiel de sa vie à s’identifier et à se faire reconnaitre comme anglais. Son nom est un pseudonyme anglicisé, son véritable état civil étant Charles Edmond Hermet. Illustrateur de très grand renom, il pratiqua aussi le dessin et l’aquarelle. Sa réputation porte notamment sur ses « pochoirs » à la manière très victorienne, illustrant des scènes de chasses à cour. Son travail s’inspire de celui de Randolph Caldecott et Cecil Aldin.

Ses débuts.

Ce n’est qu’en 1900 qu’il adoptera son pseudonyme, mais il s’initiera aux arts graphiques avec son père lui-même imprimeur lithographe. Ses premières œuvres signées H.E. portaient sur des scènes animalières, chevaux et chasses à courre. Son style était assez minimaliste et se prêtait particulièrement bien à l’édition de cartes postales. Il connait ainsi un certain succès. Ses cartes postales sont aujourd’hui recherchées par les collectionneurs.

Sa carrière.

C’est à partir de 1905 qu’il démarre une nouvelle carrière sous le nom d’Harry Elliot en répondant cette fois à des commandes particulières qui lui sont faites. Il devient un illustrateur de livres de renom tel «Croc Blanc» de Jack London, «David Copperfield» de Charles Dickens avec la société Hachette et bien d’autres encore. Il travaille aussi pour des couvertures de magazines : Le Chasseur Français, Nos loisirs, Mon journal  et le catalogue de Manufrance. A la demande d’armateurs il participe à la décoration de Transatlantiques, il travaille pour un fabriquant de cidre et collabore au salon de l’automobile en 1912 en éditant une série de cartes postales. L’étendue et la diversité de son activité est étonnante. Elle est le reflet de son aptitude à saisir tout ce qui est dans l’air du temps.

La chute.

Son talent est réel, il traduit avec beaucoup d’humour et de drôlerie les scènes de la vie courante. Son art est très recherché et aujourd’hui ses œuvres sont cotées. Malgré cette activité intense et des clients aussi divers et prestigieux, une réussite certaine, il perd peu à peu la vue et s’adonne à la boisson. Il meurt en 1959 ruiné.

Pour mieux mesurer l’étendue et la qualité de son travail la lecture de «Harry Eliott, le plus anglais des illustrateurs français» par Françoise Poulain et Maurice Delattre, édité chez Images de Beaumont (1994) s’impose.

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 14:49

La photographie est un art difficile et il vaut mieux s’adresser à des professionnels et  consulter leur site, par exemple, pour se faire une idée sur leur photos et les tarifs qu’ils pratiquent. La présentation même de leur site vous donnera une idée sur leur style et l’esprit dans lequel ils travaillent.

Les coups de cœur.

Patrick Galibert, il bénéficie de nombreuses références professionnelles (Cointreau, Carrefour, Conseil Général de Haute Garonne etc.) et couvre un large spectre d’activité : photojournalisme, portrait, entreprises, culinaire….Son adresse est 19 rue Jean Millet à Toulouse – 31200. Téléphones : 06 09 79 91 36 et 05 61 57 00 55. Son site vous renseignera au plus près de votre recherche : http://www.photo-galibert.com  

Hélène Hébrard, outre son travail de photographe, donne des cours aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers. Son activité est très large : Album mariage, reportage photo, corporate ….Elle est à Toulouse et peut être jointe au 06 28 20 93 31 ou 05 61 35 71 44. Son site présente son travail http://www.helene-hebrard.com

Mathieu Hoffmann, jeune photographe est installée dans la banlieue de Toulouse à Saint Orens. Après des études d’ingénieur il travaille quelques années dans l’aérospatial. Mais sa passion pour la photo l’emporte, il suit une formation professionnelle et il change de cap en 2010 pour ouvrir son propre studio. Quand il parle de son travail c’est toujours à travers les sentiments, quand il aborde le portrait c’est d’une manière ludique qu’il aborde la séance, en s’attachant au modèle et à son histoire. On le joint par téléphone ou par mail : 06 88 61 02 43 et info@mathieu-hoffmann.com  et son site précise son travail et ses intentions : http://www.mathieu-hoffmann.com

Encore deux adresses.

Florence AT travaille sur tous les sujets, elle s’exprime beaucoup à travers la lumière et parle de son travail par la poésie. Ses références sont multiples : Airbus, EDF, regards du sport… Elle réside au 42 allée de Barcelone à Toulouse – 31200. Téléphone : 0762728229. Son site est accessible : http://www.florenceat.fr

Studio Lily Photographie, propose ses services pour tout projet. Elle réside 4, impasse Mader à Toulouse – 31 300. Téléphones : 05 61 72 41 23 et 06 50 59 11 27. Elle anime aussi un blog, son site est : http://www.studiolily.fr

 

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 13:52

1col_bur6.jpgC’est sous la présidence de François Mitterrand que Jack Lang, Ministre de la Culture, confie en 1985 la réalisation d’une œuvre artistique à Daniel Buren en lieu et place de la cour d’honneur du Palais Royal qui servait de parking aux fonctionnaires du Conseil d’Etat. Le défi était à la hauteur de la réputation de l’artiste, plus de 3 000 m2 à investir. Ce fut le début de l’histoire et de la polémique des « Colonnes de Buren » dont le titre exact de l’œuvre est « Les Deux Plateaux ».

 

L’œuvre.

 

Avec l’aide de l’architecte Patrick Bouchain, Buren a conçu son œuvre comme un espace urbain à l’intérieur duquel le public circulerait. Sa création se caractérise par un alignement de 260 colonnes inégales en hauteur, réalisées en marbre blanc avec des rayures noires. La construction s’établit sur deux plans, un supérieur sur caillebotis qui reprend la cour et organise la circulation des piétons, et l’autre en dessous avec un plan d’eau, en effet miroir. L’insertion de l’œuvre se fait dans l’environnement plus classique du Palais royal et offre ainsi une rupture avec la modernité de l’œuvre de Buren.

 

La polémique.

 

La radicalité du projet provoque un tollé général dans les milieux politiques et artistiques, rejoignant en cela une tradition française : la Tour Eiffel en 1889, le Centre Pompidou en 1977 et la pyramide de Pei dans la cour du Louvre. Tous ont en commun l’irruption de l’art moderne dans un environnement architectural classique. Les quatre tours de Jean Nouvel pour la réalisation de la nouvelle Bibliothèque nationale de France ont aussi été la source d’une importante polémique.

 

Les colonnes de Buren ont suscité pas moins de 225 articles dans 45 journaux, de nombreuses pétitions, de questions au gouvernement au Parlement, de recours en justice. Jacques Chirac, assuré de cette opposition, prend en tant que maire de Paris un arrêt municipal suspendant les travaux. Il s’en suit un long contentieux dans lequel Buren va faire falloir le droit moral de l’artiste sur son œuvre. Il gagnera (1992)  et la justice va contraindre le successeur de jack Lang rue de Valois, Francois Léotard à terminer les travaux.

 

La colère de Daniel Buren.

 

L’œuvre (elle sera classée monument historique), très fréquentée, va mal vieillir. L’alimentation du plateau souterrain va cesser en 2000, l’espace va être rapidement pollué et dégradé, alors qu’il est une composante majeure de l’œuvre. L’artiste manifeste publiquement son indignation face au laissé allé de l’Etat en décembre 2007 et va jusqu’à menacer d’en demander la destruction. Il finira par avoir gain de cause, un vaste chantier est engagé par le Ministère qui inclut la rénovation des colonnes de Buren pour un montant de 5,8 millions d’euro. Pour mémoire elles avaient coûté à l’Etat un peu plus de 1 million d’euros.

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Published by Jean Pelletier - dans Patrimoine
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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 11:48

imagesCA9NBACF.jpgLa campagne présidentielle et les premiers pas du gouvernement Ayrault n’ont pas permis d’y voir plus clair sur ce que le pouvoir socialiste entendait faire du dossier Internet et du droit d’auteur. Les observateurs avisés se souvenaient simplement des âpres discussions parlementaire autour de la loi DADVSI et Création et Internet où le groupe socialiste s’était plutôt brillamment illustré sur le sujet, volontariste, audacieux jusqu’à faire voter, très provisoirement, un amendement créant la licence globale.

 

HADOPI dans le collimateur.

 

Mais l’exercice du pouvoir inclut des obligations et des contraintes qui « freinent » toutes velléités de réformes un tant soit peu audacieuses. Bref il était temps qu’un point soit fait ou du moins qu’une stratégie et une méthode de travail soient définies. Pour autant la ministre de la culture Aurélie Filippetti a d’ors et déjà fait savoir tout le mal qu’elle pensait de l’HADOPI. Il est vrai qu’avec un budget de 12 millions d’euros (et 60 agents), la Haute Autorité ne peut afficher à son actif qu’un peu plus de 1 million de mails d’avertissements envoyés aux internautes et….314 dossiers en cours d’examen avant envoi au Parquet !

 

Donc le Premier Ministre a confirmé au parlement qu’une loi serait bien votée, conformément aux engagements présidentiels et qu’une mission avait été lancée sur « l’acte II de l’exception culturelle », confiée à Pierre Lescure, directeur du théâtre Marigny et ancien dirigeant de Canal+. Le lettre de mission précisait  que ce chantier « mêlera l’ensemble des acteurs sous l’œil attentif de l’Etat qui validera ou non les propositions, dans l’idéal sous six-huit mois », il « débouchera sur un nouveau cadre juridique au cours du semestre 2013 » et sans doute un vote au parlement avant 2014.

 

Toutes les précautions sont prises : propositions qui déboucheront ou pas …une mission de 6 à 8 mois …un nouveau cadre législatif début 2014….

 

Donc une seule chose est sûre, les jours de l’HADOPI sont comptés, d’autant plus que l’ex député socialiste pourfendeur des projets de lois sur le sujet de Sarkozy et promoteur de la licence globale Didier Mathus vient d’être nommé au collège de l’HADOPI, même chose pour Christian Phèline qui vient aussi d’arriver au titre de la cour des comptes.

 

La mission Lescure.

 

La mission de Pierre Lescure dépasse largement le cadre de la simple HADOPI, elle englobe bien le problème du droit d’auteur, la problématique du développement de l’offre légale, les questions du financement de la création et le respect de l’exception culturelle. Aurélie Filippetti a été très claire : « Il s’agit de tirer un véritable bilan de l’évolution des pratiques en matière d’utilisation des contenus culturels numériques, et de dégager une prospective sur les besoins légaux pour qu’Internet devienne l’une des plus grandes sources de financement de la culture ». L’ensemble des acteurs de la filière seront consultés (Enfin le changement !) y compris les associations de consommateurs, avec pour objectif ambitieux de « faire émerger de nouvelles ressources, de nouveaux modes de financement de la création et d’y associer ceux qui tirent profit du développement de la circulation des œuvres dans les réseaux».

 

Cette fois il émerge dans ce discours un début de prise de décisions quant à la participation des principaux bénéficiaires d’Internet a      u financement de la création.

 

La ministre s’est faite encore plus précise en ajoutant : «Dans un contexte budgétaire serré, il faut avoir un souci d’efficacité, de réconciliation entre les artistes et les publics, et trouver des solutions qui soient réelles et qui permettent vraiment de financer la création et non plus se payer de mots ». Le changement de ton est là… reste à voir ce que la concertation accouchera et ce qu’en retiendra au final le gouvernement.

 

Méthode et calendrier de la mission Lescure.

 

On en sait un peu plus sur les conditions d’exercice de la mission Lescure , il disposera d’une équipe conséquente de 12 personnes : hauts fonctionnaires de la cour des comptes, de l’inspection des Finances, représentants des ministères associés et quelques personnalités extérieures. Bien entendu un comité de pilotage a été mis en place comprenant : la ministre de la Culture, le ministre de l’Economie, le ministre du Redressement productif, la ministre déléguée à l’Economie numérique.

 

Nous disposons d’un calendrier de travail détaillé :

 

-       Le diagnostic de l’existant (fin septembre 2012).

-       Les auditions et débats contradictoires (fin décembre 2012).

-       Rendu de la mission (fin mars 2013).

 

Un site internet dédié aux travaux de la mission sera créé. Il sera interactif et permettra aux internautes de s’exprimer.

 

Lescure a déjà parlé…

 

Pierre Lescure a déjà commencé depuis le début de l’été son travail et s’est exprimé sur les médias. « L’idée est venue au moment des primaires […] en discutant avec François Hollande, que je connais depuis longtemps […]. Je lui ai donc proposé l’idée de cette mission. ». Puis avec plus de clarté : « A l’époque, le camp Aubry optait pour la suppression d’Hadopi et pour la mise en place d’une licence globale. C’est un truc à deux balles. Tu paies une fois 2 euros pour avoir le droit à tout sur Internet. ». Cela a le mérité d’être clair, en ce qui le concerne, personne n’en a été surpris connaissant les positions antérieures de Pierre Lescure sur le sujet. Il trouve même, malgré les propos de la ministre, « des vertus de principes » à l’HADOPI. Il s’inquiète des conséquences de l’arrivée imminente de la Tv connectée : « Avec ces nouvelles télés, le piratage va devenir inarrêtable. Cette mission sera l’occasion de faire un débat violent, contradictoire, mais nécessaire même si je risque d’en prendre plein la tête ». C’est ce qu’on peut lui souhaiter de mieux, vue l’urgence à ce que les pouvoirs publics légifèrent enfin sur le sujet et garantissent aux acteurs de la création la juste rémunération qu’ils méritent.

 

Il poursuit par ailleurs sur HADOPI « Elle a amené des gens à réfléchir que tout ne pouvait être entièrement gratuit. Il va falloir trouver un système absolument différent d’aujourd’hui et qui va faire que la dynamique du financement de la culture continue ». « Il faut tenir compte de ce nouvel entrant essentiel et vital qui est l’usager. S’il n’est pas d’accord, on n’arrivera à rien ». « Une partie de la réponse comportera la légalisation des échanges non-marchands ; je ne crois pas à autre chose ». Il se déclare aussi contre la coupure d’accès à Internet qu’il juge disproportionné.

 

Enfin il se donne comme objectif « d’aboutir à un corpus, une doctrine, qui ait à peu près l’assentiment de tous, d’Internet aux ayants droit ». On se réjouit du programme et restons curieux de ses résultats, tant les antagonismes sont violents et surtout que l’immobilisme des gouvernements de Nicolas Sarkozy en la matière les a enkysté durablement.

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Published by Jean Pelletier - dans Internet
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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 13:41

imagesCA5NJ14E.jpgLa vigie à Nîmes, créée en janvier 1992 est un lieu de référence de l’art contemporain. Ni musée, ni galerie, elle se veut un lieu de vie et de création. Son habitat, un ancien hôtel de postes, n’est pas indifférent à l’activité que mène de fait l’association loi 1901 « La Vigie ». Lieu d’expérience et de diffusion, elle se situe 32, rue Clérisseau à Nîmes (30 000), à deux pas du centre ville et du Carré d’Art. Téléphone : 04 66 21 76 37, la.vigie-art.contemporain@wanadoo.fr. Sa directrice actuelle est Isabelle Simonou-Viallat.

 

Liberté.

 

Son objet est de donner à de jeunes artistes une chance de « se montrer » et au artistes plus confirmés de se confronter. Le mot clef du cahier des charges est «liberté». Seules trois expositions sont montées chaque année. Une idée est lancée autour d’un choix de’ deux artistes plasticiens, choisis pour être d’origine et de génération très différentes. Ensuite viennent se greffer des propositions. C’est la liberté de mettre ensemble des artistes improbables pour créer ensemble un espace de création et de monstration d’œuvres et enfin de solliciter un public pour qu’il puisse se ressourcer dans un imaginaire auquel il n’a que rarement accès.

 

Invention.

 

Ce n’est pas une galerie d’art, l’objectif n’est pas de vendre des œuvres, mais de créer une alchimie qui débouche sur la présentation d’œuvres d’art contemporain. Le travail repose sur les échanges, la réflexion, la remise en question, aussi bien sur les œuvres proposées que leur rapport à l’espace lui-même. L’occupation se fait toujours en deux temps, celui du travail et celui de l’exposition. D’où le peu d’expositions annuelles. Mais l’association a manifesté dès sa création sa vocation à inventer une nouvelle manière de penser et de montrer l’art.

 

Les expositions.

 

L’association propose trois expositions par an ce qu’elle appelle «les ‘Rencontres» (deux par an) et « «No Limit « » (une par an).

Les « Rencontres » se font autour d’une idée centrale associée à deux artistes, qui en motivent d’autres. Le travail a aussi la particularité de confronter et d’utiliser des médiums et des techniques artistiques variés.

«No Limit » concerne des plasticiens qui ont déjà exposé et travaillé à la Vigie et qui y retournent pour réaliser de nouvelles expériences.

Pour cette 8ème édition de l’exposition “No Limit” (série d’expositions personnelles), La Vigie a choisi d’inviter l’artiste gardois Jean-Marc Andrieu qu’elle avait présenté en 1999 lors de la “Rencontres N°13”. Du 28 septembre au 27 octobre 2012

C’est cette fois-ci avec l’ensemble du bâtiment, ses contraintes et ses spécificités que l’artiste aura à dialoguer.

 

L’exposition devenant alors la résultante du “frottement” de deux réalités, celle d’un questionnement sans fin, poussant Jean-Marc Andrieu à retravailler, réinterroger, réactualiser constamment certaines pièces, et celle du lieu, fixe et immuable, témoin silencieux, et objet constant de défi aux artistes venant régulièrement l’investir.

 

En terme de grosse limite, il y en a une qui me tient à coeur, particulièrement, c’est celle du choix des axes  (vertical ,horizontal, oblique), car ici le choix est vraiment limité à trois options, ce qui semble totalement  étranger au concept moderne de l’offre maximalisée. 

Bien entendu,  ces trois options ne se valent pas même si elle concourent toutes à la définition de l’espace euclidien, concept bien pratique au quotidien, mais qui n’offre guère d’autre alternative  aux choses que d’être verticales, horizontales ou obliques. 

Ainsi, si la verticale ne se parcourt que de haut en bas  et de bas en haut, (quelquefois avec difficulté) si l’horizontale, du moins dans les trois dimensions, permet quelques fantaisies de devant derrière ou de droite et gauche, il est clair que l’oblique seule en tant que moyen terme, autorise un maximum de latitude en permettant de prendre les choses de biais.Donc dans cette apparente orthogonalité de la Vigie (où toutefois les angles droits sont rares) il sera sûrement question de diagonales mais aussi peut-être d’inertie, de rythme de gravitation et de la plénitude du cercle, de nous, du monde, de l’amour… autant de choses qui vont de travers.” Jean-Marc Andrieu, juillet 2012

 

Ouverture du mardi au samedi de 14h à 18h. Entrée libre

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 13:36

imagesCADBSLLG.jpgGaston Kelman est noir, écrivain et homme politique. Il est né le 1er septembre 1953 à Daouala au Cameroun. Depuis une vingtaine d’année, il vit en France, urbaniste de formation, il publie en 2003 «Je suis noir et je n’aime pas le manioc» qui lui assure notoriété et audience. Quel est son style ? Une écriture acide qui délie les lieux communs sur les noirs en passant du propos le plus léger à la réflexion en profondeur. Bref, il se fait une place singulière dans le paysage de l’anti racisme.

 

Son activité d’écrivain.

 

Son parcours est chaotique, entré au séminaire en 1965, il fait ses études finalement en Angleterre d’où il sort diplômé d’une maitrise de littérature et d’un passage chez les Blacks Panthers. Il arrive enfin en France en 1982, il s’y marrie et dirige l’Observatoire du Syndicat d’Agglomération nouvelle d’Evry. Sa notoriété suite à la publication de son best seller «Je suis noir et je n’aime pas le manioc» l’amène à participer à la célèbre émission de radio sur RMC : Les Grandes Gueules. Il publiera par la suite «Au-delà du noir et du blanc» en 2005, «Parlons enfants de la patrie» en 2007, «Les blancs m’ont refilé un dieu moribond» en 2007 et «les hirondelles du printemps africain» en 2008. Il y défend le droit pour tout à chacun de choisir sa culture d’attache. Par provocation il se dit lui-même bourguignon. Et surtout il met la préoccupation du racisme au cœur de tout homme : noir ou blanc. Cela lui vaut certaines inimitiés, en particulier au Cameroun, son pays d’origine.

 

Son activité politique.

 

Membre du part Socialiste jusqu’en 2007, il se déportera progressivement sur sa droite, tout d’abord en rejoignant la Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel. Ses positions publiques seront de plus en plus à droite et engagée auprès de l’action du Président Nicolas Sarkozy. Il défend publiquement la création du Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale. Il écrit dans le journal Libération le 16 juillet 2007 : «Que reproche-t-on à ce ministère qui, pour ma part, est le plus ambitieux que l’on n’ait jamais conçu en la matière?» Il intégrera le cabinet d’Eric Besson, Ministre de l’Immigration, comme conseiller technique en septembre 2009. Il sera co-auteur d’un ouvrage publié à l’initiative de l’Institut Montaigne : «C’est quoi être français?».

 

En mai 2010, il démissionnera de son poste de conseiller technique, mettant fin à cet épisode politique de sa vie. Aujourd’hui il est consultant pour le compte d’une association qui travaille à l’intégration des migrants noirs.

 

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Published by Jean Pelletier - dans Littérature
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 13:30

Ce chiffre astronomique ne vient pas d’une newsletter à sensation, mais du très sérieux travail d’investigation mené par le député René Dosière. Apparenté PS, cet opiniâtre représentant du peuple s’est attaché à l’ouvrage titanesque de débusquer les dépenses de fonctionnement du gouvernement. Il vient d’en faire un livre : « L’argent de l’Etat, un député mène l’enquête » aux éditions du Seuil.

Les révélations sont nombreuses et surprenantes. Ce sont plus de 425 questions écrites que le parlementaire a posé aux principaux intéressés. Quelques ordres de grandeur donnent une idée de ce que le gouvernement Fillon, champion de la rigueur pour les français, s’est appliqué à lui-même.

Fillon a utilisé l’avion deux fois plus que son prédécesseur Dominique de Villepin. L’Elysée avec Nicolas Sarkozy dispose d’un parc automobile de 121 véhicules, il était de 55 sous Chirac. Le même Sarkozy dépense 2,2 millions en sondage là où Chirac n’en engageait que pour 500 000 €. Et l’Elysée de dire qu’il ne s’intéresse pas aux actuels sondages qui placent François Hollande en tète de la prochaine élection présidentielle. Quelle farce !

C’est à René Dosière que nous devons une information majeure : un ministre coûte en moyenne 16,72 millions d’euros à la collectivité par an : frais de personnel, communication, loyer, frais de fonctionnement et train de vie. A titre de comparaison dans l’échelle de valeur du personnel politique un député coûte à la même collectivité  500 000 €.

Il faut donc regarder de près les engagements des candidats sur la composition de leur gouvernement. Une équipe resserrée à 15 ministres n’est pas une mince économie. Nicolas Sarkozy l’avait promis dans son projet présidentiel d’avril 2007 « Ensemble tout est possible ». Quelle blague, l’équipe de François Fillon comprend aujourd’hui, outre lui-même 15 ministres pleins, 7 ministres délégués et 7 secrétaires d’états, soit 30 personnes.

Le calcul du mensonge d’état est simple, à 16,72 millions le ministre actuel, et 15 ministres en trop, l’ardoise s’élève à 250,8 millions d’euros par an ! Soit une économie de 1 milliard 254 millions d’euros sur 5 ans. On estime à 20 millions d’euros le coût de construction d’un collège, cela aurait donc permis la construction de 62,7 collèges sur la période.

En effet parlons d’économie et de réduction du train de vie de l’état.

Histoire de vous mettre définitivement mal à l’aise, jetons un coup d’œil sur l’évolution des salaires des collaborateurs des ministres ; au hasard ceux du ministre des affaires européennes, le pointage de notre député curieux et investigateur démontre que la moyenne mensuelle des trois salaires les plus élevés est passée de  6 695 euros en juillet 2010 à 10 403 euros en mai 2011, soit une hausse de 55 %.

Les salariés français apprécieront ! On aimerait qu’à l’occasion des émissions télévisées et des débats politiques les journalistes mettent en questions ces intéressantes et instructives données.

Dans ces conditions, il semble que la proposition de François Hollande de baisser de 30 % la rémunération du Président de la république et des membres du gouvernement ne soit plus suffisante.

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 13:32

imagesCAHKLXNG.jpg«Die lustige Witwe, la Veuve joyeuse» en français est l’œuvre de l’autrichien (d’origine Hongroise)  Franz Lehar, né le 30 avril 1870, mort le 24 octobre 1948. L’opérette sera jouée pour la première fois le 30 décembre 1905 au Theater an der Wien, qui est le théâtre le plus célèbre de Vienne, construit au début du XIXe siècle. Elle connaitra un succès un mondial, elle est encore jouée de nos jours sur de nombreuses scènes internationales.

Histoire.

 

«La Veuve joyeuse» a été inspirée par la comédie «L’attaché d’ambassade» d’Henri Mailhac, comédie en trois actes jouée en 1861. Le livret est de Victor Léon et Léo Stein. Ce sont Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet (tous deux dramaturges français) qui en écriront la version française.

 

La première sera donnée à l’Apollo à Paris le 28 avril 1909. Elle sera interprétée des centaines de milliers de fois depuis cette création, renforçant à chaque fois son succès auprès du public. Certains de ses airs connaissent une célébrité auprès du grand public comme les duos «viens dans mon joli pavillon» et surtout « Heure exquise » ou encore l’air de Vilja.

 

« Heure exquise, qui nous grise lentement

La promesse, la caresse du moment

L'ineffable étreinte de nos désirs fous

Tout dit: Gardez-moi puisque je suis à vous »

 

Thématique.

 

Comme toute opérette il est question d’amour. L’action se situe à l’ambassade de Pontévédro L’ambassadeur Mirko Zeta s’inquiète des écarts de sa femme Valencienne et il s’ensuit une cascade d’amours contrariés. L’allusion au Monténégro est évidente, pour mieux souligner le fait que ce petit pays est l’objet de moquerie du fait de son état de quasi faillite. L’un des personnages central Danilo est de même une allusion à la dynastie régnante au Monténégro, Nicolas 1er.

 

L’œuvre connaitra à travers son succès mondial de nombreux enregistrements  dont l’un dirigé par le célébrissime Herbert von Karajan (Deutsche Grammophon) avec Elizabeth Harwood, René Kollo, Teresa Strats er Zoltan Kelemen. Dès 1925 Erich von Stroheim en tourne une version filmée, et surtout en 1934 Ernst Lubitsch réalise la version la plus connue avec Maurice Chevalier et Jeannette Mac Donald.

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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Bonne lecture.
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