Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 14:56

clown.jpgLes artistes qui se sont spécialisés pour le spectacle pour enfants sont nombreux. Il existe même un festival qui chaque année remet un prix : le prix Mino sous forme d’une aide à la tournée. Les clowns avec les chanteurs sont les plus nombreux. Les spectacles de clown ont toujours eu du succès auprès des enfants comme des adultes, ils incarnent la magie de l’enfance. Il existe peu d’agence spécialisés sur les spectacles d’enfants, et passer par leur intermédiaire génère des frais. Passer sur Internet et le plus sûr moyen de faire son choix.

 

Des clowns dans la tradition du cirque.

 

 «Nés de clown», est un spectacle créé par la compagnie Les Intrépides qui raconte une histoire d’amour tout simplement entre Nino et Pâquerette. Beaucoup de féerie, de magie et de poésie inspirent la mise en scène de ce spectacle. La compagnie est en Vendée, ils peuvent faire des spectacles sur demande, on les joint au 02 47 64 75 38.

 

La compagnie de l’Arpette, fondée par Olivier Debos en 1997 est dans la tradition du cirque et du théâtre. Leurs spectacles se construisent sur le fil conducteur du clown et ses supercheries. C’est un festival de danse, de musique où l’on retrouve l’ambiance du cinéma muet et des cartoons. On les contacte au téléphone : 06 84 50 65 18 ou par l’email : contact@arpette.org .

 

Joe John Jones est un clown jongleur  qui avec talent fait partager au plus grand nombre son art magique du mouvement dans la pure tradition du cirque. De ses balles  et de ses massues, il fait sans cesse diversion dans un ballet fulgurant. Il est résident dans le Val d’Oise et on le joint au 02 47 64 75 38.

 

Des clowns qui réinventent le cirque.

 

Nono le Clown, il propose essentiellement des spectacles de rues et déambule dans les centre ville en homme orchestre, qui ramasse objes et détritus pour les transformer en instruments de musique. Il s’adresse à tous les passants, jeunes et vieux. Sa base et son territoire premier sont la Bretagne et plus particulièrement Paimpol. Mais il se déplace à la demande. On le contacte au 06 08 22 26 24 et par email : nono.baladin@orange.fr et l’on peut apprécier son talent sur son site : http://leclownnono.blogourt.fr/

 

«Nez pas gourmand qui veut», est un spectacle de clown très original puisqu’il se déroule dans l’univers de la cuisine. C’est à la fois une leçon de cuisine qui tourne vite à la farce, sous forme de pirouettes, de danses et d’improvisations. Bien que résident dans les Alpes Maritimes, ils se déplacent dans toute la France, on les joint au 02 47 64 75 38.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Culture
commenter cet article
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 14:38


 

I

ls s’appellent « Winter family » il est français, elle est israélienne, Xavier Klaine et Ruth Rosenthal tissent déjà dans les mots un vent d’hivers frissonnant sur une neige immaculée et blanche à s’y perdre, quant à la famille elle se prépare, sous les arbres gris, dans de grands manteaux sombres…

Leur double CD « Spring is already gone, where are you ? » (Sub Rosa./Orkhestra) est disponible dans toutes les Fnac en noir et en blanc

Il se  présenté comme « a duet of spokentexts & music ».

 

Winter Family nous y offre une musique d’une beauté absolue, presque fatale, la voix de Ruth mi mélopée, mi récitation crée en soi un événement. Toute cette obscurité qui s’installe à travers les mots mêlant anglais, hébreu et qui glissent sur le silence en compagnonnage … C’est une poésie qui s’écrit  en chuchotant, qui respire et aspire à la plénitude, Si les tonalités sont d’hivers, on entend, égarées dans ce grand parc désert, les voix de l’espérance elle-même.

Les instruments sont les complices heureux de cette histoire, orgue et piano, harmonium et micros de prêtres… l’amour les y convoque pour que les sorts scellent définitivement cet avènement fait de silence.

 

Ces deux magiciens se sont rencontrés à Jaffa en 2004, ils avaient chacun de leur côté initiés les prémisses de cette rencontre. Elle comédienne, lui premier prix de conservatoire de piano.

 

Ils étaient faits pour cette formidable invention « Winter family » qui nous vient de la nuit des temps. Ils ont chacun leur passeport, un peu diabolique je dois dire, mais ils ont été ainsi assignés pour nous dire et le bien et le mal..  Tout ce qui fait le sel de la terre.

 

Lui, sur scène à moitié dévoré par le clavier du piano ou l’harmonium qui l’aspire, elle si fragile, et si grave à la fois dont les mots portent la frêle silhouette … ils viennent d’un long chemin qui n’en finit pas, pas encore.

Jaffa, banlieue de Jérusalem, Jaffa la fille du rabbin et puis à l’autre bout Maxéville, la banlieue de Nancy le fils de lorrains qui mêle piano et recherche historique en Asie Centrale, la rencontre est improbable et pourtant « Winter family » s’est installé dans le paysage de la musique de recherche, d’initiation.

Ils vivent aujourd’hui à Paris, et ils voyagent au gré des concerts qu’ils donnent à New York, Milan, Tel Aviv, Jérusalem ou Montréal, heureux ceux qui par hasard les rencontrent.

 

Ils jouent actuellement un spectacle « Jérusalem, plomb durci» à Paris au CENT QUATRE en partenariat avec Arte et dans le cadre du festival Temps d’Images.

C’est le récit d’un voyage initiatique, porté par une jeune femme (Ruth Rosenthal), violent, fait de douleur, ponctué de sons, de textes et de visuels. Cette douleur c’est celle d’Israël qui fuit dans une course désespérée. Ce titre insolite fait échos au nom parfois et cruellement poétique des opérations militaires.

 

C’est en 2011 que, déjà au CENT QUATRE, a été présentée une première version de ce spectacle. Winter Family a été artiste associé au CENT QUATRE.

Les enregistrements et diffusions sonores sont de Xavier Klaine.

 

Winter Family - Winter Family
- CD1
01. Salted Slug
02. Garden
03. Auschwitz
04. Psaume
05. So Soon
06. Nous les vivants
07. You Wish

- CD2
01. Just Like We Said
02. Ray Of Light / No Bad Animals
03.
So Soon
04. Winter Family
05. République
06. New Sun
07. Golden Sword

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Culture
commenter cet article
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 16:12

Les dégâts, occasionnés par le capitalisme sauvage et désordonné, sont une fois de plus la source de souffrances et de graves difficultés pour des hommes et des femmes dont le seul tort est d’être salariés de cette enseigne là. Surcouf n’est plus à vendre, car Surcouf est condamné à la liquidation pure et simple.

 

C’est malheureusement un feuilleton à plusieurs épisodes. Déjà en 2009, il y a trois ans le dénommé François Pinault (l’homme le plus riche d e France) avait décidé de se débarrasser de l’enseigne de distribution de matériels High Tech et informatique. Comme aujourd’hui, il cherche encore à couler deux autres prestigieuses enseignes de France : La Fnac et la Redoute.

 

Bref, en 2009 le groupe dit PPR (Pinault Printemps Redoute) a cédé Surcouf à un autre patronyme des célébrités richissimes de France, à Hughes Mulliez, petit fils du fondateur du groupe Auchan. Vous savez bien cette famille qui habite en Belgique pour payer moins d’impôt ! Mais qui achète à prix d’or des résidences secondaires en France pour leurs vacances.

 

En 2010, le groupe avait affiché une perte sèche de 20 millions d’euros sur un chiffre d’affaire de 160 millions d’euros. Ce résultat avait été immédiatement suivi par l’annonce d’un plan social et la fermeture de deux magasins.

 

Depuis février de cette année, l’inquiétude est grande dans le groupe qui emploie encore 390 personnes et dont le siège social est à Lille., car l’entreprise est en redressement judiciaire. Un pâle espoir s’était manifesté dans le cours du mois de juin avec le projet de sauver au moins trois magasins à Paris (Haussmann), à Bordeaux (Mérignac) et à Lille (Molinel), projet qui n’a pas abouti.

 

Depuis il semble qu’aucun candidat à la reprise ne se soit manifesté. De sources sûres en provenance du comité central d’entreprise, qui s’est tenu aujourd’hui, le mandataire judicaire a annoncé, que dans ces conditions, il ne lui reste plus qu’à prononcer la mise en liquidation de Surcouf dès ce mercredi au tribunal de commerce. Ce n’est, ni plus ni moins que l’annonce de la fin de ce groupe et la mort sociale de ses 390 salariés.

 

Quel bel exploit capitalistique, le propriétaire Hugues Milliez n’ayant pu déclarer que : «Malgré de nombreux contacts et échanges avec de potentiels repreneurs, le délai court imparti et la complexité des cessions de baux n'ont pas permis de répondre à nos attentes notamment en terme de préservation d'emplois»…cette déclaration de la direction nous laisse pantois.

 

Désormais le risque majeur, somme toute bien orchestré, c’est qu’une fois les salariés licenciés un repreneur se manifeste pour les seuls actifs de l’enseigne.

Et pour n’étonner personne : la direction n’a pas souhaité communiquer pour l’instant, selon la formule, hélas, trop consacrée !

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans économie
commenter cet article
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 14:04

cheq vacPrincipale réalisation du Ministère du Temps libre, le chèque vacances fête ses 30 ans et les bougies soufflées sur ce magnifique gâteau d’anniversaire sont l’occasion de rappeler que nous le devons à l’éphémère Ministère du temps libre et à André Henry qui en a porté le projet jusqu’à la signature de l’ordonnance le 26 mars 1982 instituant l’Agence Nationale du chèque Vacances.

 

Cet événement sera commémoré officiellement le 15 novembre 2012 à la Bibliothèque national de France en présence de Sylvia Pinel, Ministre de l’Artisanat, du Commerce et du tourisme. Le colloque sera ouvert par André Henry lui-même.

 

Rappel Historique.

 

Le « Temps libre » a fait partie des différentes innovations gouvernementales testées au cours des ces vingt cinq dernières années au même titre que  « les risques majeurs » (Haroun Tazieff), « la solidarité nationale » (Nicole Questiaux), « les Droits de la femme »  (Yvette Roudy ), « le droit des victimes » (Nicole Guedj)., « la politique de la ville et l’égalité des chances » ( Fadela Amara).

A chaque fois ce sont des questions essentielles qui ont été ainsi mises en avant, avec à chaque fois de fortes personnalités, mais qui ont toutes connues de profondes déconvenues dans leur mission ministérielle. Comme si le fait de mettre en avant un problème de société par le biais direct du gouvernement ne pouvait qu’échouer…

 

En 1981 la gauche au pouvoir promeut « la décentralisation » et « le Temps libre ». C’est la première fois depuis 1947 que les communistes participent à un gouvernement.

Le ministère du Temps libre fit partie des innovations du Premier gouvernement de Pierre Mauroy (1981 -1983), entérinant en cela la volonté du Président de la République François Mitterrand.

Les années 1930, Léo Lagrange et le Front populaire seront les sources d’inspiration de ce Ministère du Temps Libre.

André Henry en sera le ministre. Né en 1934 dans les Vosges, il est entré à l’école normale d’instituteur de Mirecourt en 1951, il rejoint le SNI, dont il devient le secrétaire permanent en 1969. En 1974, il est nommé à la tête de la FEN, en remplacement de James Marengè. C’est donc à un ancien instituteur, proche des œuvres laïques périscolaires qu’est confié cette mission de « de conduire par l'éducation populaire, une action de promotion du loisir vrai et créateur et de maîtrise de son temps ».

Ce nouveau ministère prend directement la responsabilité des administrations du tourisme de la jeunesse et des sports auquel fut adjointe une nouvelle direction « du loisir social, de l’éducation populaire et des activités de pleine nature ».

Soumis à la fois à l’improvisation qui présidait à l’installation du nouveau pouvoir, mais en même temps issu de toute une  réflexion menée préalablement par la gauche, ce Ministère au nom étrange, a tenté de faire bouger « les choses » dans le domaine du loisir social et il fut créateur de libertés.

Son organisation tricéphale (André Henry, Edwige Avice, sa ministre déléguée à la Jeunesse et aux Sports et Francois Abadie son secrétaire d’état au tourisme) n’a pas facilité sa mise en place et son organisation.

Toute fois en écho permanent à l’action de Léo Lagrange André Henry a entrepris de mobiliser son administration au service d’un idéal qui très vite s’est heurté à une quadruple difficulté : des médias hostiles et sarcastiques à l’appellation du Temps libre,  une organisation administrative peu favorable à l’innovation, des associations méfiantes et des réalités économiques qui prirent rapidement le dessus à toutes considérations sociales.

C’est ainsi que les grandes espérances soulevées par ce nouveau ministère et les trop nombreuses questions qu’il posait, prirent fin en avril 1983 en même temps que le Ministère du temps Libre.

Il reste néanmoins de cette période, outre le foisonnement de questions et d’interpellations qui ne purent trouver de réponses satisfaisantes, la création du chèque-vacances dont bénéficient aujourd’hui plus de cinq millions et demi de Français.

L'Agence Nationale pour le Chèque Vacances (ANCV) a été créée par ordonnance le 26 mars 1982. Le chèque-vacances est ainsi né. Il prend la forme d'un petit rectangle de papier et porte en filigrane le portrait de Léo Lagrange.

 

Les chiffres du succès.

 

Plus de 16 000 entreprises distribuent à leurs salariés quelque 65 millions de chèques-vacances, acceptés par 165 000 prestataires conventionnés. Vocation sociale du système : une partie des excédents de l'ANCV sert à la modernisation d'équipements touristiques. Près de 650 projets de rénovation soutenus (environ 19 millions d'euros).  

En 2011 le chèque vacances a atteint un montant de 1,3 milliard d’euros, à destination de 3,7 millions de salariés.

 

Le fonctionnement des chèques vacances.

 

Le chèque-vacances est une aide personnalisée au départ en vacances. Les employeurs ou les CE se procurent auprès de l'ANCV les chèques d'une valeur de 10 et 20 €. Ils les redistribuent aux salariés sur conditions de ressources. Ces derniers n'en paient qu'une partie et ont l'obligation d'épargner entre 4 et 12 mois pour les acquérir. Les chèques-vacances sont utilisables lors des congés annuels ou de week-ends pour payer les transports, l'hôtellerie, la restauration, les services culturels et procure également des avantages particuliers (réductions, promotions). Et ce dans le réseau des 165 000 points d’accueil conventionnés, reconnaissables grâce au panonceau "Bienvenue chèque-vacances". Les professionnels conventionnés sont répertoriés sur le site Internet de l’Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV)

Aujourd’hui le chèque-vacances constitue, pour ses porteurs, le premier mode de financement des vacances, avant l’épargne et le 13e mois

Le montant moyen de chèque-vacances à disposition par foyer porteur est de 400 euros. La durée moyenne du séjour est deux fois plus longue pour les porteurs de chèques-vacances

 

« Libérer les plus humbles du complexe de l'oisiveté. »

Les mots d'André Henry sont toujours actuels

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 11:19

Gala2012_affiche-site.jpgLe prochain gala de l'Union des artistes tiendra sa 51ième édition le 12 novembre prochain au cirque Alexis Gruss à Paris. La soirée sera cette année encore diffusée sur France 2 en début de soirée pendant les fêtes. Cette diffusion sera suivie par la programmation d’un documentaire, signé Tonie Marshall : « 50 ans de gala de l’Union des artistes », une histoire à revisiter absolument !

 

C’est un rendez-vous très attendu, incontournable de la solidarité des artistes. Ils sont tous là : chanteurs, comédiens et humoristes qui forment ensemble une troupe de cirque. Cette nouvelle édition sera co-présidée par Catherine Deneuve et Michel Blanc. La direction artistique a été confiée à Gérard Jugnot, qui en sera le Monsieur Loyal et l’émission sera réalisée par François Goethebeur.

 

C’est à l’Adami que revient le mérite de la renaissance de ce formidable gala qui avait fini par disparaitre. Elle a renouvelé son partenariat avec le groupe Audiens et l’Union du spectacle. L’argent récolté sera destiné aux artistes en difficultés et ils sont malheureusement toujours aussi nombreux.

 

Cette année nous pouvons annoncer la présence effective de Carole Bouquet, Arthur Jugnot, Saïda Jawad, Jean-Paul Rouve, Frédéric Diefenthal, Rufus, Marc Lavoine, Kad Merad, Olivier Baroux, Claire Keim, Armelle, Biyouna, Garnier & Sentou, Lambert Wilson, Tal, Marie Gillain, Pascal Elbé, Michel Boujenah… accompagnés de circassiens professionnels et de la troupe de la Comédie française.

 

Ils oublieront leurs peurs et accompliront des performances inhabituelles dans le plus pur esprit du cirque.

 

« Le Gala de l’Union des artistes, tout comme la piste aux étoiles ,résonne dans ma mémoire d’enfant »  c’est par ces mots que Gérard Jugnot  évoque sa participation, il poursuit : « Prouver que nous aussi, les artistes, pouvons nous mobiliser au service de ceux que la chance a abandonnés ou que la maladie a frappés, prouver que tout cela et non pas cantonné aux discussions électorales, politiques ou salonnardes. »

 

Les clowns seront la thématique, le fil conducteur de la soirée, que nous imaginons belle et solidaire.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Culture
commenter cet article
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 16:42

site internet«TRIBUNE Alors que le mouvement des «Pigeons» conteste la réforme de l'imposition des plus-values, des créateurs d'entreprises soutiennent la «taxation égale des revenus du travail et du capital».
Par un groupe d'entrepreneurs


Nous, entrepreneurs, ne nous reconnaissons pas dans cette idée selon laquelle la taxation des plus-values de cession du capital au même niveau que le travail pourrait abimer la passion d’entreprendre, car rien n’est plus éloigné que l’idée de cession lorsque l’on crée une entreprise et que l’on a la vocation de la développer sur le long terme. Le patron de PME de croissance n’est pas cette caricature d’homo-economicus mu par le désir de minimiser ses impôts ou de faire une plus-value spéculative en quelques années mais un aventurier qui assume le risque de ses choix et dont la revente ou la «sortie» n’est pas l’objectif quand il crée.


Chaque signataire de cette tribune a créé une ou plusieurs entreprises. Les motivations sont nombreuses : la passion de l’innovation, le désir d’indépendance, l’envie de réussir, l’idée que l’on puisse apporter sa contribution à l'évolution de notre société. Ou tout simplement l’aventure humaine avec nos équipes et nos associés.


Plaisir
La création d’entreprise offre d’abord un espace de liberté pour innover. Elle permet de développer puis de commercialiser rapidement un produit qui aurait été bloqué par la bureaucratie du marketing des grandes entreprises ou dont les applications commerciales auraient été incomprises au sein d’un laboratoire de recherche. Cette liberté permet de mener sa vision et sa stratégie à son terme à condition d’en assumer le revers : la liberté d'échouer.
La création d’entreprise permet de connaître le plaisir de la création d’emplois et de valeurs. Se rendre compte que la valeur qui a été créée a offert un espace de travail à nos collaborateurs, que ce travail rend heureux ou qu’il n’a pas d'équivalent ailleurs motive à poursuivre cette aventure malgré toutes les difficultés que nous rencontrons : retards de paiements, refus administratif d’embauche de talents étrangers, tentatives de débauchage par de grandes entreprises, mais aussi incompréhension des législateurs ou les lourdeurs des administrations.
La création d’entreprise permet parfois de connaître la gloire. Quand un produit est très largement adopté, qu’il est exporté sur plusieurs continents ou qu’il a contribué à une modification du marché. Les petites et grandes gloires qu’a rencontrées chaque entrepreneur permettent de donner un sens à cette aventure et de la laisser éventuellement entre d’autres mains se développer.


Caricature
Nous refusons donc que l’image du chef d’entreprise soit associée à des opérations de communication caricaturales qui les desservent, nuisent au nécessaire débat démocratique sur le projet de loi de finances et entretiennent la confusion entre le rôle social du chef d’entreprise et celui de l’investisseur.
Nous – créateurs et patrons de PME - ne nous considérons pas comme une caste de citoyens supérieurs, dont les revenus devraient bénéficier d’un traitement fiscal de faveur. Nous soutenons tout ce qui va dans le sens de l'équité et de la simplification de l’impôt. Nous soutenons donc le principe de taxation égale des revenus du travail et du capital, gage de relations sociales durables au sein de nos entreprises et d’effort partagé. Nous soutenons également une réforme de l’impôt audacieuse. Il faut encourager les grandes fortunes à investir dans les PME françaises en relevant par exemple les plafonds de la loi TEPA. Plus généralement, les créateurs d’entreprise, comme tous les citoyens, attendent la grande réforme de l’impôt qui fusionnera CSG et impôt sur le revenu, avec une progressivité équitable qui rendrait enfin lisible notre fiscalité et son souci d'équité.


Accélération
Le gouvernement a fait quelques pas dans la bonne direction en donnant la priorité au PME de croissance par rapport aux grandes entreprises, que ce soit au travers du statut de Jeune entreprise innovante, du renforcement du crédit d’impôt recherche ou d’une progressivité de l’impôt sur les sociétés favorable aux PME. La création de la banque d’investissement va également dans le bon sens.
Nous sommes nombreux à penser que cela reste encore insuffisant et ne doutons pas que le gouvernement et le parlement vont entamer une consultation sérieuse afin d’améliorer ce projet de loi de finance. En cette période de crise grave, il faut poursuivre et accélérer dans cette direction et favoriser tout ce qui peut favoriser l’innovation, l’entreprise et la création durable d’emplois. Suggérons à cet égard aux entrepreneurs colombophiles de lire le projet de loi de finance et d’utiliser l’une de ses dispositions pour participer à cet effort collectif : réinvestir leurs plus-values dans des PME françaises. Ils pourront ainsi échapper à l’impôt, puisque cela semble être leur préoccupation.


Alain Assouline (Président, Les Argonautes),
Michel Baujard (Consultant-Formateur indépendant),
Stéphane Distinguin (Président, Faber Novel),
Pierre Méchentel (Gérant, Tubbydev),
Jacques Rosselin (entrepreneur dans le secteur des médias),
Jean-Paul Smets (PDG, Nexedi),
Benoît Thieulin (Directeur, La Netscouade)

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Fiscalité
commenter cet article
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 10:46

imagesCA9NBACFPierre Lescure s’est vu confier une mission par le Président de la république : l’Acte II de l’exception culturelle, à savoir : concilier les intérêts des créateurs, des industries culturelles et du public. Il doit, après une intense période de négociation jusqu’à la fin de l’année, rendre ses conclusions en mars 2013. A lire les deux tribunes libres publiées dans le journal Libération, pour la conciliation c’est plutôt mal parti !

 

En soit la mission n’allait pas d’elle même. D’abord il faut bien reconnaitre que le choix de Pierre Lescure n’était pas heureux : ex patron de Canal + et actionnaire d’une société fabriquant des DRM (Digital Right Management), il n’est pas particulièrement bien placé pour jouer les Messieurs bons offices ! Enfin la mission elle-même parait démesurée : le gouvernement a fait feu de tout bois en y glissant l’ensemble des problèmes associés au numérique. A y regarder de plus près nous ne sommes pas loin de « Mission impossible » tant les problèmes sont nombreux, complexes et contradictoires.

 

C’est le 25 septembre 2012 que les consommateurs, les internautes et une partie des artistes et musiciens par la signature de l’UFC Que Choisir, la Quadrature du net et le Samup (syndicat d’artistes et musiciens) dans le journal Libération déclarent : « Pourquoi nous ne participerons pas à la mission Lescure ». Dans cette lettre ouverte ils dénoncent  « une caricature de débat démocratique » et refusent d’y apporter la moindre caution. La critique du nouveau pouvoir socialiste est sévère : « Pour la troisième fois en cinq ans, la mission de définir les orientations des politiques portant sur la culture et Internet est confiée à une personne fortement impliquée dans les intérêts privés de la production, distribution et promotions des médias ». Rappelons pour mémoire que précédemment le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait opéré de la même manière en confiant une mission semblable à Denis Olivennes, puis à Patrick Zelnik. Ils dénoncent aussi la composition de l’équipe mise en place autour de Pierre Lescure : « Pierre Lescure sera seul, avec un groupe de technocrates sans voix propre, pour décider ce qu’il retient des auditions ».

 

Le 27 septembre la réplique vient de l’Adami, Société civile pour l’administration des droits des artistes et musiciens interprètes. Philippe Ogouz, son président et Bruno Boutleux son directeur général, titrent, en écho, leur propos par « Pourquoi nous participerons à la mission Lescure ». Ce contre pied n’est pas une mince affaire, l’Adami représentant très largement les artistes-interprètes : 24 000 artistes associés, 41 millions d’euros répartis à 58 000 artistes Depuis de nombreuses années, elle défend « la gestion collective comme unique solution au développement de l’offre légale, au juste partage de la valeur et à la rémunération des artistes. » Pour elle la réponse se doit d’être politique c’est pourquoi elle s’engage à porter la parole des artistes auprès de la mission Lescure.

 

L’Adami fait fort, pour marquer le trait elle reprend la désormais célèbre anaphore du candidat François Hollande : « Moi, président de la république… », en la parodiant par « Nous, artistes, irons à la mission Lescure ». L effet de cette figure de style est d’en renforcer l’affirmation par un effet de vague qui rythme le propos et renforce l’énergie de celui-ci. La formule fait mouche, sans conteste, le plaidoyer est de l’ordre de l’incantation, de la prière, c’est d’une urgence dont il s’agit.

 

L’Adami réfute toute idée de boycott et y voit même un procès d’intention. Il ne faut en aucun cas, pour elle, « Vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ». Elle ne se reconnait pas dans les critiques formulées à l’encontre de Pierre Lescure et croit bien au contraire qu’il s’agit là d’une réelle opportunité de faire entendre la voix des artistes, ce qui n’avait jamais été le cas jusqu’ici avec les précédentes missions.

 

En tout cas les dès sont jetés et la ministre de la culture, Aurélie Filippetti est attendue au tournant. L’enjeu est de taille, il s’agit ni plus, ni moins de l’avenir de la filière culture, de son économie, de ses emplois et de sa capacité à donner sa place à toutes les formes de culture.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Culture
commenter cet article
27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 16:48

arton78Depuis  un peu plus de deux années, l’Adami a mené et organisé la revendication des comédiens pour qu’ils puissent toucher enfin les droits qui leur sont dus sur l’exploitation en DVD (Digital Versatile Disc) et en VOD (Video On Demand) des films de cinéma produit antérieurement à 1986, pour lesquels aucune rémunération n’avait été prévues jusqu’ici.

 

L’affaire avait été initiée par Michel Creton, administrateur de l’Adami, il avait saisi la justice contre Canal+ à l’occasion de la réédition des Bronzés. Rapidement, son initiative appuyée par Philippe Ogouz président de l’Adami, a rencontré un écho favorable dans la profession. Ce sont près de 1500 artistes qui engagent alors le fer contre les principales majors : canal +, TF1 La Gaumont entre autre. Parmi tous ces comédiens, par solidarité, montent au créneau : Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Michèle Mercier, Michèle Morgan et Claudia Cardinale…

 

Au bout de ces deux années de négociations ardues, les syndicats d’artistes et les producteurs ont fini par trouver un terrain d’entente.

 

Ainsi l’Adami peut se féliciter de la signature d’un accord le 11 juillet 2012, consacrant la reconnaissance d’une rémunération pour tous les films produits avant la loi de 1985 pour chaque mode d’exploitation de l’œuvre, prévu ou non au contrat. L’accord ne porte que sur les films amortis financièrement. Dans le cadre de cet accord, qui concerne  4 500 films, c’est à l’Adami que revient le soin de répartir les sommes dues aux artistes. Philippe Ogouz a estimé ce montant à cinq millions d’euros au 31 décembre 2012.

 

Pour conclure sur ce sujet je citerai les propos de Michel Creton : « Nous nous sommes battus pour donner un geste d’humanité et d’amitié. Pour certains artistes, recevoir un chèque d’un film tourné il y a 30 ans, c’est exister encore. »

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Culture
commenter cet article
26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 16:44

images[2]La signature le 24 juin 2012 du Traité de Beijing sur les interprétations et exécutions audiovisuelle est une avancée de grande importance, même s’il faut encore attendre sa signature par les 30 Etats membre de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Ce traité clôt une séquence de plus d’une décennie de débats et de reports multiples. Il a mis fin à la forme de discrimination dans le droit international entre les artistes-interprètes d’œuvres audio, qui depuis le traité de Rome jouissaient d’une protection particulière et les artistes-interprètes d’œuvres audiovisuelles (les acteurs) qui eux dépendaient uniquement de chaque législation nationale.

 

Il faut saluer le travail remarquable de la Fédération Internationale des Acteurs (FIA) qui s’est mobilisée en faveur de cette signature. Elle a été très présente auprès des Etats pour les inciter à apposer leur paraphe sur cet accord.

 

Le texte reconnait enfin aux artistes-interprètes, acteurs, chanteurs, danseurs, circassiens, musiciens, artistes de variété et autres des droits voisins sur les enregistrements audiovisuels. Son entrée en vigueur autorisera, au niveau mondial, la reconnaissance des droits moraux et économiques des artistes-interprètes qui travaillent pour le cinéma, la télévision, internet et les supports numériques, ceci pour l’exploitation de leurs prestations enregistrée.

 

C’est aux côté de 50 ONG et la participation de 200 pays que l’Adami à Beijing a pu apporter un soutien précieux en la personne de Jean-Paul Belmondo. Très connu en Chine, il a manifesté sa solidarité avec l’ensemble de ses pairs.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Culture
commenter cet article
21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 14:18

Cela fait déjà deux siècles qu’existe le titre de «peintre de la Marine», seul le ministre de la défense est habilité à accorder ce privilège à des artistes reconnus comme ayant consacré tout ou partie de leurs œuvres à la mer, mais aussi aux gens de mer. Ce privilège peut revenir aux peintres, aux photographes, aux sculpteurs, aux graveurs, à tous les artistes plasticiens. Ils étaient quatre en 1860 à en bénéficier, 51 en 1914. En 2010, ils sont quatre à être nommés : Marie Détrée-Hourrière, Jacques Rohaut, Olivier Dufaure de Lajarte et Guy l’Hostis. En 2012 sont nommés Jean-Pierre Arcille (illustrateur de marine), Yong-Man Kwon (Peintre) et Sylvie du plessis (céramiste).

Histoire.

Les peintres officiels de la marine forme le groupe artistique d’état le plus ancien. Si certains avaient pu être nommés Peintre de la Marine du roi, c’est la Monarchie de juillet qui en instaurera en 1830 le principe et les règles. Le corps des peintres de la Marine a compté dans ses rangs et au cours de son histoire d’illustres artistes : Albert Marquet, Félix Ziem, Paul Signac, Eugène-Louis Gillot et André Hambourg. Par décret successif leur statut évoluera, c’est celui de 1924  qui fixe le nombre maximum d’artistes en mesure de bénéficier de ce label : vingt et pas un de plus, la durée des avantages et privilège est limitée à trois années. Afin de leur donner plus de lisibilité un salon biannuel a été instauré. Le jury chargé de donner les agréments est toujours présidé par un officier général de Marine et d’officiers de marine, nommés par le Ministre de la défense. On devient peintre titulaire après avoir été nommés peintres agrée plus de quatre fois consécutive ou avoir dépassé l’âge de soixante ans.

L’histoire des opérations navales a retenu quelques grands artistes : Jacques Callot au siège de la Rochelle, Eugène Delacroix sur une mission au Maroc, Louis Le Breton sur l’Astrolabe…

Privilèges.

Le titre ne donne droit à aucun salaire ni commande officielle, seulement une reconnaissance de l’Etat pour l’œuvre et le travail accompli en faveur de la marine, assorti de quelques privilèges non négligeables. Il offre aux heureux élus la possibilité d’embarquer sur l’ensemble des bâtiments de la Marine nationale. Le port de l’uniforme leur est attribué et ils sont rattachés au service historique de la Marine. Les peintres titulaires ont rang de Capitaine de Corvette et les agréés celui de lieutenant de vaisseau. Enfin s’il le souhaite ils peuvent faire suivre leur signature d’une ancre de Marine. Ils sont été choisis pour leur amour de la mer mais aussi pour leur capacité à témoigner par leur art.

Partager cet article

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Jean pelletier
  • Le blog de Jean pelletier
  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
  • Contact

L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook  et mon compte twitter
https://www.facebook.com/jean.pelletier
77https://twitter.com/jmpelletier
Bonne lecture.
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques. Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook et mon compte twitter https://www.facebook.com/jean.pelletier 77https://twitter.com/jmpelletier Bonne lecture.

Version anglaise

<a href= »http://fp.reverso.net/jmpelletier52-over-blog/4946/en/index.html« ><img src= »http://flavius.reverso.net/img/languages/code.png«  style= »float:left; padding-right:8px; » title= « anglais«  height= »15px ; » alt= »Reverso Localize » /></a>

Recherche