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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 13:27

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Un peu d’histoire.

 

Le bortsch est la soupe la plus populaire en Russie et dans les pays de l’est, elle fait partie de leur patrimoine national. L’Ukraine est probablement son pays d’origine. C’est la betterave qui lui confère cette couleur rouge. Facile à confectionner, ses ingrédients sont bon marché, on peut varier autour de la betterave les légumes et les viandes.

 

 

 

BORTSCH (à faire absolument la veille)

 

Temps de préparation : 30mn

 

Temps de cuisson : 2 heures et demi

 

Ingrédients pour 4 personnes :

 

500 gr de bœuf (macreuse ou plus cher , jarret. On peut aussi ajouter 300gr d e poitrine de porc))

1 os à moelle

 1bouquet garni : Thym, feuille de laurier et persil

3 betteraves rouges

3 carottes

1 oignon

2 pommes de terre

deux morceaux de céleri rave

2 tomates

1 poireau

1 navet

2 gousses d’ail

150 centilitre de crème fraiche

1 citron

un demi chou vert

sel et poivre

une cuillérée à soupe de sucre

deux cuillérée de vinaigre

20 gr de beurre

enfin 500 gr de sarrasin pour la Kacha de sarrasin

 

On commence par préparer le bouillon de bœuf. Dans une grande marmite (2,5 litres d’eau) on place à froid (pour favoriser le goût du bouillon) le morceau de bœuf et l’os à moelle, on porte à ébullition et on écume. On ajoute les oignons, les carottes, le céleri, les tomates le bouquet garni et le sel. Laissez cuire une heure et demi couvert à feux doux.

 

Ensuite préparez le potage. Epluchez les tomates (on les ébouillante), les betteraves, le navet, le morceau de céleri, les pommes de terre, le choux et les poireaux, coupez les tous en morceaux (moyens).

Faites revenir l’ail écrasé  dans le beurre, puis ajoutez les morceaux de betteraves, de navet, du céleri ; les tomates, le sucre et le vinaigre,  puis mouillez avec le bouillon de bœuf, couvrez et laisser cuire à feux doux 1 heure.

Ensuite ajoutez le chou et les pommes de terre, cuisson encore une demi heure.

Enfin sortez la viande de son bouillon, coupez la en petits morceaux  et ajoutez la au bouillon de légume, laissez cuire encore une demi heure à feux doux.

 

Préparation de la Kacha (Grechka).

 

Contre toutes les apparences ce n’est pas une céréale, mais le fruit d’une plante qui appartient à la famille de l’oseille, originaire d’Asie centrale, apprécié des Sarrasins, elle en a hérité du nom. Elle est utilisée sous la forme grillée. Sa digestion est facile, car sans gluten (riche en vitamines B). On l’achète dans le commerce sous forme de grains concassés. Pour la cuisson, on procède comme avec le riz.

On la faire cuire dans deux fois et demi son volume d’eau salée une quinzaine de minutes

Préparer la crème aigre en la mélangeant avec le jus de citron..

Servir le bortsch, avec la kacha et la crème aigre

 

Version été (recette de ma cousine Mireille) :

Même recettes sauf que l’on ne met ni pommes de terre ni chou.

On sert ce bortsch très froid accompagné de rondelles de concombres, d’œuf dur râpé et de crème fraîche.

 

Que boire avec le bortsch ?

Un petit bourgueil fera parfaitement l’affaire.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 14:35

 

(hôtels, excursions, bons plans)

 

 

238461498_e92a73d8d9.jpgUn voyage en Grèce passe par la Crète, la 5ème île de la Méditerranée, rattachée à la Grèce en 1913. C'est  un haut lieu de l’antiquité, dont le rayonnement a couvert les rives de la méditerranée : la civilisation minoenne. Partir en vacances en Crète, s'est s'immerger dans ses paysages ; hauts plateaux, plages sablonneuses, falaises à pic sur la mer, beaucoup d'émotions pour des vacances  économiques, pour qui sait s’organiser (logement chez l’habitant, repas dans les tavernes).

 

Un peu d’histoire et de géographie.

 

L'Antiquité.

La trace humaine la plus ancienne remonte à 7000 ans av. J.-C. Les populations y pratiquent l’élevage et l’agriculture. Après l’apport successif de nouvelles populations, la Crète atteint son apogée, celle des Palais (de 2100 à 1650 ans av. J.-C.), dont il reste des vestiges importants à Cnossos et Phaistos. L’explosion du Volcan de l’île de Santorin  détruira cette civilisation et ses Palais.

 

Une terre de passage.

Les Grecs prendront le contrôle de l’île. Se succéderont sur l’île, les Byzantins, les Arabes, les Vénitiens, les Turcs, jusqu’en 1913, où les crétois expulseront les musulmans de l’île et se rallieront à la Grèce. L’île connaitra de nombreux dommages en 1941 et sera le lieu d’une célèbre bataille entre les Britanniques et les Allemands.

 

Une géographie typique

Son histoire s’est imprimée dans chaque détail de ses paysages. Montagneuse, elle culmine au mont Psiloritis (2456 m). Elle possède un paysage typique, inscrit au patrimoine mondiale de l’Unesco : les gorges de Samaria, excursion sublissime qui demande un peu d’entrainement. Terre d’oliviers et de vignes, ses hauts plateaux d’Omalos et de Lassithi abritent une faune et une flore abondante. Aller en Crète !

 

Un peu de tourisme.

 

Une suggestion.

Un vol pour la Crète n'est pas cher. Les sites sont innombrables,  mais il en est un, unique et inoubliable : Loutro. Ce  petit village n’est accessible que par la mer. A la fin des gorges de Samaria, le bateau qui fait la liaison avec Chora Sfakion, y fait des escales. Sinon, il reste le chemin de bord de mer, il faut compter une  heure de marche dans un paysage où vous flotterez entre mer et terre, et sur le chemin, il y a quelques sources, dont la saveur relève du sacré.

 

Le succès de Loutro.

L’authenticité et la sérénité qui y règnent. Les couchers de soleil sont inoubliables avec les odeurs qui montent et le bruit des clochettes, plus haut dans la montagne, où pâturent les chèvres. Les frais de séjour sont bon marché, le village, juste quelques habitations autour du port,  se compose uniquement d’hôtels et de restaurants les pieds dans l’eau.

A proximité, en sympathisant avec les pêcheurs vous pourrez vous rendre aux gorges d’Aradena, sauvages et qui plongent dans des eaux cristallines.

 

Quelques hôtels en promo.

Une mention pour le « Blue House » et son propriétaire George si sympathique, mais aussi le "Sifis" et enfin le "Porto Loutro" (email : portolou@gmail.com). 

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 14:19

 

 

3944716736_f22b1e257c.jpgDepuis Passy, en France,  où il séjourne, cinq ans avant sa mort, Gioachini Rossini remet au comte Alexis Pillet-Will, comme cadeau à son épouse Louise, ce qu’il considère comme « son dernier péché mortel de sa vieillesse » sa Petite messe solennelle. Lui qui a cessé de composer des opéras depuis sa longue retraite en 1830, suite à la chute de Charles X.

 

Un auteur caméléon, plein de contradictions.

 

L’homme est décrit par ses contemporains comme joyeux, colérique, bon vivant, hypocondriaque, amoureux de la vie. Difficile de s’y retrouver. On le disait paresseux, mais il laisse derrière lui une œuvre musicale considérable (une trentaine d’opéras célèbres dans le monde entier). Sa notoriété est aussi d’ordre gastronomique, « le tournedos Rossini » lui fut dédié par le chef Casimir Moisson en hommage à son bon coup de fourchette et sa science des vins.


Mais sa légende ne s’arrête pas là, doté d’un sens de l’humour caustique, il fit toute sa vie des commentaires « saignants » sur ses contemporains. Admiratif par tant de talents, Stendhal rédigea sa biographie : La vie de Rossini.

 

La Petite messe solennelle.

Elle fut jouée pour la première fois le 14 mars 1864 à Paris dans la chapelle d’un hôtel particulier, rue Moncey.


L’œuvre requiert pour son interprétation :

 

- quatre solistes,

- un chœur mixte

- deux pianos

- un harmonium (remplacé aujourd’hui par un accordéon)

 

L’œuvre dure approximativement une heure, elle comprend deux parties, divisée chacune en sept numéros. Lorsqu’il l’acheva Rossini s’exclama : « Bon Dieu, la voilà terminée, cette pauvre petite messe. Est-ce bien de la musique sacrée que je viens de faire ou de la sacrée musique ? ».


Il reste, au delà de l’Humour de Rossini  une œuvre dans la lignée de Mozart, classique de par sa composition, mais pleine de fantaisie et de hardiesse inspirée par la ferveur même de son magistral compositeur.


La partition de cette Petite messe solennelle est commentée par Rossini de manière facétieuse et technique lorsqu’il la qualifie de petits péchés de vieillesse, et qu’il précise : « Petite Messe solennelle à quatre voix avec accompagnement de deux pianos et harmonium, seront suffisants pour son exécution : savoir huit pour le chœur, quatre pour les solos, total douze Chérubins. Dieu pardonne-leur aussi le rapprochement suivant. Douze aussi sont les apôtres dans le célèbre coup de mâchoire peint à fresque par léonard, dit la Cène… »

 

Discographie

 

1989 : Petite messe solennelle, Ensemble vocal de Lausanne, Michel Corboz(dir.) - Erato 8573 82843-2

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 12:51

Alors que les sénateurs ont entamé la discussion sur la proposition de loi visant à instaurer senat3.jpgle scrutin paritaire dans les départements, certains d‘entre eux n’ont pas échappé à leurs funestes penchants réactionnaires. Ils s’en sont donnés à cœur joie, si l’on peut dire, sur le rôle des femmes en politique. Au moins les choses sont claires pour la droite : la misogynie a de beaux jours devant elle.

 

Le débat s’est ouvert au sénat autour du texte de Manuel Valls, ministre de l’intérieur, sur la mise en œuvre d’u, scrutin paritaire dans les départements. La droite UMP avec l’appui de certains sénateurs centristes s’est élevée violemment contre ce texte. Ce qui est parfaitement leur droit. Ce texte prévoit de diviser par deux le nombre de cantons et par voie de conséquence leur découpage. Innovation remarquable et remarqué, il prévoit l’instauration de binôme homme/femme comme conseillers généraux de chaque canton.

 

En l’absence de proportionnelle les sénateurs communistes rejoignent l’UMP dans leur opposition au texte. Les radicaux de gauche, eux, sont peu empressés à voter le texte.

Le débat a vite tourner à l’aigre en raison des propos scandaleux tenus à l’égard des femmes par plusieurs sénateurs de droite : « obsession sexuelle », « potiche », « gadget » se sont-ils courageusement élancés.. Qu’ils parlent de système « baroque » ou « loufoque » passe encore mais qu’ils glissent insidieusement sur le fait que les femmes ne peuvent pas être à la hauteur d’un tel enjeu, voilà qui révèle les vraies couleurs de la droite, celle d’un conservatisme chevillé au corps.

 

La parité ce n’est pas pour eux, il est vrai qu’ils le prouvent tous les jours, il n’y a qu’à regarder les deux assemblées pour s’en convaincre, pour eux les femmes n’y ont pas leur place, et pas question de voter un texte qui forcerait, pour eux la nature.

 

Donnons la palme au sénateur centriste Hervé Maurey qui a eu le culot de déclarer : « beaucoup de femmes risquent de se retrouver dans le rôle de potiches ». Encore pire, le sénateur UMP Bruno Sido propose de laisser ce binôme juste pour une mandature les femmes   auront eu le temps de faire leurs preuves».

 

Il est tout de même incroyable qu’aujourd’hui encore des hommes peuvent se lancer dans de tels propos. On savait le sénat complet pour ce qui concerne « les vieux croutons »  et bien on n’en avait pas encore vu le bout…

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 11:36

Saison 1 : la plage de Pampelonne

  

  

pampelonne2.jpgLa presqu’île de Saint Tropez est essentiellement « occupée » par la commune de Ramatuelle. Et bien souvent lorsque l’on parle de telle ou telle autre personnalité à Saint Tropez, celle-ci réside en fait sur la commune de Ramatuelle. L’effet de mode l’a phagocytée. Ce n’est rien enlever à l’histoire et à la notoriété de Saint Tropez (Maupassant, Collette et Bardot) que de resituer Ramatuelle dans son contexte et son histoire.

 

Un peu d’histoire.

Du plus loin que les historiens remontent on aboutit à l’an 1056 avec une attestation de "Ramatuella" et en 1227 de "Dodonus de Ramatuella". Bien avant cela la région avait connu l’occupation arabo-musulmane et plusieurs écrits attestent du nom arabisant de "Rahmat-ûllah" (qui signifie providence divine en arabe). Un peu plus loin dans le temps, à l’époque gallo-romaine existait un peuple, "les camatulliques", qui couvrait la région de Toulon jusqu’au golfe de Saint Tropez. Pline lui-même aurait fait référence à cette région sous le nom de région "Camatullicorum". Ainsi sommes nous aux origines de Ramatuelle : « Rama » pour rame et « Cama » pour labeur, peine… C’est donc tout un peuple à la peine qui s’est échiné à construire ce joli petit bout de Paradis.

 

Ramatuelle : le mythe de Pampelonne .

La plage de Pampelonne est un véritable joyau, même si on ne peut pas résumer la commune de Ramatuelle à son littoral, elle n’en constitue pas moins avec ses 27 hectares et ses 4,5 km de sable fin  un espace unique à la fois naturel, mais aussi touristique.

Ignoré des foules, ceinte uniquement de son lin de sable et de son écrin de Pins maritimes, inaccessible de la route, seuls les marins la fréquentent pour user de son sable et lester leur bateau. Il faudra attendre août 1944 pour qu’elle connaisse une intense activité avec le débarquement de forces alliées en Provence.

 

Terre de stars !

Depuis elle est devenue une des plages les plus connues au monde. La jet set y prend ses quartiers d’été régulièrement : stars du cinéma, hommes d’affaires et têtes couronnés s’y pressent et attirent les paparazzis de la terre entière. Sur les 27 établissements de plage, deux ont joué un rôle particulier dans l’histoire de Pampelonne : dès l’été 1946 "Tahiti Plage » s’installe et crée son décor de bambou et de statuettes en récupérant ceux-ci auprès des studios de cinéma de la Victorine, qui avaient servi au tournage du film « Chant des îles » de Georges Manae. Le cinéma prenait ainsi pied sur ce rivage, le marquant à jamais. C’est au « Club 55 » (créé en 1955, d’où son nom) que revient le mérite d’ancrer encore plus profondément le cinéma à Pampelonne.

 

La famille De Colmont y avait posé ses bagages dans une simple cabane de pêcheur. Le père, ethnologue de son état, avait longtemps bourlingué en compagnie de Paul Émile Victor. Il s’y installa et acheta les 1 600 m2 aujourd’hui mythiques. Et Vadim vint, tournant des scènes de « Et dieu créa la femme » sur la plage, il demanda à Mme de Colmont si elle pouvait assumer la cantine de l’équipe de tournage. Le club était né et lancé… avec d’aussi fameux parrains et marraines que Brigitte Bardot, Roger Vadim, Curd Jürgens et Jean-Louis Trintignant.

 

Patrice et Véronique, les enfants de Colmont gèrent aujourd’hui ce fabuleux établissement (110 salariés et un Ca de 10 millions d’euros par an) qui accueillent les célébrités du monde entier.

 

D’autres établissements ont vu le jour confirmant l’attrait du public et des stars : la Voile Rouge (aujourd’hui disparue) et ses excentricités et Morea, plus familiale. Dès 1950, Errol Flyn fréquentait la plage, précédant de peu Gérard Philippe, en 1960 Brigitte Bardot en compagnie de Roger vadim et de Jane Fonda passaient leurs journées à l’Epi plage. Michèle Morgan arrivait en 1970 avec le bruyant Gilbert Bécaud et le producteur Eddie Barclay, surnommé le roi du microsillon, tant ses découvertes et ses succès dans la chanson furent énormes. Suivront une liste infinie de stars du cinéma et de la chanson : Claudia Schiffer, Sylvester Stallone, Elton John et Johnny Hallyday, mais aussi Romy Schneider, Juliette Gréco … tous, à un moment ou un  autre sont passés ou restés à Ramatuelle.

 

Un espace naturel qui retrouve ses origines.

Aujourd’hui ce monde, qui va du cap Camarat au cap Bonne terrasse, est riche de ses pinèdes mais aussi de ses campings et de ses villas pour milliardaires. C’est un arrêt du conseil d’Etat du 13 novembre 2002 qui va lui conférer le statut « d’espace naturel remarquable ». Ce statut lui vaut à la fois la protection des pouvoirs publics, mais aussi l’obligation d’une mise en valeur respectueuse de la loi littorale, entre autres.

 

Peu à peu la municipalité de Ramatuelle travaille à un aménagement des activités touristiques et commerciales sur la plage aux fins de rendre à celle-ci son état naturelle et en permettre une exploitation commerciale raisonnable.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:19

Préparation :10 mn
Repos : 15 mn
Cuisson : 40mn

Ingrédients pour 4 personnes

 

Historique du saumon :

Cela fait un bail, des milliers d’années que le saumon sauvage est péché dans l’océan par la main de l’homme. Mais ce n’est que depuis 1960 qu’a débuté le processus d’élevage du saumon en Ecosse, puis en Norvège. Dans un premier temps, pour procéder à un repeuplement, puis pour l’élever jusqu’à l’âge adulte. Aujourd’hui la technique d’élevage s’est répandue à la surface de tous les océans. La France compte deux exploitations en Bretagne et en Normandie. C’est le saumon d’Atlantique que l’on trouve sur les étals de nos poissonniers. Il provient à7 % de la pêche et 93 % de l’élevage.

Inutile de vous préciser qu’il faut privilégier pour vos recettes le saumon en provenance de la pêche.

Ingrédients et matériel

-          4 pavés de saumon (100gr)

-          500 g de grenailles de pommes de terre (rattes du Touquet)

-          4 cuillérée à soupe d’huile d’olive

-          6 gousses d’ail de taille moyenne en chemise

-          1 cuillérée de paprika de Hongrie

-          1 citron

-          Baume blanc de vinaigre balsamique

-          Branches de thym

-          Fleur de sel de Guérande

-          Poivre en grain noir

Préparation et cuisson : 40 mn

Les grenailles de pommes de terre avec leur ail en chemise (c'est-à-dire cuites confites dans leur peau) se prête bien à l’accompagnement du saumon. L’idéal est de les acheter au marché, pour les choisir très fraiches et de petites tailles.

Préparation  et accompagnement

-          Laver la grenaille de pomme de terre, les sécher

-          Verser 2 cuillérées à soupe d’huile d’olive dans une poêle, une fois bien chauffé ajouter les grenailles de pomme de terre, les gousses d’ail en chemise, le thym, le paprika, la fleur de sel et un tour de moulin à poivre, ajouter un jus de citron et un filet de baume blanc de vinaigre balsamique ralentir le feu et remuer régulièrement, la cuisson des pommes de terre et de l’ail se fait dans leurs peaux. Temps de cuisson 40mn

-          Faire revenir dans la poêle avec 2 cuillérées à soupe d’huile d’olive les 4 pavés de saumon sur leur peau en déposant dessus les branches de thym et deux fines tranches de citron, une touche de fleur de sel, couvrir,  temps de cuisson : 15 mn

Apport calorique

En comptant 100 gr par pavé, l’apport calorique du saumon sera de 179calories, et nul en glucide. Par contre celui-ci est riche en protéine : 20,8 gr pour 100 gr. Par contre s’il est hyperprotéinés il est pauvre en fibre. Il figure en tète de liste de  bon nombre de régime.

Conseils boisson

Un Pouilly Fumé ou blanc fumé de Pouilly sera parfait pour accompagner ce plat. Ce vin a des lettres e noblesse, son exploitation remonte à l’Antiquité. Les romains l’appelaient Pauliacum super fluvium ligerim.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 14:14

Retraites-1.jpgAlors qu’une fois de plus les médias grands publics ne prêtent aucune attention à la négociation en cours sur l’avenir des retraites complémentaires du privé, des révisions sévères sont en préparation. De son côté le gouvernement suit attentivement le sujet, puisqu’il va mettre en œuvre dès 2013 sa propre réforme des retraites du régime général et s’en inspirera sans aucun doute, c’est ce que Jérôme Cahuzac, ministre en charge du budget  a déclaré hier : « Une désindexation des retraites complémentaires par les partenaires sociaux serait un élément d’appréciation très important pour le gouvernement ».

 

Histoire et définitions en rappel.

Lorsqu’un salarié part à la retraite il touche en fait deux retraites : la retraite du régime général de la sécurité sociale qui relève du gouvernement (plus particulièrement de la Cnav) et une retraite complémentaire qui elle relève des négociations et des décisions des partenaires sociaux (Patronat et syndicats des salariés).

 

Les retraites complémentaires relèvent de L’Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés (ARRCO) et de L’Association générale des institutions complémentaires des cadres (AGIRC). Le mot complémentaire est impropre, car celles-ci représentent de 60 à 70 % du total de la retraite. Elles ont un conseil d’administration composé à part égal de représentants d’organisations patronales et de représentants des syndicats. Leur gestion est dite « paritaire ».

 

L’ARRCO représente 18 500 000 salariés qui y cotisent, elle verse une retraite à 11 300 000 retraités. L’AGIRC concerne 3 940 000 cotisants et verse une retraite à 2 398 000 retraités.

Ces régimes sont menacés parce que fortement déficitaires et avec un déficit qui s’amplifie : 1,38 milliards d’euros en 2009 et 3,8 milliard en 2010 (2,1 milliards d’euros pour l’ARRCO et 1,68 milliards d’euros pour l’AGIRC). On parle désormais de 4,5 milliards d’euros pour les deux régimes. Leurs statuts leur interdit tout déficit, elles puisent donc dans leurs réserves (constituées à la belle époque des « trente glorieuses »). Les prévisions faites sur la fin attendue des réserves viennent de se resserrer : 2017 pour l’Agirc et 2020 pour l’Arrco, autant dire demain. Pourtant ces réserves étaient importantes : 6 milliards pour l’Agirc et 42 milliards pour l’Arcco.

 

Le déficit.

C’est l’évolution démographique qui pèse sur l’équilibre de ces caisses.16 millions de retraités en 2010, 18 millions en 2020 et 22 millions en 2050. Le ratio actifs/retraités s’affaisse : 1,8 en 2010, 1,5 en 2020 et 1,2 en 2030. Il était de 4 en 1960. La situation est donc grave. C’est le Conseil d’Orientation des retraites (COR) qui nous renseigne sur ces données.

 

Les réserves, si importantes soient-elles vont être asséchées par une situation économique qui se dégrade fortement et vient renforcer l’effet démographique lui-même peu favorable. Avec un taux de chômage à 10 % en 2013, dont personne ne pense qu’il pourra significativement baisser à l’échéance 2015, c’est bien autour de l’échéance 2020 que l’heure de vérité va sonner pour l’Arrco et en 2017 pour l’Agirc.

 

Les négociations en cours.

Depuis novembre 2012 des négociations se sont ouvertes entre les partenaires sociaux afin de trouver une solution dès aujourd’hui. Les propositions mises sur la table, en particulier par le MEDEF (Mouvement des Entreprises Françaises), tournent autour de : l’âge de départ, la valeur du point, elles sont contestées par les syndicaux qui eux revendiquent une hausse des cotisations.

 

Toutes réformes sur les retraites mettent du temps à agir. Les simulations sur ordinateurs tournent. Hypothèse, on recule l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans, cela rapporterait moins de 5 milliards à l’Agirc/Arrco par an. Le gel de la valeur du point pendant un an, rapporterait seulement 1,4 milliard d’euros. L’amélioration de ces deux régimes serait significative, mais probablement pas suffisante si la situation économique ne venait pas à changer.

 

Les partenaires sociaux ne sont pas sur la même ligne. Certains sont favorables à des mesures d’urgence, dans l’attente d’une réforme plus vaste. C’est le cas de FO. Le Medef est plus radical : « Les partenaires sociaux seraient irresponsables s'ils décidaient de ne rien faire. Il faut à tout le moins prendre des mesures conservatoires ».

Aujourd’hui la discussion se fait autour des propositions du Medef, à savoir :

-      La désindexation des retraites sur l’inflation, moins 1,5 point au niveau de l’inflation en 2013 et moins 1 point de 2014 à 2017. Un baisse du pouvoir d’achat des retraités historique !

-      une baisse du taux de réversion pour les conjoints survivants de 60 à 56%

-      un relèvement de l’âge de la retraite pour l’Arrco de 55 à 60 ans sans décote

-      les pensions feraient l’objet d’un abattement de 10 % à partir du moment qu’elles seraient données avant l’âge de départ à la retraite à taux pleins (porté de 65 ans à 67 ans), ceci jusqu’à ce que le retraité atteigne cet âge.

 

Cette dernière mesure consiste indirectement à faire passer l’âge légal de départ à la retraite à 67 ans

 

Alors que la plupart des syndicats revendiquent une hausse des cotisations, seule la CFDT s’y oppose fermement. La CGT, elle exige de repousser toute décision après la réforme du régime général par le gouvernement annoncé pour le cours de l’année 2013.

 

L’année 2013 s’annonce celle de tous les dangers que ce soit pour le régime général ou pour les régimes complémentaires.

 

Sur le même sujet

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/retraites-les-penalites-s-127803

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/retraites-complementaires-danger-126398

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/retraites-complementaires-suite-90841

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/les-retraites-complementaires-ont-90269

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 12:57

debat2.jpgDifficile de ne pas « accéder » aux arguments des uns et des autres : radios, télévisions et journaux ne rendent compte que de cela. Le débat est constant, vif et pas toujours « heureux ». Parfois il peut être pitoyable tant la mauvaise fois des deux camps atteint des sommets. Les plus intelligents n’en sont pas, hélas, exemptés, comme si tout était permis pour faire passer absolument son point de vue. Je suis favorable au projet de loi, pour autant je reconnais au débat sa légitimité, à quelques limites près.

 

Beaucoup de choses ont été dites sur le sujet, l’émission Mot Croisé de hier soir sur France 2 a été aussi l’occasion d’avancer les arguments de parts et d’autres. Plusieurs remarques :

-      Toutes les positions sont honorables et doivent être respectées.

-      La démocratie n’autorise pas tout.

-      L’idée du référendum pour un sujet aussi « chaud » est insupportable.

-      L’Homophobie n’est jamais loin.

 

Toutes les positions sont honorables et doivent être respectées

Je sais bien que nous sommes un peuple latin, mais débattre amène bien souvent les uns et les autres à dire n’importe quoi pour prouver qu’ils ont raison et à prêter à l’autre camp des intentions cachées qu’ils n’ont pas nécessairement.

 

Entendre les arguments de ’UMP pour défendre le référendum est absolument renversant, que ne l’ont-ils fait quand ils étaient au pouvoir ? Ainsi la réforme des retraites de François Fillon… il y avait pas mal de monde aussi dans la rue, la retraite et son avenir est bien un sujet de société et il n’y a pas eu de référendum.

 

Nos « amis » de l’UMP sont assez disqualifiés pour réclamer un référendum. Pour en ajouter encore un peu plus, au moment du débat sur la réforme constitutionnelle Nicolas Sarkozy n’a lâché que la possibilité pour 1/10ième des électeurs soit 4,5 millions de français de présenter une proposition de loi. On voit à quel point ils sont attachés à la procédure du référendum. Et bien qu’ils partent à la collecte des 4,5 millions de signatures pour proposer un référendum sur le sujet….

 

J’entends bien la position de ceux qui ne veulent pas de filiation et d’adoption via le mariage pour tous…. et je ne pense pas que ce sont des fachos…. Mais j’apprécie peu que l’église catholique mette toute sa puissance pour faire barrage… ce n’est pas son rôle d’organiser des manifestations (et je suis catholique). Pour moi il est éprouvant de voir des cardinaux et des évêques défiler dans la rue… consternant.

On ne les a jamais vus descendre dans la rue pour défendre l’emploi des ouvriers ou les acquis sociaux.

 

La démocratie n’autorise pas tout.

L’argument « démocratie » des opposants au projet est un peu lassant, oui c’était un des 60 engagements présidentiels de François Hollande, les français ont voté, oui c’était dans le programme du PS, les français ont voté aux législatives de juin dernier. Oui la loi va être votée au parlement puisque les porteurs de cette idée y sont majoritaires, comment oser parler d’abus de pouvoir et d’absence de débat ?…Si ce n’est que pour les opposants au projet, la seule voie démocratique, ce serait de renoncer au projet ! Etonnant ?

 

Nous pouvons débattre du bienfondé, de l’idée que l’on se fait de la famille, du projet de société… mais pitié qu’on arrête de brandir les anathèmes et d’accuser le pouvoir de « passer en coup de force »…

 

L’idée du référendum pour un sujet aussi « chaud » est insupportable.

Est-ce que cela aurait été sage d’adopter par référendum l’abolition de la peine de mort, la législation sur l’avortement, le divorce etc… tous des sujets de société  dans une société marquée par les religions du livre ? Bien sûr que non, les évolutions aussi fortes de notre société divisent les français, c’est au cours d’élections que le choix doit se faire. En l’occurrence deux élections en mai et en juin 2012 ont tranchées clairement et nettement.

 

Enfin le débat sur est-ce que le référendum sur ce sujet est conforme à l’article 11 de la constitution ? La plupart des constitutionalistes sérieux ont tranché en répondant non. Après on peut considérer que le président Hollande n’a qu’à s’assoir dessus et faire comme De Gaulle qui a organisé un référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel. Ce qui lui a attiré les foudres du président du Sénat de l’époque, Gaston Monnerville, l’accusant de « forfaiture »… Ceci dit, tout cela voté, les constitutionalistes ont considéré que c’était le peuple français qui avait, au final, tranché.

 

L’Homophobie n’est jamais loin…

Loin de moi de traiter tous les opposants au Mariage pour Tous d’homophobes. Mais cela transpire dans tous les débats, avoué ou pas. Nombreux ceux qui prennent la précaution de dire « je respecte les homosexuels », ou encore « oui à une forme d’union civile » mais pas de mariage pour les homosexuels, ce sacrement civil doit être réservé aux hétérosexuels ainsi que le droit à la filiation pour les enfants.

 

Au fond c’est bien de cala qu’il s’agit d’une discrimination, nous acceptons les homosexuels, mais qu’ils ne la ramènent pas de trop. On les tolère, à point c’est tout.

L’énergie que met une partie de la société civile, celle la plus conservatrice à s’opposer à ce droit nouveau, à cette nouvelle égalité entre les citoyens est suspecte.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 15:49

00068721-1-.jpgNul ne peut contester les ravages que la révolution numérique a occasionnés à l’industrie de la musique. Aujourd’hui encore la progression des ventes en ligne n’a toujours pas compensé les pertes enregistrées de la vente du CD physique. Le monde de la culture change radicalement de paradigme. Les professionnels de la musique n’ont pas su ni anticiper, ni se préparer à cette mutation profonde des supports, des modes de diffusion et de consommation. Ils payent aujourd’hui le prix fort de leurs erreurs. Le livre, enjeu culturel de toute aussi grande importance, va-t-il se dématérialiser aussi ? Et où en sont les professionnels du livre dans leur réflexion et leur adaptation ?

 

Alors que l’enseigne Virgin s’apprête à fermer ses portes, et que le propriétaire de la Fnac, François-Henri Pinault cherche désespérément un repreneur. Le CA de l’entreprise ne cesse de baisser, c’est tout le modèle économique de l’enseigne qui est mis à mal entre la dématérialisation de la musique d’un côté et le succès de l’e-commerce qui la concurrence dangereusement sur le marché de l’informatique, de la télévision et des produits techniques. Quant au livre, c’est à suivre de près, s’il prenait le chemin de celui de la musique, ce serait sans aucun doute la fin de la FNAC.

 

Le livre numérique, un produit hybride.

Wikipedia nous en donne la définition suivante : « Un livre numérique, dit aussi livre électronique, est un livre édité et diffusé en version numérique, disponible sous forme de fichier, qui peut être téléchargé, stocké et lu sur un écran tel que celui d'une liseuse, d'un ordinateur personnel ou d'une tablette tactile ».

 

Ce sont les progrès indéniables des liseuses et tablettes numériques qui ont boostés les ventes des livres numériques tout en impactant la presse dans son ensemble. Les deux supports sont à distinguer. Les liseuses utilisent le principe de l’encre électronique qui reproduit un visuel très proche de la page papier, présentant l’avantage de ne pas induire des effets secondaires sur la vision. Au contraire la tablette numérique illustrée par l’Ipad offre de multiples possibilités (couleur, vidéo et sons), mais en faisant appel à la technologie de l’écran rétroéclairé qui provoque à la longue une réelle fatigue oculaire.

 

Dès l’année 2010, aux USA ce marché devient significatif et concurrentiel avec le marché du livre papier. La numérisation des livres est désormais en marche. Outre le marché de l’édition traditionnelle, qui peine à s’adapter, c’est, en effet miroir au marché de la musique, que de nombreux auteurs, refusés par les maisons d’éditions, se lancent dans l’auto-édition en publiant leurs œuvres en ligne gratuitement ou pas.

 

En France, l’écrivain François Bon a su voir plus tôt que les autres le développement futur de l’industrie du livre. Il fonde dès 1997 un site web dédié à la littérature Remue.net, qui deviendra en 2008 une coopérative d’auteurs pour l’édition et la diffusion numérique d’œuvres contemporaines. C’est en 2011 qu’il publie son ouvrage phare : Après le livre (en version papier aux éditions du Seuil et en version numérique, bien sûr). Il illustre probablement le mieux le concept de livre numérique comme produit hybride, en intégrant dans son format support : du son, de la vidéo et de la musique.

 

Le livre numérique offre de véritables valeurs ajoutées pour le lecteur en comparaison avec le livre imprimé. Mais la bataille du format pour l’e-livre est fondamentale aujourd’hui. L’approche engagée par François Bon le limite à l’Ipad et l’Iphone, restent les supports dédiés de Sony, de Kindle d’Amazone, de Nook de Barnes & Noble….

 

Dans le cadre numérique, deux démarches s’offrent aux auteurs et éditeurs : soit la réplique numérique pure et simple du livre papier, soit la production d’ouvrages dits « enrichis » faisant appel à toutes les possibilités technologiques. La première voie est bien engagée par une politique systématique de numérisation du monde de l’imprimé, qu’il s’agisse de Google ou de la Bibliothèque nationale de France. La deuxième est plus complexe, elle interfère avec le monde de la presse et s’expérimente aujourd’hui beaucoup plus sur les tablettes numériques que les liseuses.

 

Le marché de l’e-book.

Si aux USA il semble décoller sérieusement, en France il ne fait que frémir. Nombreux sont ceux qui ont annoncé à de multiples occasions la mort du livre imprimé. Les plus grands salons du livre de Paris à Frankfort rapportent à chaque édition la rumeur funeste.

Toutefois, force est de constater certains faits. Opinionway publiait en décembre l’information suivante : 14% des 15 ans et plus pratiquent déjà l’e-lecture. Indicateur de la dynamique : un nombre qui a doublé les 6 derniers mois. De la même manière  ce sont désormais 3 millions de foyers qui se sont équipés de tablettes, avec une augmentation d’un tiers les six derniers mois. On voit dans le métro, les trains, les salles d’attentes des médecins des hommes et des femmes lisant des e-books sur des lisseuses.

 

L’Amérique nous trace la voie. Le marché du livre numérique représente1/4 du marché de l’édition et sa progression se poursuit, même si elle marque un certain ralentissement. Parallèlement le marché de l’imprimé s’affaisse.

 

Autre exemple de pays en progression : le Brésil. Il se serait vendu 1,4 millions d’ebooks entre juin et novembre 2012 !

 

En Grande Bretagne les ventes des livres numériques ont augmenté de 5% en 2012. Le marché du livre physique aurait connu une baisse de 4,6 % de ses ventes (74 million de £), nos amis anglais ont dépensés 1,514 milliards de £. Ce qui s’est perdu sur un marché s’est donc rattrapé sur l’autre.

 

En France les résistances s’affichent un peu partout : les lecteurs en premier sont très attachés au format papier et regardent avec suspicion le format électronique. Du coup les éditeurs manifestent beaucoup de tiédeur à l’égard de ce nouveau marché, mêmes s‘ils prennent certaine mesures adéquats : nomination de responsables éditoriaux du numérique et offre systématique sur toutes les nouveautés en format numérique.

Nos futuristes s’avancent à prédire un marché de 55 à 75 millions d’euros à l’horizon de 2015…. Alors que les ventes physique n’ont baissé que de 2% en 2012 (Chiffre du syndicat national de l’édition / SNE).

 

La France résiste au livre numérique.

Si la France résiste pour l’instant cela tient fortement à sa culture littéraire, ses nombreuses sorties au moment de la rentrée (rien que 525 romans lors de la dernière rentrée littéraires), la multiplication des prix (prestigieux ou pas), son incroyable réseau de libraires à la peine (ils sont nombreux à fermer) qui offrent de véritables services et nouent une interface efficace entre les éditeurs et le public.

 

Voilà pourquoi aujourd’hui l’édition française est plutôt mal préparée à l’arrivée du numérique qui semble bien inexorable. Bien que les principales maisons d’éditions aient numérisé leur catalogue (environ 75%), leur offre n’est que de 90 000 titres contre 2 700 000 dans le monde anglophone. Il reste un effort considérable à faire dans les mentalités mais aussi sur le terrain.

 

Car peu à peu le public s’approprie ce nouvel usage, qui présente d’évidents avantages : achats en ligne via une connexion Wifi, stockage d’un nombre infini d’ouvrages sur sa tablette ou sa liseuse, facilement transportable. Un signe de ce début d’engouement : le bestseller mondial d’E.L. James, Cinquante nuances de grey s’est vendu au format numérique à 25 000 exemplaires aux éditions Lattes qui en a vendu 870 000 en formats papiers.

 

Le prix du numérique en France pose problème, alors que l’offre matériel se généralise par une politique de prix à la baisse, l’offre du livre numérique reste élevée en France, scotchée à 80 % du prix papier. Alors que le monde de la musique via Itunes propose le morceau de musique à 0,99€, le prix en moyenne de 20 à 25 € pour un roman n’est guère attractif.  Toute les études menées à ce jour montre un lecteur aux aguets, prêt à investir dans du matériel lorsque les livres électroniques se rapprocheront de leur propension à payer, autour de 5 à 7 €.

 

Le marché du livre numérique représente en France seulement 1 % du secteur.

 

Un nouveau modèle de distribution des livres électroniques.

Attention ! Ces retards seront peut être fatals au moment où les géants de l’édition numériques que sont amazone et Apple ont déjà conquis une importante part du marché mondial. Pour rattraper cet handicap, ils sont 18 entreprises a avoir réuni leurs compétences et leurs moyens : éditeurs (Gallimard, La Martinière…), libraires (SLF, La Procure…), chercheurs et opérateurs télécom (Orange, SFR) ont annoncé la mise en œuvre du projet M03T (Modèle Ouvert Trois tiers), à savoir la mise en place d’un format unique interopérable sur toutes les plateformes et terminaux, incluant un stockage dans le Cloud. Le projet est bien engagé avec le soutien financier du gouvernement via le grand emprunt. Seul hachette Livre, comme important opérateur sur le marché du livre, ne participe au projet. Il trouve celui-ci pas assez précis.

 

Ce brillant consortium vous propose donc pour l’été prochain d’acheter votre auteur préféré du moment  pour le lire partout à la plage, au bord de la piscine, à la campagne, sur votre lisseuse ou votre Ipad, votre Iphone… placé dans le Cloud il serait disponible à volonté dans un format adapté à tous les terminaux. Vous pourrez donc ainsi vous constituer peu à peu une véritable bibliothèque numérique.

 

La révolution consiste à passer d’une vente de contenus à une vente de droits d’accès. Vous, consommateurs posséderiez alors non plus des livres, mais des droits numériques d’accès à vos ouvrages préférés.

 

Le modèle est peu coûteux, il est en marche. Annoncé en septembre 20012, la maquette est livrable à la fin de ce mois de janvier 20013 et un prototype en septembre avec l’opérabilité du projet à la fin de l’année 2013.

 

Ce projet devrait convenir au consommateur, avec des DRM plus souples (par exemple vous pourrez prêter votre livre à un ami, qui le lira sur une plateforme différente de la votre), au libraire ,car ceux-ci préservent leur activité de mise en valeur et de conseil sur l’offre, aux éditeurs, qui se verraient confier la responsabilité d’une édition numérique conforme à tous les supports et aux opérateurs télécom, qui se verraient en charge de la gestion des bibliothèques sur le Cloud avec la couverture réseau suffisante.

Voilà un superbe défi à relever qui pourrait assurer à la France un point d’appui efficace dans un environnement européen où le marché unique numérique est un objectif de la commission.

 

Ouvrages de référence.

F. BENHAMOU, O. GUILLON « Modèles économiques d’un marché naissant : le livre numérique », juin 2010, 16 p. Culture et prospective

Y. GAILLARD, la Politique du livre face au défi du numérique, rapport pour le Sénat au nom de la Commission des finances, 2010.

M. DACOS et P. MOUNIER, l’Édition électronique, Paris, La Découverte, 2010.

F. BENHAMOU, « Livre numérique. Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre… », Esprit, mars-avril 2009

B. PATINO, le Devenir numérique de l’édition. Du livre objet au livre droit, Paris, La Documentation française, 2008.

 

Site de référence, celui du syndical  national de l’édition.

http://www.sne.fr/

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Published by Jean Pelletier - dans Culture
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 15:45

mariage-pouyr-tous.jpgLe gouvernement met en œuvre un engagement pris par le candidat socialiste François Hollande. Nous sommes donc dans la mise en œuvre d’un processus qui s’appelle la démocratie. Il y a débat, c’est bien normal, mais pour autant, ce qui ne serait pas normal serait que le Président retire le projet ou le soumette à un référendum, sinon pourquoi organiser des élections présidentielles ?

 

Par contre on ne peut que constater une maitrise du débat par le gouvernement un peu hasardeuse, qui a eu pour conséquence fâcheuse de redonner à la droite et aux traditionalistes de ce pays du ressort dans leur combat. Oui le gouvernement a hésité dans les à côté du sujet : l’adoption et la procréation médicale assistée (PMA), voir les allers et retour du groupe socialiste sur le sujet et les écarts entre ministres.

 

Alors que le sujet rencontrait l’adhésion d’une très large majorité des français (ce qui est encore le cas), il y a quelque chose d’un peu surprenant de voir le gouvernement à la peine sur ce sujet. Il aurait du rouler sur un boulevard, il est sur un chemin plein d’embuches, peut être demain un véritable chemin de croix !

 

Ceci n’est que la conséquence de l’impréparation du Parti socialiste sur les sujets qu’il s’applique à mettre en œuvre. Le gouvernement paye l’immobilisme du PS ces 15 dernières années. Il a fallu « bâtir » à la va-vite un programme présidentiel pour son candidat. Et aujourd’hui cela se voit… dans les défauts de communication du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Des sujets non maitrisés sur le fond qui génèrent la pagaille parmi les ministres et les députés de la majorité.

 

Sur le fond du débat, il est choquant de voir vent-debout les autorités religieuses de ce vieux pays laïc qui s’opposent ensemble à ce projet de loi et appellent à manifester dans tout le pays. Est-ce que nous citoyens nous nous mêlons de leurs liturgies et proposons d’en réformer quelques aspects ? Non, force est de constater un recul des libertés laïques considérables. Ces mêmes autorités religieuses  placent leur idéologie au-dessus des valeurs de la république et s’assoient royalement sur la démocratie. Nous en sommes revenus au 19ième siècle quand l’église combattait la république.

 

Ce n’est pas ce débat là qu’on attendait avec le retour sur l’école privée qui descend dans la rue. Cela ne « sent » pas bon, comme quoi les meilleures intentions du monde peuvent se révéler à un usage incertain et non maitrisé dangereuses.

 

marianne-la-gueuse.jpgPourtant la France a bien besoin de ce rattrapage législatif pour mettre sa société aux normes de la réalité et conforme à la législation de la grande majorité des pays européens. Qu’il est triste de voir Madame Boutin arpenter les rédactions et les télés pour y vendre une image vieillie et terne d’une France qui n’existe plus depuis longtemps. Qu’il est triste aussi de voir l’église de France que l’on croyait plus au fait des réalités sociétales se rabougrir sur des propos qui «ne sentent pas bons » et qui rappellent la « gueuse » qu’elle combattait à travers la république.

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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