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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 12:24

8236670941_9336427d2f.jpgAlternances droite/gauche dans les principaux pays européens, montée des nationalismes en Espagne, en Belgique, aux pays Bas et en Ecosse…, un abstentionnisme croissant dans les élections, une crise économique, financière et industrielle qui perdure, un chômage endémique, des bouleversements technologiques, une crise morale, la montée de la pauvreté … tous concourent à malmener le concept même de la démocratie.

 

Un XXème siècle marqué par le totalitarisme.

Le siècle dernier nous a éclairé sur les conséquences dramatiques que pouvaient avoir ces différents items sur la démocratie et en quoi ils pouvaient être le terreau du populisme, puis du fascisme pour peu que se présente opportunément un homme providentiel. Hitler en Allemagne, Staline en URSS, Salazare au Portugal, Franco en Espagne, Mussolini en Italie ont été ces hommes là.

 

Alexandre Dorna pose la question dans un livre : « faut-il avoir peur de l’homme providentiel ? » – Editions Bréal, 2012. Le livre a le mérité d’étudier sérieusement les causes du populisme en dépassant la dimension émotionnelle qui le caractérise. Pour autant il s’essaye aussi à revisiter le populisme pour lui trouver des vertus…allant même jusqu’à le qualifier comme une « chance pour la démocratie ».C’est dire à quel point nos sociétés et les systèmes de valeur que sont la démocratie et les droits de l’homme sont mal en point.

 

Un populisme endémique.

Le discours sur les raisons, les causes, qui enracinent profondément le populisme dans nos sociétés peut être aisément partagé. Dorna parle « des malaises et des dérives de la société démocratique », il pointe la confiscation des pouvoirs par des élites face à un sentiment populaire d’abandon, nourri par la pauvreté et les injustices. Il répond à un « processus protestataire de masse » en écho à une personnalité charismatique qui sait trouver les accents d’émotion, de lyrisme et de rhétorique. Aujourd’hui nous voyons clairement pointer en Europe un néo-populisme sur les thèmes très en vogue, de l’islamisation, du chômage de masse, des dangers de la mondialisation, et de la bureaucratie européenne…

 

En France la majorité des partis politiques contribuent au développement de ces thématiques dans l’opinion publique : l’immigration (Des odeurs de Jacques Chirac aux petits pains de Copé), l’islamisation de la France avec Marine le Pen, la mondialisation et la bureaucratie bruxelloise avec une partie de la gauche et de l’extrême gauche.

L’opinion a balancé entre des gouvernements de droite et de gauche, avec le sentiment de tout avoir essayé, tout en maintenant la pression sur le besoin aigu de changement. C’est sur cette instance de l’opinion que les leaders d’extrême droite réussissent malheureusement à prendre le dessus.

 

Avec la  capacité de réveiller « les forces endormies », ils diagnostiquent les éléments de la crise, et éveillent le sentiment qu’ils portent en eux les forces nécessaire à un projet de changement.

 

Petit portrait d’une Europe en crise en (bilan des élections en 2009).

 

Autriche : Le FPÖ de Heinz-Christian Strache progresse à 13,1 % (2 sièges)

Belgique : L’extrême droite xénophobe et séparatiste du Vlaams Belang conserve 2 sièges avec 15,99% des voix.

Bulgarie : Ataka, parti d'extrême droite très violent, anti-Rrom et anti-Turc qui a fait une percée avec 11,43% et 2 sièges.

Danemark : Le parti du peuple danois(DF) obtient 2 sièges avec 15,3%.

Finlande : Le parti populiste et anti-immigrés des "Vrais finlandais" est le grand vainqueur du scrutin (9,8%): 1 siège.

Grèce : Le parti d'extrême droite (LAOS) poursuit son ascension avec 7,2% des suffrages : 2 sièges. Arrivée en force de Jobbik parti nationaliste et xénophobe qui obtient 3 sièges (14,77%). Depuis la crise le relais a été pris par « Aube dorée » qui avec 10,5% des voix devance le Pasok.

Italie : La ligue du Nord (alliée de Berlusconi) avec 9,50% des voix obtient 8 sièges.

Lettonie : La droite nationaliste (TB/LNNK) avec 7,46% obtient 1 siège.

Lituanie : Le parti Ordre et Justice (TT) obtient 12,55% et 2 des sièges

Pays-Bas : Le parti de la Liberté (PVV) de Geert Wilders enlève 4 des 25 sièges (17,00%).

Pologne : Droit et Justice (PIS) des frères Kaczinsky avec 29,5% des électeurs obtient 16 sièges.

Roumanie : Le Parti de la Grande Roumanie (PRM) fait une percée à 7,20% et obtient 2 sièges.

Royaume-Uni : Le British National Party fait pour la première fois son entrée à Strasbourg (6,50%, 2 sièges). La campagne de Nick Griffin portait sur "des emplois britanniques pour des travailleurs britanniques".

Slovaquie : La droite nationaliste et xénophobe du SNS obtient 5,56% et 1 siège.

Sources : http://www.visa-isa.org/node/378

 

Quant à la France le Front national occupe durablement le paysage politique depuis la présence au second tour de l’élection présidentielle de 2002 de Jean-Marie Le Pen.

 

La démocratie, la grande muette ?

Aujourd’hui nous sommes confrontés à une extrême droite officielle et aussi latente qui sait user de toutes les offres médiatiques actuelles, réseaux sociaux y compris, pour distiller un message pédagogique qui exerce une véritable thérapeutique sur certains, avec des mots qui réveillent, qui fédèrent, qui dénoncent les injustices, les nantis, et un prétendu faux clivage droite/gauche …

 

L’argumentaire est particulièrement bien compris et il laboure l’opinion française et européenne.

 

Bruxelles exerce dans cette dialectique un effet magnétique indéniable, ses errements, son incapacité à occuper un espace politique réel, son économisme forcené font les beaux jours de ce populisme là.

 

La démocratie, pompier de la crise.

De son côté la démocratie a baissé imprudemment sa garde, tant elle est mobilisée à jouer les pompiers permanents sur la crise. Il faut reconnaitre qu’il y a du travail de ce côté-là. Les socialistes français s’y essayent depuis quelques mois et se trouvent en grande difficulté. On a un peu le sentiment, que le sursaut des force démocratiques ne surviendra qu’une fois que la tempête populistes, voir fascistes se sera définitivement levée en France et en Europe.

Faut-il vraiment attendre une telle extrémité pour agir ?

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 16:50

Filippetti.jpgLe Midem est l’occasion de faire le point sur le marché de la musique, la ministre de la culture en est l’invitée et le témoin obligé dont la parole est très écoutée et particulièrement décryptée en ces temps troublés du numérique. Tout cela sous couvert des travaux de la mission Lescure devenue l’Alpha et l’Omega de toutes évolutions législatives et réglementaire. Les acteurs d’Internet sont aussi de passage directement ou indirectement, Google, dont le chiffre d’affaire a dépassé en 2012 les 40 milliards de dollars, a été sollicité par les producteurs phonographiques.

 

Un constat alarmant qui perdure pour la musique.

Cannes, c’est le moment de faire ses comptes et le Syndicat national des éditions phonographiques (SNEP) ne rate pas l’occasion de dresser un constat sévère de sa situation. 2012, c’est 10 années de baisses consécutives des revenus de la musique : -4,4% pour les ventes de gros (589,7 M€) et –8 % pour les ventes de détail (749 M€). A l’autre bout de la chaine le téléchargement et le streaming sont en hausse de +13% à 125 M€. Mais si pour la première fois les ventes en ligne font plus que compenser les pertes du marché physique, les producteurs sur une tendance baissière de dix années n’y retrouvent pas leur compte. Les représentants du SNEP continuent donc à afficher leurs mines déconfites dans les allées du Midem.

 

Aurélie Filippetti.

La ministre de la culture a profité de l’occasion pour faire quelques annonces, tout en se défaussant pour l’essentiel sur les rendus à venir de la mission Lescure. Néanmoins elle a annoncé la mise en place au sein de son ministère d’une « mission Musique », transversale aux deux grandes directions que sont celle de Michel Orier de la création artistique et de Laurence Franceschini des médias et industries culturelles. Le sujet porte sur la suite à donner au défunt Centre National de la Musique (CNM) dont la Ministre a tenu à rappeler que s’il avait été créé, elle aurait sur les bras un établissement public de plus et surtout sans budget de fonctionnement. Il convient, malgré tout, de tirer profit d’une partie des enseignements de la mission Didier Selles sur le CNM semble-t-il....

 

Par ailleurs, elle a rappelé que la renégociation de la taxe sur les services de télévisions (TST) finançant le cinéma est toujours sur la sellette à Bruxelles. Et que par la même, la possibilité de l’étendre au bénéfice de la musique se trouve stoppée.

 

Des professionnels sur leurs défensives.

Face aux propos de la Ministre, les professionnels du disque restent vent debout pour défendre l’HADOPI et sa mission civilisatrice de défense du droit d’auteur. Le SNEP défend bec et ongle la stratégie de la riposte graduée tout en restant vigilant sur les retombées très attendues de la mission Lescure le moment venu. Pour occuper l’attente, ils se sont manifestés bruyamment auprès de la ministre afin d’exiger une contribution des géants du Net (Google etc..) à la filière musicale, en compensation de la « valeur » qu’ils auraient captée à leur profit.

 

Dernière nouveauté qui aurait trouvée appui auprès de la Sacem, remplacer la procédure actuelle Hadopi par une amende directe de 140€. Il se murmure, ici et là, que la mission Lescure pourrait bien prendre à son compte cette dernière proposition.

 

La mission Lescure.

Pas de signal particulier, ni de fuites conséquentes, la mission a achevé fin décembre ses auditions. Elle est rentrée en conclave pour délibérer et rédiger son rapport. « La redéfinition des instruments de l’exception culturelle à l’ère numérique, » c’est pour fin mars au mieux, avril, voir mai au pire. Donc tout projet de loi sur le sujet ne saurait arriver sur le bureau du parlement avant la fin de l’année. En attendant le ministère de la culture s’abrite au mieux de la tempête en attendant ce qui va sortir du chapeau de Lescure et de ses collaborateurs.

 

pellerin.jpgFleur Pellerin.

La ministre en charge du numérique, Fleur Pellerin, a croisé Aurèlie Filippetti dans les allées du Midem où elle a été un peu plus loquace sur le sujet. "Nous sommes en train d'évoluer vers des modèles plus stables, plus fiables, qui vont redonner de la valeur aux contenus, que ce soit la musique, le cinéma, la BD » a-t-elle déclaré au journal le Monde, « Il nous appartient de trouver des outils qui monétisent les contenus. Ainsi, il est important de travailler sur tout le domaine de la relation au public, au marketing et aux liens avec les fans."

 

Elle a affirmé haut et fort la nécessité d’aider et d’accompagner le secteur de la musique vers sa transformation plutôt que de la cantonner dans une sphère de subventions.

 

Elle a insisté sur la chaine de valeur et ses effets : "Avec le développement du numérique, s'est produit une déformation de la captation de la valeur, au détriment des créateurs de contenu".  Elle a affirmé la nécessité de préserver l’écosystème de la création et que plutôt de chercher à imposer une nouvelle taxe à Google, il vaudrait mieux l’amener à payer ses impôts en France. Le rapport Colin et Collin sur la fiscalité dans le numérique émet des suggestions en la matière : « Taxer la ressource essentielle de l’économie numérique, les données utilisateurs. »

 

Mais rien n’est encore arrêté, Fleur Pellerin a indiqué que les conclusions du rapport serait soumis au nouveau Conseil national du Numérique.

 

Le sujet Création et numérique continue donc, comme aux beaux jours de la campagne de François Hollande, à balancer entre ces deux égéries que sont Fleur Pellerin et Aurélie Filippetti et entre le ministère de la culture et celui de l’industrie. Rien de nouveau sous le soleil en attendant l’été…

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 14:26

evry1.jpgIl est un musée fort original et peu connu à visiter en région parisienne : Le Musée Paul Delouvrier, consacré à l’art sacré. Outre le fait qu’il recèle des collections d’art sacré et d’art contemporain de grande qualité, il est surtout installé au cœur même de la cathédrale d’Evry (91000)., laquelle est un monument en soi, construit par Mario Botta.

 

La construction de la cathédrale d’Evry et de son musée d’art sacré a été confiée en 1988 à l’architecte Mario Botta, célèbre architecte suisse né et vivant dans le canton du Tessin. Il est l’auteur, entre autre du Musée d’Art Moderne de San Francisco. Spécialiste de la brique, il a su nouer un dialogue hautement constructif avec l’évêché, sa proposition, celle d’un cylindre taillé en biseau reçu l’assentiment de l’évêque d’Evry, puis du pape Jean-Paul II.

 

Comment mieux définir l’ambition de ce projet, qu’en citant les propos même de Monseigneur Herbulot, évêque émérite d’Evry : « À travers la réalisation de la Cathédrale de la Résurrection, à travers l'architecture inspirée et audacieuse de Mario Botta, c'est à nouveau la volonté de parler au monde qui s'affirme. C'est le défi d'un message d'espoir lancé aux générations du troisième millénaire. L'Église y trouve sa véritable dimension : celle d'un espace d'Hommes d'espoir, acte de foi générateur d'élans nouveaux et porteur des valeurs spirituelles profondes qui nous habitent et nous animent. »

 

C’est donc au cœur de cette ambition spirituelle et artistique, celle d’une cathédrale, que le Musée d’art Sacré a trouvé sa place, dédié à un grand serviteur de l’Etat : Paul Delouvrier qui a contribué à la naissance de la ville nouvelle d’Evry.

 

Ainsi l’église a–t-elle renoué avec ce bel ensemble, à sa tradition ancestrale de mécène d’art, au delà de la simple édification de Cathédrales.

 

Les oeuvres proviennent de nombreux dons de collectionneurs privés et d’artistes qui ont participé au projet de la Cathédrale. Le pari n’était pas simple, ouvrir un musée au cœur d’une cathédrale et dépassant le simple projet du « Trésor » de la cathédrale, n’était pas acquis d’avance.

 

Ce musée est particulièrement bien doté. Il dispose d’un fond d’art sacré éthiopien à partir d’une donation privée : coffret de procession, rouleaux de prières, parchemins divers, croix pectorale, tête mortuaire etc…

 

Le cinquième et dernier étage du musée porte le nom de « Marie d’Ailleurs », il recèle en effet une collection originale : « les boites à rêves » de Madeleine Schlumberger, composée de scènes miniatures du XIXème siècle représentant le quotidien d’autrefois profane et religieux.

 

Pour ma part c’est à l’extraordinaire collection d’art contemporain que je veux faire référence ici, des œuvres datant des années 80 : Olivier Agid, Véronique Bigo, Louis Cane, Antoine de Bary, Colette Deblé, Kim En Joong,, Gérard Fromanger, Bogdan Korczowski, Jean Pons, Ramsà, Denis Rivière, Kelichi Tahara, Michel Tourlière, Constantin Xénakis, entre autres…

 

Actuellement le musée présente du 2 au 24 février2012 une exposition Jacques Godart, l’occasion de revisiter en sa compagnie une épopée de la peinture moderne de Picasso à Manessier, en passant par Matisse.

 

Le musée et la Cathédrale sont situés à la sortie de la gare RER d’Evry. Il est ouvert du mercredi au dimanche de 11h30 à 18h30. Entrée plein tarif de 3 €. Tel : 01 60 75 02 71.

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 12:20

Saison 3 : ses criques, ses ballades, sa faune et sa flore…

 

 

bonne-terrasse-2-jpgRamatuelle offre de vastes perspectives pour un séjour actif…. de découvertes et de promenades. Connue pour sa plage de Pampelonne et son vieux village médiéval, la commune réserve encore de nombreuses surprises pour les amoureux de la nature.  Nombreuses sont les criques et les plages à l’écart de la foule, les plages qui se méritent en bateau ou à pied.

 

En commençant par Bonne terrasse.

En commençant pas le plus facile, vous pourrez vous rendre aisément  sur la petite plage de Bonne Terrasse. Elle se trouve à droite de Pampelonne  quand on regarde la mer. Les deux plages sont séparées par un petit promontoire rocheux où Eddie Barclay a eu la bonne idée de construire sa villa. Elle est nettement moins fréquentée et présente un charme réel. C’est la plage des pêcheurs de Ramatuelle, on y voit encore leurs baraques en l’état avec leur garage à bateaux. Certaines ont déjà été reconverties au tourisme local, d’autres sont encore dans leur jus.

 

Bonne Terrasse, le nom est un programme en soi, cet arc de 150 mètres de sables fins appelle aux bains de mers et de soleil. C’est aussi le rendez-vous des plongeurs, au delà du sable, les fonds sont recouverts de galets et d’oursins, la côte rocheuse de part et d’autres est un espace de rêve pour les poissons méditerranéens : Rascasse, Congre, Saint Pierre, Vive, Lotte et poissons de roche.

 

C’est d’ailleurs à Bonne Terrasse qu’a trouvé refuge et prospérité le restaurant, pour manger la fameuse Bouillabaisse, chez Camille.  C’est le plat traditionnel marseillais, popularisé par Pagnol. Son origine est grecque, il s’agit d’une soupe de poissons servie très chaude avec des croutons aillés, une sauce appelée Rouille, des morceaux de poissons entiers et des pommes de terre. Les recettes sont nombreuses, on y trouve aussi du crabe, de la langouste et de la cigale de mer pour les plus fortunés. Le tour de main et la qualité des produits font toute la réussite du plat. Chez Camille, il faut tout de même compter 79 euros par personne sans les vins, mais la soirée est garantie dans l’assiette et la vue sur mer. Il faut impérativement réserver quelque soit la saison.

 

Depuis Bonne Terrasse vous pouvez emprunter plusieurs chemins piétonniers, soit pour retourner vers la plage de Pampelonne, en prenant le chemin des douaniers, aménagé par le conservatoire du littoral et qui contourne la villa Barclay, soit pour vous diriger par le même sentier vers le cap Camarat. Le chemin est magnifique, mais pas à la portée de tous, car il est très escarpé et à flanc de falaise.

 

C’est une étape qui mérite que vous vous y intéressiez, mais le paradis n’est pas absolu. Si La presqu’île a été préservée de toute atteinte urbanistique, c’est pourtant à Bonne Terrasse qu’a été construit un domaine donnant directement sur la plage. Une bonne affaire pour les promoteurs, un mauvais coup pour la nature !

 

En même temps ces constructions sont plutôt jolies et vous pourrez même en passant par la plage vous offrir une promenade dans ce petit domaine où les propriétés ont été construites sur le modèle de maisons de pêcheurs.

 

La faune.

Déjà à Bonne Terrasse vous pourrez observer nombre d’oiseaux. Le plus célèbre d’entre eux est le Goéland leucophée (en provençal gabian, rappelez-moi de vous écrire aussi quelques pages sur le provençal à Ramatuelle).On le reconnait à ses pattes jaunes et son bec de la même couleur marqué de rouge. Vous aurez peut être la chance d’observer le Grand Cormoran, tout noir et qui passe l’hiver ici. Bien entendu vous serez sous le charme de la mouette rieuse… et ses sœurs : pygmées, la Sterne (appelée aussi hirondelle de mer). Enfin c’est uniquement au printemps que vous apercevrez le Merlin bleu (Monticole bleu).

 

En vous écartant du rivage et en prenant les petits sentiers vous aurez peut être le bonheur de voir la tortue Hermann (espèce protégée), qui se fait rare, des renards et même des sangliers (ceux-ci prolifèrent et descendent jusque dans les villas).

 

A suivre : le phare de Camarat et l’Escalet….

 

 

 

 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 19:27

 

nobelmedecine2012.jpg La médecine de  demain : la recherche en cours sur les cellules souches rebaptisées « Cellules de l’espérance » par la communauté scientifique. Les progrès sont déjà là : elles sont sur le point d’apporter des solutions à des maladies jusqu’ici incurables : Diabète, Leucémie, Alzheimer, maladies cardiovasculaires Parkinson…L’étape suivante, à portée de main aussi, est la régénération d’organes, la fabrication de sang, la repoussée des dents…L’impossible est près à surgir hors du miroir, les questions d’éthiques aussi.

 

Cela fait un peu plus de dix ans que les chercheurs ont identifiés les potentialités des cellules souches. Elles ont le pouvoir, comme au cœur de l’embryon humain, de se différencier en toutes sortes d’organes du corps humain. La médecine régénérative, les greffes, et la thérapie génétique se sont emparés du sujet. L’impossible devient tangible : réparer, remplacer des cellules, voir des organes qui ne fonctionnent plus : neurones, peau, sang, muscles, foie, rein…

 

Les cellules souches.

 

On peut les prélever sur ce qu’on appelle un embryon surnuméraire de 5 à 6 jours, ou bien dans le sang de cordon du nouveau-né, ainsi que dans le placenta.


Mais on les trouve aussi sous forme de cellules souches adultes dans les tissus et organes (la moelle, la pulpe des dents…). Enfin des cellules humaines adultes, dites cellules souches induites à la pluripotence : la science peut les reprogrammées pour les transformer en n’importe quelle autre cellule et à l’infini : la porte ouverte à la recomposition humaine. Cette dernière méthode est loin encore d’être maitrisé.  La reprogrammation peut générer des multiplications soudainement anarchiques, donc cancéreuses. Pour autant c‘est bien la perspective de banques cellulaires et d’organes qui pourraient ainsi se constituer à l’infini.

 

Ces recherches touchent à l’embryon, pour une bonne partie. En France les recherches sur celui-ci sont interdites à ce jour. Il sera difficile de trouver une législation qui trouvera son équilibre entre les malades en attentes de greffe et le statut accordé à l’embryon. 

 

Un exemple : les dents.

 

C’est l’institut français pour la recherche odontologique qui a annoncé la possibilité de produire de nouvelles » dents biologiques » à partir de cellules souches provenant de la moelle osseuse. C’est une révolution qui va ranger au magasin des accessoires usagers les prothèses dentaires et les implants qui posent des problèmes dans la durée.

Selon ces chercheurs on maitrise la technologie  expérimentale qui consiste à faire grandir une dent dans une solution avant de l’implanter, chez la souris pour l’instant.

 

Prix Nobels de médecine 2012

 

Ceux-ci ne se sont pas trompés, ils ont été décernés au biologiste britannique John B. Gurdon et au  chercheur japonais Shinua Yamanaka pour l’ensemble de leurs travaux sur les cellules souches.

C’est en 1962 que John Gurfon a découvert la réversibilité de la spécialisation des cellules en travaillant sur les  grenouilles. C’est sa technique qui conduira en 1997 au clonage de la brebis Dolly ?

Shinya Yamanaka a , de son côté, découvert  en 2006 que  l'on pouvait reprogrammer des cellules adultes de souris.

 

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Published by Jean Pelletier - dans Santé
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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 13:41

israel2.jpgContre toute attente le premier ministre sortant israélien ne fait pas un bon score  et sort affaibli de cette consultation. La liste commune Likoud, parti Israélien et l’ultra nationaliste Lieberman perd 11 sièges et voit son groupe parlementaire ramené de 42 à 31 sur 120. C’est le parti centriste qui crée la surpris en arrivant en deuxième position. Les négociations vont être serrées. Et bibi n’aura peut-être pas les moyens de gouverner.

L’axe de campagne du Premier Ministre mettant en avant sa stature d’homme d’état et la menace iranienne a échoué. Elle a même fait fuir une partie des électeurs du centre.

 

C’est donc le Yesh Atid (parti centriste) fondé à l’initiative du journaliste Yaïr Lapid  qui emporte 18 ou 19 siège à lui tout seul. Pour un parti créé il y a un an, c’est un excellent résultat, révélateur par ailleurs de l’état d’esprit des israéliens. Il devance d’une courte tête le parti travailliste qui obtiendrait 17 sièges.

 

Le Yesh Atid a mené une campagne axée sur les « fractures » de l’Etat d’Israël. Il a su parler aux « Indignés » du pays qui ont largement et massivement manifesté dans le pays. La crise du logement que connait le pays a pesé sur l’élection ainsi que la question de la justice et de l’égalité, en particulier sur un sujet chaud en Israël, celui de la conscription des religieux, qui actuellement échappent au service militaire.

 

C’est un succès réel que les enquêtes d’opinion n’ont pas su mesurer. Il est difficile d’extrapoler sur ce qu’il en deviendra. L’histoire politique de l’Etat d’Israël est riche en apparition de partis politiques qui se révèle au final sans lendemain. Le scrutin électoral, une proportionnelle intégrale est plutôt brutale et traduit immédiatement en siège au parlement toute manifestation politique de l’électorat.

 

Pour l’instant, en attente de confirmation précise, la coalition de droite obtiendrait une courte majorité de 61 ou 62 députés sur un total de 120 sièges. Elle comprendrait le Likoud, Israël Beiteinou, l’ensemble des partis religieux et Foyer Juif. La force de Bibi, c’est son image de marque dans l’opinion et surtout le fait qu’aucune coalition ne le menace sur son centre ou sa gauche. Alors qu’il a su rallier l’ensemble de la palette politique de la droite à l’extrême droite, le parti travailliste n’a pas su s’entendre et se mettre d’accord avec Yesh Atid et Mme Livini. Cette dernière à la tête de Hatnouha (centre) a pris position pour une relance active du processus de paix et a remporté 7 sièges, ce qui est un beau résultat.

 

Quelle sera la composition gouvernementale de demain ? Difficile de le dire. Elle se fera autour des questions essentielles que se posent les israéliens. La question du budget en est une, l’Etat israélien est en position délicate et, comme en Europe, il se doit de réduire drastiquement son déficit, négocier des réductions budgétaires pour constituer une coalition gouvernementale s’apparente à l’un des travaux d’Hercule. Enfin la question centrale d’un état palestinien vient compliquer les choses. Est-ce que le gouvernement pourra continuer encore longtemps à couvrir la construction de logements en Palestine ?

Comment va se constituer  ce futur gouvernement et où va passer la ligne de clivage pour ou contre l’idée d’une nation ceinte de murs et de barbelées, armée jusqu’au dent, arme nucléaire comprise, faisant face à une nation palestinienne qui n’y trouve, ni son compte, ni sa place. Voilà l’enjeu des négociations  à venir et cela n’intéresse pas seulement les israéliens. La sécurité au Moyen Orient est un point d’équilibre et géo politique qui fragilise les équilibres des forces planétaires;

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Published by Jean Pelletier - dans Politique Internationale
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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 15:00

cour-des-comptes1.jpgSur fond de guerre au Mali, les élites font feu de tout bois pour tenter de raboter l’ensemble du système de protection français. L’argument de « ce serait l’un des meilleurs au monde » remporte la palme de l’argument le plus bête. Puisque c’est pour cette raison qu’il faudrait le rabaisser ! Comme si on pouvait en faire de trop en la matière. Alors que « la finance » se porte comme jamais, ce sont les retraités et les chômeurs qui vont devoir payer !

 

Un petit rappel historique.

C’est pendant la guerre que le Conseil national de la résistance (CNR) va introduire dans son programme « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État » Le gouvernement provisoire signera les ordonnances aux fins de créer la Sécurité Sociale obligatoire pour tous les salariés les 4 et 9 octobre 1945.

La loi du 22 mai 1946 confirmera ce principe, la France comblera ainsi son retard aux regards de l’Angleterre, de l’Allemagne et des Etats unis.

Pierre Laroque, grand résistant sera le 1er Directeur Général de la Sécurité Sociale en octobre 1944 et contribuera à la rédaction des ordonnances et de la loi qui fonderont les grands principes de la protection sociale en France.

 

Un rapport de la cour des comptes  pointe l’indemnisation chômage.

Nous avons vu précédemment que les retraites, générales ou complémentaires entraient dans la tourmente. Ceci avec la perspective de remettre en cause l’indexation du point de retraite sur l’inflation et augmenter par contre l’âge de départ à la retraite. Pauvres retraités actuels et à venir, ils n’ont plus qu’à bien se tenir !

 

Maintenant c’est le tour des chômeurs. La fameuse et inénarrable Cour des comptes entre dans la danse et préconise qu’on coupe dans les droits à indemnisation des chômeurs. Rappelons qu’avec l’UNEDIC nous avons affaire à une assurance chômage. L’indemnisation que touche les chômeurs n’est que la contrepartie aux cotisations que celui-ci et son employeur ont versé pour le prémunir du chômage.

 

Il y a bien sûr un constat économique et comptable qui justifie cette approche. L’UNEDIC accumule un déficit de 13,7 milliards d’euros en 2012, auquel devrait s’ajouter une prévision de déficit en 2013 de 5 milliards d’euros, avec la perspective d’ajouter au total actuel des chômeurs, 178 000 chômeurs de plus en 2013.

 

Visiblement il n’est pas question d’augmenter les cotisations de l’assurance chômage, il ne resterait donc plus qu’à raboter les droits à indemnisation existant. Et pour le faire on appelle à ce constat désarmant, la France a le système d’assurance chômage le plus avantageux d’Europe, donc ce ne serait pas la crise et les patrons qui licencient à tout va, qui seraient responsables du déficit, mais le système lui même. Curieux raisonnement que celui de Didier Migaud, présentement Président de la Cour des comptes, et socialiste dans une vie antérieure.

 

"La France figure parmi les pays d'Europe offrant l'un des accès les plus ouverts à l'indemnisation du chômage", précise ainsi le rapport.

Le rapport indique, à titre d’exemple qu’il suffit d’avoir travaillé quatre mois sur une période de référence pouvant aller jusqu’à vingt huit mois pour pouvoir être indemnisé. Et surtout la période d’indemnisation est jugée trop longue, puisque pouvant aller jusqu’à 2 ans pour les salariés âgés de moins de 50 ans.

 

Ensuite vient le problème du taux de remplacement jugé trop élevé pour les hauts salaires. Prenons le cas d’un salarié touchant un salaire de 2000 €, il bénéficiera d’une prestation de l’UNEDIC calculée sur un taux de remplacement de 66,4% de son salaire. Un salarié rémunéré 4 000 € bénéficiera lui d’un taux de remplacement de 68,3 %, donc supérieur. Toujours selon la Cour des Comptes, dans la majorité des pays européens le taux de remplacement pour les salaires les plus élevés est plus faible.

 

Enfin, le rapport pointe le plafond d’indemnisation fixé en France à 6 126,29 €, le plus élevé d’Europe.

 

Conclusion : il faut revoir ces taux et en particulier la dégressivité des indemnités chômages. Combattre l’iniquité tout en réduisant le déficit.

 

Bien entendu, au passage le rapport égratigne le régime des intermittents du spectacle qu’il juge « sans équivalent à l’étranger »  Un argument de plus, puisque nous sommes les seuls à le faire, cessons de le faire toutes affaires cessantes…. Pas question d’envisager que nous pourrions simplement être un modèle, comme nous l’avons été dans beaucoup de domaines. Oui le régime des intermittents du spectacle coûte cher…. C’est le prix à payer pour maintenir la création à, un haut niveau.

 

Cessons d’être de simples comptables, comparatifs…obtus et bornés. Seule la politique peut s’opposer à cette marée de chiffres en redonnant du sens au mot « société » et du poids à celui de « solidarité ». Le « déficit » ne peut être pas être l’alpha et l’oméga qui guiderait nos pas.

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 12:09

Gaz.jpgDepuis minuit, la région parisienne, après celle de Rouen est envahie par une forte odeur de gaz…occasionnant un encombrement historique des services de secours. Mais surtout, les habitants ainsi alertés présentent tous des symptômes de nausées et de migraines. Sans compter le stress occasionné dans un premier temps. Les autorités multiplient les communiqués pour banaliser l’affaire.

 

Ainsi cette nuit des dizaines de milliers d’abonnés au gaz ont connu un moment de panique. Réveillé par une forte odeur de gaz, ils ont naturellement cru en une fuite de leur installation après avoir vérifié celle-ci. Que faire ? Eviter toutes étincelles, sortir de chez soi, mais là surprise. Le gaz ne venait pas de l’intérieur mais de l’extérieure. La fuite ne pouvait qu’être monumentale et la panique encore plus forte. Plus de portes de sorties… Heureusement que les médias ont relayé rapidement la bonne information.

 

Ce n’était pas une fuite de gaz, mais seulement une fuite d’odeur de gaz…. Ce n’est pas une plaisanterie. C’est l’usine chimique de Lubrizol, classée Seveso (présentant donc des risques majeurs), dans la périphérie de Rouen, qui fabriquant le « parfum » ajouté au gaz pour permettre de le détecter, a connu un important incident technique. La non maitrise de la fuite, ajoutée au vent dominant, à propager « l’odeur » jusqu’en région parisienne et à Paris même. La météo dominée par un plafond nuageux bas a accéléré le processus.

Cette usine a été créée en 1954 sur les bords de la seine. Elle emploie 250 salariés et est spécialisée dans la fabrication d’additifs pour lubrifiants, carburants et peintures. Elle n’en est pas à son premier incident. En 1990 la même fuite s’est produite, mais profitant de vents en direction de la côte, l’odeur est allée se perdre dans la mer. Une autre usine du même groupe est installée en France, à Mourenx près de Pau.

 

L’ensemble des autorités ont communiqué que ce gaz ne présentait « aucun risque pour la santé » et demandent à ne plus contacter les services de secours, pour le coup totalement encombrés et inaccessibles. Le ministère de l’intérieur a du se mobiliser pour communiquer le plus largement possible sur l’information.

 

Pour autant la panique a été magistrale et devra servir d’enseignement pour les services de sécurité. Les dizaines de milliers de message sur Twitter (le réseau social) indiquaient une forte odeur de boule puant. Le hastag #gaz a pris la tête des trendig topics (mot le plus populaire sur le réseau). Les témoignages sont vifs et reflètent une véritable angoisse : « "Ça y est le gaz arrive chez moi. Mon dieu mais ça passe sous les portes! Quelle infection !". D’autres font de l’humour : « En région parisienne l'odeur incite à penser que c'est le géant vert qui a abusé de la choucroute #gaz #vapeursurlaville » .

 

Ce gaz a un nom : le mercaptan, composé de méthaniol. Sa caractéristique principale : son odeur, il est utilisé pour la fabrication des boules puantes. Wikipedia indique une odeur de chou pourri et précise plus loin que c’est aussi la substance responsable de la mauvaise haleine.

 

Pour ce qui concerne les responsables de la fuite, pour l’heure ils indiquent qu’«Il y a eu une réaction qui s’est faite dans un four de l’entreprise». Ils pensent seulement assurer la maitrise de la fuite en fin de journée. Des produits neutralisants ont été utilisés pour tenter de colmater la fuite qui s’est produite dans un bac contenant tout de même 30 tonnes du produit en cause.

 

Pas de danger pour la population disent les autorités. Jetons un coup d’œil sur ce qu’en pense l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Le Méthaniol est un produit classé comme « toxique par inhalation » et « dangereux pour l’environnement » l’INRS relate des cas d’intoxication aigüe chez des travailleurs exposés à des émanations. Plus loin l’institut précise qu’à faibles concentrations (ce qui est le cas actuel)   il peut provoquer des irritations des yeux, des muqueuses respiratoires et de la peau. Fichtre…. Les préfets respectifs n’ont pas du se renseigner auprès de l’INRS avant de publier leurs communiqués tranquillisants.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 16:31

185133107_0964c43281.jpgC’est une mode, le « France bashing » pour s’inspirer des anglo-saxons, que la presse et certains politiques usent à longueur de journées. On parle aussi de « déclinisme » à tout propos. Bref une France qui déprime et broie du noir. On finit par ne plus rien discerner… et pourtant il y a bien des raisons d’espérer.

 

La flexibilité, que voilà un beau sujet pour se faire les dents. Un accord vient d’être signé par les syndicats (minoritaires) et le patronat. Cela tombe bien parce que les pleureuses officielles ne cessaient d’attirer l’opinion publique sur les méfaits de notre code du travail. « Brisons les chaines », tel était le slogan de Madame Parisot, gardienne en chef des intérêts patronaux. Mais enfin, notre marché du travail est déjà l’un des plus souple qui soit, il suffit de regarder la proportion de contrat CDD/CDI dans notre pays. Le Figaro (journaliste progressiste, s’il en est ?) titrait « Un record » pour attirer l’attention sur la part des CDD dans les embauches qui flirte avec les 80%. C’est la précarité, sur huit recrutements sur dix. Et ce taux s’emballe, + 10% en deux ans ! Et si la part des CDI est encore majoritaire elle ne cesse de reculer. Moins d’un point en un an, 78 % aujourd’hui.

Sarkozy avait déjà fait passer « la rupture conventionnelle » qui a explosé depuis, au détriment des salariés qui la subissent plutôt qu’ils ne la choisissent. Alors cet accord ne change pas grand chose et l’on se demande ce que la CFDT est allé faire dans cette galère.

 

Le chômage, à y regarder de plus près, n’est pas si catastrophique que cela pour une crise qui dure depuis si longtemps…le PIB n’a toujours pas retrouvé en volume sa valeur d’avant 2007. Six années de crise continue et notre taux de chômage est encore en deçà de celui de 1997. Bon ce n’est pas terrible, mais notre économie en fait résiste bien et se situe en dessous de la moyenne européenne. Pour certains économistes, c’est une addition d’un demi-million à laquelle nous avons échappé.

 

Nous nous devrions d’étudier les raisons de cette résistance à la crise !

 

Quant à la prétendue désindustrialisation de la France, face au modèle allemand…elle n’est pas, là encore, aussi flagrante que cela. Les économistes attirent l’attention sur le fait que les conventions comptables ne sont pas les mêmes en France et en Allemagne. Si elles l’étaient, le déclin de la France par rapport à, l’Allemagne serait beaucoup moindre (divisé par deux).

 

Enfin, encore faudrait-il parler du déclin démographique de l’Allemagne qui menace gravement son système de protection sociale. Les allemands placent leurs parents âgés hors de leurs frontières, cela coûte moins cher au fin fond de l’Europe. Notre démographie est la meilleure d’Europe, quel beau gage en garantie de l’avenir !

Notre système fiscal fait fuir les riches, donc les patrons, donc les emplois. Que de titre de journaux sur les 120 français demandant la nationalité belge (0,0002% de la population française) ! Mais ce sont en fait 1 200 belges qui ont demandé la nationalité française (soit 0,006% de leur population) chaque année.

 

La dette française, que nous nous devons de corriger, est loin d’être l’une des plus importante au monde, le gouvernement la refinance avec des taux historiquement bas, confortant l’image positive de la France tant dans ses capacités économiques et industrielles qu’intellectuelles.

 

La France envoie des satellites dans l’espace, car elle est une grande puissance spatiale. La troisième au monde depuis le lancement le 26 novembre1965 de la fusée Diamant en Algérie. Aujourd’hui elle conforte ce rang, talonnée par la Chine ; son lanceur Ariane 5 est l’un des meilleurs au monde, et notre base du centre spatial de Guyane peut accueillir tous les autres lanceurs internationaux. Outre notre participation à la station spatiale internationale, nous avons mis en place le système de navigation Galileo (soit un système de positionnement par satellites) qui nous assure une pleine autonomie.

 

La France c’est aussi une puissance nucléaire de premier plan nucléaire civile et militaire (la 3ième au monde).

La France se classe seconde dans la recherche en mathématique, juste derrière les américains. Elle additionne les prix (prix Abel et médailles Fields).

La France est encore une grande puissance agricole, elle s’auto suffi et exporte sa production. Jusqu’en 1995 elle occupait le second rang, aujourd’hui elle se classe 4ième ex aequo comme puissance agricole exportatrice avec le Brésil, après les USA  et les Pays Bas.

 

Les événements récents au Mali, nous rappelle que la France est aussi une grande puissance militaire. Selon le journal britannique Jane’s defense Weekly les 5 premières places sont occupées par : Les USA, la France, la Russie, la Chine et la Grande Bretagne.

 

Enfin la France est la 5ième puissance économique au monde après les Etats unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne. Elle se place encore devant le Royaume Uni, puisqu’elle est la 2ième puissance économique d’Europe derrière l’Allemagne.

 

Anecdote significative, un jeune génie français de 15 ans Neil Ibata vient de cosigné une étude sur l’astrophysique dans la prestigieuse revue scientifique britannique Nature. Les candidatures étrangères au CNRS ont explosé, un tiers des recrutés sont des étrangers en provenance d’Allemagne, du Royaume Uni et des USA…

 

Cela vous suffit ? Parce qu’il en reste encore à démontrer…

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 14:04

Saison 2 : le village médiéval.

 

  

 

4165044257_59b0cec336.jpgLa commune compte 2327 habitants l’hiver et plusieurs dizaine de milliers l’été en raison de ses nombreux hôtels, chambres d’hôtes, villas et campings. Le village présente un attrait touristique et pittoresque. Sa visite réserve de nombreuses surprises et procure, au cœur de l’été un sentiment de paix, auquel on ne s’attend pas, tant la plage de Pampelonne bruit, elle, de toute une population branchée et familiale.

C’est donc une population celto ligure, appelée Camatullici par les occupants arabes qui est à l’origine du nom de Ramatuelle. Le « C » aurait été remplacé par le « R » pour donner Ramatullici.

 

Mais la présence de l’homme est plus ancienne, probablement dés le Paléolithique (30 000 ans avant JC). La découverte de nombreux silex l’atteste ainsi que de haches polies. De multiples objets témoignent aussi des échanges avec les grecs et les étrusques. Les romains, de passage y ont laissé des traces : amphores (au large des côtes), poteries, clous en bronze, vestiges d’aqueduc, de tombes et de fermes romaines.

 

Le village, comme beaucoup de villages provençaux (Gassin, Grimaud …) présente la particularité de se nicher sur le contrefort de la colline de Paillas. De ses 130 m, il offre un panorama exceptionnel sur la plage de Pampelonne et les vignobles (750 hectares) qui s’étendent dans la plaine.

 

L’ensemble des ruelles s’organisent en escargot, étroites et parfois escarpées. Cette architecture est typique en méditerranée, agrémentée de petites places, d’escaliers en volée, de pavés, d’étroits passages et porches énigmatiques, couronnée par le campanile de l’église. On y voit aussi toutes sortes de façades. C’est toute une promenade qui s’organise dans ce dédale où foisonnent les jasmins, lauriers, bougainvilliers, chèvrefeuilles de toutes couleurs et odeurs. Chaque arbuste, chaque fleur est agrémentée d’une étiquette attestant de son origine.

 

Vous partirez à la découverte des échoppes d’artisans de tous métiers lovées souvent dans des caves en pierres naturelles du pays, des restaurants, et des monuments. Notez que chaque jeudi et dimanche la place principale, dite de l’Ormeau accueille un marché provençal, plein de charme et d’animation. Elle accueillait autrefois un Ormeau ancien, planté du temps de Sully (XVIème  siècle) qui malheureusement fût emporté par la maladie comme tous ses « congénères ». En 1983 la municipalité dût l’abattre et le remplacer par un olivier centenaire.

 

Sur cette même place vous visiterez l’extraordinaire église Notre-Dame de Ramatuelle, qui s’appuye sur les anciens remparts, on y voit encore une partie du chemin de ronde. Elle date de 1620. Elle présente un superbe portail en pierre serpentine, à l’intérieur : un autel du XVIème siècle, deux statuettes en bois doré de Saint Joseph et de la vierge (XVIème siècle), un buste de Saint-André, patron de la commune, taillé dans une souche de figuier. Son clocher a du faire partie des tours de guet des remparts. Les anciennes prisons, construites sous Napoléon III, sont dans la rue qui longe les remparts.

 

Vous poursuivrez la visite par les différentes maisons du village, qui datent tous du XVIIIème siècle, le village ayant été détruit au cours des guerres de religion. Au cœur du village vous arriverez au château des seigneurs de Ramatuelle, bâti par les Audibert. Un peu à l’écart vous aurez une pensée, en visitant le cimetière pour Gérard Philipe qui y repose sous un magnifique laurier. Tout proche, la chapelle Sainte-Anne (XVIème siècle) est la seule des quatre chapelles à avoir survécu aux guerres de religions entre catholiques et protestants.

 

Un magnifique théâtre de verdure tourné vers la mer accueille les spectacles de l’été (festival de théâtre, de Jazz et de musique classique.

 

A suivre : les criques secrètes, la route des vins, les promenades insolites et les phares…

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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