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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 12:33

5994420987_482e5154d4.jpgC’est donc au jour et à l’heure fixée par Benoit XVI, à savoir le 28 février à 20 heures que commencera le processus de désignation du nouveau chef de l’église catholique… le calendrier voulu par l’ex Saint Père devrait aboutir avant Pâques, avant la semaine Sainte, le 24 mars, tout un symbole. Ce qui n’est pas innocent de la part d’un homme qui s’est manifesté tout au long de sa vie comme très attaché à la tradition et aux rituels.

 

Les cardinaux devraient se réunir, d’ici là, pour préparer le conclave. Au cours de cette réunion, chaque cardinal, est tenu de s’exprimer sur l’état du monde et de l’église, ceci pour fournir aux électeurs du futur conclave quelques indications sur le profil de chacun d’entre eux. Le Saint Père continuera à exercer ses fonctions jusqu’à cette date, et ensuite prendra sa retraite dans un monastère au cœur du Vatican. De fait, cette démission crée un vide, car la Constitution apostolique ne prévoit pas ce cas de figure, en conséquence aucun rôle n’a été prévu pour un Pape démissionnaire. C’est le cardinal Tarcisio Bertone qui administrera les affaires courantes durant le conclave.

 

Définition.

Le conclave, du latin « clave », signifiant « à clef » (selon Wikipedia) désigne à la fois le lieu où sont enfermés les cardinaux et l’assemblée de ces mêmes cardinaux chargés d’élire le nouveau Pape. Ceux-ci y travaillent sous l’égide  du Saint Esprit qui dicte leur choix. Depuis le XVIème siècle le conclave se tient dans la chapelle Sixtine au Vatican. Ils y sont enfermés durant toute la période de leur vote. Une fumée blanche s’élèvera au-dessus des toits pour signifier l’avènement d’un nouveau pape, une fumée noire signifiant que le choix n’est pas encore fait.

 

Cette procédure, monacale et stricte provient des difficultés à élire un Pape. En 1271 l’élection de Grégoire X avait duré 3 longues années. Dans l’impossibilité de proclamer un nouvel élu, les autorités de l’époque avaient fait murer les portes et fenêtre, ôté le toit pour les affamer et les pousser à se décider. Le procédé était un peu radical, mais efficace, Grégoire X promulgua le décret Ubi pericculum pour en maintenir le principe. Il se perpétue aujourd’hui sous un format plus symbolique. En effet s’il siège dans la chapelle Sixtine, ils sont hébergés dans la Maison Sainte Marthe, résidence hôtelière de la Cité du Vatican.

 

Les règles.

C’est Jean-Paul II qui fixa les règles actuelles par la constitution apostolique Universi dominici gregis, afin de définir le fonctionnement intérimaire et les règles du conclave.

Toutefois ce processus a été modifié par Benoit XVI, le 11 juin 2007, l‘article 75 de cette constitution a été repris, la règle qui prévoyait une élection à la majorité simple après 30 tours de scrutin infructueux a été supprimé, le Pape a souhaité, tradition oblige, revenir aux principes du Concile III de Latran (1179) pour revenir à la règle impérative des deux tiers de voix.

 

Seuls les cardinaux de moins de 80 ans peuvent y participer et leur nombre ne saurait excéder 120, représentant 1,2 milliard de catholiques dans le monde. C’est le doyen du Collège des cardinaux (Collège cardinalice) qui préside le conclave, et consacre le nouveau Pape à l’issu du vote, il porte le titre d’évêque d’Ostie, le protodiacre prend charge tous les aspects liés à la cérémonie et en particulier proclame le fameux Habemus papam, nous avons un pape, du haut du balcon de la basilique Saint Pierre et en livre le nom en latin à la foule.

 

Le conclave.

Le conclave s’ouvre sur une messe, afin de solliciter l’Esprit Saint, suivi dans l’après midi du 1er vote. Chaque jour le conclave peut comprendre au maximum 4 votes.

 

Aujourd’hui il se compose d’environ 117 cardinaux. Les agences de presse ont procédé à un décompte, encore approximatif, mais qui donne toute de même 61 cardinaux européens, contre 11 africains, 11 asiatiques, 14 Nord-Américains, 19 Latino-Américains et seulement 4 français. La présence des Italiens qui ont préempté la fonction papale durant de nombreux siècle sont encore au nombre de 21. Cette composition apporte un début de réponse sur qui sera le prochain Pape. Car si l’on sait que le catholicisme prospère particulièrement, en Afrique ou en Amérique latine, cela ne s’est pas traduit en nombre de Sièges. La vielle Europe qui perd chaque année de nombreux catholique garde encore la majorité au sein du conclave, donc le pouvoir de choisir le Chef suprême.

 

Pour se donner une idée de l’éventuel poids de Benoit XVI, celui-ci a nommé 67 cardinaux, les 50 restants étant liés à son prédécesseur.

 

Y a-t-il des favoris ?

Il faut savoir que les favoris des conclaves précédents ont été à chaque fois éliminés. Le statut de favori représente donc un handicap réel.

 

Les deux plus cités sont donc mal partis, il s’agit du cardinal Angelo Scola, brillant prélat, archevêque de Milan, très proche de Benoit XVI et du cardinal québécois Marc Quellet, le très influent préfet de la Congrégation pour les évêques. Outre qu’ils sont donnés favoris, ce sont tout de même deux personnalités que l’on pourrait qualifier d’intellectuel et sans le charme pastoral que pouvait avoir un Jean-Paul II. Le Vatican vient de donner pendant huit longues années dans un pontificat intellectuel, il risque d’oser le changement ou du moins de revenir aux sources du pasteur, celui qui guide les fidèles.

 

Pour le continent Nord-Américain, Timothy Dolan, le cardinal de New York a le look d’un prélat conservateur, tout en étant moderne et particulièrement médiatique, mais pas toujours très adroit.

 

Les Africains pèsent peu en nombre, mais leur place est symbolique. On imagine le choc d’un Pape noir sur le trône de Saint Pierre. Ceux-ci, contre l’idée toute faite qui circule, sont plutôt très conservateurs et proches du pape sortant. Citons tout de même le ghanéen Peter Turkson, leader du conseil pontifical « Justice et Paix » et le nigérian John Onaiyekan qui œuvre pour le rapprochement des chrétiens et des musulmans.

 

C’est le continent d’Amérique Latine qui pèse le plus lourd en nombre de catholiques avec le Brésil, meilleur élève de la classe, on cite les noms de Claudio Hummes et João Braz de Aviz, ce dernier étant sans doute handicapé par le fait qu’il représente un courant progressiste proche des thèses des théologiens de la libération.

Enfin il faut citer  le cardinal de Manille Luis Antonio Tagle, jeune, très charismatique, avec l’avantage de ses 55 ans.

Bref n’oublions pas que ce c

ollège sort tout droit des mains de Benoit XVI et accessoirement de Jean-Paul II, dont on ne peut les soupçonner d’avoir œuvré pour des choix révolutionnaires au sein de l’église catholiques. Tablons sur un nouveau Pape, conservateur, une fois de plus, et capable de réformer à petits pas.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 14:00

benoit-16.jpegLe Pape Benoit XVI, âgé de 85 ans, a démissionné, cette démission prendra effet au 28 février à 20 heures. C’était attendu, tant ce Pape a manifesté peu d’appétit pour la gouvernance du Vatican et de l’Eglise catholique. On le savait malade (du cœur) et las des « des affaires de fuite » autour de son secrétaire particulier. Le théologien retourne à la théologie. Les mouvements pour organiser sa succession sont déjà à l’œuvre.

 

Retour en arrière sur un pontificat

Deuxième pape allemand élu de l’histoire (après Victor II en 1057), le conclave l’avait choisi le 19 avril  2005 pour succéder à Jean-Paul II, et surtout 1er pape de  l’histoire moderne à prendre sa retraite, selon les mots même d’Odon Vallet, éminent spécialiste du Vatican. Le dernier à l’avoir fait, dans une situation historique complexe, était Grégoire XII en 1415.


Rappelons son identité première Joseph Alois Ratzinger, né en Bavière le 16 avril 1927. C’est fondamentalement, après son identité allemande, un pape théologien qui passe la main.


Auteur de nombreux ouvrages, il a manifesté tout au long de son pontificat la défense des valeurs les plus traditionnelles de l’église catholique.

Pape allemand, ses détracteurs avaient rappelé qu’il avait porté l’uniforme des jeunesses hitlériennes pendant la seconde guerre mondiale. Le Vatican avait alors précisé, qu’à partir de décembre 1936  cet engagement était obligatoire. C’est ainsi qu’à l’âge de 16 ans  il endosse l’uniforme et participe à la défense aérienne  de Munich.


Devenu prêtre, il se spécialisera dans l’étude de la doctrine, en particulier l’étude de la Bible, qu’il considère comme l’alpha et l’oméga de la pensée chrétienne. Il achève sa thèse en juillet 1953 : « Le peuple et la maison de Dieu dans la doctrine ecclésiale de Saint Augustin. ».


Au cours du Concile il soutiendra la réforme de la Liturgie.


Devenu professeur il rédigera un ouvrage de référence pour les étudiants : « Introduction au christianisme ». Il sera préfet pour la consécration de la doctrine de la foi, et le collaborateur le plus proche et le plus précieux de Jean-Paul II.


Sa réputation sera celle d’un conservateur qui multipliera les éclusions au sein de l’église, dont les principaux théologiens de la libération, accusés d’introduire les thèses marxistes dans le christianisme.


Le conclave qui va le nommer pape sera relativement court : à peine 24 heures. Là encore, une première, il sera le pape le plus âgé après Clément XII en 1730.

 

Quelles perspectives pour le conclave qui va se réunir ?

 

La première question est celle des favoris. On retrouve inévitablement certains  noms évoqués du dernier conclave. Le cardinal Jorge Mario Bergoglio avait été soutenu au 1er et second tour par nombre de cardinaux.


Aujourd’hui on attendrait un signe en provenance de l’Amérique latine ou de l’Afrique, terre de prospérité pour le catholicisme. Mais les cardinaux d’Amériques latines sont divisés, et l’Afrique a peu de chance politique.

La jeunesse et la pratique de  langues seront des atouts, mais le  charisme et le rayonnement international seront les critères de premier choix.


Depuis l’annonce de cette démission la rumeur qui enfle favorise un français : Monseigneur André Vingt-Trois, cardinal de Paris, âgé de 72 ans. Son activité contre le projet de loi Mariage pour Tous a été très appréciée par le Vatican. Il a surtout réussi la manifestation des opposants sans heurts et sans excès.


Le cardinal de Milan Angelo Scola, (né en 1941), mais surtout le cardinal Péter Erdö de Budapest (né en 1952), pour lequel son âge est un atout, le  cardinal archevêque de Boston Sean Patrick O’Malley  sont des favoris. Sans oublier l’éternei outsider Oscar Andrés Rodriguez Maradiaga Cardinal archevêque de Tegucigalpa (Honduras, né en 1942), Président de la Conférence épiscopale latino-américaine.

 

De toute évidence le monde entier va se passionner pour cette élection, quelque soit sa foi, ou son athéisme. Il est encore temps de revoir le film de Nanni Moretti  Habemus papam qui narre les tribulations du cardinal Melville élu pape et incapable de faire face au poids de ses responsabilités  et résistant au conclave.

 

Ce conclave adoptera la nouvelle règle que Benoit XVI a fait adopter : si aucun candidat n’a obtenu la majorité des deux tiers de voix au bout de 34 tours de scrutin, l’élection du nouveau Pape se fera à la majorité simple. Il limitera les fonctions des cardinaux à 80 ans et nommera de nombreux nouveaux cardinaux, au point de dépasser le nombre de 120 cardinaux du conclave pour le porter au nombre exceptionnel de 125.

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 11:19

8228527107_21564573c7.jpgCette dernière affaire de la viande de cheval vendue sous l’appellation de viande de bœuf illustre l’éthique de ceux qui « fabriquent » notre alimentation. Non pas que le cheval soit toxique…ou dangereux, mais une telle mascarade dénote d’un état d’esprit inquiétant et dangereux. L’étonnement des pouvoirs publics est une toute autre mascarade !

 

Quid du principe de précaution ?

Alors que le « principe de précaution » envahit, parfois avec abus, notre existence, alourdit les procédures et restructure nos modes de vie (Cf. certaines directives européennes), il est inexistant là où se jouent des choses bien plus importantes : comme l’alimentation et la santé. D’un côté l’exigence avec à la clef de juteux marchés (Cf. la mise aux normes des ascenseurs dans les habitats collectifs) de l’autre le laisser faire parce qu’il s’y joue  beaucoup d’argent encore. Les lobbies de l’agro alimentaire sont extrêmement puissants et ont su préserver leurs mannes financières.


Ils agissent aussi bien à Paris au Palais Bourbon, qu’à Bruxelles dans les couloirs de la Commission européenne. Et ce travail de lobbying se fait au grand jour, on ne  peut plus officiellement. On peut consulter la liste des de ces sociétés d’avocats, agissant pour le compte de grands groupes, accréditées par les services de la Commission aux fins d’accéder plus facilement aux parlementaires et aux fonctionnaires européens.

 

Attention : Danger !

«Il faut sortir de ce brouillard, parce qu’on pourra toujours revendiquer une traçabilité, fixer des règles où chacun est responsable de l’application de la règle, mais si le système est à ce point brouillé, si le brouillard est tellement épais que plus personne ne s’y retrouve, on finira par avoir de gros problèmes» déclare Stéphane Le Foll, notre ministre de l’agriculture, la plus haute autorité en la matière… après Bruxelles.


Pourquoi faut-il que les constats soient toujours établis en période de crise ? Comme si les « spécialistes » ne savaient pas cela depuis longtemps. Il y a une certaine hypocrisie à faire l’étonné à chaque incident. N’empêche que le mot est lâché : on va avoir de gros problèmes. Bigre … je me demande si cela a bien été entendu par tous. Le danger est là et ce n’est pas un hippie, un bobo ou un écolo qui le proclame, mais le ministre de l’agriculture, certes socialiste, mais on a entendu un ex de l’UMP Bruno Lemaire confirmer la chose (Il est bien temps de le dire aujourd’hui, que n’a-t-il fait le nécessaire lorsqu’il le pouvait ?).


Danger… suivons avec intérêts ce que seront les propositions à venir pour y remédier.

 

Sauvons nous nous mêmes.

Comme il y a fort à parier que « les mesures « tarderont à venir, le mieux est que chacun d’entre nous, dûment mis en garde, prenne ses propres mesures de précautions.


Le pouvoir du nombre peut être tout aussi fort que celui des multinationales…quant il n’est pas assujetti aux incitations de ces dernières. Certes nos modes de vies, le manque d’argent conduisent le plus grand nombre d’entre nous dans les super marchés…dans l’illusion de faire rapidement et à moindre coût ses courses. Il existe pourtant des alternatives à la fatalité de la malbouffe. Fruits et légumes, produits laitiers, viandes sont accessibles avec un meilleur contrôle dans les marchés.


Si nous faisions l’effort de boycotter les grandes surfaces pour faire nos achats auprès de petits producteurs, nous maitriserions un peu mieux ce qui est dans nos assiettes.


Cela veut dire un peu d’effort, cuisiner prend du temps, mais cela donne du goût à ce que nous mangeons et nous protège un peu mieux des affairistes de l’agro alimentaire.

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Published by Jean Pelletier - dans Santé
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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 19:03

imagesCA1J4KGOtitre le journal le Monde en date du 9 février 2013 à sa Une.

 

Alors que les négociations entre partenaires sociaux sur les régimes des retraites complémentaires Agirc et Arrco s’apprêtent à déboucher sur une désindexation historique de la valeur du point sur l’inflation, le Monde nous annonce que le Premier Ministre a pris la décision d’accélérer le calendrier des réformes.


Cette désindexation est annoncée comme provisoire, deux, trois ou cinq ans, on ne le sait pas encore. Le « provisoire » est fallacieux…comme si l’Etat n’était pas coutumier du fait d’annoncer du provisoire qui devient, au final, définitif. Donc si les partenaires sociaux signent cet accord, Jean-Marc Ayrault se sent pousser des ailes pour s’engouffrer dans cette illusion d’accord, le principal syndicat la CGT ne signera pas et FO hésite… seule la CFDT y va les yeux fermés.


« Si les syndicats l’acceptent pour les retraites complémentaires, nous serons tentés de nous en inspirer » avoue un conseiller sans détour. » cite de source sûre le Monde.


Quel en serait le moteur principal ? Le quotidien du soir explique que si les réformes précédentes (Fillon en 2003 et Woerth en 2010) se sont faites sur le dos des actifs en repoussant l’âge de départ à la retraite, il est difficile en pleine crise de poursuivre… aussi le moteur principal sera recherché du côté des retraités eux mêmes.


En compensation de l’effort le gouvernement annoncerait la mise en place d’un système de prise en charge de la dépendance.


Cet article du monde est une « honte » tant il paraît télécommandé et surtout truqué. En faisant référence à des études  incomplètes et des valeurs moyennes qui ne veulent rien dire, le Monde s’engage à expliquer : « … le niveau de vie moyen des retraités s’élève à 1923 euros par mois et par unité de consommation, contre 2002 euros pour les actifs.. .» puis toujours en prenant appui sur le rapport du Conseil d’Orientation des retraites (COR)  et le rapport de la cour des compte : « le niveau de vie moyen des retraités est supérieur de 15% à celui de la moyenne des français. »  Les retraités vont être heureux de toutes ce bonnes nouvelles, sauf qu’ils ne l’ont pas remarqué et pour cause la grande majorité survit avec des retraites minables.


Le Monde est « traitre », car nous aurions aimé qu’il compare le niveau moyen d’une retraite dans la fonction publique et le privé… le sujet est à peine abordé… pour annoncer que la mise à niveau entre privé et public ne se ferait pas… pour cause politique… trop explosif. Trop explosif ou bien est-ce tout simplement parce que les membres de l’administration et des cabinets du PS sont tous de hauts fonctionnaires…


Enfin, une fois de plus cet article fait abstraction du fait que le séniors sont exclus du travail, donc des cotisations pour leur retraite à 60% d’entre eux…


Bref sous couvert d’une annonce : le gouvernement avance à 2013 sa décision de reformer les retraites, le Monde à l’appui d’un prétendu dossier de synthèse, prépare le terrain pour l’opinion.


Ce sont les larmes et le sang qui est annoncé pour toujours les mêmes, les plus faibles, les plus démunis… Le PS en s’engageant dans cette voie, d’ors et déjà hasardeuse, trahit ses électeurs qui n’ont pas voté pour cela.

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 15:32

commune-de-Paris2.jpgRappelons brièvement les données connues. Ce sont 41,5% des personnes âgées de 55 à 64 ans qui sont situation d’emploi. Ce taux est nettement inférieur à la moyenne de l’Union Européenne : 47,4%. Pourtant, que ce soit dans les annonces du Président Sarkozy ou dans la stratégie dite de Lisbonne de la Commission européenne, l’objectif de 50 % n’a pas été atteint. Et surtout l’idée, que la mise au travail de ces séniors représenterait le levier idéal pour combattre l’exclusion de ceux-ci et assurer la maitrise des dépenses de retraites, a été un échec sur toute la ligne.

 

Retour en arrière sur ces données.

Dans un premier temps le gouvernement aurait pu se réjouir des données fournies par l’INSEE sur sa « photographie du marché du travail en 2011 ». Surprise, le nombre de ces séniors aurait augmenté de un million depuis 2005. Mais s’ils sont actifs, ils le sont sur l’emploi, mais aussi au chômage. Cette apparente forte hausse de leur taux d’activité ne s’est pas traduite en contrat de travail en bonne et due forme.

 

Le taux d’activité (qui inclut ceux au chômage) a augmenté de 3,8 points en 6 années pour atteindre 44,4% (41,5% en emploi et 2,9% au chômage). Cette progression est la conséquence de la réforme des retraites en 1993 et en 2003. En effet celles-ci ont essentiellement repoussé l’âge de départ à la retraite et surtout elles ont mis fin à tous les dispositifs publics de cessation anticipée d’activité. Période bénie des Dieux où de nombreux salariés sont partis à la retraite à l’âge de 56/57/58 ans avec de confortables primes de départ et une retraite assurée.

 

Ceux-ci ont donc cessé leurs efforts de contributions aux différentes caisses de retraites et depuis pèsent sur les comptes de ces mêmes régimes. Parfois certains d’entre eux pointent le bout de leur nez pour expliquer que la France est ruinée et qu’il faut repousser l’âge de la retraite à 67 ans…

 

Les conséquences.

Si 41,5% de ces seniors sont en activité, qu’en est-il des autres ? De riches rentiers qui coulent des jours heureux sur la Riviera ? Certes non. Passé 55 ans, les droits aux ASSEDICS peuvent atteindre 3 années au maximum. Cela nous fait 58 ans… que se passe-t-il ensuite : la précarisation des individus les plus fragiles, les isolés en particulier, sans appui familial. Entre la fin de leur droit à l’assurance chômage et l’ouverture de leur droit à la retraite il s’écoule ainsi de nombreuses années de vide. Vide financier (même si le 1er Ministre vient, par décret de rétablir une aide à minima pour ceux-ci de 1 030 euros par mois), vide social, vide affectif….

 

De fait, en agissant systématiquement pour pousser plus loin l’âge de départ à la retraite, Medef, gouvernements, syndicats traitres à la cause des salariés, contribuent à faire basculer plusieurs millions de personne dans la précarité. Et le sens naturel du temps… apporte inexorablement chaque année son contingent de vieux. Tout un chacun a vocation un jour à devenir sénior, avec la garantie de n’avoir que des retraites de plus en plus amputées au fil du temps et des réformes : un temps travaillé de plus en plus court et des pensions de retraites de moins en moins garanties.

 

Parlons réforme des retraites.

Avec ce constat, qu’hélas ni les politiques, ni les médias ne font, ce faible taux d’emploi des séniors est une véritable bombe à retardement pour les reformes des retraites et ne peut que « nuire » à leur efficacité. Faut-il énoncer cette évidence : proposer encore une fois le recul de l’âge de la retraite ne peut avoir de sens que si la possibilité de se maintenir (ou de trouver) dans son emploi est réel jusqu’à ce nouvel âge de départ. Nier ce postulat de départ, c’est faire preuve d’un cynisme d’un autre âge.

 

Donc parlons clair, la remontée constatée de ce taux est un préalable absolu et non négociable à toute réforme qui afficherait la volonté de durcir les conditions de départ à la retraite.

 

Sinon, c’est ni plus ni moins un système de pénalité (invisible à ceux qui ne savent pas lire…) qui s’imposerait aux retraités. La France a déjà commencé à rejoindre (masquée) le camp des pays, comme la Grèce, où l’on a sabré violemment dans les retraites.

 

L’Allemagne, un exemple à ne pas suivre.

L’Allemagne, célébrée comme modèle par les patrons et la droite parlementaire, a obtenu un beau succès en voyant le nombre de ses pauvres augmenter et effet direct : l’espérance de vie des hommes et des femmes régresse depuis plusieurs années. C’est un rapport officiel publié la veille de Noël qui a fait état du fait que 15 % des allemands vivrait en situation de pauvreté. L’Allemagne s’est essayée à une société à deux vitesses. Ah ! Certes elle a libéralisé son marché du travail pour renforcer sa compétitivité : pas de salaire minimum, travail à temps partiel, pratique du CDD et petits boulots à 1 euro de l’heure sans protection sociale.

 

Cette précarité a un coût, un rapport fédéral a pointé le fait que l’espérance de vie des petits revenus était passée de 77,5 ans en 2001 à 75,5 ans en 2010.

 

En France cette fois, il faudra en plus mettre dans la balance des négociations que pour la 1er fois en 2012 l’espérance de vie a stagné pour les hommes (78,4 ans) et a reculé pour les femmes de deux mois à 84,8 ans.

 

Année 2013, année clefs pour les luttes sociales.

Ce rendez-vous du printemps, c’est une grande bataille sociale qui nous attend. Chacun d’entre nous est convié à bien réfléchir, à parler haut et fort et à manifester pour la défense de ses droits, droits que nos pères et grands pères (et arrières grands pères) ont conquis de haute lutte.

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 17:32

Tabouis-genevieve-2.jpgDressons le décor, 1958, j’ai six ans. Nous sommes dans la cuisine il est 19 heures, le repas se tient sous les auspices du poste de radio à lampe, dit TSF (Télégraphie sans fil…), qui délivre la Famille Duraton sur Radio Luxembourg. Du haut de mes six ans j’entends alors une voix nasillarde et éraillée qui monte et qui descend, comme une alerte : « Attendez-vous à savoir ». C’était genevieve Tabouis.

 

Née Geneviève le Quesne, Geneviève Eugénie Marie-Laure Tabouis est née le 23 février 1892 à Paris, elle est morte dans son grand âge, toujours à Paris le 22 septembre 1985.

 

Issue de la grande bourgeoisie, elle épouse Robert Tabouis en 1916 qui sera plus tard administrateur de Radio Luxembourg. Sa vocation la conduit au journalisme, sous l’ombre bienveillante de ses deux oncles, tous deux ambassadeurs, Paul et Jules Cambon. A trente ans elle travaille à la Petite Gironde puis passe au quotidien, l’Œuvre de 1930 à 1940. Son milieu, très lié au milieu du pouvoir de la IIIe République, lui ouvrira toute grande les portes des ambassades. Sa force ? Elle s’est constitué dès ces années là le plus fabuleux carnet d’adresse en France et à l’étranger. Elle accède ainsi à nombre de renseignements du simple papotage à la confidence politique.

 

La guerre l’amène à fuir la France où elle a condamné le nazisme. Son aptitude est résolument antinazi et farouchement anti munichoise. « Frau Tabouis » C’est ainsi qu’Adolphe Hitler parlait d’elle. C’est d’abord Londres, puis les Etats Unis où elle trouve refuge. Elle y dirige un journal francophone Pour la Victoire à New York. Son activité de journalisme l’amènera à côtoyer, puis à s’en faire une amie, Eleanor Roosevelt, la femme du président des Etats Unis.

 

A la libération, elle accompagnera les américains et reprendra à Paris ses activités de journaliste : La France Libre (1945-1949), l’Information (1949-1956), Paris Jour (dès 1959).sa langue est vive, caustique, elle manifeste une volonté de fer, elle se fait de nombreux ennemis, ce qui lui valut d’être accusée de renseigner les autorités soviétiques.

 

Mais c’est à partir de 1957 qu’elle commence à tenir cette fameuse chronique sur Radio Luxembourg qui rythma mes repas du soir d’enfant. Elle y parla ainsi tous les soirs, jusqu’en 1981 à l’âge de 88 ans. Son fameux « les dernières nouvelles de demain » a fait de sa chronique internationale une référence absolue dans le monde politique et celui des médias. Elle acquit un véritable statut de star. Avec cette voix repérable entre toutes, nasillardes elle énonçait des vérités, et des prévisions toujours très attendues. C’était le feuilleton du soir, à la portée de tous, elle avait le talent de rendre intelligible les manœuvres politiciennes de tous bords et de tous pays.

 

Pour en savoir plus :

  • Denis Maréchal, Geneviève Tabouis : les dernières nouvelles de demain (1892-1985), Nouveau monde éd., coll. « Collection Culture-médias. Études de presse », Paris, 2003, 289 p. (ISBN 2-84736-029-8)
  • Jean Lacouture, Les impatients de l'Histoire, Paris, 2009, (ISBN 2246744512)

 

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Published by Jean Pelletier - dans Histoire
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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 15:08

imagesCA476BQYLes négociations entre partenaires sociaux vont reprendre demain, mercredi 6 février, avec pour objectif de trouver des ressources complémentaires afin de faire face au déficit croissant des régimes Arrco/Agirc. La présidente du Medef (organisation patronale) Laurence Parisot s’y montre particulièrement agressive envers les ayants-droits. Elle y est indirectement aidé par le sondage que vient de révéler le journal « 20 Minutes ». Pour 67% des sondés, le recul à 65 ans de l’âge de la retraite est inéluctable (Institut CSA pour le compte du cercle des Epargnants). Ils n’étaient que 60% en 2011 et 57% en 2012.

 

Un sondage qui évoque une mobilité des esprits.

Ce début de « vent de panique » chez les ayants droits trouve sa source dans le dernier rapport du conseil d’orientation des retraites (COR) qui estime le déficit des deux régimes à plus de 20 milliards d’euros en 2020. Il est donc naturel que le financement des pensions devienne la préoccupation première des français. «La retraite concerne tout le monde et pour les Français la question qui se pose à leurs yeux désormais est: le système va-t-il faire faillite?» déclare Philippe Crevel, Secrétaire général du cercle des épargnants.

 

Le clivage droite/gauche est emporté puisque si 76% des sympathisants de droite sont favorables à cet allongement ils sont tout de même 52% à gauche à penser la même chose. Par contre on retrouve le clivage social des cadres supérieurs à 75% et des ouvriers à seulement 38%. La même enquête pointe un souhait majeur de changement du système en passant par l’instauration d’une retraite par points (système existant en Suède) et non plus par trimestres, 58% ders sondés y sont favorables alors que seulement 35 % des sondés restent favorable au maintien du système actuel.

 

Les négociations en cours.

Si une hausse des cotisations n’est pas envisageables, vu le refus systématique du Medef exprimé à toute occasion par Jean-François Pilliard, la recherche de nouvelles ressources est toujours d’actualité aux fins de légitimer un accord à l’issue de ces négociations. Ce sont 6 milliards d’euros à trouver pour 2017.

 

Lors de la dernière séance le patronat avait avancé l’idée de désindexer la valeur du point, en limitant la hausse annuelle à moins un point de l’indice Insee mesurant l’inflation, pendant un période transitoire de 5 ans. Il leur reste un petit mois de discussion pour trouver un accord. L’accord sur l’emploi pèse dans les négociations, puisque ce dernier a déjà prévu de demander aux employeurs de mettre la main au porte monnaie par le biais de la taxation des CDD et la création d’une complémentaire santé pour tous les salariés.

 

Pour les patrons la coupe est pleine, ils ne lâcheront rien sur le montant des cotisations. D’autant plus que se pointe dans le calendrier social la négociation avec le gouvernement sur le régime général des retraites et….. celle du financement de la protection sociale.

Sur la base du front du refus Laurence Parisot a lâché du leste en affirmant que s’il n’était pas question d’accepter la moindre cotisation de plus, on pourrait prévoir des redéploiements ». Elle propose en fait de « flécher » certaines cotisations patronales finançant la branche famille vers les retraites complémentaires.

 

Mais qu’en pensera le gouvernement qui se verra dans la situation de trouver d’autres ressources fiscales pour compenser : la TVA ou la CSG. C’est un peu un jeu de domino auquel se livre le patronat, renvoyant les responsabilités au gouvernement. D’autant plus que le Premier ministre a annoncé l’ouverture d’un nouveau chantier sur les prestations familiales. Mais quelque soit la solution proposée il faudra payer !!!

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 11:33

débat2S’attaquer à la structure même du mariage en ouvrant un droit égal pour les couples homosexuels, le gouvernement savait qu’il rencontrerait de fermes résistances. Même à l’intérieur du Parti Socialiste il y avait débat autour de l’adoption et de la Procréation assistée. On ne bouleverse pas le code civil et sa valeur symbolique impunément. Pour autant, on aurait pu s’attendre à un débat de fond que le sujet mérite amplement.

 

L’accumulation de plus de 5 000 amendements est sans doute de bonne guerre, la gauche elle-même dans l’opposition s’y est adonnée à cœur joie. Mais ce n’est pas un signal captivant qui est envoyé à l’opinion publique. Les amendements du Front national et de l’UMP invitant le mariage à trois, voir quatre, avec des animaux ou entre parents posent véritablement question sur les fondements idéologiques de la droite parlementaire.

 

Il est bien triste de constater que l’assemblée nationale donne ainsi une image glauque d’elle-même et vient « casser » le travail et l’organisation de la grande manifestation des opposants au projet de loi à Paris. Ainsi, si la rue a su contenir les excès d’ardeur, il faut bien admettre que la représentation parlementaire s’est laissée aller à de bien sombres penchants. On attendait l’inverse !

 

Hier soir, au cours d’un marathon de 22 heures j’ai relevé pour l’exemple quelques interventions de parlementaires UMP qui illustrent cette sinistre inclinaison de l’institution à déraper dangereusement ….

 

Dans le registre du mépris et d’une droite bien pensante :

Pour Philippe Meunier (député du Rhône) ce projet de loi est la main « des bobos et de leurs caprices » et Guillaume Larrivé (député de l’Yonne) y retrouve les « thèses de Saint-Germain-des-Prés ».

Du côté Corse, l’UMP fait donner de la voix à Camille de Rocca Serra qui pronostique « le testament de la famille française », rien que cela.

 

Dans le registre de la dramatisation outrée :

Jean Pierre Door (Député du Loiret) vibrant et dramatisant proclame un « C’est papa et maman qu’on assassine. ».

Nicolas Dhuicq (Député de l’Aube) se drape dans « Vous voulez détruire l’histoire et acculturer nos enfants, C’est une régression monstrueuse de la civilisation ». Rien que cela, bigre !

 

Pour en rajouter c’est Marc Le Fur(Député des Côtes d’Armor) qui brandit le Code Civil pour « défendre une organisation sociale millénaire ».

 

Et enfin dans l’assimilation de la gauche au totalitarisme, voir au nazisme :

On voit Patrick Hetzl (Député du Bas-Rhin) évoquer le fait que le projet de loi évoque « une immaturité qui fait penser au totalitarisme Orwéllien ».

 

Pour parfaire ce « dénis » de parlementarisme orchestré par la droite Elie Aboud (député de l’Hérault) en faisant référence aux enfants de couples homosexuels  évoque « l’avertissement d’un pédopsychiatre reconnu : ce n’est pas du triangle ros e dont il parle, mais d’un triangle noir, avec inscription SOS Danger » On est au comble de l’abject !

 

Pour autant l’UMP voit son périmètre d’action se réduire. Alors que seul Franck Riester (député de Seine et Marne) et Benoist apparu (Député de la Marne) avaient annoncé qu’ils voteront le texte, ce sont deux poids lourds de la majorité qui quitte le navire en annonçant qu’ils s’abstiendront : Nathalie Koscuisko-Morizet (Député de l’Essonne) et Bruno Le Maire (député de l’Eure). Enfin aux dernières nouvelles s’ajoutent les doutes exprimés d’Axel Poniatowski (Député du val d’Oise) et Gilles Carrez (Député du Val-de-Marne). Ce ne sont pas les outrances de hier soir qui vont arranger les choses à l’UMP.

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 12:09

Camarat-1.jpgSaison 4 : Le phare de Camarat

 

Le phare de Camarat domine la presqu’ile de Saint Tropez, on l’aperçoit de tous les points de la commune de Ramatuelle. C’est la Vigie par exemple qui peuple le paysage et rythme l’horizon. Il est l’un des points de départ des sentiers de grande randonnées du littoral, dits chemin des douaniers qui mène au site remarquable de l’Escalet et la somptueuse plage de Briande, dite aussi de la Bastide Blanche.

 

Au sud de Saint Tropez, le cap Camarat fait partie d’un ensemble de trois caps : Taillat, Lardier et Camarat. Propriété du conservatoire du littoral, ces trois caps sont exceptionnels par leur géologie, leur faune, leurs flores et les affleurements rocheux du bord de mer.

Le phare de Cam

arat est le 2ième phare de France pour sa hauteur (129,80 mètres au dessus du niveau de la mer) après celui de Vallauris. Il a été construit entre 1829 et 1832 sur un ancien domaine seigneurial dit de « Camarat » remontant au XIVème siècle. Il est composé d’une tour carrée en maçonnerie lisse, posée sur un édifice carré.

 

A l’origine sa source lumineuse était alimentée par du pétrole, il est passé à l’électricité seulement, en 1946. Il sera classé au titre de site naturel en 1993.

 

Le gardien du phare, aussi mythique soit-il, a disparu, le phare a été automatise, comme la  plupart des phares français en 1977 et depuis cette date c’est le service des phares et balises de phare de l’île de Porquerolles qui le télé-contrôle.

 

Il est installé à proximité du sémaphore de Camarat qu’administre la Marine nationale nuit et jour, le site est interdit au public. C’est là que se trouve le réémetteur ASN (Appels Sélectifs Numériques), un système mondial de détresse et de sécurité en mer.

 

La portée du phare est de 48 km (26 miles). Son feux est unique, blanc à 4 éclats groupés en 15 secondes. C’est une lampe halogène de 1000 Watt qui le fournit.

 

Le phare de Camarat est ouvert au public en entrée libre pendant la saison d’été.

 

C’est par un escalier particulièrement difficile à monter que l’on peut accéder à la tourelle, celle-ci offre un panorama à 360 degrés époustouflant et qui mérite le détour. Vous y admirerez le long lacet de la plage de Pampelonne, la plaine de Ramatuelle et l’ensemble du cap Camarat.

 

Vous serrez subjugué par la couleur de la mer, son bleu profond qui se mêle à celui du ciel avec des camaïeux de verts, les verts émeraude et bleuté de la végétation méditerranéenne. Lorsque le mistral souffle et nettoie l’horizon à coup de grand vent, c’est une immense clarté qui s’installe et donne une vision de la mer avec une impression d’infini, jusqu’à apercevoir : les îles d’Or ou îles d’Hyères.

 

Enfin c’est dans cette perspective unique au monde que l’on peut imaginer l’épave de l’avion de Saint Exupéry, un Lockheed P 38 Lightning au fond des eaux, tombeau profond de l’auteur du Petit prince, jamais identifié.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 15:46

ERwann-Loret-VIH-copie-1.jpgDéjà découvert par un chercheur français, le virus devrait être vaincu par une équipe de chercheurs de l'Hôpital de la Timone à Marseille. Un vaccin, dit curatif du sida est en cours de test sur l’homme. Mis au point par le laboratoire de biologie structurale à l’hôpital de la Timone (Marseille), il sera injecté à 48 patients volontaires. « Ce n’est pas la fin du sida, même pas le commencement de la fin, mais peut être la fin du commencement » a déclaré le docteur Erwann Loret.

 

C’est un espoir tangible pour les malades du sida qui se profile. Ce vaccin a été mis au point par le Docteur Erwann Loret et son équipe, après un programme de 15 années de recherche. On appelle déjà celui-ci l’inventeur de la « molécule anti sida ». Testé sur des animaux (des macaques pour être plus précis), il va être injecté dans un premier temps sur 48 volontaires séropositifs au centre d’investigation clinique de l’hôpital de la Conception (service des maladies infectieuses).

 

Ces volontaires seront répartis en quatre groupe, dont un ne sera pourvu qu’en molécule placebo (sans effet). Puis quatre mois après, ils arrêteront tous leur trithérapie pendant deux mois, ceci afin de mesurer les effets du vaccin sur leur charge virale.

Inoculé à trois reprises, le protocole prévoit un essai sur une année et la mesure de la dose la plus efficace. C’est le docteur Isabelle Ravaux qui sera chargée de suivre cet essai.

 

Une seconde campagne de test est prévue à l’issue de cet essai. Elle concernera alors 80 patients à l’horizon de janvier 2014. Afin de répondre aux normes fixées par l’Onusida, c’est au moins 30 % des volontaires qui devront à l’issue du test présenter une charge virale dans le sang dite indétectable.

 

Les résultats définitifs de l’étude, financée par la start-up Biosantech, devraient être connus et publiés en juin 2015.

 

C’est l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui a donné son feu vert pour l’expérimentation humaine. Il s’agit de cibler la protéine Tat (laquelle joue un rôle déterminant dans la prolifération des cellules infectées par le VIH-1), le vaccin est censé inciter le système immunitaire pour qu’il produise des anticorps  qui neutraliseront cette protéine.

 

Ce vaccin a pour objectif de se substituer aux traitements actuels à base de trithérapie. S’il se révèle efficace, il remplacera avantageusement des traitements plutôt lourds et aux effets secondaires nombreux, tout en gardant sous contrôle le virus.

 

Aujourd’hui la recherche a permis, grâce à la découverte de traitements antirétroviraux, de soigner 85 à 90 % des patients atteints par le VIH, tout au moins de contrôler leur charge virale. Mais ces traitements doivent être pris à vie avec des risques liés aux effets secondaires et l’apparition de souche de virus résistants aux traitements. La recherche doit donc encore trouver d’autres moyens de contrôler le VIH, voir l’éradiquer.

 

Rien n'est encore joué, pas de faux espoirs… ce sont actuellement 25 à 26 essais de vaccin qui sont menés dans le monde entier.

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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