Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 16:54

 

Ce dimanche, je me lève et n’aperçoit que le voile gris qui obére ma tête Soleil.jpeget mon plafond, depuis des semaines. Difficile de se lever d’un bon pied, sentiment de fatigue, tout est gris, mon moral aussi. La météo annonce des éclaircies pour l’après midi.

Mais qu’en est-il vraiment de ma ration d’ensoleillement à Paris et ferait-il meilleur ailleurs ?

 

Facile…. Google et quelques secondes plus tard, le verdict tombe, en heures d’ensoleillement par an, Paris, avec 1811, tire plus vers le Nord de la France (Lille 1639) et l’Est (Nancy 1629) que le Sud avec Toulon (2899), Ajaccio (2867) et Nîmes (2648).

Bigre il n’y a pas photos ! Il faudrait songer à déménager. Et je sais où.

 

Que dit la médecine sur ce besoin de soleil ? Indispensable, celui-ci assure la transformation du cholestérol en viitamine D. Voilà pourquoi mon cholestérol file du mauvais coton… Mais le soleil sert aussi à fixer le calcium sur les os. Je comprends pourquoi les vieux les plus aisés filent vers la côte d’Azur, ils fuient l’ostéoporose…

 

Je lis un  peu plus loin que la luminothérapie bloque la production d’une hormone particulière : la mélatonine et que celle-ci joue un rôle essentiel sur les rythmes biologiques et le moral.

 

Oui le soleil me met de bonne humeur et j’ai l’impression d’en manquer depuis des mois…Que disent les spécialistes ? La lumière, en général, favorise l’euphorie, l’énergie et le dialogue,  C’est l’action des rayons lumineux, traversant la rétine des yeux, qui stimulent l’épiphyse qui secrète la mélatonine. C’est elle qui donne le « la » au temps de l’organisme. L’heure du lever, l’heure du coucher, la sensation de faim, de fatigue ou d’énergie, l’horloge du corps en quelque sorte.  

 

Les études ont aussi mis en évidence le phénomène de dépressions saisonnière entre novembre et février, qui se manifestent par ce que l’on appelle couramment « une baisse de moral ». Le taux de mélatonine semble être synchronisé avec celui du sentiment de dépression ou de mal être.

 

Place au poète :

 

« Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie

Verse l’amour brulant à la terre ravie,

Et, quand on est couché sur la vallée, on sent

Que la terre est nubile et déborde de sang ;

Que son immense sein, soulevé par une âme,

Est d’amour comme Dieu, de chair comme la femme,

Et qu’il renferme, gros de sève et de rayons,

Le grand fourmillement de tous les embryons. »

 

Arthur Rimbaud, Soleil et chair.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Santé
commenter cet article
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 14:31

Promotion pour l'album "Chine" :

Chine 0321 Chine 0381 Chine 0333 Chine 0375

Consulter l'album "Chine".

Partager cet article

Repost 0
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 12:19

Promotion pour l'album "Voyages" :

Chine - Jinan Voyages 0753 Voyages 1492 Pékin - Vue sur la cité Interdite

Consulter l'album "Voyages".

Partager cet article

Repost 0
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 17:32

sénat3Bon c'est typiquement le sujet boulet que l'on traine.... il y a les idées et le réel que rappelle très justement Manuel Valls. Franchement deux mandats, c'est déjà pas mal au regard de ce que l'on a connu dans le passé, il faudrait passer à autre chose, déclarer l'urgence sociale par exemple!

 

On a connu dans le passé de vrais cumulards Jean Lecanuet était l’un d’entre eux, dans les années 1980, il n’hésitait pas à cumuler les postes de maire de Rouen, Président du conseil général de Seine Maritime, conseiller régional, sénateur et député européen. Là, c’était Top… on comprend que progressivement la loi est interdit ce type de situation et de rentes financières qui dépassaient les bornes.

 

Pour autant, est-ce qu’aujourd’hui cumuler un poste de député (ou de Sénateur) avec celui de maire ou de président de conseil général est exagéré ? Non je ne le croîs pas. Le Parti Socialiste, Martine Aubry en tête (C’est l’héritage qu’elle nous a laissé) à court d’idée et de programme, s’est fait cette belle façade, qui a belle allure ; on a demandé aux dernières législatives à tous les candidats PS de signer une lettre où ils s‘engageaient, s’ils étaient élus députés, à démissionner de leur mandats locaux. Et maintenant le gouvernement se traine ce boulet.

 

Le talent du PS pour se mettre dans des situations impossibles est grandiose (idem avec le déficit à 3 %). Actuellement 82% des députés et 77 % des sénateurs sont en situation de cumul. A l’intérieur même du groupe socialiste au Palais Bourbon, 62% sont concernés, parfois avec trois mandats ou plus…

 

En même temps lorsque le Ministre de l’intérieur fait remarquer que l’application immédiate d’une telle règle entrainerait la démission de plusieurs dizaines de députés et provoqueraient autant de partielle. Le mot de « mini-dissolution » employé par Manuel Valls est juste et pertinente. Renvoyons-le à 2016 ou 2017.

 

Cependant ce que dit Harlem Désir, le 1er secrétaire du PS : «La loi que proposera le gouvernement peut prévoir le remplacement d’un député qui choisirait son mandat municipal par son suppléant, pour l’instant, il n’y a pas eu de la part du Conseil constitutionnel de décision qui dise l’inverse», est vrai aussi.

 

Les recommandations particulièrement sévères du rapport Jospin avait soulevé des vagues, à droite comme à gauche. L’argumentaire du besoin d’élus avec un ancrage de terrain est spécieux, il est vrai. Car la constitution stipule bien que les élus de la République sont les élus de la nation, en effet, l’Article 29 de la constitution de 1793 stipule : « chaque député appartient à la nation entière ».

 

Bref c’est le désordre entre membre du gouvernement et le Parti Socialiste. Cette polémique est-elle bien utile alors qu’en 24 heures deux chômeurs se sont immolés par le feu ? Messieurs les ministres arrêtez de bricoler des projets qui n’intéressent pas les français, occupez vous de l’urgence sociale.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 16:17

C’est officiel un Xième Think Thank vient d’être créé à l’initiative de l’ancien N°2 de la CFDT 6918009420_97ffab642c.jpg, « 812 » n’a rien à voir avec la cabale, rassurez vous, ce n’est qu’un clin d’œil difficile à percevoir sur 1981 et 2012, contractés. Vous l’avez compris c’est encore un rassemblement de penseurs et de soutiens actifs au PS, et présentement à François Hollande. Il rejoint La fondation Jean Jaurès, Terra Nova et Carte sur table, pour citer les plus connus.

 

L’initiative remonte à quelque temps, lorsque Jacky Bontems a mis son carnet d’adresse et son entregent au service du candidat Hollande. Francois Chérèque encore en poste à la CFDT avait été particulièrement énervé (le mot est faible) par cette initiative. Il travaillait alors sur le thème de la démocratie sociale. Il a participé de très près à la préparation de la grande Conférence sociale de juillet 2012.

 

Les élections passées Jacky intégrait naturellement Matignon comme Chargé de mission. On parle régulièrement de lui pour prendre la direction d’un Commissariat au Plan restauré et rebaptisé : « Commissariat général à la stratégie et à la prospective. ».

 

Sur son site et dans ses communiqués le Réseau 812 se proclame ouvert à "tous les acteurs économiques et sociaux intéressés par la démarche du gouvernement et le projet social-démocrate. » Ce nouveau broyeur d’idées neuves se fait fort de susciter une réflexion et des propositions en appui de la politique gouvernementale. On l’attend donc de très près sur « l’agenda du redressement » cher à François Hollande et ses réflexions seront les bienvenues pour alimenter le « nouveau modèle français » de Jean-Marc Ayrault.

 

Comme tout « cheval de bataille » celui-ci dispose d’un commandement, outre Jacky Bontems on y retrouve Joseph Le Corre (ancien responsable CFDT, lui aussi) et François Hada, administrateur à l’INSEE, conseiller technique auprès du 1er Ministre, en charge des affaires réservées…. Poste énigmatique…

 

L’équipe dispose déjà d’un Conseil d’Orientation de 35 personnes, si les noms ne sont pas connus, on sait déjà qu’il comprend : des économistes, des sociologues, des syndicalistes, et même des DRH…

Au delà de ces 3 + 35  le réseau 812 ambitionne de rassembler très vite des centaines de personnes qui agiront comme autant de « veilleurs » de la société près à alimenter aussi bien l’Elysée que Matignon.

 

On peut déjà s’inscrire sur le site : http://www.reseau812.fr/

 

Celui-ci fonctionne à la manière d’un réseau social, on peut y proposer la publication d’articles, et commenter les articles proposés au sommaire ; exemple :

 

-      La pauvreté en Europe et en France

-      Cohésion sociale et projet collectif européen

-      Le rapport annuel 2013 de la cour des comptes

-      Peut-on se relever d’une crise bancaire.

-      Une stratégie pour les services publics

 

Une rencontre avec Nicole Notat est à l’affiche pour le 5 mars à l’occasion de la sortie de son dernier livre : « L’entreprise responsable, une urgence. »

Très CFDT tout cela et en perspective la mis en orbite d’un nouvel axe politique : le hollandise social, qui en effet est encore à inventer.

 

Dernier point, n’oubliez pas de lire « Un pouvoir sous influence », sous titre : « Quand les Think Tanks confisquent la démocratie », de Robert Lenglet et Olivier Vilain (Armand Colin 2011), ouvrage qui met bien à plat ces regroupements dont la mise en œuvre vise à épauler telle ou telle autre personnalité du PS, ou encore de chercher vainement à produire le consensus, Saint Graal de la gauche, autour des actions entreprises par une équipe PS aux commandes et à la bataille avec toutes les contradictions que cela implique et parfois, tristement les renoncement.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 13:00

meterorite3.jpgL’événement est de taille, au moment même où un météorite de grande taille va se rapprocher au plus près de la terre cette nuit, c’est une pluie de météorites qui bombarde, sans préavis, une région habitée de l’Oural faisant de nombreux blessé et créant un vent de panique. Le film de Michael Bay (1998) est-il en train de se réaliser ? Pendant ce temps là la NASA observe prudemment l’astéroïde de 50 mètres et de 150 000 tonnes qui frôlera la terre cette nuit.

 

Bien sûr que non l’apocalypse, chère à nos cinéastes, n’est pas pour aujourd’hui. Cependant c’est bien un aérolithe qui a littéralement explosé dans l’atmosphère au dessus de l’Oural bombardant de ses débris la ville de Tcheliabinsk.

 

C’est à 9h20 locale que l’incident s’est produit sur cette ville de plus d’un million d’habitants, provoquant paniques et stupeurs. De nombreuses vidéos spectaculaires ont été réalisées par les habitants au petit matin. Il faut dire que le spectacle était dantesque : gigantesques éclairs dans le ciel, avec effets spéciaux garantis, longues trainées fumeuses accompagnées du bruit sourd des explosions atteignant le sol, effet de souffles, vitres brisées, habitants blessés.

 

Cela a commencé par l’apparition d’une boule incandescente dans le ciel avec une lumière très vive et parcourant le ciel à grande vitesse du nord-est vers le sud-ouest. Ce météorite se serait désintégré dans l’atmosphère à 5 000 mètres d’altitude. Selon les chaines d’actualités russes il faisait probablement des « dizaines de tonnes ».

 

Au fur et à mesure de la matinée les informations en provenance de cette région de la Russie se font plus alarmantes. Le ministère de l’intérieur a fait état successivement de 50 blessés, puis 150, 250 et 400 blessés. La plupart des blessés l’ont été par des éclats de verre et des suites de la destruction de certains bâtiments.

 

A cette heure ce sont :

-      Une usine de la ville en partie détruite

-      Des bâtiments de l’université de la ville

-      Un gymnase

 

Ce sont près de 20 000 hommes qui ont été placés en état d’alerte par le Ministère russe des Situations d’Urgence. L’ensemble des écoles ont été fermées dans la région. Les installations nucléaires de la région n’ont pas été atteintes par les chutes de la météorite. Ouf ! Les autorités appellent la population à ne pas céder à la panique et à garder son calme.

 

Pendant ce temps là L’astéroïde 2012DA14 s’approche à 27 00 kilomètre de la terre (Un dixième de la distance Terre-lune)…pour qui veut l’observer, il faudra se munir au moins d’une bonne paire de jumelle et être capable de le trouver dans le ciel. Il sera présent vers 21 heures au-dessus de l’horizon à l’est. L’astronome français Daniel Hestroffer apporte les précisions suivantes : « il traversera les constellations de la Chevelure de Bérénice, des Chiens de chasse, de la Grande Ourse, du Dragon et de la Girafe ». Comprendra qui pourra…

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Science
commenter cet article
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 11:33

Taillat.jpgLe Cap Taillat.

Le conservatoire du littoral a eu le mérite de remettre en état l’ancien chemin côtier dit des douaniers. On l’appelle aussi sentier du littoral. Alors qu’il assurait jadis l’intégrité douanière du pays, en contrôlant son accès, aujourd’hui il sert essentiellement à la valorisation du patrimoine. La loi du 31 décembre 1976, reprenant l’’usage du code napoléonien, garantit un passage de 3 mètres en bordure de côte comme servitude public à tous les propriétaires privés. La loi Littoral de 1986 a renforcé ce dispositif.

 

Sur la commune de Ramatuelle il dessert, pour qui aime la marche à pied de nombreux sites remarquables et offre des panoramas somptueux sur la mer.

 

Il suit le Cap Camarat, dans le sens des aiguilles d’une montre… sa particularité ? Il n’est accessible que par le sentier du littoral. Il avait été occupé de manière sauvage par des campeurs à partir des années 1960 et était devenu le rendez-vous de tous les babas cool de l’Europe, une faune bigarrée et souvent nue y passaient de belles heures de mai à septembre.

 

C’était aussi le lieu de tournage de nombreux films, Jean Girault y a tourné en 1970 « le gendarme en Ballade », la fameuse scène des hippies. La fréquence des tournages sur ce site a fragilisé son éco système (destruction de dunes naturelles, destruction de végétaux) le tournage de La Scoumoune en 1972 avec Jean-Paul Belmondo a été un dur coup porté à cette partie du littorale.

 

taillat1.jpgLe pire a été évité quand Gilbert Trigano a essayé d’y implanter des bungalows pour l’un de ses clubs. C’est à Albert Raphaël, aujourd’hui disparu, maire de Ramatuelle que l’on doit cet exploit. Propriété de la famille Debré, les terrains dits de la Bastide Blanche, ont été acheté par le PDG du Club Med. En ce temps là, béni des tripatouilleurs en toute sorte, les permis de construire étaient attribués par la préfecture et non par le maire. Evidemment, ayant le bras long, Trigano obtint son permis de construire pour son « affreux » projet. Mais négligent de faire avancer son projet, le délai étant de un an et un jour, Raphaël à la tête de son conseil municipal fit constater la carence pour casser le permis de construire. Puis la loi changea et l’autorisation revint en de bonnes mains : celle du maire. Le site était sauvé ! Il est depuis la propriété exclusive du Conservatoire du littoral.

 

Depuis le chemin qui y menait a été dynamité, il a enfin retrouvé sa sérénité  d’origine. Pour le mériter, il faut le gagner, soit à partir de l’Escalet (le plus rapide, 30 mn de marche), soit depuis la baie de Gigaro (le plus long).

 

Ramtuelle-crique.jpgPour y arriver, le sentier prend un peu de hauteur et offre des panoramas méditerranéens remarquables qui évoquent la Grèce. Les petites criques se lovent dans des aplats rocheux gris et verts qui répondent en écho aux effets turquoise d’une eau calme et apaisante. Le chemin se resserre sous les effets abondants de la végétation : myrtes, arbousiers, genévriers, romarins et sauges sauvages…la mer est saisissante, captivante comme un appel sans fin… Vos pas vous mènent, inconscients de tant de beauté, à vive allure sur un petit col dominant la plage arrondie et sur le Cap Taillat qui s’élève dans le ciel comme une promesse

 

Saison 1 : la plage de Pampelonne

http://jmpelletier52.over-blog.com/article-ramatuelle-cette-inconnue-114494680.html

 

Saison 2 : le village médiéval

http://jmpelletier52.over-blog.com/article-ramatuelle-cette-inconnue-114594286.html

 

Saison 3 : ses criques, ses ballades

http://jmpelletier52.over-blog.com/article-ramatuelle-cette-inconnue-114815116.html

 

Saison 4 le phare de Camarat

http://jmpelletier52.over-blog.com/article-ramatuelle-cette-inconnue-114911808.html

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Patrimoine
commenter cet article
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 12:20

7419247784_740a59f9cf.jpg

 

Revirement absolu… après avoir résisté à tous les commentaires avisés ou non, le gouvernement reconnait qu’il n’attendra pas l’objectif de croissance qu’il avait retenu dans son projet de budget 2013, et surtout que l’objectif mythique d’un déficit contingenté à 3 % ne sera pas atteint. Ainsi après s’être fixé pendant la campagne électorale et durant les premiers mois d’exercice du pouvoir un objectif que personne ne réclamait, Hollande et Ayrault sont dans une belle panade.

 

Après quelques fuites gouvernementales savamment orchestrées, c’est fait, hier le Premier Ministre a pris position : l’objectif d’un déficit à 3 % ne sera pas atteint en 2013. Il existe au moins une constance dans ce gouvernement : son incapacité à communiquer et son aptitude à se prendre les pieds dans le tapis. Certes pour se rattraper il a rappelé l’autre « pendant » à cet engagement : le déficit zéro en 2017… à voir !

 

C’est donc un sérieux revers pour la majorité socialiste, car celle-ci ne peut ignorer les dégâts occasionnés par cet état de fait. On ne peut « mentir » aussi effrontément à l’opinion publique sans le payer. Personne ne les obliger à s’enfermer dans une telle promesse, puis de s’y accrocher avec autant de véhémence pendant des mois, alors qu’ils savaient pertinemment qu’ils n’y arriveraient pas.

 

Tous les efforts de rhétorique, même les mieux construits n’y suffiront pas ; quand on entend le 1er ministre d’éclairer que « l’objectif sera atteint, c’est le déficit zéro à la fin du quinquennat, ce qui compte c’est la trajectoire.. », on ne peut s’empêcher de penser que le changement c’est certainement pas pour maintenant, et que le même esprit politicien perdure au pouvoir en France. Droite et gauche dans un même bateau, celui du baratin à tout va.

 

Désormais on sait que la croissance en France ne sera pas de 0,8 %, mais de 0,1 à 0, 3 % et que le déficit atteindra probablement 3,5%. Ce qui n’est pas si mal pour un premier exercice, il a tout de même été de 5,2% en 2011 et 4,5% en 2012 sous Sarkozy !

 

Dans les fait la France ne risque même pas des sanctions financières, tant Bruxelles a intégré l’idée que la crise perdure et que surtout les critiques outre atlantique sur la cure d’austérité excessive à leur yeux commencent à infléchir les esprits. Alors on se demande vraiment pourquoi, parmi toutes les difficultés réelles auxquelles le gouvernement doit faire face, il s’est infligé celle-là parfaitement inutile.

 

L’UMP tient là un argument de communication réel et surtout terriblement efficace, sauf qu’ils devront s’expliquer encore pour un bon moment sur l‘état calamiteux dans laquelle ils ont laissé la France après 10 ans de pouvoir sans partage.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 10:48

desiderata2.jpgNombreuses sont les légendes urbaines, les sociologues s’y sont penchés, tant elles ont fini par prendre de la place et de l’ampleur. Elles sont de toute nature, leur caractéristique principale : elles courent comme la rumeur, Internet leur a donné encore plus de vigueur. Elles vont aussi bien de Adolph Hitler ne se serait jamais suicidé à la Grande Muraille de Chine serait visible de la lune, de la Dame Blanche (mystérieuse autostoppeuse morte..) à l’homme qui vous rétrécit le pénis rien qu’en vous serrant la main…enfin la pyramide du Louvre serait constituée de 666 plaques de verre, en cela elle annoncerait la venue de l’antéchrist !

 

Dans cette débauche de délires et phantasmes mal contenus, il en est pourtant une qui me tient à cœur, que vous avez peut être parfois croisée sur le Net. Vous savez ces messages qu’il faut reproduire et faire circuler pour vous assurer le bonheur et la sérénité. C’est un très beau texte que je vais reproduire ici, dont la légende dit qu’il est d’un auteur inconnu et qu’il fut découvert dans les fondations de la Cathédrale de Saint Paul de Baltimore en 1692…

 

Les chercheurs s’y sont attachés et sont remontés à la genèse de sa diffusion : les années 1950-1970 d’abord aux USA puis en Europe. Ses origines, prétendues mystérieuse, lui conféraient une véritable « aura » mystique qui correspondait à l’émergence du courant hippie, son message profondément humaniste et naturaliste alimentait cette philosophie du flower power et de la non violence.

 

Et bien une sociologue Véronique Campion, spécialiste des légendes urbaines a retrouvé en fait son auteur, pas du tout anonyme… puisqu’il s’agit de Max Ehrmann (1872-1945), homme d’affaire et écrivain américain. Son titre exact est Desiderata, il a été traduit en français en 1996 par Hubert Claes.

 

Allez tranquillement parmi les vacarmes et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.

Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre vérité ; et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant ; ils ont aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit.

Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours plus grands et plus petits que vous.

Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle ; c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps. Soyez prudent dans vos affaires ; car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent les grands idéaux ; et partout la vie est remplie d'héroïsme.

Soyez vous-même. Surtout n'affectez pas l'amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe.

Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protégez en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d'être ici. Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait.

Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui et quelles que soient vos peines et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.

Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Soyez positif et attentif aux autres.

 

in mémoriam André Salvatico

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Littérature
commenter cet article
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 14:27

MaIakovski1.jpgLe 14 avril 1930 Vladimir Vladimirovitch Maïakovski se tire une balle dans la tête, il n’a pas encore 37 ans. Figure mythique de la littérature russe, il traverse ce début du XXème siècle tel un météore, imprimant sa fulgurance, tout en feu, ardent et dense, il fait, à la manière de Rimbaud, acte de littérature. Son nom est lié à la révolution russe à laquelle il se livra corps et âme jusqu’à y sacrifier sa vie. On ne lit pas Maïakovski…on entre en poésie avec lui. Poète, il le sera toute sa courte vie et en raison de cela, il sera aussi dramaturge, acteur, théoricien, peintre et affichiste.

 

C’est à Bagdadi (Géorgie) qu’il fait son atterrissage sur terre le 7 juillet 1893. Il aura sept ans quand naîtra le vingtième siècle, dans une société russe encore marquée par un monde paysan sous le joug d’une monarchie écrasante. La mort de son père, alors qu’il est encore très jeune, réduit sa famille à la misère. Celle-ci s’installe à Moscou en 1906. Précoce, c’est un adolescent visionnaire et illuminé par sa perception et sa sensibilité au monde, c’est à 15 ans qu’il rejoint le Parti social démocrate et adhère aux thèses de sa fraction dite Bolchévique. Il est dés lors un héros au sens romantique du terme, participant aux manifestations de 1905. Il incarne la révolution russe, séjourne plusieurs fois dans les geôles du tsar. Dans le même mouvement, il découvre la poésie et commence à écrire en prison à Boutyrskaïa en 1909, il a 16 ans.

 

Son nom est lié à la révolution russe, à cette période où cet immense empire va connaitre de terribles séismes : la défaite contre les japonais en 1904-1905 qui humilia profondément le peuple russe. Puis s’enchainent les événements dont la mutinerie du cuirassé Potemkine, les émeutes et la fusillade des ouvriers à saint Petersbourg, la grève à Moscou et l’empire qui écrase puissamment la révolte ouvrière. Ce n’est que le prélude d’un mouvement plus ample : la révolution réussie de 1917 avec la suprématie absolue des Soviets.

 

Maïakovski traverse ces événement en y prenant part, c’est toute la société russe qui se déchire et se cherche, politique et littérature sont en chasse d’idéal côte à côte.

 

Il rejoint l’Ecole de peinture, sculpture et architecture de Moscou en 1911.Et commence son œuvre de dramaturge par une pièce de théâtre intitulé Vladimir Maïakovski. Tout l’intéresse la révolution et la poésie qu’il lie intimement, trop sans doute…mais il crée aussi une revue et dessine des affiches pour une agence télégraphique. Il sort beaucoup, boit beaucoup et fréquente les grands noms de la littérature russe : Khlebnikov, dont il sera le compagnon de route et Pasternak qui sera le grand frère.

 

C’est en 1910 que Khlebnikov écrit le recueil de poésies Le Jardin des juges qui sera à l’origine du mouvement Futuriste, que rejoint Maïakovski. Il s’y engage pleinement et devient l’un de ses principaux leaders. C’est à eux deux que l’on doit l’invention du mot « futuriste », Maïakovski qui l’introduit le 24 février 1913 dans un débat sur l’art contemporain et Khlebnikov par le néologisme slave de boudtelianine, l’homme de l’avenir.

 

Il va révolutionner les codes mêmes de la poésie en écrivant La flûte en colonne vertébrale (1915), authentique manifeste du futurisme russe. Ce mouvement né en Italie au début du siècle s’oppose aux traditions esthétiques traditionnelles et s’inscrit dans le modernisme naissant en exaltant le monde urbain, la vitesse et les machines. Ce livre de poésies est aussi inspiré par sa relation à Lili Brik, la sœur d’Elsa Triolet. Ils forment le triptyque classique avec le mari Ossip Brik écrivain russe qui lui fera connaitre le monde avant-gardiste russe.

 

Lili sera sa muse et son mari Ossip, son ami et éditeur. Rejoint par Serge Tretiakov ils créeront ensemble le journal LEF (Levyi Front Iskusstv –Front de Gauche des Arts, en français) qui inspirera toute une génération d’artistes d’avant-gardes : l’écrivain Nikolai Aseev, Le cinéaste Eisenstein, le metteur en scène Meyerhold…

 

Il sera aussi l’amant d’Elsa Kagan connue en France sous le nom d’Elsa Triolet.

 

Après avoir participé activement à la révolution d’Octobre en 1917, il se met au service de Lénine auquel il dédie l’un de ses plus beaux poèmes Lénine. Il écrit sur la révolution, en particulier une pièce Mystère-Bouffe dans laquelle sa manière satirique et épique de parler la révolution commence à lui attirer des ennuis. C’est le début d’un conflit incessant avec les instances du parti qui le mine et le déprime, alors qu’il parcourt le monde comme ambassadeur de la révolution russe à Londres et à Paris. Il devient immensément célèbre avec sa voix de tribun déclamant des poèmes, il réunit à Moscou des foules immenses de plusieurs dizaines de milliers de russes sensibles à son charme, sa voix et sa capacité quasi mystique à tirer l’âme slave vers son propos et sa sensibilité. Il incarne la révolution d’octobre et fait de l’agitprop, il écrit et met en image ce que l’on appellerait aujourd’hui des posters à la gloire des révolutionnaires.

 

Il invente en marchant et va de meeting en meeting où la poésie répond en écho à la politique… il marche sur les mots littéralement comme le christ marchait sur l’eau. Il est le Messie des temps nouveaux. Son physique le sert, il est grand, solide et intense en intériorité. Sa voix résonne encore aujourd’hui puissante et incantatoire, il est dans ces moments là l’un d’entre eux, eux les ouvriers et les paysans de la révolution d’octobre. Il sait être à la fois humble et puissant pour rugir sa poésie en écho à l’ombre tutélaire de l’immense Russie dont les plaines, infinies s’évadent aux confins du monde.

Il est celui qui interroge le monde.

Il entre dans un mouvement incessant de ruptures et de réconciliations avec Lili, même chose avec les instances du parti, dont il vit très mal le conformisme. En 1924, c’est la rupture définitive avec Lilli. Il part aux Etats-Unis pour une série de conférence et rencontre à New York une jeune émigrée russe Elly Jones, dont il aura une fille Patricia Jones Thompson.

 

Il poursuit une vie sentimentale compliquée, il s’y use…Sa dernière compagne Veronika Polonskaïa assistera à ses ultimes moments, impuissante à contrer les sentiments de Maïakovski qui va de désillusions en désillusions sentimentales, mais surtout politiques. Les bolchéviks ne lui font aucun cadeau. Il voit la révolution, sa révolution sombrer dans une dictature infaillible et inhumaine.

 

Le 14 avril 1930, à 10h15, dit l’horloge impuissante à sauver les poètes, il se tire une balle en plein cœur, lui qui appelait la jeunesse à vivre à la mort de Sergueï Essenine le 28 décembre 1925, suicidé par désespoir et qui se pend dans la chambre n°5 de l’Hôtel d’Angleterre à Leningrad, après avoir laissé un dernier poème écrit avec son sang.

C’est dans cette atmosphère de passions et de ruines que le poète Maïakovski reprit sa vie. Deux jours auparavant, il avait écrit et anticipé « son départ »:

 

« Le canot de l'amour s'est fracassé contre la vie (courante). Comme on dit, l'incident est clos. Avec vous, nous sommes quittes. N'accusez personne de ma mort. Le défunt a horreur des cancans. Au diable les douleurs, les angoisses et les torts réciproques ! ... Soyez Heureux ! ».

 

Ses funérailles furent nationales à la demande de Staline. Pas sûr que Maïakovski eut apprécié. D’autant plus que sa place de poète de la révolution fut mainte fois supprimée, puis rétablie, puis de nouveau supprimée…

 

Mais on ne se joue pas des poètes, il reste indéfectiblement au firmament du cénacle des poètes.

 

Ce n’est pas le cercueil débordant d’étoffes rouges, et le fleuve de fleurs, la foule qui se presse qui changeront quoique ce soit à ce divorce profond entre le poète et sa révolution d’Octobre. Faucille et marteau lui seront tombés des mains, alors que s’envolait le drapeau rouge au fin fond de l’horizon…la solitude et la trahison seront ses seules oraisons.

 

Il a réinventé la langue russe, il a combattu vaillamment l’injustice et la tyrannie, il a donné à la rue sa place parmi les mots épars, il a tenté d’inventer la vie. Celle-ci, mauvaise fille, l’a poursuivit, le harcelant sans cesse, Volodia son petit nom, erre dans nos mémoires, porté par une marée de drapeaux rouges. Véritable légende, il habite les esprits inquiets et curieux, auquel il ouvre son cœur… dangereusement, mélancoliquement et heureusement !

 

Si je croyais à l'outre-tombe...

Une promenade est facile.

Il suffit d'allonger le bras, –

la balle aussitôt

dans l'autre vie

tracera un chemin retentissant.

Que puis-je faire

si moi

de toutes mes forces

de tout mon coeur

en cette vie

en cet

univers

ai cru

crois.

Maïakovski, Cela, 1923

 

Quelques œuvres, entre autres de Maïakovski :

 

·         Poèmes 1913-1917, traduction de Claude Frioux, Editions Messidor, 1984

·         Théâtre, traduction de Michel Wassiltchikov, Editions Grasset, 1989

·         Le Nuage en pantalon, trad. Wladimir Berelowitch, Mille et une nuits, 1998

·         Écoutez si on allume les étoiles..., choix et traduction de Simone Pirez et Francis Combes, préface de Francis Combes, Le Temps des cerises, 2005.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Littérature
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Jean pelletier
  • Le blog de Jean pelletier
  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
  • Contact

L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook  et mon compte twitter
https://www.facebook.com/jean.pelletier
77https://twitter.com/jmpelletier
Bonne lecture.
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques. Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook et mon compte twitter https://www.facebook.com/jean.pelletier 77https://twitter.com/jmpelletier Bonne lecture.

Version anglaise

<a href= »http://fp.reverso.net/jmpelletier52-over-blog/4946/en/index.html« ><img src= »http://flavius.reverso.net/img/languages/code.png«  style= »float:left; padding-right:8px; » title= « anglais«  height= »15px ; » alt= »Reverso Localize » /></a>

Recherche