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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 12:02

En période de crise, la tendance naturelle est d’orienter l’opinion publique vers tout ce qui va mal. Le chômage, le déficit, la croissance, le moral des chefs d’entreprise et des français, les licenciements économiques, la balance commerciale, les retraites etc… il y a de quoi alimenter le fil d’information. Et pourtant il y a encore pour la France des nouvelles qui méritent d’être relevées et bonnes pour le moral.

 

semences1.jpgLa France est devenue le 1er exportateur mondial de semence.

 

En 2012, ce sont 1,234 milliards d’euros de semences « made in France » qui ont été exportées, l’équivalent de 18 airbus. Et c’est à la fois une nouveauté et une surprise ? Jusqu’ici les leaders sur ce marché étaient les Hollandais et les Etats Unis. François Burgaud, directeur des relations extérieures du Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS) a déclaré au micro d’Europe 1 : « On est devenu pour la première fois les premiers exportateurs mondiaux de semences … On est passé devant les Hollandais et devant les Etats-Unis. Dans 152 pays, des agriculteurs achètent nos semences."

 

C’est vers l’Ukraine, la Roumanie, l’Afrique et l’Amérique que les paysans français ont marqué des points. Un agriculteur de l’Oise le confirme : « J'ai même, pour la première fois, vendu des semences de pois potagers. Environ 40 tonnes qui sont partis pour la Tunisie ». Certaines ventes semences, comme celles des tomates, des concombres et des choux ont augmentées de + 33% en direction des USA.

 

La France est devenue la 1er destination au monde pour les sports d’hivers.

Les Etats Unis ont perdu leur 1er place au podium des sports d’hivers, le bon enneigement et l’ensoleillement des Alpes du nord et le marketing international entrepris par les stations françaises ont produit leurs fruit.

Ce sont 55,3 millions de journées skieurs (Domaines Skiables de France / DSF) qui ont été enregistrées lors de la saison 2011/2012, une hausse de 3 % en un an qui nous a permis de prendre la 1er place au tableau mondial.

 

Ce succès est la récompense de 30 années de politiques volontaristes d’aménagement de la montagne et le juste retour sur les investissements consenties par les collectivités locales.

 

Aujourd’hui, la France peut se flatter de posséder un des plus beaux domaines skiables au monde. Ce résultat n’est pas que conjoncturel, il devrait se confirmer dans les années à venir. La France progresse de 1 à 2 % par an en moyenne.

 

La marque Mephisto, une « success story » à la française.

La France perd du terrain, nous dit-on sur de nombreux marchés, dont celui de la chaussure. Il est une exception, les chaussures Mephisto, fabriquées en Lorraine à Sarrebourg. La marque est mondiale, en particulier à destination de l’Asie, des Etats Unis et des pays de l’Est. L’export est dans l’ADN de l’entreprise. Elle exporte 85 % de sa production, soit 20 000 chaussures fabriquées quotidiennement dans deux usines à Sarrebourg (700 salariés) et au Portugal (1 000 salariés).

 

Cette réussite est celle de son créateur Martin Michaeli qui a « inventé » la façon Mephisto en 1965 dans les anciennes écuries de la 1er guerre mondiale à Sarrebourg. Sa chaussure, il la garantit. L’usager peut la faire réparer en usine pour un coût modéré. Dans l’usine même on répare et ressemelle des chaussures parfois vieilles de 20 ans.

Cette entreprise française, dotée d’une marque mondiale, a une croissance annuelle à 2 chiffres. Elle emploie 2 800 personnes et crée 600 modèles différents.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 21:05

499240.jpegL’ancien directeur du théâtre national de Chaillot est mort lundi d’un cancer à l’âge de 70 ans.  Le monde du théâtre est en deuil, l’un de ses enfants chéris est parti …. Turbulent, inventif, toujours en mouvements et aux aguets Jérôme Savary a fait le bonheur de générations entières de spectateurs du théâtre. Il était l’exigence même dans la création et l’audace, plus d’une fois il nous a surpris dans des mises en scènes osées.

 

Né à Buenos-Aires (Argentine), d’un père exploitant agricole Jérôme hume le large et rentre en France au collège de Chambon-sur-Lignon (Haute Loire), il fait ensuite l’Ecole des Arts décoratifs à Paris.


Il passe très vite au théâtre en fondant en 1966 la compagnie du Magic Circus dans un esprit pré-mai 68. Dans  cette ambiance anti conformiste il monte Zartan et Superdupont, mais il est déjà passionné de musique, d’Offenbach, mais aussi de Shakespeare , il adapte Jules Verne  avec Le tour du monde en 80 jours (1979). Son appétit est immense…il fera aussi Astérix en 1988 d’après Goscinny et Uderzo.


Cette démonstration de son talent, de son éclectisme, sa capacité à inventer un théâtre exigeant et populaire le mène à la voie royale : la direction en juin 1988 du théâtre national de Chaillot.


Il y donne toute sa démesure, toujours suivi par le public : D’Artagnan (1988), Les rustres (1992) Pierre Dac, mon maître soixante-trois (1994).

Sa recherche du nouveau, de l’époustouflant le conduit à la comédie musicale, il va y exceller, comme tout ce qu’il touche, ce sera l’Histoire du cochon qui voulait mourir (1984)  et de l’inoubliable Cabaret en 1987. Comment ne pas citer aussi La légende de Jimmy en 1990.


Il surprendra son monde en montant La flûte enchantée en 1985 au festival  de Bregenz en Autriche, la Veuve joyeuse en 1983 à Genève.

Son audience est internationale. Il prend la présidence du Nouveau théâtre de Montpellier… il le quitte en 1985 sur une colère. Il passe au centre Dramatique de Lyon, il y crée le bal des Cocus (1987).


Il sera aussi le directeur de l’Opéra Comique de 2000 à 2005. Ses mises en scène sont innombrables, on ne peut les citer toutes. En 2010 il crée et met en scène le spectacle Paris frou-frou dernière séance.

Il « touche » au cinéma avec La fille du garde-barrière et le boucher, la star et l’orpheline.


Sa réputation le mène aussi à signer la mise en scène de la cérémonie d’ouverture des Jeux Méditerranéens au cap d’Agde en 1993. Dans la foulée il fera aussi une intervention mémorable avec la mise en scène du spectacle sur la Libération de Paris en 2004.


Chevalier de la Légion d’honneur et des Arts et lettres, il est et restera un grand et populaire artisan du spectacle et de la comédie humaine. Il nous lègue de la lumière et des ombres dans un fracas de rire et de tonnerre.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 18:18

lefebvre.jpgL’annulation de cette élection et le retour aux urnes donne une occasion de revanche pour l’UMP, qui sur les élections des français à l’étranger avait subi une étonnante et cuisante défaite, particulièrement sur cette circonscription de l’Amérique du nord que tous les observateurs donnaient à la droite. Il en est une seconde aussi annulée celle de Daphna Pozabnski-Behamou pour les français de l’Europe du sud (Italie, Saint-Marin, Saint-Siège, Grèce, Turquie, Chypre, Malte et Israël).

 

Le bouillant et remuant sarkozyste Frédéric Lefebvre y était allé les mains dans les poches. Cette fois ci il revient à la bataille, empli des leçons de sa cuisante défaite de juin dernier. Donc le Conseil constitutionnel a eu la bonne idée d’annuler l’élection de Corinne Narassiquin élue PS de cette circonscription à 54,01% des voix pour cause de défaut dans le financement de sa campagne, et de la déclarer en sus inéligible.

 

Le fringuant Frédéric Lefebvre a déclaré : « C’est avec enthousiasme, ferveur, que je me lance dans cette nouvelle campagne électorale devant les électeurs, les Français d’Amérique du nord». Mais il n’est pas le seul à droite, les candidats se bousculent au portillon. Outre les difficultés actuelles des socialistes, il faut rappeler que Nicolas Sarkozy avait obtenu un bon score en se plaçant nettement en tête. L’envie et les appétits se sont dévoilés, malgré cette investiture UMP accordée à F. Lefebvre : Antoine Treuille (divers droite), Emile Servan-Schrieber, Julien Balkany sont aussi de la course.

 

Mais Louis Giscard d’Estaing, bien implanté en Amérique du nord, il a épousé une américaine, il y a vécu de 1984 à 1986, il a présidé à l’Assemblée le groupe d’amitié France Etats Unis de 207 à 2012, pointe aussi le bout de son nez et dispute le challenge. Il ne se remet pas de l’investiture accordée à F. Lefebvre et se réserve d’y aller seul, fort des nombreux appuis qui se sont manifestés à son égard.

Et surtout ayant perdu en juin son siège de député le maire de Chamalières est férocement à la recherche d’un nouveau point d’appui. C’est donc mal parti pour l’UMP qui se déchirant ainsi risque de rater la belle affaire qui s’offre à elle. En même temps, elle a pris le pli de la déchirure publique au plus haut niveau !

 

Ces deux élections partielles sur des circonscriptions à l’étranger vont être très suivies et sont un enjeu pour le gouvernement. Si le PS perd les deux circonscriptions ce sera une mauvaise affaire pour lui. S’il réussit à faire jeu égal 1 à 1, il pourra pousser un ouf de soulagement ; oublions le 2 à zéro en faveur du PS, ce serait carrément surréaliste.

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:25

mainfesttaion1.jpgAujourd’hui est une journée test pour la CGT et FO, non signataires de l’accord dit sur la sécurisation de l’emploi que le gouvernement s’apprête à retranscrire dans la loi. Ils appelaient les salariés à manifester dans toute la France avec à leurs côtés FSU et Solidaires. Le Front de gauche (Jean-Luc Mélenchon) leur a apporté son soutien, ainsi que les communistes (Pierre Laurent). L’aile gauche du PS avec la sénatrice Marie Noëlle Lienemann et les députés Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel leur portent aussi un « regard bienveillant » en ne défilant pas à leurs côté, mais en étant présent sur le pourtour de la manifestation parisienne.

 

Pour le gouvernement, après 9 mois d’exercice du pouvoir, c’est la première épreuve de force véritable après le tour de piste plutôt bien mené par les syndicats d’enseignants qui ont montré qu’ils pouvaient largement mobiliser la communauté éducative. Sachant que d’autres épreuves sont devant lui, le gouvernement a à cœur de « minimiser » cette action syndicale et surtout de veiller à éviter la convergence des luttes en cours. Le « péril est dans la demeure… ».

 

« L’accord de la honte » a été conspué tout au long des cortèges et les responsables de la CFDT, signataires de l’accord, ont du entendre leurs oreilles siffler.174 manifestations étaient prévues dans tout le pays. En fin de journée qu’en est-il ? Les syndicats étudiants UNEF et lycéen UNL ont rejoint les manifestants dans certains départements.

 

Pour ce qui concerne les signataires de l’accord la CFDT, la CGC et la CFTC il y a eu du tirage dans l’air. Certains de leurs militants ont déchirés leurs cartes et sont présents sans badges ni banderoles dans les cortèges. Les signataires tentent de nier toutes difficultés, pour autant on a assisté à des échanges vigoureux. Dans la CFDT de la métallurgie des vallées de la Seine par exemple où des démissions ont été enregistrées. A la CFTC, c’est le président de la CFTC métallurgie de l’Isère qui s’insurge contre la signature de sa centrale syndicale.

 

Autre exemple : la section CFDT au complet de Microsoft est passée avec armes et bagages à la CGT, même chose chez IBM.

 

Les cortèges de la matinée ont été fournis, et le signal envoyé au gouvernement est significatif et donc embarrassant pour les députés socialistes qui vont devoir se prononcer sur le texte.

 

Marseille : toujours à la pointe du combat avec 25 000 salariés dans son cortège sous la pluie et le vent, dont ceux d’Arcelor Mittal, des moulins Maurel, d’Air France et de la régie des transports marseillais.

 

Lyon : ce sont 7 000 personnes qui ont convergé traditionnellement vers la place Bellecour.

 

Toulouse : 5 000 manifestants se sont massés derrière la banderole : « l’accord scélérat du 11 janvier ». Les militants de l’extrême gauche du Nouveau Parti Anticapitaliste et de Lutte Ouvrière étaient présents et bruyants dans le cortège qu’ils ont animé.

 

Le Mans : 3 000 salariés ont envahi le centre ville pour défendre le code du travail.

Strasbourg : Ils sont un peu plus d’un millier ce matin  avant les cortèges de Mulhouse et de Colmar de l’après midi.

 

Reims : ce sont un milliers de personnes qui ont protesté en deux cortèges 400 pour la CGT et 650 pour FO.

 

Clermont Ferrand : 1 500 manifestants, dont 200 employés de chez Michelin.

 

A Paris c’est une première Jean-Claude Mailly (FO) et Bernard Thibault (CGT)

 ont pris ensemble la tête du cortège qui est parti de la place du Châtelet pour se rendre devant le Palais Bourbon. Les « frères ennemis » sont enfin réunis sur le dos de la CFDT ! Les militants de la CGT sont plus nombreux que ceux de FO, mais c’était attendu. Le cortège est assez sage, malgré l’infiltration de quelques dizaines de sans papiers. Seul les ouvriers de l’usine Peugeot-Citroën d’Aulnay, en lutte depuis plusieurs semaines, donnent fortement de la voix et entrainent le cortège. Celui-ci regroupe plusieurs milliers de manifestants et il faudra atteindre la fin de la soirée pour avoir le chiffre exact.

 

Si le patronat est stigmatisé par les manifestants l’exécutif n’est pas oublié puisque l’on entend bien fort sur le boulevard Saint Germain : « Hollande si tu continue, la classe ouvrière te bottera les fesses. »

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 16:32

Peguy.jpgDans ces périodes de crises politiques, économiques et morales il faut aller chercher toutes les boussoles utiles pour tenter de se frayer un nouveau chemin. Un mouvement de retour vers Charles Péguy, me semble tout indiqué. Il ne s’agit pas de le réhabiliter ou de chanter ses louanges, mais de rappeler quelques unes de ses grandes interrogations et passions, de ce poète, ce chrétien, socialiste et dreyfusard, mort pour la France d’une balle au front à la guerre de 1914.

 

Charles Pierre Péguy est né un 5 septembre 1873, à Orléans, quelques années après la Commune de Paris. Sa famille, modeste, lui apportera ses premières valeurs du travail, de la terre et du pays, mais aussi son inclinaison à la rêverie et à la poésie. Il sera orphelin de son père très tôt, trop tôt, élevé par sa mère et sa grand-mère, il grandira dans un univers de femme. Son éducation sera celle de l’école publique qui le conduira au baccalauréat, puis à l’école normale supérieure au lycée Lakanal à Sceaux. Un élève de caractère tel que le écrira le proviseur du lycée : « Toujours très bon écolier, mais j'en reviens à mon conseil du dernier trimestre : gardons-nous du scepticisme et de la fronde et restons simple. J'ajouterai qu'un écolier comme Péguy ne doit jamais s'oublier ni donner l'exemple de l'irrévérence envers ses maîtres. »

 

C’est au lycée qu’il perdra la foi enseignée par sa mère et sa grand mère. Il devient très vite un anticlérical convaincu et militant. A l’école normal c’est l’influence de son professeur Henri Bergson dont il recevra l’héritage métaphysique. Le passage d’anticlérical à socialiste, se fera très vite. De même il sera dreyfusard, écœuré par l’antisémitisme montant en France.

 

Février 1897, c’est la naissance de l’écrivain, il publie son premier article dans la Revue Socialiste et surtout c’est l’année où il achève son Jeanne d’Arc, pièce de théâtre et icône de sa vie avec la Cathédrale de Chartre. Péguy construit sa vision du monde en fondant intimement son aspiration à l’égalité, la liberté, un socialisme fait d’amour et de respect et sa foi chrétienne. Pierre-Henri Simon écrit dans Histoire de la littérature française au XXe siècle, Paris (Armand Colin, 1959) : « … il eut souci de tenir ensemble sa foi politique et sa foi religieuse, Péguy n'entend pas séparer son baptême et sa culture. ».

 

Il se marie le 28 octobre 1897 avec Charlotte-Françoise Baudoin, dont il aura quatre enfants : Marcel, Germaine, Pierre et Charles-Pierre. En 1889 il fonde, près de la Sorbonne la librairie Bellais. Celle-ci devient très vite, au cœur du quartier latin, le quartier général des dreyfusards et des socialistes.

Il échoue à l’agrégation de philosophie et tout en tournant le dos à l’Université, il collabore régulièrement à la Revue Blanche (1889- 1903), la grande revue de l’époque à laquelle collaborèrent tous les grands écrivains de ce siècle naissant. Il fonde lui-même les cahiers de la Quinzaine, revue littéraire avec l’appui de Romain Rolland, Daniel Halèvy et André Suarès…

 

C’est à Charles Péguy que revient l’invention des hussards noirs de la république, pour parler des instituteurs et de l’école publique en pleine essor. Il soutient Jaurès, jusqu’au moment où celui-ci, voyant la menace militaire allemande se profiler et la guerre, engage un discours pacifique militant. Non seulement il ne le suivra pas, mais il aura des mots qui seront, hélas comme une tâche, sur une œuvre à l’ensemble admirable. Il écrit cette phrase terrible le 22 juin 1913 dans le Petit Journal : « Dès la déclaration de guerre, la première chose que nous ferons sera de fusiller Jaurès, nous n'avons pas besoin d'un traître pour nous poignarder dans le dos ».

Il développe sa compréhension du monde, un monde judéo chrétien où le peuple français a été irrigué deux mille ans durant par sa terre et le christ naissant. Cette vision très nationale de la France, que reprendront Bernanos et De gaulle à leur compte, n’est pour autant pas ce qu’ils y liront. De la même manière sa passion de l’ordre et de la raison héritée de Bergson n’est pas d’ordre totalitaire, ni même autoritaire. Elle est faite aussi d’amour et d’aspiration à l’égalité et à la justice.

Péguy pense le monde et il y fuit comme une poésie qui irait sans fin vers le point de l’horizon. Il questionne l’univers, il se questionne. Son mysticisme mêlé d’éducation religieuse, se construit autour de quelques figures centrales : jeanne d’Arc, héroïne nationale qui aime passionnément la France et meurt pour elle dans les flammes, la Vierge Marie qui interroge l’âme et protège les plus faibles et les plus démunis et enfin la cathédrale de Chartre dont il délivre tous les mystères dans les cinq prières dans la cathédrale de Chartres :

 

Ô reine voici donc après la longue route,
Avant de repartir par ce même chemin,
Le seul asile ouvert au creux de votre main,
Et le jardin secret où l’âme s’ouvre toute.

 

Voici le lourd pilier et la montante voûte ;
Et l’oubli pour hier, et l’oubli pour demain ;
Et l’inutilité de tout calcul humain ;
Et plus que le péché, la sagesse en déroute.

 

Voici le lieu du monde où tout devient facile,
Le regret, le départ, même l’événement,
Et l’adieu temporaire et le détournement,
Le seul coin de la terre où tout devient docile,

 

Et même ce vieux cœur qui faisait le rebelle ;
Et cette vieille tête et ses raisonnements ;
Et ces deux bras raidis dans les casernements ;
Et cette jeune enfant qui faisait trop la belle.

 

Voici le lieu du monde où tout est reconnu,
Et cette vieille tête et la source des larmes ;
Et ces deux bras raidis dans le métier des armes ;
Le seul coin de la terre où tout soit contenu.

 

Voici le lieu du monde où tout est revenu
Après tant de départs, après tant d’arrivées.
Voici le lieu du monde où tout est pauvre et nu
Après tant de hasards, après tant de corvées.

 

Voici le lieu du monde et la seule retraite,
Et l’unique retour et le recueillement,
Et la feuille et le fruit et le défeuillement,
Et les rameaux cueillis pour cette unique fête.

 

Voici le lieu du monde où tout rentre et se tait,
Et le silence et l’ombre et la charnelle absence,
Et le commencement d’éternelle présence,
Le seul réduit où l’âme est tout ce qu’elle était.

 

Péguy sera éclectique dans ses choix, poète, il écrit des pièces de théâtre et des essais, politique, il s’engage pour défendre Dreysus et la Commune de Paris, mystique il redonne au christianisme des sources qu’il avait oublié. Comment aurait-il vieilli si la mort guerrière ne l’avait pas fauché à 41 ans, lui qui vieillissant se réchauffait au cœur de la nation et des traditions. Il laisse un dernier ouvrage l’Argent (1913) où il exprime son rejet de la modernité. Eu-t-il été Mélenchon fustigeant l’argent et la finance internationale, ou Marine le Pen vantant les mérites de sa terre et de ses frontières ? Heureusement Péguy est Péguy enterré au cœur de 1914 dans sa France qu’il aimait tant et pour laquelle il versât son sang.

Il ne verra pas la bataille de la Marne, tué le 5 septembre 1914 à Villeroy, en pleine action avec sa compagnie qu’il incitait à ne pas céder un seul pouce de terrain aux allemands.

 

Péguy est enfoui dans notre mémoire collective, un silence lourd règne sur les pourtours de sa mémoire. Les parvis de son tombeau voient passer de nombreuses silhouettes grises qui se récitent entre eux les vers délicieux, j’y suis par besoin parmi les ombres :

 

« Adieu, Meuse endormeuse  et douce à mon enfance,

Qui demeure aux près, où tu coules tout bas.

Meuse, adieu : j’ai déjà commencé ma partance

En des pays nouveaux où tu ne coules pas.

 

Voici que je m’en vais en des pays nouveaux :

Je ferai la bataille et passerai les fleuves ;

Je m’en vais m’essayer à de nouveaux travaux,

Je m’en vais commencer là-bas des tâches neuves.

 

Et pendant ce temps-là, Meuse ignorante et douce

Tu couleras toujours, passante accoutumée,

Dans la vallée heureuse où l’herbe vive pousse,

O Meuse inépuisable et que j’avais aimée »

 

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 14:46

 

retraites2.jpgLe Premier ministre a installé la semaine dernière la commission en charge de l’analyse du dossier des retraites, qui devrait faire des recommandations au gouvernement. Mais, c’est à peine fait, que les couacs se font entendre du très à gauche Emmanuelli et de l’ex DSK Jean- Marie Leguen, qui semblent tout deux avoir déjà bien réfléchi au sujet.

 

Yannick Moreau, ex CFDT et PS tendance Chevènement, qui préside la commission, a aussi lancé de son côté, il n’y aura pas de réforme miracle, le travail se fera sans tabou, elle souhaite privilégier des solutions à court, moyen et long terme. On est donc prévenu l’absence de miracle ce sera la résorption du déficit (estimé à 31,3 milliards d’euros en 2017 si rien n’est fait) en en payant le prix. Yannick Moreau a aussi donné le tempo : "l'équilibre des régimes, dans une échéance rapide", fait "bien sûr" partie des objectifs.  Les conclusions sont prévues pour juin, avant l’été…

Ancienne présidente du COR (Conseil d’Orientation des Retraites), Mme Moreau doit bien avoir une idée précise. C’est ce qui fait réagir vigoureusement la CGT qui dénonce un comité Théodule de plus. De son côté Bernard Thibault a jugé qu’ : "Il y a une forme d'habitude qui s'installe et pas simplement en France (...) On a des gouvernements qui ont tendance à se réfugier derrière une expertise pour justifier un choix qui leur appartient". La CGT a clairement affiché la couleur, elle réfute toute idée de baisse des pensions (elle bataille actuellement dans le cadre des négociations des régimes de retraites complémentaires Agirc Arrco) et toute idée d’allongement de la durée du travail ; En clair, pour elle, seule une hausse des cotisations est négociables.

 

Pendant que Pascal Cherki (Député PS de Paris) plaide pour la relance de l’économie et la baisse du chômage, un vœux pieux en l’état, Emmanuelli , membre de la gauche du PS lance au cours d’un entretien avec un journaliste de France Info: Je pense que la biologie fait qu’il faut quand même se poser la question de la durée de cotisation (…) Je vois des gens qui auront passé plus de temps en retraite que dans la vie active”.

 

Boum, les pieds dans le plat, le tabou est tombé, peut-on supporter encore longtemps un système où c’est l’activité qui payait le temps de retraite, avec, en effet, un temps de retraite qui ne cesse de s’allonger?

 

Et comme cela ne suffisait pas, un parlementaire de poids en charge des questions de santé, le député de Paris Jean-Marie Leguen déclare : »le passage à 62 ans de l'âge de départ à la retraite dès 2015. Cette mesure pourrait dégager plusieurs milliards d’euros. Son caractère un peu injuste socialement pourrait être amendé si l’on prolonge le dispositif des carrières longues mis en place par François Hollande en juillet 2012». C’est exactement la recommandation qu’a faite il ya peu de temps Xavier bertrand (UMP). Il s’agit d’accélérer le processus mis en place par la réforme Fillon qui prévoyait un relèvement progressif de quatre mois par an, de l’âge de départ à la retraite Au passage il se range dans le camp de la CFDT en déclarant : «la réforme devra prendre en compte l'évolution du calcul des retraites dans un système à points plutôt qu’un système reposant sur le nombre d’années de cotisations».

 

IL reste peu de temps au gouvernement pour trancher dans le vif, trois pistes sont ouvertes :

 

-      Augmenter la durée du travail (et renoncer à l’engagement du candidat Hollande d’une retraite à 60 ans),

-      Augmenter le montant des cotisations, et ce sera la charge générale contre les socialistes qui créent de l’impôt et ruinent la compétitivité de la France,

-      Réduire le montant des pensions, c’est taper dur sur les retraités et augmenter le courant d’hostilité des français à l’égard du gouvernement.

 

On peut imaginer un mix des trois pour brouiller les pistes…

 

Pendant ce temps là, après les dégâts occasionnés par le rapport du COR alertant sur le déficit croissant, Mme Parisot en campagne pour garder la, présidence du Medef proclamait partout haut et fort, que ne rien faire, c’est aller vers un déficit cumulé de 200 milliards sur 8 ans. Histoire de se faire peur….

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 12:22

sida1.jpgIl s’agit d’un enfant contaminé à la naissance par sa mère séropositive (non traité), dont on a activé le système immunitaire de manière à ce qu’il puisse contrôler la réplication du VIH. C’est à partir d’un traitement d’antirétroviraux que le résultat a été obtenu par une équipe de chercheur dirigée par le Dr Deborah Persaud, qui viennent de présenter le cas à la 20e conférence annuelle sur les rétrovirus et les infections opportuniste s(CROI) à Atlanta (Géorgie – USA). Ce travail a été financé par les Instituts nationaux de la santé et l’American Foundation for AIDS Research.

Nous sommes en présence du premier cas identifié de guérison d’un malade infecté par la VIH (virus de l’immunodéfience humaine). Le virus n’a pas été totalement éradiqué, mais il est contrôlé sans traitement dans l’organisme.

L’enfant avait reçu un traitement antirétroviral moins de 30 heures après sa naissance.  C’est la pédiatre Hannah Gay de l’hôpital universitaire de Jackson (Mississippi- USA) qui a pris en charge l’enfant Il s’agit là d’un traitement précoce, jamais utilisé, c’est cette précocité qui explique sans doute le résultat obtenu. Il a probablement bloqué la création de réservoirs viraux, qui deviennent alors très compliqués à traiter.

 

Très les tests faits par l’équipe médicale ont prouvé une diminution du virus dans le sang du nouveau-né. C’est au 29e jour après la naissance, que le VIH a été déclaré indétectable. Le traitement antirétroviral a été administré à l’enfant jusqu’à 18 mois. Les médecins n’ont plus assuré de suivi de l’enfant pendant 10 mois, durant lesquels aucun traitement antiviral ne lui a été administré. Puis, aucun des tests sanguins n’ont pu détecter la présence du VIH. C’est uniquement à partir d’analyse génétique que des traces du virus ont été identifiées, mais dans l’impossibilité pour ceux-ci de se répliquer.

 

Le Dr Deborah Persaud, virologue au Centre des enfants de la faculté du centre hospitalier universitaire Johns Hopkins à Baltimore (Maryland, a déclarée : «Faire une thérapie antirétrovirale chez les nouveau-nés très tôt pourrait permettre d’obtenir une très longue rémission sans antirétroviraux en empêchant la formation de ces réservoirs viraux cachés».

 

Ce résultat pourrait conduire les médecins à changer leur pratique actuelles en administrant beaucoup plus tôt le traitement qu’ils ne le font aujourd’hui pour tous les nouveaux nés à haut risque d’infection. Ce sont actuellement 300 000 enfants qui naissent dans le monde infectés par le VIH, essentiellement dans des pays pauvres où seulement 60 % des femmes atteintes peuvent recevoir pendant leur grossesse un traitement antirétroviral.

 

Toutefois c’est le traitement des femmes séropositives enceintes qui permet le mieux d’éviter la transmission du VIH à l’enfant. Actuellement cet acte préventif permet d’obtenir un taux de 98% de réussite.

Un autre cas a été répertorié, celui de Timothy Brown (américain) qui a été guéri suite à une greffe de moelle osseuse (traitement d’une leucémie). Il s’agit d’un cas exceptionnel, le donneur de la moelle avait une mutation génétique très rare qui a eu pour effet d’empêcher le virus de pénétrer dans les cellules.

 

Celui-ci a déclaré : « Je suis la preuve vivante qu'on peut guérir du Sida » à l’occasion de la 19e conférence internationale sur le Sida à Washington le 24 juillet 2012. C’est l’hématologue Gero Hütter de l’hôpital universitaire de la Charité à Berlin qui a exposé le traitement mis en œuvre. Les études auraient démontrés que 0,3 % de la population mondiale est dotée d’une immunité naturelle au VIH (qui proviendrait de la mutation du gène CCR5). Pour être bref il s’agit en quelque sorte d’une « serrure » qui empêcherait le virus de rentrer dans les cellules. Ce singularisme toucherait uniquement les populations blanches « autour de la Baltique et en Europe du Nord » selon le docteur Hütter.

 

Ce cas est unique et le traitement n’offre à ce jour aucune perspective réelle pour les 34 millions de malade sur la planète. Il n’y a pas suffisamment de donneurs.

Pourtant le Prix Nobel Françoise Barré-Sinoussi et le professeur Steven Deeks de l’Université de Californie (San Francisco –UISA) ont écrit dans la revue Nature du 19 juillet 2022 : "En d'autres termes, il est guéri. Son expérience laisse penser que l'infection par le VIH pourrait être un jour curable". Pour y arriver ce sont encore des moyens financiers considérables qui devront être déployés dans la recherche.

Aujourd’hui l’Institut national de la santé (NIH) américain a un budget de 46 millions d’euros et l'Agence nationale de la recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) française 7 millions d'euros.

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Published by Jean Pelletier - dans Santé
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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 17:49

imgres-1.jpegUn peu d’histoire.

 

La bette, appelée couramment blette ou poirée est une plante herbacée de la famille des Chénopodiaceés. Ce légume était utilisé par les romains sous le nom de beta et cité par plusieurs auteurs. On retrouve sa trace au Moyen âge dans les potagers médiévaux.


C’est un légume, dont on utilise essentiellement les côtes en cuisine. Les feuilles peuvent être consommées à la manière des épinards. La cuisine niçoise intègre la bette dans plusieurs de ses recettes : tourte, raviolis, et tian.


La France cultive environ 16 000 tonnes par an.


La recette suivant est celle d’un gratin à la béchamel et au fromage que faisait ma mère et dont nous raffolions.

 

Ingrédients.

 

1 kg de bette

30 cl de lait

2 cuillères à soupe de crème fraiche

25 gr de beurre

2 cuillères à soupe de farine

sel, poivre

une gousse d’ail

une noix de muscade

100 gr de gruyère râpé

 

Préparation des bettes.

 

Lavez à grandes eaux les bettes

Retenir que les côtes

Les couper en tronçon de 2 cm

Faites cuire les bettes à la vapeur 30 minutes (plutôt qu’à l’eau)

Placez les côtes de bettes cuites dans plat qui va au four, préalablement frotté à l’ail et beurré.

 

Préparation de la béchamel.

 

Dans une casserole faite fondre doucement votre beurre. Sortir du feu et jeter la farine en remuant avec une cuillère en bois.

Ajoutez votre lait tiède dans votre casserole, et remuez vivement avec la  cuillère en bois, jusqu’à ce que l’ensemble épaississe.

Râpez une partie de votre noix de muscade, ajoutez un peu de sel et de poivre. Complétez avec la crème fraiche.

 

Ensuite versez la béchamel sur votre plat, recouvrez le tout avec le gruyère râpé.

 

Mettre votre four à 240 °C (thermostat 8), faites gratiner votre plat pendant 35 minutes ?

Servez chaud et dégustez.

 


 

 

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 12:12

imgres-copie-1.jpegAgé de 99 ans, il a disparu cette semaine dans une étonnante discrétion des médias, tout occupés à commenter la non moins célèbre disparition de Stéphane Hessel. Né le 13 février 1914 à Agen, il s’est éteint à Paris le 27 février. Pourtant Henri Caillavet a été  un serviteur de la république exemplaire et son activité parlementaire a largement contribué à l’évolution de notre cadre sociétal.

 

Homme du siècle dernier, il avait su encore franchir le nouveau siècle. Et cette modernité là, doublée d’une vigueur exceptionnelle, c’est ce qui caractérise l’action de toute sa vie. Vieux, exceptionnellement vieux, il était aux yeux de beaucoup éternellement jeune. Humaniste convaincu, franc maçon reconnu il abordait tous les problèmes de société avec courage et réformisme.

 

C’est à l’âge de 32 ans, 2 juin 1946 qu’il se fait élire à la seconde constituante comme député du Lot et Garonne. Il a exercé 38 années de mandats électoraux comme député ou comme sénateur. Il devient avocat et réfute la politique du maréchal Pétain, ce qui lui vaut son arrestation et son internement le 28 octobre 1940. Faute de preuves, il sera relâché.

 

Il a été résistant, « passeurs d’armes » pour les républicains espagnol, et interné par les allemands. Initié à la maçonnerie il sera un redoutable procureur, dans ce cénacle particulier, pour traquer les anciens porteurs de la francisque.

 

Législateur, il sera sous la IVème république, un député hyper actif  31 textes seront proposés par ce député hors pair. C’est sous cette république là qu’il fera ses armes et que va naître le parlementaire, dont les exposés des motifs sous la Vème république deviendront une véritable légende.

 

C’est, en effet la Vème république qui va lui offrir le cadre de son action exceptionnelle envers les problèmes de société les plus important de ces 50 dernières années : L’avortement, les régimes matrimoniaux, le droit de mourir dans la dignité, les greffes d’organes. Ce « jeune homme » d’esprit n’hésitait pas à s’emparer des causes les plus embarrassantes : l’homosexualité et le transsexualisme.

L’informatique sera aussi l’un de  es terrains de jeu, il contribuera à la mise en place de la Commission nationale informatique et liberté. Il sera un participant actif du think tank Réseau Voltaire.

 

Bref il sera un infatigable globe trotter des sujets de société avec une bienveillance qui le caractérisait, sur le devenir de l’humanité.

Athée et rationaliste, tel était sa carte de visite, maçon discret il était une des personnalités les plus importante du Grand Orient de France (33e degré). Radical de gauche, il est resté de « gauche » toute sa vie, tout en se faisant respecté au sénat aussi bien par les communistes que les gaullistes.

C’était un orateur de talent, émouvant, précis, parlant sans note il captivait son auditoire. Rapporteur au sénat de la loi Veil, il fait voter sa propre loi, la loi Caillavet sur les greffes d’organes.

Il est l’homme de « l’intérêt général », mesuré, patient à l’extrême, courtois, brillant, respecté des services du Palais du Luxembourg, il méritait l’admiration et le respect que la société lui portait.

 

On aurait aimé que la République, qu’il avait tant aimée, eût été un peu plus courtoise à son égard au moment de son départ pour l’Orient éternel.

 

 

 

 

 

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 14:40


7578866328_4ed36a6728.jpgL’évolution des phénomènes économiques, mondialisation et financiarisation de l’économie oblige les entreprises à une plus grande réactivité. Le reporting de gestion est l’instrument d’analyse sous la forme d’un rapport de gestion qui permet de donner « un état «  de l’entreprise au plus près de la réalité et de prendre de décisions éclairées et rapides.

 

Un moyen d’interprétation de l’entreprise performant.

 

La rapidité d’évolution de la conjoncture oblige le chef d’entreprise à une réactivité de plus en plus grande. Il doit pouvoir prendre des décisions qui engagent l’avenir de son entreprise en bonne connaissance de cause, à savoir avec des outils d’analyse et d’interprétation de l’état de son activité fiables.

Il doit être en mesure de connaître sa capacité à agir au plus juste de ses possibilités et de la réalité du marché.

Pour cela sa direction financière, son comptable, son conseiller financier  ou lui même, selon la taille et les moyens de l’entreprise doivent établir un certains nombres d’indicateurs, à définir selon les besoins et l’activité,

 

Les outils du reporting de gestion.

 

Ils se présentent usuellement sous la forme de tableaux de bord ? Ceux-ci différent d’une entreprise à l’autre et selon le champ d’activité. Pour autant certains indicateurs sont incontournables.

 

La trésorerie.

C’est le nerf de la guerre pour une entreprise, son suivi régulier est indispensable, elle est le thermomètre de l’entreprise. C’est la trésorerie qui donnera ou non, selon son état, la capacité à une entreprise à se développer.

 

Le contrôle budgétaire.

Tout chef d’entreprise a besoin de connaître à tout moment l’évolution de la réalisation de ses objectifs. Ceux-ci ont un coût et des moyens affectés. La mesure de la réalisation totale ou partielle de ces objectifs est essentielle. C’est le rôle du contrôle budgétaire de dire s’ils sont atteints et si non de mesurer les écarts afin de permettre une prise de décision pour agir sur les causes ou de changer, ou d’infléchir les objectifs si nécessaire.

Le contrôle budgétaire se fait à partir d’une mesure très détaillée des coûts afin d’observer finement les évolutions et de correctement les interpréter. La personne en charge du contrôle budgétaire exerce un rôle déterminant dans la capacité de l’entreprise d’aller de l’avant en toute sécurité.

 

La rentabilité.

Toute entreprise a à priori un objectif de rentabilité. Il existe des ratios type de rentabilité : la marge brute la valeur ajoutée, le résultat d’exploitation, le résultat net, la capacité d’autofinancement.

Chacun d’entre eux donnent un horizon de lisibilité au chef d’entreprise. Une opportunité de développement, un nouveau marché, une innovation se présentent, la capacité d’autofinancement va jouer un rôle important dans la décision qui va être prise.

Ils sont un résumé rapide des capacités d’une entreprise, mais aussi de ses difficultés.

 

Et enfin la productivité.

 

Toute entreprise vit dans un marché, celui-ci est de plus en plus mondialisé et concurrentiel. La production horaire, le coût de l’heure de travail, les résultats des commerciaux concourent à situer l’entreprise au regard de sa concurrence. C’est hélas ce qui aujourd’hui en France met parfois le plus en relief les difficultés des entreprises française pour affronter la concurrence international.

 

La productivité.

L’entreprise doit savoir si elle est rentable et si elle est bien placée dans son secteur. Elle doit pouvoir se comparer à la concurrence par ce qui en est dit dans la presse ou les informations syndicales. Dans ce registre ce qui est comparable c’est sa production horaire, le prix de l’heure de travail, le chiffre d’affaires d’un commercial, etc.

Ces rapports ont intérêt à être fréquents, trimestriels, voire mensuels

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  • Le blog de Jean pelletier
  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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