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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 13:23

Mahony.jpegParmi les 115 cardinaux, derrière lesquels la porte de la chapelle Sixtine s’est fermée, figure un « paria » Roger Mahony suspecté d’avoir protégé outrageusement des prêtres pédophiles. Alors que Mgr Guido Marine venait de prononcer la formule prononçant le huit clos absolu et le secret le plus total :  « estra omnes », l’archevêque de Los Angeles va participer à l’élection du guide suprême : le Pape, successeur de Saint Pierre.

 

Ce cardinal, moderne jusqu’à tweeter régulièrement et jusqu’à la fin « Prayers needed » a poussé l’audace pendant des années à couvrir et protéger tous les prêtres condamnés pour pédophilie de son diocèse. Il a soulevé une tempête d’indignation dans toute l’Amérique, qui réclamait de la transparence et des sanctions exemplaires.

Rien n’y a fait, même pas une pétition qui a largement circulé pour demander à ce qu’il ne fasse pas partie du conclave.

Il faut savoir que récemment quatre affaires de pédophilie ont trouvé une issue avec un arrangement à l’amiable qui va couter  près de 10 milliards de dollars au diocèse de Los Angeles au profit de  quatre hommes (âgé de 24 à 54 ans) qui ont été abusés, enfants, par un des prêtres pédophiles : Michael Baker. Il est soupçonné d’avoir abusé de 23 jeunes garçons entre 1974 et 2000.

Le cardinal Mahony est impliqué directement dans ces affaires. L’enquête a démontré que le prélat avait entendu en confession le père Baker et qu’il n’aurait pris aucune mesure à son encontre. Plus surprenant alors qu’un certificat médical recommandait à ce qu’il ne soit plus en contact avec de jeunes garçons, il a été envoyé au Nouveau Mexique dans un centre accueillant des adolescents 

L’enquête a révélé 12 000 pages de dossiers démontrant que le cardinal Mahony avaient non seulement dissuadé plusieurs prêtres pédophiles de consulter un thérapeute, mais continué à les maintenir dans des paroisses.

Le  cardinal a fini par prendre sa retraite en 2011, mais en âge de participer au conclave il s’y est rendu sous un flot énorme de protestations.

Alors que les affaires de pédophilie font partie des réflexions menées, entre autre, par le conclave, on ne peut que s’étonner de cette extraordinaire laissé allé de la Curie.

Pas bon pour son image et sa crédibilité à vouloir réformer en profondeur l’église !

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 12:33

File:ArchbishopO%27MalleyProcessionVoilà un cardinal qui a le vent en poupe, jeune, réputé pour sa simplicité, il est Capucin. Cet ordre a été créé par Saint François d’Assise, ce sont des frères mendiants, pauvres et austères. Ils portent une barbe et un habit à capuchon. Sean O’Malley vient de  rejoindre la courte liste des « papabili » avec sa courte barbe et sa robe de bure, il fait impression.

 

Sean Patrick O’Malley, dont le patronyme sent bon l’Irlande, est né le 29 juin 1944 à Lakewood dans l’Ohio. Il est archevêque de Boston (USA) depuis 2003.

Il a pour lui d’avoir combattu le problème de la pédophilie dans son diocèse avec énergie, ce qui est loin d’être le cas de la plupart de ses homologues. C’est en 2011 qu’il prend l’initiative de publier la liste des membres du clergé de son diocèse, reconnus coupables par la justice d’avoir commis des abus sexuels.

Les dédommagements des victimes ont pesé sur les finances de son diocèse, qu’il a su malgré tout rééquilibrer.

Un bon point pour la morale et un autre bon point pour les finances.

Hostile à l’avortement et aux mariages homosexuels, il intervient néanmoins pour apaiser la violence des débats.  Il refuse le ton vindicatif de certains autres évêques et se montre plus prudent, en particulier vis à vis de ceux qui prônent de refuser la communion aux parlementaires favorables à l’avortement.

Il poussera l’audace jusqu’à présider les funérailles du sénateur Ted Kennedy, contre l’avis de la majorité du clergé américain.

A-t-il une chance dans ce conclave ci? Les USA compte 11 cardinaux sur 115, ce qui est une bonne base de départ pour organiser la confluence d’autres votes. Mais il doit compter aussi avec la candidature de son homologue américain de New York, Timothy Dolan.

Ses atouts ? Son extrême humilité, sa spiritualité et son talent d’évangélisateur, trois qualités essentielles pour devenir pape. O’Malley y excelle largement. Les spécialistes du Vatican le considèrent aussi comme le cardinal le « moins américain » du continent. Ce qui est un net avantage quant on connaît la réticence de la Curie à l’égard des américains, même si celle-ci a régressé ces dernières années et particulièrement ces derniers jours, où les cardinaux américains ont pesé dans le  débats préparatoires au conclave, aux dires de tous les observateurs présents à Rome.

Par contre, ce cardinal très populaire présente quelques inconvénients qui peuvent lui être fatals.

Eloigné de Rome, il ignore tout ou presque tout de la Curie, son caractère ouvert et familier font craindre un manque d’autorité.

Mais bon, ce n’est pas définitif, un Pape non européen, anglophone, cela vaut bien un allemand démissionnaire. Et puis sa sainteté en robe de bure, quel plus beau signal à tous les chrétiens du monde et quel retour aux sources de la foi.

 

 

 

 

 

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 09:24

Si les négociations de la journée n’aboutissaient pas, les retraites seraient revalorisées à hauteur de l’inflation au 1er avril. Ce qui serait une bonne nouvelle pour les retraitées, mais pas pour les caisses de l’Arcco et de l’Agirc  qui verraient leur déficit se creuser encore plus.

 

C’est la réunion de la dernière chance, jusqu’à maintenant les partenaires sociaux ne sont pas arrivés à se mettre d’accord sur les mesures nécessaires à prendre pour assurer la pérennité des régimes de retraites complémentaires. Le déficit atteint déjà 4,5 milliards d’euros en 2012 et les réserves s’épuisent, d’autant que si aucune mesures n’intervienne ce sont pas moins de 6 à 10 milliards de financement qui s’accumuleront à l’horizon de 2017.

Les positions des partenaires sociaux étaient relativement figées lors de la dernière séance de discussion. Alors que le Medef (Patronat)  demande une revalorisation moindre des retraites sur au moins trois ans, les syndicats eux n’acceptent qu’une période de deux années et en contrepartie  une cotisation supplémentaires répartie entre les entreprises (60 %) et les salariés (40%). 

Le patronat accepte cette hausse uniquement sur les taux, dit d’appel qui n’ouvrent aucun droits supplémentaires à la retraite, ce que rejettent fermement les délégations syndicales : CGT, FO, CFE-CGC et la CFTC qui eux exigent le taux contractuel qui ouvre des droits. Pour eux c’est un point non négociable, la CFDT fait cavalier seule en adoptant une position plus souple sur le sujet.

Ce sont 11 millions de retraités qui sont concernés par ces négociations. Le représentant de FO, Philippe Pihet a déclaré à l’ouverture de cette dernier séance de  rencontre entre les partenaires sociaux : « Je n’envisage pas que l’on ne puisse pas sortir de cette impasse. C’est vraiment le dernier carat, la dernière limite si l’on veut avoir un accord cette année. »

Si ces négociations relèvent de la seule responsabilité des partenaires sociaux, le gouvernement est attentif à cet échange, car il doit lui même prendre des initiatives cette fois ci sur la retraite du régime général dont il a la responsabilité.

Le Président de la république a donné le ton hier à Dijon : « des choix courageux devront être faits cette année ». La ministre des Affaires sociales et de la Santé a annoncé de son côté que « la question de la durée des cotisations devrait être examinée ».

Le chemin des réformes à prendre se révèle étroit, risqué pour le gouvernement et couteux, à coup sûr, pour les salariés et les retraités.

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 11:45

AyraultAlors que le gouvernement cherche des économies pour un montant de 5 à 6 milliards d'euros, il existe à la fois des niches fiscales à supprimer et des économies sur le budget de l'état à faire. La France est attendue par les instances européennes et internationales dans sa capacité à engager des réformes de structures et une politique de réduction de ses déficit, mais la France est tout aussi attendue par les français pour plus d’égalité et de justice, un égal développement des territoires et une transparence de l’administration et des politique.

 

Le programme est simple, on demande à François Hollande de dégager un cap, qu’il prenne appui sur ces principes en annonçant un calendrier sur 5 ans de mesures claires et simples à comprendre, aussi bien pour l’expert du FMI, le technocrate de Bruxelles que Mme Machu et M. Paul. En attendant, deux piste à explorer pour M. Cahuzac, ministre en charge du budget.

 

Ce dernier cherche 5 milliards d’économie sur le budget 2014, voilà la feuille de route. Les niches fiscales représentent à peu près 60 milliards d’euros.

Il faut un peu savoir ce que le gouvernement veut vraiment… A écouter les discours des uns et des autres : la crise est forte, l’héritage de Nicolas Sarkozy lourd, la dette énorme, les déficits sociaux sans fond…dans ce cas la solidarité nationale exige que c’est plutôt du côté des allègements d’impôts qu’il faut chercher l’effort, plutôt que de « taper » sur les classes moyennes. Et quoi, 10 % d’efforts sur les allégements d’impôts est-ce vraiment un effort insurmontable à l’heure de la rigueur en Europe ?

 

Par ailleurs, la transparence nous a permis de mieux connaître le principe de « la réserve parlementaire ». C’est une chose, dont on a parlé un peu sous le manteau. Les députés et les sénateurs disposaient d’une manne financière qu’ils pouvaient généreusement dispenser auprès de leurs électeurs, sans aucun contrôle.

Le montant est substantiel 150 millions d’euros pour les deux assemblées. Mais a-t-on élu nos parlementaires pour qu’ils distribuent des subventions ? Non ils ont été élus pour voter les lois. On voit bien ce qu’il y a de malsain à laisser de telles sommes entre les mains de parlementaires à la recherche par définition de leur réélection ?

 

150 millions d’euros sur 5 ans cela représente 750 millions d’euros… pour un gouvernement à la recherche d’une économie de 6 milliards d’euros ce n’est pas négligeable. Un premier pas à faire, sur le contrôle des dépenses des deux assemblées qui sont démesurées. L’indépendance du parlement ne justifie pas toujours  les régimes d’exception dont bénéficient le Sénat et l’Assemblée nationale.

 

Outre la réponse à un besoin de réduction du déficit du budget de l’état, ces deux mesures auraient un impact politique fort sur l’opinion publique, laquelle soumise à un populisme grandissant, aurait bien besoin de renouer des liens de confiance avec la politique.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 17:29

vieuxAlors que la journée s’achève, les partenaires sociaux réunis au siège du Medef,  sont sur le point de conclure un accord pour sauver les régimes Agirc et Arrco Des pas on t été fait de part et d’autres.

 

Le patronat vient de céder sur une partie de la proposition des syndicats d’augmenter les cotisations. Il y aurait une hausse du « taux d’appel », mais contrairement à la demande complète des syndicats, cette hausse n’entrerait pas dans le calcul des droits à la retraite. La négociation continue encore sur ce point les syndicats demandant au patronat de faire encore un pas.

 

Ceinture pour les retraités.

 

En échange les syndicats accepteraient  une sous indexation du point qui sert à calculer le montant des retraites, soit + 0,5 % pour les cadres et 0,8% pour les salariés du privé, à rapprocher d’une inflation attendue à +1,75%. L’accord entérinerait donc bien une baisse du pouvoir d’achat en 2013. Pour 2014 et 2015, la hausse serait inférieure d’un point à l’inflation, avec la réserve que cela ne puisse pas entrainer une diminution de la valeur du point.

 

Cet accord concerne 22 millions de salariés dépendant de l’Arrco et de l’Agirc. Ces pensions versées par ces deux caisses représentent en moyenne 30% et 57 % des retraites. L’enjeu est de taille pour les principaux concernés que sont les bénéficiaires de ces deux régimes de retraites complémentaires.

 

Le 1er round de la réforme des retraites s’achève.

 

A 16h30 la discussion s’orientait vers un mix de hausse des taux d’appel et des taux contractuels, donc de la prise en compte partielle d’une partie de cette augmentation pour le calcul du montant des retraites. C’est à ce prix là que la CFDT et FO sont susceptibles de signer ce soir l’accord.

 

L’âpreté de la négociation préfigure les discussions à venir avec le gouvernement pour la réforme  du régime général des retraites.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 16:53

Une dizaine de lieutenants de l’armée française publient une tribune sur Francetv-infos. Ils interpellent l’opinion publique sur le budget des armées.

 

A leurs concitoyens,


Marc Bloch, dans L’Etrange Défaite, a dénoncé les dysfonctionnements administratifs de l’armée et l’abandon moral des élites françaises des années 1930. Marc Bloch fut aussi un officier exemplaire pendant deux guerres mondiales, et un résistant de la première heure fusillé par les nazis. Nous nous réclamons de lui car il était un vrai soldat et un analyste lucide des travers qui avaient précipité la France dans la défaite.

Nous sommes de jeunes officiers de l’armée française, issus de différents recrutements et appartenant à différents corps. Nous nous sommes tous engagés pour défendre nos compatriotes, les intérêts et les valeurs de la France.

A l’heure où l’on demande à la Patrie des sacrifices financiers pour essayer de ralentir la faillite de l’Etat, à l’heure où l’armée française au Mali, pour la première fois depuis des décennies, défend à la fois les intérêts économiques de la France, les valeurs universelles de notre Patrie, et l’immense majorité de la population d’un Etat contre une minorité alliée à des islamistes étrangers, à l’heure où le monde entier réarme, à l’heure où nos ennemis, dissimulés ou agissant en pleine lumière, menacent la paix d’Etats légitimes, à l’heure où l’armée est professionnelle, performante, respectueuse des conventions internationales et des lois, à cette heure, aujourd’hui, l’armée française est menacée de déclin.

De l’extérieur, des forces étrangères, qui manipulent nos gouvernements, diffusent dans l’opinion française l’idée que l’armée n’est plus nécessaire, que ses effectifs peuvent être réduits, que ses moyens peuvent diminuer, que son matériel et son armement peuvent être désuets.

A l’intérieur, des hommes, des officiers supérieurs et de prétendus "hauts" fonctionnaires bloquent la nécessité d’une réforme juste, nécessaire, qui nuirait aux intérêts de généraux, de colonels et d’énarques, mais qui serait néanmoins salutaire et dont les seuls prémices suffiraient à lancer le signal d’un redressement.

Les faits que nous souhaitons porter à l’attention du peuple sont connus, publics, issus des travaux de la Cour des comptes, du Conseil supérieur à la fonction militaire ou de simples blogs de militaires ou d’anciens militaires. Nous souhaitons que ceux qui, sans bien connaître le fait militaire, ont néanmoins de l’estime pour leur armée, s’intéressent au sort qui lui est fait, et que ceux qui la connaissent apprennent que des lieutenants et des capitaines, n’ayant aucun intérêt financier à se manifester comme nous le faisons, veulent se faire entendre et veulent que le peuple français décide souverainement du comportement que doit adopter l’armée française.

Aujourd’hui dans cette armée, 5 500 généraux qui devraient être à la retraite sont artificiellement maintenus en activité dans un statut appelé la "2e section". Dans le même temps, des dizaines de milliers d’emplois de militaires du rang et de sous-officiers sont supprimés.

Aujourd’hui, trop d’officiers sont toujours recrutés, alors que, déjà, des centaines de colonels n’ont pas de commandement. Pour les occuper avant leur retraite (où ils partiront travailler dans le secteur privé, après que leur sera versée une juteuse prime de départ), ces officiers supérieurs sont remisés à des postes administratifs qui deviennent autant d’obstacles bureaucratiques à l’efficacité opérationnelle.

La troupe n’est pas exempte de reproches. Un système très complexe d’indemnités et de fausses contreparties dissimule mal des iniquités qui nuisent au moral des soldats. Le système de solde doit être réformé en profondeur, et simplifié.

Les acteurs privés de la Défense sont essentiellement français. Au lieu d’effacer les dernières traces de notre autonomie industrielle, il faut augmenter le budget de la Défense, et réarmer. Les emplois civils concernés se comptent par milliers. Les répercussions financières, par milliards. Contester cela, c’est contester que Total et Areva n’ont pas d’intérêt à exploiter des gisements de matières premières.

 

Ce réarmement doit prioritairement concerner l’équipement individuel des soldats. Il ne s’agit pas du programme Félin, qui les alourdit de dizaines de kilos, mais de gilets pare-balles, de chaussures, de robots, de drones, de munitions, de fusils d’assaut, de treillis de qualité. Ce choix stratégique doit être imposé par le Parlement aux groupes du complexe militaro-industriel. La France a besoin de capacité opérationnelle. Pour retrouver une réelle capacité de projection, l’armée a besoin de transporteurs blindés, d’un deuxième voire d’un troisième porte-avions, d’hélicoptères et d’un deuxième groupe aéronaval. Elle a besoin de blindés sur roues, de matériel chirurgical.


A court terme, bien sûr, tout cela est cher. Mais le prix de l’indépendance est bien inférieur au coût du déclin. 

Nous, jeunes officiers du mouvement Marc Bloch, inquiets des gaspillages et des coupes budgétaires commis au détriment de la capacité opérationnelle, n’avons pas la prétention de tout savoir ni de tout bouleverser, car c’est au peuple de le décider.

Cinq mesures peuvent lancer le signal d’un redressement qui pourra préserver la place de la France dans le monde, ses intérêts et ses valeurs universelles.

1. Augmentation significative du budget de la Défense. Financement d’équipements individuels tactiques efficients.

2. Suppression de la 2e section.


3. Création d’une commission parlementaire de révision des primes et indemnités des militaires.

4. Maintien de tous les postes de militaires du rang et de sous-officiers qui s’apprêtent à être supprimés. Maintien des régiments.

5. Diminution du nombre d’officiers.

Les jeunes officiers du mouvement Marc Bloch

 

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 14:18

retraites2Patronat et centrales syndicales se doivent de trouver un accord ce jeudi avant minuit. Les délais techniques et administratifs de la mise en œuvre de ces décisions prennent pas moins de trois semaines, la valeur du point qui sert de base au calcul des retraites est fixée au 1er avril ; et c’est à cette échéance que l’accord actuel prend fin. Les discussions ont commencé fin novembre, ce jeudi est la date ultime !

 

Les régimes Agirc et Arrco prennent l’eau de toute part et la réserve actuelle est en voie de disparition prématurée pour raison d’approfondissement de la crise. Celle-ci a fondu pour tomber à 56 milliards d’euros pour la première et moins de 10 milliards d’euros pour la seconde, soit moins d’un an de réserve de prestations. Leurs statuts ne leur permettant pas de faire un déficit, les partenaires sociaux sont condamnés à trouver un accord.

 

C’est ce partage, dans l’effort, entre retraités/ actifs et patronat qui peine à prendre forme. En 2010, la balance entre cotisants et retraités était de 22 millions de cotisants pour 14 millions de retraités. Le besoin de financement a été estimé par les experts du COR (Conseil d’Orientation des Retraites) entre 6 à 10 milliards d’euros hors fonctionnaires et artisans, commerçants etc…, sinon toutes caisses confondues le COR annonce pas moins de 21 milliards le besoin de financement à l’horizon 2020.

 

Pour l’heure l’accord n’est pas trouvé. Du côté patronal on s’accroche à la proposition de désindexer les retraites, c’est à dire de geler partiellement la valeur du point des 14 millions de retraités. Du côté syndicat la proposition est d’augmenter les cotisations aussi bien employeur que salariés. Un point de plus partagé en 0,6 pour les employeurs et 0,4 pour les salariés, pèse 5,6 milliards d’euros de recettes supplémentaires par an.

 

Pour le Medef il s’agira au 1er avril de revaloriser la valeur du point en dessous de l’inflation constatée sur la base d’une règle très simple : hausse des prix- 1 point. La règle serait appliquée pendant 5 années. Ce qui signifierait sur une période relativement longue, et dont rien ne dit qu’elle ne serait pas prolongée, que le pouvoir d’achat des retraités serait amputé. On pénaliserait volontairement les retraités sur la base d’études (contestables) qui établissent un pouvoir d’achat en évolution favorable aux retraités contrairement à celui des actifs.

 

Certains syndicats pourraient y être favorables en échange de l’acceptation par le Medef d’une augmentation des cotisations. Les syndicats exigeant que cette augmentation soit prise en compte pour des droits supplémentaires. Ce que refuse fermement ce dernier au nom de la défense de la compétitivité des entreprises françaises et de la situation internationale. C’est sur ce point mort là qu’aujourd’hui les partenaires tentent une ultime négociation.

 

De son côté la CFDT, encline à signer à un accord, même sans droits supplémentaires, pèse dans les négociations pour que les petites retraites, dont il reste à définir le champ, soit épargnées par ces mesures. Elle négocie la période d’application du gel partiel de la valeur du point pour qu’elle soit la plus courte possible.

 

La CGT et FO s’oppose fermement à tout possibilité de gel et d’augmentation des cotisations sans ouverture de nouveaux droits. Et ce d’autant plus que le Medef en a rajouté une louche en proposant de réduire le taux des retraites complémentaires versées aux conjoints de retraités décédés ; elle souhaite le rendre proportionnel à la durée du mariage.

 

En tout état de cause il faut s’attendre, ce soir, à des mesures à courts termes, d’autant plus que les syndicats n’ont pas envie de jouer le poisson pilote pour les discussions à venir sur le régime de retraite de la Sécurité Sociale que va engager rapidement le gouvernement. Le feuilleton est loin d’être terminé et ses rebondissements non plus.

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 12:48

6166167273_3ffa5e2b3f.jpgChaque parlementaire dispose d’une somme qui lui est allouée annuellement, dont il dispose librement pour distribuer des subventions. Tous les parlementaires n’ont pas la même somme. Mais le secret le plus absolu entoure cette fameuse « réserve parlementaire ». On en parle à mots couverts, mais rares sont ceux qui l’ont vue…

 

Voici ce que l’on en sait à travers le budget des deux assemblées. L’Assemblée nationale dispose de 90 millions d’euros et le Sénat de 60 millions d’euros. L’ensemble recouvre donc la coquette somme de 150 millions d’euros laissés à la discrétion des parlementaires. Elle

est répartie à 90 % entre les groupes au prorata du nombre de leurs membres.

C’est à une députée socialiste que l’on doit d’en savoir, juste un petit peu plus, sur cette cagnotte. Barbara Romagnan a prise l’heureuse initiative de publier sur son blog l’usage qu’elle fait de cette somme. Sur les 130 000 euros (il y a de quoi faire des heureux) elle a financé douze collectivités locales et cinq associations. Pour le détail se reporter à son blog :

http://www.barbararomagnan.eu/reserve-parlementaire-2013-les-collectivites-et-associations-beneficiaires-2796

 

Sur quels critères a-t-elle procédé, sachant qu’elle dispose librement de cette somme ? Voici sa réponse : ... «Afin de donner une certaine cohérence à l’utilisation que je fais des crédits, j’ai examiné les demandes qui m’ont été formulées et choisi les associations et projets à soutenir en respectant les quatre priorités définies durant la campagne électorale : enfance, éducation-formation, santé et développement durable».

 

Barbara Romagnan est députée du Doubs, elle appartient au courant « Un monde d’avance » que dirige Benoît Hamon. Elle a donc brisée le tabou, celui qui voulait que cet usage soit laissé au bon vouloir du parlementaire et qu’aucune publicité ne soit faite. Le Président de l’Assemblée, Claude Bartolone a pris la décision d’aller vers plus de transparence. Cette somme inscrite au profit des parlementaires ne saurait aller à plus de cinq associations par parlementaires. Enfin l’engagement est pris de rendre public à la fin de l’année la liste de toutes les subventions allouées.

Le journal Libération a lancé un appel aux parlementaires pour qu’ils lui fournissent l’information. A ce jour une cinquantaine l’ont fait en détaillant l’usage de leur réserve parlementaire.  Les coordonnées de ceux-ci sont sur la carte mise à jour :

http://www.liberation.fr/politiques/2013/02/22/reserve-parlementaire-la-carte-de-la-transparence_883531

 

Sur un total (Assemblée + sénat) nous sommes à 900 parlementaires, il reste encore du chemin à parcourir. Il est légitime que les électeurs revendiquent ce droit à l’accès et incite le député de leur circonscription à faire preuve de transparence.

Dans le même mouvement, une autre parlementaire Isabelle Attard, élue verte du calvados a décidé de travailler sur les conditions d’attribution. Elle va mettre en place une commission indépendante chargée d’étudier les demandes. Pour la composition de cette commission, elle propose un tirage au sort de 9 personnes sur ceux qui se seront manifesté auprès d’elle pour en faire partie. «Il est grand temps de mettre fin au clientélisme et à l’opacité de l’attribution de la réserve parlementaire» a-t-elle déclaré.

 

Un pas en avant a été fait pour sortir de cette pratique moyenâgeuse et clientéliste, on ne peut que s’en féliciter. Il faudra étudier à la fin de l’année l’usage qui aura été fait de ces fonds publics et cela rentrera dans l’appréciation que chaque électeur peut faire du député de sa circonscription.

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 18:10

pimenst-rouge1.jpgIngrédients :

 

-       6 poivrons rouges

-       6 poivrons verts

-       1 cuillère à soupe de gros el

-       2 verres à vin de vinaigre de cidre

-       125ml d’eau

-       1 citron non traité entier

-       750g de sucre.

 

Ustensiles :

 

-       Un saladier

-       Un hachoir

-       Un égouttoir

-       Une casserole

-       Une douzaine de pots à confiture

-       Un bloc de paraffine ou un ensemble de papiers à confiture

 

Préparation :

 

Laver vos 12 poivrons à grandes eaux, abondamment, bien les essuyer avec du papier absorbant. Vous les hachez finement, dans un saladier vous y ajouter le gros sel, et faite reposer le tout une nuit.

 

Le lendemain, vous égouttez la préparation et ajoutez le vinaigre, le citron coupé en morceaux, l’eau, le tout dans une casserole. Vous cuisez 30mn à feux doux.

 

Vous retirez les morceaux de citron et complétez avec le sucre, vous reprenez la cuisson à feux doux pendant 1 heure, de temps en temps remuez avec une cuillère en bois. Pour que al confiture prenne, il faut que le bouillonnement soit marqué et que la préparation s’épaississe.

 

Voilà c’est fait, il ne vous reste plus qu’à verser votre confiture de piments dans les bocaux à confiture que vous aurez ébouillantez au préalable, afin de les stériliser.

 

Vous pouvez les fermer avec de la paraffine ou du papier spécial confiture, prévoyez de faire la fermeture à 1 cm du remplissage...

 

Quelques conseils d’utilisation :

 

Cette recette  est excellente en accompagnement des fromages, surtout les fromages de chèvres frais, le fromage basque est rationnellement présenté avec de la confiture de piments. La couleur rouge très prononcée se prête à toute décoration de buffet ou de table de fête. Elle peut tout aussi bien accommoder la préparation d’un burger, elle se complète bien ave  des grains de raisins. Pour les audacieux on peut aussi tenter l’accompagnement de foie gras.

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 13:10

Futur.jpgEt si la France innovait ? Et si les entreprises française, misant sur la Recherche et le développement (R&D) prenait pied dans les économies du futur en inventant de nouveaux objets ? Face à une France qui se défait, il y a peut être aussi une autre France qui se construit et prépare l’avenir.

 

En 2012 ce sont 266 usines qui ont fermées leurs portes, soit + 42% en un an. Elles font l’actualité, car elles sont à chaque fois porteuses de facteurs humains. Les emplois supprimés entrainent en cascades la suppression d’autres emplois etc… le stress et la peur envahissent nécessairement les esprits. Pourtant est-ce la fin ? Non, il faut donner la parole à tous ceux qui inventent les usines de demain. Les nouvelles technologies sont un terrain de jeu et d’innovation pour les entrepreneurs français aussi ! A l’ère du numérique et d’internet, les entrepreneurs français travaillent à conquérir de nouveaux marchés. Les objets intelligents sont leur ligne d’horizon.

 

C’est au Consumer Electronic Show (CES) 2013 qu’il faut aller voir… Cette grande messe mondiale de l’électronique grand public a honoré trois années de suite La société française Withings pour sa balance connectée et la société Netatmo pour sa station météo connectée à un Iphone. Ces sociétés exportent outre atlantique. Dans les magasins Apple sur les douze objets connectés les plus vendus, cinq sont français : le tensiomètre de Withings (3e), le Drone de Parrot (5e), le tensiomètre de Magnien (7e position), la balance de Withings (9e) et l’outil de surveillance vidéo des nourrissons du même Withings (12e).

 

Futur1.jpgD’un coté, les sociétés Thomson et Alcatel sont en pleine déroute, de l’autre côté émergent de nouvelles sociétés connectées à l’air du temps. L’industrie textile française en déroute elle aussi voit apparaitre de nouvelles perspectives. Smart Sensing redonne au tissu de la valeur ajoutée avec les fibres connectées. Elle le fait en partenariat avec Eolane pour les microprocesseurs, Payen pour le textile, Lafuma et Cyclelab pour la distribution. 1er mondiale, les joueurs de rugby du stade toulousain seront les cobayes très prochainement équipés de maillots qui livreront en temps réel le niveau d’hydratation, le positionnement sur le terrain, l’accélération des joueurs.

 

Ces entreprises innovent et jouent l’exportation en même temps. Le secteur de l’e-santé est tout aussi actif, avec Medical Box c’est un pacemaker prothèse cardiaque commandée de l’extérieur. Le secteur du photovoltaïque n’est pas à la traine, c’est dans les usines de Combrée dans les Pays-de-Loire que se fabriquent des modèles à haut rendement. Il existe une tablette numérique française (dédiés à la cuisine ) Oooq, sa fabrication a été rapatriée de Chine en France chez Eolane même.

 

La numérisation des données est un champ particulier d’investigation. La société Essilor, pour la fabrication de ses verres progressifs a mis au point des calculateurs gérant 1 200 paramètres. L’impression en 3D n’est pas en reste, la société Sculpteo, basée à Arreau dans les Hautes Pyrénées offre aux possesseurs de Smartphone la possibilité de créer et commander leur coque (prix de l’innovation du CES 2013)

 

Bien d’autres sont déjà en piste pour contribuer à la création du monde de demain. Les objets y sont intelligents et connectés et offrent des services nouveaux. L’électroménager n’est pas en reste, en laboratoire, la société Seb ne laisse pas le champ libre à LG, Samsung  ou Siemens, elle prépare avec « Open food System » la cuisine de demain.

 

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Published by Jean Pelletier - dans économie
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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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