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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 10:55

bigo.veronique4.jpgVéronique Bigo est une des artistes les plus inspirées de sa génération qui en a vu passer de toutes les couleurs. A 66 ans elle s’est construit une belle carrière, une œuvre narrative puissante qui nous raconte l’histoire du temps et des objets qui y passent. Le temps, les objets, deux signes distinctifs de notre société contemporaine. Artiste engagée, elle prend le parti pris de « dire » à travers la modernité ce que le futur porte en lui. A ce titre, elle s’inscrit pleinement dans la deuxième génération de la nouvelle figuration.

Artiste peintre, elle est née en 1946 à Lille. Son engagement vis-à-vis de l’art prend forme très tôt. Elle fait ses études à l’Ecole des Beaux Arts de Lille. Diplômée, elle emporte en 1970 une Bourse qui lui permet de s’installer à Rome. Elle y vivra 16 ans, jusqu’en 1986 où elle s’installera à Paris.

C’est lors de ce long séjour à Rome qu’elle formalisera les bases de sa peinture, qui tout en progressant, seront les constantes de son œuvre. Une toile de lin brut sera le lieu de son inspiration atypique. L‘essentiel est noir, avec des moments de rose, vert ou jaune…l’inspiration puise à la fois sur la ligne des objets et sur leur rapport au temps. L’expression est nettement figurative, tout en liant la figure à son rapport à l’espace, et sa vie… vieillir est « le tempo » majeur de cette artiste.

Aujourd’hui l’artiste s’est installée à Marseille où elle vit et travaille.

 

Bigo.veronique2.jpgElle poursuit l’œuvre engagée, à la fois autour de la thématique des objets auxquels elle donne une autre vie, c’est un gobelet sur grande toile, soumis au jeu cruel de la lumière et des ombres, un sac à main qui vire au passé agrémenté de vert, de rose et de bleu, passé au radar de contrôle d’un aéroport… une vie, un mouvement. Mais Véronique Bigo reste présente sur le front de l’architecture. Elle participe à divers projets d’aménagement urbains : bureaux, usines, aéroports et même appartements. Elle conçoit et réalise du mobilier et des objets.

Véronique Bigo est passée à l’enseignement, après des passages aux écoles d’architecture de Saint Etienne et de Toulouse, elle enseigne aujourd’hui à l’Ecole d’Architecture de Paris La Villette en Arts plastiques et visuels.  

Sa carrière démarre en 1974 avec sa participation au 25ième salon de la jeune Peinture. Elle se poursuit avec de nombreuses expositions personnelles et collectives. En 1986, à l’Institut français de Florence et de Rome. En 1997 au MAMAC, musée d’art contemporain de Nice et en 1998 au center Culturel de la ville d’Athènes avec Parcours, « 20 lieux – 20 métaphores (hier et aujourd’hui) ». En 2011 avec sa rétrospective à la Villa Tamaris Center d’art (La Seyne/mer) …

 

bigo.veronique3.jpgElle joint son aventure personnel à d’autres : ce sera en 1977 « Mythologies quotidiennes 2 » au musée d’Art Moderne de Paris, en 1982 « Mes Pierres mystérieuses », Musée des Beaux Arts de Lille, en 1985 « Tracé de Mémoire » FRAC de Champagne Ardennes, en 1994/1995 « La femme, 40 ans de séduction », exposition itinérante et en 2010 c’est sa  participation à l’Exposition Universelle de Shanghai, au pavillon de la France.

Ses œuvres seront achetées par de nombreuses institutions et musées : le Centre national Georges Pompidou (1982), le Musée de la Poste (1990), l’Assemblée nationale (1991), la Ville d’Aix en Provence (1993), mais aussi la Banque Paribas, Schlumberger, le groupe Bonduelle, la Banque Crédit Agricole, le Carlton…

Par son intense activité artistique et un imaginaire en perpétuel mouvement qu’elle a su insuffler à son travail, elle rejoint les plus grands : Gérard Fromanger, Valerio, Adami, Henri Cueco, Erro…

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 16:33

nucleaire1.jpgDans ma jeunesse j’avais fondé le MAERLE : Mouvement Autogestionnaire Ecologique de la Région  Lorraine à Nancy (54).Nous avions simulé en 1972 un accident nucléaire à la centrale de Cattenom (en projet) pour mettre en garde les habitants de cette région contre la dangerosité du nucléaire. En un accident, un seul, le retard de morts en comparaison avec la mine serait plus que rattrapé.

Les accidents sont possible, le passé nous l’a prouvé, voici dans une longue liste accessible sur Wikipedia les principaux :

·         28 mars 1979, centrale nucléaire de Three Mile Island, Pennsylvanie.

·         26 avril 1986, catastrophe de Tchernobyl, en Ukraine. Accident de niveau 7 selon l'échelle INES.

·         11 mars 2011, Accident nucléaire de Fukushima, Japon. Un accident nucléaire d'abord reconnu de niveau 6, puis le 12 avril, porté au niveau 7 sur l'échelle INES.

Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima, chacun à leur manière dans des circonstances diverses ont apporté la preuve que l’industrie du nucléaire n’était pas à l’abri d’accidents avec des conséquences dramatiques. Nous sommes loin de mes jeux prémonitoires de jeune homme.

Ce mardi 26 mars, l’Institut de radio protection et de sûreté nucellaire (IRSN) a publié un rapport qui fait froid dans le dos, décrivant par le menu détail le scénario catastrophe d’un accident nucléaire majeur en France. Ce rapport date de 2007… six années pour le rendre public, le gage de transparence a l’allure d’un escargot. Le communiqué qui l’accompagne est un peu alambiqué comme tout ce qui concerne la communication officiel autour du nucléaire en France. En 1986 le professeur Pellerin assurait au journal de 20 heures que le nuage radioactif de Tchernobyl s’était arrêté pile poil à nos frontières. On nous prend pour des idiots et cela continue…

Là, on nous dit que les données de 2007 ne sont pas confirmées par les travaux récents de l’IRSN, elles sont qualifiées « d’extrêmes ». Pas confirmées, mais pas infirmées non plus. Bon que dit le rapport ? Si un accident grave survenait en France, de l’importance de celui de Fukushima, c’est à dire « non contrôlé », c’est le mot employé, le coût en serait de 760 milliards d’euros (Budget annuel de la France 292,9 milliards d’euros). Quelques lignes plus loin le rapport estime que si les paramètres d’accompagnement étaient très défavorables, en particulier la météo, le coût pourrait monter jusqu’à 5 000 milliards d’euros ; puisqu’avec des vents défavorables le gouvernement serait amené à dédommager les pays frontaliers. La ruine définitive du pays !

Sans retenir ces chiffres extrêmes (mais qui proviennent de scientifiques aguerris, et non pas des adeptes des thèses complotistes), le chiffre a été actualisé à 120 milliards d’euros par Patrick Momal qui a étudié le sujet, toujours dans le cadre de l’IRSN. Ce qui représente tout de même encore trois à six années de croissance en France… L’impact serait bien plus important que ne l’a été celui d »AZF à Toulouse ou la marée noire de l’Erika (ordre de grandeur 2 milliard d’euros).

Mais l’IRSN avait aussi publié une étude en février 2013 qui actualisait le montant à 430 milliards d’euros, soit 20 % du PNB de la France. Et comme pour se rassurer, on croit rêver, le Directeur général adjoint de l’IRSN déclare : "On arrive nettement en dessous d'un ordre de grandeur de 5 800 milliards d'euros", soit une fourchette d’évaluation qui ne saurait « dépasser les 1 000 milliards d’euros ». OUF ! on est soulagé, merci Monsieur le Directeur général adjoint…

Les conséquences directes seraient dévastatrices : plus de 10 000 à 100 000 réfugiés au minimum, l’arrêt de toutes les centrales entrainerait un surcout considérable pour y substituer d’autres approvisionnements, la filière nucléaire française (exportatrice) serait discréditée, la France qui est un empire agricole se verrait de la même manière dégradée, et la France 1er destination touristique au monde y perdrait beaucoup.

Sans compter, bien sûr, les morts, les blessés, les condamnés à mort, les déportés et tout un pan du territoire national (et peut être européen) gelé pour des générations entières. Cela mérite réflexion, l’argument de lé sécurisation de la filière française ne tient pas, en un seul incident majeur nous perdrions tout ! Cela mérite tout  e même un débat national. La France est le pays engagé le plus loin dans le nucléaire, visionnaire ou porteur de l’apocalypse ?

 

 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 13:39

Melenchon.jpgUne fois de plus J.L. Mélenchon s’est laissé emporter par ses excès verbaux, sa sortie contre le Ministre de l’économie Pierre Moscovici est difficilement acceptable. Comme le sont tout autant les pseudos analyses d’antisémitisme relevés à son encontre. Rien de tel dans son propos, tout excessif qu’il puisse être.

On entend ici et là quelques rares critiques pointer leur nez du côté du parti et du Front de gauche. Mélenchon ne ruinerait-il pas toute son argumentation par ses excès verbaux ? Il était temps ! Aux dernières présidentielles J.L. Mélenchon aurait du faire un meilleur score, d’ailleurs de nombreux sondages lui donnaient bien plus qu’il n’a obtenu.

Je fais partie de ces électeurs qu’il a très vite perdu… son histoire politique, sa qualité indéniable de tribun, les foules qu’il a su rassembler pendant la campagne (nombreux étaient les socialistes qui y assistaient), ses qualités intellectuelles, son talent à débattre à la télévision, tout cela aurait du lui permettre de créer à la gauche du PS un courant qui aurait pesé politiquement.

Sauf qu’en ayant un peu le sens des responsabilités et l’intérêt du peuple à cœur, il n’était pas possible de soutenir une action politique qui « sabrait » sur le PS et ne laissait la place à aucune possibilité d’accord politique. Je connais bien Martine Billard et j’ai beaucoup d’estime pour elle, j’aurai pu la suivre le moment venu. Je ne l’ai pas fait, car la violence et les excès verbaux, le vocabulaire, les attaques personnelles, les ricanements…m’ont éloigné et « maintenu » dans un soutien exclusif du PS, faute de mieux.

J’ai essuyé et j’essuie encore de la part des militants du front de gauche des insultes, des menaces parfois à mon encontre. Ils renforcent et confortent l’activité frénétique de J.L. Mélenchon. L’intransigeance, la haine (je me souviens du titre d’un article sur Agoravox d’une partisane de JLM), la violence tout cela ne fait pas bon ménage avec le débat démocratique que nous devrions avoir à gauche.

Je suis inquiet, je l’étais déjà pendant la campagne électorale. La Gauche cela a tout de même du sens… et choisir de « cracher » à tout va sur le PS et plus que dangereux… On le voit bien au niveau des municipalités ce sont les larges alliances de gauche qui permettent de gouverner et de s’opposer efficacement à la droite et à l’extrême droite.

Je comprends la nécessité d’organiser une aile à la gauche du PS, mais c’est pour peser sur celui-ci, pas pour faire un boulevard à l’extrême droite. Si Mélenchon remportait une primaire à gauche je ferai campagne pour lui, sans hésitation, car il faut que les composantes du « peuple de gauche » soient raisonnables et surtout concrètes et pragmatiques dans leurs choix. Enfin outre l’union dans les batailles électorales, il ne faut pas oublier la nécessité des luttes sociales, même avec la gauche au pouvoir… nous sommes bien faibles dans ce registre (Cf la division syndicale).. ; on voit seulement la droite et l’extrême droite s’engouffrer dans la rue (Cf dimanche la grande manifestation d’opposition au mariage pour tous..).

J’entends bien ici et là, et dans la bouche de Mélenchon lui-même la nécessité du « cri » face à l’injustice et la droite extrême… moi-même je suis constamment révolté. Mais parce que sans doute ai-je des racines familiales ouvrières, je pense sans cesse, à la nécessité de les préserver et d’œuvrer pour eux prioritairement.

Il y a péril dans la demeure… comment faire pour que PS/Verts/PCF/Parti de gauche et quelques autres clubs et micro partis resserrent les rangs pour faire front à la machine de guerre fasciste qui marche à grands pas vers nous ? Il ne faudrait pas que les uns et les autres se réveillent lorsqu’il sera trop tard.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 16:56

imagesCAICKX0V.jpgA la surprise générale la candidate du front national Florence Italiani a failli, de peu, emporter cette circonscription dans un deuxième tour où elle restait seule face au candidat de l’UMP Jean-François Mancel. Ce dernier n’a fait que 51,41 % des voix, avec uniquement 800 voix d’avance.

Déjà, au premier tour, l’avertissement avait été de taille, la candidate du parti socialiste n’avait pas pu se qualifier pour le deuxième tour, n’ayant pas pu atteindre les 12,5 % des électeurs inscrits pour se maintenir au second tour, belle claque à Sylvie Houssin qui au mois de juin dernier avait raté la circonscription de quelques dizaines de voix (63 pour être exact).

Cette fois c’est au tour de l’UMP d’essuyer le même blâme de la part d’électeurs exaspéré par les affaires, et les « jeux » des deux partis de gouvernement. Avec le soutien du bout des lèvres de la direction nationale du parti socialiste qui avait appelé « à faire barrage à l’extrême droite », le candidat UMP fait du sur place.

 La participation est certes faible, vu le peu d’enjeux direct de cette élection : 32,8 % de taux de participation au 1 er tour on passe à 35,3 % au second tour, ce qui indique un surplus de mobilisation qui s’est faite en faveur du FN, il est même probable qu’une parti des voix qui s’étaient portées au 1er tour sur la candidate socialiste sont allées au Front National au deuxième tour, et c’est un événement.

M. Mancel est un cas un peu particulier, élu déjà 1978, il traine avec lui un certains nombres de casseroles qui ne le rendent pas en odeur de sainteté dans la circonscription. Ce n’était pas le meilleur candidat possible pour l’UMP.

Un événement, cependant,  que devra méditer le gouvernement, le parti socialiste et la direction nationale de l’UMP : ils sont de plus en plus victime d’un phénomène de rejet de la part de l’opinion publique. Jusqu’où cette montée du FN ira-t-elle, les prochaines élections municipes et européennes de l’année prochaine en 2014 seront un teste majeur.

Ce sont donc 800 voix qui ont fait que l’information n’a pas était à la une des journaux. Pour autant l’exploit est bel et bien là, la démonstration de la capacité du FN à gagner aux législatives avec le mode de scrutin majoritaire qui est le nôtre, est faite. A méditer de toute urgence dans les états majors…

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 16:14

 

Le 33ième salon du livre fermera ses portes ce soir, lundi 25 mars, après 3 livres1.jpgjournées bien remplies par les éditeurs, les lecteurs et les libraires, bref toute la filière du livre. Au centre des débats, plus que jamais : le livre numérique et toutes les interrogations qu’il suscite.

 

La question du livre numérique renvoie à son support : la liseuse qui se différencie de la tablette numérique par son procédé technique adapté à la lecture : l’encre électronique. La liseuse est rentrée en pleine confrontation avec la tablette numérique, qui elle fait usage d’un écran rétro-éclairé, lequel même réglé à son plus bas niveau n’est pas adapté à la lecture prolongé d’un livre. Pourtant la réponse du marché est assez claire, alors que les ventes des tablettes numériques s’envolent, celles des liseuses aussi bien sur le marché américain que français sont en légère baisse.

En 2012, le marché français représente 3,6 millions de tablettes vendues pour seulement 300 000 liseuses (Institut GFK).

La bataille fait donc rage dans l’univers impitoyable du livre numérique (e-book). Après un succès incontesté de la Kindle d’Amazon, lancée en 2007 (il y a à peine 6 ans), les ventes de tablettes numériques sont en train de l’emporter sur les liseuses aux USA, mais aussi en Europe. 2012, fait date : Amazon a bradé ses Kindle pour accélérer ses efforts et les vente de son Kindle Fire, la réponse à l’Ipad d’Apple. Toutes les études menées à ce jour montrent que le consommateur préfère le regroupement d’un maximum de fonctions sur sa tablette, et il a une tendance naturelle à y inclure la lecture de livres numériques. Cette tendance est à suivre, mais pour ma part, elle ne signe pas la fin des liseuses… qui peuvent encore faire valoir leurs spécificités dans les années à venir.

J’ai longtemps hésité à l’achat d’une liseuse, étant déjà suréquipé en Smartphones, tablettes numériques et portables, j’ai sauté le pas. C’est vers Sony que je me suis tourné avec sa liseuse PRS-T2. Je ne le regrette pas, « le tout en un », si attendu, devient vite un peu lourd à gérer et prouve ses limites. Avec ma liseuse, j’ai à la fois trouvé un confort de lecture inégalé (grâce à l’encre électronique) et toutes les fonctions que l’on peut attendre et celle que l’on n’a pas vu venir.

Avec le stylet on peut prendre des notes (écritures ou frappe au clavier), marquer les pages, surligner les passages, écrire à la volée sur la page, accéder sur un mot au dictionnaire et à sa traduction dans plusieurs langues ou encore sa définition sur Wikipédia. Car bien sûr, sous réserve d’une connexion WIFI, la liseuse donne accès au web… pour commander ses e-books en priorité, mais l’accès aussi à son blog et toutes les recherches possibles par le Web.

La lisseuse stocke sur sa mémoire environ 2 000 livres que l’on peut classer, bien sûr, comme n’importe quelle bibliothèque physique. Il s’ajoute la possibilité d’y adjoindre une mémoire complémentaire.

Outre les livres et revues diverses, la liseuse peut accéder au document de votre ordinateur par plusieurs accès en PDF ou avec Evernote

Par ailleurs le lien avec Facebook (ou son propre blog) permet de faire partager à tout instant ses découvertes et ses émerveillements de lecture. Le lien avec les réseaux sociaux est inclus dans la liseuse.

Les prix des liseuses sont nettement inférieurs à ceux des tablettes numériques, difficile de donner des chiffres, alors que les offres avantageuses font rages. On trouve une bonne lisseuse à partir de 70 à 100 euros. On est très loin du prix de l’Ipad !

Reste le prix des livres numériques.

J’ai déjà pu télécharger gratuitement une bonne partie de la littérature antérieure à celle du XXème siècle. Premier étonnement, car, jadis (c.a.d. avant l’avènement du numérique) pour cette littérature, même libre de droit, il fallait payer les livres. Aujourd’hui ce « continent » de la littérature mondiale est accessible gratuitement, c’est un premier effet notable et positif du numérique.

Aux USA 23% des américains lisent des livres numériques en 2012, ils étaient 16 % en 2011. C’est donc bien un mouvement qui monte. Il y a beaucoup d’idées toute faites qui circulent dans l’opinion sur le numérique, l’e-book n’y échappe pas. Il faut juste le temps d’adaptation au grand public, que l’information circule, que la valeur d’exemplarité se diffuse parmi les lecteurs.

Si la gratuité d’une bonne partie de la littérature sera un facteur d’accroissement, le prix du livre contemporain pose un réel problème. Alors qu’internet permet (un peu comme dans la musique) à de nombreux auteurs de se signaler au public en dehors des circuits traditionnels de l’édition, avec des ventes de livres numériques à très bas prix entre 0,99 et 5 euros, les éditeurs, eux, essayent de garder la main et proposent leurs ouvrages à des prix trop élevés de 19 à 30 voir 35 euros. Avec juste une décote de prix de 20 à 30 % ce n’est pas raisonnable et surtout tenable dans le temps.

Pour l’heure, le marché de l’e-book est encore faible : 15% aux USA, 8% au Royaume Uni et 2% en France. Nicolas Gary, cofondateur du site d’information spécialisé Actualitte précise en rapportant le chiffre de 0.6% du CA total de l’édition.

Pourtant c’est entre 2011 et 2012 que la bascule a été observée, le volume de lecture numérique a augmenté de 11 %, au même moment les ventes papier ont baissée de 3,76% (Etudes de l’OJD et Audipresse).

Si la France « résiste » mieux au numérique qu’aux USA, cela tient à la structure de notre réseau de librairies indépendantes, très important en France. Aux USA l’achat numérique est souvent rendu nécessaire par l’immensité des territoires et le phénomène omniprésent des bestsellers qui siphonnent la presque totalité du marché.

Le catalogue des livres numériques est moins important en France qu’aux USA. Mais le prix élevé reste le frein principal au livre numérique et à l’achat de liseuses. Le public ne comprend pas (et il a bien raison) cette décote plus proche de 20 que de 30 %, alors que le livre est dématérialisé et ne supporte plus aucun coût de distribution et de lieux de vente.

Aujourd’hui, le marché c’est 100 000 œuvres littéraires disponibles en numérique en France, 15 % c’est la proportion de lecteurs ayant eu accès au moins à un livre numérique dans l’année (baromètre SOFIA-SGDL) et 2 millions de fichiers ont été téléchargés en 2012 (Institut GFK).

Les éditeurs sont encore frileux, ils ont peur de la copie, du piratage, de l’absence et du retard de la législation en ce domaine. 2013 semble être le signal du mouvement, le prestigieux trio Gallimard/Eyrolles et Fleurus vont proposer à la vente de coupler l’achat physique et numérique pour seulement un ou deux euros de plus. C’est insuffisant, mais c’est le signal que le mouvement en profondeur a commencé.

L’effort entrepris est important, ainsi l’opération ReLIRE (pilotée par le Cercle de la Librairie, le Syndicat national de l4edition) représente la numérisation de 500 000 livres, dits « indisponibles », à termes, avec un 1er objectif de 60 000 titres en littérature et sciences humaines. Pendant 6 mois, en l’absence de toute manifestation d’ayants droits, les œuvres seront numérisées par la BNF.

D’autres ont compris que le livre numérique c’était aussi le multimédia, on voit apparaitre des ouvrages de fictions, lu avec une musique d’accompagnement, ou encore des développements multimédia sur la lecture même du texte, comme des vidéos d’archives dans des ouvrages historiques… le livre « augmenté » n’est plus pour demain il est déjà d’aujourd’hui.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 12:13

France.jpgI

l semble nécessaire de faire un petit rappel à la loi, pour tous ceux, à droite, qui sont en train de s’assoir dessus, et tous les autres qui n’ont peut être pas les éléments référents à la mémoire. La mise en examen de Nicolas Sarkozy a ouvert, à droite un feu d’artifices, aux relents d’extrême droite.

Parlons de ce principe, inscrit à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme du 26 août 1789 : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution ». 

 

Il semble que l’UMP tout entière est frappée d’amnésie, elle a oublié le principe majeur de toute démocratie : la séparation des pouvoirs. Celle-ci est le principe essentiel qui définit la démocratie en répartissant les fonctions de l’Etat : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judicaire. Leur séparation est essentielle et elle garantie les libertés fondamentales des individus. Le pouvoir judicaire est donc indépendant, n’en déplaise à messieurs Copé, Fillon et consœurs…

L’histoire des sociétés contemporaine nous a       appris que la séparation des pouvoirs est la composante centrale de toutes les démocraties représentatives. Ce sont les anglais avec John Locke (voir ses deux Traités sur le Gouvernement civil de 1690) qui ont définit et mis en pratique ce principe de partager le pouvoir politique entre le roi et le parlement, alors qu’antérieurement seul le Roi monopolisait la totalité du pouvoir.

Puis Montesquieu, dans son célèbre et universel ouvrage L’esprit des lois, a développé ce concept, ce marqueur essentiel à la constitution d’une démocratie. Rousseau de son côté exprimait le principe suivant dans le Contrat Social : "Il n'est pas bon que celui qui fait les lois les exécute, ni que le corps du peuple détourne son attention des vues générales pour la donner aux objets particuliers". Ensuite ce sont les penseurs américains qui ont pris le relais. La révolution française et la révolution américaine ont mis en œuvre ce principe :

Le pouvoir législatif est celui du parlement dont les membres sont élus par le peuple où leurs représentants. En France il s’agit de l’Assemblée Nationale (élue au suffrage direct) et le Sénat (élu au suffrage indirect).

Le pouvoir exécutif est celui du gouvernement. En France il est dirigé par un Premier Ministre, avec à la tête de l’Etat un Président.

Le pouvoir judiciaire, et nous y voilà, est entre les mains de juridictions, en France il y a celle chargée de traiter des litiges entre particuliers, et celle qui tranche les litiges entre les particuliers et l’administration.

Les membres de l’UMP devraient utilement relire la Tribune publiée dans le journal Le Monde du 30 juillet 2007 de Michèle Alliot-Marie, alors Garde des Sceaux. Elle y disait explicitement : « Il n'est pas de République sans une justice respectée » et elle dénonçait le "mépris de la part de ceux, politiques, avocats et même syndicats de magistrats qui dénoncent une 'justice aux ordres', faisant fi du professionnalisme et de l'éthique des magistrats français". Par son silence actuel, elle qui a présidé le RPR (ancêtre de l’UMP), sauve passablement l’honneur d’une droite fourvoyé dans une logique infernal empreinte de populisme.

De son côté Alain Juppé, qui décidemment semble le seul à droite à s’exprimer, en toute affaire, avec solennité et vérité, il rappelle que Nicolas Sarkozy est à cette heure « présumé innocent » et il n’ajoute rien de plus. Il est bien placé pour juger d’une telle  situation, lui qui a été condamné dans l’affaire des emplois fictifs du RPR à la mairie de Paris, qui lui a valu14 mois de prisons avec sursis et une peine d’éligibilité d’une année.

Relire la constitution et les philosophes, voilà de la belle ouvrage qui devrait occuper les dirigeants de l UMP.

 « L’homme juste produit la justice hors de lui parce qu’il porte la justice en lui ».

Alain Fournier

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 11:05

imagesCA1J4KGONicolas Sarkozy vient d’être mis en examen pour abus de faiblesse à l’encontre de Liliane Bettencourt après avoir été longuement interrogé à Bordeaux par le juge d’instruction en charge du dossier. Il rejoint ainsi la liste des anciens présidents de l’UMP et ancien Président de la république. Bienvenu au club semble lui dire Jacques Chirac, d’un clin d’œil malicieux. Les réactions à droite sont stupéfiantes.

 

On aimerait pouvoir en sourire. Mais les réactions des cadors de l’UMP font froid dans le dos ce matin. On savait la droite parlementaire encline à considérer la gauche au pouvoir comme illégitime. Encore il y a peu, samedi, François Fillon (le plus modéré !) devant les cadors de l’UMP déclarait : "François Hollande a été élu par défaut avec le soutien de l'extrême gauche et la complicité de l'extrême droite".  A l’autre bout de l’échiquier UMP Maryse Joissains-Masini, maire UMP d’Aix en Provence avait réagi à l’élection de François Hollande en ces termes : "Même si François Hollande est proclamé président de la République, je ne pense pas qu'il soit légitime".

A la périphérie de l’UMP, conseiller du soir de Nicolas Sarkozy, président, affirme sans rire que la prise de pouvoir chez les socialistes « par effraction, serait une habitude » et que la France « n’est pas de gauche ». Un homme qui paraissait digne de confiance, François Baroin évoquant la victoire de Lionel Jospin en 1997, en rajoutait une couche en jugeant que « le parti socialiste avait pris le pouvoir par effraction en 1997 ».

Mais cette « manie » à droite remonte à très loin. Giscard lui-même, en campagne en 1981, contre François Mitterrand jugeait ouvertement qu’il était le seul à pouvoir gouverner la France : « Les mêmes forces qui ont conduit au naufrage le vaisseau de la IVe République, les mêmes forces qui avaient fait de la France l'homme malade de l'Europe vous proposent de leur confier le sort de notre pays!"

  François Mitterrand en 1989 faisait déjà le constat suivant: "On s'était déshabitué de ce type de situation (l'alternance) au point que ceux qui gouvernaient (la droite) s'y croyaient appelés par je ne sais quel décret divin ou quelle loi de la nature, justifiait François Mitterrand. Ils n'ont pas tout à fait cessé de penser que le pouvoir, dès lors qu'il leur a échappé, a quelque chose d'illégitime.".

  Ce matin Henri Guaino, député de la République, ancien conseiller influent de Nicolas Sarkozy a plus que dérapé ce matin sur Europe 1. Il a exécuté le pouvoir judicaire, en faisant fît de l’indépendance de celui-ci, pour lui le juge Jean-Michel Gentil a «déshonoré la justice» en mettant en examen l’ex-chef de l’Etat pour abus de faiblesse. «Je conteste la façon dont il fait son travail», «Je la trouve indigne, je trouve qu’il a déshonoré un homme, les institutions, la justice.»

Ce matin le Président du syndicat de la magistrature envisage de saisir la justice et le président de l’Assemblée nationale pour demander des sanctions.

Très rapidement le camp UMP s’enflammait jusqu’à ce que Lionel Luca, parlementaire, exprime sur Tweeter «La seule chance de FH (François Hollande) en 2017, c’est d’éliminer par tous les moyens la possibilité d’une candidature du seul adversaire qui peut le battre». La route à la théorie du complot orchestrée par le parti socialiste était ouverte, la marée de l’UMP s’y engouffre désormais piétinant les fondements de la république et de la démocratie allégrement.

La droite forte (on comprend maintenant pourquoi), par la bouche de Geoffroy Didier affirmait sans sourciller : il y a «un traitement à part à l’endroit de Nicolas Sarkozy, un homme parfaitement intègre». «Sans doute pour avoir dit un certain nombre de vérités, sans doute pour avoir condamné les dérives du milieu judiciaire, aujourd’hui certains ont décidé de régler des comptes personnels avec Nicolas Sarkozy». Les amis de Nicolas Sarkozy dénonçaient des «méthodes au relent politique évident», en ajoutant toutefois «espérer que la justice de notre pays ne permettra pas longtemps encore l’instrumentalisation de cette affaire».

Quel sera la prochaine étape de cette UMP à la dérive de plus en plus proche de Napoléon Bonaparte, est-elle déjà à la recherche de son général Boulanger et prépare-t-elle son coup d’état afin de restaurer sa république, dont  elle affirme haut et fort qu’elle en a la propriété exclusive ?

Il n’est pas si loin le temps où une certaine droite française parlait de la république en l’affublant du qualificatif de « la Gueuse ».

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 14:40

tartier2.JPGPersonnage aux talents multiples et singulier, il a traversé l’histoire du siècle dernier pendant cinquante et une années. Il y donna tout son amour, son amitié et son art. Son amour était fort, son amitié inébranlable et son art infini. Citoyen du monde, il œuvrait pour la justice sociale, philosophe, il embarquait ses amis dans des discussions profondes et troublantes, cuisinier, il fit de la nourriture une poésie, mais surtout un échange. Peintre il mit son dévolu sur la vie qu’il signala à tout instant : amis, voyages, musique, lumière et éclats. Poète, il légua ses mots en partage, fragiles et singuliers, modestes et lumineux.

 

Biographie.

Daniel est né le 8 avril 1943 à la Voulte-sur-Rhône en Ardèche dans une famille protestante.

Après des études dans le secondaire, il rejoint la ville de Strasbourg pour y étudier la philosophie et la théologie. Il sera à ce titre le premier président théologien de l’UNEF à Strasbourg dans les années précédant mai 1968. Il y vivra des moments passionnants et fondateurs de sa personnalité, il lâchera la présidence de l’UNEF aux mains des situationnistes de Strasbourg en 1967, qui en feront un bastion de leur propagande. Ils y éditeront le fameux opuscule « De la Misère en Milieu Etudiant ». taritier-photo-1.jpgCes années passées à Strasbourg seront son apprentissage vers les autres, en particulier son expérience de Président de l’Association Fédérative des étudiants de Strasbourg (AFGES, association créée en 1898) dont il sera le Président en 1965. En gérant « le Caveau » il découvrira le monde de la musique et de la programmation.

Après les événements de mai 1968, ce sera le départ pour le Togo, comme enseignant en philosophie et en littérature. Il y découvrira les rites animistes du Fâ et la beauté des paysages africains, et sa lumière, ce sera le début de son chemin vers la poésie et la peinture

Puis ce sera la naissance de ses deux filles : Valérie et Laurence.

De retour à Paris il mènera conjointement deux projets, celui de la vie associative et de la peinture. Ce sera aussi la rencontre avec Claudine Dussollier avec laquelle il partagea sa vie et entre autre la passion de la photographie.

En 1987, il reprend la gérance du bistrot à vin et à chansons « le limonaire » avec sa sœur Noëlle, dont il fit un établissement de référence, jusqu’à sa mort prématurée en 1994. Initialement situé près du marché d’Alligre, Le Limonaire a migré dans le 9ième arrondissement et poursuit l’œuvre engagée avec talent.

 

tartier3.JPGVie sociale

Daniel Tartier a participé activement à de nombreux mouvements associatifs : l’UNEF (Présidence) et l’AGFES (Présidence) à Strasbourg, puis la présidence de la FFAC (fédération Française des Associations Chrétiennes d’étudiants – mouvement d’inspiration protestante, créée en 1898) à Paris. Il s’investit aussi dans le secteur naissant des nouvelles technologies de la communication, il crée dans le 11ième arrondissement un Centre X2000, projet à l’initiative de l’Agence de l’Informatique (ADI). Engagé socialement, il ne néglige pas la politique, tout en se méfiant des organisations politiques. Il participera sur une courte période à une tentative éphémère de renouveau du parti Socialiste.

Cette « vie sociale » s’est souvent terminée sur des ruptures, car Daniel étant d’une grande foi en l’homme et son action, il en tirait une exigence assez maximaliste, qui finissait par le conduire à la déception. Pour autant il ne baissait jamais les bras, toujours ouvert à la discussion, sa sincérité était son armure et sa protection.

 

Cuisinier et programmateur

Limonaire.jpg

 

 

Avant de reprendre le Limonaire, Daniel était féru de cuisine, d’une cuisine qu’il aimait partager avec ses amis. J’ai encore le souvenir d’uen recette des 7 jarrets qu’il mit en scène avec trois de ses amis pour aboutir à un repas infini et interminable. Là aussi il y mettait du défi, de l’ambition et du sentiment, beaucoup de sentiment.

 

Certains le désignent, comme « philosophe, peintre et cuisinier », je trouve la formule admirable, car ce qui peut paraitre comme un inventaire à la Prévert, formule, au final, une assez bonne association de ce qu’il y mit l’un dans l’autre. Sa philosophie participait d’un art culinaire, sa cuisine avait de la métaphysique et sa peinture s’ouvrait sur un univers où la pensée trônait et où les couleurs répondaient en secret à un écho, comme une recette particulière.

Le Limonaire est très vite devenu un lieu de référence pour la musique et la chanson, entrainant le mouvement en association avec d’autres lieux qui se frottaient aussi à cette expérimentation.

 

Peintre

Tartier-toile1-copie-1.JPGLa grande affaire de sa vie, elle commence à son retour du Togo en 1974.Il prend des cours à l’atelier de Monique Bouquerel et au cours Martenot, c’est l’apprentissage des techniques. Mais déjà lourd de son expérience de vie il « entre en peinture » comme on entre en religion, en y mettant toutes ses forces et la puissance de ses interrogations. Il affectionnait le dessin et l’aquarelle, tout en se consacrant à de grandes formes de peintures à l’huile. Il aimait aussi dialoguer avec la photographie, comme il le fit au retour de son voyage au Brésil avec la photographe Claudine Dussollier, il mit ses photos au cœur de ses toiles, d’où l’effet de jaillissement, de lumière et de personnages magnétiques.

Il prit en passion un petit port grec qui finit le bout d’un promontoire au nord d’Athènes : le Pilion. De cette passion il rapporta tout un ensemble d’œuvres aquarelle, dessins et huiles. Celles-ci expriment magistralement le mystère grecque et l’univers poétique de Trikeri à tous les instants de la lumière, de l’aube au crépuscule. Il nous a légué une véritable narration de cet univers en peinture mais aussi en mots avec « les contes de Trikeri ».

Son œuvre parcoure ainsi le Brésil, le quartier de l’îlot Chalon à Paris, les rivages de la Grèce et de la Turquie, le Brésil et le Limonaire. Il reste aussi toute une galerie de portraits, qui sont autant de rencontres avec essentiellement des femmes. Il finit par exposer, avec timidité, entre 1982 et 1993 il expose seul ou en compagnie et parfois en croisant les photographies de Claudine Dussollier. Sa dernière exposition de son vivant est celle de 1993 à la Galerie Christian Ciret au Palais Royal, à Paris.

Sa peinture, c’est sa vie, à savoir les émotions de ses voyages, ses instants d’amour, de travail et d’amitiés. Son originalité tient à ce qu’il « exerce » l’œil comme un effet d’alchimie. Il ne transpose pas le réel, il le parcourt, il lui donne à la fois une profonde intériorité et une vitesse extrême. La mémoire y joue parfois des tours pour redimensionner le regard qu’il s’autorise.

 

Poète

trikeri-tartier.JPG

 

 

Vers la fin de sa vie, il mit en formes par les mots ses émotions. Il nous laisse à la fois les contes de Trikeri et les contes du Limonaire. A savoir deux temps exceptionnels de sa vie, où il narre à mi chemin entre le conte et le poème ce qu’il a conquis à la vie : un couple sans histoire, les deux amis, la roue d’or du limonaire, le pope, les trois chats, l’olivier…. Ses écrits, et ce n’est pas une surprise, ressemblent à sa peinture, ils nous sont proches, ce sont des « petits cailloux » fait pour nous perdre pour mieux nous retrouver, en nous-mêmes, réconciliés avec l’unité d’une nature et d’une fraternité renouvelé.

 

 

Le site suivant recense les œuvres de Daniel Tartier :

http://www.musikaland.com/daniel_tartier/index.html

 

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 14:57

France1.jpgL’impopularité du Président de la république et du Premier ministre atteignent des abîmes… tout deux sont à 64 % de mécontents. Cela fait beaucoup d’électeurs de mai et juin dernier qui ne trouvent pas visiblement leur compte. Dix mois, que François Hollande a été élu Président et 8 mois effectifs que le gouvernement gouverne. Ce pouvoir mérite qu’on lui laisse le temps de produire des résultats, mais ce pouvoir a aussi gâché ses chances par le flou et le trouble qu’il entretient dans l’opinion sur le cap à tenir.

 

On peut trouver toutes les excuses possibles à la situation présente : un héritage particulièrement calamiteux avec 10 ans de pouvoir absolu exercé par la droite, une crise économique sévère, une désindustrialisation de la France coûteuse, un chômage record qui impacte de plein fouet les déficits sociaux, une société en pleine mutation avec l’impact des nouvelles technologies etc….la liste est longue, impressionnante, mais elle ne dédouane pas le parti socialiste de sa responsabilité à engager des réformes en indiquant un cap clair qui s’inscrive dans un projet de société.

Il ne suffit plus de procéder par incantation sur l’égalité, la république, la justice sociale, la laïcité etc… face aux crises les français ont besoin qu’on leur parle clair. C’est ce déficit de communication que paye l’équipe au pouvoir, plus les erreurs de certains et les faux pas d’autres. Il y a péril en la demeure. Et ce ne sont pas les replâtrages en cours qui vont régler la situation. Les nuits en préfecture du président de la république, les interventions du premier ministre ou les moulinets du ministre de la réindustrialisation, loin de ramener le calme, irritent au plus haut point les français.

Dix mois c’est bien court, mais pour autant seul un remaniement de choc, bien préparé, pourrait redonner du tonus et de la vitalité aux socialistes et les réconcilier avec leur électorat. Un gouvernement ramassé, des ministres expérimentés, et un programme d’ensemble, celui-là même qui a manqué à François Hollande candidat et plus en amont encore au Parti Socialiste. Car si le candidat Hollande se méfiait des promesses qu’il savait ne pas pouvoir tenir, il aurait pu anticiper sur les mesures qui sont ou prises ou annoncées et qui déboulent à tout va, semant l’angoisse et la peur dans la population, ceci d’autant plus fort qu’aucun message général ne vient les accompagner pour donner à tout cela une ligne d’horizon au moins.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, la société française est privée de toute ligne d’horizon. Sous Sarkozy l’horizon était bien en place, les intentions tout aussi claires… les classes dirigeantes, les français les plus fortunés étaient protégés au détriment des classes moyennes et des plus pauvres. Aujourd’hui le pouvoir d’achat, les règles de protection sociales sont bombardés chaque jour par les ministres en place. Pour autant, qui y voit clair dans la politique de Santé de Mme Touraine, qui y voit clair dans la politique économique et surtout fiscale de M. Moscovici, qui y voit vraiment clair dans la politique d’éducation de M. Peillon, qui y voit clair tout simplement dans le projet politique du parti socialiste au pouvoir ? Réponse : personne, même les plus attentionnés de ce pouvoir reste sans voix.

Il y a péril dans la demeure, pas seulement celle de la rue de Solferino, mais bien dans celle de la République. Car si le socialistes échouent, ce ne sera pas pour redonner leur place aux caciques de l’UMP, celui-ci est bien trop mal en point et comptable de ses échecs économiques et sociaux. Non ce sera pour donner une chance supplémentaire aux extrêmes et en France, l’extrême en pointe c’est bien le Front national de Marine le Pen.

Pauvre France ! Bien que douce et légère elle va à vau l’eau …tranquillement, mais sûrement. Les ombres des voix aimées de Victor Hugo, Rousseau, Voltaire et Péguy, sans oublier Jaurès se sont perdues dans un horizon sans fin et sans foi aucune. Les Grandes âmes de notre Panthéon national seraient-elles sans héritier ?

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 12:47

pape-francois2.jpgL’église catholique s’est donc donnée un nouveau chef, le conclave a créé la surprise en désignant facilement un nouveau pape qui ne faisait pas partie des favoris, même si la dernière fois celui-ci avait été mis en balance avec Benoit XVI. L’événement-est mondial, quoique puissent en penser les laïques les plus durs. Militer pour la séparation de l’église et de l’état est une chose juste, mais comment nier que la désignation du chef d’une église, à la hiérarchie très verticale, de 1 milliard deux cent millions de croyants ne pèse pas sur les affaires de la planète ?

Aujourd’hui, devant plus de 100 000 pèlerins accourus du monde entier et en présence de centaines de chefs d’état, de chefs de gouvernement, de ministres, de rois et de princes, le Pape François a endossé les habits du Saint Père de l’église. Il est le premier des «princes de la planète». Autorité morale et autorité confessionnelle, il est celui qui parle d’égal à égal à toutes les religions du monde et aux puissants. Son pouvoir est intemporel et son état « le Vatican » si petit…mais ce qu’il dit influence la marche du monde.

Le quotidien le Monde titrait « François, le pape des premières fois…. », tout un ensemble de promesses. Un jésuite élu au siège de Saint Pierre, un non européen, et qui choisit de rendre hommage à un saint, François d’Assise, fondateur de l’ordre des Franciscains qui font vœu de pauvreté. Depuis les 1er fois n’ont pas cessé de s’enchainer, le pape qui règle lui-même sa note d’hôtel, qui prend le bus et non la Mercédès papale, qui garde sa croix de fer et refuse de prendre celle en or massif, le pape qui s’adresse simplement au fidèle, le pape qui fend la foule, le pape qui étreint et qui embrasse à tout va… mais surtout le pape qui met au centre de sa parole les pauvres et les exclus.

Aujourd’hui, depuis Rome, héritier d’une lignée de 265 papes, il a lancé : «La vocation de garder ne concerne pas seulement nous les chrétiens, elle a une dimension qui est simplement humaine, elle concerne tout le monde», en insistant sur «le soin des enfants, des personnes âgées, de celles qui sont les plus fragiles et qui souvent dans la périphérie de notre cœur». «Aujourd’hui il y a tant de traits de ciel gris! Garder la création, tout homme et toute femme (...) c’est ouvrir l’horizon de l’espérance, une trouée de lumière au milieu de tant de nuages».

Porte parole des déshérités, il a toute son histoire personnelle derrière lui, chef du diocèse d’Argentine, il décide d’habiter un appartement ordinaire et de se déplacer en bus, il passe la majeure partie de son temps aux côtés des plus démunis. Mais il incarne aussi la hiérarchie catholique d’Argentine qui n’a pas su prendre à la fois ses distances avec la dictature, mais qui, au contraire du clergé chilien et brésilien, ne s’est pas suffisamment élevé contre.

De tous les commentaires, je retiens surtout celui d’Adolfo Pèrez Esquivel, prix Nobel de la paix qui a dit de lui : «  c’est une personnalité attentive et ouverte » ajoutant qu’il se réjouissait qu’« il sorte de la sacristie et s’occupe du social ».

Souhaitons de la même manière, Primat d’argentine devenu Pape, qu’il sorte du Vatican et de la Curie pour s’occuper du social aussi.

 

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