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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 13:49

«La sédition grimpe sur le dos de l’inquiétude.»

Christiane Taubira, garde des Sceaux

 

imagesCA3H8B3SC’est la dernière ligne droite pour la procédure parlementaire et il ne fait aucun doute, après le vote du sénat, que celui sera adopté. Quelques députés de l’opposition sont même prêts à le voter. En même temps les « gentils » qui défilaient benoitement contre le mariage gay, comme ils disent, laissent la place à une droite dure, agressive et aux méthodes fascisantes. La rue semble désormais à la fois leur avenir et leur horizon d’action.

« Vous êtes en train d’assassiner des enfants », c’est en ces termes que le député UMP, de Lyon, Philippe Cochet s’adresse au gouvernement de la République à l’Assemblée nationale. On  pourrait presqu’ajouter que la gauche s’apprête à les faire cuire dans une marmite pour les manger ensuite…si l’heure n’était pas si grave. Ces propos rejoignent ceux qui circulent ouvertement sous forme de menaces, faisant hideusement référence à une « Gaystapo » qui dicterait ses ordres au gouvernement. Le rapporteur du texte au parlement, Erwann Binet, se voit gratifier de courrier avec la liste « de ceux qui trahissent la France et qui finiront pendus par les pieds comme Mussolini ou suicidés comme Goebbels » ; le florilège de ces jours-ci est édifiant… jusqu’à l’hémicycle, c’est un continuum, véritable épine dorsale de la droite dure et intolérante qui partant du Front national s’enfonce dangereusement jusque dans la chair de l’UMP.

En ajoutant la folle médiatique et débridée porte parole du mouvement anti Mariage pour tous, Frigide Barjot qui menace le président : « Hollande veut du sang, il en aura », accompagnée d’une ancienne ministre de la république, Christine Boutin, qui promet « la guerre civile », la boucle est bouclée. Et l’on a le sentiment que, le garrot autour du cou de Marianne, s’apprête à étouffer la démocratie.

La haine de la droite pour toute gauche qui pourrait exercer le pouvoir à sa place bat le plein. Tous les moyens sont donc bons et légitimes à leurs yeux pour se débarrasser de la bâtarde, la gueuse, cette gauche qui ose braver ce qu’ils croient leur légitimité.

On pourrait dire que ces propos polluent le débat … mais ce serait se voiler la face. Il ne s’agit pas d’une pollution, mais d’une véritable contamination, la haine de la démocratie n’est plus aux portes du Palais Bourbon, elle est entrée dans l’hémicycle par la voie de l’UMP. Une droite nouvelle s’esquisse, alors que s’esquivent les fondamentaux de la république. Le barrage érigé jadis par Jacques Chirac, largement enfoncé  au cours de la campagne présidentielle par Nicolas Sarkozy est en train de s’effondrer.

L’heure est grave, les propos séditieux ne sont pas si isolés que cela, et l’on entend à peine chuchoter la droite légitimiste sa gêne et son embarras. Pendant que l’on « mutile » la république dans le silence assourdissant d’une bonne partie de la Droite et du clergé, le Front de Gauche descend à son tour dans la rue pour réclamer son dû et se joindre à la meute sanglante, déjà à l’œuvre de la curée. Ils veulent la peau de la Ve république !

Plus que jamais, François Hollande a, non seulement l’avenir de son gouvernement entre les mains, mais aussi les valeurs intangibles de la démocratie, pour laquelle nos pères ont parfois donné leur vie pour nous la transmettre, pure, intangible et cristalline. C’est à un sursaut républicain qu’il faut donner aujourd’hui toute sa puissance pour faire barrage aux ombres et aux hordes des sauvages, puissances du néant et du crime, embusqués de toute éternité, dans les plis de la société, prêt à mordre et à saccager pour qu’advienne l’ordre du totalitarisme, l’alpha et l’oméga de leurs rêves de puissance, cauchemar absolu du citoyen ordinaire que je suis.

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 15:40

L’opération transparence censée remettre en selle le gouvernement semble compromise pour plusieurs raisons. Elle n’a pas fait, loin s’en faut l’unanimité patrimoine2.jpgau sein du PS et du gouvernement lui-même. Elle a donné l’occasion de faire entendre directement ou indirectement des voix qui rejoignaient la ligne d’opposition défendue par l’UMP. Enfin, d’une certaine manière elle ouvre la boite de Pandore, à première vue, il y a certaines déclarations qui pourraient très vite porter à contestation par des journalistes d’investigation un tant soit peu malin.

Il s’agissait donc de la première marche vers la transparence, les ministres aujourd’hui, tout de suite…. Les parlementaires, chefs d’exécutifs locaux, hauts fonctionnaires de l’administration et membres de cabinet pour un peu plus tard. Il faut juste faire passer une loi…Quatre mois au bas mot, nous promettons…. A voir lorsque les critiques et les oppositions vont se cristalliser sur le texte dans les deux assemblées. Déjà l’éminent personnage de la république qu’est le Président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, socialiste, s’est précipité au Figaro pour dire tout le mal qu’il pensait de cette proposition de François Hollande.

Il y a la catégorie des pleurnicheuses.

La première à ouvrir le bal et à provoquer des dégâts collatéraux est sans aucun doute Michèle Delaunay. Non pas, parce qu’elle se trouve presqu’en tête du hit parade avec ses 5,4 millions d’euros…. Mais les commentaires qu’elle a fait il y a quelques jours en répondant aux questions d’un journaliste de Sud-ouest ne passent pas : « Sachant le contexte politique très tendu, c’est pour moi une épreuve au premier sens du terme. L’opposition ne va pas manquer de s’engouffrer dans l’image de la socialiste riche. Objectivement, cela m’émeut de devoir transformer toute une vie en éléments financiers»  Une épreuve, de devoir énumérer ces millions… le mot est de trop. L’épreuve, elle est pour les millions de français qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois, aux centaines de milliers de sans abris, dont de nombreuses familles, aux retraités acculés à la misère… Oui pour eux le mot épreuve est juste. Vous devriez avoir honte et vous excuser auprès des français, Mme Delaunay, non pas pour votre richesse, elle est visiblement honorable, bien que fondée essentiellement sur d’importantes spéculations immobilières.

Il y a la catégorie de celles et ceux qui ne se la laisse pas compter.

Mme Taubira a cru bon d’ajouter trois vélos pour une valeur de 300 euros…, acheté 900 euros, Mme Filippetti avait cru bon ironiser en parlant d’un tee shirt de David Beckham, Montebourg lui d’un fauteuil Charles Eames, le ministre de l’Intérieur fera état des tableaux de son père… Delphine Batho a, de son côté, fait état d’une collection de photos de ses parents John et Claude Batho. Et surtout n’oublions pas la Renault 4 de Mme Duflot pour une valeur de 400 €. Mme Najat Vallaud-Belkacem a fait savoir sa modestie par la possession d’un scooter 50 cm3 Piaggio d’une valeur de 500€ auquel le ministre de l’agriculture a répondu par une Moto BMW (2001) de 300 €. Yamina Benguigui a cru bien utile de préciser qu’elle avait des valeurs cotées en bourse pour un montant de 80,45 € Voilà la manière peu élégante de faire remarquer au président de la république que l’on n’est pas tout à fait d’accord pour rendre des comptes sur son patrimoine.

Enfin il y a la catégorie des biens immobiliers que l’on est prêt à acheter.

Pour ceux qui cherchent à acquérir des résidences secondaires, ils seront heureux de savoir que Mme Duflot a acheté dans les Landes une maison de 150 m2 pour une valeur de 168 000 € et M. Sapin une maison à l’Ile d’Yeu pour 250 000 €. Du côté du département de l’Hérault, un bien à 220 000 € pour Marie-Arlette Carlotti me semble aussi une excellente affaire. Enfin Mme Sylvia Pinel propose un lot à 144 000 €, à savoir une maison d’habitation dans le Tarn et Garonne avec 18 hectares de terre…

Cette folle farandole,  téléchargeable sur des imprimés conçus visiblement dans les années 1940, signe un échec patent d’un premier ministre, incapable d’ordonner une synthèse cohérente et lisible pour l’opinion publique, et celle d’un président de la république qui n’est pas prêt de se remettre de son affaire Cahuzac.

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 16:26

Elle est née le 5 juin 1945 à Saint-Leu-la-Forêt (Val d’Oise). Des études plutôt classiques, latines et grecques qui façonneront déjà son caractère exigeant et Oussenko.jpgméthodique. Puis ce sera le très célèbre Institut catholique à Paris et la non moins fameuse université de la Sorbonne où elle suivra des études de Philosophie, puis un DEA de musicologie. Mais en parallèle, elle s’initie au chant avec Paul Derenne et Franz Müller-Heuser. Pour compléter sa formation elle prendra aussi des cours d’art dramatique avec un sociétaire de la Comédie Française : Dominique Rozan.

Mais où se situe sa vraie vie : mezzo-soprano, écrivain, poète, dramaturge, voir syndicaliste…? Sa vie, elle est entière, elle y donne le meilleure d’elle même, avec passion et sincérité. C’est en 1977, qu’elle débutera sa carrière sur scène avec brio, en interprétant l’un des plus beaux rôles du répertoire, celui de Mélisande dans Pelléas et Mélisande de Claude Debussy à l’Opéra de Besançon. Elle travaille aussitôt avec la chef de chant Irène Aïtoff, pour mieux se produire sur scène avec un concert de lieder et mélodies de Franz Liszt en 1978.

S’en suit sa passion pour l’oratorio, elle va créer les mélodies de Roger Calmel, Georges Delerue, Lucie-Robert Diessel, Noël Lee et Pierrette Mari. Elle réalise son premier enregistrement à la radio de Cologne. Les années qui suivent sont celles d’une étroite collaboration avec des pianistes aussi prestigieux que Françoise Tillard, Noël Lee et le chef d’orchestre Dominique Fanal.

Elle enregistrera aussi : Mélodies italiennes avec Thierry Macé, piano (Concord, 1997) et Nuits d’Eté de Berlioz et Wesendonk-Lieder de Wagner avec Noël Lee, piano (Tam Attitudes, 2001).

Mais c’est aussi un écrivain. Elle publie de nombreuse études et biographies aux éditions Eyrolles, seule ou en collaboration, bien utiles aux étudiants :

-          Chopin, éditions Eyrolles - 2009

-          L'Opéra tout simplement, éditions Eyrolles - 2009

-          Schumann, éditions Eyrolles - 2010

-          Wagner, en collaboration avec François Poncet, éditions Eyrolles 2013

-          Verdi, en collaboration avec Gabriel Bacquier, éditions Eyrolles, 2013

C’est depuis 2007 qu’elle a entrepris d’écrire, des biographies, mais aussi de la poésie : Pèlerinages, préface et illustrations de Gabriel Bacquier  aux éditions France Univers en 2007

Elle écrit, comme elle chante avec inspiration et mélancolie :

Hors du temps

Le temps passe-t-il ?

Fuit-il ?

Le temps esclave et maître

Le temps qui fait naître

Et mourir

Pour ces poèmes, elle recevra le prix Liliane Crevel en 2009.

De la poésie à la nouvelle, le passage est facile, ce sera Les Madrigaux de Bellone aux Editions France Univers en 2007.

Elle sera aussi traductrice de Ludwig Tieck : -les Amours de la belle Maguelone et du comte Pierre de Provence, aux éditions Alvik en 2005, suivi par Les Fils Aymon – Maguelonne – Mélusines aux éditions Grèges (Montpellier) en 2008.

Elle s’intéressera brièvement au syndicalisme, c’est à cette occasion que je ferai sa connaissance, elle militera pour la reconnaissance et la défense des droits des artistes-interprètes lyriques. Mais nos discussions iront très vite du côté de Julien Gracq ou d’Ernst Jünger, nos auteurs de prédilections. Son compagnon de l’époque  François Poncet est un spécialiste de Jünger, il a d’ailleurs participé à l’élaboration de son édition de la Pléiade.

C’est l’année dernière, la reprise des cafés lyriques au théâtre de Pézenas, en compagnie du grand maître de l’art lyrique Gabriel Bacquier (baryton), né à Béziers. Elle multiplie aussi les masters class à l’occasion des festivals régionaux de musique. Aujourd’hui Sylvie Oussenko, vit dans la jolie ville de Pézenas aves  son nouveau et illustre compagnon Gabriel Bacquier. Ils se sont mis à rechanter ensemble en donnant un concert cette année en mars, à Dunkerque avec deux créations : Michel Decoust sur quatre poème de Sylvie Oussenko elle même  et Lucie Robert-Diessel sur cinq poèmes de Jünger, avec Alice Nenert au piano.

Sylvie Oussenko est aussi Chevalier des Arts et lettres

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Published by Jean Pelletier - dans Musique
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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 11:52

Avec la publication du patrimoine de chaque ministre ce soir à 17 heures, patrimoine1.jpgFrançois Hollande a été obligé de franchir le rubicond, le fusil Cahuzac dans le dos. Et pourtant certaines démocraties (Norvège, Suède, Canada…) ont adopté ce principe de longue date. Les français et l’argent ne font pas vraiment bon ménage. « Ah ça ira, ça ira, ça ira, Les aristocrates à la lanterne. Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira ! Les aristocrates on les pendra »  proclamait déjà le peuple de Paris en pleine insurrection contres les privilèges de la monarchie et de la noblesse. Ils furent nombreux à y laisser leur tête, ainsi que le premier d’entre eux Louis XVI.

La question de la compatibilité de l’argent et la gauche est ancienne. Jean Jaurès, figure tutélaire socialiste proclamait déjà haut et fort, en plein scandale de Panama (1891 – 1893) : « La puissance de l’argent fausse à sa source la conscience nationale » et avec un peu plus d’élégance que le « je n’aime pas les riches » de François Hollande en meeting au Bourget (2012), Jaurès disait : «  Parce que le milliardaire n’a pas récolté sans peine, il s’imagine qu’il a semé ». Plus près de nous François Mitterrand en campagne (1980) lançait depuis Carmaux (la ville dont Jean Jaurès fût le député) : "Je suis libre au regard des forces de l’argent, que je défie le regard clair". Déjà 10 ans auparavant, il dénonçait  au congrès fondateur du Parti Socialiste à Epinay (1971) : « l'argent qui corrompt, l'argent qui achète, l'argent qui écrase, l'argent qui tue, l'argent qui ruine, et l'argent qui pourrit jusqu'à la conscience des hommes ! » .

Et pourtant … ils se sont tous retrouvés à un moment ou un autre au centre ou en compagnie de ceux qui brassent cet argent sale, dénoncé, vilipendé et qui, non comptant d’écraser les plus humbles, les humilie…

Ces riches qui dirigent la gauche ont fait par le passé la une des actualités. L’arrivée de Tapie aux affaires, n’est pas passé facilement, il a fallu toute l’autorité de François Mitterrand, pour faire accepter l’idée qu’un homme d’affaire (« affairiste » pour certains) puisse entrer au gouvernement. L’affaire DSK a révélé qu’il pouvait, par l‘intermédiaire de son épouse disposer d’une immense fortune…, fait connu qui ne l’avait handicapé, en aucune manière, pour porter les couleurs de la gauche à la présidentielle, si le sexe ne s’en était pas mêlé brillamment. Pierre Bergé milite ouvertement auprès des candidats de gauche allant jusqu’à leur offrir sièges de campagnes et subsides. André Rousselet, directeur de cabinet de François Mitterrand était riche de ses affaires, en particulier de la compagnie de taxi G7, puis de Canal + lorsqu’il quitta l’Elysée.

Max Théret est une autre figure de la gauche, qui posséda beaucoup l’argent. Militant communiste dans sa jeunesse, un temps secrétaire de Léon Trotski, il va fonder la FNAC avec André Essel. De cet argent il fera bénéficier le parti socialiste, dont il sera l’un des financeurs. Après 1981, il sera pris dans la nasse (délit d’initiés) de l’affaire Péchiney-Triangle avec Roger-Patrice Pelat. Ce dernier, autre riche homme d’affaire dans l’entourage de François Mitterrand, sera à l’origine de la chute, puis, indirectement, du suicide de Pierre Bérégovoy, auquel il avait accordé un prêt d’un million de francs, sans intérêt, pour l’achat d’un appartement de 100 mètres carrés dans le XVIe arrondissement. Triste affaire où l’argent et la gauche conduisirent un homme à la dépression, puis au suicide.

D’autres incidents vinrent perturber le peuple de gauche. Le scandale de l’affaire Elf Aquitaine révéla que le Ministre des Affaires Etrangères Roland Dumas bénéficiait indirectement des détournements d’argent par l’entremise de sa maitresse Christine Deviers-Joncourt. Mais surtout que celui-ci avait des goûts de luxe pour se faire offrir par sa maîtresse une paire de bottines de 11 000 francs de l’époque, de Berlutti un bottier de renommée internationale.

Le couple Badinter, Robert et Elisabeth, très présent auprès de François Mitterrand, lui comme garde des Sceaux, elle comme philosophe féministe à succès. ELisabeth Badinter est l’actionnaire numéro 1de l’Agence Publicis, elle en a hérité de son père, le créateur Marcel Bleustein Blanchet.

Claude Perdriel est un autre compagnon de route fortuné de la gauche. C’est un riche industriel (Kinedo, Watermatic, Grandforme, SFA et Aquasistance) et un homme de presse (Le Nouvel observateur, Science et Avenir, Challenges, Rue89 … ). Dans les années 1970 il a mis, lui aussi son argent au service du Parti Socialiste, en créant le quotidien le Matin (1970-1980).

J’en oublie… mais ces faits atteste l’authenticité du questionnement : Un homme (ou une femme) de gauche peut-il être riche ? Autre manière de poser la question : l’argent disqualifie-t-il, celui qui en possède ou encore fréquente les milieux d’argent, de tout poste à responsabilité à gauche, dans un parti ou au pouvoir ? Cette question est aussi à rapprocher du fait que les dirigeants historiques du parti Socialistes sont tous issu de la bourgeoisie aisée, très aisée.

C’est le 18 janvier 2012, que Jacques Julliard écrivait dans le journal Libération une tribune sanglante où il faisait le constat que « la gauche ne saurait être conduite à la bataille présidentielle par un membre de l’establishment financier », à savoir Dominique Strauss-Kahn …

L’ampleur du patrimoine fait-il partie de la Profession de foi de tout candidat de gauche à une fonction élective ? La réponse est oui, lorsque l’on prend des engagements à gauche, on se doit d’être irréprochable quant à l’argent. Il y a plusieurs sortes d’argent. Celui dont-on hérite (le cas de Mme Badinter) et celui que l’on acquiert par la spéculation ou encore l’exploitation outragère du travail d’autrui. Dans ce dernier cas l’éthique, et non pas la morale, font que l’on ne peut être du côté de ceux qui combattent l’exploitation de l’homme par l’homme et les actes de spéculation, et pratiquer ou avoir pratiqué ces actes que la gauche justement combat. C’est largement aussi contradictoire que d’être ministre en charge du budget dans un gouvernement et posséder un compte non déclaré en Suisse.

La richesse n’est donc pas incompatible avec la gauche sous réserve qu’elle ne soit pas le résultat d’actions que l’engagement à gauche condamne. Ceci dit… on voit bien que le chemin de la clarification est encore long. Les résistances à gauche, exprimées depuis plusieurs jours ne sont pas encourageantes. La transparence n’est pas encore une vertu de notre république, on le savait déjà pour la droite, on peut être légitiment surpris par la tiédeur d’une « certaine gauche ». Quelques uns de nos ministres vont connaitre des heures difficiles, mais le temps et l’habitude de ces nouveaux usages ne pourront que contribuer à l’effort d’assainissement, nécessaire de nos mœurs politiques.

Signe encourageant à la fois pour le Président de la république, mais aussi pour les ministres frileux à s’exposer, le dernier sondage de l’Ifop montre que 63% des français estiment nécessaire cette transparence vis à vis du patrimoine des élus de la république, mais ils proclament aussi à 70 % leur indifférence à cette richesse. Comme quoi !

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 09:00

Il a ouvert le XXième siècle, le 14 janvier 1901 à Odessa (Ukraine), en Russie, précisément. Appartenant à la petite Kaplan-alexandre.jpgbourgeoisie, ses parents étaient négociant en chocolat, ceux-ci purent fuir les ravages et les massacres de la révolution bolchévique de 1917. Habitué des voyages et séjours en France, c’est vers celle-ci qu’ils se tournèrent, quand l’heure de la fuite fût venue.

Il avait commencé ses études à l’Université impériale de la Nouvelle Russie (faculté physico-mathématique). Embarqué dans un premier temps vers Paris avec sa famille, il poursuivit ses études à la Sorbonne, puis à l’Université de Nancy pour une licence ès sciences et un diplôme d’ingénieur électricien et mécanicien. C’est à Nancy qu’il fit la connaissance de sa femme Jacqueline Fridrich, avec laquelle il eut quatre enfants : Nadine, Serge, Michèle et Annette et treize petits enfants.

Il fit une belle carrière comme ingénieur à la Compagnie générale électrique de Nancy, aux Houillères de Ronchamp (Vosges). Il a été à l’origine d’un important projet de chauffage urbain à distance pour la ville de Nancy et en particulier celui des hôpitaux. Il a été, de nombreuses années durant, ingénieur-conseil des Ponts et chaussée de Meurthe-et-Moselle, et des villes de Nancy et de Vandœuvre-lès-Nancy.

Mais à côté de cette carrière, il a entrepris un travail pour un sujet qui le passionnait : l’astronomie et son enseignement auprès des jeunes. Il était l’ami personnel du célèbre docteur Ary Abramovitch Sternfeld (1905 – 1980), qui fût le calculateur des orbites des premiers satellites russes. Ils se sont connus sur les bancs de la faculté des sciences de Nancy. En 1934, Sternfeld présente à l’Académie de sciences l’orbite de transfert dite bielliptique qui porte aujourd’hui son nom orbite de Sternfeld, celle-ci décrit la trajectoire la plus économique entre deux orbites circulaires.

C’est de cette période universitaire et de cette amitié qu’Alexandre Kaplan tient sa passion pour l’astronautique. Il fut le président très actif de la section lorraine de la Société française d’astronautique. À ce titre, il participa aux nombreuses conférences internationales : Athènes, Madrid, Varsovie, New York.

C’est le 9 décembre 1948 qu’il exposa ses thèses sur les voyages dans l’espace devant la section lorraine de la société française d’astronautique. Il racontait que sa passion lui était venue le 21 août 1914, il avait 13 ans, à l’occasion de l’éclipse totale qui se produisit en Russie. Il a gardé ce goût et cette fascination pour les éclipses solaires toute sa vie, parcourant le monde entier pour y être aux premières loges. À chaque fois, il en rapportait un compte rendu scientifique extrêmement précis : en Russie, sa terre natale, le 19 juin 1936,   en Suède le 30 juin 1954 (Revue L’Astronomie, 1955, pp. 21-33), aux Canaries le 2 octobre 1959 (revue L’Astronomie 1960, pp. 71-77 et 135-142), à Menton le 15 février 1961 et enfin au Niger le 30 juin 1973. De ces voyages il donna de nombreuses conférences et rédigea des ouvrages scientifiques.

Malgré un lobbying intensif, les responsables de la section lorraine de la société astronomique de France n’arrivaient pas à obtenir l’installation d’un grand observatoire à Nancy. Las de ces démarches infructueuses et avec le souci de contribuer à l’éducation des jeunes à la science, il a été le délégué régional du mouvement « Jeunes Sciences », il entreprit, à ses frais, de construire un observatoire sur le plateau de Vandoeuvre, au sud de Nancy ; il était équipé d’un télescope de 260 mm. Cet investissement fut profitable aux jeunes étudiants de la faculté des sciences de Nancy. À sa mort, en 1973, sa femme en fit le don à la faculté qui l’installa sous un dôme sur le toit de ses bâtiments.

Resté proche de la Russie, il contribua à développer les échanges entre la France et l’URSS. Humaniste convaincu, il entreprit un important travail de recherche sur Tolstoï et Gandhi, qui fait encore référence aujourd’hui. «  Gandhi et Tolstoï :  les sources d’une filiation spirituelle » a été publié en 1949, Imprimerie Stoquert, Nancy, 71 pages.

Il a été le membre actif de nombreuses organisations civiques, dont le Comité français pour la Fédération européenne et l’Union fédéraliste mondiale, dont il a été le délégué à de nombreux congrès internationaux : Vienne, Bruxelles, Tokyo et New Delhi.

De ces activités et de ses voyages, il en rapportait des conférences. Ainsi sur l’URSS qui lui tenait à cœur il a écrit « Réforme de l’entreprise en URSS », publiée en 1947, Imprimerie Stoquert, Nancy, 31 pages. Il en fit aussi une conférence au cours des journées d’étude de la confédération française des travailleurs chrétiens à Marly-le-Roi, le 27 juin 1946.

Sur son travail relatif aux éclipses, il a publié « Voyage en Scandinavie pour l’observation de l’éclipse totale de Soleil du 30 juin 1954 ». Imprimerie Stoquert, Nancy, 24 pages. De même il en donna une conférence le 14 décembre 1954 au groupe des ingénieurs I.E.N. et au groupe de Lorraine de la société astronomique de France le 15 décembre 1954.

Il est mort, en voyage, le 23 septembre 1973 à l’âge de 72 ans. Il repose au cimetière de Vandoeuvre, pas très loin de l’observatoire où il passa tant de moments les yeux et l’esprit tourné vers les étoiles, une simple pierre tombale illustrée d’un soleil couvert d’une faramineuse éclipse, tout un symbole.

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Published by Jean Pelletier - dans Science
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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 16:09

Il est au cœur d’un des plus grands scandales de la Vème République. Ministre en cahuzacj.jpgcharge du budget, à une période de difficultés extrêmes, il avoue l’existence d’un compte secret en Suisse, transféré par précaution un peu plus loin….à Singapour. Depuis son exfiltration du gouvernement, il se cache, on le dit errant, changeant de lit tous les deux jours, allant jusqu’à dormir dans sa voiture faute d’accueil.

Depuis, c’est la chasse au Cahuzac qui fait grand bruit dans la République, drapée dans une indignation théâtrale, Marianne grimace et son rictus envahit tous les écrans. L’agitation est extrême, le gouvernement interrompt le rythme de ses affaires pour statuer au plus vite sur une nécessaire loi relative à la moralisation de la vie publique, rien que cela ! On voit fleurir ici et là des déclarations de patrimoine s’afficher, par anticipation au grand déballage de lundi prochain. Ce sera à qui sera le plus vertueux, certains allants même, se moquant sur leur blog, avec des déclarations fantaisistes.

La chasse au Cahuzac a bon dos, qu’ils ont nombreux à se féliciter de cette occupation maximaliste de la scène médiatique ! Pendant ce temps là certains sont bien heureux de s’abriter derrière cette affaire. Bien entendu, il ne s’agit en aucune manière d’excuser ou de relativiser la faute. Ce faux pas est tout bonnement monstrueux. Pour autant, faut-il en faire autant de vacarmes et aussi longtemps. L’espace médiatique n’est pas extensible à l’infini, sa saturation  obture la visibilité du citoyen. Ce qui est bien commode pour certains!

L’évasion fiscale ? Parlons en, elle est en France, comme ailleurs astronomique ; notre ministre du budget Bernard Cazeneuve nous dit que la traque a été efficace, + 10 % en 2012 et 18 milliards dans la poche de l’état (autant que la taxe sur l’essence) ; mais combien sont-ils encore à se faufiler vers les frontières, alors que la majorité des citoyens doivent faire face, souvent avec de petits moyens à leurs obligations fiscales : TVA sur les achats quotidiens, taxe d’habitations, impôt sur les revenus, taxe d’enlèvement des ordures ménagères  etc…

Mais on estime à environ 80 milliards d’euros les différentes formes d’évasion et de fraudes fiscales chaque année en France. Aux impôts on évalue à 1€ l’impôt sur 5 qui échappe à l’état. Ce chiffre est à rapprocher à l’effort fiscal demandé aux français sur le budget 2013 : 20 milliards d’euros. Et si on ajoute la fraude aux cotisations sociales, environ 13 à 15 milliards d’euros, on atteint le total faramineux de 95 milliards d’euros.

Il est urgent, que plutôt de faire la chasse au Cahuzac, que le gouvernement donne des preuves un peu plus tangibles que des mots sur des dossiers.

Quant au mensonge, il a été patent et décliné par Cahuzac sur tous les tons à tous les étages de la République. Parlons en à hue et à dia… pendant ce temps là on oublie tous les menteurs de la république. Peut-on, en France légiférer sur le mensonge ? Revue de détails :

-      L’affaire Michèle Alliot-Marie et ses vacances en Tunisie sponsorisée par l’ex-dictateur Ben Ali. Comme cela a été difficile pour Nicolas Sarkozy de dégager la dame qui avait effrontément menti…,

-      Ce n’est pas par hasard que les Guignols de l’info sur canal + surnommaient le président Chirac Super menteur,

-      En 1994, ministre du gouvernement Balladur devra partir, pour abus de biens sociaux, il fera de la prison, aujourd’hui il est de nouveau aux affaires à la tête de la fédération UMP de l’Isère

-      Jean Tiberi et sa femme enferrés dans des tissus de mensonges, condamnés à 10 ans de prison avec sursis,

-      Alain Jupé, condamné dans l’affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris, condamné à un exil Québécois de fait en 2004, il est bien revenu en politique sans que cela pose problème à quiconque.

-      Bref la liste des mensonges est sans fin, la dernière en date est époustouflante, celle du Grand rabbin de France, Gilles Bernheim qui après avoir (avec difficultés) reconnu de nombreux plagiats dans ses ouvrages, vient enfin de reconnaitre qu’il avait menti sur son agrégation de philosophie, il se met juste « en congé » de ses fonctions, comme s’il ne devrait pas s’enfuir et s’enfouir sous la terre et sous des kilomètres de honte.

De l’autre côté de la Manche, au Royaume-Uni, Chris Huhne ex-ministre de l’environnement a démissionné, il est aujourd’hui en prison, pourra voir menti à la justice en faisant croire il y a dix ans que sa femme conduisait sa voiture pour ne pas perdre son permis ! Quel beau pays, on en rêverait.

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 11:39

Il a le tissu, le costume et le décor dans le sang …. L’héritage de son arrière jerome-kaplan.jpggrand père Charles Fridrich (1876-1952, décorateur de l’Ecole de Nancy) n’y est pas pour rien. Il le revendique. Je me souviens de lui petit, déjà attiré par le dessin et les étoffes, dans le grenier du château familial où il allait trier et chercher les échantillons de tissus de son grand père. Depuis il a fait un sacré chemin et aligne un parcours artistique impressionnant.

Né à Paris en 1964, il vit en province et suit un parcours scolaire normal. Il intègre la célèbre Ecole de la rue Blanche, aujourd’hui ENSATT. Il choisit la section Scénographie qu’il suit de 1985 à 1987. Très vite il est remarqué par ses professeurs et ses condisciples. Ainsi en 1987, l’année de sa sortie, il est retenu par Pierre Vielhecaze qui monte avec ses élèves comédiens « Killing is not a murder » (Pamphlet publié en 1657 qui préconise l’assassinat d’Oliver Cromwell). Ils sont 7 élèves scénographes à concourir pour proposer des décors et des costumes. C’est lui qui sera retenu et plébiscité par les autres élèves. Il découvre à cette occasion que son inclinaison le porte encore plus vers les costumes que les décors.

Ce premier travail lui ouvre la voie, il reconnait lui-même que la rencontre avec des costumières telle que Béatrice Vermande a été déterminant pour lui. Le degré d’exigence de Pierre Betoulle, professeur de costumes à l’école lui a été profitable : « C'était vraiment un plaisir de collaborer et d'apprendre "sur le tas" avec ses élèves. Je lui dois beaucoup, car c'est lui qui m'a distingué parmi d'autres, et avec cet atelier d'élèves qui était presque déjà un vrai spectacle, j'ai réellement compris ce qu'était le métier de scénographe. »

jerome-kaplan2.jpgCe sera encore lui qui donnera son nom à Ariel Garcia Valdès qui lui confiera la création des costumes pour son « Barbier de Séville », au festival de Saint Céré. Puis il le fera travailler sur « Don Quichotte » de Massenet et « Montezuma » de Vivaldi. Ensuite il fera « L’arche de Noé » de Britten et s’attaquera à une œuvre beaucoup plus contemporaine « le Journal d’usager de l’espace », texte de George Perec et musique de Didier Lockwood, mises en scène de Charlotte Nessi et produites par l’Opéra Bastille. Il est lancé et devient un artiste de renommée pour la qualité de son travail. Depuis il n’a jamais cessé de travailler, parcourant le monde entier. C’est désormais un « cousin » qui courre la planète.

1991, c’est l’année de sa rencontre avec le chorégraphe Jean-Christophe Maillot et les prestigieux ballets de Monte Carlo. Il travaille pour lui sur les décors et les costumes. Son travail est minutieux, chaque costume fait l’objet d’un dessin et d’un suivi de fabrication très minutieux. Jérôme Kaplan explique ainsi son travail : « J’ai toujours aimé dessiner. Mon travail est très proche de la haute couture. Mais, c’est aussi assez différent, la manière de faire est moins poussée pour la scène, les broderies sont moins fines, les silhouettes sont plus exagérées, les étoffes plus solides, plus résistantes. C’est pour cela que je trouve que les couturiers qui travaillent pour la scène, font trop de haute couture, et du coup ce n’est plus visible sur scène. »

jerome-kaplan3.jpgIl va faire successivement : L’Enfant et les sortilèges, Roméo et Juliette, Cendrillon, Casse-noisette Circus, Œil pour Œil, Puis se sera la grande aventure en décembre 2009 avec le Ballet national de Chine à Pékin, avec le réalisateur Zhang Yimou et le chorégraphe Xin Peng Wang : Epouses et Concubines, le spectacle sera aussi présenté au théâtre du Châtelet à Paris. Puis il enchaine avec Le Prince des Pagodes de Britten avec Bertrand d’At à l’Opéra de Strasbourg et In the Mood for Love pour le Ballet de Shanghai en Chine. De la Chine à la Finlande, il n’y a qu’un pas : ce sera The Wood Nymph de Sibelius avec encore Xin Pen Wang pour le Ballet national de Finlande.

Ce sera la rencontre avec la chorégraphe Karine Saporta et la Comédie Française : Feu le Music hall. Retour vers l’Asie, où son travail est très demandé, La Fille mal gardée de Hérold et Hertel avec le Ballet national de Corée à Séoul. Entre temps il aura fait une petite pose en Egypte, Dans le Regard de la Nuit, à l’opéra du Caire.

Puis c’est un ballet incessant entre l’Opéra de Strasbourg, celui de Stockholm, de Nantes, la Comédie Française, le Théâtre national de Chaillot avec le magnifique spectacle de Quand vient la Nuit de Hanif Kureishi mis en scène par Garance. Il travaille sur tous les répertoires et avec les plus grands metteurs en scène et chorégraphe du monde entier.

En 2010, il fera la rencontre du chorégraphe Alexeï Ratmaski pour les décors et les costumes de Don Quixote de Minkus avec le Ballet national d’Amsterdam.

jerome-kaplan5.jpgEn avril 2011, Jérôme Kaplan retrouve ses racines avec la Russie. Son grand père paternel a fuit avec toute sa famille la révolution russe pour trouver refuge en France. Alexandre Kaplan (1901 -1973) a impressionné fortement sa famille, et Jérôme, fort de l’héritage artistique de son arrière grand père,  a trouvé aussi l’inspiration dans le personnage de ce grand père, ingénieur et astronome amateur, et l’auteur d’un très beau livre, préfacé par l’abbé Pierre « Gandhi et  Tolstoï : les sources d’une filiation»,Imprimerie L. Stoquert, Nancy 1949.

Il dessine les décors et les costumes pour la création mondiale des Illusions perdues, d’après Balzac, chorégraphie d’Alexeï Ratmansky sur une musique de Leonid Desyatnikov au très célèbre Théâtre du Bolchoï à Moscou.

Pour ce travail il recevra le Golden Mask du meilleur Créateur de Costumes en 2012. Il aura à ce moment une pensée émue pour l’Ecole de la rue Blanche et celui qui a été son professeur Pierre Betoulle , qui a su, avant tout le monde, déceler en lui le talent qu’il exploite aujourd’hui pour le plus grand bonheur du public.

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:01

site_internet.jpgRappel des épisodes précédents, le Président de la république a confié en juillet 2012 à Pierre Lescure (Directeur du Théâtre Marigny) une mission de réflexion et de concertation sur « l’acte II de l’exception culturelle », selon les termes même de la lettre de mission. La ministre de la culture, Aurélie Filippetti, avait explicité le contenu de la mission en précisant qu’il devait « réfléchir à comment l'exception culturelle, qui a permis à la France d'être en pointe en matière de culture, peut s'adapter à l'ère numérique ».

Tout d’abord, selon les informations de Pierre Lescure lui-même, il était entendu que le rapport serait remis le 15 avril 2013 à Mme Filippetti, alors qu’il était initialement attendu pour le mois de mars 2013. Très attendu en effet, ce rapport, censé alimenter la réflexion du gouvernement sur une sorte de planification de l’Etat dans le domaine de la culture et du numérique, est visiblement une fois de plus reporté au 6 mai 2013.

Cette fois le rapport devrait être remis, non pas à la ministre de la culture et de la communication, mais au Président de la république en personne, tout un symbole. Les rumeurs qui courent Paris comme quoi, sur ce sujet, ce n’est pas le cabinet du ministre de la rue de Valois qui est à la manœuvre, mais l’Elysée en direct avec Pierre Lescure, prennent du poids. On grince des dents, en effet de ce côté-là, d’autant plus que les propositions faites seraient explosives, dit-on. Ont-elles seulement l’aval de la ministre de la culture ? Nul ne le sait à cette heure.

La mission Lescure attribue ce report aux retards accumulés dans les auditions. En particulier, celle qui pèse d’un certain poids, Patrick bloche, le président de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée, qui par ailleurs se verrait bien rue de Valois, en recours à Aurélie Filippetti. Il a été entendu par la mission seulement le 25 janvier dernier, très en retard sur le planning initial, qui prévoyait la fin des auditions au 31 décembre 2012. On sait qu’il avait beaucoup de choses à dire, ayant été toutes ces années passées l’un des députés les plus attentifs et les plus actifs sur ce sujets. Sa connaissance du dossier et la pertinence de ses analyses en fait un acteur décisif sur ce sujet.

Bref, le cap des auditions est terminé, mis à part un site en ligne et participatif qui a accompagné le travail de la mission, on sait peu de chose de ces auditions. Chaque partie a le sentiment d’avoir été entendue, mais le problème reste celui de la synthèse d’opinions diamétralement opposées. Il s’agit tout de même de trancher sur des sujets aussi brûlants que : le statut d’hébergeur, le sort de l’HADOPI et de celui de la copie privée, le financement de la création, l’accès du public aux œuvres, la rémunération des ayants droits, entre autres.

De toute façon, ce rapport n’est qu’un prélude à l’examen d’un texte de lois, promis avant la fin de l’année. On peut en douter au regard du calendrier parlementaire déjà très chargé. Et, surtout, il devra passer sous les fourches caudines du comité de pilotage gouvernemental mis en place par le 1er Ministre et comprenant : la ministre de la culture, celui de l’économie et des finances, du commerce extérieur, du redressement productif et de la ministre déléguée à l’Economie numérique. Cela promet de vifs échanges aux vues des personnalités concernées.

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 15:37

retraites2Après l’accord provisoire entre partenaires sociaux (Syndicats et Medef) des régimes de retraites complémentaires Arrco et Agirc aboutissant à désindexer les retraites du coût de la vie, l’état s’apprête à prendre ses propres décisions sur le régime général des retraites qui dépend de son autorité. Le dossier est d’autant plus chaud que les ayants-droits n’ont accès qu’à la « rumeur » des retraites via la plupart des médias qui ne font pas leur travail d’information.

La situation présente deux caractères fondamentaux : un déficit des caisses qui s’accélère en raison de la crise, et des inégalités qui deviennent criantes à l’heure des sacrifices des uns et des autres. Michel Rocard, auteur d’un livre blanc, disait en son temps « Avec la réforme des retraites, il y a de quoi faire sauter plusieurs gouvernements ».

L’état des déficits et leurs évolutions futures.

Pour ce qui concerne le régime général, le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) qui regroupe l’ensemble des partenaires sociaux, estime le déficit à 18,8 milliards d’euros en 2017 (à rapprocher des 14 milliards constatés en 2011), ceci en raison du « contexte macroéconomique dégradé ». En 2020 il irait jusqu’à 20,8 milliards et peut être 24,9 milliards en fonction des scénarios examinés. Une petite pointe d’optimisme, le COR estime qu’à l’horizon 2040, un retour à l’équilibre serait envisageable, à condition d’avoir un taux de chômage à 4,5 % (nous sommes à 10 %) et une augmentation de la productivité de 2% par an… très spéculatif, l’avenir n’est inscrit nulle part et il est assez difficile de se projeter à 30 ans, voir à 45 ans… on parle d’un déficit de 105 milliard en 2060. Ce n’est pas sérieux.

Relevons que deux économistes et pas des moindres du FMI, Olivier Blanchard et Daniel Leigh, ont admis qu’un mauvais coefficient de calcul a entrainé une sous-estimation des effets négatifs de l’austérité en Europe. Méfions nous donc des prévisions à moyens et longs termes.

Pour les régimes de retraites complémentaires (Agirc et Arrco), gérées par les seuls partenaires sociaux, le déficit pourrait atteindre 8,6 milliards d’euros en 2017. Soit un déficit cumulé des deux régimes en 2017 de 27,2 milliards d’euros, impensable. Pour les régimes complémentaires, le déficit est actuellement compensé par des fonds de réserves, qui s’épuisent plus vite que prévu. En effet ces régimes ne peuvent pas, statutairement, présenter un déficit. Les mesures prisent (sans l’accord de la CGT) pour le 1er avril prévoient l’augmentation du point Agirc (cadres) de 0,5 % et de 0,8% du point Arrco (non-cadres) avec une inflation à 1 %  en janvier 2013 en rythme annuel. Pour les années suivantes le principe retenu est celui d’une hausse d’un point de moins que l’inflation. Décisions très provisoires qui ne permettent qu’une économie de 3,1 milliards d’euros, le compte n’y est pas. L’augmentation de 0,25 points ne deux ans des cotisations, payées à 60% par les entreprises et 40 % par les salariés dégagerait encore 1,3 milliards d’euros.

Signalons au passage l’existence d’un régime pour les agents de l’état non titulaire, l’IRCANTEC qui lui a la particularité, après la réforme introduite en 2008 de ne pas présenter de déficit actuel ou a venir et dont l’indexation de la valeur du point sur l’inflation est acquise.

L’état des inégalités selon les statuts et les régimes de retraites.

Il existe tout de même quatre sortes d’inégalités, cela fait beaucoup :

1-    Les âges de départ

2-    Les montants des pensions

3-    Les taux de cotisation

4-    Les pensions de réversion

Toutes ces données sont extraites du dernier rapport du COR sur les retraites remis récemment au gouvernement.

Inégalités des âges de départ.

Le rapport du COR pointe les inégalités des âges de départ à la retraite selon les 25 principaux régimes de retraites. Les réformes de 2003, 2008 (régimes spéciaux) et 2010 étaient censées y mettre fin. Et bien c’est raté, l’âge effectif moyen de départ est de 61,9 ans en 2011 pour les salariés du privé. Dans la fonction publique d’Etat, il était de 57,1 ans en 2010. Cet important écart est dû au statut des militaires, si on fait le même calcul en les expurgeant, l’âge moyen tend à se rapprocher du privé à 61 ans.

Revenons au privé, en 2011, il est de 62,2 ans pour les commerçants et artisans, et de 63,7 ans pour les professions libérales (médecins, pharmaciens, notaires, vétérinaires..).

Par contre l’âge moyen est encore de 54,4 ans à la RATP, 55,1 ans à la SNCF.

En projection, ces écarts devraient subsister. Pour la fonction publique d’état, il monterait à 58,7 ans en 2025 et à 63 ans pour le privé. Pour les régimes spéciaux, les choses devraient changer, pour la SNCF l’âge de départ monterait à 61,2 ans à partir de 2025 et à la RATP à 59 ans à partir de 2030 et 62 ans en 2050.

Inégalités des montants des pensions, selon les statuts et les régimes de retraites.

Juste un exemple, la pension moyenne d’un retraité de la SNCF ou de la fonction publique d’Etat est actuellement de 23 000 euros par an, dans le privé elle est d’environ 20 000 euros pour les cadres (tout régime de retraites confondus) et de 10 756 euros pour les non cadres.

En projection les différences perdurent. En 2050, celle des fonctionnaires sera de 27 000 euros, et celle des cadres du privé à 22 500 euros et les non-cadres à 14 152 euros.

Pour les régimes spéciaux, c’est encore plus flagrant. Pour les agents de la SNCF et d’EDF-GDF il est prévu qu’elle doublera en 40 ans pour atteindre 40 000 euros par an.

Inégalité des taux de cotisation pour les retraites entre le privé et le public.

Sans doute faudra-t-il aussi revoir les montants versés par les uns et les autres au cours de leur activité pour toucher leur retraite. L’écart constaté entre le privé et le public n’est plus tenable. En 2010 il était de 10,55% dans le privé contre 7,85% dans le public. Il a été progressivement aligné par la réforme Fillon, mais étalé sur 10 ans pour le porter à 10,55% par une augmentation, de 0,27 points par an depuis 2011. La mise à niveau devrait être plus rapide.

Remarquons au passage que c’est le régime qui a le plus bas taux de cotisation qui bénéfice des meilleurs âges de départ à la retraite et des montants de pensions les plus élevés.

Inégalité des pensions de réversion.

De la même manière la pension de réversion, faite sans condition de ressources dans le public, et assujettie à un plafond de ressource dans le privé, est terriblement inégalitaire.

Selon la CNAV, le régime de retraite des fonctionnaires sert quatre fois plus de pensions de réversion que le régime général.

Explication : « Dans le régime général, le droit de réversion est soumis à une condition d’âge (au moins 55 ans) et à une condition de ressources particulièrement drastique : les ressources personnelles du conjoint survivant ne doivent pas excéder 1 509 € par mois. Si c’est le cas, aucune réversion n’est versée.  En revanche, dans le régime des fonctionnaires, il n’existe ni condition d’âge, ni condition de ressources. En outre, les orphelins de moins de 21 ans ont également un droit de réversion. « 

La feuille de route possible.

L’ampleur des déficits constatés et les prévisions à venir dans une perspective économique peu favorable incitent à des réformes rapides par l’allongement de la durée du travail et/ou l’augmentation des cotisations et/ou la baisse des pensions et/ou des réformes sur les pensions de reversement en cas de décès, les majorations par nombre d’enfants etc….

Les français sont susceptibles d’admettre certaines de ces réformes, mais à une condition et elle est essentielle, c’est qu’il soit mis fin à ces inégalités de l’âge de départ à la retraite et entre les montants des pensions versées. Tout ne peut pas être fait en une année, un lissage sur plusieurs années sera indispensable. Mais le signal devra être donné.

Je ne suis pas sûr que l’ensemble des ayants-droits aient bien conscience de cette situation de fait et des terribles injustices sociales accumulées depuis des dizaines d’années. Là où la société à une mission salvatrice de justice sociale, c’est le désordre et le chaos le plus total qui a été instauré par une succession de gouvernements et de politiques incompétents et lâches.

Certes la corruption des mœurs politiques et son nécessaire redressement sont à l’ordre du jour, mais que le gouvernement ne s’y trompe pas, il est impatiemment attendu sur ses propositions en matière de politique sociale.

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 12:40

republique1-copie-1.jpgNous y sommes, la crise de confiance entre les français et la classe politique s’est installée. Elle a même atteint en quelques jours un summum inquiétant. Les côtes de popularité de l’exécutif ont largement franchi la barre des 30% et naviguent depuis l’affaire Cahuzac vers les 25 à 26 %. Niveau historiquement bas pour une majorité en place depuis moins d’un an. Désormais tout est possible, le moindre bruit, la moindre rumeur, Laurent Fabius est en train d’en faire les frais. Les politiques, dans leur ensemble, sont devenus suspects aux yeux des français. C’est bien sûr absurde, mais c’est un fait.

Un véritable remue-méninge de la classe politique s’est mis en mouvement, François Hollande en tête, qui annonce pour les jours qui viennent, un projet de loi sur la moralisation de la vie politique. Une revue de détail s’impose auprès des contributeurs que se sont manifestés ces jours-ci.

Pour François Bayrou et le Modem, c’est le remaniement qui s’impose : «C’est un gouvernement beaucoup trop nombreux, pléthorique, qui ressemble à un gouvernement des courants du PS ». Mais il faut aussi réformer et de préférence par référendum, celui-ci «ne peut passer que par l’intervention des citoyens». «Si vous demandez aux députés et aux sénateurs de diminuer par deux le nombre de leurs sièges, ils ne le feront pas. Si vous leur demandez de mettre un terme à un certain nombre d’avantages qui sont les leurs, ils s’arrangeront pour que cela se perde dans un labyrinthe. Cela ne peut donc se faire que par référendum».

Pour les verts, c’est aussi un vaste programme qu’il faut d’urgence adopter : mettre fin aux conflits d’intérêts de toute la classe politique, haute administration comprise, publier les déclarations de patrimoine de tous les élus et membres du gouvernement, imposer la transparence de la réserve parlementaire, mais aussi des frais engagés par les élus et enfin mettre immédiatement fin au cumul des mandats.

Pour l’UMP, c’est un peu plus compliqué et douteux du fait qu’ils ont longuement exercé le pouvoir et n’ont pas brillé à leurs heures dans un souci de transparence et de moralisation de la vie publique. Pour autant du bout des lèvres Fillon a délivré son patrimoine au journal de France 2, alors que Copé se refuse à communiquer quoique ce soit. On note tout de même cette proposition de sa part : «que chaque chef de gouvernement, dès qu’il installe un gouvernement, demande aux autorités helvétiques que lui soit communiqué un certificat par lequel aucun des membres du gouvernement n’a de compte en Suisse».

Enfin rejoignant le Front de gauche, Eva Joly plaide avec eux pour une transformation radicale qui passe par un changement de constitution et de régime, appelant à une VIe  république, comme Arnaud Montebourg pouvait la réclamer du temps où il n’était pas au pouvoir

On le voit, la palette absolue de toutes les nuances possibles est bien là, des « petites mesures » au changement de régime. Beaucoup de bruits, de rumeurs et de fureurs. » Daniel Lebègue, ancien directeur du Trésor en France dit une chose fort juste : « La démocratie, ce n'est pas seulement le vote, c'est aussi le contrôle permanent de l'action de ceux et celles qui ont été mandatés.» 

La France a cumulé un retard considérable en la manière et elle le paye aujourd’hui. Alors que le pays devrait se mobiliser pour relancer la croissance et créer des emplois, il se voit paralysé par un climat de suspicion délétère et nuisible au bon fonctionnement des institutions.

Voilà 6 propositions qui devraient faire consensus dans l’opinion, à défaut des partis politiques eux-mêmes. Nul besoin de changer la constitution, ni de faire de référendum, le gouvernement a simplement besoin de faire preuve de courage pour engager certaines de ces réformes. Il dispose d’une majorité parlementaire dans les deux assemblées.

1-    La transparence absolue des patrimoines de tous les élus et de la haute administration à l’entrée de ses fonctions et à la sortie.

2-    La communication sur internet des frais généraux de ces mêmes élus et de la haute administration, comme c’est le cas au Canada,

3-    La levée de l’omerta qui pèse sur les budgets de fonctionnement des deux assemblées : là les scandales y sont énormes, du régime exorbitant des régimes aux salaires et avantages pratiqués pour l’ensemble des fonctionnaires.

4-    La diminution d’un tiers du nombre des députés et des sénateurs

5-    La fin immédiate du cumul des mandats ;

6-    la suppression des départements et la refonte des régions en passant de 22 à 6 ou 7

Pour autant, si ces mesures sont susceptibles d’apporter des réponses satisfaisantes aux attentes de l’opinion publique, elles n’empêcheront pas le mensonge et la duplicité avec laquelle les êtres mal intentionnés peuvent s’infiltrer au sein des partis politiques. A eux de les exfiltrer…

 

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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