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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 10:31

Francois Hollande 15-8d519Chaque président a eu droit à son « isme », certains, avec plus de force et de durée dans le temps que d’autres : le Mitterrandisme et le Gaullisme, Giscard, Chirac et Sarkozy ont été de moindres inspirateurs. Un an après son arrivée surprise à l’Élysée, quel est le bilan de l’action de François Hollande et à travers elle et sa manière de gouverner, peut-on définir le Hollandisme ?

 

Rarement, un président aura été aussi harcelé médiatiquement, avec une absence totale d’état de grâce. Il savait que ce serait difficile, mais pas à ce point. À peine élu, l’opinion publique l’a lâché, pour le mener à un point jamais atteint dans les sondages d’opinion. En même temps, aucun président n’est arrivé au pouvoir avec une situation économique aussi difficile et surtout des comptes publics aussi dégradés. François Hollande n’a pas choisi la bonne période pour se lancer à l’assaut du pouvoir. Mais avait-il le choix ? Non en 2007, ses hésitations avaient laissé le champ libre à une certaine Ségolène Royal, avec le succès que l’on connaît.

En même temps et, la situation est paradoxale, jamais un parti politique, le parti socialiste en l’occurrence n’a eu autant de pouvoir en France, après avoir gagné successivement la totalité des élections de ce pays, y compris celles réputées inatteignables, à savoir les sénatoriales. Il contrôle les principales grandes villes de France, une large majorité des départements, la quasi-totalité des régions, les deux chambres et le gouvernement. Cela pourrait lui donner de l’allant, et bien non… Si les socialistes réussissent à peu près auprès des collectivités locales, encore faudra-t-il le vérifier l’année prochaine avec les municipales, ils ne donnent pas le sentiment au gouvernement de savoir où ils veulent aller et surtout quel est le projet qu’ils proposent à la France. François Hollande étant de tous les socialistes, le plus attendu par les Français et en même temps le plus incertain.

Le bilan, celui-ci se mesure à l’aune des 60 engagements pris par le candidat Hollande. Car il faut bien dire que cette campagne des élections présidentielles n’a pas pu prendre de hauteur entre le candidat Sarkozy en plein flirt avec l’extrême droite et le candidat Hollande obsédé par la nécessité de prendre le moins d’engagements politiques possible. Mais poussé par son état-major, il s’est résolu à cette carte de route : soixante engagements. Sur ce point malgré les attaques de la droite, et le Hollande Bashing des médias, force est de constater que plus de la moitié sont réalisées (selon les décomptes du journal Libération 31 sur 60) ou en passe de l’être, et ceci, rien qu’au bout d’une année de gouvernement, pas si mal. On ne fera pas, ici, l’inventaire exact, tous les médias s’y affairent à cette même heure.

On retiendra la mesure phare du Mariage pour Tous, dont la gestion a été un peu chaotique et très étalée dans le temps et le renoncement sur le droit de vote des étrangers pour cause d’absence de majorité qualifiée dans les deux chambres.

En même temps, un effort, jamais consenti par aucun gouvernement de la République, a été engagé, dans le collectif budgétaire de 2012, puis sur l’ensemble du budget 2013, qui a la patte de François Hollande. De nombreuses mesures techniques ont été prises pour relancer l’économie et limiter les dégâts du chômage. Le seul problème, étant que ces mesures demandent du temps pour trouver leurs effets et que les Français ne sont pas près à donner du temps à François Hollande, les résultats ils les veulent pour maintenant.

Nous sommes désormais au cœur même du Hollandisme. Il y a quelques années, lorsque François Hollande, sortant de la direction du PS, a fait savoir qu’il allait concourir pour la Présidence de la République, personne à ce moment-là ne l’en a cru capable…, il en fallut du temps pour que les dirigeants du PS s’aperçoivent qu’il était sur le point d’y arriver, et les Français eux-mêmes s’y sont laissés surprendre, par la primaire pour la désignation du candidat socialiste, puis au cours de l’élection elle-même. Il y est arrivé, de justesse pour certains, les sondages avaient curieusement abondé ses chances, mais le résultat valait bien celui de François Mitterrand en 1981.

C’est sans doute cela le Hollandisme, la capacité politique à voir un peu plus loin que les autres, une ténacité hors pair, avec un sens de l’effort qui n’y paraît pas… c’est aussi une manière de faire de la politique, sans grand drame, avec constance et la capacité de surfer sur la vague et même parfois du Tsunami et nous y sommes. Le parcours, pour arriver à l’Élysée a été terrible, plus personne ne s’en souvient, lui si… c’est pourquoi aujourd’hui il sait qu’il lui reste encore quatre courtes années, pour conforter ce qu’il a engagé et réaliser la seule promesse qui vaille à ses yeux : faire baisse sensiblement la courbe du chômage. Il a à l’esprit, ce que Lionel Jospin, premier ministre avait réussi, diminuer d’un million le nombre de chômeurs… c’est aussi son objectif.

On reparlera dans les mois et les années qui viennent de ce que peut être le Hollandisme… avec, j’en suis sûr la même surprise, qu’il mit à se placer au cœur de l’élection présidentielle, lorsque, bien sûr les résultats économiques seront là..

 

 

 

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 13:41

Le 18 mai la France fêtera la naissance de Charles Trenet, il y a un siècle. Préparons-nous à un bon trenet.jpegbain de jouvence, dont nous avons grand besoin. Trenet, c’est l’évocation de l‘enfance, du bonheur, de la joie, de la vie rêvée. Il a traversé le siècle avec tout autant de bonheur que ses premières années de jeunesse. Éternel poète il accompagne Cocteau, chanteur de charme il swingue avec Gainsbourg et Nougaro, promeneur de l’éternité, il accompagne Higelin. Je l’ai vu pour la dernière fois à Toulouse au meeting de Mitterrand  en avril 1988, il a chanté encore une fois pour les centaines de milliers de personnes, réunis autour de l’espérance.

C’est à Narbonne, Cité du sud de la France, que nous devons la naissance du « Fou chantant », surnom que la légende lui a attribué. Tout au long d’une vie de 87 années, il a composé plus d’un millier de chansons, parmi les plus célèbres : Douce France, La Mer, l’Âme des poètes, le Jardin extraordinaire, que reste-t-il de nos amours ? et Y’a d’la joie… Ses principaux succès ont été repris par les plus grands interprètes dans le monde entier : Frank Sinatra « Somewhere, beyond the see », ou plus récemment Lisa Zane , chanteuse américaine qui a repris Que reste-t-il de nos amours.

Monstre sacré, ses œuvres ont été traduites dans des dizaines de langues.La mer, sa chanson fétiche a été écrite en une vingtaine de minutes dans le train entre Narbonne et Carcassonne, ce qui donne une idée de la facilité avec laquelle il composait musique et paroles de ses chansons. Jamais il ne s’est assis derrière un bureau pour composer, ses oeuvres étaient toujours l’expression d’un moment de sa vie, une image, un sourire, un souvenir, un enfant dans la rue, un rayon de soleil sur une fleur…

S’il est ainsi universel, c’est bien parce qu’il est le poète, celui qui veille, celui qui voit, celui qui sait, celui dont les mots sont les bruits à pas feutrés du temps qui passe, celui qui respire de longues bouffées d’air pur, celui qui rit, celui qui pleure, celui qui s’enfuit derrière l’horizon, mais nous laisse un immense arc en ciel.

« Quand on a rêvé sa vie, il faut vivre son rêve. », tel fut son existence. Il a inventé le « swing » à la française, mélodiste de génie, il compose des airs à la fois simple à retenir, mais dont les harmonies sont géniales. 

Ses amis sont nombreux, ils lui ont rendu hommage de Bashung à Higelin, en passant par Sardou et Aznavour. Jérôme Savary, récemment disparu, lui avait rendu un hommage émouvant  en compagnie du Grand Magic Circus avec son spectacle Y’ad’la joie !.... et d’l’amour.

C’est en 1987, alors qu’il a 74 ans que Jacques Higelin le présente aux jeunes générations au Printemps de Bourges, il y fait un tabac, preuve de son éternelle jeunesse. Une année plus tôt, le groupe Carte de Séjour, avec Rachid Taha livre une interprétation de Douce France, portée par la seconde génération de la communauté française d’origine algérienne, dites les beurs, qui connaitra un succès énorme. Preuve une fois de plus de l’universalité de Trenet ? Désormais le jeune public ne le quitte plus pour l’accompagner jusqu’à ses derniers instants.

Au-delà de la reconnaissance éternelle du public, ce sont aussi les institutions qui s’emparent de lui.  C’est à l’Opéra Bastille que la France lui fête ses 80 ans en présence du président de la République François Mitterrand en mai 1993. L’Académie des Beaux-arts relève l’affront de l’Académie française qui l’avait refusé en 1983, en l’acceptant en son sein en 1999.

La même année, puisqu’il est l’icône absolue des poètes, c’est à lui que reviendra naturellement l’honneur de lancer la 1er édition du Printemps des poètes en enregistrant Les poètes descendent dans la rue avec l’Orchestre philharmonique de Radio France.

Enfin c’est à la salle Pleyel que revient le bonheur de conserver dans sa mémoire son dernier concert, après qu’il ait tant de fois annoncé celui-ci, en novembre 1999, le Fou chantant y était assis, la voix intacte.

 

Merci Monsieur Trenet.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 19:15

C’est sans aucune surprise qu’ont été publiés les derniers chiffres du chômage en France : ils sont Tsunanmi.jpegmauvais, très mauvais. Et désormais, notre gouvernement après une année d’existence se doit d’en endosser la responsabilité, même si la droite a pendant dix années durant déjà largement creusé le fossé. Le record absolu est battu, avec 3 224 600 demandeurs d’emploi au compteur la France n’affiche pas le pire résultat européen, n’empêche, le fléau est là, toujours bien là. Il enfle emportant femmes, hommes et enfants vers l’insécurité pour certains et la misère pour d’autres.

 

Mais quelle est donc cette impuissance qui frappe aussi bien la France que nombre d’autres pays européens ? Les Libéraux ont leurs explications vantant pour les uns le cruel modèle allemand où le SMIC n’existe pas, ou pour les autres, celui des anglais où précarité rime avec travail.

À les lire, on se dit qu’il ne reste que le choix du chômage à la française ou celui de la misère sociale au travail à l’allemande… C’est bien ce que j’appelle l’impuissance à endiguer le fléau. Car outre les dégâts qu’il cause dans les familles françaises, il en cause bien d’autres dans la tête de nombre d’élite française, y compris à gauche.

Déjà l’UMP, qui au pouvoir, n’avait pas osé la mettre en œuvre : la fin des 35 heures, c’est fait désormais et inscrit dans son programme politique, ainsi que la fin des CDI… Oui pour vaincre le chômage il faut mettre fin aux droits sociaux des travailleurs. Les patrons doivent pouvoir payer le moins cher possible leurs salariés et surtout les jeter sans aucune contrainte administrative et financière.

Ces idées sont un poison qui s’infiltre dans la société française. On a vu au journal télévisé la reprise de la longue cohorte des présidents français qui, depuis Giscard en 1974, disait droit dans les yeux aux Français, que tout serait fait pour les protéger du chômage : Mitterrand avec ses accents de sociale sincérité, Chirac avec son ton « on ne me le fera pas à moi » ni à vous, Sarkozy avec son bagou de bonimenteur …

Mais le précédent record de la Vème république, celui de janvier 1997 vient d’être battu. On se souvient de ce qu’il en coutât alors au gouvernement Juppé de l’époque. Le tsunami du chômage monte sans pause depuis vingt-trois mois consécutifs. Pour donner un ordre de grandeur ce ne sont pas moins mille chômeurs de plus, qui chaque jour, s’inscrivent à pôle Emploi, l’équivalent d’une ville moyenne se voit rayer de la carte du monde du travail mois après mois.

L’actualité nous fait la part belle des plans de licenciements qui s’abattent ici ou là et de la fermeture de grandes entreprises, mais elle passe sous silence le principal des troupes, celles des milliers d’anonymes qui quittent leur emploi, sans trop d’espoir de retour.

L’Europe toute entière est submergées, 26 millions d‘Européens sont sans emploi avec une moyenne de 11 % de la population active, l’Espagne et la Grèce sont aux points extrêmes avec un taux de 27 % et l’Allemagne, on y revient toujours à 5,4%, mais à quel prix !

François Hollande, pour sans doute, ne pas détonner, a repris l’ancienne des Présidents de la  Vème République, il a répété depuis Pékin, c’est-à-dire des territoires qui nous menacent directement, que la lutte contre le chômage est « la seule  cause nationale qui vaille ». Les Français apprécieront, eux qui viennent justement de revisionner aux journaux télévisés de 20 heures la même parole transmise depuis 1974 par tous ses prédécesseurs.

Le casse-tête, sans être chinois ( !), est pourtant absolu, toutes les formules d’emplois aidés ont été essayées, ils semblent désormais vains face à l’ampleur de la crise. Jospin, premier ministre, avait réussi à inverser la vague, mais était-ce lui ou la reprise économique mondiale qui avait alors dopé l’économie et les entreprises françaises.

François Hollande ne dispose pas de ce joker extérieur, pire le bouleversement des économies mondiales n’est pas prêt à fournir cet appoint à l’économie française. Les Américains jouent leur jeu et se détournent de l’Europe. Le départ des derniers contingents de soldats américains d’Allemagne sonne à la fois un anniversaire et un avertissement.

Les États-Unis ont compris que leur intérêt les sommait de se recentrer sur l’espace asiatique, là où la Chine puissance montante, comme on ne l’a jamais vu dans l’histoire des économies mondiales, l’interpelle. À cette interpellation s’ajoute celle de l’Inde, dont on parle peu, et dont l’économie se déploie à une vitesse foudroyante, mais il y a aussi La Corée du Sud et l’Indonésie, et les beaux restes de l’Empire du Japon.

La France a-t-elle seule les capacités de s’en sortir ? Non, il faudra encore du temps pour que la société française admette qu’elle a cessé d’être une grande puissance. Qu’elle ait encore des atouts, oui, mais leur mise en avant est un écran de fumée qui nous cache la vérité. Seule l’Europe peut nous permettre de sortir de cette crise qui gangrène l’ensemble des sociétés européennes. Mais qu’est-ce qui a pu nous faire perdre la foi et l’énergie des années 60 et 70, et où elle avançait à grands pas en compagnie d’hommes de valeurs et de foi, tels que Jean Monnet, Robert Schuman ?

L’Europe représente le plus grand marché économique au monde, il suffirait de lui donner un commandement économique et politique pour qu’une véritable relance industrielle et économique y voie le jour. Pour cela, il faudrait mettre fin à un certain nombre d’égoïsmes nationaux. À vingt-sept, cela semble hors de portée, mais en réunissant les pays les plus motivés et les  plus européens cela semble possible.

François Hollande est à la recherche d’un rebond, il est tout trouvé, qu’il endosse l’habit de Jean Monnet et qu’il prenne le bâton de pèlerin de Robert Schuman, lui qui se dit l’héritier naturel de Jacques Delors, ne devrait pas fournir un si grand effort que cela.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 17:17

Dans le journal Libération Louis Mexandeau publie un intéressant Louis-mexandeau.jpegtémoignage, passé injustement inaperçu. Louis Mexandeau a aujourd’hui 82 ans, il a été député du Calvados et plusieurs fois ministre sous François Mitterrand. Cela remonte à loin, mais il a été aussi un fidèle parmi les fidèles aux côtés de François Mitterrand pendant 30 ans, l’un des artisans de la renaissance du PS au Congrès d’Epinay en 1971. Ministre des PTT en 1981, il sera aussi l’auteur du projet socialiste pour l’école publié en 1978.

C’est pourquoi sa voix d’authentique militant socialiste, mérite d’être entendue. Le message est clair et les leçons à en tirer, toutes aussi claires.

 

Par LOUIS MEXANDEAU Ancien ministre, militant

Qui connaît Jérôme Cahuzac ? Tout le monde pour peu qu’on suive, même distraitement, l’actualité. Qui connaît Marcel Garrouste ? Personne, ou presque. Sauf qu’il a été député de la troisième circonscription du Lot-et-Garonne, celle de Villeneuve-sur-Lot, pendant treize ans. Vous commencez à comprendre ? Sauf qu’il a été maire et conseiller général de Penne-d’Agenais. Sauf qu’il habite toujours à Penne. Sauf que c’est un socialiste, un vrai. Marcel Garrouste, ce fut un militant exemplaire et obscur, comme la plupart des militants de notre parti. Un jour il enleva la mairie de Penne. Et puis il devint le conseiller général du canton.

Ce socialiste, aussi modeste que convaincu, était destiné à jouer un rôle de clarification puisqu’en 1978, aux législatives, il battit, au nom du PS, un ancien radical de gauche devenu radical de droite. Je l’ai connu alors, ce parlementaire discret et assidu. Le contraire de ces députés clinquants et sonores, aimantés, dans la salle des Quatre-Colonnes par le moindre objectif de télévision afin d’exprimer un désaccord élégant avec le gouvernement qui est pourtant le leur, voire de blâmer le président de la République à qui ils doivent leur élection. Et c’est ainsi que François Mitterrand et les Premiers ministres successifs purent compter jusqu’en 1986, puis en 1993, sur la fidélité de Marcel Garrouste qui se contentait d’accomplir son travail de député en se rappelant la phrase de Jules Guesde, un des fondateurs de notre parti : «Un parti ne vit que de discipline.»

Les temps changent. En 1997, Marcel Garrouste, qui avait été réélu de 1988 à 1993, laissa la place à un jeune et brillant chirurgien parisien… Jérôme Cahuzac. Tout en reconnaissant son talent, il me disait : «Ce qui est embêtant, c’est qu’il ne parle pas le patois.» Le péché véniel avant le péché vénal.

Il y a quelques semaines, je le rencontrai dans une réunion d’anciens députés. Evoquant le cas Cahuzac qui n’en était qu’à ses débuts, il me dit, tristement : «Tu comprends, Cahuzac, il n’a pas la même conception du socialisme que toi et moi.» Il avait raison. A cause de ses succès successifs dus à la victoire de François Mitterrand en 1981, aux succès de Lionel Jospin, à la ténacité de François Hollande, quand il fut à la tête du PS, le Parti socialiste a aujourd’hui quelque chose de trop«arrivé» pour reprendre le mot de Léon Blum qui parlait de l’avant-guerre. Les succès ont attisé les convoitises, multiplié les «rationnaires»qui guettent les successions et les prébendes. Où sont passées la force des convictions, la modestie, l’abnégation militante, ces qualités fondatrices de notre parti ? Ces qualités que possédait Marcel Garrouste.

Sous la République romaine, on vantait la vertu de Cincinnatus qui, après avoir exercé les plus hautes magistratures, était retourné à la charrue. Marcel Garrouste, pur produit de la méritocratie républicaine, avait réussi à partir du simple certificat d’études primaires à devenir directeur d’hôpital. Plus tard quand il eut rempli tous ses mandats, à plus de 70 ans, il prépara et obtint une agrégation de droit. Sans commentaires. A la veille d’une dure élection partielle, je souhaiterais que le Parti socialiste se souvînt de Marcel Garrouste. Vous le trouverez dans son village. Il vient d’avoir 92 ans. Salut, vieux camarade.

 

 

 

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 16:03

Serge Blisko, président de la MIVILUDES, vient de rendre son rapport au premier ministre. Que
Blisko-Miviludes-copie-1.jpegpeut bien signifier ce sigle barbare, s’agit-il d’une de ses innombrables missions interministérielles, avec pour seule finalité, de plomber les finances publiques ? La Mission interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires… difficile de s’y retrouver.

 

La MIVILUDES se définit elle même ainsi : « elle observe et analyse le phénomène sectaire, coordonne l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre des dérives sectaires, et informe le public sur les risques et les dangers auxquels il est exposé ». Sa création par Alain Juppé remonte au 9 mai 1996 sous la forme d’un observatoire interministériel sur les sectes. C’est en 1998 qu’à la demande de Lionel Jospin, est créée La Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS). Cette dernière devenant en 2002 la MIVILUDES sous l’autorité de Jean-Pierre Raffarin.

Le dispositif français, relativement original a suscité beaucoup de questionnements en France et à l’étranger. L’appréciation de la notion de secte étant particulièrement « régionale », l’approche n’est pas la même en France, en Europe et surtout aux États-Unis. En France, la tradition juridique est celle qui consiste à veiller à la protection des victimes et de l’ordre public, en prenant en compte les actes et comportements contraires aux lois et règlements.

Le rapport remis hier au premier ministre pointe le problème de l’infiltration des sectes par le biais de la formation professionnelle. Serge Blisko a ainsi donné quelques exemples éclairants aux journalistes sur le perron de l’Hôtel Matignon. Vous êtes chômeurs depuis de longs mois, rien ne vient.  Le pôle emploi n’a rien à vous proposer, si ce n’est l’habituelle proposition fourre tout : un coaching pour le CV et l’entretien d’embauche. Jusque là rien d’inhabituel. Vous vous rendez au premier rendez-vous et là surprise : le formateur demande à tous les participants de se déshabiller, au motif de mieux se mettre à nu, pour améliorer sa confiance en soi…

Cela semble incroyable, et pourtant la MIVILUDES a remonté malheureusement de nombreux cas. Ce sont les Pôles Emploi qui livrent des personnes fragiles par définition à des pseudo organismes de formation, qui en fait sont aux mains de mouvements sectaires.

On relève dans le rapport, ce cas d’une formation dite de « développement personnel » organisée dans un château, en pleine campagne. Dirigée de fait par un ancien membre de l’ordre solaire, on demandait là aussi aux participants de passer nus par un sauna collectif. L’ordre solaire est tristement célèbre pour des affaires d’assassinats collectifs en France, en Suisse et au Canada (74 victimes en 1994, 1995 et 1997).

Les organismes de formations professionnelles en France sont très nombreux (des dizaines de milliers), ils ont prospéré sur la crise. Leurs statuts vont de celui d’entreprise à celui d’association loi 1901, difficilement contrôlables. Le contrôle ne porte que sur l’aspect administratif, jamais sur les contenus dits pédagogiques. Ce secteur d’activité est donc à la portée du tout-venant, et dans celui-ci il y a des personnes liées aux sectes et qui se servent de ces organismes comme d’un « terreau bienveillant » à leurs activités criminelles.

Serge Blisko explique, selon lui le mécanisme de mise en route du principe d’emprise sur autrui : « il y a toujours cette notion d'emprise, commune à toutes les formes de sectes. Lorsque vous faites des choses qui vous sont préjudiciables et que vous n’auriez jamais faites dans votre état normal. »

La secte intervient sur les peurs, les doutes. Quand vous êtes sans emploi, vous êtes plus fragile. C’est un terreau facile pour recruter. Capter de nouvelles victimes. »

La procédure de signalement auprès de la MIVILUDES n’est pas suffisamment utilisée : 2 600 signalements sur un an, cela ne reflète pas la réalité. Il faut reconnaître que lorsqu’une DRH d’une entreprise se fait « avoir », il ne court pas faire le signalement qu’il devrait.

Il existe encore un autre domaine où les sectes prospèrent malheureusement, c’est celui de la santé. Là aussi elles s’attaquent aux personnes faibles et désarmées. Les malades du Sida ou du cancer se voient proposer à des prix exorbitants des thérapies miraculeuses… et là où la médecine trouve ses limites, certains patients se tournent alors vers ces pseudos thérapies au bénéfice des sectes qui s’y sont nichées.

La MIVILUDES répond donc bien à un besoin essentiel et prioritaire, celui de traquer toutes ces personnes mal-intentionnées, qui n’ont pour tout objectif que de s’emparer de l’argent de personnes en difficultés et contrôler leurs esprits, en les détournant de leurs amis et leur famille. L’argent public y est bien employé et malheureusement la situation actuelle ne fait que rendre chaque jour plus que nécessaire l’action des agents de la MIVILUDES.

L’arrivée de Serge Blisko à sa tête est un signe encourageant. Médecin de formation, ancien député et ancien maire du 13e arrondissement il connaît particulièrement bien, les sujets, qui touchent à la santé et aux fragilités des personnes. À sa nomination, il avait déclaré : « Le problème principal avec les sectes, c’est leur changement de nature. Avant, elles constituaient des dérives de mouvements religieux. Aujourd’hui, ce sont des groupes qui profitent des difficultés sociétales pour investir un certain nombre de milieux. »

Dans le cadre de ses activités parlementaires, il a travaillé sur les toxicomanies, participé à un groupe d’études sur les prisons et exercé la fonction de vice-président du groupe d’études sur les sectes.

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 14:35

Le journal de 13 h, de France 2, interviewait une femme élevant seule, cinq enfants avec quelques pauvrete-.jpegcentaines d’euros pour vivre… est-ce vivre, que de vivre ainsi ? Pourtant sa dignité était totale, impressionnante, une leçon pour tous les nantis qui font de l’arrogance leur profession de foi. Dans un pays riche, comme la France on a du mal à admettre les souffrances qu’endurent les plus pauvres d’entre nous.

 

Le rapport 2013 de l’Insee sur « Revenus et patrimoines des ménages » vient malheureusement étayer ce reportage et apporte un éclairage bien indigne sur l’évolution de notre société. En clair, ce serait les plus pauvres qui encaisseraient la crise de plein fouet, alors que les plus riches continueraient à s’enrichir.

Quelle leçon donnerons-nous à la postérité ? Alors que les difficultés économiques s’abattent sur la société française, comme partout en Europe, ce sont les plus pauvres qui payent les pots cassés, et, grande nouveauté, les plus riches continuent à s’enrichir.

Le revenu médian à la fin de 2010, c’est-à-dire celui qui sépare la moitié de ceux qui gagnent le plus, de ceux qui gagnent le moins, est de 19 270 euros par an. Il a baissé de 0,5 % par rapport à 2009. Année qui a été celle de la grande récession.

À y regarder de plus près, on s’aperçoit que ce sont les inégalités qui se sont creusées. Une seule fourchette de données à retenir pour résumer cette triste évolution : sur la période 2009-2010, les 20 % les plus pauvres ont vu leur revenu médian reculer de 1,3 % alors que pour les 20 % les plus riches il a progressé de 0,9 %.

Ce sont 14,1 % de la population qui vivent sous le seuil de pauvreté (soit 11 562 euros par an), 8,6 millions de personnes confrontées à la précarité. Ce sont les familles les plus touchées, on dénombre 2,6 millions d’enfants pauvres.

Implacables statistiques qui pointent la responsabilité des gouvernements. Car si le mot politique doit prendre tout son sens c’est bien à ce propos-là : mieux répartir l’impact de la crise et répartir justement l’effort. Zéro pointé sur l’équipe responsable du pays sur la période incriminée.

Un autre reportage sur le même sujet montrait la prise en charge de ces enfants défavorisés par une association caritative pendant les vacances. Le responsable de l’encadrement faisait le constat suivant : ce que les enfants appréciaient le plus était le nombre de repas : 3 par jour. Ce que de toute évidence ils n’avaient pas dans leur famille. Oui dans la France d’aujourd’hui plusieurs millions d’enfants ne mangent pas à leur faim et subissent des carences alimentaires.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault doit être vigilant sur ces données, il ne faudrait pas que dans quelques années, la même enquête apporte les mêmes résultats. On attend d’un gouvernement socialiste de la rigueur, certes il n’en manque pas, le budget 2013 en est l’exemple, mais surtout de la solidarité envers les plus démunis. Ne rêvons pas, François Hollande n’a pas les moyens d’éradiquer la pauvreté en un quinquennat, mais il a le devoir de la faire reculer.

 

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 12:02

débat2Avec l’adoption par le parlement français du Mariage pour Tous, la France devient le 9e pays européen, à légaliser le mariage homosexuel. On peut seulement regretter que la France, pays des droits de l’homme, ne l’ait pas fait plus tôt.  La démocratie a ainsi fait la preuve qu’elle reste le système politique le plus juste et le plus efficace.

C’est en 2001 que les Pays-Bas deviennent le 1er pays européen à franchir le pas, suivi par la Belgique en 2003. La très catholique Espagne leur emboite le pas dès 2005, puis la Norvège en 2008 et la Suède en 2009, de même, autre pays marqué par le catholicisme, le Portugal l’adopte en 2010. Puis très récemment, c’est le Danemark qui se met en 2012 au même diapason que les autres pays scandinaves.

Notons que dix autres pays autorisent de leur côté une forme d’union civile pour les couples homosexuels, alors que seulement onze ne leur reconnaissent aucun droit : l’Italie, la Grèce, Chypre, Malte, la Slovaquie, la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, la Roumanie, la Bulgarie, et la Pologne. Voilà de quel groupe de pays, progressistes… dont la France est enfin sortie.

Bien que cette proposition ait clairement, fait partie des engagements du candidat Hollande, que le programme du parti socialiste l’ait tout aussi clairement repris à son compte, aux législative de juin 2012, ses deux onctions du suffrage universel n’ont pas suffi à faire passer facilement le texte, dans une opinion publique dont toutes les enquêtes d’opinion donnaient une majorité pour le Mariage pour Tous.

Le débat autour du texte a donc bien eu lieu, quoiqu’en disent les détracteurs du texte. L’Église catholique a donné plus que sa caution aux opposants du texte, elle leur a donné sa logistique. De même, l’UMP s’est engagée, élus et militants, dans toutes les manifestations, bien qu’une toute petite minorité se soit prononcée en faveur du texte.

Le texte a été adopté hier par le Parlement. C’est un parcours sans faute auquel s’est livrée la démocratie française : double débat électoral avec les présidentielles et les législatives, débat parlementaire où l’opposition eu largement la possibilité de faire valoir ses arguments, même l’outrance a eu droit de cité.

N’a-t-on pas entendu un parlementaire UMP accuser le gouvernement de vouloir assassiner des enfants avec ce projet de loi ! N’a-t-on pas vu dans les bancs du public des « excités » troubler les débats parlementaires par des cris et la tentative d’ériger une banderole ! N’a-t-on pas assisté au dérapage d’une ancienne ministre, Christine Boutin, appelant à la guerre civile et la prétendue égérie du mouvement des anti, Frigide Barjot, à celui du sang !

Dans la rue, à l’Église catholique et à la droite parlementaire s’est ajouté celui de l’extrême droite le FN, et les groupuscules extrêmes qui depuis quelques semaines occupent avec violence la rue , agressant physiquement les porte-parole du texte : ministres et journalistes.

Les menaces de mort envers les parlementaires et certains journalistes se sont multipliées. La démocratie, une fois de plus, connaît des difficultés, ses ennemis aux nombreux visages, ressortent à l’occasion. La démocratie lorsqu’elle débat, parce que sa force première est celle du débat, toutes les opinions sont réputées loyales, elle s’expose et le débat donne aux ennemis de la liberté la possibilité de s’immiscer et de tenter d’abattre la république, la « gueuse » comme ils l’ont longtemps surnommée.

L’Église catholique et la droite parlementaire ne se sont pas honorées de ces sinistres compagnonnages. On aurait aimé les entendre condamner ces excès et ces atteintes au débat public, avec plus de fermeté et de vigueur. Cette mollesse ils devront, un jour au l’autre, en rendre compte.

Le texte adopté, le recours devant le Conseil constitutionnel passé, et les décrets d’applications signés, il faudra bien que le pays s’apaise. Ceux qui dépasseront la ligne jaune, en troublant les premières cérémonies en mairie feront ainsi acte d’allégeance aux forces obscures qui de tout temps rôdent autour des piliers de la république pour tenter d’en abattre les soubassements.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 10:13

 

Pendant que certains parlementaires UMP se laissent à aller à toutes cope-fillon1.jpgles dérives : injures et violences entre autre, l’UMP reste en panade pour ce qui concerne sa présidence, faut-il ou non revoter ? De fait c’est la question de la légitimité de François Copé qui revient en premier plan.

 

On savait la droite française, dure et autoritaire, au point de ne pas considérer légitime la gauche au pouvoir, élue par le peuple. Pourtant cela fait un bail que les français à toutes les élections ont plébiscités les élus socialistes :

aux municipales,

aux cantonales

aux régionales

aux sénatoriales

à la présidentielle

aux législatives

On se demande ce que la droite demande de plus pour reconnaître à la gauche le droit de  gouverner.

Mais les mauvaises habitudes ont la vie dure. Selon l’accord conclu entre Jean-François Copé et François Fillon, l’élection à la présidence de l’UMP devait se  rejouer au mois de septembre 2013, lequel avance à grands pas. Après les mauvais épisodes joués devant une opinion publique abasourdie , on voit que peu à peu les copéistes tentent de reprendre la main, pour que rien ne soit rejouer et que leur chef de file reste président de l’UMP, malgré les nombreuses irrégularités constatées alors.

Les arguments sont fielleux : une nouvelle élection raviverait les tensions avec un duel nécessairement fratricide. Alain jupé est intervenu énergiquement pour exiger que la parole soit tenue et qu’une nouvelle élection ait bien lieu.

Dans le climat actuel de haine et de violence ; il serait heureux que la droite parlementaire organise un débat démocratique pour savoir comment elle veut être gouvernée. Copé, élu sur une fraude, a montré quel était son  parti pris : la contestation des socialistes par tous les moyens. Il semble qu’une autre voie soit possible, plus respectueuse des règles démocratiques.

Pour le bien être de nos institutions, il est capital que cette élection se déroule normalement comme prévu à la date dite.

A défaut de cela  ce sont nos institutions qui seront menacées par un parti de droite tentée par les aventures les plus dangereuses. Copé avance l’idée d’un référendum à l’occasion de l’adoption des nouveaux statuts par les militants. Histoire de replâtrer un semblant de légalisme à sa présidence.

Oui, l’UMP a bien besoin d’une cure de jouvence pour retrouver les décors indispensables à un parti démocratique.

En même temps, personne ne sait si Fillon a l’intention de rejouer la partie. Laurent Wauquiez reste donc embusqué pour saisir, le cas échéant, sa chance. On sait François Fillon les yeux braqués sur la primaire, qui elle devrait avoir lieu, pour la prochaine présidentielle dans quatre ans.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 09:13

On croyait hier que l’UMP avait atteint le fond en accusant le 3162621_6_cae8_photo-circulant-sur-twitter-montrant_7654b35.jpggouvernement d’assassiner les enfants avec son texte de loi sur le Mariage pour tous, et bien non, le pire était encore à venir avec les menaces physiques et une empoignade dans l’hémicycle, qui s’est poursuivie dans la salle des Quatre-Colonnes..

 

Tout a commencé avec une histoire de ballerine brandie par  Philippe Meunier (UMP) comme signe de la violence de la répression des manifestations contre la loi. C’est, semble-t-il, le rictus agacé et ironique d’un commissaire du gouvernement qui accompagnait Mme Taubira, la Garde des Sceaux, qui déclencha l’ire d’un groupe de députés de droite et une injustifiable attaque physique de leur part à l’encontre des députés socialistes présent et la Garde des Sceaux..

Alors qu’il restait encore quelques journalistes dans les tribunes pour assister à la fin de l’examen du texte, ceux-ci incrédules ont assisté à un véritable pugilat, séquence inédite, ou pour le moins rarissime à l’Assemblée.

Les caméras ayant été coupées par le président de l’Assemblée, soucieux de préserver l’image des représentants du peuple, nous n’avons que le récit des parlementaires présents et quelques photos volées.

C’est donc un groupe de députés UMP, dont on aimerait connaître les noms, qui ont descendus violement les marches de l’hémicycle aux cris de « Dehors… dehors… ». Rappelons que les parlementaires mécontents disposent de la procédure de suspension de séance et celle de la conférence des présidents pour traiter tout incident de manière démocratique et civilisée.

Au moment du choc, Madame la Garde des Sceaux a eu la prudence de s’éloigner de quelques pas, pendant que les huissiers et Alain Vidalies tentaient de remettre de l’ordre dans la confusion la plus totale. Un huissier aurait pris un coup, on déplore une paire de lunette victime de l’incident.

Certes cela reste très circonscrit à une bousculade de collégiens. Mais c’est l’image qui est insupportable et révélatrice des moyens que la droite parlementaire est prête à mettre en mouvement pour tenter de discréditer le gouvernement.

Claude Bartolone, très choqué par l’incident, a indiqué qu’il réunirait ce vendredi le bureau de l’Assemblée afin que celui-ci prenne les sanctions envers les députés contrevenants, comme le règlement intérieur de l’Assemblée l’y autorise.

Enfin c’est à 7h30 du matin que el débat a pris fin, le vote définitif aura donc bien lieu mardi après midi avec un vote solennel et définitif. Les mairies peuvent se préparer le mariage pour tous c’est pour maintenant.

Il reste encore quatre années pour cette majorité, est-ce que l’UMP a l’intention de continuer à faire régner un climat de violence et de haine pendant la totalité des débats à venir ? Ou bien certains de ses membres, bien inspirés sauront-ils faire revenir le calme républicain ? On les attend ardemment.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 16:56

A 42 ans, c’est une belle promotion dont bénéficie Stéphane Israël en succédant Israel-Stephane3.jpgà Jean-Yves Legal à la tête d’un des plus beaux fleurons industriels de la France, Arianespace. Cette nomination a été annoncée par l’actuel PDG de la société qui part de son côté présider l’agence spatial française. Stephane Israël va donc quitter le cabinet d’Arnaud Montebourg qu’il dirigeait jusqu’alors.

Né en 1971, ce jeune homme réalise un parcours sans faute et exceptionnel de « Premier de la classe ». Il a réussi les concours d’entrée dans les deux plus prestigieuses écoles de France, Normal SUP qui le mènera à l’agrégation d’histoire, puis l’ENA, il choisira à sa sortie la Cour des Comptes, comme magistrat affecté à la 2e Chambre. Il rejoindra en 1996 les équipes politiques de Laurent Fabius. En 2007, Louis Gallois, un fidèle de Laurent Fabius le prend dans son état major à EADS. 2012, sera l’année de la récompense de tous ses engagements, Arnaud Montebourg, ministre en charge du Redressement Industriel le choisit pour diriger son cabinet.

Dès ce matin, le conseil d’administration a nommé PDG, Stéphane Israël. La rapidité de la décision évoque le fameux « pantouflage » dont la haute administration nous a habitués. Mais son expérience, est déjà conséquente pour diriger cette société, spécialisée dans la mise sur orbite d’engins spatiaux. Il s’agit pour lui de diriger et d‘animer une équipe de « grosses têtes », d’ingénieurs essentiellement dont le travail consiste à assurer depuis l’astroport de Kourou (en Guyane) le bon fonctionnement des trois principaux lanceurs en service actuellement : Ariane-5, Soyouz (la fusée russe) et Vega. Pour le bon équilibre financier de l’ensemble industriel, ce sont 6 à 7 lancements minimums par an qu’il convient de réaliser et bien sûr de réussir.

Il faut des nerfs solides et surtout un incroyable entregent pour naviguer dans les différents réseaux de pouvoirs impliqués dans le fonctionnement d’Arianespace : La commission Européenne n’en est pas un des moindres, auquel s’ajoute ceux des industriels qui fabriquent les lanceurs et ceux bien sûrs qui en sont les clients.

Jean-Yves Le Gall, PDG sortant a salué cette nomination par un : «Je suis très heureux que le Conseil d’Administration de notre société ait accepté à l’unanimité ma proposition de nommer Stéphane Israël, Président Directeur Général d’Arianespace. L’expérience qu’il a acquise au cours de ses fonctions précédentes, le qualifie parfaitement pour relever les défis opérationnels, commerciaux et financiers que notre société a devant elle. Pour ma part, dans l’exercice de mes fonctions au Cnes, je m’emploierai sans relâche à faciliter son action».

 

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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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Bonne lecture.
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