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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 09:07

Une recette simple pour un diner de quatre personnes, sa réussite tient 3630876802_111d8d3a83.jpgau choix du boucher et à la qualité du foie de veau et sa préparation avant cuisson.

 

Ingrédients :

 

-         quatre tranches de foie de veau

-         quatre échalotes

-         un demi citron

-         une pincée de sel

-         un tour de moulin de poivre

-         un peu de beurre

-         huit belles pommes de terre (rosevald)

 

Préparation :

 

Bien demander au boucher de désénerver les tranches de foie de veau. Faire revenir dans un peu de beurre les échalotes émincées à feux doux. Une fois celles-ci blondies, pousser les sur le bord de la poêle. Faite  revenir à feux vif  les tranches de foie de veaux en les retournant plusieurs fois, elles doivent être saisie, ajouter le jus du demi citron. Laisser mijoter en fonction du rendu attendu, foie ros é ou bien cuit.

Faites cuire à la vapeur les pommes de terre une quinzaine de minutes, piquer avec un couteau pour vérifier leur cuisson.

 

Servir les foies de veau avec les pommes de terre vapeur en les arrosant avec le jus de cuisson.

 

Accompagner le plat avec un vin rouge, un Saint Amour par exemple ou un Brouilly.

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 15:12

Riches en propositions, 80 exactement le rapport de la mission confiée à Pierre FilippettiLescure met déjà en difficulté la Ministre et les 70 salariés de La Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur internet (Hadopi), menacés de voir supprimer leur emploi à terme.

Pierre Lescure dans son rapport préconise la suppression de l’Hadopi, avec le transfert de ses compétencse en matière de surveillance des activités illégales sur le web, au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Mais avec l’Hadopi, on a eu tendance à l’oublier, ce sont 71 emplois et un budget en 2013 de 8 millions d’euros… rien que cela pour la mise en jugement de deux dossiers et zéro coupure de l’accès à internet. Question résultats, c’est plutôt léger !

La section CGT Culture de l’Hadopi s’est émue de cette situation : « L’urgence est désormais sur le caractère éminemment social de cette réforme dont la réussite ne peut se faire au détriment de nos emplois (...) C’est désormais au gouvernement de prendre ses responsabilités sur le sort de ces agents de la fonction publique ».On peut légitimement se poser la question de l’utilité d’un tel budget et des ces 71 personnes, même si la CGT est dans son rôle de réclamer la pérennité de ces emplois.

En même temps Aurèlie Filippetti va avoir quelques difficultés à répondre à cette apostrophe. Pour l’instant nous n’en sommes qu’à la remise d’un rapport. Les actes sont encore passablement éloignés des intentions. La suppression de la Haute Autorité ne pourra se faire qu’à travers une loi… cela laisse encore de la marge dans le temps. Il faudra trouver un créneau parlementaire et c’est un peu un casse-tête par les temps qui courent. La ministre a évoqué à ce propos un horizon possible pour la rentrée 2013, mais les professionnels évoquent de leur côté un horizon plus lointains… celui de 2014, carrément.

Seule l’abrogation de la disposition prévoyant la coupure de l’accès à internet pourra être mise ne œuvre très rapidement par un simple décret. C’est ce que la Ministre de la culture a indiqué depuis le festival de Cannes aux journalistes qui la pressaient de questions pour cette disposition prévue par la loi, mais jamais mise en œuvre par l’HADOPI.

Pour le reste…. Ce qui relève de la loi, Mme Filippetti croit être en mesure de proposer son texte à un conseil des ministres avant la fin de l’été, lequel prévoira le transfert et la modification de certaines compétences de l’Hadopi vers le CSA. Une affaire à surveiller de près, tant les exemples de rapports jugés judicieux, mais restés lettre mortes, sont légions dans notre administration française.

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 14:00

J’ai à l’esprit ces jours-ci, le souvenir entêtant de ma première rencontre en 1980 avec Nicole Questiaux, dans un petit café au carrefour de l’Odéon. A chacun de mes passages j’éprouve le petit frisson nostalgique de ces années 80, intense en politique. Rocardien, j’avais travaillé dans les équipes de Michel Rocard, avec Edgar Pisani, qui s’était préparé à sa candidature à la présidentielle de 1981. Celui-ci s’abstint de concourir dès lors que François Mitterrand eut annoncé sa propre candidature .Malgré la pression de son entourage, il choisit alors de ne pas diviser les socialistes, ce fût tout à son honneur. C’est le rêve de toute une génération d’hommes et de femmes qui s’évanouissait ainsi, sans que nous le sachions encore…

Nos consignes avaient été de participer activement à cette campagne. Nicole Questiaux avait demandé à me rencontrer pour me sonder sur ma disponibilité afin d’entrer dans le dispositif de campagne de François Mitterrand, mon étiquette de « rocardien » n’était pas un obstacle à ses yeux, étant elle-même du clan des Chevènementiste appelé alors CERES. C’est le CERES qui apporta à Mitterrand la courte majorité dont il eut besoin pour conquérir le Parti Socialiste. Et il faut bien dire que les relations entre le CERES et les rocardiens étaient particulièrement exécrables, nous étions à leur yeux la « gauche américaine », alors que de son côté Gaston Defferre traitait avec mépris notre candidat de « Rocard d’Estaing »…

La rencontre fût chaleureuse et heureuse, je connaissais et admirais Nicole pour avoir suivi à Science Po le cours de politique sociale qu’elle animait avec Jacques Fournier.

Née le 19 décembre 1930 à Nantes, elle fut la première femme à faire l’ENA (promotion Albert thomas, 1953-55) et à être nommée comme maître des requêtes au Conseil d’Etat en 1962, où elle fit toute sa carrière. En politique elle contribua à l’unification de la gauche non communiste dans les années 1960. A ce titre elle présida, en 1971, le Congrès d’Epinay qui vit la mainmise de François Mitterrand sur le Parti Socialiste.

En charge dans la campagne de la culture, de la communication, elle me demanda de mettre sur pied un dispositif en direction de la jeunesse. A peine sorti du rendez-vous, je battais le rappel des jeunes rocardiens et mauroyistes. C’est ainsi que je fis la campagne avec une équipe extraordinaire qui nous permit de bousculer les habitudes du PS et surtout du MJS, tendance CERES à l’époque. Celui-ci ne comprit pas bien qu’un jeune rocardien soit en charge de la campagne, c’est ainsi qu’un commissaire politique du MJS me fut adjoint pour contrôler mes actes et me suivre pas à pas dans tous mes déplacements.

Très vite, nous établissons un « appel à la jeunesse » signé par des personnalités emblématiques de la musique, de la bande dessinée, de la littérature (Claude Manceron, François-Régis Bastide, Philippe Druillet etc..) et nous mettons en place un plan de campagne sous la forme de week end dans quelques grandes villes, choisies en raison des équipes de jeunes socialistes dont nous disposions, avec un contrôle des rocardiens. Ce fut : Nîmes, Lille, Nantes. Sur le week end les équipes locales montaient des animations tournées vers les jeunes et la culture et le samedi soir nous organisions un grand meeting sous forme de spectacle avec comme maitre des cérémonies, un animateur vedette de la radio Claude Villers, très écouté pour son émission « le tribunal des flagrants délires », nous étions en 1981…

Les pointures signataires de l’appel national donnaient un concert, ou une participation, à cette soirée exceptionnelle : Bill Deraime, les Tchouk Tchouk Nougah dont faisait partie François Rollin y prêtèrent activement la main. Les politiques PS locaux disposaient de quelques minutes pendant les changements de scènes pour faire « l’article ». Pour le MJS c’était la honte, mais lorsqu’ils n’étaient capables de ne réunir que quelques dizaines de jeunes déjà convaincus, nous nous faisions salles combles avec des milliers de jeunes, qui venaient pour leurs propres délires, mais aussi pour soutenir la campagne de François Mitterrand. Nicole Questiaux était de tous les déplacements, où elle prenait la parole à chaque fois, brièvement, pour rappeler l’engagement aux côtés du candidat socialiste.

Pour l’intendance, Louis Joxe, trésorier de la campagne m’allouait un minuscule budget qui payait les billets de trains en seconde et les chambres d’hôtel, pour le reste nous fûmes inventifs et plein de ressources. Malgré toutes les réticences de l’appareil, grâce à l’appui sans faille de Nicole Questiaux, nous pûmes monter cette mobilisation à notre manière, surnommée par nos « ennemis de l’intérieur » du Ceres, la caravane publicitaire, bref … des rocardiens  

L’histoire finit avec l’élection de François Mitterrand, la journée mémorable de la remontée de la rue Soufflot au coude à coude derrière François Mitterrand en marche pour le Panthéon et deux septennats à venir. La foule était énorme, dense, nous étions portée par la poussée, nos espérances et une joie transfigurée par l’intensité du moment. Mais c’est une autre histoire encore à raconter.

Nicole prit la responsabilité du Ministère  de la Solidarité, avec le rang protocolaire de Ministre d’Etat et moi la direction du cabinet d’André Henry, Ministre du Temps Libre, comme conseiller technique. Je terminais en apothéose cette campagne avec la charge, confiée par le Premier ministre Pierre Mauroy, d’organiser le 10 juin, place de la République, une grande fête de la jeunesse pour commémorer le souvenir de la déclaration de Léo Lagrange sur les congés payés et fêter bien sûr la victoire de François Mitterrand, avec en tête d’affiche Jacques Higelin et l’emblématique groupe Téléphone, devant une foule de plus de 100 000 personnes. En charge de l’organisation, la soirée fût chaude et inoubliable… c’était la dernière fois que la gauche, en tout cas le Parti socialiste, réussissait à mobiliser une telle foule. Mais c’était encore la magie du slogan « changer la vie » du PS. L’exercice du pouvoir nous fit vite déchanter… jusqu’à aujourd’hui.

Nicole quitta le gouvernement, le 29 juin 1982, pour avoir proclamé qu’elle ne serait pas « le ministre des comptes », remplacée par Pierre Bérégovoy. Son départ, sans retour signait définitivement l’échec de la gauche du parti socialiste. Moi je quittai de même le gouvernement  un an plus tard en mars 1983 avec le Ministre du Temps Libre, André Henry, victime collatérale, lui aussi, du virage de la rigueur.

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 09:02

5492378428_fb20204f18.jpgVoilà une recette sympathique et facile à faire pour quatre personnes. Il faut choisir des noix de Saint Jacques chez votre poissonnier fraiches et vérifier qu’il ne s’agit pas d’un produit décongelé.

 

Ingrédients :

 

-         12 noix de Saint Jacques fraiches

-         3 échalotes

-         2 gousses d’ail

-         1 bouquet d’oseille

-         1 demi citron

-         quelques filets de baume de vinaigre balsamique

-         1 pincée de gros sel

-         1 tours de moulin au poivre

-         2 cuillérées à soupe de crème fraiche

-         un bon morceau de beurre

-         4 doses de riz

 

Préparation :

 

Dans une assiette roulez bien vos noix de Saint Jacques  dans la farine, afin qu’elles soient bien enrobées.

Dans une poêle, faites revenir et fondre les échalotes. Ajouter les morceaux de noix de Saint Jacques dans la poêle. Retourner les. Ajouter l’ail coupé en morceaux et le bouquet d’oseille coupé en petits morceaux, remuer plusieurs fois. Ajouter le jus du demi citron, faites cuire à petits feux quelques minutes, sous un couvercle..

Juste avant de servir ajouter quelques filets du baume de vinaigre balsamique et la crème fraiche, remuer doucement pour que la sauce prenne avec la farine, un peu de gros sel et 1 tour de moulin à poivre.

Servir avec un peu de riz.

 

Accompagner le plat avec un Pouilly fumé blanc.

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 13:04

Alors que Nicolas Sarkozy n’a fait qu’une seule conférence de
Hollande-copie-1.jpgpresse sur la durée de son quinquennat., François Hollande en est déjà à sa deuxième après seulement une année d’exercice du pouvoir. L’ancien Premier secrétaire du parti Socialiste affectionne l’exercice. C’est un homme de contact et il multiplie ceux-ci, y compris avec les journalistes. L’exercice est dangereux, mais le président jusqu’ici a plutôt bien réussi l’épreuve.

 

Si François Hollande a quelque peu infléchit le style, il n’a pas cédé d’un pouce sur la ligne. Peu à peu, les lignes du Hollandisme se dessinent et pour peu que la reprise soit au rendez-vous et que la courbe du chômage s’inverse significativement… l’ambiance pourrait changer et les pro bashing-Hollande  pourraient se redécouvrir thuriféraire de l’homme et de son régime.

Hier le Président a haussé le ton et durci le propos… « mobilisation générale ! » et affirmation que l’économie, la croissance, la compétitivité sont les priorités absolues du gouvernement aux fins de non seulement réduire la fracture sociale du chômage, mais aussi par le même effet de réduire l’ensemble des déficits :

de la santé

du chômage

des retraites

des allocations familiales

etc.

Enfin, il a surtout décrit un projet pour l’Europe qui a recueilli l’approbation totale de François Bayrou. Il a retoqué les thèses d’une partie des socialistes menées par le Président de l’Assemblée nationale. L’Allemagne et la France parleront d’une seule voix et agiront de concert, il n’est pas question de dialectique de la contradiction, aussi subtile que cela pourrait être. C’est un « grand européen », de la veine d’un Delors qui a dit haut et fort qu’il n’existait aucun salut hors de l’Europe et surtout que l’Europe est un projet, non seulement pour les socialistes, mais pour la France, sous réserves que la gouvernance politique prenne corps et que la politique économique s’infléchisse en faveur de moins de rigueur et plus de relance.

Voilà tout un pan du Hollandisme qui s’affiche, un projet fort et entreprenant pour l’Europe.

Sur le plan de l’économie la doctrine Hollande prend corps : l’impôt ne peut être l’alpha et l’oméga… la rigueur excessive tue, seule la relance passant par une politique de l’offre peut contribuer au retour de la croissance. La priorité est là aussi sur les investissements d’avenir avec l’éducation et la formation comme creusets de l’action.

On n’en saura pas plus sur la réforme des retraites, de l’allocation chômage, de la formation professionnelle et de la politique famille mais là aussi le Hollandisme signifie : le dialogue social.

Définitivement, se dessine l’horizon déjà esquissé pendant la campagne, il ne faut pas attendre de François Hollande qu’il brade le modèle de protection sociale français. Il faudra encore un peu de temps pour que les français comprennent cette stratégie et se mettent à l’apprécier. Il n’est pas l’homme du drame, mais celui de la confiance, et concédons lui du courage en la circonstance.

 

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 15:00

courson2.jpgC’est en 2004, que le Domaine de Courson s’est vu attribuer par le Ministère de la Culture et de la Communication, le label « Jardin Remarquable ». Cette distinction récompensait les siècles d’histoire du domaine et l’ensemble botanique extraordinaire qu’il abrite.

En 1534, Gilles le Maître, avocat général de François 1er fait l’acquisition d’un domaine agricole dénommé Cincehours. Il y commence la construction de son manoir à partir de 1550, c’est l’enfance de Courson qui commence. C’est donc au XVI siècle que commence l’histoire patrimoniale et paysagère de Courson, situé dans le Hurepoix, au sud-ouest de Paris. Berthault, le jardinier des impératrices Joséphine et Marie Louise s’y investit le premier, suivi par les frères Bühler, créateurs de parc sous le second Empire. Plus près de nous Ernest de Caraman y travailla ardemment sous l’influence manifeste des paysagistes inventeurs des jardins sauvages et naturels que sont William Robinson et Gertrud Jekyll. C’est ainsi qu’une fois arrivé au Domaine de Courson, c’est un peu de l’Angleterre que l’on entraperçoit.

Les petits enfants d’Ernest Caraman, Patrice Fustier et Patricia de Nervaux-Loÿs y sont aujourd’hui à la commande.

Aujourd’hui le parc s’ouvre sur un jardin romantique à l’anglaise avec ses points de vues et ses 3 000 arbres et arbustes, choisis et agencés pour faire éclore harmonies et parfums de toutes sortes. En toute saison, l’endroit est charmant et prête à la rêverie.

Bien que le printemps soit tardif, nous vous encourageons ce week end à faire le déplacement jusqu’au Domaine de Courson (Essonne). Du 17 au 19 mai, la 58ème édition des Journées des Plantes vous dévoilera tous ses secrets et ses subtilités. Amateurs, passionnés, jardiniers en herbes ou confirmés convergeront pour communier dans le même esprit : le jardin, sa culture et ses mystères.

Tout ce petit monde, amateurs et marchands discutent, échangent, achètent, cherchent et trouvent le « truc », l’idée qui fera merveille dans leur jardin. Exotique ou pas, il s’agit de dénicher la curiosité, la rareté, la plante ou la fleur oubliée…

Ce sont « Les Belles Américaines » qui seront à l’honneur cette année et un hommage sera rendu à Lenôtre, dont nous fêtons le 4ème centenaire, tout de même ! Les belles américaines seront l’occasion de découvrir de multiples plantes et arbustes rustiques, très colorés et parfaitement adaptés à nos latitudes : l'Apios americana, très abondante le long des rives du Saint-Laurent (Canada) et l'Aster carolinianus, à la floraison hivernale rose mauve, l'Anemonella thalictroides, issue des régions boisées du New Hampshire au Massachusetts, l'Erythronium, appelé aussi "dent de chien", qui se plaît aussi bien à l'ombre qu'au soleil ….

Les Journées des plantes, Domaine de Courson (Essonne), vendredi 17 mai de midi à 19 heures, samedi et dimanche de 10 heures à 19 heures. domaine-de-courson@orange.fr

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Published by Jean Pelletier - dans jardinage
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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 14:04

cope-fillon1Claude Guéant s’est fait « attraper » par un bout, la justice et les journalistes tirent le fil de laine et les nœuds arrivent les uns après les autres… Mais ne nous leurrons pas, Claude Guéant est aujourd’hui dans le collimateur, comme Jérôme Cahuzac le fût, il y a peu, il focalise les affaires… mais hélas d’autres tours viendront, ce qui n’est guère rassurant pour l’avenir de notre démocratie.

Mais l’heure est à faire le point sur les activités, on ne peut plus condamnables, d’un ancien secrétaire général de l’Elysée et ancien ministre de la république, personnalité centrale du dispositif Sarkozy et de l’UMP. Aujourd’hui, il est installé avenue Georges V, juste au-dessus de la compagnie aérienne nationale saoudienne Saudi Arabian Ailines… Sa défaite aux dernières législatives à Boulogne fût rude pour celui qui pensait que tout lui était du… Désormais c’est au Cabinet Guéant Avocats qu’il doit faire face et rendre des comptes sur les affaires qui s’accumulent.

L’affaire du premier tableau d’Andries van Eertvelt.

A l’occasion d’une perquisition à propos du financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, les enquêteurs ont découvert un virement de 500 000 euros suspects sur le compte de M. Guéant. Pour toute explication, il a fait le coup bien connu de la police judiciaire, celui du tableau vendu. Mais le mensonge est terrible, une fois pris, il est difficile de s’en dépêtrer. Claude Guéant a avancé auprès des enquêteurs la vente de deux tableaux en 2008 d’Andries van Eertvelt, peintre flamand du XVII siècle, à un avocat malaisien pour une valeur de 500 000 €. Sauf qu’il n’a demandé aucun certificat d’exportation, pour autant obligatoire pour toute valeur supérieure à 150 000 €. Et surtout, à l’ère d’internet il a été facile pour tous les journalistes de vérifier la cote de ce peintre, Artprice a fait référence à la vente d’une œuvre similaire du même peintre à 15 127 euros…D’autres ventes ont eu lieu : 56 244 euros chez Christies à Londres, 24 392 euros à l’hôtel Drouot, nous sommes donc très loin du compte de M. Guéant !

Sa défense est donc pour le moins surprenante et du coup ouvre la voie à toute autre source de financement pour ces 500 000 euros. Un montant plus que conséquent, on parlait de 400 000 euros pour le compte suisse de Jérôme Cahuzac.

Les primes de cabinet.

Par ailleurs, les enquêteurs ont trouvé la trace de dépenses en liquides, des sommes importantes que Claude Guéant a justifié comme étant des primes de cabinet qu’il aurait reçu lorsqu’il était membre de cabinet au ministère de l’Intérieur… cette fois encore le système de défense ne tient pas.

Il fait référence à un système, celui des « primes de cabinet »,  versées un temps en liquide et non déclarables… les petits arrangements de la république auxquels Lionel Jospin a mis fin en 2002 pour les remplacer par des primes figurant sur les feuilles de payes et soumises à l’impôt. Ce sont donc des sommes de 20 000 à 25 000 euros en liquide, pour lesquelles Claude Guéant s’obstine à les justifier par des primes en liquides perçues à l’époque où il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Intérieur.

Ce qui voudrait dire que de l’argent occulte circulait alors… d’autant plus que les anciens collègues de Claude Guéant se sont empressés de témoigner que les dites primes n’existaient plus… Chantal Jouanno, Rachida Dati et Roselyne Bachelot se sont fait un plaisir de l’épingler.

L’affaire du second tableau.

Cette fois-ci c’est un tableau accroché dans son cabinet d’avocat qui pose problème. Il s’agit d’une œuvre d’un peintre ivoirien James Houra qui a été remis comme cadeau officiel à M. Guéant, ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy, par le président de la Côte d’Ivoire Alassane Ouettara. Or le protocole est très précis, ce genre de cadeau ne peut en aucun cas être « privatisé », comme M. Guéant se l’ai insolemment permis.

La circulaire de François Fillon, datant de 2007, est très explicite : "les cadeaux offerts aux membres du gouvernement ou à leur conjoint, dans le cadre de l'exercice des fonctions gouvernementales, notamment à l'occasion des visites effectuées à l'étranger (...) sont, pour leurs auteurs, la manifestation de la volonté d'honorer la France. C'est donc à l'Etat qu'ils s'adressent, au-delà de la personne du récipiendaire (...). Il est par conséquent normal qu'ils n'entrent pas dans le patrimoine personnel du ministre ou de sa famille." 

Si Claude guéant avait été intègre, il aurait remis à son départ de la place Beauvau ce tableau au mobilier national. L’estimation des tableaux de ce peintre tourne tout de même autour de 25 000 euros…

Aux sommes imposantes non éclairées, on voit peu à peu s’additionner les petits profits honteux de Monsieur Guéant.

Les 25 000 euros en provenance de la Jordanie.

C’est de nouveau un virement suspect en provenance de la Jordanie d’un montant de 25 000 euros que les enquêteurs ont mis à jour. Et cette fois M. Guéant est resté pour l’instant sans voix… il est vrai que toutes les explications qu’il a donné sur les précédentes affaires se sont révélées à chaque fois abracadabrantesques… Il n’a pas souhaité non plus, contrairement aux fois précédentes, répondre aux questions des journalistes à ce sujet.

L’emploi fictif.

C’est toujours dans le cadre de l’enquête judiciaire pour détournements de fond public, que les enquêteurs ont mis à jour une affaire d’emploi fictif. Claude Guéant aurait favorisé l’embauche au cabinet de Mme Boutin, Ministre du logement, d’un élu Philippe Pemezec (Maire UMP du plessis Robinson). Les soupçons sur la réalité de ses services sont réels. M. Pemezec, ami de Nicolas Sarkozy avait vu son élection invalidée comme député, avec à la clef la perte sèche de 5 500 euros d’indemnités. Celui-ci dans le cadre de son contrat, devait remettre un rapport chaque mois, il est établi qu’il ne remettait à chaque fois que des plagiats… Benoist Apparu succédant à Mme Boutin au ministère du logement, mettra fin à ce contrat, un an avant son échéance.

Mme Boutin et son directeur de cabinet de l’époque ont affirmé aux enquêteurs que c’est M. Guéant qui leur avait imposé cette embauche… décidemment ce pauvre Guéant est lâché de toute part par ses anciens amis, on ne fait pas de cadeaux dans ce milieu-là…

Visiblement  le dossier de M. Guéant est à suivre pour tous les autres épisodes qui ne manqueront pas de survenir et qui éclairent avec précisions les mœurs et les mentalités à l’œuvre dans la galaxie Sarkozy

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 16:40

France1On parle aujourd’hui de filières économiques dans le domaine de la culture, certains avancent l’idée « d’industries créatives ». Quel chemin parcouru depuis les années 1980 où quelques pionniers s’échinèrent à réconcilier Culture et Economie et à inventer l’ingénierie culturelle et son management. Il est légitime de se poser aujourd’hui la question de savoir si la culture y a gagné à se « noyer » dans un univers aussi vaste que celui des industries Créatives.

Le concept de tourisme culturel apporte la preuve de l’intérêt qu’a pu trouver la culture à s’allier avec le tourisme. Cette ouverture « sémantique » a permis aux personnes en charge du développement touristique de prendre appui sur le développement culturel pour monter « l’ambition » de leurs projets. Animations du patrimoine, spectacles, musés et expositions sont devenus très vite des atouts dans les mises en valeurs touristiques. De son côté, les artisans du développement culturel ont pu légitimer les investissements publics dans leurs activités en pointant très justement les retombées économiques, en particulier par le biais du tourisme. La culture y a–t-elle perdu son âme ? Je ne le pense pas. Cette « alliance » du tourisme et de la culture a permis, ces 25 dernières années, de développer intelligemment de nombreux territoires, en donnant de l’espace et de la voix à la culture sous la forme de réhabilitation d’éléments du patrimoine, l’implantation de festivals, le développement et la création de musées.

Dans cette période de crise caractérisée par l’asséchement des financements publics, la stratégie du retrait et du repli sur soi est une tentation facile. Ce serait le retour aux « fondamentaux  de la culture ». Dans un pays comme la France, la puissance de ces fondamentaux est impressionnante. S’agirait-il de redéfinir le périmètre acceptable du champ culturel ? Mais la construction de digues fictives pour isoler et donc protéger les fondamentaux de la culture est une pure illusion, illusion dangereuse… Ce serait le retour d’avant 1981, période où les créateurs se voyaient affublés de la sébile du mendiant chaque fois qu’il était question de subventions .Nous avons suffisamment bien connu cette période où le créateur aussi bien que l’acteur culturel, se voyaient confiner dans le rôle du parasite…

La culture était bien en elle-même et recentrée, mais elle était alors privée de toutes perspectives et surtout de toutes ambitions. Si la culture française a connu depuis une trentaine d’années ce rebond fantastique c’est bien parce qu’elle a su s’ouvrir et dialoguer avec entre autre l’industrie et l’économie.

La meilleure manière de défendre la lecture publique, n’est-ce pas de mettre en avant la filière économique et industrielle de l’édition ? Aussi faut-il plus que jamais, au cœur de cette crise montante, continuer à affirmer que des industries culturelles nous sommes bien passés aux industries créatives…. Le numérique et les nouvelles technologies ont donné des « ailes » à celle-ci. L’opéra, la littérature, l’art et le patrimoine n’ont rien à perdre à marcher aux côtés de ces industries créatives.

Les années Lang ont conduit à développer largement le champ de l’acceptation culturelle. Le rock, les arts de la table, ceux de la rue, la bande dessinée ont rejoint les territoires de la rue de Valois. Les disciplines musicales, théâtrales ont élargi leur champ de vision au même moment où ces mêmes disciplines connaissaient un décloisonnement remarquable. La chorégraphe allemande Pina Bausch en est une illustration vivante et convaincante : danse, théâtre, musique… on ne sait plus. Mais c’est bien la manière de s’y perdre et de ne plus s’y reconnaitre qui a redonné du corps, de la force et de l’esprit au spectacle vivant. C’est de cette manière que l’exploration de nouveaux espaces artistiques a enrichi la culture.

Il en a fallu de l’audace à ces pionniers qui les investissaient et d’autres qui intégraient l’économie et l’industrie dans leurs perspectives de développement culturel. Culture d’élite ou culture populaire ? Nous y sommes plus que jamais, et je dirai presque enfin ! C’est à la fin de la 2ième guerre mondiale qu’au cœur du Conseil National de la Résistance que s’est construit l’idée même de l’éducation populaire, celle-là même qui saurait réconcilier la culture d’élite et la culture populaire. « Peuple et Culture » a été un grand moment de ce courage-là. Si les mouvements d’éducation populaire se sont affaiblis depuis et d’une certaine manière ont échoué, l’ouverture de la culture à toutes ces composantes à contribuer à « ouvrir les portes », ces farouches portes du théâtre, entre autre, dont Jean Vilar stigmatisait la difficulté à les faire franchir par le plus grand nombre.

Le pas est à moitié franchi, les mentalités ont évolué, ne bradons pas tous ces efforts par un réflexe de peur et de repli. Nous ne pouvons qu’être fiers de cette ouverture et de cette extension de la culture à l’industrie puis à l’économie et à toute la création.

Pour mémoire rappelons ici la définition que l’UNESCO donne des industries culturelles et créatives : « entendues comme les secteurs d’activité ayant comme objet principal la création, le développement, la production, la reproduction, la promotion, la diffusion ou la commercialisation de biens, de services et activités qui ont un contenu culturel, artistique et/ou patrimonial ».

L’Unesco poursuit en énumérant les principales caractéristiques :

-      L’intersection entre l’économie et la culture ;

-      La créativité au cœur de l’activité ;

-      Le contenu artistique, culturel ou inspiré de la création du passé ;

-      La production de biens et de services fréquemment protégés par la propriété intellectuelle — droit d’auteur et droits voisins

-      La double nature : économique (génération de richesse et d’emploi) et culturelle (génération de valeurs, de sens et d’identité) ;

-      L’innovation et le renouvellement créatif ;

-      Une demande et des comportements du public difficiles à anticiper ;

-      Un secteur marqué par la non-systématisation du salariat comme mode de rémunération du travail et la prédominance de micro-entreprises.

Arts de la rue, musiques actuelles, réseaux sociaux, nouveaux cirques, dématérialisation de l’art et de la création vont tous dans le bon sens. Pratiques amateurs et pratiques professionnelles ne s’opposent pas, elles se nourrissent l’une de l’autre.

Le musée lui-même a su aussi se métamorphoser… du temple conservateur qu’il fut longtemps, il a pris part à la croisade des nouveaux territoires  pour de nouveaux publics. Beaubourg est allé à Metz et le Louvre à Lens, avec le succès que l’on sait.

Le Louvre partiellement exposé à Lens c’est certes une forme de simplification, l’épure de l’idée d’un musé, il ne supplante pas Le Louvre, il l’accompagne et il l’initie.

La culture est ainsi sortie de « ses murs », il en est né un dialogue avec la société qui loin de menacer ses fondamentaux, a élargi leurs légitimités. Du « supplément d’âme » nous sommes passés à la justification d’emplois et à l’explication de modèles économiques propres à la musique ou au théâtre. Le mariage n’a pas été simple, nous n’en sommes peut-être qu’au PACS, mais qui voudrait sincèrement revenir en arrière ?

Quelque part la culture a cessé d’être une religion, même si elle a encore quelques beaux restes… ou du moins elle s’est dépouillée de tous ses oripeaux inutiles. On pourrait souhaiter qu’elle ait gardé la foi en sacrifiant juste l’ornemental et le discursif. Le mystère du temple a faibli et en même temps « les servants » se sont éparpillés sur les parvis… Ce « mystère » bien souvent occulte, qui se définissait comme dédié au plus petit nombre a laissé la place à une parade festive où la parole s’est lâchée…

 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 15:00

Tant attendu, décrié à l’avance… le rapport Lescure vient d’être publié et mis en Filippettiligne sur le site du Ministère de la Culture et de la communication (http://www.culturecommunication.gouv.fr/Actualites/A-la-une/Culture-acte-2-80-propositions-sur-les-contenus-culturels-numeriques). Il a fait l’objet d’un long et approfondi travail avec l’ensemble des parties concernées. Ses conclusions seront à la hauteur des attentes, elles ne feront pas plaisir à tout le monde, mais elles ont le mérite de trancher dans le vif et d’offrir des perspectives d’évolution dans le monde numérique.

Même si on ne mesure pas la qualité d’un rapport à sa quantité, avec ses 500 pages et la liste de ses 80 propositions, le rapport Lescure affiche un profil pro-actif et des propositions très circonstanciées. Ces neufs mois passés de travaux ont été mis à bon épreuve, non pas, semble-t-il pour mettre en œuvre une grande loi sur « l’acte 2 de l’exception culturelle » comme cela avait été annoncé initialement, mais plutôt un ensemble de propositions dont 60 à 80 % pourraient être rapidement applicables sur le plan réglementaire a souligné Pierre Lescure. Cela tombe bien car l’encombrement du calendrier parlementaire est tel, que trouver un créneau pour une telle loi, était un exploit inatteignable.

Mais, attention, ce n’est qu’un rapport et ces propositions devront faire l’objet pour une bonne partie d’entre-elles de négociations entre les parties intéressées. Mais elles n’engagent en rien le gouvernement, même si, on s’en doute bien, Pierre Lescure a fait la navette avec la rue de Valois et le palais de l’Elysée, avant de trop s’engager.

Difficile de rendre compte de l’ensemble des mesures proposées, mais quelques-unes se dégagent naturellement. La fin de l’Hadopi, sujet sur lequel de nombreuses hypothèses avaient été avancées est claire et nette. On peut supposer que Pierre Lescure avant de se lancer en a vérifié l’acceptabilité auprès du Président de la république. Ainsi est-il mis fin à une « monstruosité » hérité de Nicolas Sarkozy et qui coûtait bien chère au contribuable français pour pas grand-chose. Toute fois le dispositif de riposte gradué serait transféré au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, avec le principe d’une amende, après le constat de trois infractions successives, à savoir le téléchargement illégal d’œuvres. L’amende serait abaissée de 1 500 euros à 60 euros. Le principe de la coupure à l’accès internet, tant controversée, serait abandonné.

Autre idée, la création d’une taxe sur les appareils connectés a été avancée, malgré les réticences de Bercy et de l’Elysée à transgresser l’engagement du président à ne plus créer de nouvelles taxes. Elle concernerait tous les terminaux dotés d’une connexion internet (ordinateurs, Smartphones, tablettes, liseuses etc..) autorisant une lecture de texte, de son, d’image et de vidéo. Son taux devrait être dans un premier temps très bas, de l’ordre de 1% avec une assiette très large (8,6 milliards d’euros, référence : les ventes de terminaux en 2012), ce qui ferait tout de même un rendement de 86 millions d’euros l’an. Ce système pourrait à terme prendre le relais du système actuel de la copie privée, avec au fur et à mesure de l’extinction de cette dernière une montée en puissance du taux de 1 % à 5% voire plus.

La loi sur la copie privée serait revue, du principe d’une redevance élaborée par une commission administrative, on passerait à une taxe votée par le parlement, sur la base de préconisation par une commission élargie à la présence de représentants de l’état et du parlement.

D’une manière générale, le rapport Lescure conforte le principe de la copie privée, mis à mal par les fabricants de matériels et peu en odeur de sainteté à Bruxelles. Il est écrit dans le rapport : «  il n’y a pas lieu de remettre en cause les fondements du système actuel...la méthode de calcul des barèmes est certes complexe et peut encore être améliorée, mais elle parait globalement robuste ».

Enfin il est fait état du Cloud computing pour considérer « quil est souhaitable de le prendre en compte dans le calcul de la rémunération pour copie privée. ».

Enfin notons que le principe d’un revenu minimum garanti pour les comédiens a été lui aussi retenu et que la rémunération équitable a été étendue aux web radios.

Fin de la mission, il reste du pain sur la planche aux organisations professionnelles, aux syndicats et aux SPRD pour négocier entre eux et avec l’état. La feuille de route d’Aurèlie Filippetti est certes chargée, mais passionnante, elle a devant elle un boulevard de mesures qui mettront fin aux dix dernières années de divagation de la droite qui, de DADVSI en HADOPI et missions diverses (Olivennes, Zelnik, Hoog…), n’avaient abouti à rien…

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 17:06

Le temps des jardins est revenu. Après un long hiver marqué par un taux Harreville les chanteursd’ensoleillement le plus bas que l’on n’est jamais connu, il nous faut retrousser nos manches et attaquer les premières mesures de remise en état du jardin. Pelouse, haies, potager, banquettes et bordures n’attendent que cela : leur remise en état. Un peu de chaleur et quelques rayons de soleil ont asséchés les sols et rendu le jardin plus praticable.

Pour certaines plantations il ne faut pas oublier que les Saints de glace ne sont pas encore tous passés : Saint Mamert le 11 mai, Saint Pancrace le 12 mai et enfin Saint Servais le 13 mai. Bien que les relevés de la météorologie nationale ne confirment pas cet état de fait, la croyance populaire reste vivace. Agriculteurs et jardiniers s’en tiennent-au bon vieux dicton : « Saints Pancrace, Servais et Boniface apportent souvent la glace. ». Qu’on se le tienne pour dit, pas de semis en pleine terre avant le 13 mai.

La pelouse, par son volume et son espace attire la première notre attention. Les dernières semaines lui ont apporté soleil et pluie, il n’en fallait pas plus pour que l’herbe pousse. Attention à ne pas trop repousser la tonte de la pelouse, une fois l’herbe trop haute, c’est la tondeuse qui se trouve à mal, et parfois il faut même en passer par la faux, comme autrefois. Sinon, une première tonte en réglant au plus haut la tondeuse s’impose, puis le temps que l’herbe se remette de cette coupe un peu hâtive, il faudra procéder 4 ou 5 jours après à un deuxième passage, au plus court cette fois. Ne cédez pas à épargner la si jolie pâquerette qui a prospéré et dont le charme vous va droit au cœur, sa vigueur est telle qu’elle redressera ses petites couronnes blanches au plus vite.

L’herbe de tonte est à réserver, à l’emplacement du compost, avec les autres débris végétaux, feuilles et activités de la cuisine : épluchures de fruits et légumes, coquilles d’œufs, cendres de l’âtre. En fait tout ce qui est organique en veillant de bien mélanger ces deux types de composants, l’un dit carbonés et l’autre dit déchets azotés. Le bon fonctionnement du compostage exige que l’on alterne soigneusement ces deux types de composants.

Peut-être est-il utile de rappeler concrètement ce que cela représente, et qui peut se révéler étonnant.

Les déchets dits carbonés : feuilles mortes, petites branches broyées, paille, coquilles d’œuf, mais aussi de noix, la litière des animaux (chat y compris) peuvent trouver là une destination bien utile), mais encore : papiers d’emballage (et pas papiers imprimés de type journal, que l’on brûlera), tissus en matières naturelles, et enfin cendres de bois, sciures et copeaux de bois. Pour les plantes à jeter, éviter à tout prix de joindre au compost toutes plantes malades, bactéries ou parasites.

Les déchets dits azotés : l’ensemble des végétaux de jardinages (tailles de haies, tonte de la pelouse, mauvaises herbes enlevées), là encore évitez absolument de joindre tous éléments infectés par une maladie ou des parasites, ceux-ci devront être brulés, enfin l’ensemble des déchets issus de l’alimentation, en évitant les carcasses et les os trop importants.

Enfin par une bonne aération de votre compost, l’air fera le reste, à vrai dire c’est l’oxygénation qui est à l manœuvre, plus l’action d s vers de terre en provenance du sous-sol qui vont accélérer l’activation de votre futur terreau.

Un tel effort de tri, outre le fait qu’il vous apportera sous quelques mois de traitement un terreau bien utile et économique pour l’entretien de votre jardin, contribuera à alléger la gestion publique des ordures ménagères. En compostant et en brûlant tout ce qui peut l’être c’est en effet un allégement de 30 à 50 % de la gestion des décharges.

Vous vous rappelez avoir placé à la fin de l’automne nombres de bulbes (tulipes, narcisse et jonquilles..) qui vous émerveillent aujourd’hui, et bien il est encore temps ces jours-ci de mettre en terre bulbes et racines de lys, de pivoines (merveilleuses pivoines), de frazias… C’est utilement que vous composerez vos massifs et compenserez la perte inévitable de vos merveilleuses tulipes…

Enfin les pépinières vous proposent toutes sortes de plantes d’ornements pour le plaisir des yeux, mais sachez que ce n’est pas toujours la meilleure manière d’implanter durablement des fleurs et des plantes dans votre jardin. Ainsi pour les rosiers, mieux vaut prévoir leur implantation à la fin de l’automne, même sous formes de racines, que de s’offrir ce magnifique rosier couvert de fleurs…. Mais qui la plupart du temps ne prendra pas racines.

Enfin pour le potager cela devient urgent, de retourner la terre que vous aviez déjà préparée avant l’hiver. Pour les plus pressés et les moins aptes au jardinage, tous les légumes s’achètent sous formes de plans à repiquer. Faites-vous plaisir, à la campagne ceux-ci ne sont pas chers, ils vous font gagner du temps sur le calendrier de la récolte et évitent les désagréments des semis qui ne lèvent pas ou encore qui gèlent… respectez les consignes de profondeurs et d’espacement.  Ceux-ci ne sont pas les mêmes entre des plants de courgettes, des pieds de tomates et de fraises. N’oubliez pas de mettre un peu de compost au fond de votre trou et de le mouiller avant d’y placer votre plant.

Du travail, beaucoup de travail et d’efforts en perspectives, mais aussi de la joie et du bonheur, la nature est une amie fidèle, même si elle peut se révéler parfois capricieuse.

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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