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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 13:47

Les temps sont durs… pas pour tout le monde, mais la plus grande majorité est photos-Seoul-20044Temple-Seoul-4.jpgconcernée. Accabler uniquement les puissants et la finance internationale, voir l’Europe est insuffisant. Les temps sont durs, car c’est une armée invisible composée de gens « ordinaires » qui est à la manœuvre. Du chef de bureau en passant par tous les stades de la hiérarchie, ils sont nombreux, trop nombreux à faire valoir leur pouvoir et leur capacité de nuisance à autrui.

Triste constat, le monde, la vie et la société deviennent pesants, c’est tout leur poids que je ressens directement ou indirectement. Séniors, jeunes débutants, ouvriers ou cadres, habitants des villes ou de la campagne doivent subir, plier l’échine, vivre d’un tissu d’humiliation, de remise en cause de leur dignité… A l’échelle de sa vie, sa si petite vie, les épreuves ne sont pas épargnées. Le monde du travail devient une véritable essoreuse à tordre les gens, les « vrais gens » comme je les appelle et dont je fais partie. Certes les politiques, l’administration aveugle et impitoyable exercent quotidiennement une violence extrême. Il y a les victimes que l’on voit, et toutes celles qui se cachent dans leur désarroi, leur peur et leur tristesse.

Mais le pire est au jour le jour avec les mal élevés, les violents, les délateurs, les oppresseurs. Il ne leur est pas besoin d’être très puissants pour exercer leur malfaisance… il leur suffit d’abuser de leur « petits pouvoirs » pour nuire à leur voisins, leurs collègues et leurs subordonnés. Pris en tenailles entre la violence d’état et l’oppression ordinaire de tous les jours, il ne fait pas bon vivre. Certains en meurent, parfois dans la solitude de leur désarroi, ils sont les plus nombreux, d’autres font la une provisoire des journaux à la rubrique des faits divers.

Pour les puissants, il fut un temps où la politique, faire de la politique, était un exutoire avec un horizon en perspective qui promettait des jours meilleurs. Las… le temps passant, les expériences se succédant, il ne restait plus qu’un champ inculte de mensonges et de trahisons. Le Front National et les extrêmes se gonflent du flot de ces « revenants » de la politique.

Que faire ? Faut-il se résigner à l’abandon et vivre avec sa seule souffrance ? J’ai réfléchi, pour ne pas perdre pied, j’ai réfléchi pour pouvoir exister. Le monde, la vie et la société sont en fait capable du pire comme du meilleur.

J’ai parfois retrouvé un peu de paix et de répit, c’était toujours auprès de petites gens, je n’aime pas l’expression. Leur simplicité, leur honnêteté, leur compassion, sont toujours des baumes au cœur. Cultivons ses relations de proximité, il suffit de chercher autour de soi, de faire l’effort. La récompense est toujours au rendez-vous.

Pour ceux, et j’en fais partie, qui ont eu la chance d’accéder à l’éducation et la culture, il y a tous ces moments de pauses et de douceurs  à la lecture d’un livre, la rencontre d’un poète ou d’un peintre, la visite d’un musée, la projection d’un film, une soirée au théâtre ou au concert. Ces instants d’extase sont le moteur qui nous fait marcher.

La famille, même chaotique pour certaines, est source de joies et de plaisirs. La vue des enfants, un parent vieillissant, la tendresse d’un époux ou d’une épouse, la sollicitude d’une sœur ou d’un frère, une cousine retrouvée, anniversaires, mariages et fêtes de famille sont autant de pauses et de répits.

Le ou les amis, peu nombreux en vérité, et si précieux, nul jugement, aucun accablement, pas de reproche, juste une douce sollicitude, ils sont le havre salvateur qui nous recueille aux pires moments.

Il y a la nature, elle peut être cruelle et dangereuse, mais elle accueille aussi en son sein toux ceux qui savent la regarder : la simplicité d’un coucher de soleil, un moment au jardin avec le chant des oiseaux, la symphonie des couleurs des parterres de fleurs, le potager qui pousse et le temps qui passe sur un champ de blés murs parsemés de coquelicots et de bleuets, la promenade en forêt étoilée d’ombres et de lumières, la fidélité douce et  parfaite d’un animal de compagnie.

La foi… pour ceux qui l’ont, il est toutes sortes de foi… elle nous parle, nous guide, nous ouvre des horizons lorsque nous sommes à même de l’écouter. Pleines de symboles, d’histoires et de récits, elle creuse en nous une culture qui consolide et sans apporter de réponses fondamentales, elle nous « installe » dans la grâce que nous voulons bien accueillir. 

Le chemin est étroit, hasardeux pour avancer dans la vie entre les coups à l’âme et les coups de cœur… il est sinueux et incertain, fragile et instable, mais il file cependant le long de la paroi vertigineuse, parfois tordu, parfois droit, mais il avance…

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 15:35

Le travail est au cœur de nos discussions sociétales. Le rythme forcené de Retraites.jpgl’augmentation de notre espérance de vie à un trimestre gagné sur la mort par année n’a pas qu’un impact économique sur nos modes de vies, il transforme le profil même de nos existences. En plus de 50 ans c’est toute « l’après-guerre » qui a changé de visage. Vivre jusqu’à 59,9-65,2 ans (Chiffre de 1946 pour les hommes et les femmes), ce n’est plus tout à fait la même chose que de vivre jusqu’à 78,5-84,9 ans. Le gain est de plus de 18 ans pour les femmes et de presque 19 ans pour les hommes.

Jadis au monde du travail, succédait brutalement celui de la vieillesse, il restait peu de temps, peu d’espace. Aujourd’hui c’est un vaste horizon qui s’est installé dans la vie des hommes et des femmes. Il faudrait affiner selon les origines sociales, les catégories professionnelles, des disparités s’imposeraient, certes, mais pour autant c’est bien un « nouvel âge » qui s’offre à nous. 18 à 19 ans c’est juste le temps qu’il faut pour que s’installe une génération. Qui peut sincèrement remettre en cause cette conquête sociale que le progrès et la science nous ont offert ? Et bien nombre de technocrates et de politiques libéraux sont prêts aujourd’hui à le faire.

La crise et sa longévité creuse d’insondables déficits dans nos comptes sociaux et particulièrement ceux de la retraite. Le constat mathématique est simple, pour des esprits simples, les gens vivent beaucoup plus vieux et bien il faut qu’ils travaillent beaucoup plus longtemps.

D’où partons-nous ? En 1982 François Mitterrand accorde la retraite à 60 ans pour 37,5 années de cotisation (donc de travail). L’espérance de vie est pour les hommes de 70,4 ans et de 78,5 ans pour les femmes. Donc si on retranche de l’espérance de vie, les années de cotisations, il reste en 1981, 32,9 années pour les hommes et 41, années pour les femmes. En retranchant les années d’enfance et de formation, on constate qu’en 1981, il y avait place pour les hommes et un peu plus pour les femmes à un Temps Libre conséquent après le travail.

En 1993, la réforme Balladur fait passer le nombre d’années de cotisation de 37,5 années à 40 années. Le calcul du montant de la retraite passe d’une base des 10 meilleures années au 25 meilleurs années. A cette date l’espérance de vie est passée pour les hommes à 73,3 ans et 81,5 ans pour les femmes. Le rééquilibrage est correct, pour les hommes ce sont 2,5 années de travail en plus qui correspondent à 2,9 années d’espérance de vie en plus.

En 2003, la réforme Fillon pousse le nombre d’année de cotisation à 41 ans et fixe son augmentation sur la base d’un trimestre de plus par année à partir de 2009 jusqu’en 2012. En 2012 l’espérance de vie pour les hommes est de 78,5 années et 73,3 pour les femmes. Le gain, malgré l’allongement de la durée de cotisation est de 5,2 – 1 =4,2 années pour les hommes de gagné.

En 2013 la réforme Worth fera passer à nouveau la durée des cotisations de 41 ans à 41,5 ans pour 2020 et surtout fixe l’âge de départ légal à la retraite à 62 ans.

L’impact sur les gains constaté pour les hommes de 4,2 années tombe donc à 3,7 années, mais il est réel.

Résumons-nous, depuis 1982 le temps de travail a augmenté de 4 années, plus que compensé par l’augmentation de l’espérance de vie constaté sur la même période. En fait malgré les oppositions ici et là, le train des réformes a été plutôt modeste et n’a pas suscité un effort disproportionné de la part des actifs.

Aujourd’hui, on constate pour la première fois dans les statistiques de 2012, un arrêt de la progression de l’espérance de vie, une très légère baisse pour les femmes et une stagnation pour les hommes. Il faudra attendre les résultats de 2013 pour voir si le phénomène s’installe durablement.

Notons au passage que l’arrêt de la progression de l’espérance de vie correspond à une période où on a augmenté le temps de travail… Il serait raisonnable de prendre une ou deux années pour observer l’évolution de l’espérance de vie, avant de s’engager comme le propose le rapport Moreau dans une nouvelle augmentation du temps de travail. On parle de passer de 41,5 années à 42,25 et 43 ans pour la génération de 1962 et 44 ans pour la génération de 1966. Ce qui représenterait un saut de 2,5 années supplémentaires.

Au total depuis 1982 l’augmentation atteindrait 6,5 années, soit une progression de 18 % sur la base de départ de 37,5 années… l’effort est considérable.

En clair il ne faudrait pas que l’augmentation du temps de travail ait pour conséquence l’abaissement de l’espérance de vie, ce serait une terrible régression, si cela se constatait dans les années à venir. Et quel impact politique que ce soit un gouvernement socialiste qui soit à la source de cette inversion !

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 13:45

J’ai passé mon enfance, du moins une partie, aux confins de la Haute-Marne et des Fuacheuse.jpgVosges au bord d’une rivière magnifique : la Meuse. Ce long fleuve qui s’écoule à traverse la Lorraine, long de 950 km, traverse la Belgique, puis les Pays-Bas pour se jeter en mer du Nord. Mais à quelques dizaines de kilomètre de sa source, elle se présente comme une douce rivière, aux crues parfois insolentes. Ce point de références porte de plus un nom un peu extravagant : Harréville-les-Chanteurs. La Meuse, fleuve, ici encore rivière se prête un peu plus loin à quelques facéties : « Les pertes de la Meuse », elle s’infiltre d’un seul coup pour disparaitre et resurgir à quelques pas de là. C’est à Bazoilles, village voisin qu’elle nous fait le coup de l’absence, pour réapparaitre bienveillante à Neufchâteau.

Bref, tout comme les hirondelles, aujourd’hui raréfiées, la Meuse a dessiné à la fois, de part et d’autres de mon village, une vallée rythmée de fosses, de gués et de petits courants, mais aussi une histoire tout court. C’est une longue ballade en compagnie d’amis et de fantômes, qui pour la pêche (à la ligne ou à la main…), qui pour la baignade à la fosse à Totor, qui pour conforter ici et là un barrage ou un passage pour améliorer un gué. Les prairies et les coteaux tout proches de la rivière bruissent de nos passages enfantins et de nos rires perlés, qu’étouffent à peine les sous-bois. Jeux de piste, cabanes dans les arbres, trésors de pacotille enfouis sous les mousses, montée du « mont » le courage au cœur pour s’éloigner de la rivière mère de toutes les batailles et passer le petit col pour marcher enfin jusqu’au village voisin au nom charmant de Pompière et sa rivière rivale le Mouzon.

Bref, le remord, et c’est le retour à pas cadencés au « cœur » de notre existence, la Meuse. J’aime ce fleuve, il porte aux hasards de mes pas, le souvenir de ces rencontres fortuites avec les canards de ma grand-mère. Libres comme le vent, ils allaient chaque jour à la rivière pour s’en retourner le soir venu à leur pastoral logement à deux pas de la grange familiale. C’est un univers qui bruit sagement du temps qui passe et porte un regard bienveillant sur ces générations qui, le temps de l’enfance, viennent s’y essayer à la vie.

Si aujourd’hui, je jette un regard sur cette vallée, mon cœur s’emballe, je n’y reconnais plus grand chose, les joncs propice à la pêche à la main ont presque tous disparu, l’étalement des nénuphars et leurs fleurs en étoile jaune se sont fait discrets, les herbes ondulantes des courants se sont étiolés, et les bords de l’eau si peuplés autrefois (ragondins, poules d’eaux, hérons pourpres et martin pêcheurs etc..) sont désormais silencieux.

Un responsable : celui-là même qui régit la symphonie de mes souvenirs, l’homme… Un homme qui aurait perdu le fil de sa vie, un homme sans horloge solaire, un homme qui ne voit ni le Nord, ni le Sud, un homme pour qui les nuages ne parlent pas, un homme sans aurores, ni couchers de soleil, un homme toxique.

Il est dit que ce sont bien les pesticides (invention du même homme) qui perturbent, troublent, effacent bien souvent cette biodiversité qui s’éteint au crépuscule de ma vie.

Plusieurs chercheurs ont analysé le fait et conclu à la responsabilité humaine dans la disparition de 42 % des populations d’insectes, mouches, libellules et d’une manière plus générale autres forme de vie des sources, ruisseaux et rivières. Ces chercheurs,sont Mikhail Beketov du Helmholtz Centre for Environmental Research à Leipzig en Allemagne et Ben Kefford de la University of Technology à Sydney. Ils ont établi le lien entre présence de pesticides et mise en péril de la plupart des espèces dépendant de la chaine alimentaire de ces insectes.

C’est ainsi que nous concluions, il y a peu à la disparition partielle des hirondelles. L’agriculture industrielle, l’élevage forcé, les forces internationales du marché ont pesé sur les jardiniers de nos paysages que sont les paysans. Parfois ils en payent directement le prix, l’usage des ces produits toxiques ont multiplié toutes les formes de cancer.

Poissons, oiseaux et libellules, animaux des forêts si présents et familiers se sont presque tous enfuis… je le voie à l’aune de ma vie, sans études scientifiques. Il me suffit de regarder avec au cœur une tristesse sans nom, ces paysages de mon enfance qui peu à peu se « simplifient », d’un vaste concert de couleurs et de formes, ils filent, courbés, jusqu’à finir en lignes qui se perdent juste en un seul point du monde. L’homme toxique avance à grand pas, il s’est emparé de la faux de ses ancêtres et marche au milieu des blés, mais l’orage approche, obscurcissant l’horizon d’encres noires et profondes. C’est la grande faucheuse qui s’annonce sans cris…

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 14:55

C’est insidieux, on ne s’en aperçoit pas tout de suite, mais l’évidence se fait d’un 3550284849_f1d480f19f.jpgcoup : où sont passées les hirondelles d’antan ? Voilà pourtant un oiseau qui a peuplé et accompagné mon enfance. Elles nichaient, nombreuses sous les toits à la campagne. Je vois encore leur alignement sur les fils électriques, juste avant leur grande migration. Et surtout l’enseignement de mon grand-père sur la météo à venir, infaillible, lorsqu’elles volent haut dans le ciel, le beau temps est assuré, lorsqu’elles rasent les toits, la pluie n’est pas loin… parfois l’une d’entre elles, on en sait pourquoi rentrait dans une pièce de la maison et s’affolait à ne pouvoir sortir, jusqu’à ce que l’on s’occupe d’elle.

Si familières, si heureuses, d’un seul coup je les cherche du regard par cette belle journée, enfin de printemps, et je prends conscience brutalement que je ne m’étais même pas aperçu, durant toutes ces dernières années de leur disparition. Occupé par tant de choses que je devais supposer importantes, quelque chose d’effroyable s’était produit, en silence et sans bruit. Un drame, un épouvantable drame dont le journal de 20 heures ne parlerait pas, avait eu lieu dans une indifférence quasi générale. On avait bien parlé des abeilles, mais des hirondelles que nenni.

Après quelques recherches pour corroborer mon sentiment, les scientifiques avaient bien fait le constat d’un abaissement plus que conséquent de leur population. Pour les ornithologues la régression aurait commencé dans les années 1970 et serait à ce jour comptable d’une baisse de 84% sur les 10 dernières années observées. Bigre 84 %, le chiffre est énorme… et expliquerait donc ce grand silence dans le ciel et sous les poutres des granges. La pollution qui avait donc, par le biais entre autre des pesticides exterminé une bonne partie des abeilles, aurait donc raréfié les insectes volants, nourritures habituelles des hirondelles.

Ce symbole si fort de l’arrivée du printemps aurait donc déserté nos terres et par la même nos cœurs. Oiseaux migrateurs, les hirondelles accrochaient leurs nids aux frondaisons de nos habitations au printemps, car elles avaient l’habitude de passer l’hiver en Afrique. Dès l’automne elles se rassemblaient sur les fils pour s’envoler en cohorte au mauvais temps venu, puis passaient la méditerranée pour des jours plus doux et plus chauds. Si gracieuses et si fragiles en apparence elles n’en faisaient pas moins de 10 000 km de voyage avec pour tout bagages quelques grammes de graisse.

Oiseaux de cœur et de mémoire, ce sont les mêmes hirondelles qui chaque année reviennent nicher au même endroit pour préparer la nichée prochaine. Qui ne s’est approché au bord du nid pour voir les oisillons affamés, le bec tendu hors du nid grand ouvert, attendant la becquetée ? C’est par un va et vient incessant que les parents parcourent jusqu’à plus de 300 km par jour, durant trois semaines pour les mener à l’autonomie.

Oui, elles manquent à mon cœur, et celui-ci en est tout désolé, chagriné de voir s’étioler un peu plus, avec le temps qui passe, le monde de son enfance.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 11:48

Ce n’est pas tout à fait une surprise, le candidat du parti socialiste Bernard Barrat a été éliminé dès le 1er tour, laissant en liste pour le second tour le candidat de l’UMP et celui du Front National arrivé en seconde position. C’est la 8ième élection partielle que perd le gouvernement, confirmant la règle … mais qui s’applique un peu plus sévèrement pour un parti Socialiste au plus bas dans les sondages et confronté à une crise sans précédent. La « trahison » politique de Jérôme Cahuzac, député sortant n’a pas arrangé les choses.

Ainsi une fois de plus, le Front National sort renforcé de cette élection, son candidat Etienne Bousquet Cassagne lui fait gagner plus de 14 000 voix par rapport à juin 2012. Il est le seul à gagner des voix dans un contexte où le taux de participation a été encore plus faible, 54 % contre 35,86 % en juin dernier. La dernière expérience dans le département de l’Oise où le Front national, dans un duel avec l’UMP, a raté l’élection de seulement 800 voix, aurait dû amener l’ensemble de la gauche à s’organiser.

Oui, on peut toujours tout mettre sur le dos du gouvernement pour expliquer cette gifle électorale. Pour autant remarquons que si l’on additionne les voix PS et Verts(EELV) du 1er tour cela donne : 24, 69% + 2,78 %, soit 27,47%.

Ce total est à rapprocher du score de l’UMP 28,71% et surtout du FN : 26,04%. Ainsi EELV pour ce score dérisoire a préféré l’élimination du Parti Socialiste et donner l’avantage au FN ! Quelle responsabilité, comment un parti gouvernemental peut-il ainsi se comporter ? Le risque d’une poussée de plus en plus grave de l’extrême droite en France est réel, qui pourrait le nier ? Faut-il pour cela juste en incriminer la politique trop à droite du gouvernement et s’en laver les mains ? Les Verts auront, à ce rythme-là des comptes à rendre, pas seulement aux socialistes, mais à tous les républicains de ce pays.

Enfin si on y ajoute le résultat du candidat du Front de Gauche, on arrive à 27,47%+5,08% = 32,55%, soit largement plus que le candidat de l’UMP : 28,71% ! Les commentaires ce matin seraient tout autre… dans le Front de Gauche il y a le Parti Communiste qui doit aux socialistes nombres d’élus…

SI chacun doit assumer ses responsabilités, le Parti Socialiste en premier, comme le tweete Bruno Le Roux, président du groupe PS à l’Assemblée, participer activement à l’élimination du candidat socialiste, pour lui substituer celui du FN prête à réflexions…

A quel moment, l’ensemble des composantes de la gauche va-t-elle se comporter en « adulte responsable » ? Faudra-t-il revoir se jouer les pires moments de notre histoire … pour qu’un sursaut revienne ?

Pour tous ces français qui votent FN, en se disant on a tout essayé et l’UMPS on n’en veut plus, tentons le FN… rappelons-leur, que l’extrême droite a déjà été au pouvoir en France, c’était le régime de Vichy sous le commandement du Maréchal Pétain. Est-ce bien cela qu’ils veulent ?

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 13:11

Lisez ce témoignage ... il est édifiant, et avant de demander des efforts aux uns et autres, un gouvernement de gauche s'honorerait de réformer ce sytème, en améliorant tout simplement le service public, à moins que cela l'arrange de faire disparaitre temporairement des statistiques certains chômeurs....

Enfin augmenter le nombre de trimestres, pourquoi pas... mais la consèquence directe c'est réduire les retraites pour tous les séniors actuels et à venir, nous avons un des taux les plus faible d'Europe d'emploi des séniors..

 

 

https://verone75.wordpress.com/2013/06/16/pole-emploi-me-demande-de-faire-le-facteur-avec-la-cnav/

 

 

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 13:15

site internetC’est le site spécialisé PC INpact qui vient de le révéler, le premier internaute contrevenant (et multi-averti par la Hadopi) aurait été condamné par un tribunal (le tribunal d’instance de Seine Saint-Denis) à une coupure de son accès à internet de 15 jours et une amende de 600 euros. Il aura donc fallu toute la mobilisation du parlement, le coût faramineux de l’Hadopi pour que la montagne accouche d’une souris…

Cela tombe à pic pour la Ministre de la Culture et de la Communication, qui est justement en train de mettre en œuvre les recommandations de la mission Lescure. Que n’avions-nous pas mis en garde le gouvernement de l’époque sur l’impossibilité à mettre en œuvre ce dispositif législatif !

L’abonné en question, qui n’aurait répondu à aucune des mises en garde écrites de l’Hadopi, ne se serait pas présenté au tribunal. Il joue un peu sur du velours, dans le contexte politique actuel. Enfin, il faudrait encore que le jugement du tribunal de police soit rédigé et signifié à l’intéressé. Une fois fait, cela lui laissera une dizaine de jours pour faire appel. Pendant ce temps-là « la peine » ne pourra être appliquée…

Aurélie Filippetti a déjà fait savoir qu’elle était en train de boucler le décret qui mettra fin à la suspension, suivant en cela les recommandations de Pierre Lescure.

Par ailleurs, « la peine » pour être appliqué doit recueillir l’assentiment du FAI concerné, lequel devra faire faire face à l’application du texte qui dit que le FAI devra ne bloquer que « les services de communication au public en ligne » et pas le reste… techniquement tout le monde sait que cela n’est pas faisable. En effet comment « isoler » l’accès au web, tout en maintenant les mails, la TV et la téléphonie ?

Mais il est inutile de refaire le débat de l’époque qui avait pointé tous les disfonctionnements de ce dispositif, qui aura couté une petite fortune aux contribuables français pour juste « attraper » un petit poisson dans le 93.

Pour autant les recommandations de Pierre Lescure, tout en abrogeant l’HADOPI, sont de transférer en quelque sortes des pouvoirs de police au CSA, qui administrait de « simples amendes administratives » de 60 euros… un véritable filon pour l’état qui pourrait s’inspirer des radars sur le réseau routier et multiplier ces amendes. Le juge pénal serait ainsi contourné… et l’automaticité des amendes accélérée.

Ce que la Quadrature du net avait immédiatement pointé : « "Pour Hadopi, le rapport propose de supprimer un truc qui ne marche pas, mais qui relève du juge – la coupure d'Internet, pour le remplacer par une sanction qui peut être automatisée. Finalement, il répare Hadopi en l'optimisant".

Il s’agit d’une proposition, il semblerait que le ministère de la culture ne soit pas de cet avis… D’abord parce que le CSA refuse d’administrer lui-même ces amendes, et le gouvernement souhaite que par le biais du juge pénal, l’internaute conserve la possibilité de faire appel.

Aurélie Filipetti a annoncé que la suppression de la Hadopi passera par la voie législative, le texte serait prêt à être présenté au conseil des ministres avant la fin juillet. La suppression ne vaut pas effacement des intentions… puisque le dispositif de la riposte graduée (tant vanté par Nicolas Sarkozy) subsistera, ce sera au CSA de le gérer, à savoir envoyer des courriels d’alerte aux internautes repérés comme téléchargeant illégalement des œuvre, avec au final une sanction qui, hormis la coupure de l’accès au Net, reste encore à déterminer.

A suivre….

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Published by Jean Pelletier - dans Culture
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 11:03

2312447680_9b9ffd48fe.jpgUn peu d’histoire :

Son origine est très ancienne : on le retrouve dans des sites archéologiques datés de 7 000 ans av. J-C. au Pérou. Le centre mésoaméricain en est donc bien le « berceau ». C’est à Christophe Colomb que revient, une fois de plus, l’insigne honneur d’avoir ramené en Europe les premières variétés. Catherine de Médicis en assurera sa diffusion sur le continent européen à l’occasion de ses noces avec Henri II, roi de France. Elle apportait dans ses bagages un sac des fameux « Fagioli »…

Son adaptation, sous forme de nombreuses variétés s’est très bien faite, facile à cultivé et très prolixe. Il se diffuse sous plusieurs noms, mais c’est le terme de ‘Mongette » ou encore « mojhette » qui s’impose.

A ce jour ce sont plus de 1 200 variétés qui ont été recensées. Celui qui nous intéresse, le haricot blanc est l’un des plus populaires : le coco blanc. Pour les spécialistes et amateurs éclairés cherchez bien la variété dite « Rognon de Pont l’Abbé », elle se cultive dans la vallée de l’Arnoult (Charente-Maritime). C’est une variété naine, facile à écosser, les gros grains blancs se présentent sous une forme bombée qui rappelle le rein (Rognon), sa peau est particulièrement fine et de couleur nacrée.

Outre sa saveur, c’est un aliment recommandé dans les régimes diététique, en raison de son apport calorique, pauvre en graisse. Riche en protéines, glucides et surtout fer, ils sont réputés pour couper la faim. D’un point de vue médical, ils agissent sur les problèmes diurétiques et infectieux. On ne peut pas passer sous silence la présence de souffre, à l’origine des célèbres flatulences…

Les ingrédients.

-      300 gr de haricots, variétés « les Rognons de Pont l’Abbé ».

-      Quelques branches de thym frais

-      Quelques branches de menthes fraîches

-      2 feuilles de lauriers

-      Un demi-citron

-      Une petite carotte

-      Une livre de tomates cœur de bœuf

-      Une poignée de gros sel

-      Un tour de moulin à poivre

-      Un gros oignon

-      Quatre belles échalotes grises

-      Une gousse d’ail

-      Quatre cuillères à soupe de graisse de canard

La préparation.

Faites tremper dans un grand saladier vos haricots blancs, les recouvrir très largement, car ils vont pendant les quelques heures de trempage absorber l’eau. Ajouter le thym, la menthe, les feuilles de laurier l’oignon et la carotte coupés en rondelles, faire de même avec le demi citron, ajouter le gros sel et le poivre. Faites cette préparation le soir, pour laisser tremper le tout pendant la nuit.

La cuisson.

Elle se fait en deux étapes. Transvaser le contenu du grand saladier dans une cocotte en fonte et porter à ébullition puis cuisson douce pendant quatre heures.

Ensuite, récupérer les seuls haricots. Dans un poêlon, faites revenir et fondre avec la graisse de canard les échalotes, les tomates, ajouter les haricots, pousser doucement la cuisson pendant 30 mn,  hacher dessus le persil plat avant de servir.

Un petit conseil.

A propos de flatulences… sachez que le fait de cuisine les haricots avec des tomates et le thym en facilite la digestion, et que vous pouvez ajouter avant de servir quelques pincées de bicarbonate.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 16:22

5565023679_f2d2767354.jpgIl s’en est allé, à 84 ans, il nous a quittés pour de bon cette fois. Car il s’en était allé depuis quelques années déjà, passant le relais et le flambeau de sa plus grande fierté : la ville de Lille à Martine Aubry. Lui l’homme fort du Parti Socialiste, qui avait fait largement sa part au congrès d’Epinay (1971), mais surtout celui qui avait inscrit la gauche dans la durée, s’en était allé à petits pas et sans bruit présider l’improbable Internationale socialiste et la fondation Jean Jaurès.

Cet hommage national, rendu aux Invalides en présence de tous les caciques de la Vème République, souffle la page d’une grande histoire, mais aussi tourne définitivement le dos à une époque. Le changement de millénaire a eu lieu il y a treize ans déjà… le départ de Pierre Mauroy signe avec plus de force le changement de société que nous devons affronter désormais. Changement de société et changement de « sens », entendez direction, mais aussi signification. La vérité, le courage, le pragmatisme, l’engagement, l’empathie, la générosité, la foi dans le progrès, la sincérité, la fidélité… tout cela fait beaucoup, tout cela pèse lourd, tout cela est un peu partie dans le bleu du ciel avec Pierre Mauroy.

Il ne nous reste que « les nuages qui passent…là-bas… là-bas    les merveilleux nuages… » à contempler, pensif et perdu dans l’azur de l’horizon, à méditer sur le destin des hommes et des idées.

J’ai eu la chance de vivre tous ces évènements, ceux-là même que les journalistes narrent dans leur biographie sur le disparu. J’avais 19 ans au moment du congrès d’Épinay, j’étais déjà en politique, mais à l’extrême gauche, il ne me fallut pas plus de trois années pour rejoindre le nouveau parti socialiste après l’échec de François Mitterrand à la présidentielle de 1974. L’arrivée au pouvoir de Valery Giscard d’Estaing était à mes yeux une telle horreur que je cherchais l’efficacité à tout prix. Les manifestations à quelque dizaine d’individus sur les trottoirs me semblaient trop dérisoires. C’est donc au soir de cette défaite que j’adhérai au parti Socialiste. Pierre Mauroy n’a de ce jour plus jamais quitté mon horizon.

On le disait « pilier de la social-démocratie », je dirai, moi, qu’il portait haut et fort toute une longue histoire, celle des socialistes, de Louis Blanc à Jean Jaurès, en passant par Léon Blum. Socialiste… cela suffit humblement pour honorer sa mémoire et son action.

Ces derniers propos étaient pour se remémorer la mer… la fin d’une vie là où à la courbe de l’horizon, le bleu métallique des vagues se fond sur le bleu pâle et azuré d’un ciel qui n’en finit pas. Il disait : « je suis heureux, de ma vie et de mon combat. L’ultime étape c’est un petit peu comme la mer, quelque chose qui s’impose à vous comme avec beaucoup de force et d’une grande beauté».

Pierre repose toi, là où le passage s’achève sur un insondable mystère, tu laisses derrière toi largement de quoi se souvenir à jamais de qui tu as été, et de ce que tu as contribué à batir.

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 14:43

Le deuxième tour des élections municipales vient d’avoir lieu, avec un taux de 540981818_f414b13eca.jpgparticipation faible (Moins d’un électeur sur deux), et c’est bien la gauche qui ramasse toute la mise. Un signal est ainsi envoyé par l’électorat au gouvernement en place, mais surtout aux différents partis politiques italiens.

En Italie, la gauche est incarnée par le Parti Démocrate (PD), à chaque pays son lexique et son histoire. C’est ce dernier qui sort comme le grand vainqueur de ce scrutin, après avoir raté de peu la victoire totale aux élections législatives, où il a « loupé » la majorité au Sénat.

Le climat est donc plutôt à gauche en Italie, dans une Europe largement conditionnée par la droite et les libéraux. Seule une surprise l’année prochaine en Allemagne pourrait changer la donne et oxygéner François Hollande qui en a bien besoin.

Ainsi chez nos voisins latins, Enrico Letta (PD) peut se féliciter d’avoir gagné seize chefs-lieux de province et surtout, cerise sur le gâteau, d’avoir repris à Silvio Berlusconi, la ville éternelle : Rome. Cette reconquête, c’est Ignazio Marino qui l’a largement obtenue avec 64 % des voix, écrasant son adversaire, le maire sortant, l’ex néo-fasciste, Giani Alemanno, un proche (trop proche) de Sylvio Berlusconi.

Ignazio Marino a mené une campagne très particulière, à vélo et sac à dos sur les épaules…, proche des gens et de leurs préoccupations : logement, soins, transports. Dans la ville abritant la Vatican il a « osé » l’impensable : revendiquer le droit à l’avortement pour les femmes et appeler  à une loi sur la fin de vie… Opposé au Cumul des mandats, une fois désigné par son parti comme candidat aux municipales à Rome, il a immédiatement démissionné de son mandat de sénateur. François hollande devrait bien s’en inspirer pour accélérer le projet de loi en France contre le cumul des mandats.

L’actuel président du Conseil, Enrico Letta voit son autorité renforcée dans un gouvernement d’union national qui avait pour vocation de faire le trait d’union avec les prochaines élections législatives, qui ne sauraient tarder.

Ce grand chelem se caractérise par des prises de guerre impressionnantes comme les villes de Brescia (fief du peuple de la Liberté), Impéria, Viterbe, Trévise (La Ligue du nord) réputées très à droite et bien sûr Sienne qu’il conserve en dépit des pronostics défavorables… De son côté Beppe Grillo a essuyé, après son succès aux législatives, une cinglante défaite et n’a pas été en mesure de conforter sa précédente avancée électorale. Il n’a « engrangé » que deux petites villes : Assemini (près de Rome) et Pomezia (près de Cagliari)

 

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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