Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 12:51
Et ils finirent par parler pour ne plus rien dire.

La communication…nous sommes entrés dans l’ère de la communication numérique, mais aussi de la communication politique. Il suffit de voir la multiplication des officines en tout genre, des conseillers politiques, des stratégies de communication des collectivités territoriales qui prolifèrent en envahissant la sphère publique. Il y a le bon côté, l’adaptation aux nouveaux modes de communication, que sont les réseaux sociaux, mais il y a aussi la partie la plus sombre.

Force est de constater que la forme du message l’emporte aujourd’hui sur le fond. L’apparence, la bonne formule, l’élaboration de la stratégie se font bien souvent au détriment du fond. Du général de Gaulle et ses conférences de presse, bien désuètes , aux premiers pas de François Mitterrand face à Giscard d’Estaing, on ne peut que regrette la dilution du fond des messages dans la forme, pour ne garder au final que « l’idée » du slogan.

Le célèbre « Croit-on, qu’à 67 ans, je vais commencer une carrière de dictateur ? » du Général de Gaulle (Conférence de presse du 18 mai 1958) s’est inscrit dans l’histoire en raison de la formule, mais aussi du fond. Cette phrase était faite pour résonner dans l’opinion publique en se référant implicitement à la résistance menée par De Gaulle pendant l’occupation allemande. Le message politique était fort et l’expression tout aussi heureuse.

Un peu plus tard, Georges Pompidou, interrogé lors d’une de ses conférences de presse, le 22 septembre 1969, évoque le drame de Gabrielle Russier (professeur de français qui s’est suicidée suite à une histoire d’amour avec l’un de ses élèves) en ces termes : « comprenne qui voudra ! – moi, mon remords, ce fut la victime raisonnable au regard d’enfant perdu, celle qui ressemble aux morts qui sont morts pour être aimés ». C’était du Paul Eluard (Au rendez-vous allemand, Paris, Editions de Minuit, 1944), bien à propos. La leçon, ainsi lancée aux tenants de l’ordre moral, était fort bien ajustée et presque sans appel.

Le 10 mai 1974, au cours du débat télévisé de l’entre-deux tours, François Mitterrand et Valéry Giscard d’Estaing jouent leur avenir politique, face aux assauts du candidat socialiste, VGE lance la formule « Vous n’avez pas le monopole du cœur ». Il fait mouche, on dit, sans en avoir la preuve formelle, que c’est cette phrase-là qui fit la différence.

Sept ans plus tard, Mitterrand a bien appris la leçon, à l’interpellation de Giscard : « Vous êtes l’homme du passé », il répond du tac au tac : « Vous êtes l’homme du passif ».

La forme, alliée au fond était toute à la fois efficace et pédagogique.

Aujourd’hui, les campagnes électorales coûtent de plus en plus cher, en frais de communication en particulier, et les équipes de tout bord s’échinent plus à la communication qu’à la réflexion. La technique l’emporte sur le fond et surtout finit par occulter celles et ceux auxquels elle s’adresse. « Dans la communication, le plus compliqué n’est ni le message, ni la technique, mais le récepteur » (Dominique Wolton). Nous sommes les récepteurs…

Roland Barthes a mis en exergue les dangers du discourir : « Parler, et à plus forte raison discourir, ce n’est pas communiquer … c’est assujettir » (leçon inaugurale de la chaire de sémiologie littéraire du Collège de France, prononcée le 7 janvier 1977).

C’est bien à ce point de sujétion que la politique a conduit le citoyen dans l’avalanche des formalismes et nécessité de décorum.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 11:09
La France, une démocratie malade.

Alors qu’un ancien, président utilise les méthodes des maffieux et truands de tout genre pour communiquer en « secret » avec son avocat, les médias trouvent plus intéressant d’essayer de savoir à quel moment le Président, le 1er ministre, La Garde des sceaux et le ministre de l’Intérieur savaient.

Étonnant… ce serait le gouvernement qui serait en difficulté. Les affaires se multiplient du côté de l’UMP, entre les contrats surpayés pour la campagne de Sarkozy aux amis de Jean-François Copé, les fréquentations plus que douteuses de l’ancien président avec un homme d’extrême droite qui s’est permis d’enregistrer toutes ses conversations, au risque de mettre à jour des informations relevant de la sécurité nationale et les écoutes relevant un trafique d’influence au profit de Nicolas Sarkozy…

Ensuite on pourrait énumérer les affaires autour de Claude Guéant … les élections truquées à la présidence de l’UMP, mais le pire est sans aucun doute l’état de la France qu’ils ont laissée derrière eux… augmentation du chômage, flambée de la dette et surtout une tentative de dresser les Français les uns contre les autres, les salariés du privé contre les fonctionnaires, les actifs contre les retraités, les bien portants contre les malades, les nationaux contre les immigrés, les urbains contre les paysans, etc.

On peut légitimement s’interroger sur le fait que Mme Taubira ait menti et s’étonner des discordances entre les différents ministres. Et surtout ne pas croire un instant qu’au courant d’une mise sur écoute d’un ancien président de la République, elle n’en ait pas averti le Président de la République et le ministre de l’Intérieur.

Bref, il y a mensonge, Mme Taubira parle de maladresse… ce n’est pas ce que l’on attend des représentants de l’état. Ce gouvernement n’est pas à la hauteur, entre autres choses, pour ce qui est de sa communication, ce n‘est pas une nouveauté. Mais relativisons, dans l’offre politique qui nous est faite, ils restent encore les moins mauvais sur le marché, un pis allé donc …

Notre société va mal, depuis plusieurs décennies les partis politiques pratiquent les élections à coup de slogans publicitaires, et d’opérations médiatiques. Il n’y a plus de travail et de réflexions sur un projet politique. Une fois au pouvoir ils continuent sur la même lancée pratiquant l’art de la prestidigitation.

Les intérêts de la France ne sont plus pris en considération et ceux des Français encore moins. Cette absence de projets politiques prive la démocratie de son moteur essentiel.

Ce vide laisse la place libre à tous les démagogues de droite et de gauche et pire encore aux extrémismes, lesquels font croire qu’ils remettront de l’ordre et que cet ordre-là sera au service de tous… l’histoire bégaye et nous voilà sans mémoire, exposé à tous les périls.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 14:34
Trop, c’est trop, un jackpot de 100 000 euros pour De Villepin

Alors que l’annonce vient d’être faite pour les retraités que leurs pensions ne seraient pas réévaluées cette année, on apprend, outre-Manche par le quotidien conservateur Daily Telegraph, que Dominique de Villepin a perçu un bonus de 100 000 euros pour une journée de travail.

Il était passé hors des radars depuis un bon moment, Dominique de Villepin refait surface avec une belle casserole. Ancien Premier ministre de droite et aussi chef de la diplomatie française. Il a effectué en septembre 2013 une journée de travail au Quai d’Orsay qui lui a permis de bénéficier de ce magnifique bonus. Les retraités de ce pays apprécieront …

Certes, l’homme a fait l’essentiel de sa carrière aux Affaires étrangères à partir de 1980, à Washington et Delhi, puis comme ministre de 2002 à 2004.

Cette surprenante journée de travail lui aurait donc permis de faire valoir ses droits à la retraite et, ce qui est le plus étonnant, un bonus de 100 000 euros. On ne sait pas grand-chose sur la nature administrative de ce bonus. Par contre, il semble que la procédure ait reçu l’assentiment du gouvernement socialiste.

Décidément, ils n’en ratent pas une… comment demander d’un même élan aux retraités français de faire des sacrifices et donner son aval à cette « exceptionnelle générosité » ?

À cette heure, le Quai d’Orsay, indique simplement que cela n’a rien d’exceptionnel, il s’agit d’un dispositif de fin d’activité anticipé ».

La transparence affirmée par le gouvernement est loin d’être acquise sur cette affaire. Et malheureusement, le peu d’explication donné à cette heure peut laisser entendre que cette somme a bien été versée, avec l’aval de Laurent Fabius, l’actuel titulaire du poste au Quai d’Orsay.

Donc rien d’illégal … peut être, mais de scandaleux certainement. Tout cela donne, une fois de plus, le sentiment d’une société à deux vitesses.

Dominique de Villepin ne donne pas non plus d’explication bien claire. Il parle d’une erreur administrative et a déjà demandé de rectifier auprès des autorités compétentes dès qu’il en a été fait état. », sans plus de précisions.

Mais quand donc la classe politique comprendra qu’elle ne peut pas accumuler les avantages (voir l’extraordinaire retraite des parlementaires), on a déjà cité les cas de Michel Rocard et Alain Juppé ?

Il y a urgence, le Front national se renforce jour après jour

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 12:52

Qu’il est loin le souvenir du Ministère du Temps Libre avec son objectif de faire partir un plus grand nombre de Français en vacances, sur les traces de Léo Lagrange., l’emblématique sous-secrétaire d’État aux sports et à l’organisation des Loisirs du Front populaire en 1936.

Selon le cabinet Protourisme, seuls 41 % des Français sont partis en vacances en 2013, ils étaient, en 2012, 45 %, soit une baisse de 4 points, la plus forte constatée depuis quinze ans.

La crise… a donc amené deux millions et demi français à renoncer à s’offrir des vacances (courts séjours payants).

En reprenant la définition même de la direction du tourisme, ils sont donc 29,5 millions de Français (adultes et enfants) à avoir séjourné au moins une nuit dans un hébergement payant l’an passé.

Ces niveaux, sont hélas, un record qui exprime à quel point les Français sont touchés par la crise :

- pour les foyers aux revenus supérieurs à 3 500 euros, 75 % se sont offert un hébergement payant d’au moins une nuit, en recul de 2 points par rapport à l’année 2012,

- pour les foyers aux revenus entre 2 500 euros et 3 500 euros, ils sont 56 %, le recul est de 1 point,

- pour les foyers aux revenus entre 1 500 euros et 2 500 euros nets, 38 %, le recul est de 4 points,

- pour les foyers aux revenus inférieurs à 1 500 euros, ils sont seulement 23 %, le recul est de 2 points.

En 2013, un sondage de TNS Sofres pour l’observatoire des loisirs avait déjà donné la tendance, six Français sur dix annonçaient préférer s’offrir des loisirs et des « petits plaisirs » tout au long de l’année que de s’octroyer des vacances une fois l’an en économisant 11 mois de l’année.

Le sondage les annonçait à 48 % prêts à partir en vacances, la réalité sera un peu inférieure : 45 %.

Certes, la France reste, à ce jour, la première destination touristique au monde, en accueillant 83 millions d’étrangers, mais elle prend une pente fatale. Parc d’attraction patrimoniale mondial, la France en exclut de plus en plus les sien.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Voyage
commenter cet article
11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 11:50
Les retraites : baisse du pouvoir d’achat.

Les retraités sont bien dans la ligne de mire … la baisse de leur pouvoir d’achat est plus que confirmée. L’ensemble de leurs caisses de retraite, régime général et régimes complémentaires entérine le report de leur valorisation de six mois, voir en organise tout simplement le gel.

On le savait déjà, dans les premières mesures prises par le gouvernement, le report de la valorisation des pensions de base (CNAV) du 1er avril au 1er octobre impacterait le porte-monnaie des retraités et rapporterait environ 800 millions d’euros d’économie.

Les 15 millions de retraités n’étaient pas encore au bout de leur peine, ce sont cette fois les conseils d’administration de l’ARRCO (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés) et de l’AGIRC (Association générale des institutions de retraite des cadres) qui vont se réunir cette semaine pour prendre de nouvelles mesures de restriction : la valeur du point sur lequel se calcule le montant de la pension de réversion ne devrait pas être revalorisé, pour tenir compte de l’inflation. Ce serait une première depuis le milieu des années 1990.

Ces deux caisses sont des fédérations, gérées paritairement par les représentants des patrons et des salariés, qui réglementent et organisent le fonctionnement des retraites complémentaires en France, qui viennent s’ajouter à la CNAV. (Caisse Nationale d’ Assurance vieillesse).

L’ARRCO est donc le principal régime de retraite complémentaire de tous les salariés du privé, quel que soit leur statut (Cadre, intermittent, apprenti, etc.) ou la nature de leur contrat (CDD, CDI, etc.).

L’AGIRC est le régime spécifique des cadres qui vient compléter celui de l’ARRCO.

Cette décision est la stricte application de l’accord signé par les organisations patronales et syndicales, lesquelles prévoyaient une revalorisation d’un point de moins que l’inflation en 2014 et 2015. Force est de constater que l’inflation prévue cette année par le gouvernement est de1,3 %. Il resterait bien un tout petit 0,3% sur lequel les administrateurs des deux caisses de retraite des salariés du privé ont bien l’intention de s’asseoir.

Tout cela s’ajoute à des mesures antérieures ayant déjà entamé ce pouvoir d’achat. Rappelons que le 1er avril de l’année dernière a vu naître pour les retraités éligibles à la CSG à taux plein, une nouvelle taxe de 0,3% sur l’ensemble de leurs pensions : CASA (Contributions additionnelles en faveur de l’autonomie et de la dépendance). Celle-ci devant servir à financer la réforme de la dépendance et surtout renflouer le Fonds de solidarité vieillesse.

Enfin, rappelons que la dernière réforme des retraites a prévu de fiscaliser les majorations de pensions accordées à ceux qui ont élevé trois enfants et plus. Une majoration de 10°%, jusqu’ici exonérée fiscalement, et qui réintroduite dans le calcul de l’impôt sur le revenu va peser sur le pouvoir d’achat des 5,5 millions d’assurés qui en bénéficiaient.

Ajoutant qu’un certain nombre d’entre eux, non imposables, vont le devenir et du coup perdront, en cascade, toute une série d’avantages : exonération de la taxe d’habitation, de redevance télé, accès aux aides sociales, etc.

S’il est logique de trouver des mesures qui font partager l’effort entre actifs et retraités afin de résorber le déficit des régimes de retraite, il faut éviter de mettre en place un système de désindexation qui, très rapidement, entrainerait une paupérisation des retraités.

Malheureusement, on en prend le chemin, c’est sans doute le plus facile, mais aussi le plus injuste. Les inégalités en matière de retraite sont encore, dans ce pays, de taille. À quand une remise à plat des régimes spéciaux et de la fonction publique? Pour cela, il faudra un peu de courage politique… denrée rare par les temps qui courent !

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 17:16
Anne Hidalgo contre Jean-Jacques Bourdin.

On connait RMC et surtout on connait Bourdin, égocentrique et prétentieux. Mais qu’allait donc faire Anne Hidalgo dans cette galère bien connue et méprisable de RMC et BFM TV, l’information Caniveau, consistant à lâcher le plus d’énormité dans le temps le plus court. Ce n’est pas un débat d’idée, mais un concours de pets bien gras et sonores.

A-t-on fait un bilan des années Delanoë/Hidalgo à la mairie de Paris ? Non. A-t-on fait un tour d’horizon du programme de la candidate socialiste au poste très convoité de Maire de la capitale ? Non. A-t-on essayé de discerner ce qui la sépare des propositions de Nathalie Kosciusko-Morizet ? Bien sûr que non.

Ouverture de Bourdin : « J'ai vu des affiches vous caricaturant dans Paris (...). Vous avez demandé à ce qu'on les enlève ? ». On le voit l’information est de taille, pour les parisiens c’est une question de vie ou de mort, dont il s’agit. Le gars Bourdin peut être fier d’avoir levé une telle affaire, rien à voir avec un compte secret en Suisse (minable) ou des enregistrements confidentiels d’un ex-président de la République (petit), ou encore une surfacturation excessive à des « amis » pour animer la campagne de Nicolas Sarkozy (suffisant).

Il s’en suit un véritable corps à corps pour essayer de dénouer qui avait pu donner un tel ordre… Bourdin est fier, il sent qu’il met en difficulté la candidate PS, on parle de courriels échangés à ce sujet, l’enquête s’approfondit… on approche de la vérité. D’autres gars sont sur l’affaire, dont le Lab d’Europe 1… la vérité doit être dite… ou du moins cernée…. Cela fait peur…

Comme cela ne suffisait plus, Bourdin lève un autre lièvre tout aussi monstrueux. Pendant ce temps-là, ceux qui espéraient pouvoir se faire une idée sur le fond de la campagne en sont toujours pour leurs frais. Madame Hidalgo, est-il vrai, qu’une fois élue vous allez cumuler votre retraite avec les indemnités de maire de la capitale ? Silence angoissé… et bien oui, l’intéressée au titre de son activité à l’inspection du travail où elle a fait une bonne partie de sa carrière va toucher de la fonction publique une pension d'un montant de 1 768 euros par mois, net d'impôts. Combien Messieurs Rocard, Juppé pour ne citer qu’eux touchent-ils de retraite de la fonction publique comme ancien inspecteur des finances, ancien Premier ministre, etc…

Les salaires et pensions de Michel Rocard s’élèvent à 16 100 euros bruits par mois, sans compter les cachets de ses conférences.

Pour Alain Juppé, cela représente 15 337 euros brut par mois, sans compter les droits d’auteur. Quant à Chirac on en est, tout cumulé à 30 000 euros par mois.

Oui cette femme-là, va oser cumuler 1 768 euros de retraite avec l’indemnité de maire de Paris qui est de à 8 684 euros brut par mois. Bref il y a bien matière à scandale, non, sans rire ?

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 16:33
L’affaire des enregistrements Buisson.

Découvrir la grossièreté naturelle de Nicolas Sarkozy quand il croit pouvoir parler librement de ses ministres ne surprendra personne… Quant à la capacité de nuisance de ses conseillers en communication c’est aussi une affaire bien connue. Mais le scandale vient du fait que ces enregistrements ont été faits et circulent aujourd’hui, jetant un large discrédit sur Sarkozy et l’UMP en général.

C’est une bien mauvaise affaire à quelques encablures du 1er tour des municipales. D’autant plus que l’inénarrable Président de l’UMP vient de se prendre les pieds dans le tapis avec le financement de la campagne présidentielle, généreusement octroyé à une agence « amie ». Les militants UMP qui ont du faire leur poche pour écluser ces comptes de campagne rejetés par le conseil constitutionnel, apprécieront.

Sur l’affaire des enregistrements Buisson, du nom du principal conseiller de Nicolas Sarkozy, c’est sans doute Christiane Taubira, la Garde des Sceaux qui a porté le jugement le plus approprié : « C'est essentiel pour la société, pour la protection des plus vulnérables. Donc, quelle que soit la sensibilité qui est aux responsabilités, il faut les préserver. Et là, manifestement, il y a un problème de rapport aux institutions, de rapport aux fonctions, mais aussi de rapport entre les personnes ». Ajoutant, « Quand les citoyens entendent cela, quel respect peuvent-ils avoir pour les institutions ? Et quand on ne respecte plus les institutions tout s'effondre ».

De son côté le président du groupe socialiste à l’assemblée, Bruno Le Roux a déclaré : « C'est une atteinte au fonctionnement de l'Etat et de la démocratie. Le président de la République a été mis sous surveillance ».

Faut-il pour autant demander une enquête parlementaire ? Ne serait-il pas plus judicieux de laisser l’UMP et Nicolas Sarkozy se débrouiller de cette affaire. Personne ne peut, présentement, se porter à leur secours… Les dommages sont terribles pour la république et les institutions parlementaires ? Nul ne peut le nier. Le front national vient d’engranger encore deux points, comme le prédit amèrement un hiérarque de l’UMP ? Oui, c’est évident.

Les mauvais coups sont partis, le discrédit et total et ce n’est pas Alain Juppé, à lui seul, qui pourrait redresser la situation, malgré son talent et son intelligence à capter la société civile. Car le jugement exprimé par julien Dray, vice-président socialiste de la région ile-de- France est sans appel : « Ce qui est intéressant dans cette affaire-là, c'est ce que ça révèle du climat qui règne, qui régnait et continue à régner au sein de la droite. La droite n'en finit pas de régler des comptes, de faire des guerres des chefs et de ne pas travailler sur le fond ».

Pour autant la démocratie a besoin au moins de ses deux poumons, une droite et une gauche qui s’affrontent et débattent projet de société contre projet de société. Nous n’y sommes plus, nous n’y sommes pas ! Quant à la gauche au pouvoir … elle signe d’une impuissance insolente chaque jour qui passe…

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 15:50
Roger Coggio, entre théâtre et cinéma.

Il est né dans une famille italienne à Lyon, le 11 mars 1934, ses attaches lui ont tenu au corps jusqu’à sa fin, le 22 octobre 2001 à Bobigny à l’âge de 67 ans. Italien, lyonnais et amateur de football, c’est ainsi que je l’ai connu dans les années 1981. Mais surtout fou, fou de théâtre, fou de cinéma, éperdument tourné vers un public qu’il voulait rendre de plus en plus sensible aux œuvres magistrales de l’esprit, au sens où l’entendait André Malraux, et surtout Jean Vilar.

A la sortie de la guerre, il est manœuvre sur les chantiers dès l’âge de 14 ans. Chaque moment de liberté, il le passe au stade, mais aussi au cinéma. Footballeur ou acteur, son cœur balance, mais ce sera acteur, il monte à Paris et frappe à la grande porte : le cours Charles Dullin. Il y apprendra toutes les ficelles du métier de 1951 à 1953. Il a 19 ans, c’est Roger Cayatte qui le révèle dans « Avant le déluge ». Film franco-italien, qui révèle les tensions de la guerre froide. Cinq jeunes gens, dans la panique générale due à un risque de guerre nucléaire, décident de s’enfuir et de se réfugier sur une île au fin fond du Pacifique. Roger Coggio, pour son premier film, partage l’affiche avec Bernard Blier, Marina Vlady, entre autre.

Il enchaine en 1955 avec Raymond Bernard qui adapte un roman de Philippe Hériat, « Les Fruits de l’été », il y retrouve Edwige Feuillère, Pauline Carton et Henri Guisol.1956, c’est la rencontre avec Robert Hossein qui tourne « Pardonnez nos offenses » avec Marina Vlady, mais aussi Pierre Vaneck, Giani Esposito, Julien Carette, Samy Frey, Roger Dumas, Rosy Varte et Dario Moreno. C’est l’histoire de deux bandes rivales, jeunes délinquants contre jeunes gitans !

Puis il tourne, en 1957, avec Léonide Moguy « Donnez-moi ma chance », une jeune femme est découverte dans un concours, elle quitte son village pour « monter » à la ville. La distribution est brillante : Michèle Mercier, Noël Roquevert, Françoise Brion, Henri Crémieux, Maurice Biraud, Marie-José Nat …

A 23 ans il a déjà une belle filmographie et surtout de belles rencontres. C’est alors qu’il fait la rencontre qui va changer sa vie et surtout donner un sens à son amour naissant du théâtre, Jean Vilar l’accueille au Théâtre National Populaire (TNP) de 1957 à 1960. Il l’encourage à la mise en scène. Il sera donc de la grande aventure d’Avignon, nous dirons deuxième partie.

Vilar a créé le festival à Avignon en 1947 dans la cour d’honneur du Palais des Papes. Cela fait déjà dix ans qu’ont rejoint Jean Vilar : Alain Cuny, Michel Bouquet, Silvia Montfort, Jeanne Moreau, Maria Casarès, Philippe Noiret, Monique Chaumette, Jean Le Poulain, Charles Denner, Georges Wilson et surtout … Gérard Philipe, déjà célèbre par le cinéma, l'icône du théâtre français, avec ses rôles du Cid et du Prince de Hombourg.

En travaillant au TNP et au festival d’Avignon, Roger Coggio voit grandir en lui l’idée même du théâtre populaire, qu‘accompagnent à ce moment-là les mouvements de jeunesse et les réseaux laïques.

Ainsi sur cette période jouera-t-il-en :

  • 1957 : Henri IV de Luigi Pirandello, mise en scène Jean Vilar, TNP Festival d'Avignon
  • 1957 : Meurtre dans la cathédrale de Thomas Stearns Eliot, mise en scène Jean Vilar, TNP Festival d'Avignon
  • 1958 : Lorenzaccio d'Alfred de Musset, mise en scène Gérard Philipe, TNP Festival d'Avignon
  • 1958 : Œdipe d'André Gide, mise en scène Jean Vilar, TNP, Festival de Bordeaux, Festival d'Avignon
  • 1959 : Meurtre dans la cathédrale de Thomas Stearns Eliot, mise en scène Jean Vilar, TNP Festival d'Avignon

Nourri de cette épopée du théâtre Roger Coggio met en scène et joue « le journal d’un fou » de Nicolas Gogol en 1963. L’aventure est considérable, elle le portera toute sa vie, il fera le tour du monde avec cette pièce. Encore aujourd’hui si les hasards de ma vie professionnelle m’amène à évoquer le nom de Coggio, je tombe immanquablement sur la même remarque « ah ! Oui je l’ai vu dans le journal d’un Fou, c’était inoubliable ». Il finira par en faire un film en 1987, dont j’ai encore le souvenir même du tournage, un tournage à la Coggio, avec le respect des règles syndicales, tarifs et pauses comprises.

1968, la révolution de mai bat son plein et Roger Coggio tourne avec Orson Wells « Une histoire Immortelle » avec Jeanne Moreau.

1973 c’est aussi l’aventure de « Belle » d’André Delvaux avec Danièle Delorme et Jean-Luc Bideau.

Il fait la rencontre d’Elisabeth Huppert et réalise quelques grands succès populaire comme « Silence... on tourne » (1976), « On peut le dire sans se fâcher » (1978), « C'est encore loin l'Amérique » (1979).

Nous nous sommes connu peu après en 1981. Il venait de tourner un chef d’œuvre en adaptant l’œuvre de Molière « les fourberies de Scapin ». En proie, comme il l’a a été toute sa vie, à des dettes effroyables, il était venu chercher le secours d’André Henry, Ministre du temps Libre, dont j’étais le conseiller. Ce fût le début d’une grande amitié, après lui avoir ouvert les portes, jusque-là fermées, de la télévision, il obtint quelques rachats de droits qui lui donnèrent l’air dont il avait besoin.

C’est à ce moment-là que nous avons créé les Amis du Cinéma Populaire (ACP) avec pour objectif de porter à l’écran les grandes œuvres du répertoire théâtral français. Partant du constat que les Anglo-Saxons avait su le faire pour leur répertoire. Mais les ACP, c’est aussi l’histoire d’une méthode originale de préfinancement des films par le public et d’un élan ou d’un retour vers l’esprit même de l’éducation populaire. Mais les années 80 n’étaient pas dans l’esprit des années 50. S’il put tourner ou faire tourner quelques films, il renoua avec les difficultés financières. Son caractère intransigeant et son incapacité à travailler ses relations, l’isolèrent peu à peu du monde du cinéma. Il réalisa ou produisit encore :

  • 1982 : Le Bourgeois gentilhomme
  • 1984 : Les Fausses Confidences de Daniel Moosmann
  • 1985 : Monsieur de Pourceaugnac de Michel Mitrani
  • 1985 : Rue du départ de Tony Gatlif
  • 1987 : Le Journal d'un fou
  • 1989 : La Folle Journée ou le mariage de Figaro
  • 1998 : Je suis vivante et je vous aime de Roger Kahane

Il s’est installé dans les années 1970 à Plessis Luzarches (Val d’Oise), une maison qu’il a rachetée au chanteur Hugues Auffray située au coin, de la rue de la Mairie et celle du moulin. Il y connu sa dernière grande aventure sentimentale avec Fanny Cottençon avec laquelle il s’installe à la fin des années 80, elle partage sa passion jusqu’à coproduire avec lui ses films sur le modèle des ATP. Elle lui donnera un garçon Maxime né en 1990. Ce dernier a depuis entamé une carrière d’acteur, il a aujourd’hui 24 an, a tourné dans « Section de recherches » (2013)) pour la télévision, « Famille d’accueil » (2010) et un téléfilm « Comme chez soi » (2010). Au théâtre, il a renoué avec les amours de son père en jouant dans « « On ne badine pas avec l'amour», d'Alfred de Musset avec Annabelle Bril et Ada Grudzinski.

Roger Coggio est rattrapé par la maladie, Fanny Cottençon et leur fils Maxime l’accompagnent dans ses derniers moments.

J’aurai la chance de leur revoir une dernière fois en novembre 2000 à Cabourg, à l’occasion de la première Rencontre Européenne des Artistes, où je l’ai invité à débattre et à parler de son expérience unique dans un atelier intitulé : « Nouvelles formes d’exercices du métier d’artiste- interprète ».

Il repose dans le petit cimetière du plessis-Luzarches, sous un caveau de marbre noir avec juste en lettre dorée son nom : Roger Coggio.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans Cinéma
commenter cet article
3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 17:28

Il y a du Samuel Beckett dans les allées du pouvoir … ce n’est pas pour déplaire. Mais si l’heure se prête au théâtre, les grandes voix sont un peu absentes, une fois de plus la stratosphère du pouvoir est entré en lévitation … on entendrait une plume tomber, tant les uns et les autres retiennent leur souffle. Qui sera l’élu, qui seront les élus ?

Ce n’est pas la première fois que la rumeur de remaniement se répand avec autant de certitude, déjà au mois de novembre dernier certains juraient sur l’âme de leur mère que Manuel Valls, le Ministre de l’Intérieur, allait faire son entrée à Matignon. On a vu ce qu’il en advint. Et comme l’opinion publique est par nature volage, le 1er de la classe vient de laisser la place au hit-parade de la popularité, à Laurent Fabius, qui l’eut cru il y a encore seulement quelques mois ?

Mais les municipales approchant dangereusement des allées du pouvoir, il semble bien que, dès les 1er jour d’avril, le Président de la République remaniera son gouvernement, un peu en amont des élections européennes, dont tous les observateurs s’accordent cette fois à prédire une catastrophe pour le PS mais aussi pour l’UMP, l’heure de gloire de Marine le Pen pourrait bien y sonner sinistrement.

Sans vouloir rejoindre les mélopées des multiples Cassandres qui s’en donnent à cœur joie, on peut s’attendre à une surprise brutale… qui va dérouter le petit microcosme de la politique. Jean-Marc Ayrault n’a pas dit son dernier mot… les prétendants étant bien trop nombreux, lui redonner la main, est une possibilité, pour composer un gouvernement restreint de combat intégrant des personnalités de la société civile et plus particulièrement de l’entreprise.

La rue de Solférino, déjà dans les choux depuis un bon moment, sera encore plus maintenue à l’écart. Les courants et sous-courant n’ont qu’à bien se tenir… ils n’auront pas leur place dans ce gouvernement-là. Il sera mis fin aux ministres délégués et divers secrétaires d’états, dont on ne peut pas dire qu’ils ont brillé depuis juin 2012. La liste de ces illustres inconnus est longue … ils sont déjà oubliés.

Ce remaniement n’empêchera en aucune manière la débâcle des élections européennes, il en sera la première mesure prophylactique. François Hollande prépare ce remaniement pour justement y faire face, sans résultats économiques probants, dans les six mois qui suivront, la partie du Président risque bien d’être perdue, alors que le retour annoncée de Nicolas Sarkozy pour 2017 est son meilleur atout.

En attendant, Godot justement, qui ne viendra pas au rendez-vous, les hiérarques du parti Socialistes peuvent bien se morfondre, ils savent déjà qu’ils ne seront pas pour la plupart d’entre eux à ce rendez-vous là. Il faut dire qu’ils portent collectivement une lourde responsabilité dans la dégringolade de l’exécutif. A force de jouer les matamores dans la cour du gouvernement et la valse des égos, ils ont au plusieurs occasion contribuer à brouiller les messages présidentiels ou à mettre dans l’embarras le premier ministre.

Parce qu’ils sont roués aux savants exercices de couloirs de la rue de Solférino, ils croient représenter quelque chose et par la même peser. Ils ne sont pourtant que les piètres ombres de leurs jeux de marionnettes. Ils oublient que sous la Vème République, le Président de la république tient son pouvoir du peuple et de lui seul.

C’est donc lui, en son âme et conscience, à la croisée des chemins de son quinquennat qui va faire les chois décisifs.

En attendant Godot.
En attendant Godot.
En attendant Godot.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier - dans politique
commenter cet article
3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 13:34

Aujourd’hui je souhaite vous présenter un site tout nouvellement créé et susceptible d’être utile aux Seniors dans leur quotidien : « Place Des Seniors ».

En effet, Place des Seniors a pour vocation de mettre en relation les Seniors qui recherchent et ceux qui offrent…

Il s’agit d’une plateforme communautaire sous forme de petites annonces exclusivement dédiées aux seniors; recensant ainsi tous leurs besoins propres (travail, rencontre et accompagnement, bonnes affaires, coups de gueule, besoin associatif, etc).

Vous pourrez ainsi effectuer votre recherche ou déposer votre offre relative à toutes ces catégories :

Les Seniors ont enfin leur propre plateforme communautaire d’échanges.

En l’espace de 5 mois, le site compte déjà plus de 15 000 inscrits, soit autant d’opportunités de trouver une réponse à vos besoins.

Si vous souhaitez rejoindre cette communauté grandissante de Seniors, n’attendez plus, connectez-vous vite sur www.place-des-seniors.fr

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pelletier
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Jean pelletier
  • Le blog de Jean pelletier
  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
  • Contact

L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook  et mon compte twitter
https://www.facebook.com/jean.pelletier
77https://twitter.com/jmpelletier
Bonne lecture.
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques. Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook et mon compte twitter https://www.facebook.com/jean.pelletier 77https://twitter.com/jmpelletier Bonne lecture.

Version anglaise

<a href= »http://fp.reverso.net/jmpelletier52-over-blog/4946/en/index.html« ><img src= »http://flavius.reverso.net/img/languages/code.png«  style= »float:left; padding-right:8px; » title= « anglais«  height= »15px ; » alt= »Reverso Localize » /></a>

Recherche