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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 15:43
Les erreurs de François Hollande et du PS.

On ne critique que les gens que l’on aime. Il faut bien à ce mi-mandat et à l’aulne de ce premier tour des municipales faire un point. Il reste encore deux ans et demi pour dresser un bilan, mais la chute de la cote de popularité du pouvoir dans l’opinion relève du record. Faut-il se taire pour autant ? Non, ne serait-ce que pour envoyer un signal fort et donner une chance au PS et à l’exécutif de se reprendre.

  1. Que la situation économique héritée soit désastreuse est un fait. Mais pour autant, cela ne légitime pas que toute l’action du gouvernement se soit centrée sur le redressement des comptes et l’élaboration d’un plan de redressement. C’est la gauche, dans toutes ses composantes qui se sont mobilisées pour assurer de justesse, rappelons-le, l’élection de François Hollande. Ensuite aux législatives, c’est une majorité plus large qui s’est engagée à faire élire un nouveau parlement. Les entreprises sont une composante importante de la société d’où découle la prospérité et surtout les emplois. Mais les salariés en sont une autre toute aussi importante.
  1. Faire de la réduction du chômage une priorité n’est pas contestable. D’autant plus que, outre, remettre sur le marché du travail un nombre important de salariés, c’est aussi permettre la réduction de nombre de déficits : caisse de retraite, caisse assurance chômage, rentrée d’impôts…
  1. Pour autant s’être essentiellement limité à cet objectif est une faute. Un gouvernement de gauche aurait pu faire de la réduction de la pauvreté et des inégalités un objectif en soi et à égalité avec le premier.
  1. Faire passer en priorité, le texte sur le mariage pour tous, a été une grave erreur. Je ne vais pas me faire que des amis en écrivant cela, mais je le crois profondément. Ce débat a occupé tout l’espace politique de la première année de mandature et ne représentait pas, pour autant, une urgence sociale au regard de celui de la pauvreté.
  1. Faire de la réforme des rythmes scolaires une seconde priorité relève de la même faute politique. Le système scolaire , tel qu’il est aujourd’hui a bien besoin d’autres choses. En reprenant en main la formation des maitres et en augmentant le nombre de postes au concours, le ministre de l’Éducation a commencé le travail, c’est insuffisant. La situation des enseignants méritait une plus grande attention. Et surtout on attendait une politique offensive de réduction des inégalités à l’école.
  1. Les engagements militaires en Afrique ont fait bien piètre figure auprès de l’opinion publique, qui s’est légitiment sentie abandonné par l’exécutif.
  1. Enfin l’attitude vis-à-vis de l’Europe, molle et sans fermeté a accentué le malaise dans l’opinion, le sentiment d’être abandonné aux mains des technocrates de Bruxelles.
  1. La communication a été nulle dès le début, sans compter que l’on se serait bien passé des états amoureux du président. La composition du gouvernement en cherchant à ménager toutes les composantes du PS et de ses alliés a été une autre erreur. Composite, pléthorique, il a alourdi la marche des affaires, et créé des couacs insupportables, rarement sanctionnés.
  1. Ce serait une autre erreur de faire porter la responsabilité de tout cela sur ce seul pauvre Jean-Marc Ayrault, même si ce fut une faute de casting. Son changement ne sera pas suffisant.

Si le CAC 40 est un vrai sujet, il ne doit pas pour autant, être l’unique boussole du gouvernement. Le peuple en est une autre. Il ne s’agit pas de faire plaisir à Jean-Luc Mélenchon. Il s’agit d’entreprendre une politique lisible à courts, moyens et longs termes, avec deux axes : des mesures de relance en direction de la consommation pour donner un peu d’air aux salariés et aux PMI-PME (les seules disposant d’un gisement d’emplois) et entreprendre de grandes réformes susceptibles d’alléger le budget de fonctionnement de l’État.

Les gâchis, ici dénoncés à de multiples occasions, doivent être éradiqués. Trop de couches administratives : communes, départements et régions … il faut que cela cesse, il s’agit d’une priorité nationale. Le sénat …, les modes de scrutins, la décentralisation sont des chantiers prioritaires. Il vaut mieux affronter une fronde des élus que celle du peuple.

La décentralisation (par la suppression des strates intermédiaires trop nombreuses) et la participation doivent être des lignes conductrices de l’action gouvernementale.

L’arrogance doit être remisée au placard pour laisser la place à l’audace et au courage.

Je ne voudrai pas focalisé sur les énarques, mais enfin… Hollande n’entend donc pas que l’opinion en a marre de leurs suffisances et de leurs autismes. Être dans les cabinets ministériels et dans la haute administration, c’est être au service de l’État et non pas de ses congénères. Le nouveau gouvernement devra aussi prendre cela en compte, les cabinets énarques mâles et blancs cela suffit.

Bref, il y a du boulot, si le Président entreprend un simple replâtrage, il s’expose à de graves déboires et les Français avec !

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 12:14
Avignon, la bataille de la culture.

La surprise est de taille, elle est insupportable. Avignon , la ville chérie de Jean Vilar accorde la première place au front national dans ces élections municipales. Comment cette ville, qui porte l’histoire du plus grand festival de théâtre au monde, a-t-elle pu se laisser aller à un tel vagabondage politique, en flirtant avec l’extrême droite?

Après les déclarations d’Olivier Py, directeur du festival, la ville s’inquiète… Dès lundi, ce dernier annonçait la couleur : « Je ne vois pas comment le Festival pourrait vivre à Avignon avec une mairie Front national. » . Il n’est pas le seul dans la ville à être sous le choc, c’est donc Philippe Lottiaux (FN) qui est arrivé en tête, devançant de 27 voix Cécile Helle la candidate du PS.

De son côté Emmanuel Serafini, directeur des Hivernales (festival de danse) a fait part, lui aussi de ses plus vives inquiétudes . De la même manière, Alain Timar, directeur d’une salle ouverte à l’année, le Théâtre des Halles se dit prêt à partir : « Mes valises sont prêtes … partout où il y a le Front national, les artistes sont attaqués, en commençant par le retrait des subventions ».

C’est donc la mobilisation générale dans la cité des Papes pour aller chercher les abstentionnistes du premier tour et les convaincre de voter pour la liste d’union de la gauche (PS, EELV, Front de gauche), mise en place pour ce second tour.

En cas de victoire du candidat FN, la délocalisation et/ou la démission d’Olivier PY est posée. En effet, le déploiement du festival pendant un mois se fait avec une forte imbrication dans la ville. C’est la ville qui met à disposition du Festival nombre de lieux, dont la prestigieuse Cour d’honneur du Palais des Papes, outre sa participation à hauteur de 28% du budget (L’État est à 52%). Olivier Py précise sa pensée « Je ne vois pas comment un directeur du festival pourrait travailler sans compromission avec une mairie FN ».

Mais du coup, la délocalisation d’Avignon ne pourrait être une décision que du seul ministère de la Culture, par le biais du conseil d’Administration du festival. Olivier Py, lui, reste maitre de la décision de rester, ou pas, comme directeur du festival.

En tout état de cause la prochaine édition, la 68e, est déjà prête, et devrait, quoiqu’il se passe au second tour, avoir lieu, une édition qui serait cependant à haut risque avec un maire FN embusqué à l’hôtel de ville.

Ces inquiétudes se fondent sur un antécédent sérieux, celui du théâtre national de la danse et de l’image de Châteauvallon en 1996. Le maire Front national de Toulon Jean-Marie Le Chevalier était intervenu pour faire interdire une partie de la programmation qu’il jugeait « porter atteinte à la dignité de la femme et de la mère ». Ensuite le maire FN a purement et simplement supprimé la subvention de 5 millions de francs. Le ministère de la Culture a pris le relais, ainsi qu’un front républicain de communes voisines PC, PR, RPR, PS.

On a vu d’autres maires FN d’Orange et de Marignane à l’époque mener une véritable chasse aux sorcières contre les artistes et les intellectuels.

« Le patriotisme, c’est l’amour des uns, le nationalisme c’est la haine des autres. »

Romain Gary.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:08
Société en danger !

Ces élections locales, par nature, ont pris une autre tournure et lancent au pouvoir public un ensemble de signaux à caractère national. Ceux-ci annoncent un tournant de la vie politique française qui pourrait se révéler tragique pour la société entière, et dont les Français seront les principales victimes.

Les Instituts de sondage se sont gravement trompés.

Ce n’est pas la première fois, mais là l’ampleur des erreurs est impressionnante. Ainsi à Metz, là où le Front national était pronostiqué à 11 %, il en fait 27% , la marge d’erreur est énorme, à Paris tous les instituts donnaient Anne Hidalgo devant Nathalie Kosciuszko Morizet et ce n’est pas le cas, même si la candidate socialiste est assurée de son élection au second tour. À Marseille, Avignon et Aix même surprise, la bérézina socialiste de Marseille n’était inscrite dans aucun des multiples sondages publiés, à Avignon personne n’a vu la poussée du FN qui se place en tête, et à Aix les mêmes instituts donnaient la maire sortante battue, laquelle arrive largement en tête, enfonçant à moins de 20% le candidat socialiste. À Grenoble ce sont finalement les Verts alliés au Front de Gauche qui passent devant le candidat socialiste. On peut multiplier les exemples. À quoi servent les instituts de sondages ? Et curieusement la presse (particulièrement friande de ces sondages) ne pointe pas cette bérézina-là…

L’extrême poussée du Front national.

Nulle trace de cette large victoire du FN dans les sondages, à Hénin-Beaumont, il réussit l’exploit de faire élire son candidat dès le 1er tour. Je n’ai pas très envie d’aller sur le terrain des explications amplement développées, ce jour dans les médias, ce serait un cri de colère des électeurs … Franchement, autant je peux comprendre les abstentionnistes (quoique, il y a une lâcheté que j’ai du mal à partager), mais il est bien difficile aujourd’hui de voter FN sans vraiment savoir qui sont ces gens-là. Si dans la France d’aujourd’hui le mot d’extrême droite ne fait plus peur, et bien, c’est moi qui me sens assailli par la peur. Il faut arrêter de prendre les électeurs du FN pour des attardés mentaux, ils votent librement pour les idées du FN.

Attendons de voir le second tour, mais déjà l’enracinement du FN est un acquis dont il faudra tenir compte. C’est de résistance dont il va falloir parler maintenant. Et je comprends l’annonce d’Olivier PY le directeur du festival d’Avignon qui dit clairement que le festival ne pourra plus avoir lieu à Avignon si le FN prend la mairie.

Le taux d’abstention.

Les abstentionnistes sont très nombreux en moyenne nationale, mais avec des situations locales inquiétantes, à Paris dans le 13e arrondissement, il atteint 44,22%. Avec 38 % d’abstentionnistes, plus d’un électeur sur trois n’est pas allé voter… en y ajoutant le vote FN, cela en dit long sur le rejet que la politique inspire aux Français. Voilà un élément de plus qui mériterait une sérieuse prise en considération par les états majors politiques. Jusqu’où laisseront-ils la dégringolade des institutions républicaines s’installer ?

Tous les ingrédients sont réunis pour faire bouillir une marmite malsaine qui pourrait entrainer une désagrégation de la société française. Rien n’est jamais acquis et cette paix politique et sociale peut à tout moment s’effondrer. Qui n’y voit pas aujourd’hui les signes annonciateurs fait preuve d’un aveuglement coupable.

Une raclée pour le PS ?

Ce sont bien les titres que l’on voit s’étaler à la une des journaux. Il faudra attendre le second tour pour faire les décomptes exacts des villes perdues, et peut être gagnées.

En même temps, le PS part d’un point particulièrement haut… sans doute, mais on voit bien qu’il y a eu un sérieux message envoyé au Président de la république, ce n’est plus de la méfiance, mais un rejet massif. À entendre les propos de la porte-parole du gouvernement, je veux bien que l’on garde le cap … mais cela devient carrément de l’autisme. J’ai de l’estime et de l’amitié pour le premier ministre, mais la déclaration de Jean-Marc Ayrault, hier soir, n’était même pas pitoyable, elle dépassait l’entendement par son indigence. Il me semblait que les Français, et parmi eux ceux de gauche, méritaient plus de respect. Si cela l’ennuie autant, qu’il laisse la place.

Une victoire pour l’UMP ?

Même pas. Si le parti de Nicolas Sarkozy va l’emporter dans de nombreuses villes, je recommande d’attendre ce soir pour faire à 18 heures (heure de clôture de dépôt des listes), le point sur toutes ces triangulaires (plus de 200 sans doute) qui seront mortelles pour l’UMP, et qui engendreront de bien piètres victoires pour le PS.

Enfin au regard de l’ampleur des abstentions 38%, l’incertitude sera grande si une mobilisation en faveur d’un camp ou de l’autre se manifeste.

L’entêtement va-t-il l’emporter ? François Hollande entendra-t-il les récriminations des élus et des cadres de son parti ? Le remaniement inéluctable donnera le ton de la deuxième partie du septennat de François Hollande. Encore une fois si des sacrifices sont inéluctables, en partie pour réparer les dégâts occasionnés par la politique de la droite, il n’est pas possible de « limiter » la politique de la gauche à des cadeaux successifs au patronat et à la finance, accessoirement accompagnée de « quelques miettes » aux salariés et aux retraités (par ailleurs vite effacées par toute une série de mesures injustes). Le Mariage pour tous et la circulation alternée ne peuvent en aucune manière être l’unique signature d’un gouvernement de gauche.

Attention la nomination d’un Manuel Valls ou d’un Laurent Fabius, malgré la considération que l’on peut avoir pour eux, ne seront que la manifestation de la politique spectacle, une fois de plus, si elles ne sont pas suivies de l’annonce de mesures et de reformes authentiquement de gauche.

Le nez dans le guidon sur une réduction aveugle du déficit et un suivi lâche des consignes venues de Bruxelles ouvriront encore plus largement la voie au renoncement des électeurs et un abandon de sinistre augure aux agitations du Front national.

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 14:48
Un taux de participation à midi encourageant.

Contre toute attente, le taux de participation à midi est le plus élevé depuis 1983. Le taux de participation, selon les données du ministère de l’intérieur est donc, à midi, de 23,16%, ce dimanche 23 mars 2014.

Pour mémoire il était en :

  • 1983 de 25,18%
  • 1989 de 22,82%
  • 1995 de 21,49 %
  • 2001 de 20,57 %
  • 2008 de 23,00 %
  • 2014 de 23,16 %

C’est donc une surprise, qui demandera à être confirmé en fin de journée.

En 2008 il avait été au final de 66,54 %, soit un taux d’abstention de 33,5%, l’un des plus bas depuis 1959.

Le plupart des institut de sondage prédisent un taux de 40 %, ce ne serait pas la première fois qu’ils se trompent.

A Paris, le taux de participation , en fin de matinée était de 13,73 % à comparer au 13,1 % de 2008.

La Nouvelle Calédonie, qui a déjà finie de voter, a enregistré un taux de participation de 53,5% à une heure de la fermeture des bureaux de vote, contre 54,3 % il y a six ans.

L’abstention sera particulièrement analysée, selon son niveau elle favorisera ou pas le Parti Socialiste. La prime aux maires sortants est un facteur important qui sera à l’avantage du PS, étant sa suprématie sur les grandes villes.

C’est pourquoi, il sera intéressant de regarder les résultats des petites et moyennes villes qui sera probablement moins en faveur du PS.

En terme de communication les résultats à Marseille seront un enjeu considérable si Gaudin perd la main au profit du PS. Même chose à Strasbourg ou Toulouse, où les résultats seront serrés. Si le PS y perd la main, l’UMP y verra un désaveu du gouvernement.

Bref ce 1er tour peut révéler des surprises, sachant qu’il y a un deuxième tour et que l’on a déjà vu dans le passé des retournements spectaculaires.

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 15:24
Retraite : le mauvais exemple de l’État.

Alors que toutes les réformes du régime des retraites insistent sur la nécessité d’accroitre le temps de travail, l’État, lui, continue sa politique de préretraites plus que confortables pour uniquement ses hauts fonctionnaires. Un scandale pour tous ceux qui subissent « l’effort » qu’on leur demande de consentir.

Dominique de Villepin a été récemment sous les feux de l’actualité pour la prime de 77 000 euros qu’il a obtenue dans ce cadre. Il n’est pas le seul, tant s’en faut.

C’est le Ministère des Affaires étrangères, qui en 2007 et en 2011, a mis au point un dispositif, réservé à ses seuls hauts fonctionnaires, de retraites anticipées pour ceux d’entre eux, âgés de 58 à 62 ans. Ce sont, pas moins de 37 personnes, qui ont demandé à en bénéficier. La contrepartie ? Entre 26 000 et 105 000 euros… Au total cette politique a coûté 1,83 million d’euros au Ministère des Affaires étrangères. Une belle occasion manquée de faire des économies.

On apprend que ces « privilégiés » peuvent, de surcroît, continuer à percevoir une partie de leur traitement plafonné à 5 000 euros par mois pendant trois années encore.

Bien que le Ministère avance ses raisons à cette surprenante politique, on ne peut qu’être choqué. L’objectif : rajeunir et féminiser les emplois au Quai d’Orsay ! Quelle blague…

Mais d’autres administrations pratiquent la même politique.

La fonction politique hospitalière offre aux directeurs d’hôpitaux un avantage du même tonneau depuis 1986 : la possibilité de percevoir son salaire sans aucune affectation, sous réserve d’avoir au moins 28 années de service et plus de 60 ans. Cela le temps d’attendre tranquillement sa retraite. Le dispositif est limité à une période de cinq années et plafonné à 5 000 euros par mois. Payés à ne rien faire, l’État a semble-t-il les moyens.

Mais l’ingéniosité de la haute fonction publique est sans limites, semble-t-il, puisque depuis 2008 un nouveau dispositif, « la recherche d’affectation », amplifie cette situation. Il concerne les directeurs d’hôpitaux et les praticiens. Ceux-ci peuvent demander à en bénéficier pendant deux ans et leur permettent de garder une partie de leurs primes. Ces hauts fonctionnaires peuvent se voir proposer des postes, avec la possibilité d’en refuser trois.

Beaucoup l’utilisent comme moyen d’obtenir une préretraite.

À la fin de 2012, ils étaient 73 dans cette situation pour un coût de 9 millions d’euros, encore plus fort que les Affaires étrangères. La rémunération moyenne annuelle brute de ces personnes est de plus de 110 000 euros… à ne rien faire. Mais il y a une suite, sans avoir retrouvé de poste à l’issue de leur recherche, ils peuvent encore être placés en disponibilité d’office, rémunérés … En 2012, ils sont 19 directeurs et praticiens à en bénéficier, pour un coût de plus d’un million d’euros..

Il existe aussi des cas dans la fonction publique territoriale où de hauts fonctionnaires faisant face à un changement de majorité politique peuvent continuer à être payés sans affectation, cela s’appelle le « congé spécial ».

Les dirigeants de Pôle emploi, un comble, bénéficient eux aussi d’une généreuse retraite chapeau. C’est un accord en vigueur depuis la 1er mars qui leur ouvre cette possibilité. À savoir une retraite supplémentaire pour les 136 cadres dirigeants du Pôle emploi. C’est en échange d’une surcotisation de 4,5% du salaire, payé moitié par le dirigeant, moitié par l’organisme qu’ils peuvent bénéficier d’une surpension. À cette heure il est impossible de connaître les montants de cet avantage abusif.

Bref l’État sait se montrer généreux, mais pas pour tout le monde. Demandez leur avis aux millions de fonctionnaires, dont on a gelé les rémunérations depuis plusieurs années ce qu’ils en pensent. Pendant ce temps-là, leurs patrons sont soignés aux petits oignons.

À quand plus de transparence et à quand plus de justice ?

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 11:59
Ségolène Royal, le joker de François Hollande.

L’ex-candidate à la présidentielle de 2008, devrait faire son retour au gouvernement à l’occasion du prochain remaniement ministériel que devrait entreprendre François Hollande au lendemain des élections municipales. Ce serait l’une des principales surprises, et de taille.

À mi-parcours de son mandat, le Chef de l’État, au plus bas dans les sondages, a besoin de reprendre la main, pour autant que les signes d’une amélioration de l’économie et principalement du chômage, soient aussi du rendez-vous. On dit que Jean-Marc Ayrault serait toujours le chef de ce prochain gouvernement.

La surprise serait double, un come back de Ségolène Royal à la tête d’un ministre « régalien » par sa nouveauté , puisqu’il engloberait : la culture, l’Education, la jeunesse et les sports. C’était l’offre de François Hollande à Martine Aubry en 2012 qu’elle a refusée.

Un tel ministère serait l’aboutissement d’une revendication forte dans les mouvements de jeunesse et d’éducation populaire : fusionner les services de la jeunesse et de la culture. En 1981, Pierre Mauroy avait fait une tentative pour donner un élan nouveau à l’éducation populaire en créant le Ministère du Temps Libre. J’en étais, puisque conseiller au Cabinet d’André Henry, titulaire du poste. Bien que cette expérience ait laissé des traces avec la création du chèque vacances et du haut comité à la vie Associative (HCVA) – décret du 25 février 1983, j’ai pu mesurer le fossé qui existait entre l’éducation populaire et la culture. Deux univers totalement étanches.

Il m’a fallu deux mois pour organiser un rendez-vous entre André Henry et Jack Lang, rendez-vous suivi d’aucun effet… Avec beaucoup d’efforts, nous n’avons pu faire nommer qu’une seul inspecteur Jeunesse et Sport comme Directeur Régional des Affaires Culturelles.

La politique culturelle est en discussion à gauche, certains font pression sur Aurélie Filippetti pour qu’elle obtienne une augmentation des crédits, d’autres appellent à un « remaniement » en profondeur des structures, des politiques et des subventions.

Le doublement du budget du Ministère de la Culture sous les années Mitterrand et Lang a été à la fois bénéfique et vain… les enquêtes sur les pratiques culturelles des Français ont vite démontré, à la fureur du ministre, que l’augmentation des fréquentations et des usages culturels, étaient celles des mêmes, les plus privilégiés, qui face à l’augmentation de l’offre, consommaient encore plus.

Il faudrait briser l’emprise institutionnelle de la culture qui favorise les grandes institutions et ignore largement les expérimentations et les chemins de traverse. La culture a besoin d’un grand coup de balais et de renouveau.

En regroupant les ministères de la L’Éducation, de la Culture et de la Jeunesse et des Sports, c’est une véritable opportunité qui s’offre à une politique d’éducation artistique, populaire et culturelle qui pourrait marquer l’histoire.

Confier une telle responsabilité à l’ancienne candidate de la gauche est un atout de plus. Ségolène Royal a la force politique et une réelle légitimité pour entreprendre un tel combat.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 12:58

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 11:59
Tour d’horizon de la Lorraine politique, avant les municipales..

- la région Lorraine, président Jean-Paul Masseret(PS),

- Meurthe-et-Moselle, président Michel Dinet (PS) depuis 1998

- Moselle, président Patrick Weiden (UDI) depuis 2011

- Vosges, président Christian Poncelet (UMP) depuis 1976

- Meuse, président Christian Namy (UDI-PR) depuis 2004

La région est dominée par deux grandes métropoles qui se disputent le leadership : Nancy (aire urbaine de 434 900 habitants -2010) Metz (aire urbaine d’habitants –2010), suivies de Thionville (130 000 habitants), Forbach (100 000 habitants), Épinal la principale ville des Vosges (90 000 habitants) et Verdun en Meuse (20 000 habitants).

La région était traditionnellement à droite, elle fait partie des terres de conquête que le Parti socialiste a conquises depuis une quinzaine d’années. Jusqu’ici, la ville de Metz était contrôlée par le Parti socialiste. Il semblerait qu’il puisse ajouter à son escarcelle la première métropole de Lorraine Nancy, détenue historiquement depuis toujours par la droite.

Metz.

C’est à l’occasion d’une triangulaire, que Dominique Gros (PS) a accédé au fauteuil de maire en 2008. Il est élu le 21 mars avec 48,28% des voix, contre 27,41% des voix à Jean-Marie Rausch (UMP, maire sortant) et 24,31%à Marie-Jo Zimmermann (Divers droite). La surprise est totale, la ville ayant été tenue par la droite depuis l’institution du suffrage universel en 1848. Précédemment Raymond Mondon a présidé les destinées de la ville de 1947 à 1970, soit 23 années, de même Jean-Marie Rausch a été élu de 1971 à 2008, soit 37 ans !

Dominique Gros, 71ans, va-t-il pouvoir consolider le PS et assurer sa réélection ?

Dans un premier temps on a vu la droite surmonter ses divisions et ses rancœurs en s’alliant avec le centre pour présenter une liste unique conduite par Marie-Jo Zimmermenn. Objectif ? Fermer la parenthèse.

Pour autant, est-ce la présence de la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti qui, par sa notoriété, donne un visible élan à la réélection de Dominique Gros ?

En effet, les sondages lui donnent une chance dans le cas où une nouvelle triangulaire aurait lieu au second tour, avec cette fois l’irruption du front national. Le sondage BVA-Orange pour le Républicain Lorrain donne la liste d’union UMP, UDIO et MoDem conduite par Marie-Jo Zimmermann en tête avec 42% des voix, suivie de Dominique Gros avec 37 % des voix et la candidate du Front national Françoise Grolet à 11 %. Au second tour, la triangulaire serait fatale à la liste d’opposition puisque Dominique Gros arriverait en tête avec 46 % des voix, contre seulement 43 % à Mme Zimmermann, et un FN toujours à 11%. Par contre, ne perdons pas de vue que si le FN ne parvient pas à se hisser au second tour, le sondage donne la victoire de justesse à Mme Zimmermann à 51% et 49% à M. Gros.

En tout état de cause le maire sortant de Metz ne semble pas mis en difficulté par les mauvais sondages du gouvernement. Il est vrai que son équipe a entrepris depuis 2008 un travail de fond. Ville se proclamant cité de la communication et des technologies, grâce au travail de Jean-Marie Rausch, rendons-lui cet hommage, Metz a obtenu depuis 2012 le label Ville Internet. Une importante politique sur le paysage urbain et architectural a profondément remanié une ville désormais innovatrice au fil de l’eau et multipliant ses parcs. Il aussi mené une politique pionnière en matière d’écologie urbaine par les transports (tramway METTIS), la rénovation de l’habitat, une lutte active contre la pollution et l’instauration d’une démocratie locale.

Metz est devenue une grande métropole culturelle avec l’Arsenal disposant d’une des plus belles salles de concert d’Europe, le Centre Pompidou Metz. L’équipe sortante a mené à bien le projet de construction dans le quartier Metz-Borny, d’une salle consacrée aux musiques actuelles, la Boite à Musique, imaginée par l’architecte Rudy Riciotti

Nancy

Nancy, ce serait la surprise, cette ville à droite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale pourrait bien basculer à gauche, elle n’a voté qu’une seule fois à gauche, à la présidentielle de 2012 où François Hollande a fait 55% des voix.

André Rossinot (UDI), maire de Nancy depuis 1983, soit 31 ans, a décidé de ne pas se représenter, visant à conserver la seule présidence de l’Agglomération.

Son dauphin, Laurent Hénart, en place depuis 1995, conduit une liste d’union avec l’UMP et s’affrontera avec Matthieu Klein (PS).

André Rossinot espère que le travail qu’il a mené depuis plus de trente ans à la tête de la ville produira ses fruits au bénéfice de Laurent Hénart. La célèbre place Stanislas, avec les fameuses portes dorées de Jean Lamour désormais piétonne, avec la place carrière et la place d’Alliance forme un ensemble remarquable qui a été classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO

Le journal le Nouvel Observateur a élu en 2006, 2007,2008 et 2010 Nancy la ville la plus agréable de France.

Si les pronostics s’avéraient exacts, le Parti socialiste accentuerait son ancrage en Lorraine, et apporterait au PS national un réconfort de taille.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 19:22
Matteo Renzi contre Hollande

Alors que Hollande est à la peine tout en organisant la plus large concertation possible, Matteo Renzi réussit en Italie le tour de force de se faire plébisciter par les syndicats, sans les avoir même rencontrés, ni consulté, avant l’annonce de son plan de « 10 milliards d’euros pour dix millions d’Italiens », comme il le qualifie lui même.

Enfin à la manœuvre, le président du conseil italien a dévoilé son plan de relance mercredi, ainsi que les chantiers de réformes qu’il compte bien mener à terme. Pour l’instant, il ne s’agit que d’annonces, mais on ne peut pas s’empêcher de faire le parallélisme avec la France. François Hollande fait piètre figure et risque bien, si Renzi réussit de se le faire opposer.

Cette importante baisse des impôts, il assure pouvoir la financer sans augmentation de taxes. Il serait donc possible, en Europe de baisser les impôts des moins fortunés ? Ce sont les salariés gagnant moins de 25 000 euros nets par an qui vont bénéficier de cette mesure, à savoir un gain maximum de 1 000 euros nets par an.

Mais les PME sont aussi de la fête, l’Impôt sur les activités productives (IRAP) baissera de 10%, accompagné d’un geste identique pour leurs factures d’énergie. L’état italien mauvais payeur, il s’est engagé à ce que les 60 milliards d’euros dus aux entreprises par l’intermédiaire de la Caisse des Dépôts soient réglés.

L’ensemble de ces mesures sera actif avant la fin du mois de mai. On est peu habitué en France à un tel calendrier…

Par ailleurs le chef du gouvernement italien a annoncé un plan de rénovation des écoles d’un montant de 3,5 milliards d’euros.

Cela ressemble bien à une politique de gauche qui se trame à nos frontières… ce serait donc possible

C’est sur un programme de 100 jours que Matteo Renzy entend avancer (cela rappelle un passé lointain, le programme du PS en 1981, changer de société en 180 jours). Ajoutons à cela le serpent de mer de la politique italienne, une réforme de la loi électorale seul remède à, l’instabilité gouvernementale de l’Italie qui empêche de mener les réformes.

Il y a un autre projet qui doit bien résonner à l’oreille de François Hollande, à défaut de supprimer le Sénat italien, il entend bien en réduire l’influence en le cantonnant à n’être plus qu’un organe représentant les régions.

Mais ce n’est pas tout, il ose, lui, une vaste refonte des impôts financée par un plan d’économie des dépenses publiques.

L’objectif est de soulager les ménages les plus pauvres tout en relançant l’économie et la croissance. Enfin, cerise sur le gâteau, il s’engage à ramener le déficit budgétaire de l’état au fameux 3 %.

Les jeunes ne sont pas oubliés avec la création d’un fonds de 1,7 milliard d’euros pour aider les jeunes de 18 à 29 ans pour financer soit leurs études, soit la recherche d’un emploi dans les quatre mois qui suivent leur diplôme.

Et comme si cela n’était pas assez ; il s’engage : « Si je n'y arrive pas, je considèrerais non seulement mon expérience gouvernementale, mais également ma carrière politique comme terminées».

La principale organisation syndicale italienne la CGIL s‘est félicitée de ces annonces : « Nous avons été écoutés ».

Incroyable, mais vrai … le Parti socialiste, en France, doit s’attendre à de multiples interpellations.

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Published by Jean Pelletier - dans Politique Internationale
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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 15:53
Copé super menteur.

Jean-François Copé se répand dans les médias en traitant, sans nuance, le 1er Ministre, la Garde des sceaux, le Président de la République et le Ministre de l’Intérieur de menteurs : «Trop c’est trop. À partir de combien de mensonges de la part de la ministre de la Justice doit-on considérer qu’elle ne peut plus continuer d’exercer sereinement ses fonctions? Cette question, je la pose au président de la République, le Premier ministre a menti également, il faudrait rajouter à la liste le ministre de l’Intérieur qui dit avoir appris l’affaire par la presse.»

Ce bruit de casseroles agité par le Président de l’UMP (on se souvient encore avec quelle tricherie il a accédé à ce poste) n’a pour tout objectif que de couvrir le vrai vacarme des affaires Sarkozy et les siennes. On n’en fera pas la liste, elle est trop longue.

Mais arrêtons nous un instant sur l’ouverture d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris, le 5 mars dernier, laquelle vise implicitement Jean-François Copé et surtout les marchés de la société Bygmalion (par le biais de sa filiale Event et cie) obtenus pendant la dernière campagne présidentielle.

C’est l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales qui s’est vu confier l’enquête. Il est question d’établir les infractions suivantes : « faux, abus de biens sociaux et abus de confiance ».

Monsieur Copé aurait utilisé les fonds de son parti pour « surfacturer » les prestations de Bygmalion pendant la campagne de Nicolas Sarkozy. Cette société a été fondée par Bastien Millot, son ancien directeur de cabinet à Meaux (dont Copé est le maire) et Guy Alvès, son ancien chef de cabinet à Bercy.

Selon le Point ce ne serait pas moins de 8 millions d’euros qui auraient été ainsi facturés pendant la campagne de 2012, le tout sans aucun appel d’offres. Ce sera à l’enquête de déterminer s’il y a bien eu surfacturation.

Alors que Bygmalion a su tirer profit de ces commandes, les sympathisants UMP ont du mettre la main au porte-monnaie pour trouver les 11 millions d’euros manquant dans les caisses, après, ne l’oublions pas, l’invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

Pendant ce temps là, on apprend à travers l’affaire des enregistrements illégaux de Patrick Buisson que l’ancien chef d’État avait de bien curieuses conversations avec son avocat par l’entremise d’une « ruse » utilisée par les maffieux pour tenter de déjouer les écoutes judiciaires.

Bref … les gesticulations répétées de Monsieur Copé ne suffiront pas pour couvrir le nid de mensonges qu’abrite l’UMP et son chef.

D’ailleurs, certains à l’UMP ne s’en laissent pas conter puisqu’ils ont déjà fait savoir qu’après les municipales ils demanderont à Jean-François Copé de rendre des comptes, Alain Juppé en tête, lequel s’apprête visiblement à une réélection dans un fauteuil à sa mairie de Bordeaux.

Jean-François Copé n’a pas cessé depuis deux ans de « pourrir » littéralement le principal parti d’opposition. Le retour de celui-ci aux affaires dans deux ans et demi ne pourra éventuellement se faire qu’après un ménage en profondeur à droite, pour lui redonner sa légitimité républicaine.

Mensonges aviez-vous dit Monsieur Copé ? On verra bientôt où est-ce niche le mensonge.

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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