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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 10:43

Pour combattre la souffrance au travail il faut d'abord la comprendre, et pour celui qui en souffre, et pour ceux qui tentent de l'aider.

Pour cela, je conseille absolument d'écouter l'émission de France-Culture d'aujourd'hui, dont l'émission « La grande table » * consacre 35 minutes à une interview lumineuse de Christophe Dejours.

3/5 Comment refaire Histoire? Le collectif à l’épreuve de l’individualisme - Arts & Spectacles -...

WWW.FRANCECULTURE.FR

Poursuite de notre semaine spéciale sur le thème Comment refaire Histoire? Le collectif à l’épreuve de l’individualisme.

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 14:52
Code du travail ? Non… Permis de tuer ? Oui…

Le patronat tente de profiter de l’ampleur du chômage pour détricoter ce qu’il trouve de gênant dans le code du travail : fin des 35 heures, travail dominical, fin des seuils sociaux, un contrat de travail unique qu’il puisse rompre à tout moment etc… Tout cela donne l’illusion que le code du travail le gène, et pourtant ….

Je parle « d’illusion » avec précaution, car in fine si le salarié en conflit avec son employeur survit suffisamment longtemps, il aura gain de cause après un chemin de croix procédurier qui peut durer de 3 à 4 années. Tout le monde n’a pas l’argent pour se battre à armes égales avec son employeur, tout le monde n’a pas la force psychologique pour résister, et enfin tout le monde n’a pas nécessairement un entourage à la hauteur pour le conseiller et le soutenir.

Depuis quelques années, on voit se multiplier les situations de harcèlement au travail, de burn out, et des risques psycho sociaux dans les entreprises. Face à cette situation l’Edition Dalloz 2013 du code du travail pèse 1,4 kilo, 3 400 pages et plus de 4 000 articles qui traitent des relations entre employeurs, salariés, représentant des salariées et les dispositions sur les conditions de travail.

On parle souvent du suicide d’un agriculteur par jour et c’est terrible. On parle moins des 400 suicides par an liés au travail, comptabilisés par le Conseil Economique et Social. De temps en temps les médias exposent à l’opinion publique les pratiques odieuses et meurtrières au final des pires entreprises que sont France Télécom, Renault, Peugeot, EDF, l’éducation nationale et les autres ….

Le phénomène s’est amplifié au cours des 20 dernières années et touche désormais toute sorte d’entreprises. C’est une « désolation au travail » qu’ont installé certains patrons et managers, en toute impunité, bénéficiant de l’absence de réaction, de l’extrême faiblesse des réponses organisationnelles et sociales. Ce statut quo banalise le suicide au travail, et c’est bien d’un permis de tuer dont disposent les employeurs, du moins pour ceux qui sautent le pas qui veulent s’en servir.

Aujourd’hui une forme d’aliénation a pris corps dans les entreprises, une aliénation destructives, dévastatrices et qui peut aller jusqu’à la mort. Le pire étant que les employeurs concernés n’hésitent jamais à mettre en avant les « défaillances psychiques » de leurs salariés pour éviter de parler et d’interroger les conditions de travail.

Les juges ont du mal à travailler sur ces affaires, la notion de harcèlement au travail est délicate à faire admettre dans l’enceinte du tribunal. Mais on y vient et les suicides ou tentatives de suicide sur son lieu de travail s’imputent de plus en plus à la responsabilité de l’employeur. Quant à ceux qui mettent fin à leurs jours hors de l’enceinte de l’entreprise, avocats et familles réussissent peu à peu à démontrer la responsabilité de l’employeur.

Alors tout cela est bien beau … quelle magnifique code du travail, quel formidable boulot font les avocats et les familles … mais les morts ? Oui les morts, qui payera le prix de leurs souffrance puis de leur disparition. Qui ?

Quand est-ce que cette société va se décider à retirer le permis de tuer à la disposition des patrons? C’est une société impuissante à réguler le monde du travail qui poursuit son entreprise destructrice : 400 morts par an. Cette même société a réussi partiellement à réduire le nombre de tués sur la route … mais elle va tout de même son bonhomme de chemin dans une indifférence totale envers les souffrances au travail.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 16:54
Quel serait le gouvernement de Marine le Pen ?

Certes le FN développe peu à peu un programme dit de gouvernement avec une présidente Marine Le Pen qui se félicite jour après jour des errements de la classe politique droite et gauche confondue, et se dit prête à gouverner la France. Mais de son gouvernement on ne sait pas grand-chose. Electeurs du front national d’aujourd’hui et de demain posez-vous la question, avec quelle personnalités politiques Mme le Pen composera-t-elle son gouvernement ?

Quand on y réfléchit un peu, on s’aperçoit très vite que culbuter la classe politique et rejeter l’UMPS … ouvre des horizons incertains pour la France et les français. Elle aura besoin très vite d’une partie de la droite qui est susceptible d’aller à la soupe. Comme Premier Ministre, elle n’aura pas le choix et devra puiser dans le vivier du FN. Florian Philippot (FN) est le mieux placé, énarque, l’homme montant depuis quelques années et qui fait les plateaux télé et les radios

- Ministre de l’Economie, des finances et de l’industrie : Nicolas Bay (député Européen FN)

- Ministre de l’intérieur et de l’identité nationale : Claude Guéant (UMP, la droite forte) -

- Ministre de l’agriculture et de la paysannerie : Marie-Christine Boutonnet (députée européenne FN)

- Ministres des affaires étrangères : Louis Alliot (Député européen FN)

- Ministre de l’éducation : Steeve Briois (FN)

- Garde des sceaux : Gilbert Collard (Député apparenté FN)

- Ministre des armées : Bruno Gollnisch (Député européen FN)

- Ministres des affaires sociales : Marie-Christine Arnautu (FN)

- Ministre du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle : Jean-Charles Taugourdeau, (député UMP)

- Ministre de la culture et de la communication : Robert Ménard (apparenté FN)

- Ministre de la jeunesse et des sports : Marion Maréchal-Le Pen (Députée FN)

ET si après cela vous ne faites pas des cauchemars …

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 15:33
Ce que nous savons de Nicolas Sarkozy.

Alors que l’ex chalenger de François Hollande inonde littéralement les médias (Facebook, interview au Journal du Dimanche, spécial 20 H sur France 2, interview au Point …) de ses propos et commentaires, lâchant du coup sa meute … il est sain de faire un point sur le personnage. Nous ne pouvons pas être sans mémoire.

Un Président « Voici » et « Gala »

Vu de l’étranger cela donne pour Hilary Clinton, l’ex-secrétaire d’Etat d’Obama (dans ses mémoires) un Nicolas Sarkozy, gentleman mais porteur de ragots et de potins : « La plupart des dirigeants étrangers sont plus calmes en privé qu’en public. Pas Sarkozy. Il était encore plus théâtral --et divertissant-- en privé … il racontait des potins, décrivait nonchalamment d’autres dirigeants étrangers comme fous ou infirmes; l’un d’eux était un fou drogué; un autre avait une armée qui ne savait pas se battre; et encore un autre descendait d’une longue lignée de brutes ». Par contre elle voit en Angela Merkel « une femme au tempérament quasiment opposé à celui de Sarkozy … Elle était résolue, astucieuse, directe … Il était difficile de ne pas être impressionnée par sa détermination de fer. Comme je l’ai dit en 2012, elle portait le poids de l’Europe sur ses épaules ». Jugement sans appel de la femme la plus puissante des Etats-Unis.

La presse étrangère de son côté n’est pas tendre non plus. John Lichfiels de The Independant raconte les premiers pas de Sarkozy Président : «J'ai eu l'impression de parler à un gamin de 10 ans ». Stefan Simmons du Spiegel décrit : « un homme qui n'a pas de convictions, mais travaille sur un groupement de voix qu'il doit rassembler derrière lui ». Pour le Times (Charles Bremner) « Il dit des choses un peu comme des slogans ». Pas flatteurs !

Les différents épisodes caractériels de l’ex-président suscitent les propos outrés de Joëlle Meskens (Le soir, journal belge). « L'esbroufe allait trop loin, l'audace, le culot. Je suis le président et j'ai le droit de faire ça, ça ne passait plus », dit-elle à propos de la tentative de nomination de Jean Sarkozy (le fils) à la tête de l’Epad de la défense. Quant à la succession des « Casse-toi, pauv’con » au salon de l’agriculture en 2008, ou encore l’annonce du démantèlement des camps rom en juillet 2010, il suscite un « plutôt pitoyable » de la part de Stephan Merseburger de la chaine allemande ZDF. Jean-Pierre Schaller de la télévision suisse romande lâche lui « Une dégueulasserie ». Voici donc la France du temps de Sarkozy vue de l’étranger.

Dis-moi qui sont tes amis et je te dirai qui tu es.

Par contre, Nicolas Sarkozy recevra en grande pompe à Paris le dictateur Libyen Khadafi (visite d’Etat) au grand dam de certains de ses amis et membre de son gouvernement et invitation largement médiatisée du dictateur syrien Bachar al Assad au défilé du 14 juillet en bonne place à la tribune et fier d’y être. Sarkozy est l’ami des dictateurs. Un cran au-dessous des dictateurs, mais à mille lieux des démocraties, Sarkozy convole en juste noce avec d’un côté Poutine, l’homme fort et impitoyable pour les libertés de la Russie et batifole avec Berlusconi l’intriguant de l’Italie, dont la justice de son pays a enfin réussi à mettre un terme à sa calamiteuse carrière politique et sa puissance de nuisances.

Le président Bling Bling et le « nous sommes des gens modestes » de Carla.

Rappelons-nous aussi les images qui suivent son élection : soirée privée dans le très chic restaurant des Champs Elysées Le Fouquet’s avec ses très riches donateurs et amis et surtout après l’effort le réconfort sur le yacht de Vincent Bollorè … Voilà l’image de la France le soir et les jours qui suivent son élection.

La session séparation avec son épouse Cécilia et la mise en scène de son remariage avec la très bling bling et richissime Carla Bruni conforte encore cette image. Le président augmente son salaire de 140 %, soit un salaire mensuel net de 21 286 euros et une indemnité de résidence de 580 euros par mois (il n’y a pas de petits profits !). Les frais de fonctionnement du palais présidentiel se montent à 100 millions d’euros par an, 900 personnes, un parc de 50 voitures avec chauffeurs, 15 avions dont 2 airbus A319, 3 hélicoptères … Carla Bruni avait au cours d’une interview parlé de son couple comme celui de « gens modestes » … le couple possède un patrimoine de 20 millions d’euros (18 millions pour Carla et seulement 2 pour Nicolas). Un seul mot : indécence.

L’Homme du chômage.

En attendant de connaitre le bilan final de François Hollande, Nicolas Sarkozy reste le recordman de la hausse la plus brutale qui soit du chômage. Selon l’INSEE le taux de chômage est passé de 8,4% en 2007 à 10,2 % en 2012, soit une perte de 436 700 emplois

. A cela s’ajoute un développement spectaculaire de la précarité, avec l’apparition des travailleurs pauvres, qui ne trouvent même pas à se loger. Ainsi entre seulement 2008 et 2009 le taux de pauvreté a augmenté de 0,5%, ce qui représente 300 000 personnes de plus à vivre sous le seuil de pauvreté (945 euros par mois).

Selon une étude du Crédoc, une personne disposant d’un revenu de 625 euros par mois, consacre 300 euros pour les dépenses contraintes (logement) auquel s’ajoute 245 euros de dépenses incontournables ( alimentation, transport, et santé) il ne lui reste donc plus que 80 euros par mois pour le reste … merci monsieur le Président Sarkozy.

Le président des riches.

Une étude de la Fondation Terra Nova montre que sur les 84 milliards d’euros de cadeaux fiscaux, ce sont surtout les entreprises et les ménages les plus aisés qui en ont été les bénéficiaires. Sur la seule partie en direction des ménages, soit 34 milliards d’euros plus de la moitié (54%) sont allés aux ménages aisés : soit 018 milliards. Ce cadeau aux riches, qui n’en n’avait vraiment pas besoin, a appauvri la France, ces milliards correspondent à 4 points de PIB, sans eux la dette de la France aurait pu être inférieure à celle de l’Allemagne.

Les plus hauts revenus ont bénéficié de ses largesses, leur taux d’imposition est passé de 49% à 41%, et les sociétés de 50% à 34,6 %. Résultats il a fait baisser les recettes fiscales de 196 milliards d’euros.

Le président des déficits et de la croissance zéro.

C’est l’agence France Trésor qui a calculé qu’entre 2007 et 200012, la dette publique de l’état est passée de 921 milliards d’euros à 1 386 milliards d’euros, soit une augmentation de 50,4 % en 5 ans.

La dette globale, outre celle de l’état elle comprend les organismes sociaux et les collectivités territoriales, elle est passée de 1 221,1 milliards d’euros à 1 818,1 milliards d’euros soit un bond de 48,9%.

Quant à la croissance économique elle est passée de 2,3% en 2007 à 0% en 2012.

Il a déstabilisé de la même manière la balance commerciale qui de moins 52 milliards d’euros en 2007 est tombée à 81,5 milliards en 2012, soit une détérioration de 56,7%.

La présidence de Sarkozy est symbolique de l’échec des politiques ouvertement ultra libérales et du danger que court l’électeur moyen à confier les affaires de la France (donc les siennes) à un homme qui n’aura de cesse de remplir les poches de ses amis au détriment des français.

Un président qui n’aime pas l’école républicaine.

Il a ruiné notre système de protection sociale, en portant atteinte aux retraites, au système de soin et à l’école qu’il n’a eu de cesse d’affaiblir en supprimant par milliers les postes d’enseignant et en banalisant leur formation.

Ce sont chaque année 130 000 jeunes qui quittent le système scolaire sans formation (un cinquième d’une classe d’âge) … le taux de chômage des personnes sans diplômes est de 40 % !

Enfin la scolarisation en maternelle qui était de 35% d’une classe d’âge est tombée sous Sarkozy à 15%.

Les retraites mises à mal.

Quel bilan ! La baisse des pensions, l’allongement de la durée des cotisations, donc du départ à la retraite caractérise les années Sarkozy. Cet allongement de la durée de cotisation a un effet pervers avec la dégradation du marché de l’emploi qui amène un nombre de plus en plus grand de retraités à partir avec d’importante décotes. C’est tout le sujet du chômage des séniors …. Lesquels après avoir épuisé leur droit au chômage tombent dans la trappe à pauvreté, puis quand l’âge de la retraite sonne se retrouvent avec des décotes de 30 à 40 % …

Bref, souvenez-vous que Nicolas Sarkozy outre le fait a qu’il a enrichi les riches et appauvri les autres, a clivé les Français et rétrécit la France. Il a été principalement l’homme de sa famille, de ses copains et de ses amis.

Enfin il reste l’homme des « affaires » comme rarement un homme politique a su s’y vautrer. Insultant et méprisant les juges et la justice, ne respectant pas le code électoral. Il a par des dépenses pharaoniques de campagne ruiné son parti l’UMP. Mais il a surtout ruiné moralement le pays et la classe politique tout entière. Voilà l’homme, souvenez-vous-en !

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 15:40

~~Une chose qui m'étonne prodigieusement, j'oserai dire qu'elle me stupéfie, c'est qu'à l'heure scientifique où j'écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu'un ou de quelque chose.

Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n'est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ?

Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l'électeur moderne ? Et le Charcot qui nous expliquera l'anatomie et les mentalités de cet incurable dément ? Nous l'attendons. Je comprends qu'un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l'Opéra-Comique des dilletanti, le Constitutionneldes abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne ; je comprends M. Chantavoine s'obstinant à trouver des rimes ; je comprends tout.

Mais qu'un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n'importe lequel, parmi tous les étranges farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu'elle soit, trouve un électeur, c'est-à-dire l'être irrêvé, le martyr improbable, qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule perspective de recevoir, en échange de ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pieds au derrière, quand ce n'est pas des coups de fusil dans la poitrine, en vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m'étais faites jusqu'ici de la sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et immortelle sottise, ô chauvin !

Il est bien entendu que je parle ici de l'électeur averti, convaincu, de l'électeur théoricien, de celui qui s'imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opinions, imposer, ô folie admirable et déconcertante, des programmes politiques et des revendications sociales ; et non point de l'électeur «qui la connaît» et qui s'en moque, de celui qui ne voit dans «les résultats de sa toute-puissance» qu'une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote au vin républicain.

Sa souveraineté à celui-là, c'est de se pocharder aux frais du suffrage universel. Il est dans le vrai, car cela seul lui importe, et il n'a cure du reste. Il sait ce qu'il fait. Mais les autres ? Ah ! oui, les autres ! Les sérieux, les austères, les peuple souverain,ceux-là qui sentent une ivresse les gagner lorsqu'ils se regardent et se disent : «Je suis électeur ! Rien ne se fait que par moi. Je suis la base de la société moderne.

Par ma volonté, Floquet fait des lois auxquelles sont astreints trente-six millions d'hommes, et Baugry d'Asson aussi et Pierre Alype également.» Comment y en a-t-il encore de cet acabit ? Comment, si entêtés, si orgueilleux, si paradoxaux qu'ils soient, n'ont-ils pas été, depuis longtemps, découragés et honteux de leur Ïuvre ? Comment peut-il arriver qu'il se rencontre quelque part, même dans le fin fond des landes perdues de la Bretagne, même dans les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit, assez sourd à ce qui se dit, pour voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l'y oblige, sans qu'on le paye ou sans qu'on le saoûle ?

A quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d'une volonté, à ce qu'on prétend, et qui s'en va, fier de son droit, assuré qu'il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu'il ait écrit dessus ? Qu'est-ce qu'il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ? Qu'est-ce qu'il espère ? Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l'assomment, il faut qu'il se dise et qu'il espère quelque chose d'extraordinaire que nous ne soupçonnons pas.

Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de député correspondent en lui à des idées de science, de justice, de dévouement, de travail et de probité ; il faut que dans les noms seuls de Barbe et de Baïhaut, non moins que dans ceux de Bouvier et de Wilson, il découvre une magie spéciale et qu'il voie, au travers d'un mirage, fleurir et s'épanouir dans Vergoin et dans Hubbard des promesses de bonheur futur et de soulagement immédiat.

Et c'est cela qui est véritablement effrayant. Rien ne lui sert de leçon, ni les comédies les plus burlesques, ni les plus sinistres tragédies. Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu'un fait unique domine toutes les histoires : la protection aux grands, l'écrasement aux petits. Il ne peut arriver à comprendre qu'il n'a qu'une raison d'être historique, c'est de payer pour un tas de choses dont il ne jouira jamais, et de mourir pour des combinaisons politiques qui ne le regardent point.

Que lui importe que ce soit Pierre ou Jean qui lui demande son argent et qui lui prenne la vie, puisqu'il est obligé de se dépouiller de l'un, et de donner à l'autre ? Eh bien ! non. Entre ses voleurs et ses bourreaux, il a des préférences, et il vote pour les plus rapaces ou les plus féroces. Il a voté hier, il votera demain, il votera toujours. Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n'espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.

Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent, chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouge, et qui sont payés pour avoir ta peau ; si au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t'arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes, si tu lisais parfois, au coin de ton feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur les maîtres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles.

Peut-être aussi, après les avoir lus, serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave, et la belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d'avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en connaisseurs d'humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l'envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n'as rien à y voir, toi dont le compte est réglé au grand livre des destinées humaines. Rêve après cela, si tu veux, des paradis de lumières et de parfums, des fraternités impossibles, des bonheurs irréels.

C'est bon de rêver, et cela calme la souffrance. Mais ne mêle jamais l'homme à ton rêve, car là où est l'homme, là est la douleur, la haine et le meurtre. Surtout, souviens-toi que l'homme qui sollicite les suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu'en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promets un tas de choses merveilleuses qu'il ne te donnera pas et qu'il n'est pas, d'ailleurs, en son pouvoir de te donner. L'homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi ; il ne représente que ses propres passions et ses propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens. Pour te réconforter et ranimer des espérances qui seraient vite déçues, ne va pas t'imaginer que le spectacle navrant auquel tu assistes aujourd'hui est particulier à une époque ou à un régime, et que cela passera.

Toutes les époques se valent, et aussi tous les régimes, c'est-à-dire qu'ils ne valent rien. Donc, rentre chez toi, bonhomme, et fais la grève du suffrage universel. Tu n'as rien à y perdre, je t'en réponds ; et cela pourra t'amuser quelque temps. Sur le seuil de ta porte, fermée aux quémandeurs d'aumônes politiques, tu regarderas défiler la bagarre, en fumant silencieusement ta pipe. Et s'il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te gouverner et de t'aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu n'accordes jamais qu'à l'audace cynique, à l'insulte et au mensonge.

Je te l'ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève.

Octave Mirbeau [1898]

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 15:26

Voici le texte publié sur la page Facebook de Nicolas Sarkozy:

Mes chers Amis, Le 6 mai 2012, au soir de l’élection présidentielle, j’ai remercié les Français de l’honneur qu’ils m’avaient accordé en me permettant de conduire les destinées de notre pays durant cinq années. Je leur ai dit ma volonté de me retirer de toute activité publique.

Depuis, j’ai pris le temps de la réflexion après toutes ces années d’activités intenses. J’ai pu prendre le recul indispensable pour analyser le déroulement de mon mandat, en tirer les leçons, revenir sur ce que fut notre histoire commune, mesurer la vanité de certains sentiments, écarter tout esprit de revanche ou d’affrontement. J’ai pu échanger avec les Français, sans le poids du pouvoir qui déforme les rapports humains. Ils m’ont dit leurs espoirs, leurs incompréhensions et parfois aussi leurs déceptions. J’ai vu monter comme une marée inexorable le désarroi, le rejet, la colère à l’endroit du pouvoir, de sa majorité mais plus largement de tout ce qui touche de près ou de loin à la politique. J’ai senti chez beaucoup de Français la tentation de ne plus croire en rien ni en personne, comme si tout se valait, ou plutôt comme si plus rien ne valait quoi que ce soit.

Cette absence de tout espoir si spécifique à la France d’aujourd’hui nous oblige à nous réinventer profondément. Je me suis interrogé sans concession sur l’opportunité d’un retour à la vie politique que j’avais arrêtée sans amertume et sans regret. C’est au terme d’une réflexion approfondie que j’ai décidé de proposer aux Français un nouveau choix politique. Car, au fond, ce serait une forme d’abandon que de rester spectateur de la situation dans laquelle se trouve la France, devant le délitement du débat politique, et la persistance de divisions si dérisoires au sein de l’opposition. Je suis candidat à la présidence de ma famille politique.

Je proposerai de la transformer de fond en comble, de façon à créer, dans un délai de trois mois, les conditions d’un nouveau et vaste rassemblement qui s’adressera à tous les Français, sans aucun esprit partisan, dépassant les clivages traditionnels qui ne correspondent plus aujourd’hui à la moindre réalité. Ce vaste rassemblement se dotera d’un nouveau projet, d’un nouveau mode de fonctionnement adapté au siècle qui est le nôtre et d’une nouvelle équipe qui portera l’ambition d’un renouveau si nécessaire à notre vie politique.

J’aime trop la France ; je suis trop passionné par le débat public et l’avenir de mes compatriotes pour les voir condamnés à choisir entre le spectacle désespérant d’aujourd’hui et la perspective d’un isolement sans issue. Je ne peux me résoudre à voir s’installer dans le monde l’idée que la France pourrait n’avoir qu’une voix secondaire.

Nous devons faire émerger de nouvelles réponses face aux inquiétudes des Français, à leur interrogation sur la pérennité de la France, à la nécessité d’affirmer sa personnalité singulière, à la promotion de son message culturel qui est sans doute la plus belle part de notre héritage. On ne fait rien de grand sans l’unité de la nation. On ne fait rien de grand sans espérance, sans perspective. Pour construire une alternative crédible, il nous faut donc bâtir la formation politique du XXIème siècle. Je le ferai avec le souci du plus large rassemblement, la volonté d’apaiser les tensions, et en même temps de susciter l’intérêt passionné de tous ceux qui ne peuvent se résoudre à l’abaissement de la France.

Nous aurons besoin de toutes les intelligences, de toutes les énergies, de toutes les bonnes volontés. Il nous faut tourner la page des divisions et des rancunes afin que chacun puisse s’inscrire dans un projet, par nature, collectif. Je connais les difficultés qui nous attendent. Mais l’enjeu nous dépasse tellement, les perspectives sont si exaltantes, le redressement si nécessaire qu’à mes yeux les obstacles paraissent dérisoires.

Ensemble, par la force de notre engagement, par notre conscience commune de la gravité des enjeux, nous rendrons possible le sursaut dont nul ne peut douter de la nécessité et de l’urgence. Que chacun soit convaincu de la force et de la sincérité de mon engagement au service de la France.

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 15:18

Le dispositif est prêt, la mise en scène écrite, c’est aujourd’hui que l’ancien président de la république a annoncé son retour sur la scène politique en postulant à la présidence de l’UMP. Il a ainsi pris de court tout le monde, laissant entendre que ce serait dimanche. Ses adieux à la politique auront donc été de brève durée. Faisant ainsi, il annonce implicitement sa candidature à l’élection présidentielle de mai 2017.

L’annonce n’est pas banale … l’individu encore moins. Après avoir ruiné la France, jeter le discrédit sur la fonction présidentielle, affaibli son parti, l’UMP en le criblant de dettes … il a le culot de revenir pour se présenter dans la peau du sauveur, de l'UMP dans un premier temps, et de la France par la suite. On entend déjà le bruit des casseroles retentir dans le sillon de son passage.

Même si ce retour devrait permettre à Francois Hollande de reprendre un peu d’air, ce n’est pas une bonne nouvelle pour la démocratie… en piteux état. Déjà Nicolas Sarkozy par sa hargne et son mépris avait mis à mal la République, son retour va « incendier » le camp de la droite, le calciner … Qui peut imaginer encore qu’une bonne partie des cadres de l’UMP vont sagement se ranger derrière la bannière de celui qui les a mené de débâcles électorales en débâcles électorales… Si certains des barons ont promptement retourné leur veste (Wauquiez, Baroin, Woerth, Morano etc..) d’autres, Bruno Lemaire en particulier ne sont pas prêts à s’effacer.

La grande inconnue reste celle d’Alain Juppé … mais il est assez lucide pour savoir qu’une fois Sarkozy installé à la présidence de l’UMP, les pratiques de pouvoir, de manipulation, de tricherie et de clans feront le reste et rien ne résistera alors à ce que Sarkozy soit le candidat d’une certaine droite en 2017. Bref, on ne peut pas dire que Nicolas Sarkozy soit la meilleure garantie pour l’union de la droite et du centre afin d’assurer la présence de ce camp au second tour de l’élection présidentielle.

Face à toutes les dérives, mensonges, scandales à droite comme à gauche, le Front national en la personne de Marine Le Pen, est à peu près assurer d’être en tête du 1er tour et donc présent au second tour. Vu la débâcle du PS et les futures empoignades de l’UMP … l’inconnue est bien celle de savoir qui sera le challenger de Marine le Pen.

Nous sommes donc tombés bien bas… et les gesticulations des uns et des autres au gouvernement, au PS à l’UMP, au centre, à l’extrême gauche sont assez effrayantes … comme si un immense mécano se mettait en place, pièce après pièce avec un seul but : livrer la France aux fascistes et aux racistes que sont les dirigeants du front national. Moi cette France-là je ne l’aime pas et la quittera donc…

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 11:12

Cette pratique, longtemps confidentielle, pour ne pas dire secrète, sort peu à peu de l’ombre, avec difficulté. Ce voile de confidentialité en dit long sur la nature de cette pratique. C’est la loi du 17 septembre 2013 sur la transparence publique (suite à l’affaire Cahuzac) qui désormais impose aux parlementaires (députés et sénateurs) de publier la liste des bénéficiaires de leus réserves parlementaire. Si du côté de l’Assemblée nationale, à l’initiative de son président Claude Bartolone, la transparence est totale, il n’en est pas de même au Sénat.

Rappelons que la réserve parlementaire est une dotation financière à la disposition des députés et des sénateurs aux fins de financer des associations et des collectivités dans leurs circonscriptions. C’est entre autre au député René Dosière que l’on doit d’avoir lever le voile sur ces pratiques peu orthodoxes. Ce sont tout de même 90 millions d’euros à la disposition des députés et 58 millions pour les sénateurs, soit un total de 148 millions d’euros … On peut légitiment s’interroger sur la pertinence d’un tel dispositif qui peut aisément se prêter à toutes sortes de dérapages. Les parlementaires ont été élus pour représenter la Nation, participer à l’exercice de la souveraineté nationale, voter la loi et contrôler l’action du Gouvernement, pas pour distribuer à leurs électeurs des prébendes.

Les premières données publiées par l’Assemblée nationale montrent les disparités par parlementaires et par fonctions et du coup des enveloppes inégales selon les départements. Le président de la commission des finances au Sénat Philippe Marini ne voit pas l’intérêt d’une telle transparence, allant jusqu’à déclarer : « Faisons un peu confiance aux représentants du peuple. » … Et bien justement non, on ne fait pas confiance aux représentants du peuple, la multitude des scandales avérés a alimenté cette méfiance. D’ailleurs le sénateur Marini est en première ligne pour avoir financé avec sa réserve parlementaire une association présidée par son épouse … on comprend mieux sa position.

Alors que l’affaire Thévenoud continue à faire débat … la transparence se porte toujours aussi mal avec un Sénat qui n’a toujours pas publié les détails de l’usage fait de sa réserve parlementaire. Cela aurait dû être publié au Journal officiel dans le cadre de la loi de règlement financière sur le budget 2013, votée le 23 juillet dernier.

Habitué des manœuvres, le Sénat botte en touche en renvoyant au Ministère des finances et des comptes publics la responsabilité de publier ces informations… Voilà le communiqué publié par le palais du Luxembourg : « La liste des subventions accordée dans le cadre de la réserve est établie par le gouvernement et publiée sous sa responsabilité ». Il nous fait donc subir à la fois l’opacité et ce passe-droit incroyable que représente le principe de la réserve parlementaire. La course contre la montre est engagée, parions qu’aucune information ne sera rendue publique avant les toutes prochaines élections sénatoriales. Et il faudra en plus faire confiance à ces gens-là !

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 10:10
Le potager en carré.

Je me suis donc lancé dans la culture du potager en carré. J’ai fabriqué moi même mon premier carré. L’objectif final étant la mis en place de 6 carrés avant l’arrivée de l’hiver. Mais pour quelles raisons me suis-je lancé dans une telle aventure ?

Il y a d’une certaine manière une « théorie du potager carré ». Mel Bartholomew l’a formalisé dans son livre « Square Foot Gardening » paru en 1980, tout en s’inspirant des potagers européens du Moyen Age. Il s’agit de disposer au sol des carrés délimités par des planches d’une dimension de 1m20 sur 1m20, sur 20 à 30 cm de hauteur. Selon l’auteur, la mise en place de 6 carrés permettrait de fournir un couple en légumes sur toute l’année.

Une telle organisation du potager demande moins d’entretien et moins de temps de travail, il est plus facilement accessible et consomme moins d’eau.

Installé dans une zone du jardin bien exposée au soleil, il faut prévoir une allée de 80 cm au moins entre les carrés. Chaque carré doit être rempli d’un mélange de terreau et de terre.

Pour des raisons de coût, j’ai réalisé des carrés de 1m de côté. En effet, on ne trouve que des planches de 4 m de longueur. De la même manière j’ai monté la hauteur à 40 cm, les planches disponibles dans le commerce étant de 20 cm, hauteur trop courte pour mon dos !

Première étape : trouver un magasin qui fournit la découpe de planche, à moins d’être équipé pour le faire soi même.

  • deux planches de 1 m (épaisseur sur le marché 2,5cm)
  • deux planches de 95 cm 5 (1 m – 0,5)
  • 4 poteaux carrés (3cm X 3 cm) d’un peu plus de 4O cm de hauteur, pointus sur un coté
  • 4 tasseaux plats de 1m de longueurs
  • les vis nécessaires pour assembler les planches et les clous pour la pose des tasseaux plats.
  • Enfin de quoi traiter vos planches pour les protéger (Xylophènes) de la pluie, des champignons et de la moisissure
  • Une bonne visseuse électrique et un marteau

On peut tout cultiver, sans restriction … mais il faut planifier ses cultures, en particulier prévoir la rotation saisonnière, afin d’éviter que certains emplacements restent vides. Si le potager en carré facilite les cultures, il ne faut pas négliger de les surveiller contre les maladies, les petits et gros prédateurs. Au fil des années il faut ajouter de l’engrais naturel (fumure de cheval, corne broyée, compost, par exemple).

Enfin, on peut aussi cultiver en hauteur à l’aide de tuteur, de grillage, en prenant appuis sur un mur.

Enfin il faut remplir le carré, brasser un mélange de compost (acheté ou du jardin) et de terre naturelle.

Coût du carré : 36 euros.

matériaux et outils

matériaux et outils

façonnage

façonnage

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 08:48
Jusqu’où ?

S’il fallait relire la chronique du PS au pouvoir et de l’UMP dans l’opposition depuis mai 2012 … les bras nous en tomberaient sans aucun doute. Mieux, si un politologue avait fait l’exercice de prédire tout ce qui vient de se passer, il se serait fait taxer d’écrivain de sciences fiction … C’est peu dire que les historiens ne seront pas tendres avec les responsables politiques à gauche, comme à droite.

La dernière séquence, qui a vue la démission du gouvernement Valls et le départ de trois ministres et pas des moindres, suivie par l’inénarrable histoire de ThomasThevenoud, est époustouflante.

D’un côté, c’est l’ambition démesurée d’un Montebourg et ses deux acolytes, qui ne se soucient en rien, ni du pays, ni de ses habitants, et de l’autre un ovni politique incroyable. Mais l’un comme l’autre éclairent ce que le PS est devenu, une machine à faire croître les ambitions et donc les petits marquis. Thomas Thevenoud ignore tout de la vraie vie. Diplômé de Sciences Po, il rentre directement au cabinet de Laurent Fabius, Ministre de l’économie de Lionel Jospin. Puis, il enchaine, en 2001 il est conseiller municipal de Montceau-les-Mines, en 2008 il est vice-Président du conseil général de Saône-et-Loire, il devient député de la circonscription de Mâcon en juin 2012 etc … Bref, un apparatchik pur jus.

Après l’épisode de Jérôme Cahuzac, son compte secret en Suisse et ses mensonges, Aquilino Morelle, son cireur de pompe et ses trafics d’influence très rémunérateurs… voilà Thomas Thevenoud qui s’exonère de payer ses impôts, son loyer, son Kiné etc …

Terrifiant … comment le Parti Socialiste peut-il s’en remettre ? Certes il s’agit de Brebis galeuses, mais l’effet est destructeur. Cela pose le problème du recrutement et de la promotion au PS … où se joue en permanence le bal des prétendants.

Enfin que dire du livre de Valérie Trierweiler et ses règlements de compte … effet dévastateur sur effet dévastateur…

Pendant ce temps là, quand Arnaud Montebourg, ses amis et l’ex compagne du Président ont réglé leur compte à François Hollande, Martine Aubry revient à la surface, bien décidée à le flinguer à son tour … les charognards sont à l’affut …

Ajoutons l’activisme forcené de plusieurs dizaines de députés socialistes, dits « frondeurs »…

Jamais un Président n’a été confronté à une telle perte de confiance et une crise économique terrible, héritant de comptes plombés par une droite incompétente à gérer les affaires de la France et aussi de son parti, l’UMP est en faillite, Nicolas Sarkozy après avoir achevé de ruiner la France, a discrédité son parti … Difficile de se présenter à nouveau devant les électeurs comme le recours, avec un tel palmarès à son actif.

Sans le Parti Socialiste et l’UMP en état de marche, la démocratie française est malade. Elle risque bien de faire une poussée de fièvre sous l’activité d’un virus politique effroyable, celui du Front National.

Les élections sénatoriales et territoriales (régions et département) vont précipiter le PS dans une chute qui va l’éloigner durablement du pouvoir, elles consacreront sans aucun doute que l’UMP ne tirera aucun bénéfice de ces défaites et que le FN poursuivra son inexorable ascension.

Ce n’est pas par la force de ses propositions que le FN gagne du terrain, mais bien par l’incroyable incurie du PS et de l’UMP qui porteront à parts égales la responsabilité de ce succès de l’extrême droite française.

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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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