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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 12:18
Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne ...

Aujourd'hui les alsaciens défilent dans les rues de Strasbourg pour protester contre la nouvelle carte des régions qui leur impose un regroupement avec la Lorraine et Champagne-Ardenne. Enfin 1 600 personnes selon la police et 8 000 selon les organisateurs. C'est peu, même si les "Elsass frei" ont pullulé tout au long du cortège.

C'est à la fois pour défendre leur "droit local" et manifester leur spécificité que ces alsaciens sont descendus dans la rue, agitant leurs drapeaux rouges et blancs. En effet, ils bénéficient d'un régime de sécurité sociale spécifique à l'Alsace et à la Moselle, hérité de la période d'annexion par l'Allemagne.

Pour autant, cette manifestation ne sera que l'ultime soubresaut d'une minorité d'alsaciens, la plus grande majorité est déjà à l'ère de l'Europe. Strasbourg a obtenu l'avantage de maintenir une partie des sessions du parlement européen sur son sol. De la même manière il semble bien qu'elle ait obtenu aussi le statut de capitale régionale du nouvel ensemble, pour lequel il reste encore à trouver un nom, car Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne est un peu long.

Le choix de Strasbourg ne fait pas l'unanimité. En effet est-il raisonnable de prendre comme capitale régionale, une ville "collée" à sa frontière ... Les choix de Nancy ou de Metz semblaient plus naturels et surtout centraux.

Les habitants de l'ancienne région Champagne Ardenne apprécieront les kilomètres qu'ils auront à faire pour se rendre à Strasbourg et régler leurs problèmes administratifs.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 15:43
Lionel Jospin rejoint le Conseil Constitutionnel.

L’ancien Premier ministre devrait remplace Jacques Barrot, décédé le 3 décembre dernier, au Conseil Constitutionnel. C’est ce que vient d’annoncer Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale.

C’est donc à l’ancien ministre de la ville du gouvernement Lionel Jospin (1997-2002) qu’est revenu l’honneur de resituer l’ancien Premier Ministre PS dans l’échiquier de nos institutions, et ceci à la première place. Les membres du Conseil constitutionnel sont nommés par le Président de la République (3), le Président de l’Assemblée Nationale (3) et le Président du Sénat (3).

Lionel Jospin serait donc nommé sur la durée du mandat qui restait à courir de Jacques Barrot, à savoir cinq années.

Lionel Jospin âgé de 77 ans, avait été éliminé de l’élection présidentielle de 2002 au premier tour, provoquant un séisme politique en laissant face à Jacques Chirac, Jean-Marie le Pen. Ancien Premier secrétaire du PS, ancien ministre, il s’était vu confier, par François Hollande, la direction d’une commission sur la rénovation de la vie publique.

Le Conseil constitutionnel a été créé le 4 octobre 1958, il a pour mission de vérifier la bonne régularité des élections nationales et des référendums. En outre, il a le pouvoir de se prononcer sur la conformité des lois et de certains règlements vis à vis de la Constitution.

Il est actuellement présidé par Jean-Louis Debré (nommé par jacques Chirac en 2007) et comprend :

  • Michel Charasse (nommé par Nicolas Sarkozy en 2010)
  • Nicole Maestracci (nommée par François Hollande ne 2013)
  • Renaud Denoix de Saint Marc (nommé par Christian Poncelet en 2007)
  • Hubert Haenet (nommé par Gérard Larchet en 2010)
  • Nicole Belloubet (nommé par Jean-Pierre Bel en 2013
  • Guy Canivet (nommé par Jean-Louis Debré en 2007)
  • Claire Bazy-Malaurie (nommée par Claude Bartolone en 2013)

Mais sont aussi membres de droit les anciens Président de la République :

  • Valéry Giscard d’Estaing
  • Jacques Chirac (ne siège plus depuis mars 2011)
  • Nicolas Sarkozy (ne siège plus depuis Juillet 2015)

Avec Lionel Jospin se sont donc 4 membres qui auront été nommés par la gauche sur 9, Giscard d’Estaing portant à 6 les membres de droite. C’est donc un léger rééquilibrage qui est ainsi opéré en faveur de la gauche, même si les membres de ce haut Conseil sont réputés apolitiques.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 16:55
Ariane 6, enfin !

L’accord est en passe d’être signé entre européens pour la mise en place d’un nouveau lanceur européen, Ariane 6. Aujourd’hui, mardi 2 décembre les vingt ministres en charge de l’espace se réunissaient à l’Agence spatiale à Luxembourg pour concrétiser ce projet et donner à l’Europe toute ses chances d’être présente dans la course à l’espace.

Objectif : assurer le lancement d’Ariane 6 en 2020. Il était urgent d’agir face à la concurrence, en particulier de l’américain Space X qui a cassé les prix d’au moins 30 % en ramenant le coût d’un tir à 46 millions d’euros. Sans réaction de leurs parts, les européens risquaient de perdre rapidement leur part du marché mondial, estimée à la moitié pour les satellites commerciaux de télécommunication.

L’Allemagne s’est fait tirer l’oreille de longues dates … pragmatique, comme jamais, ils plaidaient pour une simple évolution progressive d’Ariane 5. Le spectaculaire succès de la sonde européenne Rosetta et du robot Philae posé sur la comète Tchourioumov-Guérassimenkoa a largement contribué à accélérer le processus de négociation et à trouver un accord.

La France s’en sort bien, comme principal contributeur, mais aussi comme opérateur. Ce ne sont pas moins de huit milliards d’euros qui vont être engagés sur 10 années. Quatre milliard iront à la conception d’Ariane 6 et le nouveau pas de tir français à Kourou en Guyane. L’autre moitié servira à faire le relais en adaptant Ariane 5 pour les tirs à venir.

La partie française a renforcé ses chances en annonçant le regroupement des sociétés Airbus Group et Safran de leurs activités spatiales. L’objectif étant un coût de développement d’Ariane 6 minimalisé, une durée de ce développement raccourcie et un cout d’exploitation plus avantageux.

Après ce ralliement de l’Allemagne, l’Europe est désormais en mesure d’affronter la concurrence américaine, mais aussi les nouveaux arrivants sur ce marché que sont l’Inde et la Chine.

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 16:41
Le modèle social français à l’épreuve des chiffres.

L’organisation de coopération et de développement économique (OCDE) vient de publier une bien intéressante étude sur le poids que représente l’ensemble des prestations sociales sur le PIB des pays membres de l’OCDE. Personne ne sera surpris du classement de la France dans ce hit-parade des pays à vocation « sociale ».

L’OCDE entend comme prestations sociales tout ce qui a trait aux retraites, aux assurances santé, assurances chômage, allocations universelles pour les plus pauvres (RSA en France …), allocations pour les handicapés, aides à la petite enfance, allocations familiales …

C’est un vaste panorama des états plus ou moins « providence » que nous communique l’OCDE. Personne ne sera surpris que la France occupe la première place avec des prestations sociales qui pèsent environ un tiers de son PIB, plus précisément 31,88 % du PIB en 2014.

On constatera un léger recul par rapport au chiffre de 2013, 31,95 %. Mais nous nous situons tout de même à 10 points de plus que la moyenne des pays de l’OCDE qui est de 22 %.

Rappelons les pays en tête du palmarès :

1- La France avec 31,88 %

2- La Finlande avec 31,04 %

3- La Belgique avec 30,69 %

4- Le Danemark avec 30,14 %

5- L’Italie avec 28,64 %

6- L’Autriche avec 28,14 %

7- La Suède avec 28,11 %

8- L’Espagne avec 26,77 %

9- L’Allemagne avec 25,80 %

10- Le Portugal avec 25,21 %

Notons que pour la France l’écart entre 2007 (28,53 %) et 2014 (31,88 %) traduit les difficultés auxquelles nous faisons face sur les retraites et le chômage en forte hausse

L’OCDE nous détaille poste par poste les poids respectifs de chaque secteur :

- Les retraites 13,8 % du total

- La santé 8,6 % du total

- Le chômage et les minima sociaux 4,7 % du total

Ce sont donc bien les pensions de retraites qui tirent vers le haut le poids des prestations sociales dans notre PIB. Les projections à venir ne sont donc pas rassurantes;

Mais le poste santé avec 8,6 %nous place aussi en tête des pays de l’OCDE avec la Belgique (8,4 %) et l’Allemagne (8 %).

Voilà de quoi nourrir le débat et les éternels « marronniers » de la presse sur l’Etat providence et les excès français. Mais nous pouvons aussi nous féliciter d’être en la matière un modèle et « éclairer » les autres pays qui nous envient cette forte protection sociale.

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 16:17
Une découverte : Jessica Meyer.

C’est, hier soir au Sunset Sunside à l’occasion du concert de Stephen Binet quartet que j’ai eu l’occasion de rencontrer un moment de pure émotion musicale, grâce à l’invitée du second set, l’américaine Jessica Meyer au violon alto et accompagnée au piano par Caroline Fauchet.

Jessica Meyer a joué à travers tous les Etats-Unis en solo, accompagnée au piano ou en musique de chambre. Elle vit et enseigne dans la région de Hartford. Elle compose et interprète ses propres œuvres énigmatiques et solennelles.

Elle tire de son instrument qu’elle sait mettre en répétition au moyen de « sa machine » comme elle dit, des sonorités nouvelles. Tantôt dans la révérence des sonorités de chambre, elle sursaute d’un seul coup sur des territoires secrets, tantôt dans la continuité du jazz tranquille et solennel, elle s’échappe d’un mince murmure qu’elle profère elle-même.

Le temps se suspend au gré de ses fugues, de ses errances et parfois de ses arrêts. Et puis d’un mouvement soudain de ritournelle elle reprend sa marche en avant. Elle glisse sur les cordes, les frotte, les pinces et les épelles. Traditionnelle et audacieuse elle empreinte tous ces chemins pour notre absolu bonheur de découvrir une grande artiste et une bien belle interprète.

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 15:22

Un seul moyen pour barrer la route à Marine Le Pen en 2017, organiser de grandes primaires à droite et à gauche pour designer les candidats

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 15:04
Le pape François à Strasbourg : « je vous exhorte pour que l'Europe redécouvre sa bonne âme »

C’est au court d’une visite marathon (trois heures cinquante) que le Chef de l’église catholique a exposé en mots clairs, directs et francs sa vision de l’Europe et les espoirs qu’il place en elle. Fidèle au style et au fond qu’il impose depuis son arrivée à Rome, le pape François a donné son diagnostic et exposé ses remèdes.

« L'une des maladies les plus répandues en Europe, aujourd'hui est la solitude typique de celui qui n'a pas de liens avec les autres », comme cela est bien dit. Notre monde est celui où tout un chacun ne vit que dans le périmètre de son polygone de sustentation, à savoir l’horizon très limité de ses deux pieds. A l’ère de la vitesse et de l’espace, des communications numériques et des objets connectés, c’est le chacun pour soi qui l’emporte. Il a appelé à lutter « contre le grand vide d'idées auquel nous assistons en Occident ». La malheureuse contre partie à la solitude et à l’égoïsme, c’est bien l’absence de projet, le penser ensemble a été évacué brutalement de nos sociétés.

Le Saint Père a eu des mots très durs envers l’Europe et son institution : « D'un peu partout, on a une impression générale de fatigue et de vieillissement, d'une Europe grand-mère et non plus féconde et vivante ». C’est en chef de l’église catholique qu’il a extorqué l’Europe et ses dirigeants à se ressaisir afin de « promouvoir la paix et la fraternité ». Tout d’abord, fidèle à son engagement des premiers jours (sa visite à l’île de Lampedusa et ses réfugiés), il a rappelé l’Europe à ses devoirs en méditerranée : « Nous ne pouvons pas tolérer aujourd'hui que la Méditerranée devienne un grand cimetière » . Il a demandé avec force aux autorités européennes d’assurer l’aide et l’accueil aux migrants clandestins d’Afrique qui affluent de plus en plus nombreux au péril de leur vie.

Et c’est bien d’une sévère mise en garde, qu’il a assorti son propos, sans rien ignorer du tournant pris par Bruxelles qui vient de redéfini,r bien à minima, son programme d’aide baptisé Triton, désormais concentré sur la surveillance et non plus le sauvetage. Rappelons ici que depuis le mois de janvier 3 000 migrants (hommes, femmes, enfants et vieillards) se sont noyés en tentant de rejoindre l’Europe à travers la Méditerranée.

Un discours bref et sans ambages : « L'heure est venue de construire ensemble l'Europe qui tourne, non pas autour de l'économie, mais autour de la sacralité de la personne humaine, des valeurs inaliénables (...) Je suis convaincu qu'une Europe capable de mettre à profit ses propres racines religieuses, sachant en recueillir la richesse et les potentialités, peut-être plus facilement immunisée contre les nombreux extrémismes qui déferlent dans le monde d'aujourd'hui, et aussi contre le grand vide d'idées auquel nous assistons en Occident. ».

C’est une des plus hautes autorités religieuses au monde qui le dit, construire une Europe plus humaine, tournée vers la personne et non plus la seule économie, non pas des gauchistes ou des extrémistes. La doctrine sociale de l’église trouve ainsi toute sa place et sa raison dans ce continent à la fois assiégé et en même temps vieux et replié sur lui-même, vidé de toute âme.

Il a remis au cœur du propos : le chômage des jeunes, le respect des personnes âgées, l’accueil des migrants et dénoncé « une culture du rebut et les dérives du capitalisme financier ».

C’est donc un pape très politique et social qui s’est exprimé aujourd’hui au parlement européen, qui va de l’avant au grand dam des conservateurs catholiques, en évitant justement les sujets délicats de société qui leur tiennent à cœur, comme la bioéthique et le mariage des homosexuels.

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Published by Jean Pelletier - dans religion
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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 12:29

Sachant que la Ministre et son cabinet n'ont pas du tout, mais pas du tout apprécié mon propre papier, venant d'un des leurs ... j'espère que Fleur Pellerin méditera cette si belle lettre que lui adresse Christine Angot

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Published by Jean Pelletier - dans Culture
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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:31
Les promesses intenables de François Hollande.

Il s’était déjà infligé avec la promesse d’inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année 2013, un terrible boulet bien inutile. Personne ne lui avait rien demandé. Il récidive, sans intégrer l’expérience de son échec, François Hollande annonce avec fracas qu’il n’y aura plus aucune augmentation d’impôt jusqu’à la fin de son quinquennat. Quelle imprudence !

Voilà en quels termes François Hollande s’est curieusement aventuré le 6 novembre en face des journalistes de RTL et TF1 : « à partir de l’année prochaine, il n’y aura pas d’impôts supplémentaires sur qui que ce soit ». Pourtant son entourage avait bien pris soin de le mettre en garde contre une telle promesse. Déjà en mars 2013 il s’était engagé à ce qu’il n’y ait «en dehors de la TVA, aucune augmentation d’impôt », promesse répétée au journal le Monde en août de la même année : «le temps est venu de faire une pause fiscale ».

Propos qui avait été à l’origine d’un couac gouvernemental énorme, puisque son premier ministre d’alors Jean-Marc Ayrault avait dû faire dans la foulée un rectificatif bien embarrassant : « Il s’agit en effet d’un ralentissement, pour aller à une pause fiscale qui sera effective en 2015 ».

On peine donc à comprendre le pourquoi de cette nouvelle déclaration sur un sujet tout aussi sensible que celui du chômage, de la reprise économique, à savoir les impôts … Les mêmes causes produisant les mêmes effets, c’est cette fois si le secrétaire d’Etat en charge du budget, un expert, Christian Eckert qui vient démentir, fort à propos, la promesse présidentielle en déclarant : « on ne peut pas graver dans le marbre une situation qui dépend d’un contexte international que nous ne maîtrisons pas ».

Et il a raison, malgré le chassé-croisé de déclarations rectifiant le tir, la croissance n’est toujours pas au rendez-vous (malgré le chiffre de 0,3% au 3ième trimestre), et la zone euro n’est porteuse d’aucune bonne nouvelle. Quant à la fiscalité française elle est retord et peut produire bien des surprises.

Mais déjà, en 2015 de nouvelles mesures fiscales sont votées par le parlement, démentant formellement l’engagement présidentiel, la contribution à l’audiovisuel public va augmenter de 3 euros, la taxe sur le gasoil sera relevée de 2 centime d’euros par litre, la valeur locative qui sert de base à l’abaissement des impôts locaux est augmentée de 0,9 %. Le montant des taxes de séjours selon les catégories d’hôtel va augmenter jusqu’à atteindre 4 euros par personne et par nuit. Les particuliers qui ont pris l’habitude de louer leur logement par l’intermédiaire de sites spécialisés comme Airbnb y seront aussi assujettis… etc …

Quelle étrange légèreté a conduit ce président, déjà en perte de vitesse, à s’exposer aussi inutilement à des retours de bâton inévitables?

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 11:20

Sans revenir sur les ravages causés par le numérique sur les droits des créateurs et des artistes, rappelons la chute drastique des ventes de CD, non compensée par le léger décollage des ventes numériques. L’affaire a été suivie par les pouvoirs publics de Nicolas Sarkozy à François Hollande avec pas moins de cinq ministres de la culture qui, outre deux lois votées qui n’ont pas servi à grand-chose (DADVSI et Création et internet), ont multiplié à l’infini des missions qui auraient du déboucher sur des propositions politiques. Il n’en a rien été.

Les droits des artistes toujours en attente …

L’Adami, gestionnaire des droits des artistes interprètes et partenaire assidu des pouvoirs publics dans leur long chemin de réflexion a mis sur la table des éléments permettant d’apprécier la répartition des droits issus du streaming.

L’infographie est édifiante. Ainsi sur un abonnement standard de 9,99 euros par mois, autorisant l’abonné à écouter de la musique en streaming (écoute en flux qui ne permet pas de s’approprier le fichier), les artistes ne toucheraient donc que 0,46 euro et les parties intermédiaires (producteurs et plateformes de streaming) se voient gratifiées de 6,54 euros. Auquel s’ajoute un euro pour le droit d’auteur et 1,99 euros de TVA pour l'état.

L'injustice est flagrante et l'on peut s'étonner que les politiques ne prennent pas leur responsabilité pour imposer par la loi une répartition plus juste et confiée à la gestion collective, qui jusqu'ici a fait la preuve de son efficacité.

Le calcul est vite fait et l’Adami ne s’en est pas privée : « le talent de l’artiste génère 22 fois plus qu’il ne lui rapporte.. ». Comme sa voix ne semble pas suffisamment porter jusqu’à la rue de Valois, siège du ministère de la culture, la société de gestion des droits des artistes a du faire une première dans sa communication, elle s’est offert une pleine page dans le journal Le Monde, qui n’est pas passée inaperçue.

L'information a été largement reprise par l'ensemble de la presse généraliste et spécialisée qui a répercuté le calcul de l'Adami.

Les droits des artistes toujours en attente …

Oui, le partage de la valeur est inéquitable dans le monde du numérique, déjà en 2009 le rapport Zelnik le soulignait, analyse reprise par la mission Lescure et quelques autres depuis … Fleur Pellerin a annoncé qu’enfin des décisions allaient être prises, les tout derniers arbitrages sont en cours … un texte devrait arriver au parlement (enfin !) en tout début d’année.

L'histoire court depuis si longtemps, depuis l'examen au parlement de la loi Davsi qui avait amené le vote (très provisoire) d'une licence globale en décembre 2005. Licence globale qui avait été proposée par l'Adami et la SPEDIDAM. Il s'agissait à l'époque d'autoriser les téléchargements entre internautes, moyennant le prélèvement d'une redevance de 5 à 10 euros par mois sur leur abonnement internet. Ces montants aurait été ensuite répartis entre les auteurs, les artistes et les producteurs. A l'époque cela représentait pas moins de 1,4 milliards d'euros par an à répartir... une fleur...

Les droits des artistes toujours en attente …

Le 14 octobre, c’est à la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale qu’elle a annoncé la venue d’un projet de loi relatif « à la liberté de création, l’architecture et le patrimoine », dans le courant du premier semestre 2015. En fait, elle rassemble en un seul texte deux projets de propositions de loi initiés précédemment par Aurélie Filippetti, qui avaient fini par s’enliser dans le calendrier parlementaire.

L'ex-ministre de la culture n'avait pas réussi politiquement à se dépêtrer de ce dossier chaud et contradictoire, traversant des intérêts profondément divergents.

On sera vite fixé sur la capacité de Fleur Pellerin a faire mieux qu'Aurélie Filippetti..

L’Adami, par ailleurs, entend amplifier son combat en rejoignant une coalition internationale d’artistes qui se mobile pour revendiquer «un partage équitable et une perception directe de la part artistes auprès des plateformes de streaming via la gestion collective ». Elle regroupe une trentaine d’organisations issues de la France, la Suède, l’Espagne, l’Irlande, les Pays bas, la Croatie …

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  • : Le blog de Jean pelletier
  • Le blog de Jean pelletier
  • : Pour suivre l'actualité politique, la défense de la propriété intellectuelle et suivre quelques conseils en gastronomie et en histoire
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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook  et mon compte twitter
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Bonne lecture.
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques. Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook et mon compte twitter https://www.facebook.com/jean.pelletier 77https://twitter.com/jmpelletier Bonne lecture.

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