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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 11:41
Dimanche, les républicains du monde entier seront à Paris.

La manifestation de dimanche a connu quelques ratés au démarrage, bien regrettables, sur lesquels il convient de revenir. Elle fait l’objet d’une vaste mobilisation et, fait inédit, elle rassemble un nombre incroyable de chefs d’état européen et plus. Elle inquiète aussi les responsables de la sécurité publique à Paris.

La polémique avec le Front national aurait pu être évitée, si le Premier secrétaire du parti socialiste avait un peu réfléchît avant de convoquer l’ensemble des responsables des partis de gauche. Rappelons qu’il est de tradition en France, dans de telles circonstances, que ce sont les syndicats et les associations de défense des droits de l’homme qui se réunissent pour organiser une manifestation, à laquelle, ensuite, se rallient les partis politiques et les différentes religions.

On voit bien que dans ce schéma là, nous n’aurions pas été piégés par le Front National, qui n’aurait pas pu s’afficher comme victime de l’UMPS, puisqu’il aurait du se prononcer sur sa participation comme n’importe quel autre parti politique. Franchement j’ai du mal à comprendre un tel niveau d’incompétence politique. Pour clore cette polémique le Président François Hollande a déclaré : « Tous les citoyens peuvent venir dans les manifestations ».

Pour des raisons de sécurité et au regard de l’importance de la mobilisation attendue, ce sont trois cortèges séparés qui partiront de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation, par le boulevard Voltaire, par l’avenue Philippe Auguste et par Bastille. Par ailleurs de nombreuses manifestations auront lieu en province.

Les français ne seront pas seuls à défiler dimanche, de nombreuses manifestations auront lieu dans le monde entier. Un nombre important de chefs de gouvernements ont fait savoir à François Hollande qu’ils viendront marcher à ses côtés.

Même si nos amis de Charlie Hebdo n’auraient probablement pas « goûté » à cet hommage, le symbole est fort. Aux côtés des dirigeants européens, ce sont aussi d’autres chefs d’états ou leurs représentants à un haut niveau qui annoncent d’heure en heure leur participation.

Angela Merkel (Allemagne) a été la première à se manifester, vite rejointe par Mattéo Renzi, (Italie) David Cameron (Royaume Uni), Mariano Rajoy (Espagne) et Charles Michel (Belgique).

Ce sont ensuite les dirigeants européens : Jean-Claude Juncker (Président de la commission européenne, Donald Tusk (Président du Conseil européen) et Federica Mogherini Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères.

Peu à peu la liste s’allonge : Helle Thorning-Schmidt (Premier ministre du Danemark), Mark Rutte (Premier ministre des Pays-Bas), Xavier Bettel (Premier ministre du Grand Duché du Luxembourg), on annonce aussi des chefs d’états africains et des représentants des Etats-Unis et du Canada.

A Paris, dimanche, le cœur des républicains du monde entier battra à l’unisson pour honorer les victimes des attentats et dire son rejet de toutes les formes de haine, de rejet et de racisme.

 

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 23:27

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 15:35
Le crime : l’exécution de toute la rédaction de Charlie Hebdo.

C’est l’attentat le plus meurtrier que la France ait connu depuis la seconde guerre mondiale, mais c’est surtout un crime contre la démocratie. Nos pensées vont vers les familles, ces enfants qui ont vu leur père et leur mère partir au travail ce matin pour ne jamais revenir. Un sentiment d’horreur nous envahit brutalement en ces premiers jours de la nouvelle année.

Oui, la guerre est chez nous, les signes avant-coureurs étaient nombreux, mais nous ne voulions pas les voir en face. Ils sont chez nous, le ministère de l’intérieur a identifié plusieurs centaines des ces jeunes islamistes qui sont allés se former en Afghanistan, en Syrie ou en Irak, ils sont prêts à tout pour commettre les pires crimes au nom d’un prétendu Allah qu’eux seuls connaissent. Les armes circulent librement dans des zones de non droit en France même.

Le cocktail est explosif, car la peur envers les musulmans monte injustement, mais monte … Il faut que tous les républicains, sans exception, manifestent la main dans la main pour dire haut et fort leur horreur et qu’ils ne se laisseront pas intimider par ces fous d’un prétendu Dieu que personne ne connaît.

Parmi les douze personnes assassinées figurent le directeur de la publication Charb et les dessinateurs Cabu, Wolinski et Tignous. Ils ont été abattus selon la méthode des nazis, leur demandant de s’identifier avant d’être tués à bout portant. Le journaliste Philippe Lançon du journal libération fait partie des blessés graves. Enfin c’est aussi l’économiste Bernard Maris, chroniqueur sur France Inter qui est au nombre des victimes.

Les assassins ont pu s’enfuir jusqu’à la porte de Pantin où ils ont blessé encore un passant et volé un véhicule. Selon des sources policières les deux individus seraient encore dans Paris, toutes les portes de Paris ayant été bouclées.

Ce sont aussi deux policiers qui ont tragiquement trouvé la mort en faisant leur devoir, ce sont encore des familles et des amis qui ont été plongés dans le désespoir.

C’est un chagrin immense qui nous envahit en pensant à cette génération de dessinateurs avec lesquels nous avons grandis, proches d’eux ou pas. C’est un peu de notre liberté à tous qui s’en est allée … car nous sommes touchés et directement atteint par cette attaque terroriste.

La guerre est là, pas à notre porte, mais bien en bas de chez nous et c’est de notre responsabilité  d’agir aujourd’hui même pour dire notre détermination à ne pas nous laisser intimider, mais notre détermination aussi à traquer ces terroristes et à les juger devant nos tribunaux.

C’est au gouvernement de mettre tous les moyens en œuvre pour protéger  la liberté de penser et celle de tous les citoyens de ce pays. Tous les moyens, y compris militaires, si nécessaire, devront être mobilisés pour nous protéger et traquer tous les terroristes malheureusement encore en liberté.

Sur le réseau social de twitter nous voyons de nombreux soutiens se manifester envers ces criminels … la police se doit de les y traquer pour complicité … pas de laisser aller, pas de mollesse, pas de fausse pudeur … mais une impitoyable volonté pour défendre les valeurs qui fondent notre république.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 11:32

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 19:27
André Henry, un militant de l’action laïque.

Quand je pense à André Henry, une multitude de souvenirs remontent à ma mémoire. Les années que nous avons partagées en 1981 sont les plus riches de ma vie. J’étais jeune et son influence sur ma formation a été déterminante. En même temps notre rencontre ne fut pas un véritable hasard, mêmes origines, même éducation et mêmes valeurs.

Né le 15 octobre 1934 à Fontenoy-le-Château dans les Vosges, sa biographie sur Wikipedia indique qu’il « est un instituteur syndicaliste, militant associatif et homme politique français ».

Sur son enfance, il est peu bavard. Il aura fallu cette fête pour ses noces d’or dans les Vosges et cette promenade sur la canal de son enfance, le passage à l’écluse où il a grandi auprès de sa grand mère, pour en savoir un peu plus, belles journées partagées avec émotion. C’est une enfance entourée de deux femmes, sa grand-mère, sa mère, pas de père, ni de frère, ni de sœur. La nature immense, la pêche et les courses en solitaire dans les bois, une scolarité tranquille, il dit qu’il a été heureux, même si une fois marié, il s’est considérablement investi dans la famille de sa femme.

C’est en 1951, que bon élève il entre à l’école normale d’instituteurs de Mirecourt. Trois ans après il est instituteurs à Fontenoy-le-Château, puis à Thaon-les-Vosges.

Il se forgera une identité militante très tôt, il sera le délégué de sa promotion (1954-1955) à l’Ecole normale, il a 20 ans. C’est donc un tout jeune homme, plus habitué des bois et du silence de l’eau, qui rejoint à ce titre la section départementale des Vosges au Syndicat national des instituteurs (SNI). André Henry s’est trouvé une famille, une grande famille. Il fait son service militaire dans l’aviation, où il fera son apprentissage de pilote, il pilotera tout au long de sa vie, faisant partager sa passion à ses proches. Je me souviens encore de cette promenade en avion, un tout petit avion, et il fallait toute la confiance que j’avais en lui, pour me remettre ainsi entre ses mains et dans les airs.

1961, il a 27 ans il est déjà élu secrétaire général adjoint de la section des Vosges du SNI, deux ans plus tard il en est le secrétaire général et rentre au bureau national du SNI en décembre 1965.

Outre l’aviation, c’est la passion du football qui l’emporte, football qu’il pratique régulièrement en amateur. Il s’engage complétement dans la mouvance laïque. C’est en 1963, qu’il est initié à la Fraternité vosgienne, loge du Grand Orient de France. Il siège au CA de la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN). C’est lui qui fonde à Thaon-les-Vosges en 1960, l’amicale laïque. Il sera secrétaire du Comité départemental d’action laïque (CDAL)

Passent les événements de mai 1968 et c’est en janvier 1969 qu’il quitte les Vosges pour « monter » à Paris et siéger au secrétariat permanent du SNI. Il a 35 ans et prend la responsabilité du secteur « jeunes » du syndicat. Il est très proche de Guy Georges, haut marnais historique et voisin des Vosges. Ils présenteront ensemble un document historique au congrès national du SNI en 1970 : « Une nouvelle Conception de l’éducation et de l’école », document fondateur de la thèse de l’école fondamentale.

Travailleur, organisé et têtu il continue à faire sa place dans cette mouvance laïque qui a su reconnaître en lui cette force là. Il est donc élu secrétaire de la commission « culture, jeunesse, loisirs » de la Fédération de l’Education Nationale (FEN) où il siège au bureau fédéral depuis 1971.

Très vite, en 1974 il succède à Jacques Marangé à la tête de la FEN. Il fera de cette organisation syndicale, une grande force syndicale aux côtés de la CGT, de FO et de la CFDT.

C’est en renforçant la majorité syndicale de la FEN autour de la laïcité, de la défense de la Fonction publique et des droits et libertés qu’il renforce le projet de l’Ecole de l’éducation permanente.

André Henry est l’homme de la FEN, il structure son organisation, encourage une équipe de secrétaire nationaux en charges des questions relatives à l’Education nationale, la Jeunesse et les sports, la Culture.

Cette évolution se fait dans un climat de tension avec le SNI qui ne voit pas toujours d’un bon œil cette montée en puissance de la FEN. Celle-ci connaît son apogée avec la reconnaissance en 1975 de la FEN comme organisation syndicale représentative par jacques Chirac, alors premier ministre. André Henry est l’homme qui contribue à la mise ne place d’une politique globale au niveau de la Fonction publique.

C’est la grande époque où la FEN mène avec la CGT, FO et la CGT de grandes actions. C’est tout au long de cette période que montent en puissance les effectifs scolaires à tous les échelons de l’école, de l’école primaire à l’université. Le plan Langevin-Wallon issu de la résistance est la référence, les contradictions politiques, en particulier l’épisode de la loi Haby (1975) accentuent la nécessité d’accentuer la pression sur la nécessaire démocratisation de l’école. André Henry met toute son énergie aux cotés d’Albert Guillot à définir et mettre en place le projet de l’Ecole de l’éducation permanente, en se fondant sur l’Ecole fondamentale du SNI. Toute l’action se fonde sur un cursus permettant d’aboutir à une formation professionnelle ou technologique à partir du baccalauréat et d’accéder à l’université. Enfin la notion de formation permanente est désormais au cœur de toutes les préoccupations dans une vision émancipatrice de l’homme.

André Henry s’attache aussi à rejoindre l’action syndicale à l’échelon international avec la Confédération internationale des syndicats libres.

C’est en 1974 qu’il adhère au parti Socialiste, comme simple adhérent.

Il sera prêt plus tard à intégrer un niveau d’action politique, opportunité que lui offre François Mitterrand en 1981 en lui confiant la responsabilité du Ministère du Temps Libre, innovation ministérielle voulue par Pierre Mauroy en référence à Léo Lagrange et le Front populaire.

Le décret de nomination en précisait la mission en ces termes : « conduire par l'éducation populaire, une action de promotion du loisir vrai et créateur et de maîtrise de son temps ». André Henry par son parcours et ses engagements apportait ainsi au nouveau gouvernement le soutien des œuvres laïques périscolaires. Le Ministère du temps Libre prend les commandes des administrations du tourisme, de la jeunesse et des sports.

Dès le départ, il aura sans doute le sentiment de n’être qu’un passager de la politique, passager éphémère et témoin symbolique d’une volonté hardie de « changer la vie », marque des années 1980 impulsé par les socialistes d’alors.

Les routes de François Mitterrand et d’André Henry s’étaient déjà croisées. Le Premier secrétaire du PS était même venu diner dans la petite maison de banlieue à Créteil du secrétaire général de la FN. Toujours en retard, ce qui agaçait considérablement André Henry, très ponctuel. Mitterrand monopolisait l’attention, séducteur comme toujours, surtout envers les femmes. Puis vint la victoire du 10 mai 1981, André Henry est convoqué quelques jours après, comme tant d’autre, rue de Bièvre peu après 22 heures, le Président le reçoit en robe de chambre et lui propose un ministère, ce sera celui du Temps Libre, l’hommage et la continuité avec 1936, les congés payés et reprendre l’œuvre de Léo Lagrange. Avec la retraite à 60 ans, la cinquième semaine de congés payés, les 35 heures (qui seront finalement à seulement 39H) … la logique d’une politique du Temps Libre semble naturelle.

Cette victoire de la gauche et la place qu’on lui propose arrivent après des décennies de luttes et d’attentes, comme d’autres, André Henry est plein d’espoir, il accepte.

Mais ces discussions avec François Mitterrand, selon André Henry cessèrent après le 10 mai 1981.

Ce sera donc l’installation, un peu à la va vite avec son directeur de cabinet Henry Grolleau, qu’il a connu comme secrétaire général du syndicat des Inspecteurs jeunesse et sport dans les locaux un peu surréalistes du service de la santé du ministère de la Marine, rue Octave Gréard. Mais surtout c’était le QG téléphonique de l’ancien candidat Valery Giscard d’Estaing.

Je suis arrivé peu après au cabinet, et je me souviens de mon bureau avec des dizaines de combinés téléphoniques, et des sonneries intempestives dont on n’arrivait pas à localiser l’origine.

Comme la politique c’est aussi faire des fleurs à tout ceux qui ont participé à la campagne, André Henry se voit affublé d’une ministre déléguée socialiste Adwige Avice à la jeunesse et aux sports et d’un secrétaire d’état au tourisme, le radical de gauche, maire de Lourdes ,François Abadie.

L’idée du ministère est belle, mais peu vraisemblable, dès les premières heures du ministère, nous sommes la cible facile des quolibets et des journalistes. L’époque des Trente glorieuses est derrière nous, en mai 1981 nous le savons pas encore, mais en moins de deux années la réalité économique rattrape ce gouvernement et le contraint à la rigueur. Et cela en sera fini pour un bon moment.

Nous faisons beaucoup de déplacements en province pour faire avancer les idées de « Maison du Temps Libre », de Vacances à la Découverte du temps libre, de la création du chèque vacances, de la réforme de la vie associative etc… mais nous remontons inexorablement sur Paris les poches pleines de doléances sur les fermetures d’usines et le chômage qui monte comme une vague. A nos propos sur le bon usage du temps libre on nous rétorque pouvoir d’achat.

Mais nos ennemis ne sont pas vraiment ceux auxquels nous nous attendions … d’abord les grandes fédérations d’éducation populaire restent les bras croisés en nous défiant de faire … d’agir, d’avancer … si l’administration de jeunesse et sport nous soutient, ce n’est pas toujours le cas du seul directeur d’administration centrale que nous avons nommé à la demande de Pierre Mauroy. Les autres nommés par la droite et toujours en place seront d’une parfaite loyauté à notre égard.

Enfin l’organisation tricéphale du Ministère nuit à André Henry, que ce soit Edwige Avice ou François Abadie pour des raisons différentes, ils tirent à hue et à dia, entretenant une guerre des cabinets qui met en rage le ministre du temps libre. Enfin ce sont deux ministres politiques qui disposent de puissants relais au gouvernement qu’André Henry n’a pas.

Et pourtant il va tenter, avec son équipe de cabinet très militante de faire bouger les choses malgré les embûches et les chausses trappes dans un esprit du loisir social emprunt de liberté.

Il va multiplier ses efforts et mettre sa volonté féroce au service de ce qu’il considère comme son idéal et celui de sa génération. Mais ces efforts sont venir se fracasser contre le mur des réalités qui sont une presse presqu’unanimement hostile à son ministère et à sa personne, une organisation administrative encore une fois rétive au changement, un secteur associatif trop prudent et ignorant des réalités économiques et enfin l’absence de relais politique à son action.

Il essuiera avec son équipe beaucoup de moqueries et de railleries comme peu d’hommes politiques : nous étions le ministère des zombies (puisqu’en temps libre), celui bien sûr de la fainéantise, de l’inutilité, une troupe de théâtre avait improvisé en quelques mois un spectacle parodique sur le thème Le cabinet du ministre du temps libre.

Amer, André Henry confie au journal le Monde qui consacre tout de même à l’occasion d’un anniversaire du 10 mai 1981 une double page à André Henry (Hommage bien tardif) "Politiquement, je n'ai pas su vendre mon affaire. J'aurais dû être plus pugnace … Les syndicalistes cultivent le compagnonnage. J'ai découvert qu'en politique, c'est chacun pour soi. On ne se regroupe que pour atteindre un objectif."

C’est le rêve rattrapé par la brutale réalité.

Fin avril 1983, c’est la fin de l’expérience et toutes les questions que nous avions posées et mises en chantier … restent sans réponse.

André Henry apprendra sa disgrâce par la radio …

C’est un instituteur, que les hasards de l’histoire avait placé là qui s’en va … un peu amer mais fier des combats qu’il a tenté, il le raconte dans son ouvrage « Le Ministre qui voulait changer la vie », en forme de clin d’œil à un parti socialiste qui a si vite renoncé, lui à changer la vie.

Il laisse tout de même derrière lui le Chèque Vacances avec plus de cinq millions et demi d’utilisateurs aujourd’hui, le Conseil national de la vie associative, mais il échoue à faire voter un engagement du parti socialiste, à savoir la reconnaissance d’utilité sociale pour les associations.

Il ne mènera pas de carrière politique, juste un mandat de quelques mois comme conseiller municipal d’opposition à Epinal, où il avait été battu par Philippe Seguin.

Pierre Mauroy lui restera fidèle et lui donnera l’occasion d’occuper plusieurs fonctions dans l’administration : Délégué général à l’économie social, président de la Caisse nationale de l’énergie. En juillet 1989 il sera nommé inspecteur général de l’administration de l’Education national. Il consacrera une partie de son temps à la Mission laïque française Il prendra sa retraite en janvier 1995.

Il présidera l’ALEFPA, association laïque qui s’occupe des jeunes et adultes en difficultés sociales ou en situation de handicap, dont il est aujourd’hui le Président d’honneur.

Bibliographie

· Dame l'école aux Éditions Ramsey (1975)

· Serviteurs d'idéal aux Éditions Instant (1987)

· Conquérir l'avenir aux Éditions CIEM (1992)

· Le ministre qui voulait changer la vie aux éditions Corsaire (1996)

  • Joffre Dumazier« Le ministre du temps libre n’est pas le père Noël », Les Cahiers de l’animation, no 35,‎ mars 1982,

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 12:09
La gauche française en panne …

François Hollande fait l’objet d’un « rejet » inédit sous la Vième République. Bien que Président, il n’est pas pour autant responsable de tout. D’autres sont aussi à la manœuvre dans cette séquence de délitement de la gauche. Les responsables de partis sont, bien entendu, comptables de cette crise majeure.

On ne saurait exonérer François Hollande de ses propres responsabilités, malheureusement pour lui, elles sont tellement évidentes, qu’il n’est pas besoin de les pointer. A-t-il été le catalyseur de cette incroyable flambée de bêtises à gauche, la « normalité » dont il fait preuve avec constance a-t-elle été le feu vert à « tout est permis » ? Tour d’horizon de la famille …

Le parti socialiste, on le savait retord, son histoire est riche de ces situations où le « s’entretuer » se cultive à foison : Mitterrand/Rocard, la désastreuse campagne de Ségolène Royale à la présidentielle où la rue de Solférino, siège du parti socialiste, faisait tout pour la déstabiliser, les congrès mortifères, entre autre celui de Reims avec un face à face désastreux Aubry/Royal etc… Aujourd’hui la fièvre est au maximum, au sein même de l’Assemblée, des députés socialistes affrontent leur propre majorité. Les différents gouvernements de Hollande ont été le lieu de cacophonies interminables. Valls devait y mettre bon ordre et pourtant, ces jours ci, encore Ségolène Royale s’est moqué publiquement de lui, à propos du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes … pour lequel il rappelait la nécessité de démarrer les travaux en 2015, « Je lui laisse l’entière responsabilité de sa déclaration » a-t-elle tout simplement balancé.

Bref l’UMP a bien de la chance, elle peut elle même se consacrer à une entreprise d’auto démolition qui lui prend toute son énergie, les députés et caciques du Parti Socialistes sont là pour faire le boulot de l’opposition, même si cela paraît tout à fait surnaturel.

La loi Macron incarne une fois de plus cette « suffisance » de l’élite socialiste, Martine Aubry qui aurait eu la légitimité à incarner un futur pour les socialistes, exécute en public par le biais du journal le Monde le Ministre et son projet de loi, donnant le signal de l’hallali aux députés frondeurs. Et pendant ce temps là, la rue de Solferino est à ses fourneaux pour exécuter une petite popote bien tranquille aux petits oignons. Les militants, eux, cela fait longtemps qu’ils s’en sont allés, dans l’indifférence générale des cadres qui ne gèrent que leur petite ambition provinciale et cultivent leurs mesquineries de chaque jour.

Les « Verts », eux ont décidés de faire un concours avec leurs amis socialistes et de le gagner, sur le thème « quels seront les plus bêtes » ? Aussi minuscule que soit ce parti d’EELV, il trouve chaque jour le moyen d’afficher ses divisions à propos de tout et de rien. Se croyant solide de ses quelques élus à l’Assemblée et au Sénat, il en a oublié le score calamiteux de leur candidate Eva Joly à la présidentielle et surtout que ses sièges, il les tient de la seule volonté du PS de les leur céder. Mais bon, on claque la porte du gouvernement et depuis on minaude entre, il faut tout de même faire gaffe et qu’est-ce que l’on peut faire pour leur pourrir la vie au gouvernement. Et puis on réfléchit à la mise en place d’une candidature en 2017 qui assurerait la disparition de la gauche au deuxième tour de l’élection présidentielle … bref la droite est tranquille.

Les communistes ? Un coup avec Mélenchon, pour vite se fâcher avec lui dans un deuxième mouvement et des sourires aux socialistes sur le terrain pour tenter de garder leurs dernières mairies. Mais, comme les Verts, Pierre Laurent n’a t-il pas encore tout récemment déclaré qu’il ferait tout pour qu’il y ait une candidature de gauche, la vraie gauche à côté de celle du PS. Encore un allié déclaré de Marine le Pen.

Les Radicaux de Gauche, et oui ils existent encore, ne voulant pas être en reste de cette vaste manœuvre générale intitulée « tuons la gauche », ont tenté une minuscule opération de déstabilisation du gouvernement en menaçant de retirer leurs « deux » ministres alibis du gouvernement Valls … et puis effrayés par leur propre audace, ils se sont vite retirés.

Pendant ce temps là, le monde change à toute vitesse, la Chine devient la première puissance économique au monde, le futur est tous les jours déjà à notre porte, la crise perdure, le chômage est plus qu’endémique il grimpe encore ruinant peu à peu tout notre système de protection sociale menacé d’éclatement. Et … surtout le Front National devient le premier parti de France et ambitionne de gouverner le pays.

Certes l’histoire se souviendra de toutes ces « petites personnes » dites de gauche et leur évidente médiocrité, mais pour autant ce seront toutes les petites gens de ce pays qui en souffriront.

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 17:56

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 17:45

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 12:54

C’est une fois de plus à la Cour des Comptes que revient « l’honneur » de pointer le déficit structurel des caisses de retraites complémentaires Agirc et Arrco et de proposer de réformer le régime des retraites.

Les déficits courent toujours et s’amplifient. La Cour note pour 2013 un trou de 4,4 milliards d’euros et prévoit 5,3 milliards pour 2014.

En projetant les comptes de plus en plus loin, on arriverait à un déficit de 15 milliards en 2030, soit un déficit cumulé de 100 milliards et qui pourrait atteindre les 390 milliards en 2040.

Or voici les comptes de l’Agirc-Arrco en 2013

Arrco

Agirc

Ressources (cotisations, AGFF comprise)

+ 42,2 milliards

+ 19,1 milliards

Dépenses (pensions)

- 44 milliards

- 21,7 milliards

Transferts de solidarité Arrco -> Agirc

- 1,2 milliard

+ 1,2 milliard

Déficit "technique" (après transferts, avant résultats financiers)

- 3 milliards

- 1,4 milliard

Déficit net (après résultats financiers)

- 405 millions

- 1,24 milliard

Réserves fin 2013

55,4 milliards

9 milliards

On voit bien que les réserves de l’une comme de l’autre caisse ne peuvent plus faire face à ces retours annuels de déficits.

Déficits qui s’expliquent à la fois par l’arrivée à l’âge de la retraite du baby boom d’après guerre, couplée avec une bien mauvaise conjoncture, celle d’un chômage sans cesse croissant et enfin un allongement de l’espérance de vie continu.

La cour des comptes n’y va pas par quatre chemins, elle préconise « un recul de deux ans de l’âge de départ à la retraite ». L’âge légal étant à ce jour de 62 ans, il faudrait donc désormais attendre 64 ans pour prétendre à toucher sa retraite complémentaire.

A cela pourrait s’ajouter, comme cette seule mesure se révèlerait insuffisante, une diminution du montant des pensions et une augmentation des cotisations pour les actifs.

Bref de quoi mettre pas mal de monde à la rue, sachant que ces mesures ne dépendent pas du gouvernement mais des partenaires sociaux qui cogèrent ces deux caisses.

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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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