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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 12:22

imagesCAL3DX36Quel enseignement de relire les commentaires sur le Parti Socialiste et sur François Hollande il y a un peu plus d’un an ! Cela en mettrait plus d’un mal à l’aise, que ce soient les journalistes ou les responsables politiques. C’est un peu comme les prévisionnistes en économie dont une étude à montré qu’ils se sont toujours trompés à 95 %.

 

Je repense aussi aux propos de Sarkozy sur le candidat Hollande : « Il est nul »… pas mal pour un nul, il réalise l’exploit absolu et fait mieux que François Mitterrand en 1981, il a tous les pouvoirs : assemblée nationale, sénat, régions, départements et grandes villes.

 

Petit retour en arrière. Le 24 novembre 2005, unique candidat au poste de premier secrétaire du PS, il est réélu avec 76,96 % des voix. Pourtant, déjà au PS, ses détracteurs le surnomment : « L’homme de la synthèse molle » il est accusé de fuir l’affrontement et de ne jamais rien décider. C’est l’époque où fleurissent les qualificatifs les plus désobligeants, dont le surnom de « flamby ». Laurent Fabius l’affublait du doux nom de« Fraise des bois » et quand il parlait de lui il disait « ce brave Hollande !».

 

Un peu plus tard, Martine Aubry ayant repris la direction du parti socialiste disait aux uns et aux autres : « Hollande, il n’a rien  foutu… ». Cette brave Ségolène Royal y allait elle de son : « Le point faible de François Hollande c’est l’inaction. Est-ce que les français peuvent citer une seule chose qu’il ait faite en trente ans de vie politique ?». Enfin en pleine campagne c’était au tour de Jean-Luc Mélenchon de le qualifier de « Capitaine de pédalo dans la tempête ».

 

Heureusement que François Hollande n’est pas rancunier, n’a-t-il pas récemment déclaré : « J’ai perdu la mémoire ».

 

Bref il y a un an tout ce beau monde au PS et à gauche considérait François Hollande avec beaucoup de mépris et de condescendance, un homme politique de troisième zone, pas dangereux au regard de leurs espoirs politiques. Un homme dont on fustigeait aussi bien le bilan que le physique.

 

Puis sans se laisser désemparer par tant d’hostilités, il a entrepris son chemin avec sa feuille de route. Les primaires….et on déjà vu à cette occasion qu’il pouvait surprendre, mais bon il les gagne, mais les commentaires restent méprisants. A gauche de la gauche, au front de gauche, on tire à boulets rouges bien au-delà des propos de leur chef de file, ne voit-on pas dans un média dit « citoyen » une éditorialiste titrer « je hais les socialistes » anathème repris en cœur sur les thèmes les plus terribles comme quoi, en gros, François Hollande serait le complice du grand capital.

 

Après les primaires, le premier discours de campagne au Bourget, mais c’est qu’il y aurait du Mitterrand dans cet homme là, les premières fissures apparaissent et s’il avait l’étoffe d’un Président se surprennent certains à penser.

 

Puis les débats et surtout le débat avec Sarkozy (il n’en ferait qu’une seule bouchée !) et là surprise il enfonce son adversaire avec brio. Tiens, relèvent la tête nombres d’éditorialistes, il ne serait donc pas celui que l’on nous a dit ?

 

Enfin, il propose et détaille son programme, mais ce n’est pas possible il n’avait aucune idée, commente-t-on dans le landernau politique. Mais il expose, répète et explique inlassablement son programme, ses idées.

 

A-t-il changé au cours de la campagne ? Non, en pédagogue averti, il se contente de décliner, d’expliquer, mais aussi d’écouter….il réussit ainsi au-delà des élites à parler aux français et surtout à les convaincre. Les autres ont vite suivi. Il suffit de voir le bal des « faux culs » qui se bousculent aux micros des radios et sur les plateaux des télévisions pour dire désormais le plus grand bien de celui qui fût le plus décrié.

 

Je ne suis pas François Hollande, mais si j’étais lui je me coucherai le soir dans mon grand lit, je relèverai la couverture jusqu’au menton et je m’endormirai avec un sourire béat en pensant à tout cela.

 

Mais hélas, ce doux sommeil ne pourrait être que de courte durée, car ce président qui a su dominer l’adversité, va devoir faire preuve d’encore plus de courage tant les défis à relever sont nombreux.

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
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