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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 13:47

Les temps sont durs… pas pour tout le monde, mais la plus grande majorité est photos-Seoul-20044Temple-Seoul-4.jpgconcernée. Accabler uniquement les puissants et la finance internationale, voir l’Europe est insuffisant. Les temps sont durs, car c’est une armée invisible composée de gens « ordinaires » qui est à la manœuvre. Du chef de bureau en passant par tous les stades de la hiérarchie, ils sont nombreux, trop nombreux à faire valoir leur pouvoir et leur capacité de nuisance à autrui.

Triste constat, le monde, la vie et la société deviennent pesants, c’est tout leur poids que je ressens directement ou indirectement. Séniors, jeunes débutants, ouvriers ou cadres, habitants des villes ou de la campagne doivent subir, plier l’échine, vivre d’un tissu d’humiliation, de remise en cause de leur dignité… A l’échelle de sa vie, sa si petite vie, les épreuves ne sont pas épargnées. Le monde du travail devient une véritable essoreuse à tordre les gens, les « vrais gens » comme je les appelle et dont je fais partie. Certes les politiques, l’administration aveugle et impitoyable exercent quotidiennement une violence extrême. Il y a les victimes que l’on voit, et toutes celles qui se cachent dans leur désarroi, leur peur et leur tristesse.

Mais le pire est au jour le jour avec les mal élevés, les violents, les délateurs, les oppresseurs. Il ne leur est pas besoin d’être très puissants pour exercer leur malfaisance… il leur suffit d’abuser de leur « petits pouvoirs » pour nuire à leur voisins, leurs collègues et leurs subordonnés. Pris en tenailles entre la violence d’état et l’oppression ordinaire de tous les jours, il ne fait pas bon vivre. Certains en meurent, parfois dans la solitude de leur désarroi, ils sont les plus nombreux, d’autres font la une provisoire des journaux à la rubrique des faits divers.

Pour les puissants, il fut un temps où la politique, faire de la politique, était un exutoire avec un horizon en perspective qui promettait des jours meilleurs. Las… le temps passant, les expériences se succédant, il ne restait plus qu’un champ inculte de mensonges et de trahisons. Le Front National et les extrêmes se gonflent du flot de ces « revenants » de la politique.

Que faire ? Faut-il se résigner à l’abandon et vivre avec sa seule souffrance ? J’ai réfléchi, pour ne pas perdre pied, j’ai réfléchi pour pouvoir exister. Le monde, la vie et la société sont en fait capable du pire comme du meilleur.

J’ai parfois retrouvé un peu de paix et de répit, c’était toujours auprès de petites gens, je n’aime pas l’expression. Leur simplicité, leur honnêteté, leur compassion, sont toujours des baumes au cœur. Cultivons ses relations de proximité, il suffit de chercher autour de soi, de faire l’effort. La récompense est toujours au rendez-vous.

Pour ceux, et j’en fais partie, qui ont eu la chance d’accéder à l’éducation et la culture, il y a tous ces moments de pauses et de douceurs  à la lecture d’un livre, la rencontre d’un poète ou d’un peintre, la visite d’un musée, la projection d’un film, une soirée au théâtre ou au concert. Ces instants d’extase sont le moteur qui nous fait marcher.

La famille, même chaotique pour certaines, est source de joies et de plaisirs. La vue des enfants, un parent vieillissant, la tendresse d’un époux ou d’une épouse, la sollicitude d’une sœur ou d’un frère, une cousine retrouvée, anniversaires, mariages et fêtes de famille sont autant de pauses et de répits.

Le ou les amis, peu nombreux en vérité, et si précieux, nul jugement, aucun accablement, pas de reproche, juste une douce sollicitude, ils sont le havre salvateur qui nous recueille aux pires moments.

Il y a la nature, elle peut être cruelle et dangereuse, mais elle accueille aussi en son sein toux ceux qui savent la regarder : la simplicité d’un coucher de soleil, un moment au jardin avec le chant des oiseaux, la symphonie des couleurs des parterres de fleurs, le potager qui pousse et le temps qui passe sur un champ de blés murs parsemés de coquelicots et de bleuets, la promenade en forêt étoilée d’ombres et de lumières, la fidélité douce et  parfaite d’un animal de compagnie.

La foi… pour ceux qui l’ont, il est toutes sortes de foi… elle nous parle, nous guide, nous ouvre des horizons lorsque nous sommes à même de l’écouter. Pleines de symboles, d’histoires et de récits, elle creuse en nous une culture qui consolide et sans apporter de réponses fondamentales, elle nous « installe » dans la grâce que nous voulons bien accueillir. 

Le chemin est étroit, hasardeux pour avancer dans la vie entre les coups à l’âme et les coups de cœur… il est sinueux et incertain, fragile et instable, mais il file cependant le long de la paroi vertigineuse, parfois tordu, parfois droit, mais il avance…

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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commentaires

christian 26/06/2013 02:23


Bravo pour cet article touchant et ses solutions justes et sereines. Pourquoi en sommes-nous là ? Pourquoi les salauds, petits ou grands reprennent-ils un tel pouvoir de nuisance ? Quelle peur
les aiguillonne ? pourquoi vivons-nous frustrés et en manque avec 2000 objets plus ou moins utiles dans nos maisons, quand nos grands parents se contentaient d'en avoir 300 ? Pourquoi, alors
qu'objectivement nous devrions nous épanouir, nous sentons confusément la fin d'un monde ? Les manipulateurs de symboles, politiques, publicitaires, gourous de tout poil, transmettent des valeurs
si dérisoires, peut-on parler de valeurs ? Que l'on s'essouffle à vouloir les atteindre. Le narcissisme atteint des sommets ! Je suis bien d'accord avec toi, c'est fréquemment le sourire d'une
humble grand-mère avec son petit-fils qui court cul nu dans les jardins du campus, qui font le sel et le sucre de ma journée...

Jean Pelletier 26/06/2013 12:34


Merci d'avoir compris l'esprit de cet article, confronté pesronnellement à des difficultés j'ai ressenti le besoin d'un état des lieux pour ne pas sombrer et continuer à marcher...


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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook  et mon compte twitter
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Bonne lecture.
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