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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 15:21

- 7 [extérieur – nuit tombante]

On entend juste les rafales du vent siffler entre les branches des sapins et secouer le manteau de neige. La route qui monte vers la forêt est presqu’invisible. Peu à peu la neige a redessiné  la géographie du Jardin Alpin. Ce n’est plus que vallonnements entrecoupés de larges plats qui laissent à peine deviner ce qu’était encore la route il y a quelques jours.

C’est l’heure du crépuscule, les réverbères font des halos de lumière, seuls points de références, la plupart des résidences sont éteintes et inoccupées.

Tout est beau et c’est l’infini du silence qui sculpte le paysage, les lignes géométriques s’effaçant peu à peu sous le poids de la neige …

Le plan panoramique s’arrête sur les Pléiades où trois zones de lumières donne encore le ton..

Musique de Philip Glass « Estudes N°1 » extrait de Etudes for Piano Vol 1

 

- 8 [Intérieur – nuit] « les angoisses de julien »

 

Julien en jeans, en pull roulé  dans un couloir de la résidence frappe à une porte, il tient un paquet de gâteau à la main.

 

La porte s’ouvre, Julien entre chez Olga.

 

JULIEN

(en imitant Jacques Brel)

J’vous ai apporté des gâteaux… les gâteaux c’est si bons …

 

OLGA

 

Je ne m’appelle pas Madeleine… entre, je vais te faire du thé.

 

La caméra les accompagne, on passe l’entrée, puis on pénètre dans le séjour, un peu sombre, des tableaux foisonnant, des tentures tombantes, des fauteuils un peu partout. Olga s’affaire derrière le bar, elle prépare le thé.

Julien, un peu embarrassé finit par s’asseoir.

 

JULIEN

 

Maman m’a chargé de vous embrasser et je le fais bien volontiers.

 

OLGA

 

Menteur, ta mère ne sait même pas que tu es là !

 

JULIEN

 

Pourquoi dites vous cela ?

 

OLGA

 

Parce que je te connais par cœur, depuis tout ce temps. Quand tu as cette mine et que tu déboules comme çà, avec un temps à ne pas mettre un chien dehors…

 

JULIEN

 

C’est vrai … je suis parti comme çà… je ne lui ai rien dit, pas un mot, pas un papier… je ne pouvais pas lui parler. Comment lui dire… que malgré tout et envers contre tout je suis de plus en plus mal.

 

OLGA

 

Mal ? Comme malade ?

 

JULIEN

 

Moquez-vous !

 

OLGA

 

Je ne me moque pas. Je ne sais simplement pas faire face à çà… et je plains ta mère.

 

JULIEN

 

A çà…. ? Vous plaigniez ma mère ?

 

OLGA

 

Oui çà… toi, tes gestes embarrassés, tes mots qui ne veulent plus dire grand chose … oui çà. Je ne vois comment ta mère pourrait s’en tirer.

 

JULIEN

 

Et bien çà alors… si je m’attendais à çà… je vous savez plus généreuse !

 

OLGA

(Avec un large sourire, elle apporte un plateau avec le thé et les gâteaux)

Mais je suis généreuse avec toi … regarde je t’ai préparé le thé comme tu l’aimes, brûlant !

 

- 9 [extérieur – jour]

 

Le matin à l’entrée de l’immeuble il est tombé encore beaucoup de neige réduisant à néant le travail de dégagement de la veille.

Les trois garçons se mettent à l’ouvrage avec une pelle et des morceaux de planches… ils se plaignent de l’absence des concierges. Vanessa est restée en retrait sous le porche de l’entrée. Elle tente de les convaincre de se replier sur le centre de la station. Julien visiblement influençant Aldo et Arturo ne veut rien entendre.

[A écrire]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- 10 [extérieur – jour finissant]

 

On voit une avalanche descendre la montagne, la vallée résonne de ce bruit étrange.

Panorama sur la montagne sous l’éclairage de la tombée de nuit.

Musique de  « Pensa en mi » de Luz Cazal

 

- 11 [intérieur – nuit]

Dans l’appartement de Julien.

Soudain un portable sonne …. Julien est surpris, il décroche et se place devant la cheminée.

 

JULIEN

 

Allo ? Allo … oui maman, c’est toi… je ne t’entends pas bien … le téléphone passe un peu…juste un peu.

(Silence)

Si, bien sûr je suis content de t’entendre …non je ne t’ai rien dit.

(Silence)

Je ne pouvais pas te parler …oui je suis à l’appartement, à Courchevel.

(Silence)

Comment j’ai fait ? Je me suis débrouillé, je connais tout de même le chemin….oui  le train, je t’entends pas bien …

(Silence)

Oui je sais la tempête … et alors ce n’est que de la neige… il fallait que je le fasse, maman, je t’en supplie… ne pleure pas

(Silence)

Oui je vais me débrouiller …tu me l’as bien appris… je sais il y a les provisions… les bougies… Olga ? elle est là oui nous nous sommes parlés, elle t’embrasse.. Maman, je ne t’entends presque plus… maman je ne t’entends plus …

(Julien détache le portable de son oreille et le pose sur la table basse, il reste déconcerté)

 

- 12 [extérieur – jour] – « le troisième jour »

 

Scène dans l’entrée de la résidence. On voit à travers les portes de verre que la neige s’est encore accumulée durant la nuit, dressant un mur empêchant toute sortie.

 

VANESSA

 

 

Mais enfin, regarde, tous les appartements du 1er étage sont sous la neige maintenant ! La porte est bloquée, même en partant sur le champ ce sera une véritable galère, même sans Olga si elle persiste à vouloir rester ici avec ce fou de Julien.

 

ALDO

 

Ok ok Vanessa c’est bon arrête de geindre … on va partir, mais je te préviens je ne pars pas sans Julien et Olga, à toi de les convaincre. Arturo et moi on va commencer à déblayer pour nous faire un chemin jusqu’à la piste..On passera par le bas par la piste du Jardin alpin. Tu as essayé les portables ? On ne passe toujours pas ?

 

VANESSA

 

Je te l’ai déjà dit aucun portable ne fonctionne  quelque soit le réseau. Et nous n’avons pas de ligne fixe. Nous n’avons que la radio comme source d’infos.

 

Arturo et Aldo prennent la pelle et une planche et ouvrent difficilement les portes de l’entrée, la neige tombe à l’intérieur, c’est tout un monticule qu’il faut dégager pour accéder à l’extérieur. Ils commencent à déblayer.

 

 

- 13 [intérieur – jour]

 

Chez Olga, intérieur très hétéroclite, influence russe certaine…

Olga est allongée sur une méridienne avec une couverture en crochet sur ses genoux et ses jambes, une chevelure rouge tombe sur ses épaules. Julien est assis sur un petit tabouret.

Vanessa est plantée devant eux… vindicative…

 

VANESSA

 

Mais enfin julien tu es irresponsable d’encourager Olga à rester par ton attitude, elle n’a pas ton âge !

 

JULIEN

 

Cela finira par s’arranger.

 

VANESSA

 

 Mais quand ? En attendant on a dépassé la limite de tous les dangers. Nous sommes restés bien trop longtemps. Ce sera une galère de redescendre d’ici.

 

OLGA

 

Là… tu voies je serai un poids pour vous.. Je reste.

 

 

 

VANESSA

 

Ce n’est vraiment pas ce que j’ai voulu dire. Et n’en prenez pas prétexte pour refuser encore de partir. Aldo n’est d’accord pour rejoindre la station que si vous venez tous les deux. En refusant vous nous mettez tous en danger.

 

JULIEN

(Qui caresse la main d’Olga)

 

 Pas de chantage Vanessa, pas de dramatisation. On croirait que tu ne sais pas ce que c’est la montagne.

 

VANESSA

 

Ah oui, je ne sais pas… et le préfet lui non plus. L’ordre d’évacuation des stations alpines a été donné hier. Si on veut avoir une chance d’être évacué, encore faut-il que nous ayons rejoint le centre de la station.

 

OLGA

(Elle se lève et repousse gentiment Julien, elle resserre cette fois son châle contre elle.)

 

Il fait froid… je me demande si le chauffage marche encore ?

 

VANESSA

 

C’est vrai qu’il fait froid d’un seul coup, Julien tu devrais aller voir au sous sol si la chaudière marche encore.

 

JULIEN

 

Moi ? Mais je n’y connais rien (Vanessa le foudroie du regard, ils se font face en silence) Bon… c’est bon j’y vais, j’y connais rien en tout cas si elle ne marche plus.

Il sort de la pièce Olga et Vanessa restent seules.

 

VANESSA

 

Je ne vous comprends pas Comtesse… vous entretenez Julien dans sa dépression en voulant rester ici. Vous aussi vous n’êtes pas responsable.

 

OLGA

 

Responsable ! Quel grand mot que voilà, la responsabilité, on croirait un sujet du baccalauréat de philosophie  Qu’est ce que la responsabilité ? Sommes-nous en charge du destin des autres ? Parce que je ne voudrai pas partir j’entrainerai vos destins respectifs ? Que fais-tu ma petite du libre arbitre ?Qu’est ce que cela veut dire que chacun s’abrite, abrite sa propre responsabilité sous la décision des autres ?

 (Elle s’esclaffe !)

 Mais enfin Vanessa  tu es libre de partir, seule ou accompagnée de Arturo d’Aldo de Julien s’il le souhaite. Et moi je suis libre de rester là. Tiens, même de rester là même s’il n’y a plus de chauffage et d’électricité !

 

VANESSA

 

Vous dites n’importe quoi.

 

OLGA

 

Ah Vanessa

(Elle gronde soudain)

Ne parle pas comme cela à ton ainée… Cela ne durera pas. Cela n’a jamais duré… cela ne me fait pas peur de rester et d’attendre dans l’inconfort. Si tu savais ma petite, ce que c’est vraiment l’inconfort.

(Elle reste un moment songeuse)

Tu ne t’attarderais pas à des questions de ravitaillement en produits frais, de chauffage et même d’électricité

(Elle redevient songeuse)

 L’inconfort..

(Elle fait un mouvement des épaules).

…C’est d’avoir passé sa vie… c’est ce rétrécissement du monde à l’aube de la mort. Bouger… chaque pas, chaque mouvement est un rappel, le rappel inexorable du temps qui a passé. Il ne reste guère d’échos au monde   dans cet inconfort là.

(elle appuie fortement ces derniers mots).

 

VANESSA:

(Un peu troublée)

 

Excusez moi Comtesse je ne cherchais pas à vous blesser. Mais je crois tout simplement qu’il y a un risque réel à rester là.

 

OLGA

(Elle appuie lentement chaque mot)

 

 Un risque… réel….à rester ici (silence très appuyé) C’est peut être justement ce qui est bon pour moi (elle réfléchit) le risque, c’est bien cela qui peut encore avoir le goût du sel. La vieillesse en ralentissant toute chose, en rétrécissant l’espace et l’idée que l »on s’en fait endort terriblement ma petite fille. J’ai commencé l’automne d’un long sommeil. Et j’aimerai bien me réveiller une dernière fois, la dernière sans aucun doute, oui me réveiller.

 

VANESSA

(Interloquée par les propos d’Olga qu’elle en bafouille)

 

 Mais enfin c’est à peine incroyable ce que vous dites (puis brutalement elle enchaine), avec ce froid, c’est vrai qu’il fait de plus en plus froid (comme pour elle-même), cette neige c’est le grand linceul blanc qui vous attend et somme tout assez silencieux !

 

OLGA

 

Comme c’est joliment dit et quand bien même ce  serait un bien, grand linceul blanc.. Oui un immense linceul blanc

(Elle reste rêveuse)

 

VANESSA

(Qui marche dans tous les sens)

 

Je ne sais plus quoi dire !

 

OLGA :

 

Et bien ne dis rien ma petite fille.

 

 

VANESSA

(Outrée)

 

 Comtesse ne m’appelez pas « petite fille » cela ne marche pas, c’est vous la petite fille… capricieuse de surcroit, pas moi !

 

OLGA

 

Si tu veux.

 

VANESSA

 

Oh mais moi je ne veux rien, rien que partir de cet enfer blanc.

 

OLGA

 

Tu vois, c’est là la différence, pour toi c’est l’enfer, pour moi ce sera mon paradis.

 

VANESSA

(En sortant de la pièce)

 

Tant pis pour vous Comtesse, moi seule ou avec d’autres je pars.

 

OLGA

(Restée seule) 

 

 Et bien au moins comme cela elle aura compris ce que c’est le libre arbitre.

 

 

 

- 14 [intérieur – nuit]

 

Julien est allongée sur la banquette, un feu dans la cheminée, la télévision est allumée, il y a là encore de la neige sur l’écran On entend juste la radio.

Julien les yeux fermés peut-être dors-t-il ? Peut être n’entend –t-il plus rien.

 

Musique « Il pleut sur Santiago » d’Astor Piazzola.

Interruption brutale de la musique par un flash spécial. Cela ne modifie en rien l’attitude de Julien.

 

LA RADIO

 

 « Flash spécial. Le gouvernement vient de prendre la décision de décréter l’état d’urgence sur tout le territoire. Les intempéries n’ont toujours pas cessé et la vaste dépression anticyclonique s’est étalée sur la totalité de l’Europe. Des vents violents ont causé des dégâts considérables sur la totalité de la cote atlantique et bretonne. Le reste du pays est soumis à des pluies tropicales. Les cours d’eau ne cessant de monter en dépassant largement les côtes d’alerte ont occasionné de nombreuses évacuation en urgence et l’intervention des pompiers, militaires et gendarmes ; on déplore déjà de nombreuses victimes.

La neige qui tombe sans interruption depuis quinze jours sur la totalité des massifs montagneux a contribué à l’isolement de la plupart des stations de montagne. Vent, pluie et neige contribuent à une destruction progressive de toutes les infrastructures du pays, voies de transport, approvisionnement et moyens de communication s’affaiblissent. Suite à la destruction de nombreux relais hertzien certaines régions ne reçoivent plus la télévision.

Seule la radio reste encore un moyen de communication et encore pour ceux qui disposent de pile, puisque c’est progressivement l’ensemble du réseau électrique qui s’affaisse…. »

 

Julien se lève..; Il va à la fenêtre regarder la neige qui tombe toujours.

 

Il aperçoit une enveloppe glissée sous la porte, il se baisse et la ramasse et l’ouvre.

 

Pendant qu’il lit la lettre on entend la voix de Vanessa :

 

 

 

VANESSA 

Julien,

Puisque rien n’y fait … que ton entêtement conforte celui de la comtesse, nous avons décidé de partir et de rejoindre le centre de la station, comme cela a été recommandé par de nombreux messages à la radio. Nous sommes si désolé de vous abandonner ainsi. J’ai laissé les clefs de l’appartement. Sers-toi de tout ce dont tu auras besoin, il y a encore des provisions. N’hésite pas. (Il prend le trousseau de clef à la main) et même si cela devait devenir terrible tu peux tout bruler pour alimenter la cheminée. Je crois, malheureusement contrairement à toi que la neige ne va pas s’arrêter et que la catastrophe n’est plus imminente. La catastrophe est déjà là !

Mais peut être qu’en rejoignant le plus grand nombre, celui des réfugiés au centre de la station, nous allons au devant de déconvenues. Qui sait qui sera le plus heureux ? Pour ne pas dire le plus sauvé ! Toi et Olga, seuls au monde aux Pléiades, à ne prendre soin que de vous mêmes ? Ou nous au cœur de l’humanité avec tout ce que cela peut comporter d’inconvénients ?

L’avenir nous le dira … ou peut être pas parce qu’il n’y aura plus d’avenir.

Nous t’embrassons et prends bien soin de la vieille comtesse.

Vanessa.

 

- 15 [intérieur – nuit]

 

Appartement de Julien. Il est assis dans un fauteuil. Olga est près de la cheminée où flambe un feu de bois, fait de débris de bois brisé et de détritus. L’appartement est assez désordonné. Des assiettes traînent ici et là, des vêtements sont épars.

 

 

OLGA

 

Julien, tu n’aurais pas dû rester.

 

JULIEN

 

Ah oui… et pourquoi ?

 

OLGA

 

Tu n’es pas resté pour moi, tu sais !

 

JULIEN

 

Ah oui… c’est ce que vous croyez ?

 

OLGA

(Se tournant un peu vivement vers lui)

 

Bien sûr que non. Tu es resté parce que tu as bizarrement décidé de faire quelque chose ici. Quelque chose qui m’échappe et que je en comprends spas.

 

JULIEN

(Prenant un air non chaland)

 

Je ne savais pas Olga que vous aviez une parenté avec le bon docteur Sigmund Freud !

 

OLGA

(Énervée)

 

C’est cela moque toi de moi. Il n’y a rien de psychanalytique (elle appuie ce dernier mot) dans tout cela. Tu es resté pour toi-même. D’ailleurs je ne te reproche rien. Je ne t’avais rien demandé.

 

JULIEN

 

Et vous Olga ? Qu’est ce que vous finissez ici ? En restant ?

 

OLGA

 

Je n’ai rien à finir mon garçon. Ce n’est pas pareil… à mon âge, tu me vois redescendre à la station dans ces conditions épouvantables, dans une ambiance de déroute et de campement improvisé. Merci j’ai déjà donné.

 

JULIEN

(Plus sérieux)

 

Ah oui ? Il y a longtemps ?

 

OLGA

 

Il y a bien longtemps mon petit garçon, mais je ne t’en dirai pas plus. Tu n’as pas besoin de savoir ce que les personnes « finissantes » comme moi emportent avec elle.

 

JULIEN

 

Les personnes finissantes … comme cela est bien sentencieux.

 

OLGA

Penses ce que tu veux, tu n’as pas besoin d’en savoir plus.

 

JULIEN

Savoir ?

 

(Musique montante : Erik Satie, les Trois Gnossiennes)

 

OLGA

Oui, savoir… le savoir, tu sais ce que c’est. Ce ne sont pas les mots, mais plutôt les morts ou encore plus les « oubliés », ceux que l’on laisse derrière soi, par vanité. Savoir… c’est vivre cette expérience de l’exil… ce moment enfin qui s’étire tout au long de l’âge. Tout ce que l’on a laissé derrière soi. L’a-t-on vraiment voulu ce départ ?

 

JULIEN

Comme tout cela est triste… je vous savais plus rieuse, Olga.

 

OLGA

(Se reprenant et forçant sur le côté enjoué)

 

Mais je suis rieuse, jeune homme.

 

(Elle remet de l’ordre dans ses cheveux et ses vêtements d’un geste un peu sec, nerveux, comme si elle avait été « négligée » un moment, rien qu’un moment…)

 

Mais bien sûr, rieuse, je l’ai toujours été. Pour toi. C’est pourquoi je n’ai pas de compte à te rendre.

 

JULIEN

 

Mais moi je ne demande rien… rien, vraiment.

 

OLGA

 

Voyons Julien tu demandes…  Tu demandes toujours, c’est ce que j’aime tant chez toi. Il te faut partir Julien

 

JULIEN

(Rêveur)

 

Partir… mais voyons Comtesse, je suis déjà parti.

 

 

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Published by Jean Pelletier - dans Littérature
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L'auteur

  • Jean Pelletier
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai   été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques.
Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook  et mon compte twitter
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Bonne lecture.
  • Né en 1952, ancien élève de l’Institut d’études politique de Paris et titulaire d’une Maîtrise de Lettres , j'ai été Directeur des Relations Extérieures de l’ADAMI et professeur associé à l'université d'Evry . Je suis aujourd'hui à la retraite et je continue à enseigner. Ce blog est né d'une passion celle de l'écriture, liée à mon insatiable curiosité., d'où la diversité des rubriques. Vous pouvez vous abonner à ce blog ou me suivre sur ma page facebook et mon compte twitter https://www.facebook.com/jean.pelletier 77https://twitter.com/jmpelletier Bonne lecture.

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