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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 15:59

Chaque jour qui passe donne le signal d’une dégradation nouvelle des conditions d’exercice de la gauche française. Ces jours-ci avec le débat Valls/Hollande on atteint des sommets… nous n’en sommes mêmes plus à la gauche « la plus bête du monde »… nous errons désormais  dans un no man’s land absolu… 

Comment mettre à bas son propre camp ?

Alors que le Parti socialiste était en situation de contrôler la majorité des départements, des grandes villes et des régions, le parlement : Assemblée nationale et Sénat, le gouvernement et la Présidence de la République, à savoir la totalité des instances politiques, du jamais vu dans l’histoire de la république… la gauche s’est étouffée et peu à peu, a perdu toutes ses zones d’influences, allant jusqu’a disparaître totalement dans deux de ses fiefs historiques le Nord-Pas-de-Calais et la région PACA.

Par facilité, toutes ces bonnes âmes de gauche ont trouvé un bouc émissaire en la personne du président de la République, François Hollande, et ils se sont ainsi absous de toutes responsabilités. Bien facile, très commode… mais totalement irresponsable.

 

Étapes après étape une certaine gauche se saborde.

Le président a du, bien naturellement, assumer de pleins fronts la crise, la rigueur, les économies, etc. Ce qui a nuit assez vite à sa popularité. Mais on s’étonne d’une telle chute, du jamais vu, s’empresse-t-on de préciser dans les bonnes rédactions parisiennes. Mais très tôt, les critiques les plus vives sont venues du propre camp du Président, à savoir du Parti socialiste, encombré d’une multitude de prétendants, tout aussi prétendants que prétentieux.

Ce fût en premiers lieux quelques ministres : Arnaud de Montebourg, Aurélie Filippetti et Benoit Hamon en août2014, pas des moindres : l’industrie, la culture et l’éducation, qui ne se privent pas de critiquer ouvertement la politique du gouvernement.

Ajoutons à cela l’attitude dévastatrice de Cécile Dufflot (EELV°) qui fait ouvertement le procès de la rigueur.

Ils partirent vite, assez vite… dès que les difficultés se sont accumulées, courage fuyons, ont-ils criés… ils reviennent aujourd’hui, à l’affût de la « bête présidentielle » terrassée, telles des hyènes prêtes à dévorer leurs proies, attendant bien qu’elle soit moribonde, au cas où…

Puis ce fût le harcèlement des députés PS contestataires, protestataires, “frondeurs”, juste pour affaiblir encore plus le président, mais n’ayant pas le courage de leur acte et d’affronter une vraie censure suivie d’une dissolution. Non, ils veulent bien contester, mais ils ne veulent pas risquer de perdre leurs circonscriptions et les avantages qui leurs sont attachés.

Il y a  aussi Martine Aubry repliée dans son fief de Lille avec un pouvoir de malfaisance non négligeable, elle empêchera ses principaux lieutenants de participer aux différents gouvernements de François Hollande.

Et ne manquera pas de lancer telle ou telle pique fielleuse à l’adresse du Président. Mais quelle courage pour celle qui voulait Matignon ou rien.

Enfin, il y a ces écologistes contents d’aller à la soupe, qu’on leur a royalement servie en leur réservant, par exemple à Paris les deux meilleures circonscriptions de gauche en France : Cécile Dufflot (la 6e circonscription de paris) et Denis Baupin (la 10e circonscription de Paris).

Puis Christiane Taubira quitte le gouvernement en janvier 2016, en faisant bien savoir qu’elle ne cautionne plus la politique de François Hollande. Elle est partie auréolée de son image de Madone de la vraie gauche, sans doute celle qui ne gouverne jamais, c’est une vieille histoire, bien connue dans la gauche française.

Enfin, c’est Emmanuel Macron qui en août 2016, tel Brutus, quitte le gouvernement en poignardant celui qui l’a fait roi.

Quant aux radicaux de Gauche qui n’existerait plus depuis bien longtemps, si le PS ne leur avait pas fait un peu de place, annonce aussi leur propre candidat à la présidentielle… une inconnue Sylvia Pinel.

 

Haro sur Hollande.

Aujourd’hui la principale action consiste à voir comment il serait possible de rendre justement impossible une nouvelle candidature du président sortant… Macron annonce sa candidature et Manuel Valls manœuvre depuis l’Hôtel Matignon pour tenter d’empêcher le président d’annoncer sa candidature, au risque de mettre à mal les institutions de la république.

Mais quel est l’homme qui suscite tant de rejets ? François Hollande, pour une fois que la république se voit octroyer un chef sans casserole et de toute évidence honnête… on s’interroge.

Et par effet miroir des programmes annoncés par les prétendants à la primaire de la droite, quand on lit l’énoncé du programme de François Fillon, on voit bien tout le travail de maintien des acquis sociaux qu’a courageusement mené François Hollande, sans compter la remise à flot des comptes de la nation (bien mis à mal par Sarkozy et Fillon).

Ils sont où tous ces “frondeurs” qui affirmaient haut et fort que Hollande menait une politique de droite… ils vont la voir « leur politique » de droite chaque jour où Fillon va faire campagne.

 

Mais le Président est-il si seul, enfermé dans son palais ?

Non… contre toute apparence, simplement ses soutiens sont au travail, dans les ministères qu’ils gèrent, avançant dans les réformes nécessaires pour la survie du pays. Le Président, parce qu’il préside est privé de voix pour condamner l’ensemble des ces actions aussi minables que misérables.

Lorsque le président sera candidat, il aura beaucoup de choses à dire… et des choses qui vont faire mouche en direction de tous ces opposants, sans véritable programme, si ce n’est celui de leur pure ambition.

François Hollande redevenu candidat est en mesure de rétablir certaines vérités et de débusquer tous ces artisans de la défaite.

Dans la société même de nombreuses voix se feront entendre, bien au-delà du récent appel de personnalité de la culture, de la science et du sport.

Enfin, la droite elle même en la personne de la nouvelle Margaret Thatcher français : François Fillon, donnera à Hollande, à ses idées, à son action, toute l’épaisseur qu’elles méritent à l’aulne d’un programme rétrograde et antisocial qu’assène déjà à longueur de média une droite revancharde et sans horizon social.

 

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Published by Jean Pelletier - dans politique
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commentaires

christian 02/12/2016 16:45

La nouvelle est tombée.
Je pense que c"est un homme estimable et respectable et sa décision le démontre. Néanmoins, il n'avait pas les épaules pour la fonction. Ce qui malheureusement va conforter l'opinion, la gauche est un univers d'idées, pas de responsabilités ! Après son intronisation des primaires, laisser le choix des investitures à M.Aubry était quand même léger... Le genre d'erreur qu'on ne voit pas à droite. Que serons les primaires ?
Compte tenu du sectarisme des prétendants, on peut craindre le pire.

Jean Pelletier 02/12/2016 18:43

Très juste Christian, mais je ne peux m'empêcher de penser qu'en politique il n'y a guère de place pour les honnêtes hommes ... et franchement je ne sais pas ce que je faire .... car ceux qui restent en lice puent la trahison à plein nez, comment faire confiance à de telles personnes?

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